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Souscrire au capital de votre société : une réduction d’impôt sur le revenu à la clé !

Date de mise à jour : 16/03/2023 Date de vérification le : 09/07/2024 15 minutes

À l’occasion de la constitution de votre société, vous pourrez obtenir une réduction d’impôt sur le revenu avantageuse, sous réserve de respecter les (très) nombreuses conditions. Revue de détail…

Rédigé par l'équipe WebLex.
Souscrire au capital de votre société : une réduction d’impôt sur le revenu à la clé !

Vous réalisez un apport au capital de votre société

Un apport en « numéraire »… Pour le bénéfice de la réduction d’impôt, votre apport doit être fait en « numéraire ». Concrètement, votre apport doit consister en un dépôt de fonds au profit de votre société, apport qui viendra former ou augmenter le capital social de votre société. Vous ne pourrez donc pas bénéficier de cet avantage en cas d’apport en nature.

… lors de la constitution de votre société. Vous bénéficierez de cette réduction d’impôt au moment de la constitution de votre société. Vous ne pourrez pas en bénéficier à l’occasion d’une augmentation de capital de votre société, sauf dans une hypothèse précise.

… lors d’une augmentation de capital ? La règle veut que, désormais, lors d’une augmentation de capital, vous ne soyez pas déjà associé ou actionnaire de la société. Cette interdiction ne joue cependant pas en cas d’investissement de suivi, sous réserve des conditions suivantes :

  • vous avez bénéficié de la réduction d’impôt au titre de votre 1er investissement ;
  • de possibles investissements de suivi sont prévus dans le plan d’entreprise de la société bénéficiaire (cela signifie concrètement que, dès l’investissement initial, l’investisseur s’est engagé dans une démarche d’investissement de moyen terme permettant de bénéficier de l’avantage fiscal pendant plusieurs cycles d’investissement) ;
  • la société n’est pas devenue liée à une autre entreprise.
Le saviez-vous ?

Rien ne vous empêche cependant de bénéficier de la réduction d’impôt à l’occasion d’une augmentation de capital d’une société dans laquelle vous n’étiez pas déjà associé.


Vous bénéficiez d’une réduction d’impôt

Un avantage fiscal non négligeable… La réduction d’impôt est égale à 18 % du montant versé, montant retenu dans la limite maximale de 50 000 € (pour les personnes seules) ou 100 000 € (si vous êtes mariés ou pacsés, et soumis à imposition commune). Si vos versements excèdent ces plafonds, l’excédent pourra être reporté l’année suivante et ouvrir à nouveau droit à la réduction d’impôt dans les mêmes conditions (ce report n’est admis qu’au titre des 4 années suivantes au maximum).

Exemple. Vous êtes célibataire. Vous constituez votre SARL en réalisant un apport conséquent de 75 000 €. La réduction d’impôt dont vous pourrez bénéficier ne se calculera que sur la base maximum de 50 000 €. Au titre de l’année suivante, vous pourrez encore bénéficier d’une réduction sur la base de 25 000 €.

25 %.Le taux de la réduction d’impôt est porté à 25 % pour les investissements réalisés :

  • entre le 10 août 2020 et le 31 décembre 2020 ;
  • entre le 9 mai 2021 et le 31 décembre 2021 ;
  • entre le 18 mars 2022 et le 31 décembre 2022 ;
  • entre le 12 mars 2023 et le 31 décembre 2023.

Tenez compte du plafonnement des « niches fiscales »… Vous n’êtes pas sans savoir que les « niches fiscales », autre nom donné aux réductions et crédits d’impôt en tous genres, sont « plafonnées ». Pour faire simple, l’avantage fiscal que vous retirez des différentes réductions ou crédits d’impôt ne peut pas vous procurer une réduction de votre impôt supérieure à 10 000 €.

Concrètement. Compte tenu du taux de la réduction d’impôt pour souscription au capital des PME et des plafonds admis, vous pourriez retirer un avantage fiscal maximum de 18 000 € ou 25 000 € au titre d’une même année, montant bien supérieur au plafonnement global admis. Pour remédier à cette difficulté, et pour ne pas désavantager les dirigeants de société, une fois n’est pas coutume, il a été prévu la règle suivante : la fraction de votre réduction d’impôt qui excède le plafond de 10 000 € pourra être reportée sur votre impôt dû au titre des 5 années suivantes, au maximum.

