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Acheter ou louer un véhicule : bonus ?

Date de mise à jour : 07/05/2024 Date de vérification le : 07/05/2024 4 minutes
Attention, cet article a plus d'un an

Acheter ou louer un véhicule aujourd’hui suppose de tenir compte d’un coup de pouce possible (le « bonus »). Quels sont les véhicules concernés par le bonus ? À combien s’élève cette aide ?

Rédigé par l'équipe WebLex.
Acheter ou louer un véhicule : bonus ?

Le point sur le bonus écologique

Le bonus écologique pour les voitures neuves est attribué à tout particulier majeur justifiant d’un domicile en France (une fois tous les 3 ans), qui achète ou prend en location dans le cadre d’un contrat d’une durée supérieure ou égale à 2 ans, un véhicule :

  • qui appartient à la catégorie M1, c’est-à-dire une voitures comportant, en plus du siège conducteur, 8 places assises maximum ;
  • qui n’a pas fait l’objet précédemment d’une 1re immatriculation en France ou à l’étranger ;
  • qui est immatriculé en France dans une série définitive ;
  • qui n’est pas cédé par le bénéficiaire dans l’année qui suit la date de facturation du véhicule ou de versement du 1er loyer, ni avant d’avoir parcouru au moins 6 000 km ;
  • qui utilise l’électricité, l’hydrogène ou une combinaison des 2 comme source exclusive d’énergie ;
  • dont le coût d’achat est inférieur ou égal à 47 000 € TTC, incluant le prix d’achat ou de location de la batterie, le cas échéant ;
  • dont la masse en ordre de marche (donc son poids) est inférieur à 2 400 kg ;
  • qui (pour les véhicules électriques) répond à un score minimal environnemental.

À noter. Depuis le 14 février 2024, les personnes morales (sociétés, associations, etc.) n’ont plus le droit au bonus écologique pour les voitures neuves. 

Le montant du bonus écologique est fixé à 27 % du coût d’achat TTC, augmenté le cas échéant du coût de la batterie si celle-ci est prise en location, dans la limite de 4 000 €. Notez que le montant de ce bonus est majoré de 3 000 € pour les véhicules achetés ou loués par une personne dont le revenu fiscal de référence par part est inférieur ou égal à 15 400 €. Il est également majoré de 1 000 € lorsque le véhicule est acquis ou loué par un particulier domicilié en outre-mer et qu’il y circule dans les 6 mois suivant son acquisition.

D’autres bonus écologiques… Il existe de nombreux autres « bonus écologiques », dont le montant varie selon la nature des véhicules concernés :

À noter. Depuis le 14 février 2024, les véhicules d’occasion sont exclus du bonus écologique.

Une demande. La demande d’aide doit être formulée au plus tard dans les 6 mois qui suivent la date de facturation du véhicule ou celle du versement du 1er loyer. Elle doit être accompagnée d’un certain nombre d’informations concernant l’identité du demandeur, le véhicule acquis ou loué, etc.


Le point sur la prime à la conversion

La prime à la conversion pour l’achat d’une voiture peu polluante est attribuée à tout particulier majeur justifiant d’un domicile en France, dont le revenu fiscal de référence par part (RFR) est inférieur ou égal à 24 900 €, ou à toute entreprise justifiant d’un établissement en France, qui achète ou prend en location dans le cadre d’un contrat d’une durée supérieure ou égale à 2 ans, un véhicule :

  • appartient à la catégorie M1 ;
  • qui est immatriculé en France dans une série définitive ;
  • qui n’est pas cédé par le bénéficiaire dans l’année qui suit la date de facturation ou du versement du 1er loyer, ni avant d’avoir parcouru au moins 6 000 km ;
  • qui n’est pas considéré comme un véhicule endommagé ;
  • dont le coût d’achat est inférieur ou égal à 47 000 € TTC, incluant le prix d’achat ou de location de la batterie, le cas échéant ;
  • sa masse en ordre de marche (donc son poids) est inférieur à 2 400 kg.

Attention. Cette aide n’est attribuée que si l’achat ou la location d’un véhicule éligible s’accompagne du retrait de la circulation, à des fins de destruction d’un véhicule qui :

  • appartient à la catégorie M1 ou N1 (c’est-à-dire un véhicule de transport de marchandises avec un poids maximal inférieur ou égale à 3,5 tonnes) ;
  • a fait l’objet d’une 1re immatriculation avant le 1er janvier 2011 (pour les véhicules utilisant le gazole comme carburant principal) ou avant le 1er janvier 2006 (pour les véhicules utilisant un autre carburant comme carburant principal) ;
  • appartient au bénéficiaire de la prime à la conversion et a été acheté depuis au moins 1 an ;
  • est immatriculé en France dans une série normale ou avec un numéro d’immatriculation définitif ;
  • n’est pas gagé ;
  • n’est pas considéré comme un véhicule endommagé ou fait l’objet d’un contrat d’assurance en cours de validité depuis au moins 1 an à la date de sa remise pour destruction ou à la date de facturation du véhicule acquis ou loué ;
  • est remis pour destruction à un centre spécialisé dans les 3 mois qui précèdent ou dans les 6 mois qui suivent la date de facturation du véhicule acquis ou loué.

Combien ? Le montant de la prime à la conversion est fixé de la façon suivante :

Pour les véhicules qui utilisent l’électricité, l’hydrogène, ou une combinaison des 2 comme source exclusive d’énergie :

  • 80 % du coût d’achat, dans la limite de 5 000 € si le véhicule est acheté ou loué :
    • par un particulier dont le RFR est inférieur ou égal à 15 400 € et dont la distance entre son domicile et son lieu de travail est supérieure à 30 km, ou qui effectue plus de 12 000 km par an avec son véhicule personnel dans le cadre de son activité professionnelle ;
    • par un particulier dont le RFR est inférieur ou égal à 7 100 € ;
  • 1 500 € dans les autres cas.

Pour les véhicules dont les émissions de CO2 sont inférieures ou égales à 132 g/km ( ou à 104 g/km)  et utilisant l’essence, le gaz naturel, le GPL, l’éthanol, ou le superéthanol comme source partielle ou exclusive d’énergie et dont la date de 1re immatriculation est postérieure au 1er janvier 2011, le montant de la prime est fixé à :

  • 80 % du coût d’achat, dans la limite de 3 000 €, si le véhicule est acheté ou loué :
    • par un particulier dont le RFR est inférieur ou égal à 15 400 € et dont la distance entre son domicile et son lieu de travail est supérieure à 30 km, ou qui effectue plus de 12 000 km par an avec son véhicule personnel dans le cadre de son activité professionnelle .
    • par un particulier dont le RFR est inférieur ou égal à 7 100 € ;
  • 500 €, dans la limite du coût d’achat du véhicule, s’il est acquis ou loué par un particulier dont le RFR est inférieur ou égal à 15 400 €.

Une majoration. Le montant de la prime à la conversion est majoré de 1 000 € lorsque le bénéficiaire de l’aide est un particulier dont le lieu de travail ou le domicile est situé dans une zone à faibles émissions mobilité, ou une entreprise disposant d’un établissement dans une telle zone. En cas de cumul avec une aide ayant le même objet versé par une collectivité territoriale, le montant de la majoration est augmenté du montant de l’aide dans la limite de 2 000 €.

D’autres primes à la conversion… Il existe de nombreuses autres « primes à la conversion », dont le montant varie selon la nature des véhicules concernés :

Une demande. La demande d’aide doit être formulée au plus tard dans les 6 mois qui suivent la date de facturation du véhicule ou celle du versement du 1er loyer. Elle doit être accompagnée d’un certain nombre d’informations concernant l’identité du demandeur, le véhicule acquis ou loué, etc.


Le point sur la prime au rétrofit électrique

Prime au rétrofit électrique d’une voiture particulière. Cette prime au rétrofit est attribuée à tout particulier majeur justifiant d’un domicile en France, dont le revenu fiscal de référence par part (RFR) est inférieur ou égal à 24 900 €, ou à toute entreprise justifiant d’un établissement en France qui est propriétaire d’un véhicule automobile terrestre à moteur :

  • qui appartient à la catégorie M1 ;
  • qui a fait l’objet d’une transformation :
    • de véhicule à motorisation thermique en motorisation électrique à batterie ou à pile à combustible ;
    • de véhicule utilisant le gazole en carburant principal ou non principal en motorisation utilisant l'électricité comme source partielle d'énergie et dont l'autonomie équivalente en mode tout électrique en ville est supérieure à 50 km ;
  • qui n’est pas cédé par le bénéficiaire dans l’année suivant sa transformation, ni avant d’avoir parcouru au moins 6 000 km.

Montant pour un véhicule tout électrique. Le montant de cette prime est fixé à :

  • 80 % du coût de la transformation, dans la limite de 5 000 € si le véhicule est acquis ou loué :
    • par un particulier dont le RFR est inférieur ou égal à 15 400 € et dont la distance entre son domicile et son lieu de travail est supérieure à 30 km, ou qui effectue plus de 12 000 km par an avec son véhicule personnel dans le cadre de son activité professionnelle ;
    • par un particulier dont le RFR est inférieur ou égal à 7 100 € ;
  • 1 500 € dans les autres cas.

Montant pour un véhicule partiellement électrique. Le montant de cette prime est fixé à :

  • 80 % du coût de la transformation, dans la limite de 3 000 € si le véhicule est acquis ou loué :
    • par un particulier dont le RFR est inférieur ou égal à 15 400 € et dont la distance entre son domicile et son lieu de travail est supérieure à 30 km, ou qui effectue plus de 12 000 km par an avec son véhicule personnel dans le cadre de son activité professionnelle ;
    • par un particulier dont le RFR est inférieur ou égal à 7 100 € ;
  • 500 € dans les autres cas.

Une majoration. Le montant de la prime au rétrofit est majoré de 1 000 € lorsque le bénéficiaire de l’aide est un particulier dont le lieu de travail ou le domicile est situé dans une zone à faibles émissions mobilité, ou une entreprise disposant d’un établissement dans une telle zone. En cas de cumul avec une aide ayant le même objet versé par une collectivité territoriale, le montant de la majoration est augmenté du montant de l’aide dans la limite de 2 000 €.

D’autres primes au rétrofit… Il existe de nombreuses autres « primes au rétrofit », dont le montant varie selon la nature des véhicules concernés :

Une demande. La demande d’aide doit être formulée au plus tard dans les 6 mois qui suivent la facturation de l’installation du dispositif de conversion électrique. Elle doit être accompagnée d’un certain nombre d’informations concernant l’identité du demandeur, le véhicule acquis ou loué, etc.

À retenir

Pour encourager la circulation de véhicules « propres » de nombreuses aides financières existent : bonus écologique, prime à la conversion et prime au rétrofit électrique.

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Taxe sur les véhicules de société : comment l’éviter ?

Date de mise à jour : 16/02/2022 Date de vérification le : 16/02/2022 13 minutes
Attention, cet article a plus d'un an

Tous les ans, les sociétés doivent déclarer et payer la taxe sur les voitures de sociétés. Mais encore faut-il que les voitures soient effectivement soumises à cette taxe. Revue de détail des voitures concernées… et des véhicules exonérés…

Rédigé par l'équipe WebLex.
Taxe sur les véhicules de société : comment l’éviter ?


Les véhicules concernés par la taxe sur les voitures de société

Attention. Depuis le 1er janvier 2022, la taxe sur les véhicules de société est remplacée par 2 autres taxes : la taxe annuelle sur les émissions de dioxyde de carbone et la taxe annuelle relative aux émissions de polluants atmosphériques. Les développements suivants ne sont donc plus applicables.

Le principe. Votre société sera potentiellement soumise à la taxe sur les véhicules de sociétés dès lors qu’une voiture de tourisme est immatriculée à son nom en France ou qu’elle utilise une voiture de tourisme effectivement éligible à cette taxe pour les besoins de son activité. Mais que faut-il entendre par voiture de tourisme ?

Voiture de tourisme ? Sont considérées comme véhicules de tourisme les voitures particulières classées dans la catégorie « M1 », à l’exception des véhicules à usage spécial qui ne sont pas accessibles en fauteuil roulant. Sont également considérés comme tels les véhicules à usages multiples qui, tout en étant classés en catégorie N1, sont destinés au transport de voyageurs et de leurs bagages ou de leurs biens dans un compartiment unique, ainsi que les pick-up comprenant au moins 5 places assises (à l’exception de ceux utilisés exclusivement dans le cadre de l’exploitation des domaines skiables et des remontées mécaniques).

