Gérer la taxe sur les émissions de CO2
Une taxe : pour quels véhicules ?
Quels véhicules ? Cette taxe concerne les véhicules utilisés en France pour les besoins de la réalisation d’activités économiques.
Type de véhicule. Cette taxe s’applique à 2 catégories de véhicules :
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les véhicules immatriculés dans la catégorie M1, c'est-à-dire les voitures particulières (VP sur le certificat d’immatriculation), qui ont pour objectif le transport de personnes et ne possèdent pas plus de 8 places assises ;
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les véhicules immatriculés dans la catégorie N1, c'est-à-dire les véhicules de moins de 3,5 tonnes de type camionnettes qui peuvent transporter à la fois de petites marchandises et des personnes. Le certificat d’immatriculation porte la mention « camionnette » ou le code « BB » en case J2. Ils doivent disposer d'au moins 2 rangs de places assises.
Les « camions pick-up ». La catégorie N1 comporte le « camion pick-up » qui est soumis à la taxe sur les émissions CO2 s’il comporte au minimum 5 places assises, sauf s’il est exclusivement affecté à l’exploitation d’un domaine skiable ou de remontées mécaniques.
Type d’utilisation. Sont soumis à la taxe les véhicules destinés principalement ou exclusivement au transport des personnes.
Dans ce cadre, les véhicules concernés sont :
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ceux qui sont immatriculés en France, ou temporairement autorisés à la circulation en France, et qui sont détenus par une entreprise ou font l’objet d’une formule locative de longue durée au bénéfice d’une entreprise ;
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ou ceux qui circulent sur les voies ouvertes à la circulation publique du territoire national et dont les frais engagés par une personne physique pour son acquisition ou son utilisation sont pris en charge, totalement ou partiellement, par une entreprise ;
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dans les autres cas, ceux qui circulent sur les voies ouvertes à la circulation publique du territoire national pour les besoins de la réalisation d’une activité économique.
Dans ces conditions, ne sont pas réputés être utilisés pour les besoins de la réalisation d’activités économiques :
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les véhicules qui ne sont pas autorisés à la circulation ainsi que ceux qui, à la demande des pouvoirs publics, sont immobilisés ou mis en fourrière ;
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les véhicules qui répondent aux 2 conditions cumulatives suivantes :
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ils sont autorisés à circuler sur la base d’un certificat d’immatriculation délivré spécifiquement pour les besoins de la construction, de la commercialisation, de la réparation ou du contrôle technique automobiles ;
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ils ne réalisent effectivement aucune opération de transport autre que celle strictement nécessaire pour les besoins de la construction, de la commercialisation, de la réparation ou du contrôle technique automobiles.
-
Des exonérations. Les véhicules suivants sont exonérés de taxe annuelle sur les émissions de CO2 :
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les véhicules accessibles en fauteuil roulant ;
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les véhicules exclusivement affectés à la location ;
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les véhicules pris en location sur une période d’au plus un mois civil ou 30 jours consécutifs ;
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les véhicules exclusivement affectés à la mise à disposition gratuite et temporaire des clients en remplacement de leur véhicule immobilisé (véhicules de courtoisie) ;
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les véhicules utilisés pour le transport public de personnes ;
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les véhicules utilisés pour les besoins des activités agricoles ou forestières ;
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les véhicules utilisés pour l’enseignement de la conduite ;
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les véhicules utilisés pour l’enseignement du pilotage ou les compétitions sportives ;
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les véhicules utilisés pour :
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les prestations de services et les livraisons de biens qui leur sont étroitement liées fournies à leurs membres, moyennant une cotisation fixée conformément aux statuts, par des organismes légalement constitués agissant sans but lucratif dont la gestion est désintéressée et qui poursuivent des objectifs de nature philosophique, religieuse, politique, patriotique, civique ou syndicale, dans la mesure où ces opérations se rattachent directement à la défense collective des intérêts moraux ou matériels des membres ;
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ou les besoins des opérations des organismes d’utilité générale ;
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les véhicules utilisés par les entrepreneurs individuels ;
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les véhicules dont la source d’énergie est exclusivement l’électricité, l’hydrogène ou une combinaison des deux ;
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les véhicules qui répondent aux conditions cumulatives suivantes :
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la source d’énergie combine :
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soit, d’une part, l’électricité ou l’hydrogène et, d’autre part, le gaz naturel, le gaz de pétrole liquéfié, l’essence ou le superéthanol E85 ;
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soit, d’une part, le gaz naturel ou le gaz de pétrole liquéfié et, d’autre part, l’essence ou le superéthanol E85 ;
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-
l’une des deux conditions suivantes est remplie :
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pour les véhicules relevant du nouveau dispositif d’immatriculation, les émissions de dioxyde de carbone n’excèdent pas 60 g/km ; pour les véhicules ne relevant pas du nouveau dispositif d’immatriculation, elles ne doivent pas excéder 50 g/km ; pour tous les autres véhicules, la puissance administrative n’excède pas 3 chevaux administratifs ;
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les émissions de CO2 ou la puissance administrative n’excèdent pas le double des seuils mentionnés plus haut, et l’ancienneté, déterminée à partir de sa date de 1re immatriculation, n’excède pas 3 années.
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-
Une taxe : pour qui ?
Qui paie ? La personne tenue au paiement de la taxe est l’utilisateur du véhicule.
Concrètement, il s’agit :
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du propriétaire ;
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ou du locataire, lorsque le véhicule fait l’objet d’une formule locative de longue durée ;
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ou, pour les véhicules de tourisme, de la personne qui dispose du véhicule autrement que dans le cadre d’une formule locative de longue durée ;
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ou, de l’entreprise qui prend à sa charge, totalement ou partiellement, les frais engagés par une personne physique pour leur acquisition ou leur utilisation, pour les véhicules qui circulent sur les voies ouvertes à la circulation publique du territoire national.
Une taxe : combien ?
Un calcul. Pour chaque véhicule, le montant de la taxe est égal au produit entre la proportion annuelle d’utilisation et un tarif préétabli.
La proportion annuelle d’utilisation du véhicule est égale au quotient entre le nombre de jours où le redevable est utilisateur du véhicule et le nombre de jours de l’année.
Attention. Pour les véhicules qui circulent sur les voies ouvertes à la circulation publique du territoire national et pour lesquels une entreprise prend à sa charge les frais engagés pour son acquisition ou son utilisation, lorsque cette prise en charge est déterminée en fonction de la distance parcourue par le véhicule pour les déplacements professionnels, la proportion annuelle d’utilisation du véhicule est multipliée par un pourcentage déterminé en fonction de cette distance, exprimée en kilomètres sur une année, à partir du barème suivant :
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Distance annuelle parcourue |
Pourcentage |
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De 0 à 15 000 |
0 % |
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De 15 001 à 25 000 |
25 % |
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De 25 001 à 35 000 |
50 % |
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De 35 001 à 45 000 |
75 % |
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Supérieure à 45 000 |
100 % |
Un tarif. Vous pouvez retrouver les tarifs de cette taxe ici.
Un abattement. Le montant cumulé de la taxe annuelle sur les émissions de CO2 et de la taxe annuelle sur l'ancienneté exigibles pour les véhicules qui circulent sur les voies ouvertes à la circulation publique du territoire national et pour lesquels une entreprise prend à sa charge, totalement ou partiellement, les frais engagés par une personne physique pour son acquisition ou son utilisation fait l’objet d’un abattement de 15 000 €.
Une taxe : une déclaration
Une déclaration. La taxe est à déclarer et payer dans les conditions suivantes :
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pour les redevables de la TVA soumis au régime normal d’imposition, sur l’annexe à la déclaration de TVA déposée au mois de janvier ; notez qu’en janvier N+1 l’entreprise doit déclarer cette taxe pour la période du 1er janvier au 31 décembre de l'année N ;
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pour les redevables de la TVA soumis au régime réel simplifié d’imposition, sur la déclaration annuelle déposée au titre de l’exercice au cours duquel la taxe est devenue exigible ;
-
dans tous les autres cas, sur l’annexe à la déclaration de TVA déposée auprès du service de recouvrement dont relève le siège ou le principal établissement du redevable, au plus tard le 25 janvier de l’année qui suit celle au cours de laquelle la taxe est devenue exigible.
Si le montant de la taxe est nul, aucune déclaration n’est à déposer.
En cas de cessation d’activité, le montant des taxes devenues exigibles lors de l’année de cessation est établi immédiatement. Les taxes sont déclarées, acquittées et, le cas échéant, régularisées selon les modalités prévues pour la taxe sur la valeur ajoutée ou, à défaut, dans les 60 jours suivant la cessation d’activité.
Un registre... Chaque entreprise doit tenir un état récapitulatif trimestriel des véhicules qu’elle utilise et qui sont dans le champ de la taxe. Ce registre fait apparaître, pour chaque véhicule, les paramètres techniques intervenant dans la fixation du tarif, la date de première immatriculation et la date de première immatriculation en France, le mode d’utilisation, ainsi que la période d’utilisation. Les véhicules exonérés doivent être présentés à part, par motif d’exonération.
… mis à disposition. Cet état récapitulatif, tenu à jour au plus tard à la date de la déclaration, doit être mis à disposition de l’administration et doit lui être communiqué sur simple demande.
À retenir
Depuis 2022, la taxe sur les émissions de CO2 remplace, pour partie, la taxe sur les véhicules de société (TVS).
- Loi de finances pour 2021 du 29 décembre 2020, no 2020-1721 (article 55)
- Articles L 421-91 et suivants du Code des impositions sur les biens et les services
- Ordonnance no 2021-1843 du 22 décembre 2021 portant partie législative du code des impositions sur les biens et services et transposant diverses normes du droit de l'Union européenne
- Décret no 2021-1914 du 30 décembre 2021 portant diverses mesures d'application de l'ordonnance n° 2021-1843 du 22 décembre 2021 portant partie législative du code des impositions sur les biens et services et transposant diverses normes du droit de l'Union européenne
- Réponse ministérielle Pellevat du 23 novembre 2023, Sénat, no 02908 : « Taxe sur les pick-up cinq places à usage professionnel »
Acheter ou louer un véhicule : malus ?
Achat ou location d’un véhicule : le point sur le malus
Un malus ? En plus du coût de la carte grise obligatoire quel que soit le type de véhicule, il faut prendre en compte différentes taxes susceptibles de s’appliquer aux véhicules les plus polluants.
Un tarif. Le tarif du malus en euros est déterminé à partir des émissions de dioxyde de carbone, en g/km, ou à partir de la puissance administrative, en chevaux administratifs.
Notion de 1re immatriculation. La 1re immatriculation en France d’un véhicule correspond à la 1re autorisation pour la mise en circulation routière de ce véhicule. Elle sera réputée intervenir en France lorsqu’elle sera délivrée par les autorités françaises, à titre permanent ou dans le cadre d’un transit temporaire.
Une diminution. Lorsque le véhicule a fait l'objet, au moins 6 mois avant l'application du malus, d'une immatriculation, le montant résultant du barème appliqué fait l’objet d’une réfaction de 1/10 pour chaque période de 12 mois entamée depuis la date à laquelle le véhicule a été immatriculé pour la première fois.
Une diminution bis. Lorsque le véhicule est acheté par une personne morale et comporte au moins 8 places assises un abattement peut s’appliquer :
- 80 g/km si la taxe est calculée en fonction du taux d’émission de CO2 par Km ;
- 4 chevaux-vapeur si la taxe dépend de la puissance administrative du véhicule.
Cet abattement s’applique notamment aux associations d’aide aux personnes âgées qui achètent des véhicules de 9 places assises.
Des exonérations. Peuvent être exonérés de taxation :
- les véhicules de tourisme de la catégorie M1 dont la carrosserie européenne est SH, à savoir les véhicules accessibles en fauteuils roulants ;
- dans la limite d’un véhicule, les propriétaires ou locataires de véhicules dans le cadre d’une formule locative de longue durée qui sont :
- titulaires de la carte « mobilité inclusion » portant la mention « invalidité » ou d’une carte d’invalidité militaire ;
- ou dont au moins un enfant à charge et du même foyer est titulaire de l’une de ces cartes ;
- les véhicules fonctionnant exclusivement à l’électricité et / ou à l’hydrogène ;
- les véhicules des services de lutte contre les incendies pour la réalisation de leurs missions de protection des personnes, des animaux, des biens et de l’environnement contre les accidents, les sinistres et les catastrophes ;
- les véhicules hors route utilisés par d’autres services dans le cadre des missions opérationnelles de prévention, de surveillance et de lutte contre les incendies (office national des forêts par exemple) ;
- les véhicules des associations agrées pour la protection de la sécurité civile pour les missions d’opérations de secours, d’actions de soutien et d’accompagnement des populations victimes d’accidents, de sinistres ou de catastrophes.
Un remboursement. Si vous êtes concerné par l’une de ces exonérations, mais que vous n’en avez pas bénéficié au moment de l’immatriculation du véhicule, vous pouvez obtenir la restitution des sommes versées au titre du malus en effectuant une demande de remboursement sur le site de l’ANTS « Immatriculation », accompagnée des justificatifs nécessaires (copie d’une pièce d’identité, RIB, etc.).
Pour les familles nombreuses... Notez qu’au-delà des dispositifs d’exonération, le montant du malus dû peut aussi être minoré dans certaines situations, par exemple lorsque le véhicule appartient à une personne assurant la charge effective et permanente au sein de son foyer d’au moins 3 enfants, toutes conditions par ailleurs remplies.
…tous les 2 ans. Ce dispositif n’est applicable qu’une fois tous les 2 ans, sauf si le véhicule est détruit ou devenu inutilisable à cause :
- d’un accident, d’une catastrophe naturelle ou d’intempéries ;
- d’un vol ou d’une dégradation commise par un tiers ;
- de tout autre cas de force majeure.
Un remboursement. Les différentes minorations s’appliquent au moment du calcul de la taxe, sauf celle qui profite aux familles nombreuses qui donne lieu à remboursement. Si vous souhaitez bénéficier de cette minoration, vous devrez donc adresser votre demande de remboursement au centre des finances publiques (mentionné sur votre dernier avis d’impôt sur le revenu), au plus tard le 31 décembre de la 2e année qui suit celle de l’immatriculation du véhicule, accompagnée de tous les justificatifs requis (RIB, copie de la carte grise, etc.).