Exemple. Vous êtes marié. Vous constituez une SAS et vous faites un apport en capital de 85 000 €. Le montant de votre réduction est, normalement, égale à 15 300 €. Compte tenu du plafonnement, vous ne pourrez réduire votre impôt que d’un montant maximum de 10 000 €. L’excédent, soit 5 300 €, pourra être imputé sur votre impôt sur le revenu dû au titre des 5 années suivantes, au maximum.

Un autre encadrement. Depuis le 1er janvier 2020, la réduction d’impôt est également soumise à l’encadrement communautaire des aides au financement des risques, conformément aux dispositions du RGEC 651/2014 de la Commission du 17 juin 2014 déclarant certaines catégories d’aides compatibles avec le marché intérieur.

          Le saviez-vous ?

Si vous souscrivez un emprunt pour réaliser votre apport au capital de la société dans laquelle vous exercez votre activité principale, vous pouvez, au titre des frais réels, déduire de votre rémunération les intérêts d’emprunt payés à la banque. Sauf si vous optez pour cette réduction d’impôt : la fraction de versements qui a donné lieu à la réduction de votre impôt ne peut pas, dans le même temps, donner lieu à la déduction des intérêts d’emprunt correspondants.

Frais et commissions. Pour les souscriptions qui interviennent depuis le 1er janvier 2018, les frais et commissions qui sont imputés à l’occasion de l’investissement sont plafonnés à :

  • 30 % du montant des versements au total sur la durée de l’investissement ;
  • 5 % du montant des versements perçus directement ou indirectement auprès des entreprises cibles des investissements et auprès de toute personne ou organisme (société, entreprise, etc.) qui leur est lié ;
  • 12 % du montant des versements pendant les 3 premières années suivant la souscription ;
  • 3 % du montant des versements par an à compter de la 4e année suivant la souscription.

Des conditions doivent être respectées !

En ce qui concerne votre société… Votre société (non cotée) doit employer moins de 250 salariés et réaliser un chiffre d’affaires de moins de 50 M€ ou avoir un total de bilan inférieur à 43 M€, exercer une activité commerciale, artisanale, industrielle, libérale ou agricole, employer au moins 2 salariés à la clôture de l’exercice qui suit votre souscription (1 seul salarié si vous êtes inscrit à la chambre des métiers et de l’artisanat).

À noter. Pour la petite histoire, et contrairement à ce pouvait soutenir l’administration dans un litige face aux juges, l’activité de courtier en assurance n’est pas une activité financière (exclue), mais une activité commerciale (admise).

Dorénavant. Depuis le 1er janvier 2020, il est expressément prévu que l’activité de courtage et l’activité de change sont des activités financières (exclues).

Focus sur les activités de production d’énergie. Les activités procurant des revenus garantis du fait de l’existence d’un tarif réglementé de rachat de la production (c’est-à-dire les activités de production d’énergie) sont expressément exclues de la réduction d’impôt.

Et surtout… Elle doit, lors de la souscription au capital initiale, soit n’exercer aucune activité, soit l’exercer depuis moins de 7 ans après sa 1re vente commerciale, sauf exception liée à un investissement important en vue d’intégrer un nouveau marché (pour les souscriptions réalisées depuis le 1er janvier 2016). On rappelle qu’auparavant, la société devait être en phase d’amorçage, de démarrage ou d’expansion et être créée depuis moins de 5 ans.

Le saviez-vous ?

La durée de 7 ans est décomptée à partir de la 1re vente commerciale : le seuil de chiffre d’affaires qui caractérise cette 1re vente commerciale est fixé à 250 000 € HT.

Concrètement, cette durée de 7 ans est donc décomptée à partir de la date d’ouverture de l’exercice suivant celui au titre duquel le chiffre d’affaires de la société dépasse pour la 1re fois le seuil de 250 000 € HT.

Un plafond global. Le montant total des versements reçus par la société bénéficiaire ne doit pas excéder 15 M€ (sur la durée de vie de la société).

Le cas des sociétés holdings. Si vous souscrivez au capital d'une société holding « animatrice », vous pourrez bénéficier de la réduction d’impôt, pour autant que votre holding contrôle au moins une filiale depuis au moins 12 mois. Une société holding sera qualifiée d’ « animatrice » dès lors qu’en plus de détenir des titres de participations, elle participe activement à la gestion du groupe (c’est par son intermédiaire que sont rendus, pour le groupe, des services de type administratifs, juridiques, immobiliers, etc.).

Pour les autres ? Pour information, une société holding qui, a contrario, n’a que pour objet exclusif de détenir les titres des filiales sans intervention dans la gestion du groupe pourra aussi être éligible à la réduction d’impôt, mais sous réserve de respecter les conditions supplémentaires suivantes : compter au maximum 50 associés et n’avoir pour mandataire que des personnes physiques (vous devez être détenteur d’un document d’information préalable expliquant les conditions, modalités et risques de l’investissement réalisé).