Concrètement. La taxe est donc applicable à tous les véhicules classés pour l'établissement des cartes grises dans le genre des « voitures particulières », étant précisé qu’on retrouve dans cette catégorie les voitures réparties dans les différents types de carrosserie suivants : « berline », « voiture à hayon arrière », « cabriolet », « break », « coupé » et « véhicules à usage multiples ».

Catégorie « N1 » ? Les véhicules classés en catégorie N1 sont des véhicules à moteur conçus et construits essentiellement pour le transport de marchandises ayant une masse maximale ne dépassant pas 3,5 tonnes. Mais, parmi ceux-ci figurent des véhicules à usages multiples, c’est-à-dire qu’ils sont destinés au transport de voyageurs et de leurs bagages ou de leurs biens dans un compartiment unique : ces véhicules de catégorie N1 correspondent en pratique aux véhicules dont la carte grise porte la mention camionnette ou « CTTE », tout en disposant de plusieurs rangs de places assises.

Taxable ? Ces véhicules sont par principe soumis à la taxe sur les voitures de société. Ce qui ne sera pas le cas, en revanche, des véhicules utilitaires de type fourgon ou camionnette à cabine approfondie disposant de plusieurs rangs de places assises demeurent exonérés de taxe, à la condition que ces véhicules soient dans la pratique affectés par l'entreprise au transport de marchandises.

Une précision sur les véhicules « dérivés VP ». Les voitures particulières transformées en véhicules utilitaires (ce que l’on appelle les « dérivés VP ») qui ne disposent que d’un seul rang de places assises à l’avant et qui sont destinées au transport de marchandises ne sont pas soumises à la taxe sur les voitures de société.

Une précision sur la notion de « places assises ». L’administration précise qu’une « place assise » existe dès lors que la voiture est équipée d’ancrages « accessibles ». Sont par exemple des « ancrages accessibles » les systèmes permettant d’ajouter aisément un siège supplémentaire. En revanche, ne sont pas des « ancrages accessibles » les systèmes sur lesquels le constructeur automobile a installé un équipement permanent ne pouvant pas être enlevé au moyen d’outils courants.

A noter. L’assujettissement à la taxe va dépendre des caractéristiques et du genre des véhicules qui figurent sur le certificat d'immatriculation, indépendamment, en outre, de l’utilisation que vous faites de cette voiture. Il est indépendant des éléments de fait et notamment de l'adjonction ou de la suppression de sièges. De même, le fait que la voiture soit revêtue d'inscriptions ou de dessins publicitaires est sans incidence : s’il s’agit d’une voiture particulière, elle sera tout de même concernée par cette taxe.

Le saviez-vous ?

Il faut rappeler que cette taxe concerne les voitures « possédées » ou « utilisées » par la société : en, clair, sont visées, non seulement les voitures particulières appartenant à votre société, mais aussi les voitures louées ou mises à sa disposition, ou encore votre propre voiture ou celles de vos salariés utilisées dans le cadre de l’activité professionnelle (des mesures d’allègement de la taxe existent toutefois pour cette dernière catégorie).

Focus sur les voitures « utilisées ». En pratique, il s’agit des véhicules pris en location ou pris en crédit-bail ou mis à la disposition de la société par une autre entreprise, même implantée à l’étranger.

Focus sur les voitures des salariés. Sont aussi concernées les voitures appartenant à ou louées par vos salariés et/ou les dirigeants et pour lesquels la société procède au remboursement de frais kilométriques, quelles que soient les modalités de remboursement (indemnisation en fonction des frais réels, d’allocations forfaitaires, du barème kilométrique publié par l’administration, ...).

Le saviez-vous ?

Les associés de sociétés de personnes (type SNC non soumise à l’impôt sur les sociétés par exemple) ne sont pas visés par la règle assujettissant les véhicules personnels en fonction des remboursements de frais kilométriques : en conséquence, les sociétés demeurent passibles de la taxe dès lors que l'utilisation des véhicules possédés ou loués par les associés est caractérisée par l'importance de la prise en charge annuelle de la personne morale des frais relatifs à cette utilisation.


Les véhicules exonérés de taxe sur les voitures de société

Attention. Depuis le 1er janvier 2022, la taxe sur les véhicules de société est remplacée par 2 autres taxes : la taxe annuelle sur les émissions de dioxyde de carbone et la taxe annuelle relative aux émissions de polluants atmosphériques. Les développements suivants ne sont donc plus applicables.

Des exceptions à connaître. A tout principe, ses exceptions, et c’est particulièrement vrai en matière fiscale : de nombreux véhicules sont susceptibles d’échapper à cette taxe particulièrement pénalisante. Revue de détail…

1ère source d’exonération. Parce que la taxe ne concerne que les voitures particulières, les voitures qui ne sont pas classées dans cette catégorie échappent donc à la taxe : on pense ici aux véhicules utilitaires (camions, camionnettes, etc.), aux voitures dites commerciales, c’est-à-dire ne disposant que des places avant et d’un espace dédié au chargement de marchandises à l’arrière, etc.

2ème source d’exonération. Si les véhicules fonctionnant exclusivement à l’énergie électrique sont, par principe, soumis à la taxe sur les voitures de sociétés, ils y échappent en pratique : le tarif étant nul pour les véhicules rejetant moins de 20 grammes de CO² par kilomètre, les véhicules électriques, dont les émissions de CO² sont, en général, inférieures à ce seuil, ne sont en pratique pas soumis à la taxe.

3ème source d’exonération.Sont exonérés de la 1ère composante de la taxe, pendant une période de 12 trimestres, décomptée à partir du 1er jour du 1er trimestre en cours à la date de 1ère mise en circulation du véhicule, ceux dont les émissions de dioxyde de carbone sont inférieures ou égales :

  • pour les véhicules relevant du nouveau dispositif d’immatriculation : à 120 g/km ;
  • pour les autres véhicules : à 100 g/km.

Pour les véhicules propres. Cette exonération s’applique dès lors que les véhicules en question combinent :

  • soit, d’une part, l’électricité ou l’hydrogène et, d’autre part, le gaz naturel, le gaz de pétrole liquéfié, l’essence ou le superéthanol E85 ;
  • soit, d’une part, le gaz naturel ou le gaz de pétrole liquéfié et, d’autre part, l’essence ou le superéthanol E85.

Une nouvelle procédure d’immatriculation ? Une nouvelle procédure d’immatriculation des véhicules s’applique en France depuis le 1er mars 2020, dont l’objectif est d’aboutir à la mise en place d’un certificat de conformité électronique.

Concrètement, son but principal est d’assurer que le niveau d’émission de CO² des véhicules est conforme aux nouveaux niveaux d’émissions imposés au niveau européen. Cette nouvelle procédure d’immatriculation a un impact sur la plupart des taxes sur les véhicules et notamment, sur le calcul de la taxe sur les véhicules de société.

==> Pour en savoir plus, consultez notre fiche « Gérer la taxe sur les véhicules de société »

4ème source d’exonération. Si votre société prend en location un véhicule pour une courte durée, le véhicule ne sera pas soumis à la taxe : sont visées les locations dont la durée n'excède pas une période d'un mois civil ou de trente jours consécutifs.

Exemple. Une société est spécialisée dans la vente d’espaces publicitaires sur des voitures, dont elle est propriétaire, et qu’elle met gratuitement à la disposition des communes. Elle s’est abstenue de payer la taxe sur les voitures de société, considérant qu’elle pouvait bénéficier de l’exonération réservée aux loueurs de voitures. A tort, selon l’administration qui lui rappelle que l’exonération n’est possible que pour les professionnels qui proposent des contrats de location. Or, elle ne peut que constater que la société ne loue pas les véhicules : elle les met gratuitement à disposition des communes pour des périodes de 2 à 4 ans.

Pour la petite histoire… La même société, toujours en se prévalant de la qualité de loueur de voitures, a tenté de s’exonérer du paiement de la taxe en indiquant que puisque la mise à disposition dépassait les 30 jours, il appartenait au locataire de payer la taxe. Cette exonération est parfaitement valable, mais seulement lorsque le locataire est une société, ce qui n’est pas le cas ici : il n’y a pas de location et les véhicules sont mis à disposition d’une collectivité territoriale.

5ème source d’exonération. Les sociétés exerçant certaines activités bénéficient de dispositifs particuliers :

  • les voitures de tourisme exclusivement affectées à un usage agricole: cette exonération s’applique pour la taxe exceptionnelle due pour la période du 31 octobre 2017 au 31 décembre 2017, ainsi que pour la taxe due à compter de janvier 2018 ;
  • les véhicules destinés à l'exécution d'un service de transport à la disposition du public sont exonérés : sont visés les taxis ou encore les voitures possédées par les sociétés de transport automobiles, les agences de voyage ou de tourisme et servant au transport de leurs clients ;
  • les véhicules appartenant aux loueurs sont exonérés, mais uniquement les véhicules effectivement et exclusivement affectés à la location ;
  • les voitures appartenant aux négociants en automobiles et destinées à la revente, les voitures de démonstration ou d'essais possédées par les constructeurs d'automobiles, leurs concessionnaires ou agents sont exonérées.

Le saviez-vous ?

Il est également admis que les voitures affectées exclusivement à l'enseignement de la conduite automobile ou aux compétitions sportives ne sont pas imposables.

Depuis le 1er janvier 2018, cette exonération concerne également les voitures affectées exclusivement à l’activité de pilotage automobile. Cette tolérance s’applique aussi pour le passé (avant le 1er janvier 2018), sous réserve que l’imposition en cause ne soit pas définitive à la date du 15 mai 2018.

Pour la petite histoire… Une société organise des stages de conduite de voitures de luxe (Aston Martin, Lamborghini, Ferrari, etc.) sur circuit. Suite à un contrôle fiscal, l’administration la soumet à la taxe sur les voitures de société, ce qu’elle conteste, considérant que son activité consiste à enseigner la conduite automobile : selon elle, son activité d’organisation de stage de conduite sur circuit s’apparente à l’activité des auto-écoles qui organisent elles aussi des stages d’apprentissage de conduite. Pas pour le juge : la société ne démontre pas que les stages de conduite qu’elle organise ont pour vocation d’améliorer la conduite des propriétaires de voitures de luxe. En cela, son activité s’apparente plus à une activité de loisirs qu’à une activité d’enseignement de la conduite. En conséquence, la taxe sur les voitures de société est due et le redressement fiscal est confirmé.

6ème source d’exonération. Cette dernière exonération vise la catégorie des voitures personnelles des salariés et des dirigeants. Par principe, et dès lors que l’entreprise rembourse les frais kilométriques, ces voitures sont soumises à la taxe. Mais compte tenu des règles de calcul qui leur sont appliquées, la plupart d’entre elles échappent à la taxe :

  • en premier lieu, si les remboursements de frais correspondent, en équivalent, à moins de 15 000 km parcourus à titre professionnel, le véhicule du salarié ou le vôtre n’est pas taxé ; si vous parcourez plus de 15 000 km à titre professionnel avec votre voiture personnelle, la taxe sera due à hauteur de :
  • o 25 % si le nombre de km remboursés est compris entre 15 000 et 25 000 ;
  • o 50 % si le nombre de km remboursés est compris entre 25 000 et 35 000 ;
  • o 75 % si le nombre de km remboursés est compris entre 35 000 et 45 000 ;
  • o 100 % si le nombre de km remboursés est compris est supérieur à 45 000.
  • en second lieu, un abattement de 15 000 € est appliqué sur le montant total de la taxe due par la société à raison de l’ensemble des véhicules possédés ou loués par les salariés ou les dirigeants. De quoi voir venir, donc…

Le saviez-vous ?

Sont aussi exonérés les véhicules accessibles en fauteuil roulant et immatriculés dans la catégorie M1.

A retenir

Ne sont visées que les voitures particulières : vos voitures commerciales dépourvues de places arrière, vos camions et camionnettes ne sont donc pas soumis à la taxe sur les voitures de sociétés.

Même si les voitures particulières personnelles des salariés et des dirigeants, utilisées à des fins professionnelles contre remboursement de frais kilométriques, sont concernées par cette taxe, les modalités de calcul font que la plupart d’entre elles y échappent (compte tenu notamment d’un abattement global spécifique de 15 000 €).


J'ai entendu dire

Les voitures de démonstration utilisées quotidiennement par les vendeurs dans les concessions automobiles doivent-elles être soumises à la taxe ?