Cas particulier des véhicules de type 4x4 ou pick-up. Les véhicules de types 4x4 ou pick-up à double cabine comportant 4 portes, équipés d’une plate-forme arrière, qui comprennent au moins 5 places assises et qui ne transportent pas les marchandises et les personnes dans un compartiment unique seront soumis à la taxe sur les véhicules de société et au malus automobile.
La taxe sur la masse en ordre de marche / Malus au poids
Une nouvelle taxe. Depuis le 1er janvier 2022, le malus automobile est complété par la taxe sur la masse en ordre de marche des véhicules de tourisme.
Pour quels véhicules ? Cette taxe s’applique aux véhicules de tourisme, lors de leur 1re immatriculation en France. Si au moment de leur 1re immatriculation, les véhicules en question ne sont pas des véhicules de tourisme, ou sont des véhicules de tourisme exonérés, cette taxe s’appliquera lors de l’immatriculation consécutive à la 1re modification de leurs caractéristiques techniques les faisant répondre à la définition d’un véhicule de tourisme, ou leur faisant perdre le bénéfice d’une exonération.
Une définition. La « masse en ordre de marche » s’entend :
- dans le cas d’un véhicule à moteur, de la masse du véhicule, le ou les réservoirs de carburant étant remplis au moins à 90 % de leur capacité, y compris la masse du conducteur, du carburant et des liquides, pourvu de l’équipement standard conformément aux spécifications du constructeur et, le cas échéant, la masse de la carrosserie, de la cabine, de l’attelage, de la ou des roues de secours ainsi que des outils ;
- dans le cas d’une remorque, de la masse du véhicule, y compris le carburant et les liquides, pourvu de l’équipement standard conformément aux spécifications du constructeur et, le cas échéant, la masse de la carrosserie, du ou des attelages supplémentaires, de la ou des roues de secours et des outils.
Un calcul. Le montant de la taxe est égal au produit entre un tarif unitaire, en euros par kilogramme, et la fraction de la masse en ordre de marche excédant un seuil minimal (en kilogramme). En dessous de ce seuil, le montant de la taxe est nul.
Depuis 2024, le barème applicable est le suivant :
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Fraction de la masse en ordre de marche (en kg) |
Tarif marginal (en €) |
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Jusqu’à 1 599 |
0 |
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De 1 600 et 1 799 |
10 |
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De 1 800 à 1 899 |
15 |
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De 1 900 à 1 999 |
20 |
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De 2 000 à 2 099 |
25 |
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À partir de 2 100 |
30 |
Une diminution. Pour les véhicules ayant fait l’objet d’une 1re immatriculation au moins 6 mois avant celle donnant lieu au malus, le montant de taxe déterminé fait l’objet d’une réfaction de 10 % pour chaque période de 12 mois entamée depuis la date de la 1re immatriculation.
Une diminution bis. De même, dans certains cas, pour déterminer le montant de la taxe, la masse en ordre de marche peut faire l’objet des réfactions suivantes :
- lorsque le propriétaire assume, au sein de son foyer fiscal, la charge effective et permanente d’au moins 3 enfants et relevant du même foyer fiscal, 200 kg par enfant, dans la limite d’un seul véhicule d’au moins 5 places ;
- lorsque le véhicule est acheté par une entreprise ou une personne morale autre qu’une entreprise et comporte au moins 8 places assises, 500 kg. Cet abattement s’applique notamment aux associations d’aide aux personnes âgées qui achètent des véhicules de 9 places assises.
Familles nombreuses. L’abattement destiné aux familles nombreuses n’est applicable qu’une fois tous les 2 ans, sauf si le véhicule est détruit ou devenu inutilisable dans les mêmes conditions que le malus écologique.
Un remboursement La réfaction accordée en fonction du nombre d’enfants à charge est mise en œuvre au moyen d’une demande de remboursement au centre des finances publiques (mentionné sur votre dernier avis d’impôt sur le revenu), au plus tard le 31 décembre de la 2e année qui suit celle de l’immatriculation du véhicule, accompagnée de tous les justificatifs requis (RIB, copie de la carte grise, etc.).
À noter. Le montant de la taxe est minoré afin de pas dépasser un seuil égal à la différence entre :
- le tarif maximal figurant dans le barème du malus sur les émissions de dioxyde de carbone dont relève le véhicule concerné, auquel est appliqué, le cas échéant, une réfaction ;
- et le montant du malus sur les émissions de dioxyde de carbone applicable à ce véhicule.
Des exonérations. Précisons enfin que certains véhicules sont exonérés de taxation. Sont concernés :
- les véhicules accessibles en fauteuil roulant ;
- les véhicules, dans la limite d'un véhicule par bénéficiaire, dont le propriétaire soit est titulaire de la carte « mobilité inclusion » portant la mention « invalidité » ou d'une carte d'invalidité militaire, soit assume la charge effective et permanente d'un enfant titulaire de cette carte et relevant du même foyer fiscal. Cette exonération s'applique également en cas de formule locative de longue durée, toutes conditions par ailleurs remplies ;
- les véhicules fonctionnant exclusivement à l’électricité et/ou à l’hydrogène ;
- les hybrides électriques rechargeables de l’extérieur lorsque l’autonomie équivalente en mode tout électrique en ville déterminée lors de la réception est supérieure à 50 kilomètres. À compter du 1er janvier 2025, ils seront soumis à taxation. Néanmoins, la masse en ordre de marche fera l’objet d’un abattement de 200 kg, dans la limite de 15 % de cette même masse ;
- les véhicules des services de lutte contre les incendies pour la réalisation de leurs missions de protection des personnes, des animaux, des biens et de l’environnement contre les accidents, les sinistres et les catastrophes ;
- les véhicules hors route utilisés par d’autres services dans le cadre des missions opérationnelles de prévention, de surveillance et de lutte contre les incendies (office national des forêts par exemple) ;
- les véhicules des associations agrées pour la protection de la sécurité civile pour les missions d’opérations de secours, d’actions de soutien et d’accompagnement des populations victimes d’accidents, de sinistres ou de catastrophes.
Un remboursement. Si vous êtes concerné par l’une de ces exonérations, mais que vous n’en avez pas bénéficié au moment de l’immatriculation du véhicule, vous pouvez obtenir la restitution des sommes versées au titre du malus en effectuant une demande de remboursement sur le site de l’ANTS « Immatriculation », accompagnée des justificatifs nécessaires (copie d’une pièce d’identité, RIB, etc.).
Interdiction de publicité pour les véhicules polluants
Pour mémoire, et comme rappelé plus haut, un malus sur les émissions de dioxyde de carbone des véhicules de tourisme (aussi appelé « malus CO2 ») s’applique lors de leur première immatriculation en France. Ce malus peut toutefois être réduit voire supprimé pour certaines catégories de véhicules (comme par exemple les véhicules dont la source d’énergie est exclusivement l’électricité, l’hydrogène ou une combinaison des 2).
Apport de la Loi climat. Dans ce cadre, il est désormais prévu, depuis le 25 août 2021, que que toute publicité ou communication proposant une remise ou une réduction annulant ou réduisant, pour le consommateur, l’effet de ce malus, est interdite.
Par ailleurs, en cas de non-respect de l’obligation de faire figurer un message encourageant l'usage des mobilités actives (covoiturage, transport en commun, etc.) sur les publicités en faveur des véhicules terrestres à moteur, il est désormais prévu une amende d’un montant de 50 000 € par diffusion. En cas de récidive, le montant de l’amende peut être porté à 100 000 €.
À retenir
Le malus concerne les voitures dites les plus polluantes (rejetant au moins 118 grammes de CO2 par kilomètre pour les voitures concernées par une première immatriculation).
Le malus « masse » concerne les voitures dont le poids est supérieur à 1 600 kg.
- Article L 421-30 du Code des impositions sur les biens et services
- Articles L 421-58 et suivants du Code des impositions sur les biens et services (taxe sur les émissions de dioxyde de carbone des véhicules de tourisme)
- Articles L 421-71 et suivants du Code des impositions sur les biens et services (taxe sur la masse en ordre de marche des véhicules de tourisme)
- Décret no 2020-169 du 27 février 2020 fixant la date à compter de laquelle les émissions de dioxyde de carbone utilisées pour les besoins de la fiscalité des véhicules de tourisme seront déterminées selon la procédure d’essai mondiale harmonisée – WLTP- pour les voitures particulières et véhicules utilitaires légers
- Loi de finances pour 2021 du 29 décembre 2020 no 2020-1721, article 55 (nouveau barème du malus + création de la taxe sur la masse en ordre de marche)
- Réponse ministérielle Longuet du 15 juillet 2021, Sénat, no 13337 (abattement malus écologique et taxe sur la masse en ordre de marche applicable aux associations d’aide aux personnes âgées)
- Loi no 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets
- Ordonnance no 2021-1843 du 22 décembre 2021 portant partie législative du code des impositions sur les biens et services et transposant diverses normes du droit de l'Union européenne
- Décret no 2021-1914 du 30 décembre 2021 portant diverses mesures d'application de l'ordonnance no 2021-1843 du 22 décembre 2021 portant partie législative du code des impositions sur les biens et services et transposant diverses normes du droit de l'Union européenne
- Actualité du site Internet des impôts du 12 avril 2022 (« malus au poids »)
- Actualité du site Internet des impôts du 12 avril 2022 (malus « CO2 »)
- Loi de finances pour 2023 du 30 décembre 2022, no 2022-1726, article 48
- Loi no 2023-580 du 10 juillet 2023 visant à renforcer la prévention et la lutte contre l'intensification et l'extension du risque incendie
- Loi no 2023-1322 du 29 décembre 2023 de finances pour 2024 (article 97)
- Décret no 2024-203 du 8 mars 2024 pris pour l'application des articles L 421-70 et L 421-81 du code des impositions sur les biens et services
Taxe sur les cartes grises : ce qu’il faut savoir…
Les véhicules concernés par la taxe sur les cartes grises
Une taxe régionale… La taxe sur les certificats d’immatriculation des véhicules, plus souvent appelée « taxe sur les cartes grises », et dont le produit est versé aux régions et, pour la Corse, à la collectivité territoriale de Corse, est due par tous les propriétaires de véhicule, de remorque ou de semi-remorque dont le poids total autorisé en charge (PTAC) est supérieur à 500 kg.
…due à l’occasion d’une demande de carte grise. La taxe est due à l’occasion de la demande de carte grise, déposée par l’acquéreur lui-même et transmise à la Préfecture, ou déposée par un professionnel de l’automobile habilité par le Ministère de l’Intérieur.
Véhicule neuf ou d’occasion ? La taxe est due toutes les fois qu’une carte grise est demandée, et notamment :
- pour l’achat d’un véhicule neuf, à l’occasion de sa 1ère mise en circulation ;
- pour l’achat d’un véhicule déjà immatriculé (véhicule d’occasion) : pour mémoire, si vous achetez ce type de véhicule et si vous souhaitez le maintenir en circulation, vous devez faire établir une carte grise à votre nom dans le mois qui suit la date de la cession.
Des exemptions. Si par principe tous les propriétaires de véhicules souhaitant obtenir une carte grise sont soumis au paiement de cette taxe, il existe un certain nombre d’exemptions. Ne sont donc pas soumises à taxation :
- les cartes grises des véhicules appartenant à l’Etat, à l’exception des véhicules appartenant aux établissements publics nationaux à caractère industriel et commercial qui restent soumis à la taxe (c’est le cas par exemple d’une partie des véhicules détenus par la SNCF) ;
- les cartes grises relatives aux véhicules utilisés pour l’exercice d’une compétence de l’Etat, des collectivités territoriales, de leurs groupements ou des établissements publics de coopération intercommunale et qui sont délivrées suite au transfert ou au retrait de cette compétence ;
- les cartes grises pour les véhicules fonctionnants exclusivement à l’électricité, à l’hydrogène ou avec une combinaison d’électricité et d’hydrogène;
- les cartes grises des véhicules des agents diplomatiques et consulaires, c’est-à-dire ceux comportant l’indication « CD » ou « CMD », ou les lettres « C » ou « K », ou l’une des lettres distinctives attribuées aux organisations internationales ;
- les cartes grises délivrées dans le cadre d’un changement d’état matrimonial suite à une demande :
- ○ après mariage, d’adjonction du nom de femme mariée au nom de jeune fille,
- ○ après divorce, de suppression du nom de femme mariée ou d’immatriculation au nom de l’épouse ou de l’époux attributaire du véhicule,
- ○ en cas de veuvage, de modification de la mention afférente à la situation de femme mariée ou d’immatriculation au nom du conjoint survivant ;
- les cartes grises délivrées suite à changement de domicile, y compris :
- ○ les véhicules précédemment immatriculés en Allemagne dans la série spéciale FFSA, lorsqu’ils ont déjà fait l’objet d’une immatriculation en France au nom du même propriétaire avant leur introduction en Allemagne;
- ○ les véhicules en provenance d’un territoire d’Outre-mer lorsque le transfert résulte du déménagement du propriétaire du véhicule ;
- les cartes grises délivrées suite à une erreur de saisie lors de l’opération d’immatriculation, que l’erreur ait été commise par la Préfecture ou par le professionnel de l’automobile chargé de déposer la demande de certificat d’immatriculation ;
- les cartes grises délivrées suite à l’usurpation du numéro d’immatriculation du véhicule, sous réserve que le propriétaire du véhicule présente à l’appui de sa demande de carte grise une copie de la plainte pour usurpation de plaques déposée auprès des forces de l’ordre ;
- les cartes grises délivrées suite à une demande de conversion du numéro d’immatriculation du véhicule au nouveau système d’immatriculation (SIV) : plus simplement, il s’agit de faire changer l’ancienne plaque « 000 AA 00 » en nouvelle plaque « AA 000 AA » ;
- les cartes grises des véhicules neufs affectés à la démonstration par les concessionnaires et les agents des marques, sous réserve que le PTAC du véhicule n’excède pas 3,5 tonnes ;
- les cartes grises des cyclomoteurs à 2 ou 3 roues non carrossés.