Attention. Si la holding participe à une augmentation de capital, elle ne doit pas avoir déjà été associée ou actionnaire de la société bénéficiaire. Cette interdiction ne joue cependant pas en cas d’investissement de suivi, sous réserve des conditions suivantes :

  • vous avez bénéficié de la réduction d’impôt au titre de votre 1er investissement ;
  • de possibles investissements de suivi sont prévus dans le plan d’entreprise de la société bénéficiaire ;
  • la société n’est pas devenue liée à une autre.

Consultez la liste exhaustive. Ce ne sont pas là les seules conditions, mais les principales. Pour avoir un panorama complet des conditions, consultez la fiche annexe suivante :

      =>  Conditions requises pour le bénéfice de la réduction d’impôt sur le revenu au titre de la souscription au capital des PME

À noter. Les conditions liées à la nature de l’activité de la société, à sa localisation, à la composition de ses actifs ainsi qu’à l’absence de contrepartie, autre que le statut d’associé ou d’actionnaire, liée à l’apport doivent également être remplies, en continue, pendant cette période de 5 ans.

          Le saviez-vous ?

Vous devez impérativement conserver les titres reçus en échange de votre apport jusqu’au 31 décembre de la 5e année qui suit celle de votre souscription. À défaut, vous risquez une remise en cause de l’avantage fiscal.

Notez qu’une remise en cause de l’avantage fiscal est aussi encourue en cas de remboursement de l’apport, avant le 31 décembre de la 7e année qui suit celle de votre souscription.

Attention en cas d’apport ! Un dirigeant de société a, dans le cadre d’une restructuration, apporté les titres de ses sociétés à une société holding. Il avait bénéficié de la réduction d’impôt sur le revenu à raison des titres apportés, obtenue au moment où il avait créé ses sociétés. L’administration fiscale a remis en cause cet avantage fiscal, au motif que l’opération d’apport a été faite avant l’expiration du délai de 5 ans. Et le juge lui a donné raison, assimilant l’apport à une cession.

Notre conseil. Si vous bénéficiez de cette réduction d’impôt, ayez toujours à l’esprit ce délai de 5 ans dès lors que vous faites une opération qui aura une incidence sur le capital votre société !

Pas de remise en cause si… Quoiqu’il arrive, aucune remise en cause ne sera toutefois faite en cas de décès, d’invalidité, de licenciement ou de liquidation judiciaire de la société, de même qu’en cas de fusion, d’annulation des titres pour cause de pertes ou, sous conditions, d’offre publique d’échange. Il en sera de même en cas de vente des titres dans le cadre d’une procédure de redressement ou de liquidation judiciaire.

Pas de remise en cause si… Aucune remise en cause n’est aussi encourue en cas de vente stipulée obligatoire par un pacte d’associés, dans les 2 ans de la souscription, à condition que l’associé minoritaire souscrive, dans les 12 mois, au capital d’une autre PME éligible au dispositif avec le prix de vente des titres ainsi cédés (le montant investi correspondant alors au prix de vente diminué des impôts et taxes liés à la vente ; il ne pourra pas ouvrir droit à cette réduction d’IR). Il en sera de même en cas de vente plus de 2 ans après la souscription, quelle qu’en soit la cause, pour autant que les conditions liées au réinvestissement soient remplies.

Pas de remise en cause si… Enfin, vous pouvez vendre vos titres plus de 3 ans après votre souscription sans risque fiscal si :

  • vous réinvestissez le produit de la vente des titres dans une société éligible à cette réduction d’IR ou d’ISF,
  • vous vous engagez à conserver les titres reçus en échange jusqu’au terme initial de 5 ans.

Une attestation. Vous devez être en possession d’une attestation (un état de souscription, plus exactement) qui vous sera réclamé en cas de contrôle par l’administration fiscale. Cette attestation précisera notamment la raison sociale, l'objet et le siège social de la société, votre identité, le montant des versements, le nombre de titres souscrits, le montant et la date de leur souscription (vérifiez que cette attestation précise qu’elle est établie « en application de l'article 199 terdecies-0 A du Code Général des Impôts »).


Focus sur le taux applicable à certains investissements

Pour la Corse et l’Outre-mer. La réduction IR-PME profite également, sous conditions, aux souscriptions de parts de FCPI (fonds communs de placement dans l’innovation) et FIP (fonds d’investissements de proximité) dont l’actif est constitué pour 70 % au moins par des titres financiers émis par des sociétés exerçant leur activité exclusivement dans des établissements situés en Corse et en Outre-mer.