En pratique, la réponse est négative. La situation que l’on vise ici est celle où les voitures de démonstration sont effectivement laissées à la disposition des vendeurs pour regagner leur domicile, pour les fins de semaine ou pendant les périodes de congés. La position de l’administration fiscale est la suivante :
  • - compte tenu des obligations professionnelles des vendeurs tenus de visiter leurs clients à des heures tardives ou même le samedi ou le dimanche, il est admis que l'exonération n'est pas remise en cause lorsqu’ils utilisent des voitures de démonstration pour leurs transports personnels journaliers ou en fin de semaine ;
  • - en revanche, l'utilisation de ces voitures par les vendeurs pendant la durée de leur congé annuel ne peut pas être considérée comme imposée par l'exercice de la profession : il faut donc soumettre ces voitures à la taxe dès lors qu’elles sont utilisées pendant la période des congés payés (en pratique, au titre du 3ème trimestre de chaque année, dans la plupart des cas).
Attention, cette exonération ne s’applique, sous conditions, que pour les véhicules de démonstration mis à disposition des vendeurs de voitures. Elle ne s’applique pas aux véhicules mis à disposition de commerciaux chargés d’effectuer des missions n’ayant aucun rapport avec la vente de voitures et ce, même s’ils travaillent pour une société spécialisée dans l’importation et la distribution de véhicules automobiles.
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Gérer la taxe sur les voitures de société

Date de mise à jour : 16/02/2022 Date de vérification le : 16/02/2022 11 minutes
Attention, cet article a plus d'un an

Dans le cadre de votre activité, vous êtes amené à utiliser une voiture pour assurer vos déplacements. Votre société est, de ce fait, susceptible d’être concernée par la taxe sur les voitures de sociétés, même si vous utilisez votre voiture personnelle. Comment savoir si votre société doit, ou non, payer cette taxe ? Et combien ça va lui coûter ?

Rédigé par l'équipe WebLex.
Gérer la taxe sur les voitures de société


Taxe sur les voitures de société : qui est concerné ?

Attention. Depuis le 1er janvier 2022, la taxe sur les véhicules de société est remplacée par 2 autres taxes : la taxe annuelle sur les émissions de dioxyde de carbone et la taxe annuelle relative aux émissions de polluants atmosphériques. Les développements suivants ne sont donc plus applicables.

Quelles sociétés ? Toutes les sociétés sont susceptibles d'être concernées par cette taxe : que votre société relève de l'impôt sur le revenu, qu’elle soit soumise à l’impôt sur les sociétés, quelle que soit son activité, vous êtes potentiellement concerné par cette taxe.

Bien entendu… Cela suppose que la société possède un véhicule ou, sans en posséder directement, qu’elle utilise un ou plusieurs véhicules dans le cadre de l’exploitation. Sont donc non seulement concernées les voitures possédées par la société et immatriculées en France, mais aussi celles qu'elle utilise en France quel que soit l'Etat dans lequel elles sont immatriculées : il peut donc s'agir de véhicules loués (les voitures louées pour une période inférieure à 30 jours ne sont pas taxées) ou mis à sa disposition.

Et si le véhicule est immobilisé ? Le fait que le véhicule possédé par la société soit immobilisé (notamment parce qu’elle n’a pas payé la facture d’entretien de son garagiste) est sans incidence sur le principe de taxation. Dès lors que la société est propriétaire d’une voiture immatriculée à son nom dans la catégorie des « voitures particulières », elle doit payer la taxe sur les véhicules de société.

Le saviez-vous ?

Parmi les véhicules qui sont susceptibles d’être utilisés par la société figure votre véhicule personnel et/ou celui des salariés et dirigeants de l'entreprise (qu'ils en soient propriétaires ou locataires), à partir du moment où la société procède au remboursement de frais kilométriques liés à des déplacements professionnels.

Quelles voitures ? Ne sont concernés que les véhicules de tourisme classés dans la catégorie des voitures particulières et ceux classés dans la catégorie dite « N1 », correspondant aux véhicules à usage multiple destinés au transport de voyageurs et de leurs biens et de leurs bagages dans un compartiment unique. Cela veut donc dire a contrario que vous n’avez pas à vous préoccuper de cette taxe à propos de vos véhicules utilitaires ou autres camionnettes.

Des catégories échappent à la taxe. Echappent totalement à la taxe les véhicules exclusivement destinés à la vente ou à la location (sont donc visés ici les voitures vendues en concession et les véhicules des entreprises de location, ces derniers étant alors taxés chez l’utilisateur), les véhicules affectés à un service de transport à la disposition du public (les taxis par exemple), les voitures auto-écoles, etc. De même, les véhicules dits « propres » peuvent échapper, en tout ou partie selon les véhicules, à cette taxe.

     =>  Pour en savoir plus, consultez la fiche « Taxe sur les véhicules de société : comment l’éviter ? »


Taxe sur les voitures de société : comment est-elle calculée ?

Attention. Depuis le 1er janvier 2022, la taxe sur les véhicules de société est remplacée par 2 autres taxes : la taxe annuelle sur les émissions de dioxyde de carbone et la taxe annuelle relative aux émissions de polluants atmosphériques. Les développements suivants ne sont donc plus applicables.

Une période d’imposition. La taxe sur les véhicules de société est une taxe annuelle, la période à prendre en compte correspondant, depuis 2018, à l'année civile.

Un calcul par trimestre. La taxe est calculée par trimestre : pour chaque trimestre, vous devez totaliser les véhicules possédés ou utilisés par la société au 1er jour du trimestre. Le calcul de la taxe se fait, tous les ans, sur une période d’imposition qui évolue à compter de 2017.

Jusqu’en 2016. La taxe sur les voitures de tourisme de société (TVTS) est calculée et payée tous les ans par les entreprises qui utilisent ou possèdent ce type de voitures, mais la période d’imposition retenue pour le calcul de la taxe s’étend du 1er octobre au 30 septembre de l’année suivante.

Depuis 2018. Cette période d’imposition correspond à l’année civile depuis le 1er janvier 2018.

Pour les voitures prises en location. Vous devez tenir compte des véhicules pris en location au cours du trimestre par la société. La taxe ne sera toutefois due que si, à l'intérieur d'une même période annuelle d'imposition, la location est d'une durée supérieure à un mois civil ou à trente jours consécutifs. En outre, lorsqu'à l'intérieur d'une même période annuelle d'imposition, la location est à cheval sur 2 trimestres, la taxe n'est due que pour un seul trimestre si la durée de la location ne dépasse pas 3 mois civils consécutifs ou 90 jours consécutifs (la même règle est applicable lorsqu'à l'intérieur d'une même période annuelle d'imposition, la location est à cheval sur 3 ou 4 trimestres, c'est-à-dire que la taxe n'est due que pour 2 ou 3 trimestres si la durée de la location ne dépasse pas, respectivement, 6 mois consécutifs ou 180 jours consécutifs, ou 9 mois consécutifs ou 270 jours consécutifs).

En cas de remplacement d’un véhicule. En cas de remplacement d’un véhicule (loué ou immatriculé au nom de la société) au cours d’un trimestre, de sorte que vous n’avez utilisé qu’un seul véhicule, la taxe ne sera due que pour un seul véhicule : celui dont le tarif calculé à partir du barème qui lui est applicable est le plus élevé.

Un tarif différencié. Le tarif de la taxe est établi selon deux barèmes différents, en fonction de l'émission de CO² du véhicule ou de sa puissance fiscale, selon la date de mise en circulation du véhicule et d'utilisation du véhicule. En outre, à compter de la période d’imposition s’ouvrant le 1er octobre 2013, le montant de la taxe est obtenu en ajoutant, au barème précédent, un nouveau tarif établi en fonction du mode de carburation du véhicule (essence et assimilé ou diesel et assimilé) et de l’année de la première mise en circulation.

Une nouvelle procédure d’immatriculation. Une nouvelle procédure d’immatriculation des véhicules s’applique en France depuis le 1er mars 2020, dont l’objectif est d’aboutir à la mise en place d’un certificat de conformité électronique.

Concrètement, son but principal est d’assurer que le niveau d’émission de CO² des véhicules est conforme aux nouveaux niveaux d’émissions imposés au niveau européen.

Pour quels véhicules ? Les véhicules concernés sont ceux qui relèvent des catégories M1, M2, N1 ou N2, pour lesquels la 1ère immatriculation en France intervient depuis le 1er mars 2020, à l’exception :

  • de ceux pour lesquels les émissions de dioxyde de carbone n'ont pas été déterminées conformément aux exigences européennes ;
  • et de ceux pour lesquels les émissions de dioxyde de carbone ne peuvent être déterminées ou pour lesquels il n'est pas possible d'établir qu'elles ont été déterminées conformément aux exigences européennes.

A noter. Ce nouveau système d’immatriculation a une incidence sur le tarif de la taxe sur les voitures de société.

Consultez les tarifs de la taxe sur les voitures de sociétés 2021

Pour les voitures des dirigeants et salariés. Pour ces véhicules, vous devez prendre en compte les trimestres au cours desquels vous et/ou vos salariés avez effectué un déplacement professionnel, et pour lequel la société procède au remboursement des frais kilométriques. Vous calculez, ensuite, la taxe en recourant au barème applicable, mais vous appliquez un abattement (un coefficient pondérateur) qui est fonction du nombre de kilomètres remboursés par la société. Ainsi, la taxe ne sera due qu'à hauteur de :

  • 25 % si le nombre de km remboursés est compris entre 15 001 et 25 000,
  • 50 % si le nombre de km remboursés est compris entre 25 001 et 35 000,
  • 75 % si le nombre de km remboursés est compris entre 35 001 et 45 000,
  • 100 % si le nombre de km remboursés est supérieur à 45 000.

Concrètement... Aucune taxe ne sera donc due si le nombre de kilomètres remboursés par la société est inférieur à 15 000 km au titre d'une période d'imposition.

Et, en plus... Après application du coefficient pondérateur, vous bénéficiez d'un abattement de 15 000 € sur le montant de la taxe due à raison des véhicules loués ou possédés par les dirigeants et salariés.

Conseil. Demandez à vos salariés une copie de la carte grise du véhicule utilisé pour connaître le tarif applicable.

Le saviez-vous ?

Pour gérer les changements de voitures, voici la marche à suivre :

  • si un salarié utilise plusieurs véhicules pour effectuer ses déplacements professionnels lors d’un même trimestre, vous devez prendre en compte, pour la détermination du tarif applicable, le véhicule qui a parcouru le plus grand nombre de kilomètres ;
  • si le salarié achète ou loue un nouveau véhicule au cours de la période d’imposition qui s’étend désormais du 1er janvier au 31 décembre, vous devez prendre en compte au titre du trimestre au cours duquel intervient ce changement de véhicule, celui avec lequel il a parcouru le plus grand nombre de kilomètres.


Taxe sur les voitures de société : quelles sont vos obligations ?

Attention. Depuis le 1er janvier 2022, la taxe sur les véhicules de société est remplacée par 2 autres taxes : la taxe annuelle sur les émissions de dioxyde de carbone et la taxe annuelle relative aux émissions de polluants atmosphériques. Les développements suivants ne sont donc plus applicables.

Via la TVA. Pour déclarer et payer la taxe, il faudra faire le point sur votre régime d’imposition à TVA. Plus simplement :

  • si vous êtes au régime réel normal, c’est-à-dire si vous déclarez et payez votre TVA de façon mensuelle ou trimestrielle : vous devrez déclarer et payer votre taxe sur les voitures de société, par voie électronique, par l’intermédiaire du formulaire 3310-A-SD qui sera à annexer à votre déclaration de TVA du mois de janvier ;
  • si vous êtes au régime simplifié, c’est-à-dire si vous déclarez et payez votre TVA au moyen de deux acomptes annuels (en juillet et décembre) : vous devrez déclarer votre taxe sur les voitures de société par l’intermédiaire du formulaire papier n°2855-SD, au plus tard le 15 janvier, le paiement se faisant alors par virement (obligatoire à partir de 50 000 €), par chèque ou en espèces (maximum 300 €) ;
  • si vous n’êtes pas redevable de la TVA : vous devrez déclarer et payer votre taxe sur les voitures de société, par voie électronique, par l’intermédiaire du formulaire 3310-A-SD qui sera à transmettre, en janvier, au service chargé du recouvrement qui est compétent pour votre entreprise.