Des exonérations. En plus de ces dispenses de taxation, il existe 2 exonérations spécifiques : l’une concerne les achats de véhicules suite à une catastrophe naturelle et l’autre est réservée aux véhicules les moins polluants.
En cas de catastrophe naturelle. Sont exonérées de taxe sur les cartes grises :
- les personnes qui achètent un véhicule en remplacement de celui détruit lors des intempéries (coulées de boue, inondations, et mouvements de terrains) ;
- les personnes qui demandent un duplicata de carte grise en remplacement de celle détruite ou perdue à l’occasion des intempéries.
Des conditions à respecter. Pour bénéficier de cette exonération, le propriétaire du véhicule devra fournir une copie de l’arrêté constatant l’état de catastrophe naturelle, ainsi qu’une copie de la déclaration de sinistre adressée à l’assurance et, le cas échéant, une copie de la déclaration de perte (pour les documents détruits ou perdus) établie par les services de police ou de gendarmerie.
Achat d’un véhicule peu polluant. Sous réserve d’une délibération du conseil régional ou de l’assemblée de Corse instituant une telle exonération, ne sont pas soumis au paiement de la taxe les véhicules automobiles dont la carte grise mentionne, à la rubrique P3 (« source d’énergie »), l’une des abréviations suivantes :
- EL : électricité
- GN : gaz naturel
- EN : bicarburation essence – gaz naturel
- GP : gaz de pétrole liquéfié en tant que carburant exclusif
- EG : bicarburation essence - GPL
- EE : véhicules combinant énergie électrique et motorisation essence
- GL : véhicules combinant énergie électrique et motorisation diesel
- FE : véhicules dits à carburant modulable (« flexfuel ») conçus pour utiliser indifféremment du superéthanol E 85 ou du supercarburant sans plomb.
A noter. Cette exonération peut être totale ou partielle (à concurrence de la moitié de la taxe proportionnelle).
A noter bis. Le conseil régional ou l’assemblée de Corse ne peuvent pas voter une exonération qui ne s’appliquerait qu’à 1 ou 2 des catégories de véhicules propres, ou qui serait totale pour certaines cartes grises et partielle pour d’autres.
Le calcul de la taxe sur les cartes grises
Un montant variable. La taxe sur les cartes grises peut être fixe ou proportionnelle, dépendant du taux qui s’applique. Ces taux sont regroupés en 3 catégories : un taux normal, des taux réduits et des taux fixes.
Un taux normal. Le taux normal est celui que l’on retrouve le plus fréquemment : il donne lieu au paiement d’une taxe proportionnelle à la puissance du véhicule, calculée à partir d’un taux unitaire par cheval vapeur arrêté individuellement par chacune des régions (Corse comprise).
Des taux réduits. Le taux unitaire par cheval vapeur de la taxe proportionnelle (donc le taux normal) est réduit de moitié pour certains véhicules :
- les véhicules utilitaires d’un PTAC supérieur à 3,5 tonnes ;
- les tracteurs non agricoles ;
- les motocyclettes ;
- les véhicules ayant plus de 10 ans d’âge, l’âge d’un véhicule étant décompté à partir du jour de sa 1ère mise en circulation.
Des taux fixes. La taxe sera, dans certains cas, perçue suivant application d’un taux fixe qui varie selon la situation du véhicule concerné. Ce taux fixe correspond à une fraction ou à un multiple du taux unitaire par cheval vapeur de la taxe proportionnelle (donc à une fraction ou à un multiple du taux normal).
Le saviez-vous ?
Le montant de la taxe exigible est arrondi à l’euro le plus proche. La fraction d’euro égale à 0,50 est comptée pour 1.
Attention. A l’occasion de la demande de duplicata de votre carte grise, si le montant de la taxe fixe à régler est supérieur au montant de la taxe proportionnelle normalement exigible, la somme à devoir sera limitée au montant de la taxe proportionnelle.
A retenir
La taxe sur les cartes grises est due, sauf exceptions, par tous les propriétaires de véhicule, de remorque ou de semi-remorque dont le poids total autorisé en charge (PTAC) est supérieur à 500 kg : son montant peut être fixe ou proportionnel dépendant du taux qui s’applique.
- Article R 322-1 du Code de la Route
- BOFiP-Impôt-BOI-ENR-TIM-20-60-20
- Loi de finances pour 2020 du 28 décembre 2019, n°2019-1479, article 69
- Article L 421-30 du code des impositions sur les biens et services
- Ordonnance n° 2021-1843 du 22 décembre 2021 portant partie législative du code des impositions sur les biens et services et transposant diverses normes du droit de l'Union européenne
- Décret n° 2021-1914 du 30 décembre 2021 portant diverses mesures d'application de l'ordonnance n° 2021-1843 du 22 décembre 2021 portant partie législative du code des impositions sur les biens et services et transposant diverses normes du droit de l'Union européenne
Acheter ou louer un véhicule : bonus ?
Le point sur le bonus écologique
Le bonus écologique pour les voitures neuves est attribué à tout particulier majeur justifiant d’un domicile en France (une fois tous les 3 ans), qui achète ou prend en location dans le cadre d’un contrat d’une durée supérieure ou égale à 2 ans, un véhicule :
- qui appartient à la catégorie M1, c’est-à-dire une voitures comportant, en plus du siège conducteur, 8 places assises maximum ;
- qui n’a pas fait l’objet précédemment d’une 1re immatriculation en France ou à l’étranger ;
- qui est immatriculé en France dans une série définitive ;
- qui n’est pas cédé par le bénéficiaire dans l’année qui suit la date de facturation du véhicule ou de versement du 1er loyer, ni avant d’avoir parcouru au moins 6 000 km ;
- qui utilise l’électricité, l’hydrogène ou une combinaison des 2 comme source exclusive d’énergie ;
- dont le coût d’achat est inférieur ou égal à 47 000 € TTC, incluant le prix d’achat ou de location de la batterie, le cas échéant ;
- dont la masse en ordre de marche (donc son poids) est inférieur à 2 400 kg ;
- qui (pour les véhicules électriques) répond à un score minimal environnemental.
À noter. Depuis le 14 février 2024, les personnes morales (sociétés, associations, etc.) n’ont plus le droit au bonus écologique pour les voitures neuves.
Le montant du bonus écologique est fixé à 27 % du coût d’achat TTC, augmenté le cas échéant du coût de la batterie si celle-ci est prise en location, dans la limite de 4 000 €. Notez que le montant de ce bonus est majoré de 3 000 € pour les véhicules achetés ou loués par une personne dont le revenu fiscal de référence par part est inférieur ou égal à 15 400 €. Il est également majoré de 1 000 € lorsque le véhicule est acquis ou loué par un particulier domicilié en outre-mer et qu’il y circule dans les 6 mois suivant son acquisition.
D’autres bonus écologiques… Il existe de nombreux autres « bonus écologiques », dont le montant varie selon la nature des véhicules concernés :
- le bonus écologique pour les camionnettes neuves ;
- le bonus jeux olympiques et paralympiques pour les taxis transportant des personnes à mobilité réduite et utilisateurs de fauteuils roulants ;
- le bonus écologique pour les véhicules à moteur à 2 ou 3 roues et quadricycles à moteur neufs ;
- le bonus vélo ;
- le bonus écologique pour le rétrofit.
À noter. Depuis le 14 février 2024, les véhicules d’occasion sont exclus du bonus écologique.
Une demande. La demande d’aide doit être formulée au plus tard dans les 6 mois qui suivent la date de facturation du véhicule ou celle du versement du 1er loyer. Elle doit être accompagnée d’un certain nombre d’informations concernant l’identité du demandeur, le véhicule acquis ou loué, etc.
Le point sur la prime à la conversion
La prime à la conversion pour l’achat d’une voiture peu polluante est attribuée à tout particulier majeur justifiant d’un domicile en France, dont le revenu fiscal de référence par part (RFR) est inférieur ou égal à 24 900 €, ou à toute entreprise justifiant d’un établissement en France, qui achète ou prend en location dans le cadre d’un contrat d’une durée supérieure ou égale à 2 ans, un véhicule :
- appartient à la catégorie M1 ;
- qui est immatriculé en France dans une série définitive ;
- qui n’est pas cédé par le bénéficiaire dans l’année qui suit la date de facturation ou du versement du 1er loyer, ni avant d’avoir parcouru au moins 6 000 km ;
- qui n’est pas considéré comme un véhicule endommagé ;
- dont le coût d’achat est inférieur ou égal à 47 000 € TTC, incluant le prix d’achat ou de location de la batterie, le cas échéant ;
- sa masse en ordre de marche (donc son poids) est inférieur à 2 400 kg.
Attention. Cette aide n’est attribuée que si l’achat ou la location d’un véhicule éligible s’accompagne du retrait de la circulation, à des fins de destruction d’un véhicule qui :
- appartient à la catégorie M1 ou N1 (c’est-à-dire un véhicule de transport de marchandises avec un poids maximal inférieur ou égale à 3,5 tonnes) ;
- a fait l’objet d’une 1re immatriculation avant le 1er janvier 2011 (pour les véhicules utilisant le gazole comme carburant principal) ou avant le 1er janvier 2006 (pour les véhicules utilisant un autre carburant comme carburant principal) ;
- appartient au bénéficiaire de la prime à la conversion et a été acheté depuis au moins 1 an ;
- est immatriculé en France dans une série normale ou avec un numéro d’immatriculation définitif ;
- n’est pas gagé ;
- n’est pas considéré comme un véhicule endommagé ou fait l’objet d’un contrat d’assurance en cours de validité depuis au moins 1 an à la date de sa remise pour destruction ou à la date de facturation du véhicule acquis ou loué ;
- est remis pour destruction à un centre spécialisé dans les 3 mois qui précèdent ou dans les 6 mois qui suivent la date de facturation du véhicule acquis ou loué.
Combien ? Le montant de la prime à la conversion est fixé de la façon suivante :
Pour les véhicules qui utilisent l’électricité, l’hydrogène, ou une combinaison des 2 comme source exclusive d’énergie :
- 80 % du coût d’achat, dans la limite de 5 000 € si le véhicule est acheté ou loué :
- par un particulier dont le RFR est inférieur ou égal à 15 400 € et dont la distance entre son domicile et son lieu de travail est supérieure à 30 km, ou qui effectue plus de 12 000 km par an avec son véhicule personnel dans le cadre de son activité professionnelle ;
- par un particulier dont le RFR est inférieur ou égal à 7 100 € ;
- 1 500 € dans les autres cas.
Pour les véhicules dont les émissions de CO2 sont inférieures ou égales à 132 g/km ( ou à 104 g/km) et utilisant l’essence, le gaz naturel, le GPL, l’éthanol, ou le superéthanol comme source partielle ou exclusive d’énergie et dont la date de 1re immatriculation est postérieure au 1er janvier 2011, le montant de la prime est fixé à :
- 80 % du coût d’achat, dans la limite de 3 000 €, si le véhicule est acheté ou loué :
- par un particulier dont le RFR est inférieur ou égal à 15 400 € et dont la distance entre son domicile et son lieu de travail est supérieure à 30 km, ou qui effectue plus de 12 000 km par an avec son véhicule personnel dans le cadre de son activité professionnelle .
- par un particulier dont le RFR est inférieur ou égal à 7 100 € ;
- 500 €, dans la limite du coût d’achat du véhicule, s’il est acquis ou loué par un particulier dont le RFR est inférieur ou égal à 15 400 €.
Une majoration. Le montant de la prime à la conversion est majoré de 1 000 € lorsque le bénéficiaire de l’aide est un particulier dont le lieu de travail ou le domicile est situé dans une zone à faibles émissions mobilité, ou une entreprise disposant d’un établissement dans une telle zone. En cas de cumul avec une aide ayant le même objet versé par une collectivité territoriale, le montant de la majoration est augmenté du montant de l’aide dans la limite de 2 000 €.
D’autres primes à la conversion… Il existe de nombreuses autres « primes à la conversion », dont le montant varie selon la nature des véhicules concernés :
- prime à la conversion pour l’acquisition d’une camionnette peu polluante ;
- prime à la conversion pour l’acquisition d’un véhicule à moteur à 2 ou 3 roues ou quadricycle à moteur peu polluant ;
- prime à la conversion pour l’acquisition d’un cycle à pédalage assisté.
Une demande. La demande d’aide doit être formulée au plus tard dans les 6 mois qui suivent la date de facturation du véhicule ou celle du versement du 1er loyer. Elle doit être accompagnée d’un certain nombre d’informations concernant l’identité du demandeur, le véhicule acquis ou loué, etc.
Le point sur la prime au rétrofit électrique
Prime au rétrofit électrique d’une voiture particulière. Cette prime au rétrofit est attribuée à tout particulier majeur justifiant d’un domicile en France, dont le revenu fiscal de référence par part (RFR) est inférieur ou égal à 24 900 €, ou à toute entreprise justifiant d’un établissement en France qui est propriétaire d’un véhicule automobile terrestre à moteur :
- qui appartient à la catégorie M1 ;
- qui a fait l’objet d’une transformation :
- de véhicule à motorisation thermique en motorisation électrique à batterie ou à pile à combustible ;
- de véhicule utilisant le gazole en carburant principal ou non principal en motorisation utilisant l'électricité comme source partielle d'énergie et dont l'autonomie équivalente en mode tout électrique en ville est supérieure à 50 km ;
- qui n’est pas cédé par le bénéficiaire dans l’année suivant sa transformation, ni avant d’avoir parcouru au moins 6 000 km.
Montant pour un véhicule tout électrique. Le montant de cette prime est fixé à :
- 80 % du coût de la transformation, dans la limite de 5 000 € si le véhicule est acquis ou loué :
- par un particulier dont le RFR est inférieur ou égal à 15 400 € et dont la distance entre son domicile et son lieu de travail est supérieure à 30 km, ou qui effectue plus de 12 000 km par an avec son véhicule personnel dans le cadre de son activité professionnelle ;
- par un particulier dont le RFR est inférieur ou égal à 7 100 € ;
- 1 500 € dans les autres cas.