Le saviez-vous ?

Si vous remboursez des frais kilométriques aux salariés et dirigeants qui utilisent leurs véhicules personnels, pour un montant n’équivalant pas à plus de 15 000 km parcourus à titre professionnel, vous êtes dispensé de déclarer ces véhicules.

Les sociétés qui sont assujetties à la taxe uniquement à raison des remboursements kilométriques de frais à leurs salariés et/ou dirigeants, mais qui ne sont pas redevables de cette taxe grâce à l'application de l'abattement de 15 000 €, sont dispensées de déclaration.

Une taxation d’office ? En l’absence de déclaration de taxe sur les véhicules de société, l’administration fiscale pourra, en toute légalité, recourir à la procédure de taxation d’office.

A retenir

Si la taxe concerne les voitures particulières appartenant à la société, elle concerne aussi les voitures personnelles des dirigeants et salariés, dès lors qu’elles sont utilisées pour des déplacements professionnels et que la société rembourse les frais kilométriques.

Cela étant, compte tenu de l’application d’abattements sur le tarif de cette taxe, seront concernés, en pratique, les véhicules des collaborateurs effectuant de fréquents déplacements professionnels.


J'ai entendu dire

Ma société loue ses voitures et a remplacé un véhicule loué au cours d'un trimestre : quelle voiture dois-je prendre en compte pour calculer ma taxe ?

L'administration a, dans cette hypothèse, précisé qu'en cas de remplacement au cours d'un trimestre d'un véhicule loué par la société, la taxe ne sera due au titre de ce trimestre que pour un seul véhicule (celui dont le tarif calculé à partir du barème qui lui est applicable est le plus élevé).

Il parait que cette taxe n’est pas déductible des résultats imposables pour toutes les sociétés : qui peut donc décuire cette taxe ?

Il existe effectivement une différence de traitement entre les sociétés relevant de l’impôt sur le revenu et celles soumises à l’impôt sur les sociétés : la taxe sera déductible des résultats pour les premières, mais pas pour les secondes.
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Taxe sur les bureaux et les locaux en Ile-de-France : combien ?

Date de mise à jour : 07/05/2024 Date de vérification le : 07/05/2024 6 minutes
Attention, cet article a plus d'un an

Vous êtes propriétaire d’un immeuble de bureaux dans l’Essonne, vous êtes locataire d’un local commercial dans les Yvelines, etc., et vous devez payer la taxe annuelle sur les bureaux, les locaux commerciaux, les locaux de stockage et les surfaces de stationnement. Comment est-elle calculée ?

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Taxe sur les bureaux et les locaux en Ile-de-France : combien ?

Taxe annuelle sur les bureaux : qui paie ?

Les propriétaires. La taxe annuelle est due par les propriétaires de bureaux, de locaux commerciaux, de locaux de stockage et de surfaces de stationnement. Par propriétaire, il faut entendre également les indivisaires et les copropriétaires. Les locataires ne sont donc pas imposables.

Une taxe annuelle. Les propriétaires seront imposables au titre des locaux qu’ils détiennent au 1er janvier de l’année d’imposition. Il en est de même pour les titulaires de droits réels qui seront imposables à partir du moment où ils détiennent un droit de jouissance sur le bien à la date du 1er janvier.

Le saviez-vous ?

La taxe sera due pour l’année entière, même si le bien est vendu en cours d’année ou s’il fait l’objet d’un changement d’affectation.


Taxe annuelle sur les bureaux : comment est-elle calculée ?

Calcul. Le montant de la taxe est égal au résultat de la formule suivante : superficie totale des biens en m² x tarif unitaire applicable.

Tarifs 2024. Les tarifs applicables par m² sont fixés pour chaque catégorie de biens et pour chaque circonscription tarifaire. Pour 2024, les tarifs sont les suivants :

 

1ère circonscription

2ème circonscription

3ème circonscription

4ème circonscription

Bureaux – tarif normal

25,31 €

21,31 €

11,66 €

5,63 €

Bureaux – tarif réduit

12,58 €

10,59 €

7,02 €

5,09 €

Locaux commerciaux

8,68 €

8,68 €

4,51 €

2,30 €

Locaux de stockage

4,53 €

4,53 €

2,30 €

1,18 €

Surfaces de stationnement

2,86 €

2,86 €

1,55 €

0,81 €

Circonscriptions tarifaires pour 2024. Les circonscriptions tarifaires se décomposent de la façon suivante :

  • 1re circonscription : les 1er, 2e, 7e, 8e, 9e, 10e, 15e, 16e et 17e arrondissements de Paris, et les communes de Boulogne-Billancourt, Courbevoie, Issy-les-Moulineaux, Levallois-Perret, Neuilly-sur-Seine et Puteaux ;
  • 2e circonscription : les arrondissements de Paris et les communes des Hauts-de-Seine non comprises dans la 1re circonscription ;
  • 3e circonscription : les communes de l’unité urbaine de Paris autres que Paris et les communes du département des Hauts-de-Seine ;
  • 4e circonscription : les autres communes de la région Ile-de-France et par dérogation, les communes de la 3e circonscription éligibles, pour l’année précédant celle de l’imposition à la taxe annuelle, à la dotation de solidarité urbaine et de cohésion sociale et au bénéfice du fonds de solidarité des communes de la région Ile-de-France.

Tarif réduit. Il est fait application d’un tarif réduit lorsque les bureaux appartiennent :

  • aux collectivités publiques et à leurs établissements sans caractère industriel et commercial ;
  • aux associations ou organismes sans but lucratif à caractère sanitaire, social, éducatif, sportif ou culturel ;
  • aux organismes consulaires et professionnels (par exemple les chambres de commerce et d’industrie).

Paiement. Le montant dû au titre de la taxe annuelle sur les bureaux, les locaux commerciaux, les locaux de stockage et les surfaces de stationnement, perçue en Ile-de-France doit être versé spontanément par le propriétaire du ou des biens (ou le titulaire d’un droit réel) auprès du service des impôts avant le 1er mars de chaque année.

Déclaration. En même temps que le paiement de la taxe, le propriétaire devra déposer une déclaration effectuée sur l’imprimé n°6705 B.

A retenir

Cette taxe est due annuellement à partir du moment où vous êtes propriétaire (ou titulaire d’un droit réel) de bureaux, locaux professionnels, locaux commerciaux, locaux de stockage ou surfaces de stationnement situés en région Ile-de France.

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Tout savoir sur la taxe de 3 % sur la valeur vénale des immeubles détenus en France

Date de mise à jour : 07/05/2024 Date de vérification le : 07/05/2024 9 minutes
Attention, cet article a plus d'un an

Certaines entités juridiques, françaises ou étrangères, qui possèdent, directement ou indirectement, des immeubles situés en France, doivent s’acquitter d’une taxe particulière : la taxe de 3 % sur la valeur vénale des immeubles détenus en France. Qui est concerné ? Et qui ne l’est pas ?

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Tout savoir sur la taxe de 3 % sur la valeur vénale des immeubles détenus en France

Taxe de 3 % : pour qui ? Pour quoi ? Combien ?

Pour qui ? Les entités juridiques (personnes morales, organismes, fiducies ou institutions comparables), françaises ou étrangères, qui possèdent, directement ou indirectement, des immeubles situés en France, doivent s’acquitter de la taxe de 3 % sur la valeur vénale des immeubles détenus en France.

Pour quoi ? Cette taxe est due au titre des immeubles et droits immobiliers possédés au 1er janvier de l’année d’imposition. En revanche, ne sont pas concernés les biens régulièrement inscrits dans les stocks des marchands de biens ou des promoteurs-constructeurs.

Combien ? Comme son nom l’indique, la taxe est égale à 3 % de la valeur vénale des biens et droits immobiliers possédés au 1er janvier de l’année d’imposition.


Taxe de 3 % : des exonérations

Des exonérations. De nombreuses entités sont exonérées de taxation.

Qui est concerné ? Sont concernés :

  • les organisations internationales, les Etats souverains, leurs subdivisions politiques et territoriales, les personnes morales, organismes, fiducies ou institutions comparables qu’ils contrôlent majoritairement ;
  • les entités :
    • dont les actifs immobiliers situés en France représentent moins de 50 % des actifs français détenus directement ou indirectement ;
    • ou dont les actions, parts et autres droits font l’objet de négociations significatives et régulières sur un marché réglementé, ainsi que les personnes morales dont ces entités détiennent directement ou indirectement la totalité du capital social ;
  • les entités qui ont leur siège en France, dans un Etat membre de l’Union européenne (UE), dans un pays ou territoire qui a conclu avec la France une convention d’assistance administrative en vue de lutter contre la fraude et l’évasion fiscales ou dans un Etat qui a conclu avec la France un traité leur permettant de bénéficier du même traitement que les entités qui ont leur siège en France et :
    • qui détiennent une quote-part d’immeubles situés en France ou de droits réels portant sur ces biens qui est inférieure à 100 000 € ou à 5 % de la valeur vénale des biens ou droits en question ;
    • ou qui sont instituées en vue de gérer des régimes de retraite, ainsi que ceux qui sont reconnus d’utilité publique ou dont la gestion est désintéressée, et dont l’activité ou le financement justifie la propriété des immeubles ou droits immobiliers ;
    • ou qui prennent la forme de sociétés de placement à prépondérance immobilière à capital variable (SPPICAV) ou de fonds de placement immobilier (FPI) qui ne sont pas constitués sous la forme d’organismes professionnels de placement collectif immobilier ;
    • ou qui communiquent ou prennent l’engagement de communiquer à l’administration fiscale, chaque année, sur sa demande, la situation, la consistance et la valeur des immeubles possédés au 1er janvier, l’identité et l’adresse de l’ensemble des actionnaires, associés ou autres membres qui détiennent plus de 1 % des actions, parts ou autres droits, ainsi que le nombre des actions, parts ou autres droits détenus par chacun d’eux ;
    • ou qui déclarent spontanément chaque année, au plus tard le 15 mai, la situation, la consistance et la valeur des immeubles possédés au 1er janvier, l’identité et l’adresse de l’ensemble des actionnaires, associés ou autres membres qui détiennent plus de 1 % des actions, parts ou autres droits dont elles ont connaissance à la même date, ainsi que le nombre des actions, parts ou autres droits détenus par chacun d’eux.

À noter. En cas de première omission déclarative, les sociétés peuvent souscrire cette déclaration, soit spontanément, soit en réponse à une mise en demeure de l'administration fiscale, sans avoir à s'acquitter de la taxe de 3 %.


Taxe de 3 % : une obligation déclarative

Une déclaration. Les personnes qui sont redevables de la taxe de 3 % doivent déclarer à l’administration fiscale, au plus tard le 15 mai de chaque année, la situation, la consistance et la valeur des immeubles et droits immobiliers qui leur appartiennent. Cette déclaration doit être accompagnée du paiement de la taxe.

Depuis le 1er janvier 2021, cette déclaration (formulaire n° 2746-SD – Cerfa 11109*09), doit être déposée par voie électronique. La téléprocédure a été mise en service le 1er avril 2021.

Une foire aux questions. L’administration fiscale a publié une foire aux questions sur sa mise en œuvre. Vous pouvez la consulter ici.

Une précision. Pour les entités exonérées de taxation parce qu’elles prennent l’engagement de communiquer certaines informations à l’administration fiscale, cet engagement est à déposer :

  • au service des impôts du lieu du principal établissement, pour celles qui ont leur siège en France ou qui exercent leur activité en France dans un ou plusieurs établissements ;
  • au service des impôts compétent pour les obligations déclaratives relatives aux impôts autres que les impôts locaux et taxes assimilés pour les autres entités ; notez qu’à défaut de telles obligations déclaratives, l’engagement devra être déposé auprès du service des impôts des entreprises étrangères de la direction des impôts des non-résidents.

Un paiement. Depuis le 1er janvier 2022, le paiement de cette taxe s’effectue par télérèglement.

À retenir

Sauf exonérations, les entités juridiques (personnes morales, organismes, fiducies ou institutions comparables), françaises ou étrangères, qui possèdent, au 1er janvier de l’année d’imposition, des immeubles situés en France ou des droits immobiliers, doivent s’acquitter de la taxe de 3 %.

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Tout savoir sur la taxe d’aménagement

Date de mise à jour : 25/09/2023 Date de vérification le : 25/09/2023 15 minutes
Attention, cet article a plus d'un an

Les opérations d'aménagement et les opérations de construction, de reconstruction et d'agrandissement des bâtiments, installations ou aménagements de toute nature, soumises à un régime d'autorisation donnent lieu au paiement d'une taxe d'aménagement. Voici ce qu’il faut savoir au sujet de cette taxe…

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Tout savoir sur la taxe d’aménagement

Taxe d’aménagement : généralités

Une taxe unique. La taxe d’aménagement est une taxe unique composée de :

  • 3 parts (communale ou intercommunale, départementale, et régionale) en Ile-de-France ;
  • 2 parts (communale ou intercommunale et départementale) sur le reste du territoire.

Une délibération... Chaque part est instauré par délibération de l’autorité compétente (conseil municipal, conseil départemental, conseil régional d’Ile-de-France et Ville de Paris).

… valable 3 ans. Les délibérations qui instituent (ou renoncent à instituer) la taxe d’aménagement sont valables 3 ans. Elles doivent être prises avant le 30 novembre de l’année N pour une application au 1er janvier de l’année N+1.

Un transfert de compétence. Actuellement, ces délibérations doivent être transmises aux services de l’Etat chargés de l’urbanisme, au plus tard le 1er jour du 2e mois qui suit la date à laquelle elles ont été adoptées. A compter du 1er janvier 2023, elles devront être transmises aux services fiscaux.


Taxe d’aménagement : qui paie ?

Actuellement. Les personnes tenues au paiement de la taxe d’aménagement sont les bénéficiaires des autorisations de construire ou d’aménager, ainsi que les personnes responsables d’une construction illégale.

A l’avenir… A compter d’une date et selon des modalités fixées par décret, et au plus tard le 1er janvier 2023, les personnes tenues au paiement seront les bénéficiaires des autorisations en question à la date d’exigibilité de la taxe. En cas de construction sans autorisation ou en infraction aux obligations résultant de l'autorisation de construire ou d'aménager, les personnes concernées seront les responsables de la construction.

Des exonérations ? Il existe de nombreuses exonérations totales ou partielles, d’office ou facultatives, de taxe d’aménagement, qui dépendent de la nature de l’opération réalisée, de sa surface, etc., et qui peuvent s’appliquer à la part communale ou intercommunale, à la part départementale, à la part régionale, ou à 2 ou 3 de ces parts.

Exemple. Depuis le 1er janvier 2022, est exonérée de la taxe d'aménagement la reconstruction sur un même terrain :

  • soit à l'identique d'un bâtiment détruit ou démoli depuis moins de 10 ans ;
  • soit de locaux sinistrés comprenant, à surface de plancher égale, des aménagements rendus nécessaires en application des dispositions d'urbanisme.

Exemple d’exonération facultative. Les organes délibérants des communes ou des établissements publics de coopération intercommunale, le conseil de la métropole de Lyon, les conseils départementaux, l'Assemblée de Corse et le conseil régional de la région Ile-de-France peuvent, par voie de délibération, exonérer de tout ou partie de la taxe d'aménagement certaines catégories de construction ou d’aménagement : abris de jardin, pigeonniers et colombiers soumis à déclaration préalable, serres de jardin destinées à un usage non professionnel dont la surface est inférieure ou égale à 20 m².


Taxe d’aménagement : une déclaration ?

Actuellement. Les personnes tenues au paiement de la taxe d’aménagement doivent déclarer les éléments nécessaires au calcul de l’imposition au moment du dépôt du permis de construire, d’aménager ou de la déclaration préalable de travaux.

Depuis le 1er septembre 2022, les personnes soumises à taxation doivent déclarer les éléments nécessaires à l’établissement de la taxe d’aménagement, dans les 90 jours à compter de la date à laquelle elle devient exigible.


Taxe d’aménagement : un calcul

Un calcul différent. Le calcul de la taxe d’aménagement est différent selon qu’elle est due en Ile-de-France ou dans le reste du territoire.

En Ile-de-France. Le montant de la taxe est calculé de la façon suivante : (surface taxable x valeur forfaitaire x taux communal ou intercommunal) + (surface taxable x valeur forfaitaire x taux départemental) + (surface taxable x valeur forfaitaire x taux régional).

Dans le reste du territoire. Le montant de la taxe est calculé de la façon suivante : (surface taxable x valeur forfaitaire x taux communal ou intercommunal) + (surface taxable x valeur forfaitaire x taux départemental).

Pour les constructions. La surface taxable des constructions est égale au total des surfaces closes et couvertes, calculé à partir du nu intérieur des façades, déduction faite des surfaces sous une hauteur de plafond inférieure ou égale à 1,80m et des trémies, escaliers et ascenseurs.

A noter. Les bâtiments non clos (les pergolas par exemple), ou les installations découvertes ne sont pas compris dans la surface taxable.

La valeur forfaitaire. La valeur forfaitaire est attribuée par m² de surface taxable et est fixée à :

  • 1 004 € pour 2023 en Ile-de-France ;
  • 886 € pour 2023 pour le reste du territoire.

Pour les aménagements et installations. Les aménagements et installations sont soumis à la taxe sur la base d’une assiette forfaitaire déterminée par emplacement. Pour plus de lisibilité, vous pouvez vous reporter au tableau ci-dessous :

 

Aménagement ou installation

 

 

Valeur forfaitaire

Emplacement de tente, caravane et résidence mobile de loisirs sur un terrain de camping ou une aire naturelle de camping

 

3 000 € par emplacement

 

Habitation légère de loisirs

 

10 000 € par emplacement

 

Piscine

 

250 € par m² 

 

Éolienne de plus de 12 m

 

3 000 € par éolienne

 

Panneau photovoltaïque fixé au sol

 

10 € par m² de surface de panneau

 

Aire de stationnement extérieure

 

De 2 000 € à 5 000 € par emplacement (selon la délibération de la collectivité territoriale).

 

Attention. Les panneaux solaires thermiques et les aires de stationnement destinées aux 2 roues ne sont pas taxés.

Taux d’imposition. Le taux d’imposition est variable :

  • pour la part communale ou intercommunale : il se situe entre 1 % et 5 % ; par exception, il peut être porté à 20 %, sous réserve de l’adoption d’une délibération spécialement motivée ;
  • pour la part départementale : le taux est fixé de manière uniforme sur tout le département et est plafonné à 2,5 % ;
  • pour la part régionale : le taux fixé peut être différent d’un département à l’autre et est plafonné à 1 %.

Pour les délibérations prenant effet à compter du 1er janvier 2022, les communes ou établissements publics de coopération intercommunale peuvent fixer des taux différents dans une fourchette comprise entre 1 % et 5 %, selon les aménagements à réaliser, par secteurs de leur territoire.

Des secteurs ? Les secteurs sont définis et présentés par référence aux documents cadastraux à la date de la délibération les instituant, selon des modalités définies ici. A titre d’information, leur détermination figure, le cas échéant, dans une annexe au plan local d’urbanisme ou au plan d’occupation des sols.

Depuis le 1er janvier 2022, le taux de la part communale ou intercommunale de la taxe d’aménagement peut être augmenté jusqu’à 20 % dans certains secteurs par une délibération motivée, si la réalisation de travaux substantiels de voirie ou de réseaux, de restructuration ou de renouvellement urbain pour renforcer l’attractivité des zones concernées et réduire les incidences liées à l’accroissement local de la population ou la création d’équipements publics généraux sont rendues nécessaires en raison de l’importance des constructions nouvelles édifiées dans ces secteurs.

Les travaux et équipements en question visent notamment les travaux de recomposition et d’aménagement des espaces publics permettant d’améliorer la qualité du cadre de vie, de lutter contre les îlots de chaleur urbains, de renforcer la biodiversité ou de développer l’usage des transports collectifs et des mobilités actives.


Taxe d’aménagement : le paiement

Depuis le 1er janvier 2021, elle est exigible à la date d’achèvement des opérations imposables, entendue comme la date de réalisation définitive des opérations.

1 ou 2 titres de perception. Le recouvrement de la taxe fait l'objet de l'émission :

  • de 2 titres de perception correspondant à deux fractions égales à la moitié de la somme totale à acquitter ;
  • ou de l'émission d'un titre unique lorsque le montant n'excède pas 1 500 €.

Notez que le titre unique ou le 1er titre est émis à compter de 90 jours après la date d’exigibilité de la taxe, et le 2nd titre est émis 6 mois après la date d’émission du 1er titre.

A retenir

La taxe d’aménagement est due pour toutes les opérations d'aménagement et de construction, de reconstruction et d'agrandissement des bâtiments, installations ou aménagements de toute nature, soumises à un régime d'autorisation. Son montant varie selon la nature de l’opération réalisée et selon sa localisation géographique.
 

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Taxes immobilières

Organismes d’HLM : une taxe sur les plus-values de vente d’immeubles ?

Date de mise à jour : 28/07/2021 Date de vérification le : 28/07/2021 6 minutes
Attention, cet article a plus d'un an

Pour améliorer le financement de la politique sociale, il a été institué une taxe sur les plus-values de vente d’immeubles réalisées par certains organismes sociaux. Comment est-elle calculée ? Qui est concerné par le paiement de cette taxe ?

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Organismes d’HLM : une taxe sur les plus-values de vente d’immeubles ?


Taxe sur les plus-values de vente d’immeubles : qui est concerné ?

Attention. La Loi de finances pour 2020 a définitivement supprimé cette taxe qui n’aura, de fait, jamais été appliquée.

Les organismes d’HLM. La taxe sur les plus-values de vente d’immeubles s’applique aux cessions qui sont réalisées par les organismes d’habitation à loyer modéré (HLM), mais pas seulement…

Les sociétés d’économie mixte (SEM). Elle s’applique aussi aux ventes qui sont réalisées par les sociétés d’économie mixte agréées par le ministre chargé du logement en vue d'exercer une activité de construction et de gestion de logements sociaux.

Une taxe sur les ventes de logement. Comme son nom l’indique, cette taxe est due sur les plus-values réalisées à l’occasion de la vente d’immeubles situés en France métropolitaine.

Exceptions. Toutes les opérations de cession génératrices de plus-values peuvent entraîner le paiement de cette taxe spécifique, sous réserve des 2 exceptions suivantes :

  • les ventes d’immeubles intervenant au profit d’un autre organisme d’HLM, d’une SEM, d’un organisme bénéficiant de l’agrément relatif à la maîtrise d’ouvrage, d’un organisme foncier solidaire ;
  • les ventes de logements vacants à toute personne physique ou morale qui interviennent après accord du représentant de l’Etat dans le département qui consulte la commune d’implantation, à condition que l’organisme d’HLM vendeur (ou la SEM) connaisse des difficultés particulières.

Quand ? Cette taxe porte sur les plus-values réalisées au cours des exercices clos à compter du 31 décembre 2019, donc concrètement aux plus-values réalisées à partir du 1er janvier 2020.


Taxe sur les plus-values de vente d’immeubles : comment est-elle calculée ?

Attention. La Loi de finances pour 2020 a définitivement supprimé cette taxe qui n’aura, de fait, jamais été appliquée.

Une taxe calculée sur la somme des plus-values. La taxe est calculée sur la somme des plus-values réalisées au cours du dernier exercice clos par les organismes d’HLM et les SEM. Il s’agit donc d’une taxe calculée annuellement.

Une plus-value ? Comme nous l’avons vu, cette taxe est assise sur la somme des plus-values réalisées. Pour mémoire, une plus-value se calcule en faisant la différence entre le prix de vente (prix de cession) et le prix d’achat actualisé du logement.

Le prix de vente. Le prix de vente s’entend du prix payé par l’acheteur du logement, tel qu’il est convenu dans l’acte de vente.

Un prix majoré. Ce prix de vente peut être majoré de toutes les charges en capital ainsi que de toutes les indemnités stipulées au profit du vendeur, à quelque titre et pour quelque cause que ce soit.

A noter. Les indemnités d’assurance pouvant être perçues suite à un sinistre partiel ou total affectant l’immeuble vendu ne viennent pas majorer le prix de vente pour le calcul de la plus-value.

Un prix réduit. Si le prix de vente peut être majoré pour tenir compte de certaines indemnités perçues par le vendeur en sus du prix convenu, il peut être également réduit, sur justificatifs, du montant des frais suivants :

  • taxe sur la valeur ajoutée (TVA) acquittée ;
  • frais versés à un intermédiaire ou à un mandataire ;
  • frais liés aux certifications et diagnostics rendus obligatoires par la législation en vigueur au jour de la cession ;
  • indemnités d'éviction versées au preneur par le propriétaire qui vend le bien loué libre d'occupation ;
  • honoraires versés à un architecte à raison de travaux permettant d'obtenir un accord préalable à un permis de construire ;
  • frais exposés par le vendeur d'un immeuble en vue d'obtenir d'un créancier la mainlevée de l'hypothèque grevant cet immeuble.