Montant pour un véhicule partiellement électrique. Le montant de cette prime est fixé à :
- 80 % du coût de la transformation, dans la limite de 3 000 € si le véhicule est acquis ou loué :
- par un particulier dont le RFR est inférieur ou égal à 15 400 € et dont la distance entre son domicile et son lieu de travail est supérieure à 30 km, ou qui effectue plus de 12 000 km par an avec son véhicule personnel dans le cadre de son activité professionnelle ;
- par un particulier dont le RFR est inférieur ou égal à 7 100 € ;
- 500 € dans les autres cas.
Une majoration. Le montant de la prime au rétrofit est majoré de 1 000 € lorsque le bénéficiaire de l’aide est un particulier dont le lieu de travail ou le domicile est situé dans une zone à faibles émissions mobilité, ou une entreprise disposant d’un établissement dans une telle zone. En cas de cumul avec une aide ayant le même objet versé par une collectivité territoriale, le montant de la majoration est augmenté du montant de l’aide dans la limite de 2 000 €.
D’autres primes au rétrofit… Il existe de nombreuses autres « primes au rétrofit », dont le montant varie selon la nature des véhicules concernés :
- prime au rétrofit électrique d’une camionnette ;
- prime au rétrofit électrique d’un petit train routier touristique ;
- prime au rétrofit électrique d’un véhicule à moteur à 2 ou 3 roues ou d’un quadricycle à moteur.
Une demande. La demande d’aide doit être formulée au plus tard dans les 6 mois qui suivent la facturation de l’installation du dispositif de conversion électrique. Elle doit être accompagnée d’un certain nombre d’informations concernant l’identité du demandeur, le véhicule acquis ou loué, etc.
À retenir
Pour encourager la circulation de véhicules « propres » de nombreuses aides financières existent : bonus écologique, prime à la conversion et prime au rétrofit électrique.
- Articles D 251-1 et suivants du Code de l’énergie (réglementation du bonus)
- Décret no 2015-361 du 30 mars 2015 modifiant le Décret no 2014-1672 du 30 décembre 2014 instituant une aide à l’acquisition et à la location des véhicules peu polluants
- Décret no 2015-1928 du 31 décembre 2015 portant modification de diverses dispositions relatives aux aides à l’achat ou à la location de véhicules automobiles peu polluants de la partie réglementaire du code de l’énergie
- Décret no 2016-1980 du 30 décembre 2016 relatif aux aides à l'achat ou à la location des véhicules peu polluants
- Arrêté du 30 décembre 2016 modifiant l'arrêté du 30 décembre 2014 relatif aux modalités de gestion de l'aide à l'acquisition et à la location des véhicules peu polluants
- Loi no 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018 (articles 34, 36 et 51)
- Loi no 2017-1775 du 28 décembre 2017 de finances rectificatives pour 2017 (article 65)
- Décret no 2017-1851 du 29 décembre 2017 relatif aux aides à l'acquisition ou à la location des véhicules peu polluants
- Loi de finances pour 2019 du 28 décembre 2018, no 2018-1317, articles 91 et 92
- Loi de finances pour 2020 du 28 décembre 2019, no 2019-1479, article 69
- Décret no 2019-1526 du 30 décembre 2019 relatif aux aides à l’acquisition ou à la location des véhicules peu polluants
- Décret no 2020-188 du 3 mars 2020 relatif aux aides à l’acquisition ou à la location des véhicules peu polluants
- Décret no 2020-656 du 30 mai 2020 relatif aux aides à l'acquisition ou à la location des véhicules peu polluants
- Décret no 2020-955 du 31 juillet 2020 relatif aux aides à l'acquisition ou à la location des véhicules peu polluants
- Décret no 2020-955 du 31 juillet 2020 relatif aux aides à l'acquisition ou à la location des véhicules peu polluants (rectificatif)
- Décret no 2020-1526 du 7 décembre 2020 relatif aux aides à l'acquisition ou à la location des véhicules peu polluants
- Décret no 2021-37 du 19 janvier 2021 relatif aux aides à l'acquisition ou à la location de véhicules peu polluants
- Décret no 2021-977 du 23 juillet 2021 relatif aux aides à l'acquisition ou à la location de véhicules peu polluants
- Communiqué de presse du ministère de l’économie, des finances et de la relance du 27 juillet 2021, no 1265
- Décret no 2021-1866 du 29 décembre 2021 relatif aux aides à l'acquisition ou à la location de véhicules peu polluants
- Décret no 2022-669 du 26 avril 2022 relatif aux aides à l'acquisition ou à la location de véhicules peu polluants
- Décret no 2022-960 du 29 juin 2022 relatif aux aides à l'acquisition ou à la location de véhicules peu polluants
- Décret no 2022-1151 du 12 août 2022 relatif aux aides à l'acquisition ou à la location de véhicules peu polluants
- Décret no 2022-1761 du 30 décembre 2022 relatif aux aides à l'acquisition ou à la location de véhicules peu polluants
- Arrêté du 4 décembre 2022 modifiant l'arrêté du 29 décembre 2017 relatif aux modalités de gestion des aides à l'acquisition et à la location des véhicules peu polluants
- Décret no 2023-886 du 19 septembre 2023 relatif au conditionnement de l'éligibilité au bonus écologique pour les voitures particulières neuves électriques à l'atteinte d'un score environnemental minimal
- Décret no 2023-929 du 7 octobre 2023 relatif à l'instruction des demandes d'inscription sur la liste des versions de véhicules éligibles au bonus écologique pour les voitures particulières neuves électriques
- Décret no 2023-930 du 7 octobre 2023 relatif au conditionnement de l'éligibilité au bonus écologique pour les voitures particulières neuves électriques à l'atteinte d'un score environnemental minimal
- Arrêté du 7 octobre 2023 relatif à la méthodologie de calcul du score environnemental et à la valeur de score minimale à atteindre pour l'éligibilité au bonus écologique pour les voitures particulières neuves électriques
- Communiqué de presse du ministère de la Transition écologique et de la cohésion des territoires du 11 octobre 2023 : « Ouverture de la plateforme ADEME de dépôt des dossiers pour la demande d'éligibilité au bonus écologique »
- Communiqué de presse du ministère de l’économie du 15 décembre 2023, no 1469 : « Publication de la liste des voitures particulières neuves éligibles au nouveau bonus écologique »
- Décret no 2024-102 du 12 février 2024 relatif aux aides à l'achat ou à la location de véhicules peu polluants
- Arrêté du 15 avril 2024 modifiant l'arrêté du 14 décembre 2023 fixant la liste des versions de voitures particulières électriques ayant atteint le score environnemental minimal conditionnant l'éligibilité à certaines aides à l'achat ou à la location de véhicules peu polluants
Taxe sur les véhicules de société : comment l’éviter ?
Les véhicules concernés par la taxe sur les voitures de société
Attention. Depuis le 1er janvier 2022, la taxe sur les véhicules de société est remplacée par 2 autres taxes : la taxe annuelle sur les émissions de dioxyde de carbone et la taxe annuelle relative aux émissions de polluants atmosphériques. Les développements suivants ne sont donc plus applicables.
Le principe. Votre société sera potentiellement soumise à la taxe sur les véhicules de sociétés dès lors qu’une voiture de tourisme est immatriculée à son nom en France ou qu’elle utilise une voiture de tourisme effectivement éligible à cette taxe pour les besoins de son activité. Mais que faut-il entendre par voiture de tourisme ?
Voiture de tourisme ? Sont considérées comme véhicules de tourisme les voitures particulières classées dans la catégorie « M1 », à l’exception des véhicules à usage spécial qui ne sont pas accessibles en fauteuil roulant. Sont également considérés comme tels les véhicules à usages multiples qui, tout en étant classés en catégorie N1, sont destinés au transport de voyageurs et de leurs bagages ou de leurs biens dans un compartiment unique, ainsi que les pick-up comprenant au moins 5 places assises (à l’exception de ceux utilisés exclusivement dans le cadre de l’exploitation des domaines skiables et des remontées mécaniques).
Concrètement. La taxe est donc applicable à tous les véhicules classés pour l'établissement des cartes grises dans le genre des « voitures particulières », étant précisé qu’on retrouve dans cette catégorie les voitures réparties dans les différents types de carrosserie suivants : « berline », « voiture à hayon arrière », « cabriolet », « break », « coupé » et « véhicules à usage multiples ».
Catégorie « N1 » ? Les véhicules classés en catégorie N1 sont des véhicules à moteur conçus et construits essentiellement pour le transport de marchandises ayant une masse maximale ne dépassant pas 3,5 tonnes. Mais, parmi ceux-ci figurent des véhicules à usages multiples, c’est-à-dire qu’ils sont destinés au transport de voyageurs et de leurs bagages ou de leurs biens dans un compartiment unique : ces véhicules de catégorie N1 correspondent en pratique aux véhicules dont la carte grise porte la mention camionnette ou « CTTE », tout en disposant de plusieurs rangs de places assises.
Taxable ? Ces véhicules sont par principe soumis à la taxe sur les voitures de société. Ce qui ne sera pas le cas, en revanche, des véhicules utilitaires de type fourgon ou camionnette à cabine approfondie disposant de plusieurs rangs de places assises demeurent exonérés de taxe, à la condition que ces véhicules soient dans la pratique affectés par l'entreprise au transport de marchandises.
Une précision sur les véhicules « dérivés VP ». Les voitures particulières transformées en véhicules utilitaires (ce que l’on appelle les « dérivés VP ») qui ne disposent que d’un seul rang de places assises à l’avant et qui sont destinées au transport de marchandises ne sont pas soumises à la taxe sur les voitures de société.
Une précision sur la notion de « places assises ». L’administration précise qu’une « place assise » existe dès lors que la voiture est équipée d’ancrages « accessibles ». Sont par exemple des « ancrages accessibles » les systèmes permettant d’ajouter aisément un siège supplémentaire. En revanche, ne sont pas des « ancrages accessibles » les systèmes sur lesquels le constructeur automobile a installé un équipement permanent ne pouvant pas être enlevé au moyen d’outils courants.
A noter. L’assujettissement à la taxe va dépendre des caractéristiques et du genre des véhicules qui figurent sur le certificat d'immatriculation, indépendamment, en outre, de l’utilisation que vous faites de cette voiture. Il est indépendant des éléments de fait et notamment de l'adjonction ou de la suppression de sièges. De même, le fait que la voiture soit revêtue d'inscriptions ou de dessins publicitaires est sans incidence : s’il s’agit d’une voiture particulière, elle sera tout de même concernée par cette taxe.
Le saviez-vous ?
Il faut rappeler que cette taxe concerne les voitures « possédées » ou « utilisées » par la société : en, clair, sont visées, non seulement les voitures particulières appartenant à votre société, mais aussi les voitures louées ou mises à sa disposition, ou encore votre propre voiture ou celles de vos salariés utilisées dans le cadre de l’activité professionnelle (des mesures d’allègement de la taxe existent toutefois pour cette dernière catégorie).
Focus sur les voitures « utilisées ». En pratique, il s’agit des véhicules pris en location ou pris en crédit-bail ou mis à la disposition de la société par une autre entreprise, même implantée à l’étranger.
Focus sur les voitures des salariés. Sont aussi concernées les voitures appartenant à ou louées par vos salariés et/ou les dirigeants et pour lesquels la société procède au remboursement de frais kilométriques, quelles que soient les modalités de remboursement (indemnisation en fonction des frais réels, d’allocations forfaitaires, du barème kilométrique publié par l’administration, ...).
Le saviez-vous ?
Les associés de sociétés de personnes (type SNC non soumise à l’impôt sur les sociétés par exemple) ne sont pas visés par la règle assujettissant les véhicules personnels en fonction des remboursements de frais kilométriques : en conséquence, les sociétés demeurent passibles de la taxe dès lors que l'utilisation des véhicules possédés ou loués par les associés est caractérisée par l'importance de la prise en charge annuelle de la personne morale des frais relatifs à cette utilisation.
Les véhicules exonérés de taxe sur les voitures de société
Attention. Depuis le 1er janvier 2022, la taxe sur les véhicules de société est remplacée par 2 autres taxes : la taxe annuelle sur les émissions de dioxyde de carbone et la taxe annuelle relative aux émissions de polluants atmosphériques. Les développements suivants ne sont donc plus applicables.
Des exceptions à connaître. A tout principe, ses exceptions, et c’est particulièrement vrai en matière fiscale : de nombreux véhicules sont susceptibles d’échapper à cette taxe particulièrement pénalisante. Revue de détail…
1ère source d’exonération. Parce que la taxe ne concerne que les voitures particulières, les voitures qui ne sont pas classées dans cette catégorie échappent donc à la taxe : on pense ici aux véhicules utilitaires (camions, camionnettes, etc.), aux voitures dites commerciales, c’est-à-dire ne disposant que des places avant et d’un espace dédié au chargement de marchandises à l’arrière, etc.
2ème source d’exonération. Si les véhicules fonctionnant exclusivement à l’énergie électrique sont, par principe, soumis à la taxe sur les voitures de sociétés, ils y échappent en pratique : le tarif étant nul pour les véhicules rejetant moins de 20 grammes de CO² par kilomètre, les véhicules électriques, dont les émissions de CO² sont, en général, inférieures à ce seuil, ne sont en pratique pas soumis à la taxe.
3ème source d’exonération.Sont exonérés de la 1ère composante de la taxe, pendant une période de 12 trimestres, décomptée à partir du 1er jour du 1er trimestre en cours à la date de 1ère mise en circulation du véhicule, ceux dont les émissions de dioxyde de carbone sont inférieures ou égales :
- pour les véhicules relevant du nouveau dispositif d’immatriculation : à 120 g/km ;
- pour les autres véhicules : à 100 g/km.
Pour les véhicules propres. Cette exonération s’applique dès lors que les véhicules en question combinent :
- soit, d’une part, l’électricité ou l’hydrogène et, d’autre part, le gaz naturel, le gaz de pétrole liquéfié, l’essence ou le superéthanol E85 ;
- soit, d’une part, le gaz naturel ou le gaz de pétrole liquéfié et, d’autre part, l’essence ou le superéthanol E85.