Le prix d’achat. Le prix d’achat à retenir correspond au prix effectivement acquitté par le vendeur au moment où il a acheté l’immeuble. Si l’acte de vente ne comporte pas le montant du prix d’achat, il faudra retenir, pour la détermination du prix d’acquisition, la valeur vénale réelle du bien à la date d’entrée dans le patrimoine du vendeur.

Un coefficient d’érosion. Pour tenir compte de l’éventuelle érosion monétaire, notez que le prix d’achat doit être actualisé en fonction du dernier indice des prix à la consommation hors tabac publié par l’Institut national de la statistique et des études économiques.

     =>  Pour consulter cet indice, vous pouvez vous reporter à notre barème « Indice des prix à la consommation – année 2019 »

Un prix majoré. Comme pour le prix de vente, le prix d’achat peut être majoré, sur justificatifs, du montant des frais suivants :

  • les charges en capital ainsi que de toutes les indemnités stipulées au profit du vendeur, à quelque titre et pour quelque cause que ce soit ;
  • les frais afférents à l’acquisition à titre onéreux : si le vendeur n’est pas en mesure de justifier précisément le montant des frais en question, il peut choisir de faire application d’un forfait fixé à 7,5 % du prix d’acquisition ;
  • les dépenses de travaux supportées par le vendeur et réalisées par une entreprise.

Un taux. Une fois la base d’imposition déterminée (base constituée de la somme des plus-values réalisées), il faudra lui appliquer un taux pour déterminer le montant de taxe dû. Ce taux ne pourra pas excéder 10 % et sera fixé, prochainement, par arrêté des ministres chargés du logement, de la ville, de l’économie et des finances.


Taxe sur les plus-values de vente d’immeubles : les modalités de paiement

Attention. La Loi de finances pour 2020 a définitivement supprimé cette taxe qui n’aura, de fait, jamais été appliquée.

A qui est versée cette taxe ? Cette taxe devra être déclarée et payée spontanément par voie électronique, à la Caisse de garantie du logement locatif social.

Une déclaration. Les organismes déclarent à la CGLLS (caisse de garantie du logement locatif social) les éléments permettant de déterminer l’assiette de la taxe, par voie électronique, via le site internet https://teledeclaration.cglls.fr. Cette déclaration doit être faite dans le délai prévu par arrêté annuel (non encore paru à ce jour)

Un paiement. Après publication de l’arrêté annuel fixant le taux de la taxe et la période déclarative (arrêté non encore paru à ce jour), les organismes valident et s’acquittent du paiement du montant dû à la CGLLS par la même voie électronique.

Une sanction. Le non-respect de l'obligation de paiement par voie électronique entraîne l'application d'une majoration de 0,2 % du montant des sommes dont le versement a été effectué selon un autre mode de paiement. Le montant de la majoration ne peut être inférieur à 60 euros.

A retenir

Pour les exercices clos à compter du 31 décembre 2017, les organismes d’HLM ainsi que les SEM qui réalisent des plus-values suite à la vente de biens immobiliers devront s’acquitter, sous réserve d’exceptions, d’une taxe sur ces plus-values.

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Sources
  • Article L 443-14-1 du Code de la Construction et de l’Habitation
  • Article L 443-11 du Code de la Construction et de l’Habitation
  • Article L 481-1 du Code de la Construction et de l’Habitation
  • Article L 452-5 du Code de la Construction et de l’Habitation
  • Article 683 du Code Général des Impôts
  • Article 41 duovicies H de l’annexe III au Code Général des Impôts
  • Article 41 duovicies I de l’annexe III au Code Général des Impôts
  • Décret n°2018-268 du 12 avril 2018 relatif à la taxe sur les plus-values réalisées prévue à l’article L 443-14-1 du code de la construction et de l’habitation
  • Loi de finances pour 2019 du 28 décembre 2018, n°2018-1317, article 26
  • Loi de Finances pour 2020 du 28 décembre 2019, n°2019-1479 : article 22
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Taxes immobilières

Taxe pour création de bureaux ou de commerces en Ile-de-France : ce qu’il faut savoir…

Date de mise à jour : 06/03/2024 Date de vérification le : 06/03/2024 20 minutes
Attention, cet article a plus d'un an

Vous envisagez de faire construire un immeuble de bureaux ou de commerces dans les Yvelines. Etes-vous soumis au paiement de la taxe pour création de bureaux ou de commerces en Ile-de France ? Peut-être…

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Taxe pour création de bureaux ou de commerces en Ile-de-France : ce qu’il faut savoir…

Taxe pour création de bureaux : qui paie ?

Les propriétaires. Les propriétaires des locaux seront soumis au paiement de la taxe pour création de bureaux. Par propriétaire, il faut entendre également les indivisaires et les copropriétaires. De même, tout comme les propriétaires, les titulaires de droits réels (par exemple les usufruitiers, c’est-à-dire les personnes ayant conservé le droit de jouir du bien) seront soumis à la taxe.

Quand ? Seuls seront taxés les propriétaires et/ou les personnes titulaires d’un droit réel au jour :

  • de la délivrance du permis de construire ;
  • de la déclaration préalable ou des opérations engagées pour réaliser des travaux de changement d’usage du bâtiment ;
  • du début des travaux ou du changement d’affectation entraînant des travaux, pour les opérations ne nécessitant plus d’autorisation d’urbanisme depuis le 1er janvier 2016 ;
  • de l’achèvement de la construction ou des aménagements constaté par procès-verbal, pour les opérations nécessitant toujours une autorisation d’urbanisme depuis le 1er janvier 2016.

Date. Cette taxe pour création de bureaux est applicable aux constructions ayant fait l’objet d’une autorisation d’urbanisme (ou dont les travaux ont débuté) délivrée depuis le 1er janvier 2016. Pour les autorisations obtenues avant cette date, il faudra faire application de l’ancienne redevance pour création de bureaux en Ile-de-France.

     =>  Consultez notre fiche sur la redevance pour création de bureaux en Ile-de-France

Les locataires ? Vous l’aurez compris, seuls les propriétaires ou les titulaires de droits réels sur un bien seront tenus au paiement de la taxe. Les locataires ne seront pas imposables.

À noter. Comme nous le verrons plus loin, au moment de sa demande d’autorisation de construire (ou spontanément pour les constructions non soumises à autorisation), la mairie devra déposer pour le compte du propriétaire une déclaration permettant de calculer la taxe. Suite à cela, un avis de paiement, invitant le propriétaire (ou le titulaire de droits réels) à régler la taxe sera émis au plus tard le 31 décembre de la 3ème année qui suit celle de la délivrance du permis de construire, de la déclaration préalable de travaux, etc.

Changement. Si l’immeuble construit est vendu avant l’émission de l’avis de paiement, l’ancien propriétaire (identifié comme tel sur les autorisations d’urbanisme), tenu au paiement de la taxe, pourra demander au nouveau propriétaire de le rembourser.

Le saviez-vous ?

Si le nom du propriétaire ne figure pas sur la déclaration permettant le calcul de la taxe, ou si la déclaration n’a tout simplement pas été fournie à l’administration, cette dernière pourra adresser l’avis de paiement au maître de l’ouvrage, c’est-à-dire le propriétaire de l’immeuble. Notez qu’à défaut de connaître le nom du propriétaire, l’administration pourra adresser sa demande de paiement au responsable des travaux, à charge pour lui de réclamer le remboursement de la taxe au véritable propriétaire de l’immeuble.


Taxe pour création de bureaux : quels sont les biens imposables ?

Géographiquement. La taxe est due pour les locaux situés dans le ressort de la région Ile-de-France, à savoir Paris et les départements de l’Essonne, des Hauts-de-Seine, de Seine-et-Marne, de Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne, du Val d’Oise et des Yvelines.

Une construction… La taxe est due sur les constructions de bureaux, de locaux commerciaux ou de locaux de stockage.

…mais pas seulement. Si la taxe est due sur les constructions, elle l’est également sur :

  • les reconstructions, rénovations ou agrandissements de bureaux, locaux commerciaux ou locaux de stockage ;
  • les transformations de locaux existants, affectés à un autre usage, en bureaux, locaux commerciaux ou locaux de stockage.

Bureaux. Par bureaux, il faut entendre les pièces utilisées à usage de bureaux par les entreprises, les associations, les collectivités territoriales, etc., ainsi que leurs dépendances immédiates et indispensables (salle de réunion, de photocopie, fumoir, couloirs, salle informatique, toilettes, vestiaires, etc.).

Locaux commerciaux. La notion de local commercial recouvre plusieurs situations :

  • les locaux destinés à la vente de biens en gros ou à une activité de commerce de détail ;
  • les locaux destinés à la réalisation de prestations de services de nature commerciale ou artisanale : cafés, restaurants, discothèques, salons de coiffure, casino, etc. ;
  • les réserves et emplacements, couverts ou non, situés à proximité du local de vente ou du local où s’exécute la prestation de services.

Locaux de stockage. Sans surprise, il s’agit des locaux ou emplacements destinés au stockage de marchandises, de biens ou de produits. A ce titre, notez que, les centres de traitement de données numérique, aussi appelés « data center », ne peuvent pas être qualifiés de locaux de stockage.

Exonérations. Ne sont jamais soumis à la taxe les locaux suivants :

  • les surfaces de stationnement et les espaces de circulation ;
  • les locaux destinés à la recherche ;
  • les locaux à caractère sanitaire ou social ;
  • les locaux des associations reconnues d’utilité publique ;
  • les locaux appartenant à l’Etat, aux collectivités territoriales ou aux établissements publics (non industriels et commerciaux) utilisés dans le cadre d’une mission de service public ;
  • les locaux situés en zone franche urbaine (ZFU-TE) ;
  • les bureaux utilisés par les professions libérales, les officiers ministériels ou les associations relevant de la loi de 1901 ;
  • les bureaux compris dans des locaux d’habitation ;
  • les bureaux d’une surface inférieure à 1000 m² et qui dépendent d’un établissement industriel ;
  • les locaux reconstruits par leur propriétaire suite à un sinistre ou à une expropriation pour cause d’utilité publique.

Le saviez-vous ?

Attention, retenez que la taxe pour création de bureaux ne doit pas être confondue avec la taxe annuelle sur les bureaux : la taxe pour création n’est due qu’une seule fois !

     =>  Pour plus de précisions sur la taxe annuelle, consultez notre fiche « Taxe sur les bureaux et les locaux en Ile-de-France : ce qu’il faut savoir… »


Taxe pour création de bureaux : comment est-elle calculée ?

Calcul. Le montant de la taxe est égal au résultat de la formule suivante : surface de construction en m² x tarif applicable au m².

Surface de construction. La surface de construction est égale à la somme des surfaces de plancher closes et couvertes (calculée à partir du nu intérieur des façades du bâtiment), ayant une hauteur sous plafond supérieure à 1,80 mètre, et après déduction des vides et des trémies. Pour information, une trémie est une partie du plancher permettant le passage d’un escalier, d’un ascenseur, etc.

Le saviez-vous ?

Si le propriétaire réalise une opération de reconstruction, la taxe ne sera due que pour la surface de construction (issue des opérations de reconstruction) qui excède la surface de construction de l’immeuble avant travaux.

Tarifs. Les tarifs applicables par m² sont fixés pour chaque catégorie de biens et pour chaque circonscription tarifaire. Pour 2024, les tarifs sont les suivants :

 

1ère circonscription

2ème circonscription

3ème circonscription

4ème circonscription

Bureaux

455,75 €

102,57 €

57 €

0 €

Locaux commerciaux

147,02 €

91,19 €

36,50 €

0 €

Locaux de stockage

15,99 €

15,99 €

15,99 €

15,99 €

Circonscriptions tarifaires. Les circonscriptions tarifaires se décomposent de la manière suivante :

  • 1e circonscription : Paris et le département des Hauts-de-Seine ;
  • 2e circonscription : les communes de la métropole du Grand Paris, autres que Paris et les communes du département des Hauts-de-Seine ;
  • 3e circonscription : les communes de l’unité urbaine de Paris, autre que Paris, les communes du département des Hauts-de-Seine et les communes de la métropole du Grand Paris ;
  • 4e circonscription : Toutes les autres communes de la Région Ile-de-France.