Une nouvelle procédure d’immatriculation ? Une nouvelle procédure d’immatriculation des véhicules s’applique en France depuis le 1er mars 2020, dont l’objectif est d’aboutir à la mise en place d’un certificat de conformité électronique.
Concrètement, son but principal est d’assurer que le niveau d’émission de CO² des véhicules est conforme aux nouveaux niveaux d’émissions imposés au niveau européen. Cette nouvelle procédure d’immatriculation a un impact sur la plupart des taxes sur les véhicules et notamment, sur le calcul de la taxe sur les véhicules de société.
==> Pour en savoir plus, consultez notre fiche « Gérer la taxe sur les véhicules de société »
4ème source d’exonération. Si votre société prend en location un véhicule pour une courte durée, le véhicule ne sera pas soumis à la taxe : sont visées les locations dont la durée n'excède pas une période d'un mois civil ou de trente jours consécutifs.
Exemple. Une société est spécialisée dans la vente d’espaces publicitaires sur des voitures, dont elle est propriétaire, et qu’elle met gratuitement à la disposition des communes. Elle s’est abstenue de payer la taxe sur les voitures de société, considérant qu’elle pouvait bénéficier de l’exonération réservée aux loueurs de voitures. A tort, selon l’administration qui lui rappelle que l’exonération n’est possible que pour les professionnels qui proposent des contrats de location. Or, elle ne peut que constater que la société ne loue pas les véhicules : elle les met gratuitement à disposition des communes pour des périodes de 2 à 4 ans.
Pour la petite histoire… La même société, toujours en se prévalant de la qualité de loueur de voitures, a tenté de s’exonérer du paiement de la taxe en indiquant que puisque la mise à disposition dépassait les 30 jours, il appartenait au locataire de payer la taxe. Cette exonération est parfaitement valable, mais seulement lorsque le locataire est une société, ce qui n’est pas le cas ici : il n’y a pas de location et les véhicules sont mis à disposition d’une collectivité territoriale.
5ème source d’exonération. Les sociétés exerçant certaines activités bénéficient de dispositifs particuliers :
- les voitures de tourisme exclusivement affectées à un usage agricole: cette exonération s’applique pour la taxe exceptionnelle due pour la période du 31 octobre 2017 au 31 décembre 2017, ainsi que pour la taxe due à compter de janvier 2018 ;
- les véhicules destinés à l'exécution d'un service de transport à la disposition du public sont exonérés : sont visés les taxis ou encore les voitures possédées par les sociétés de transport automobiles, les agences de voyage ou de tourisme et servant au transport de leurs clients ;
- les véhicules appartenant aux loueurs sont exonérés, mais uniquement les véhicules effectivement et exclusivement affectés à la location ;
- les voitures appartenant aux négociants en automobiles et destinées à la revente, les voitures de démonstration ou d'essais possédées par les constructeurs d'automobiles, leurs concessionnaires ou agents sont exonérées.
Le saviez-vous ?
Il est également admis que les voitures affectées exclusivement à l'enseignement de la conduite automobile ou aux compétitions sportives ne sont pas imposables.
Depuis le 1er janvier 2018, cette exonération concerne également les voitures affectées exclusivement à l’activité de pilotage automobile. Cette tolérance s’applique aussi pour le passé (avant le 1er janvier 2018), sous réserve que l’imposition en cause ne soit pas définitive à la date du 15 mai 2018.
Pour la petite histoire… Une société organise des stages de conduite de voitures de luxe (Aston Martin, Lamborghini, Ferrari, etc.) sur circuit. Suite à un contrôle fiscal, l’administration la soumet à la taxe sur les voitures de société, ce qu’elle conteste, considérant que son activité consiste à enseigner la conduite automobile : selon elle, son activité d’organisation de stage de conduite sur circuit s’apparente à l’activité des auto-écoles qui organisent elles aussi des stages d’apprentissage de conduite. Pas pour le juge : la société ne démontre pas que les stages de conduite qu’elle organise ont pour vocation d’améliorer la conduite des propriétaires de voitures de luxe. En cela, son activité s’apparente plus à une activité de loisirs qu’à une activité d’enseignement de la conduite. En conséquence, la taxe sur les voitures de société est due et le redressement fiscal est confirmé.
6ème source d’exonération. Cette dernière exonération vise la catégorie des voitures personnelles des salariés et des dirigeants. Par principe, et dès lors que l’entreprise rembourse les frais kilométriques, ces voitures sont soumises à la taxe. Mais compte tenu des règles de calcul qui leur sont appliquées, la plupart d’entre elles échappent à la taxe :
- en premier lieu, si les remboursements de frais correspondent, en équivalent, à moins de 15 000 km parcourus à titre professionnel, le véhicule du salarié ou le vôtre n’est pas taxé ; si vous parcourez plus de 15 000 km à titre professionnel avec votre voiture personnelle, la taxe sera due à hauteur de :
- o 25 % si le nombre de km remboursés est compris entre 15 000 et 25 000 ;
- o 50 % si le nombre de km remboursés est compris entre 25 000 et 35 000 ;
- o 75 % si le nombre de km remboursés est compris entre 35 000 et 45 000 ;
- o 100 % si le nombre de km remboursés est compris est supérieur à 45 000.
- en second lieu, un abattement de 15 000 € est appliqué sur le montant total de la taxe due par la société à raison de l’ensemble des véhicules possédés ou loués par les salariés ou les dirigeants. De quoi voir venir, donc…
Le saviez-vous ?
Sont aussi exonérés les véhicules accessibles en fauteuil roulant et immatriculés dans la catégorie M1.
A retenir
Ne sont visées que les voitures particulières : vos voitures commerciales dépourvues de places arrière, vos camions et camionnettes ne sont donc pas soumis à la taxe sur les voitures de sociétés.
Même si les voitures particulières personnelles des salariés et des dirigeants, utilisées à des fins professionnelles contre remboursement de frais kilométriques, sont concernées par cette taxe, les modalités de calcul font que la plupart d’entre elles y échappent (compte tenu notamment d’un abattement global spécifique de 15 000 €).
J'ai entendu dire
Les voitures de démonstration utilisées quotidiennement par les vendeurs dans les concessions automobiles doivent-elles être soumises à la taxe ?En pratique, la réponse est négative. La situation que l’on vise ici est celle où les voitures de démonstration sont effectivement laissées à la disposition des vendeurs pour regagner leur domicile, pour les fins de semaine ou pendant les périodes de congés. La position de l’administration fiscale est la suivante :
- - compte tenu des obligations professionnelles des vendeurs tenus de visiter leurs clients à des heures tardives ou même le samedi ou le dimanche, il est admis que l'exonération n'est pas remise en cause lorsqu’ils utilisent des voitures de démonstration pour leurs transports personnels journaliers ou en fin de semaine ;
- - en revanche, l'utilisation de ces voitures par les vendeurs pendant la durée de leur congé annuel ne peut pas être considérée comme imposée par l'exercice de la profession : il faut donc soumettre ces voitures à la taxe dès lors qu’elles sont utilisées pendant la période des congés payés (en pratique, au titre du 3ème trimestre de chaque année, dans la plupart des cas).
- Articles 1010 et suivants du Code Général des Impôts
- Loi de Finances pour 2016 n° 2015-1785 du 29 décembre 2015
- Loi de Finances pour 2017 n° 2016-1917 du 29 décembre 2016
- BOI-TFP-TVS-10-20 et BOI-TFP-TVS-10-30
- Arrêt de la Cour de Cassation, chambre commerciale, du 5 mai 2009, n° 08-15981 (véhicules publicitaires soumis à la taxe)
- Arrêt de la Cour Administrative d’Appel de Paris du 28 juin 2017, n°16PA01604 (TVTS et stage de conduite de voitures de luxe sur circuit)
- Arrêt du Conseil d’Etat du 20 novembre 2017, n°392804 (mise à disposition gratuite de véhicules publicitaires)
- Loi n° 2017-1836 du 30 décembre 2017 de financement de la sécurité sociale pour 2018 (article 18)
- Réponse ministérielle Huyghe du 15 mai 2018, Assemblée nationale, n°1070 (exonération de TVS pour les voitures exclusivement affectées au pilotage automobile)
- Loi de Finances pour 2019, n° 2018-1317, du 28 décembre 2018 (article 92)
- BOFiP-Impots-BOI-RES-000024 (rescrit sur la notion de « places assises »)
- Arrêt du Conseil d’Etat du 8 février 2019, n°409619 (véhicules mis à disposition de commerciaux et absence d’exonération)
- Loi de finances pour 2020 du 28 décembre 2019, n°2019-1479, article 69
- Décret n°2020-169 du 27 février 2020 fixant la date à compter de laquelle les émissions de dioxyde de carbone utilisées pour les besoins de la fiscalité des véhicules de tourisme seront déterminées selon la procédure d’essai mondiale harmonisée –WLTP- pour les voitures particulières et véhicules utilitaires légers
- Réponse ministérielle Fanget du 8 septembre 2020, Assemblée nationale, n°21018 (pas d’exonération de TVS pour les pick-up utilisés dans le secteur du BTP)
- Loi de finances pour 2021 du 29 décembre 2020, n°2020-1721, article 55
- Arrêt de la Cour administrative d’appel de Nantes du 16 novembre 2021, n°20NT03359 (véhicules mis à disposition par un dirigeant et abattement de 15 000 €)
Gérer la taxe sur les voitures de société
Taxe sur les voitures de société : qui est concerné ?
Attention. Depuis le 1er janvier 2022, la taxe sur les véhicules de société est remplacée par 2 autres taxes : la taxe annuelle sur les émissions de dioxyde de carbone et la taxe annuelle relative aux émissions de polluants atmosphériques. Les développements suivants ne sont donc plus applicables.
Quelles sociétés ? Toutes les sociétés sont susceptibles d'être concernées par cette taxe : que votre société relève de l'impôt sur le revenu, qu’elle soit soumise à l’impôt sur les sociétés, quelle que soit son activité, vous êtes potentiellement concerné par cette taxe.
Bien entendu… Cela suppose que la société possède un véhicule ou, sans en posséder directement, qu’elle utilise un ou plusieurs véhicules dans le cadre de l’exploitation. Sont donc non seulement concernées les voitures possédées par la société et immatriculées en France, mais aussi celles qu'elle utilise en France quel que soit l'Etat dans lequel elles sont immatriculées : il peut donc s'agir de véhicules loués (les voitures louées pour une période inférieure à 30 jours ne sont pas taxées) ou mis à sa disposition.
Et si le véhicule est immobilisé ? Le fait que le véhicule possédé par la société soit immobilisé (notamment parce qu’elle n’a pas payé la facture d’entretien de son garagiste) est sans incidence sur le principe de taxation. Dès lors que la société est propriétaire d’une voiture immatriculée à son nom dans la catégorie des « voitures particulières », elle doit payer la taxe sur les véhicules de société.
Le saviez-vous ?
Parmi les véhicules qui sont susceptibles d’être utilisés par la société figure votre véhicule personnel et/ou celui des salariés et dirigeants de l'entreprise (qu'ils en soient propriétaires ou locataires), à partir du moment où la société procède au remboursement de frais kilométriques liés à des déplacements professionnels.
Quelles voitures ? Ne sont concernés que les véhicules de tourisme classés dans la catégorie des voitures particulières et ceux classés dans la catégorie dite « N1 », correspondant aux véhicules à usage multiple destinés au transport de voyageurs et de leurs biens et de leurs bagages dans un compartiment unique. Cela veut donc dire a contrario que vous n’avez pas à vous préoccuper de cette taxe à propos de vos véhicules utilitaires ou autres camionnettes.
Des catégories échappent à la taxe. Echappent totalement à la taxe les véhicules exclusivement destinés à la vente ou à la location (sont donc visés ici les voitures vendues en concession et les véhicules des entreprises de location, ces derniers étant alors taxés chez l’utilisateur), les véhicules affectés à un service de transport à la disposition du public (les taxis par exemple), les voitures auto-écoles, etc. De même, les véhicules dits « propres » peuvent échapper, en tout ou partie selon les véhicules, à cette taxe.
=> Pour en savoir plus, consultez la fiche « Taxe sur les véhicules de société : comment l’éviter ? »
Taxe sur les voitures de société : comment est-elle calculée ?
Attention. Depuis le 1er janvier 2022, la taxe sur les véhicules de société est remplacée par 2 autres taxes : la taxe annuelle sur les émissions de dioxyde de carbone et la taxe annuelle relative aux émissions de polluants atmosphériques. Les développements suivants ne sont donc plus applicables.
Une période d’imposition. La taxe sur les véhicules de société est une taxe annuelle, la période à prendre en compte correspondant, depuis 2018, à l'année civile.
Un calcul par trimestre. La taxe est calculée par trimestre : pour chaque trimestre, vous devez totaliser les véhicules possédés ou utilisés par la société au 1er jour du trimestre. Le calcul de la taxe se fait, tous les ans, sur une période d’imposition qui évolue à compter de 2017.
Jusqu’en 2016. La taxe sur les voitures de tourisme de société (TVTS) est calculée et payée tous les ans par les entreprises qui utilisent ou possèdent ce type de voitures, mais la période d’imposition retenue pour le calcul de la taxe s’étend du 1er octobre au 30 septembre de l’année suivante.
Depuis 2018. Cette période d’imposition correspond à l’année civile depuis le 1er janvier 2018.
Pour les voitures prises en location. Vous devez tenir compte des véhicules pris en location au cours du trimestre par la société. La taxe ne sera toutefois due que si, à l'intérieur d'une même période annuelle d'imposition, la location est d'une durée supérieure à un mois civil ou à trente jours consécutifs. En outre, lorsqu'à l'intérieur d'une même période annuelle d'imposition, la location est à cheval sur 2 trimestres, la taxe n'est due que pour un seul trimestre si la durée de la location ne dépasse pas 3 mois civils consécutifs ou 90 jours consécutifs (la même règle est applicable lorsqu'à l'intérieur d'une même période annuelle d'imposition, la location est à cheval sur 3 ou 4 trimestres, c'est-à-dire que la taxe n'est due que pour 2 ou 3 trimestres si la durée de la location ne dépasse pas, respectivement, 6 mois consécutifs ou 180 jours consécutifs, ou 9 mois consécutifs ou 270 jours consécutifs).
En cas de remplacement d’un véhicule. En cas de remplacement d’un véhicule (loué ou immatriculé au nom de la société) au cours d’un trimestre, de sorte que vous n’avez utilisé qu’un seul véhicule, la taxe ne sera due que pour un seul véhicule : celui dont le tarif calculé à partir du barème qui lui est applicable est le plus élevé.
Un tarif différencié. Le tarif de la taxe est établi selon deux barèmes différents, en fonction de l'émission de CO² du véhicule ou de sa puissance fiscale, selon la date de mise en circulation du véhicule et d'utilisation du véhicule. En outre, à compter de la période d’imposition s’ouvrant le 1er octobre 2013, le montant de la taxe est obtenu en ajoutant, au barème précédent, un nouveau tarif établi en fonction du mode de carburation du véhicule (essence et assimilé ou diesel et assimilé) et de l’année de la première mise en circulation.
Une nouvelle procédure d’immatriculation. Une nouvelle procédure d’immatriculation des véhicules s’applique en France depuis le 1er mars 2020, dont l’objectif est d’aboutir à la mise en place d’un certificat de conformité électronique.
Concrètement, son but principal est d’assurer que le niveau d’émission de CO² des véhicules est conforme aux nouveaux niveaux d’émissions imposés au niveau européen.
Pour quels véhicules ? Les véhicules concernés sont ceux qui relèvent des catégories M1, M2, N1 ou N2, pour lesquels la 1ère immatriculation en France intervient depuis le 1er mars 2020, à l’exception :
- de ceux pour lesquels les émissions de dioxyde de carbone n'ont pas été déterminées conformément aux exigences européennes ;
- et de ceux pour lesquels les émissions de dioxyde de carbone ne peuvent être déterminées ou pour lesquels il n'est pas possible d'établir qu'elles ont été déterminées conformément aux exigences européennes.
A noter. Ce nouveau système d’immatriculation a une incidence sur le tarif de la taxe sur les voitures de société.
Consultez les tarifs de la taxe sur les voitures de sociétés 2021
Pour les voitures des dirigeants et salariés. Pour ces véhicules, vous devez prendre en compte les trimestres au cours desquels vous et/ou vos salariés avez effectué un déplacement professionnel, et pour lequel la société procède au remboursement des frais kilométriques. Vous calculez, ensuite, la taxe en recourant au barème applicable, mais vous appliquez un abattement (un coefficient pondérateur) qui est fonction du nombre de kilomètres remboursés par la société. Ainsi, la taxe ne sera due qu'à hauteur de :
- 25 % si le nombre de km remboursés est compris entre 15 001 et 25 000,
- 50 % si le nombre de km remboursés est compris entre 25 001 et 35 000,
- 75 % si le nombre de km remboursés est compris entre 35 001 et 45 000,
- 100 % si le nombre de km remboursés est supérieur à 45 000.
Concrètement... Aucune taxe ne sera donc due si le nombre de kilomètres remboursés par la société est inférieur à 15 000 km au titre d'une période d'imposition.
Et, en plus... Après application du coefficient pondérateur, vous bénéficiez d'un abattement de 15 000 € sur le montant de la taxe due à raison des véhicules loués ou possédés par les dirigeants et salariés.
Conseil. Demandez à vos salariés une copie de la carte grise du véhicule utilisé pour connaître le tarif applicable.
Le saviez-vous ?
Pour gérer les changements de voitures, voici la marche à suivre :
- si un salarié utilise plusieurs véhicules pour effectuer ses déplacements professionnels lors d’un même trimestre, vous devez prendre en compte, pour la détermination du tarif applicable, le véhicule qui a parcouru le plus grand nombre de kilomètres ;
- si le salarié achète ou loue un nouveau véhicule au cours de la période d’imposition qui s’étend désormais du 1er janvier au 31 décembre, vous devez prendre en compte au titre du trimestre au cours duquel intervient ce changement de véhicule, celui avec lequel il a parcouru le plus grand nombre de kilomètres.
Taxe sur les voitures de société : quelles sont vos obligations ?
Attention. Depuis le 1er janvier 2022, la taxe sur les véhicules de société est remplacée par 2 autres taxes : la taxe annuelle sur les émissions de dioxyde de carbone et la taxe annuelle relative aux émissions de polluants atmosphériques. Les développements suivants ne sont donc plus applicables.
Via la TVA. Pour déclarer et payer la taxe, il faudra faire le point sur votre régime d’imposition à TVA. Plus simplement :
- si vous êtes au régime réel normal, c’est-à-dire si vous déclarez et payez votre TVA de façon mensuelle ou trimestrielle : vous devrez déclarer et payer votre taxe sur les voitures de société, par voie électronique, par l’intermédiaire du formulaire 3310-A-SD qui sera à annexer à votre déclaration de TVA du mois de janvier ;
- si vous êtes au régime simplifié, c’est-à-dire si vous déclarez et payez votre TVA au moyen de deux acomptes annuels (en juillet et décembre) : vous devrez déclarer votre taxe sur les voitures de société par l’intermédiaire du formulaire papier n°2855-SD, au plus tard le 15 janvier, le paiement se faisant alors par virement (obligatoire à partir de 50 000 €), par chèque ou en espèces (maximum 300 €) ;
- si vous n’êtes pas redevable de la TVA : vous devrez déclarer et payer votre taxe sur les voitures de société, par voie électronique, par l’intermédiaire du formulaire 3310-A-SD qui sera à transmettre, en janvier, au service chargé du recouvrement qui est compétent pour votre entreprise.
Le saviez-vous ?
Si vous remboursez des frais kilométriques aux salariés et dirigeants qui utilisent leurs véhicules personnels, pour un montant n’équivalant pas à plus de 15 000 km parcourus à titre professionnel, vous êtes dispensé de déclarer ces véhicules.
Les sociétés qui sont assujetties à la taxe uniquement à raison des remboursements kilométriques de frais à leurs salariés et/ou dirigeants, mais qui ne sont pas redevables de cette taxe grâce à l'application de l'abattement de 15 000 €, sont dispensées de déclaration.
Une taxation d’office ? En l’absence de déclaration de taxe sur les véhicules de société, l’administration fiscale pourra, en toute légalité, recourir à la procédure de taxation d’office.
A retenir
Si la taxe concerne les voitures particulières appartenant à la société, elle concerne aussi les voitures personnelles des dirigeants et salariés, dès lors qu’elles sont utilisées pour des déplacements professionnels et que la société rembourse les frais kilométriques.
Cela étant, compte tenu de l’application d’abattements sur le tarif de cette taxe, seront concernés, en pratique, les véhicules des collaborateurs effectuant de fréquents déplacements professionnels.
J'ai entendu dire
Ma société loue ses voitures et a remplacé un véhicule loué au cours d'un trimestre : quelle voiture dois-je prendre en compte pour calculer ma taxe ?L'administration a, dans cette hypothèse, précisé qu'en cas de remplacement au cours d'un trimestre d'un véhicule loué par la société, la taxe ne sera due au titre de ce trimestre que pour un seul véhicule (celui dont le tarif calculé à partir du barème qui lui est applicable est le plus élevé).
Il parait que cette taxe n’est pas déductible des résultats imposables pour toutes les sociétés : qui peut donc décuire cette taxe ?
Il existe effectivement une différence de traitement entre les sociétés relevant de l’impôt sur le revenu et celles soumises à l’impôt sur les sociétés : la taxe sera déductible des résultats pour les premières, mais pas pour les secondes.
- Articles 1010 et suivants du Code Général des Impôts
- Articles 1727, 1728 et 1731 du Code Général des Impôts (sanctions applicables)
- Loi de Finances pour 2016 n° 2015-1785 du 29 décembre 2015
- Loi de Financement de la Sécurité Sociale n° 2016-1827 du 23 décembre 2016
- BOFiP-Impôts-BOI-TFP-TVS
- www.impots.gouv.fr
- www.dgfip.finances.gouv.fr
- Loi n° 2017-1836 du 30 décembre 2017 de financement de la sécurité sociale pour 2018 (article 18)
- Loi n° 2017-1836 du 30 décembre 2017 de financement de la sécurité sociale pour 2018 (article 18)
- Loi de finances pour 2020 du 28 décembre 2019, n°2019-1479, article 69
- Arrêt de la Cour Administrative d’Appel de Paris du 11 février 2020, n°18PA02504 (TVS et véhicule immobilisé)
- Décret n°2020-169 du 27 février 2020 fixant la date à compter de laquelle les émissions de dioxyde de carbone utilisées pour les besoins de la fiscalité des véhicules de tourisme seront déterminées selon la procédure d’essai mondiale harmonisée –WLTP- pour les voitures particulières et véhicules utilitaires légers
- Loi de finances pour 2021 du 29 décembre 2020, n°2020-1721, article 55 (modification du tarif de la 1ère composante de la TVS)
- Arrêt de la Cour administrative d’appel de Lyon du 1er avril 2021, n°19LY03590 (Taxation d’office en l’absence de déclaration de taxe sur les véhicules de société)
- Arrêt de la Cour administrative d’appel de Nancy du 8 avril 2021, n°19NC03538 (TVS et cession de véhicule non déclarée)
Taxe sur les bureaux et les locaux en Ile-de-France : combien ?
Taxe annuelle sur les bureaux : qui paie ?
Les propriétaires. La taxe annuelle est due par les propriétaires de bureaux, de locaux commerciaux, de locaux de stockage et de surfaces de stationnement. Par propriétaire, il faut entendre également les indivisaires et les copropriétaires. Les locataires ne sont donc pas imposables.
Une taxe annuelle. Les propriétaires seront imposables au titre des locaux qu’ils détiennent au 1er janvier de l’année d’imposition. Il en est de même pour les titulaires de droits réels qui seront imposables à partir du moment où ils détiennent un droit de jouissance sur le bien à la date du 1er janvier.
Le saviez-vous ?
La taxe sera due pour l’année entière, même si le bien est vendu en cours d’année ou s’il fait l’objet d’un changement d’affectation.
Taxe annuelle sur les bureaux : comment est-elle calculée ?
Calcul. Le montant de la taxe est égal au résultat de la formule suivante : superficie totale des biens en m² x tarif unitaire applicable.
Tarifs 2024. Les tarifs applicables par m² sont fixés pour chaque catégorie de biens et pour chaque circonscription tarifaire. Pour 2024, les tarifs sont les suivants :
|
|
1ère circonscription |
2ème circonscription |
3ème circonscription |
4ème circonscription |
|
Bureaux – tarif normal |
25,31 € |
21,31 € |
11,66 € |
5,63 € |
|
Bureaux – tarif réduit |
12,58 € |
10,59 € |
7,02 € |
5,09 € |
|
Locaux commerciaux |
8,68 € |
8,68 € |
4,51 € |
2,30 € |
|
Locaux de stockage |
4,53 € |
4,53 € |
2,30 € |
1,18 € |
|
Surfaces de stationnement |
2,86 € |
2,86 € |
1,55 € |
0,81 € |
Circonscriptions tarifaires pour 2024. Les circonscriptions tarifaires se décomposent de la façon suivante :
- 1re circonscription : les 1er, 2e, 7e, 8e, 9e, 10e, 15e, 16e et 17e arrondissements de Paris, et les communes de Boulogne-Billancourt, Courbevoie, Issy-les-Moulineaux, Levallois-Perret, Neuilly-sur-Seine et Puteaux ;
- 2e circonscription : les arrondissements de Paris et les communes des Hauts-de-Seine non comprises dans la 1re circonscription ;
- 3e circonscription : les communes de l’unité urbaine de Paris autres que Paris et les communes du département des Hauts-de-Seine ;
- 4e circonscription : les autres communes de la région Ile-de-France et par dérogation, les communes de la 3e circonscription éligibles, pour l’année précédant celle de l’imposition à la taxe annuelle, à la dotation de solidarité urbaine et de cohésion sociale et au bénéfice du fonds de solidarité des communes de la région Ile-de-France.
Tarif réduit. Il est fait application d’un tarif réduit lorsque les bureaux appartiennent :
- aux collectivités publiques et à leurs établissements sans caractère industriel et commercial ;
- aux associations ou organismes sans but lucratif à caractère sanitaire, social, éducatif, sportif ou culturel ;
- aux organismes consulaires et professionnels (par exemple les chambres de commerce et d’industrie).
Paiement. Le montant dû au titre de la taxe annuelle sur les bureaux, les locaux commerciaux, les locaux de stockage et les surfaces de stationnement, perçue en Ile-de-France doit être versé spontanément par le propriétaire du ou des biens (ou le titulaire d’un droit réel) auprès du service des impôts avant le 1er mars de chaque année.
Déclaration. En même temps que le paiement de la taxe, le propriétaire devra déposer une déclaration effectuée sur l’imprimé n°6705 B.
A retenir
Cette taxe est due annuellement à partir du moment où vous êtes propriétaire (ou titulaire d’un droit réel) de bureaux, locaux professionnels, locaux commerciaux, locaux de stockage ou surfaces de stationnement situés en région Ile-de France.
- BOFiP-Impôts-BOI-IF-AUT-50-10
- Article 231 ter du Code Général des Impôts
- Article 344-0 B de l’annexe III au CGI
- Loi de Finances pour 2019, n° 2018-1317, du 28 décembre 2018 (article 165)
- Loi de Finances pour 2020 du 28 décembre 2019, n°2019-1479, article 18
- Arrêté du 24 octobre 2022 modifiant l'arrêté du 31 décembre 2012 fixant les tarifs de la taxe annuelle sur les locaux à usage de bureaux, les locaux commerciaux, les locaux de stockage et les surfaces de stationnement perçue dans la région Ile-de-France pour l'année 2013 et délimitant l'unité urbaine de Paris mentionnée à l'article 231 ter du code général des impôts (mise à jour de l’unité urbaine de Paris)
Tout savoir sur la taxe de 3 % sur la valeur vénale des immeubles détenus en France
Taxe de 3 % : pour qui ? Pour quoi ? Combien ?