Dérogations tarifaires. Notez que pour certaines communes classées dans la 1ère circonscription tarifaire, il existe des dérogations leur permettant d’appliquer, par exemple, les tarifs de la 2ème circonscription.

Plafonnement. Le montant de la taxe à régler ne pourra pas dépasser une somme équivalente à 30 % de la part du coût de l’opération correspondant à l’acquisition et à l’aménagement de la surface de construction.

Déclaration. C’est le service urbanisme de la mairie qui se chargera de transmettre à l’administration fiscale les déclarations nécessaires au calcul de la taxe pour création de bureaux.

Paiement. Une fois en possession de toutes les déclarations requises, les services fiscaux calculeront le montant de la taxe dû par le propriétaire et lui adresseront un avis de paiement qui sera émis au plus tard le 31 décembre de la 3e année qui suit celle de la délivrance du permis de construire, de la déclaration préalable de travaux, du début des travaux en l’absence d’autorisation préalable, etc.

Le saviez-vous ?

Notez que le propriétaire pourra se rapprocher des services fiscaux pour obtenir une réduction de taxe, une décharge, voir même un remboursement partiel ou total, lorsque :

  • le projet de construction, reconstruction, etc., a été abandonné ;
  • la surface de construction initialement prévue n’a pas été construite ;
  • il y a eu une erreur dans la détermination de la surface de construction.

Un rescrit. Pour sécuriser au mieux les opérations d’aménagement et de construction, la Loi Essoc a créé 4 nouveaux rescrits en matière de taxes d’urbanisme, dont l’un concerne la taxe pour la création de bureaux ou de commerce en Ile-de-France.

Précisions. Ce rescrit (limité à 1 seul par projet) ne concerne que des projets d’une surface taxable supérieure à 50 000 m² et doit être déposé au moment du dépôt de la demande de permis de construire, de permis d’aménager ou de déclaration préalable, auprès de l'administration chargée de l'urbanisme dans le département.

Pour mémoire. L’administration chargée de l’urbanisme dans le département peut être :

  • la direction départementale des territoires ou la direction départementale des territoires et de la mer ;
  • la direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement, dans les départements d’Outre-mer ;
  • l’unité départementale de la direction régionale et interdépartementale de l’équipement et de l’aménagement, pour la région Ile-de-France.

Contenu du rescrit. Pour être recevable, ce rescrit doit comporter les informations suivantes :

  • votre nom, ou la raison sociale de votre entreprise ;
  • les références cadastrales de l’unité foncière objet de la demande ;
  • les dispositions législatives, c’est-à-dire les règles de droit, dont vous souhaitez bénéficier ;
  • une présentation précise et complète de la situation de fait objet de la demande, ainsi que toutes les informations et pièces nécessaires.

Un envoi. Vous pouvez envoyer votre rescrit par tout moyen lui conférant une date de réception certaine, le plus simple étant de le transmettre par lettre recommandée avec accusé de réception. A réception de votre courrier, l'administration dispose d’un délai de 3 mois pour répondre de manière motivée.

Une demande incomplète ? Si votre demande est incomplète, l’administration vous invitera à fournir les éléments complémentaires qui lui sont nécessaires. Dans ce cas, le délai de 3 mois court à compter de la réception par l’administration de vos éléments complémentaires.

À noter. La réponse de l’administration l’engage. Concrètement, une fois qu’elle a apporté une réponse à la question qui lui était posée (on dit qu’elle a pris formellement position sur la situation), elle ne pourra pas procéder à l’avenir à une rectification fiscale qu’elle fonderait sur une appréciation différente, sauf à ce qu’intervienne un changement dans la situation de fait ou un changement de législation.

À retenir

Cette taxe est due une seule fois par le propriétaire ou le titulaire d’un droit réel sur des locaux à usage de bureaux, des locaux commerciaux et des locaux de stockage créés en Ile-de-France.

Toutefois, de nombreuses exonérations existent dépendant de l’activité déployée dans le local, de sa situation géographique ou de sa taille.

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Redevance pour création de bureaux en Ile-de-France : ce qu’il faut savoir…

Date de mise à jour : 21/10/2022 Date de vérification le : 21/10/2022 7 minutes
Attention, cet article a plus d'un an

Vous faites construire un immeuble de bureaux ou de commerces dans les Yvelines, immeuble pour lequel vous avez obtenu un permis de construire en décembre 2015. Etes-vous soumis au paiement de la redevance pour création de bureaux en Ile-de France ? Peut-être…

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Redevance pour création de bureaux en Ile-de-France : ce qu’il faut savoir…


Redevance pour création de bureaux : qui paie ?

Les propriétaires. Les propriétaires des locaux seront soumis au paiement de la redevance pour création de bureaux. Par propriétaire, il faut entendre également les indivisaires et les copropriétaires. De même, tout comme les propriétaires, les titulaires de droits réels (par exemple les usufruitiers, c’est-à-dire les personnes ayant conservé le droit de jouir du bien) seront soumis à la redevance.

Quand ? Seuls seront taxés les propriétaires (et/ou les personnes titulaires d’un droit réel) au jour :

  • de la délivrance du permis de construire ;
  • de la déclaration préalable ou des opérations engagées pour réaliser des travaux de changement d’usage du bâtiment ;
  • du début des travaux ou du changement d’affectation entraînant des travaux, pour les opérations ne nécessitant pas d’autorisation d’urbanisme.

Date. Cette redevance pour création de bureaux est applicable aux constructions ayant fait l’objet d’une autorisation d’urbanisme (ou dont les travaux ont débuté) délivrée avant le 1er janvier 2016. Pour les autorisations obtenues après cette date, il faudra faire application de la nouvelle taxe pour création de bureaux en Ile-de-France.

     =>  Consultez notre fiche sur la taxe pour création de bureaux en Ile-de-France

Les locataires ? Vous l’aurez compris, seuls les propriétaires (ou les titulaires de droits réels) sur un bien seront tenus au paiement de la redevance. Les locataires ne seront pas imposables.

A noter. Comme nous le verrons plus loin, au moment de sa demande d’autorisation de construire (ou spontanément pour les constructions non soumises à autorisation), le propriétaire devra déposer une déclaration permettant de calculer la redevance. Suite à cela, un avis de paiement invitant le propriétaire (ou le titulaire de droits réels) à régler la redevance sera émis par l’administration.

Changement. Si l’immeuble construit est vendu avant l’envoi de cet avis de paiement, l’ancien propriétaire (identifié comme tel sur les autorisations d’urbanisme), tenu au paiement de la redevance, pourra demander au nouveau propriétaire de le rembourser.

Le saviez-vous ?

Si le nom du propriétaire ne figure pas sur la déclaration permettant le calcul de la redevance, ou si la déclaration n’a tout simplement pas été fournie à l’administration, cette dernière pourra adresser l’avis de paiement au maître de l’ouvrage, c’est-à-dire le propriétaire de l’immeuble. Notez qu’à défaut de connaître le nom du propriétaire, l’administration pourra adresser sa demande de paiement au responsable des travaux, à charge pour lui de réclamer le remboursement de la redevance au véritable propriétaire de l’immeuble.


Redevance pour création de bureaux : quels sont les biens imposables ?

Géographiquement. La redevance est due pour les locaux situés dans le ressort de la région Ile-de-France, à savoir Paris et les départements de l’Essonne, des Hauts-de-Seine, de Seine-et-Marne, de Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne, du Val d’Oise et des Yvelines.

Une construction… La redevance est due sur les constructions de bureaux, de locaux commerciaux ou de locaux de stockage.

…mais pas seulement. Si la redevance est due sur les constructions, elle l’est également sur :

  • les reconstructions, rénovations ou agrandissements de bureaux, locaux commerciaux ou locaux de stockage ;
  • les transformations de locaux existants, affectés à un autre usage, en bureaux, locaux commerciaux ou locaux de stockage.

Bureaux. Par bureaux, il faut entendre les pièces utilisées à usage de bureaux par les entreprises, les associations, les collectivités territoriales, etc., ainsi que leurs dépendances immédiates et indispensables (salle de réunion, de photocopie, fumoir, couloirs, salle informatique, toilettes, vestiaires, etc.).

Locaux commerciaux. La notion de local commercial recouvre plusieurs situations :

  • les locaux destinés à la vente de biens en gros ou à une activité de commerce de détail ;
  • les locaux destinés à la réalisation de prestations de services de nature commerciale ou artisanale : cafés, restaurants, discothèques, salons de coiffure, casino, etc. ;
  • les réserves et emplacements, couverts ou non, situés à proximité du local de vente ou du local où s’exécute la prestation de services.

Locaux de stockage. Sans surprise, il s’agit des locaux ou emplacements destinés au stockage de marchandises, de biens ou de produits. A ce titre, notez que les centres de traitement de données numérique, aussi appelés « data center », ne peuvent pas être qualifiés de locaux de stockage.

Exonérations. Ne sont jamais soumis à la redevance les locaux suivants :

  • les surfaces de stationnement et les espaces de circulation ;
  • les locaux destinés à la recherche ;
  • les locaux à caractère sanitaire ou social ;
  • les locaux des associations reconnues d’utilité publique ;
  • les locaux appartenant à l’Etat, aux collectivités territoriales ou aux établissements publics (non industriels et commerciaux) utilisés dans le cadre d’une mission de service public ;
  • les locaux situés en zone franche urbaine (ZFU-TE) ;
  • les bureaux utilisés par les professions libérales, les officiers ministériels ou les associations relevant de la loi de 1901 ;
  • les bureaux compris dans des locaux d’habitation ;
  • les bureaux d’une surface inférieure à 1000 m² et qui dépendent d’un établissement industriel ;
  • les locaux reconstruits par leur propriétaire suite à un sinistre ou à une expropriation pour cause d’utilité publique.

Le saviez-vous ?

Attention, retenez que la redevance pour création de bureaux ne doit pas être confondue avec la taxe annuelle sur les bureaux : la redevance pour création n’est due qu’une seule fois !

     =>  Pour plus de précisions sur la taxe annuelle, consultez notre fiche « Taxe sur les bureaux et les locaux en Ile-de-France : ce qu’il faut savoir… »


Redevance pour création de bureaux : comment est-elle calculée ?

Calcul. Le montant de la redevance est égal au résultat de la formule suivante : surface de construction en m² x tarif applicable au m².

Surface de construction. La surface de construction est égale à la somme des surfaces de plancher closes et couvertes (calculée à partir du nu intérieur des façades du bâtiment), ayant une hauteur sous plafond supérieure à 1,80 mètre, et après déduction des vides et des trémies. Pour information, une trémie est une partie du plancher permettant le passage d’un escalier, d’un ascenseur, etc.

Le saviez-vous ?

Si le propriétaire réalise une opération de reconstruction, la redevance ne sera due que pour la surface de construction (issue des opérations de reconstruction) qui excède la surface de construction de l’immeuble avant travaux.

Tarifs. Les tarifs applicables par m² sont fixés pour chaque catégorie de biens et pour chaque circonscription tarifaire. Pour 2017, les tarifs sont les suivants :

 

1ère circonscription

2ème circonscription

3ème circonscription

Bureaux

372,58 €

231,78 €

93,15 €

Locaux commerciaux

129,97 €

81,23 €

32,50 €

Locaux de stockage

14,09 €

14,09 €

14,09 €


Circonscriptions tarifaires. Les circonscriptions tarifaires se décomposent de la manière suivante :

  • 1ère circonscription : Paris et les communes du département des Hauts-de-Seine ;
  • 2ème circonscription : les communes de l’unité urbaine de Paris autres que Paris et les communes du département des Hauts-de-Seine ;
  • 3ème circonscription : les autres communes de la région Ile-de-France.

Déclaration. Le propriétaire devra déposer une déclaration (appelée « déclaration pour le calcul de la redevance relative à la création de bureaux et locaux commerciaux en Ile-de-France) permettant de calculer la redevance au moment, soit :

  • de sa demande de permis de construire ;
  • du début des travaux pour les constructions ne nécessitant pas de permis de construire : dans cette hypothèse, la déclaration doit être déposée en 2 exemplaires à l’unité territoriale du département ou à la direction départementale du territoire (DDT).