Pour qui ? Les entités juridiques (personnes morales, organismes, fiducies ou institutions comparables), françaises ou étrangères, qui possèdent, directement ou indirectement, des immeubles situés en France, doivent s’acquitter de la taxe de 3 % sur la valeur vénale des immeubles détenus en France.
Pour quoi ? Cette taxe est due au titre des immeubles et droits immobiliers possédés au 1er janvier de l’année d’imposition. En revanche, ne sont pas concernés les biens régulièrement inscrits dans les stocks des marchands de biens ou des promoteurs-constructeurs.
Combien ? Comme son nom l’indique, la taxe est égale à 3 % de la valeur vénale des biens et droits immobiliers possédés au 1er janvier de l’année d’imposition.
Taxe de 3 % : des exonérations
Des exonérations. De nombreuses entités sont exonérées de taxation.
Qui est concerné ? Sont concernés :
- les organisations internationales, les Etats souverains, leurs subdivisions politiques et territoriales, les personnes morales, organismes, fiducies ou institutions comparables qu’ils contrôlent majoritairement ;
- les entités :
- dont les actifs immobiliers situés en France représentent moins de 50 % des actifs français détenus directement ou indirectement ;
- ou dont les actions, parts et autres droits font l’objet de négociations significatives et régulières sur un marché réglementé, ainsi que les personnes morales dont ces entités détiennent directement ou indirectement la totalité du capital social ;
- les entités qui ont leur siège en France, dans un Etat membre de l’Union européenne (UE), dans un pays ou territoire qui a conclu avec la France une convention d’assistance administrative en vue de lutter contre la fraude et l’évasion fiscales ou dans un Etat qui a conclu avec la France un traité leur permettant de bénéficier du même traitement que les entités qui ont leur siège en France et :
- qui détiennent une quote-part d’immeubles situés en France ou de droits réels portant sur ces biens qui est inférieure à 100 000 € ou à 5 % de la valeur vénale des biens ou droits en question ;
- ou qui sont instituées en vue de gérer des régimes de retraite, ainsi que ceux qui sont reconnus d’utilité publique ou dont la gestion est désintéressée, et dont l’activité ou le financement justifie la propriété des immeubles ou droits immobiliers ;
- ou qui prennent la forme de sociétés de placement à prépondérance immobilière à capital variable (SPPICAV) ou de fonds de placement immobilier (FPI) qui ne sont pas constitués sous la forme d’organismes professionnels de placement collectif immobilier ;
- ou qui communiquent ou prennent l’engagement de communiquer à l’administration fiscale, chaque année, sur sa demande, la situation, la consistance et la valeur des immeubles possédés au 1er janvier, l’identité et l’adresse de l’ensemble des actionnaires, associés ou autres membres qui détiennent plus de 1 % des actions, parts ou autres droits, ainsi que le nombre des actions, parts ou autres droits détenus par chacun d’eux ;
- ou qui déclarent spontanément chaque année, au plus tard le 15 mai, la situation, la consistance et la valeur des immeubles possédés au 1er janvier, l’identité et l’adresse de l’ensemble des actionnaires, associés ou autres membres qui détiennent plus de 1 % des actions, parts ou autres droits dont elles ont connaissance à la même date, ainsi que le nombre des actions, parts ou autres droits détenus par chacun d’eux.
À noter. En cas de première omission déclarative, les sociétés peuvent souscrire cette déclaration, soit spontanément, soit en réponse à une mise en demeure de l'administration fiscale, sans avoir à s'acquitter de la taxe de 3 %.
Taxe de 3 % : une obligation déclarative
Une déclaration. Les personnes qui sont redevables de la taxe de 3 % doivent déclarer à l’administration fiscale, au plus tard le 15 mai de chaque année, la situation, la consistance et la valeur des immeubles et droits immobiliers qui leur appartiennent. Cette déclaration doit être accompagnée du paiement de la taxe.
Depuis le 1er janvier 2021, cette déclaration (formulaire n° 2746-SD – Cerfa 11109*09), doit être déposée par voie électronique. La téléprocédure a été mise en service le 1er avril 2021.
Une foire aux questions. L’administration fiscale a publié une foire aux questions sur sa mise en œuvre. Vous pouvez la consulter ici.
Une précision. Pour les entités exonérées de taxation parce qu’elles prennent l’engagement de communiquer certaines informations à l’administration fiscale, cet engagement est à déposer :
- au service des impôts du lieu du principal établissement, pour celles qui ont leur siège en France ou qui exercent leur activité en France dans un ou plusieurs établissements ;
- au service des impôts compétent pour les obligations déclaratives relatives aux impôts autres que les impôts locaux et taxes assimilés pour les autres entités ; notez qu’à défaut de telles obligations déclaratives, l’engagement devra être déposé auprès du service des impôts des entreprises étrangères de la direction des impôts des non-résidents.
Un paiement. Depuis le 1er janvier 2022, le paiement de cette taxe s’effectue par télérèglement.
À retenir
Sauf exonérations, les entités juridiques (personnes morales, organismes, fiducies ou institutions comparables), françaises ou étrangères, qui possèdent, au 1er janvier de l’année d’imposition, des immeubles situés en France ou des droits immobiliers, doivent s’acquitter de la taxe de 3 %.
- Articles 990 D et suivants du code général des impôts
- Article 313-0 BR bis de l’annexe III au code général des impôts
- Décret n° 2021-791 du 21 juin 2021 modifiant l'article 313-0 BR bis de l'annexe III au code général des impôts
- Arrêté du 21 juin 2021 relatif à la déclaration de la taxe sur la valeur vénale des immeubles possédés en France
- BOFIP-Impôts-BOI-PAT-TPC
- Loi de finances pour 2022 du 30 décembre 2021, n°2021-1900 (article 138)
- Réponse ministérielle Masson, Assemblée Nationale, du 7 mars 2023, n° 4005 (omission déclarative et sanction applicable)
Taxe pour création de bureaux ou de commerces en Ile-de-France : ce qu’il faut savoir…
Taxe pour création de bureaux : qui paie ?
Les propriétaires. Les propriétaires des locaux seront soumis au paiement de la taxe pour création de bureaux. Par propriétaire, il faut entendre également les indivisaires et les copropriétaires. De même, tout comme les propriétaires, les titulaires de droits réels (par exemple les usufruitiers, c’est-à-dire les personnes ayant conservé le droit de jouir du bien) seront soumis à la taxe.
Quand ? Seuls seront taxés les propriétaires et/ou les personnes titulaires d’un droit réel au jour :
- de la délivrance du permis de construire ;
- de la déclaration préalable ou des opérations engagées pour réaliser des travaux de changement d’usage du bâtiment ;
- du début des travaux ou du changement d’affectation entraînant des travaux, pour les opérations ne nécessitant plus d’autorisation d’urbanisme depuis le 1er janvier 2016 ;
- de l’achèvement de la construction ou des aménagements constaté par procès-verbal, pour les opérations nécessitant toujours une autorisation d’urbanisme depuis le 1er janvier 2016.
Date. Cette taxe pour création de bureaux est applicable aux constructions ayant fait l’objet d’une autorisation d’urbanisme (ou dont les travaux ont débuté) délivrée depuis le 1er janvier 2016. Pour les autorisations obtenues avant cette date, il faudra faire application de l’ancienne redevance pour création de bureaux en Ile-de-France.
=> Consultez notre fiche sur la redevance pour création de bureaux en Ile-de-France
Les locataires ? Vous l’aurez compris, seuls les propriétaires ou les titulaires de droits réels sur un bien seront tenus au paiement de la taxe. Les locataires ne seront pas imposables.
À noter. Comme nous le verrons plus loin, au moment de sa demande d’autorisation de construire (ou spontanément pour les constructions non soumises à autorisation), la mairie devra déposer pour le compte du propriétaire une déclaration permettant de calculer la taxe. Suite à cela, un avis de paiement, invitant le propriétaire (ou le titulaire de droits réels) à régler la taxe sera émis au plus tard le 31 décembre de la 3ème année qui suit celle de la délivrance du permis de construire, de la déclaration préalable de travaux, etc.
Changement. Si l’immeuble construit est vendu avant l’émission de l’avis de paiement, l’ancien propriétaire (identifié comme tel sur les autorisations d’urbanisme), tenu au paiement de la taxe, pourra demander au nouveau propriétaire de le rembourser.
Le saviez-vous ?
Si le nom du propriétaire ne figure pas sur la déclaration permettant le calcul de la taxe, ou si la déclaration n’a tout simplement pas été fournie à l’administration, cette dernière pourra adresser l’avis de paiement au maître de l’ouvrage, c’est-à-dire le propriétaire de l’immeuble. Notez qu’à défaut de connaître le nom du propriétaire, l’administration pourra adresser sa demande de paiement au responsable des travaux, à charge pour lui de réclamer le remboursement de la taxe au véritable propriétaire de l’immeuble.
Taxe pour création de bureaux : quels sont les biens imposables ?
Géographiquement. La taxe est due pour les locaux situés dans le ressort de la région Ile-de-France, à savoir Paris et les départements de l’Essonne, des Hauts-de-Seine, de Seine-et-Marne, de Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne, du Val d’Oise et des Yvelines.
Une construction… La taxe est due sur les constructions de bureaux, de locaux commerciaux ou de locaux de stockage.
…mais pas seulement. Si la taxe est due sur les constructions, elle l’est également sur :
- les reconstructions, rénovations ou agrandissements de bureaux, locaux commerciaux ou locaux de stockage ;
- les transformations de locaux existants, affectés à un autre usage, en bureaux, locaux commerciaux ou locaux de stockage.
Bureaux. Par bureaux, il faut entendre les pièces utilisées à usage de bureaux par les entreprises, les associations, les collectivités territoriales, etc., ainsi que leurs dépendances immédiates et indispensables (salle de réunion, de photocopie, fumoir, couloirs, salle informatique, toilettes, vestiaires, etc.).
Locaux commerciaux. La notion de local commercial recouvre plusieurs situations :
- les locaux destinés à la vente de biens en gros ou à une activité de commerce de détail ;
- les locaux destinés à la réalisation de prestations de services de nature commerciale ou artisanale : cafés, restaurants, discothèques, salons de coiffure, casino, etc. ;
- les réserves et emplacements, couverts ou non, situés à proximité du local de vente ou du local où s’exécute la prestation de services.
Locaux de stockage. Sans surprise, il s’agit des locaux ou emplacements destinés au stockage de marchandises, de biens ou de produits. A ce titre, notez que, les centres de traitement de données numérique, aussi appelés « data center », ne peuvent pas être qualifiés de locaux de stockage.
Exonérations. Ne sont jamais soumis à la taxe les locaux suivants :
- les surfaces de stationnement et les espaces de circulation ;
- les locaux destinés à la recherche ;
- les locaux à caractère sanitaire ou social ;
- les locaux des associations reconnues d’utilité publique ;
- les locaux appartenant à l’Etat, aux collectivités territoriales ou aux établissements publics (non industriels et commerciaux) utilisés dans le cadre d’une mission de service public ;
- les locaux situés en zone franche urbaine (ZFU-TE) ;
- les bureaux utilisés par les professions libérales, les officiers ministériels ou les associations relevant de la loi de 1901 ;
- les bureaux compris dans des locaux d’habitation ;
- les bureaux d’une surface inférieure à 1000 m² et qui dépendent d’un établissement industriel ;
- les locaux reconstruits par leur propriétaire suite à un sinistre ou à une expropriation pour cause d’utilité publique.
Le saviez-vous ?
Attention, retenez que la taxe pour création de bureaux ne doit pas être confondue avec la taxe annuelle sur les bureaux : la taxe pour création n’est due qu’une seule fois !
Taxe pour création de bureaux : comment est-elle calculée ?
Calcul. Le montant de la taxe est égal au résultat de la formule suivante : surface de construction en m² x tarif applicable au m².
Surface de construction. La surface de construction est égale à la somme des surfaces de plancher closes et couvertes (calculée à partir du nu intérieur des façades du bâtiment), ayant une hauteur sous plafond supérieure à 1,80 mètre, et après déduction des vides et des trémies. Pour information, une trémie est une partie du plancher permettant le passage d’un escalier, d’un ascenseur, etc.
Le saviez-vous ?
Si le propriétaire réalise une opération de reconstruction, la taxe ne sera due que pour la surface de construction (issue des opérations de reconstruction) qui excède la surface de construction de l’immeuble avant travaux.
Tarifs. Les tarifs applicables par m² sont fixés pour chaque catégorie de biens et pour chaque circonscription tarifaire. Pour 2024, les tarifs sont les suivants :
|
|
1ère circonscription |
2ème circonscription |
3ème circonscription |
4ème circonscription |
|
Bureaux |
455,75 € |
102,57 € |
57 € |
0 € |
|
Locaux commerciaux |
147,02 € |
91,19 € |
36,50 € |
0 € |
|
Locaux de stockage |
15,99 € |
15,99 € |
15,99 € |
15,99 € |
Circonscriptions tarifaires. Les circonscriptions tarifaires se décomposent de la manière suivante :
- 1e circonscription : Paris et le département des Hauts-de-Seine ;
- 2e circonscription : les communes de la métropole du Grand Paris, autres que Paris et les communes du département des Hauts-de-Seine ;
- 3e circonscription : les communes de l’unité urbaine de Paris, autre que Paris, les communes du département des Hauts-de-Seine et les communes de la métropole du Grand Paris ;
- 4e circonscription : Toutes les autres communes de la Région Ile-de-France.
Dérogations tarifaires. Notez que pour certaines communes classées dans la 1ère circonscription tarifaire, il existe des dérogations leur permettant d’appliquer, par exemple, les tarifs de la 2ème circonscription.
Plafonnement. Le montant de la taxe à régler ne pourra pas dépasser une somme équivalente à 30 % de la part du coût de l’opération correspondant à l’acquisition et à l’aménagement de la surface de construction.
Déclaration. C’est le service urbanisme de la mairie qui se chargera de transmettre à l’administration fiscale les déclarations nécessaires au calcul de la taxe pour création de bureaux.
Paiement. Une fois en possession de toutes les déclarations requises, les services fiscaux calculeront le montant de la taxe dû par le propriétaire et lui adresseront un avis de paiement qui sera émis au plus tard le 31 décembre de la 3e année qui suit celle de la délivrance du permis de construire, de la déclaration préalable de travaux, du début des travaux en l’absence d’autorisation préalable, etc.
Le saviez-vous ?
Notez que le propriétaire pourra se rapprocher des services fiscaux pour obtenir une réduction de taxe, une décharge, voir même un remboursement partiel ou total, lorsque :
- le projet de construction, reconstruction, etc., a été abandonné ;
- la surface de construction initialement prévue n’a pas été construite ;
- il y a eu une erreur dans la détermination de la surface de construction.
Un rescrit. Pour sécuriser au mieux les opérations d’aménagement et de construction, la Loi Essoc a créé 4 nouveaux rescrits en matière de taxes d’urbanisme, dont l’un concerne la taxe pour la création de bureaux ou de commerce en Ile-de-France.
Précisions. Ce rescrit (limité à 1 seul par projet) ne concerne que des projets d’une surface taxable supérieure à 50 000 m² et doit être déposé au moment du dépôt de la demande de permis de construire, de permis d’aménager ou de déclaration préalable, auprès de l'administration chargée de l'urbanisme dans le département.
Pour mémoire. L’administration chargée de l’urbanisme dans le département peut être :
- la direction départementale des territoires ou la direction départementale des territoires et de la mer ;
- la direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement, dans les départements d’Outre-mer ;
- l’unité départementale de la direction régionale et interdépartementale de l’équipement et de l’aménagement, pour la région Ile-de-France.
Contenu du rescrit. Pour être recevable, ce rescrit doit comporter les informations suivantes :
- votre nom, ou la raison sociale de votre entreprise ;
- les références cadastrales de l’unité foncière objet de la demande ;
- les dispositions législatives, c’est-à-dire les règles de droit, dont vous souhaitez bénéficier ;
- une présentation précise et complète de la situation de fait objet de la demande, ainsi que toutes les informations et pièces nécessaires.
Un envoi. Vous pouvez envoyer votre rescrit par tout moyen lui conférant une date de réception certaine, le plus simple étant de le transmettre par lettre recommandée avec accusé de réception. A réception de votre courrier, l'administration dispose d’un délai de 3 mois pour répondre de manière motivée.
Une demande incomplète ? Si votre demande est incomplète, l’administration vous invitera à fournir les éléments complémentaires qui lui sont nécessaires. Dans ce cas, le délai de 3 mois court à compter de la réception par l’administration de vos éléments complémentaires.
À noter. La réponse de l’administration l’engage. Concrètement, une fois qu’elle a apporté une réponse à la question qui lui était posée (on dit qu’elle a pris formellement position sur la situation), elle ne pourra pas procéder à l’avenir à une rectification fiscale qu’elle fonderait sur une appréciation différente, sauf à ce qu’intervienne un changement dans la situation de fait ou un changement de législation.
À retenir
Cette taxe est due une seule fois par le propriétaire ou le titulaire d’un droit réel sur des locaux à usage de bureaux, des locaux commerciaux et des locaux de stockage créés en Ile-de-France.
Toutefois, de nombreuses exonérations existent dépendant de l’activité déployée dans le local, de sa situation géographique ou de sa taille.
- Articles L520-1 à L520-23 du Code de l’urbanisme
- Décret n° 2017-1421 du 2 octobre 2017 relatif à la taxe sur la construction, la reconstruction ou l’agrandissement de locaux à usage de bureaux, de locaux commerciaux et de locaux de stockage en région d’Ile-de-France
- Loi n° 2018-727 du 10 août 2018 pour un Etat au service d’une société de confiance (dite Loi Essoc), article 21 (rescrit)
- Décret n° 2018-1227 du 24 décembre 2018 pris pour l’application des articles 21 et 22 de la loi n°2018-727 du 10 août 2018 pour un Etat au service d’une société de confiance
- Arrêt du Conseil d’État du 19 avril 2022, n°443039 (qualification de « local de stockage » ou de « local commercial »)
- Arrêt du Conseil d'État du 11 octobre 2022, n° 463134 (« data center » non assimilable à un local de stockage)
- Arrêt du Conseil d'État du 27 janvier 2023, n° 452256 (crèche et notion de « local commercial »)
- Arrêté du 1er décembre 2023 relatif à l'actualisation annuelle des tarifs au mètre carré pour le calcul de la taxe pour la création de locaux à usage de bureaux, de locaux commerciaux et de locaux de stockage en région d'Ile-de-France (articles L. 520-1 et L. 520-8 du code de l'urbanisme)
Redevance pour création de bureaux en Ile-de-France : ce qu’il faut savoir…
Redevance pour création de bureaux : qui paie ?
Les propriétaires. Les propriétaires des locaux seront soumis au paiement de la redevance pour création de bureaux. Par propriétaire, il faut entendre également les indivisaires et les copropriétaires. De même, tout comme les propriétaires, les titulaires de droits réels (par exemple les usufruitiers, c’est-à-dire les personnes ayant conservé le droit de jouir du bien) seront soumis à la redevance.
Quand ? Seuls seront taxés les propriétaires (et/ou les personnes titulaires d’un droit réel) au jour :
- de la délivrance du permis de construire ;
- de la déclaration préalable ou des opérations engagées pour réaliser des travaux de changement d’usage du bâtiment ;
- du début des travaux ou du changement d’affectation entraînant des travaux, pour les opérations ne nécessitant pas d’autorisation d’urbanisme.
Date. Cette redevance pour création de bureaux est applicable aux constructions ayant fait l’objet d’une autorisation d’urbanisme (ou dont les travaux ont débuté) délivrée avant le 1er janvier 2016. Pour les autorisations obtenues après cette date, il faudra faire application de la nouvelle taxe pour création de bureaux en Ile-de-France.
=> Consultez notre fiche sur la taxe pour création de bureaux en Ile-de-France
Les locataires ? Vous l’aurez compris, seuls les propriétaires (ou les titulaires de droits réels) sur un bien seront tenus au paiement de la redevance. Les locataires ne seront pas imposables.
A noter. Comme nous le verrons plus loin, au moment de sa demande d’autorisation de construire (ou spontanément pour les constructions non soumises à autorisation), le propriétaire devra déposer une déclaration permettant de calculer la redevance. Suite à cela, un avis de paiement invitant le propriétaire (ou le titulaire de droits réels) à régler la redevance sera émis par l’administration.
Changement. Si l’immeuble construit est vendu avant l’envoi de cet avis de paiement, l’ancien propriétaire (identifié comme tel sur les autorisations d’urbanisme), tenu au paiement de la redevance, pourra demander au nouveau propriétaire de le rembourser.
Le saviez-vous ?
Si le nom du propriétaire ne figure pas sur la déclaration permettant le calcul de la redevance, ou si la déclaration n’a tout simplement pas été fournie à l’administration, cette dernière pourra adresser l’avis de paiement au maître de l’ouvrage, c’est-à-dire le propriétaire de l’immeuble. Notez qu’à défaut de connaître le nom du propriétaire, l’administration pourra adresser sa demande de paiement au responsable des travaux, à charge pour lui de réclamer le remboursement de la redevance au véritable propriétaire de l’immeuble.
Redevance pour création de bureaux : quels sont les biens imposables ?
Géographiquement. La redevance est due pour les locaux situés dans le ressort de la région Ile-de-France, à savoir Paris et les départements de l’Essonne, des Hauts-de-Seine, de Seine-et-Marne, de Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne, du Val d’Oise et des Yvelines.
Une construction… La redevance est due sur les constructions de bureaux, de locaux commerciaux ou de locaux de stockage.
…mais pas seulement. Si la redevance est due sur les constructions, elle l’est également sur :
- les reconstructions, rénovations ou agrandissements de bureaux, locaux commerciaux ou locaux de stockage ;
- les transformations de locaux existants, affectés à un autre usage, en bureaux, locaux commerciaux ou locaux de stockage.
Bureaux. Par bureaux, il faut entendre les pièces utilisées à usage de bureaux par les entreprises, les associations, les collectivités territoriales, etc., ainsi que leurs dépendances immédiates et indispensables (salle de réunion, de photocopie, fumoir, couloirs, salle informatique, toilettes, vestiaires, etc.).
Locaux commerciaux. La notion de local commercial recouvre plusieurs situations :
- les locaux destinés à la vente de biens en gros ou à une activité de commerce de détail ;
- les locaux destinés à la réalisation de prestations de services de nature commerciale ou artisanale : cafés, restaurants, discothèques, salons de coiffure, casino, etc. ;
- les réserves et emplacements, couverts ou non, situés à proximité du local de vente ou du local où s’exécute la prestation de services.
Locaux de stockage. Sans surprise, il s’agit des locaux ou emplacements destinés au stockage de marchandises, de biens ou de produits. A ce titre, notez que les centres de traitement de données numérique, aussi appelés « data center », ne peuvent pas être qualifiés de locaux de stockage.
Exonérations. Ne sont jamais soumis à la redevance les locaux suivants :
- les surfaces de stationnement et les espaces de circulation ;
- les locaux destinés à la recherche ;
- les locaux à caractère sanitaire ou social ;
- les locaux des associations reconnues d’utilité publique ;
- les locaux appartenant à l’Etat, aux collectivités territoriales ou aux établissements publics (non industriels et commerciaux) utilisés dans le cadre d’une mission de service public ;
- les locaux situés en zone franche urbaine (ZFU-TE) ;
- les bureaux utilisés par les professions libérales, les officiers ministériels ou les associations relevant de la loi de 1901 ;
- les bureaux compris dans des locaux d’habitation ;
- les bureaux d’une surface inférieure à 1000 m² et qui dépendent d’un établissement industriel ;
- les locaux reconstruits par leur propriétaire suite à un sinistre ou à une expropriation pour cause d’utilité publique.
Le saviez-vous ?
Attention, retenez que la redevance pour création de bureaux ne doit pas être confondue avec la taxe annuelle sur les bureaux : la redevance pour création n’est due qu’une seule fois !
Redevance pour création de bureaux : comment est-elle calculée ?
Calcul. Le montant de la redevance est égal au résultat de la formule suivante : surface de construction en m² x tarif applicable au m².
Surface de construction. La surface de construction est égale à la somme des surfaces de plancher closes et couvertes (calculée à partir du nu intérieur des façades du bâtiment), ayant une hauteur sous plafond supérieure à 1,80 mètre, et après déduction des vides et des trémies. Pour information, une trémie est une partie du plancher permettant le passage d’un escalier, d’un ascenseur, etc.
Le saviez-vous ?
Si le propriétaire réalise une opération de reconstruction, la redevance ne sera due que pour la surface de construction (issue des opérations de reconstruction) qui excède la surface de construction de l’immeuble avant travaux.
Tarifs. Les tarifs applicables par m² sont fixés pour chaque catégorie de biens et pour chaque circonscription tarifaire. Pour 2017, les tarifs sont les suivants :
| 1ère circonscription | 2ème circonscription | 3ème circonscription |
Bureaux | 372,58 € | 231,78 € | 93,15 € |
Locaux commerciaux | 129,97 € | 81,23 € | 32,50 € |
Locaux de stockage | 14,09 € | 14,09 € | 14,09 € |
Circonscriptions tarifaires. Les circonscriptions tarifaires se décomposent de la manière suivante :
- 1ère circonscription : Paris et les communes du département des Hauts-de-Seine ;
- 2ème circonscription : les communes de l’unité urbaine de Paris autres que Paris et les communes du département des Hauts-de-Seine ;
- 3ème circonscription : les autres communes de la région Ile-de-France.
Déclaration. Le propriétaire devra déposer une déclaration (appelée « déclaration pour le calcul de la redevance relative à la création de bureaux et locaux commerciaux en Ile-de-France) permettant de calculer la redevance au moment, soit :
- de sa demande de permis de construire ;
- du début des travaux pour les constructions ne nécessitant pas de permis de construire : dans cette hypothèse, la déclaration doit être déposée en 2 exemplaires à l’unité territoriale du département ou à la direction départementale du territoire (DDT).
Achèvement. Une fois les travaux terminés, le propriétaire devra également adresser à la mairie une déclaration d’achèvement (appelée « déclaration d’achèvement de travaux – redevance pour la création de bureaux ou de locaux commerciaux ») en 3 exemplaires.
Paiement. Une fois en possession de toutes les déclarations requises, les services fiscaux calculeront le montant de la redevance dû par le propriétaire et lui adresseront un avis de paiement. Le propriétaire devra payer cette redevance dans les 2 mois qui suivent la réception de cet avis de paiement.
Le saviez-vous ?
Notez que le propriétaire pourra se rapprocher des services fiscaux pour obtenir une réduction de redevance, une décharge, voir même un remboursement partiel ou total, lorsque :
- le projet de construction, reconstruction, etc., a été abandonné ;
- la surface de construction initialement prévue n’a pas été construite ;
- il y a eu une erreur dans la détermination de la surface de construction.
A retenir
Cette redevance est due une seule fois par le propriétaire ou le titulaire d’un droit réel sur des locaux à usage de bureaux, des locaux commerciaux et des locaux de stockage créés en Ile-de-France.
Toutefois, de nombreuses exonérations existent dépendant de l’activité déployée dans le local, de sa situation géographique ou de sa taille.
- Articles L 520-1 à L 520-23 anciens du code de l’urbanisme
- Article L 331-10 du code de l’urbanisme
- Arrêté du 26 décembre 2016 relatif à l’actualisation annuelle des tarifs au mètre carré pour le calcul de la redevance pour la création de locaux à usage de bureaux, de locaux commerciaux et de locaux de stockage en région d’Ile-de-France (articles L. 520-1 et L. 520-8 du code de l’urbanisme) NOR : LHAL1637971A
- Arrêt du Conseil d'État du 11 octobre 2022, n° 463134 (« data center » non assimilable à un local de stockage)