Achèvement. Une fois les travaux terminés, le propriétaire devra également adresser à la mairie une déclaration d’achèvement (appelée « déclaration d’achèvement de travaux – redevance pour la création de bureaux ou de locaux commerciaux ») en 3 exemplaires.

Paiement. Une fois en possession de toutes les déclarations requises, les services fiscaux calculeront le montant de la redevance dû par le propriétaire et lui adresseront un avis de paiement. Le propriétaire devra payer cette redevance dans les 2 mois qui suivent la réception de cet avis de paiement.

Le saviez-vous ?

Notez que le propriétaire pourra se rapprocher des services fiscaux pour obtenir une réduction de redevance, une décharge, voir même un remboursement partiel ou total, lorsque :

  • le projet de construction, reconstruction, etc., a été abandonné ;
  • la surface de construction initialement prévue n’a pas été construite ;
  • il y a eu une erreur dans la détermination de la surface de construction.

A retenir

Cette redevance est due une seule fois par le propriétaire ou le titulaire d’un droit réel sur des locaux à usage de bureaux, des locaux commerciaux et des locaux de stockage créés en Ile-de-France.

Toutefois, de nombreuses exonérations existent dépendant de l’activité déployée dans le local, de sa situation géographique ou de sa taille.

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Sources
  • Articles L 520-1 à L 520-23 anciens du code de l’urbanisme
  • Article L 331-10 du code de l’urbanisme
  • Arrêté du 26 décembre 2016 relatif à l’actualisation annuelle des tarifs au mètre carré pour le calcul de la redevance pour la création de locaux à usage de bureaux, de locaux commerciaux et de locaux de stockage en région d’Ile-de-France (articles L. 520-1 et L. 520-8 du code de l’urbanisme) NOR : LHAL1637971A
  • Arrêt du Conseil d'État du 11 octobre 2022, n° 463134 (« data center » non assimilable à un local de stockage)
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Taxe sur les bureaux et les locaux en Ile-de-France : pour quoi ?

Date de mise à jour : 05/03/2024 Date de vérification le : 01/04/2024 17 minutes
Attention, cet article a plus d'un an

Vous êtes propriétaire d’un immeuble de bureaux dans l’Essonne, vous êtes locataire d’un local commercial dans les Yvelines, etc. Etes-vous soumis au paiement de la taxe annuelle sur les bureaux, les locaux commerciaux, les locaux de stockage et les surfaces de stationnement ? Peut-être…

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Taxe sur les bureaux et les locaux en Ile-de-France : pour quoi ?

Taxe annuelle sur les bureaux : quels sont les biens imposables ?

Géographiquement. La taxe est due pour les locaux situés dans le ressort de la région Ile-de-France, à savoir Paris et les départements de l’Essonne, des Hauts-de-Seine, de Seine-et-Marne, de Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne, du Val d’Oise et des Yvelines.

Le saviez-vous ?

Si vous êtes propriétaire d’un local situé à la fois en région Ile-de-France et sur le territoire d’une autre région limitrophe (par exemple Hauts-de-France), la taxe ne sera due que pour la partie des locaux située en Ile-de-France.

Immeubles. Par nature la taxe annuelle a vocation à s’appliquer aux immeubles dans leur ensemble. Outre les immeubles dans leur ensemble, seront soumis à la taxe :

  • une partie indépendante d’immeuble à condition qu’elle soit affectée à l’un des usages prévus (bureau, commerce ; etc.) : tel sera le cas d’un appartement utilisé comme bureau par un avocat et situé dans un immeuble d’habitation ;
  • une ou plusieurs pièces comprises dans une unité autonome affectée à un autre usage que ceux prévus par la taxe : par exemple un bureau utilisé par un avocat dans un appartement occupé à titre d’habitation.

Biens taxables. Comme son nom l’indique justement, la taxe est due sur les locaux à usage de bureaux, les locaux professionnels, les locaux commerciaux, les locaux de stockage et les surfaces de stationnement qui sont annexées à ces différents locaux.

Bureaux. Par bureaux, il faut entendre les pièces utilisées à usage de bureaux par les entreprises, les associations, les collectivités territoriales, etc., ainsi que leurs dépendances immédiates et indispensables (salles de réunion, de photocopie, fumoir, couloirs, salle informatique, toilettes, vestiaires, etc.). Les locaux techniques (local électrique par exemple) en revanche ne sont pas assimilés à des bureaux et ne sont, de fait, pas soumis à la taxe annuelle.

Cas particulier des locaux vacants. La vacance des locaux résultant de la réalisation de nombreux travaux de restructuration (dans le but, par exemple de transformer des bureaux en hôtel) ne permet pas d’échapper à la taxation. Seuls les locaux ayant fait l’objet, au 1er janvier de l’année, d’un réaménagement en vue de les affecter à une activité non soumise à taxation échappent effectivement à la taxe sur les bureaux en Ile-de-France.

Cas particulier des locaux en travaux. En conflit avec l’administration fiscale sur la superficie de ses bureaux à prendre en compte pour le calcul de la taxe sur les bureaux en Ile-de-France, une société a fait valoir l’existence d’important travaux de restructuration. Sauf qu’elle n’a pas prouvé l’effectivité de ce changement de destination : elle s’est contentée de produire un document intitulé « état des superficies » et un procès-verbal de réception des travaux qui mentionne des travaux de nettoyage, de ponçage, de reprise de peintures, de réfection de parquets, de rebouchage et de finitions, sans constater l'achèvement des travaux de restructuration autorisés par le permis de construire. En conséquence de quoi, le juge a maintenu le redressement fiscal.

Locaux professionnels. Il s’agit des locaux qui ne sont pas en tant que tels des bureaux, mais qui sont utilisés à des fins professionnelles par les membres des professions libérales (par exemple un cabinet médical) ou par des associations poursuivant un but non lucratif.

Locaux commerciaux. La notion de local commercial recouvre plusieurs situations :

  • les locaux destinés à la vente de biens en gros ou à une activité de commerce de détail ;
  • les locaux destinés à la réalisation de prestations de services de nature commerciale ou artisanale : cafés, restaurants, discothèques, salons de coiffure, casino, etc. ;
  • les réserves et emplacements, couverts ou non, situés à proximité du local de vente ou du local où s’exécute la prestation de service : par exemple les emplacements où sont garés les véhicules d’un concessionnaire dans l’attente de leur vente.

Locaux de stockage. Sans surprise, il s’agit des locaux ou emplacement destinés au stockage de marchandises, de biens ou de produits. Un même propriétaire peut avoir à payer un montant de taxe annuelle pour son local commercial et un autre pour son local de stockage.

Attention. Les locaux de stockage dépendant d’ateliers de fabrication, d’établissements industriels ou d’exploitations agricoles ne seront pas soumis à la taxe à condition qu’ils fassent partie intégrante d’une unité de production. Cela sera par exemple le cas des entrepôts intégrés à une sucrerie.

Le saviez-vous ?

Les parcs d’exposition et les locaux à usage de salle de congrès sont par nature des locaux commerciaux. Toutefois pour l'application de la taxe annuelle sur les bureaux, les locaux commerciaux, les locaux de stockage et les surfaces de stationnement, perçue en Ile-de-France, ils sont assimilés à des locaux de stockage, toutes conditions étant remplies.

Parcs d’exposition. Seules les surfaces accueillant des expositions bénéficieront du régime applicable aux locaux de stockage. Les bureaux situés dans l’enceinte des bâtiments relèveront du régime applicable aux bureaux. L’administration énumère précisément la liste des parcs d’exposition. Il s’agit des sites suivants :

  • Paris-Nord Villepinte ;
  • Paris Expo- Carrousel du Louvre ;
  • CNIT Expo ;
  • Paris le Bourget ;
  • Espace Champerret ;
  • Parc Floral ;
  • Palais des Congrès de Paris.

Locaux à usage de congrès. Un local de congrès sera assimilé à un local de stockage s’il est affecté pour au moins la moitié de son temps d’utilisation à des réunions de membres de professions libérales, à des conférences professionnelles, à des assemblées générales de sociétés, etc. Si le local est affecté à ce type de manifestations pour une durée représentant moins de 50 % de son temps d’utilisation, il sera assimilé à un local commercial et non pas à un local de stockage.

Surfaces de stationnement. Il s’agit des locaux ou emplacements, couverts ou non, destinés au stationnement des véhicules. Les surfaces de stationnement seront soumises à la taxe annuelle si elles font l’objet d’une exploitation commerciale ou si elles sont annexées aux bureaux, locaux commerciaux ou locaux de stockage, sans être intégrés topographiquement à un établissement de production.

Le saviez-vous ?

Une surface de stationnement pourra être considérée comme annexée à un local commercial alors même que son propriétaire est différent de celui du local. Dans cette hypothèse, les deux propriétaires devront s’acquitter de la taxe annuelle : l’un pour son local commercial et l’autre pour sa surface de stationnement.

Depuis le 1er janvier 2019. Les parcs de stationnement commerciaux, et d’une manière générale, tous les locaux ou aires, hors voies publiques, destinés au stationnement et dans lesquels est exercée une activité d’exploitation commerciale de parcs de stationnement, sont dorénavant inclus dans le périmètre de la taxe sur les bureaux et soumis au même tarif que les surfaces de stationnement. La qualité de l’exploitant (personne publique ou privée) est sans incidence.


Taxe annuelle sur les bureaux : quels sont les biens exonérés ?

Géographiquement. Tous les locaux (bureaux, locaux commerciaux, etc.) sont exonérés de taxe annuelle sur les bureaux, les locaux commerciaux, les locaux de stockage et les surfaces de stationnement, perçue en Ile-de-France s’ils sont situés dans une zone de redynamisation urbaine (ZRU) ou dans une zone franche urbaine (ZFU).

Activités. Les locaux peuvent aussi être exonérés de taxe annuelle selon l’utilisation qui en est faite. Ainsi, seront exonérés :

  • les locaux situés dans une zone franche urbaine-territoire entrepreneur (ZFU-TE) ;
  • les locaux et surfaces de stationnement appartenant aux fondations et aux associations reconnues d’utilité publique, dans lesquels elles exercent leur activité ;
  • les locaux spécialement aménagés pour l’archivage administratif et pour l’exercice d’activités de recherche ou à caractère sanitaire, social, éducatif ou culturel ;
  • les locaux administratifs et les surfaces de stationnement des établissements publics d'enseignement du premier et du second degré et des établissements privés sous contrat avec l'Etat ;
  • les locaux de stockage appartenant aux sociétés coopératives agricoles ou à leurs unions ;
  • les locaux et aires des parcs relais, qui s'entendent des parcs de stationnement assurant la liaison vers différents réseaux de transport en commun et dont la vocation exclusive est de faciliter l'accès des voyageurs à ces réseaux ;
  • les emplacements attenant à un local commercial et aménagés pour l’exercice d’activités sportives (à compter des impositions dues au titre de l’année 2023).

Surface. En dehors de ces différentes exonérations, un local pourra également échapper à la taxe annuelle si sa superficie est inférieure à un certain seuil. Chaque catégorie de local relève d’un seuil différent fixé à :

  • 100 m² pour les bureaux ;
  • 500 m² pour les surfaces de stationnement ;
  • 2 500 m² pour les locaux commerciaux ;
  • 5 000 m² pour les locaux de stockage.

Appréciation. Pour déterminer si la surface de votre local est inférieure ou non au seuil d’exonération, il faut tenir compte de tous les biens de même nature que vous possédez à une même adresse ou si les adresses sont différentes, de tous les biens constituant un même groupement topographique.

Groupement topographique. Un groupement topographique est constitué de plusieurs constructions qui, au vu de leur agencement, constituent un ensemble homogène. C’est le cas par exemples des immeubles situés au coin d’une ou plusieurs rues, des immeubles à entrées multiples, etc.

Exclusion. Il faut exclure du calcul de la surface :

  • les voies de circulation pour piétons auxquelles le public a accès gratuitement et librement ;
  • les parties communes des immeubles à occupants multiples et ce, même si l’immeuble entier appartient au même propriétaire : c’est le cas par exemple du hall d’entrée d’un immeuble de bureaux occupé par plusieurs entreprises.

À retenir

Comme son nom l’indique, la taxe est due sur les locaux à usage de bureaux, les locaux professionnels, les locaux commerciaux, les locaux de stockage et les surfaces de stationnement qui sont annexées à ces différents locaux. Toutefois, de nombreuses exceptions existent dépendant de l’activité déployée dans le local, de sa situation géographique ou encore de sa taille.
 

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