Quel taux ? Dans cette hypothèse, la réduction d’impôt était calculée au taux de 30 % (et non pas au taux de 18 %).


Cas particulier des souscriptions au capital d’une entreprise solidaire d’utilité sociale

Une réduction d’impôt. La réduction IR-PME s’applique également en cas de souscription au capital d’une entreprise solidaire d’utilité sociale (ESUS).

Pour mémoire, la somme des avantages fiscaux auxquels peut prétendre un même contribuable fait l’objet d’un plafonnement annuel de 10 000 €.

Mais. Les souscriptions au capital d’une ESUS réalisées entre le 9 mai 2021 et le 31 décembre 2021 ne sont pas prises en compte dans ce plafond de 10 000 €, dans la limite de 3 000 €.

Plus simplement, le montant de cet avantage fiscal ne pourra pas conduire un contribuable à bénéficier d’une diminution de plus de 13 000 € du montant de son impôt sur le revenu.


Un point sur le quota d’investissement

Pour les FCPI et les FIP. La réduction d’impôt bénéficie aux personnes qui investissent dans des parts de FCPI (fonds communs de placement dans l’innovation) et de FIP (fonds d’investissements de proximité).

Un quota d’investissements. Le montant de cet avantage fiscal est fixé à 30 % des versements effectués au titre de la souscription en numéraire, de parts de FIP dont l’actif est constitué pour 70 % au moins de titres financiers, parts de société à responsabilité limitée et avances en compte courant émises par des sociétés :

  • qui exercent leurs activités exclusivement dans des établissements situés dans les départements d'Outre-mer, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon, en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française et dans les îles Wallis et Futuna ;
  • et dans les secteurs agricole, commercial, industriel ou artisanal.

Une condition supprimée. Cette dernière condition est supprimée pour les versements réalisés depuis le 9 mai 2021.

A retenir

Vous pourrez bénéficier d’une réduction d’impôt de 18 % (25 % dans certains cas) calculé sur le montant de votre apport en capital, retenu dans la limite de 50 000 € (si vous êtes célibataire, veuf ou divorce) ou 100 000 € (si vous êtes marié ou pacsé, et soumis à imposition commune).

Pour éviter toute remise en cause de cet avantage fiscal, conservez vos titres reçus en échange pendant au moins 5 ans.

J'ai entendu direJ’envisage de faire une donation de mes titres à mes enfants. Que se passe-t-il si cette donation intervient avant le délai de 5 ans que vous évoquez dans votre fiche ?

Si vous donnez vos titres, votre avantage fiscal ne sera pas remis en cause à la condition que le donataire (celui qui reçoit vos titres) reprenne à son compte vos engagements pendant le temps restant à courir. A défaut, la reprise sera faite à votre nom. Assurez-vous que le donataire respecte, non seulement le délai de conservation des titres jusqu’au 31 décembre de la 5e année qui suit celle de votre souscription, mais aussi ne bénéficie pas d’un remboursement d’apport avant le 31 décembre de 7e année qui suit celle de votre souscription.

Sources
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Souscrire au capital de votre société : un double avantage ISF

Date de mise à jour : 08/11/2021 Date de vérification le : 08/11/2021 10 minutes

Si vous investissez au capital de votre société, vous pouvez bénéficier d’un avantage en matière d’impôt sur le revenu, via une réduction d’impôt. Mais vous pouvez aussi, jusqu’au 1er janvier 2018, plutôt choisir de bénéficier d’une réduction d’ISF. D’autant que ce ne sera pas le seul avantage en matière d’ISF…

Rédigé par l'équipe WebLex.
Souscrire au capital de votre société : un double avantage ISF


Vos parts ou actions échappent à l’ISF

Attention. Depuis le 1er janvier 2018, l’ISF est supprimé et remplacé par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) qui ne porte que sur les biens immobiliers. Les développements ci-dessous ne sont donc plus applicables à compter du 1er janvier 2018.

Un « bien professionnel » ? Pour beaucoup de dirigeants de société, la valeur du capital détenu échappe à l’SF, au titre d’une exonération spécifique propre aux « biens professionnels » : les parts ou actions correspondantes représentent votre outil de travail et, à ce titre, n’est pas compris dans le patrimoine taxable à l’ISF. Sous réserves que certaines conditions soient remplies.

Une exonération sous conditions. Cette exonération suppose que vous exerciez votre activité professionnelle à titre principal dans la société dont vous détenez les titres. Si votre société est soumise à l’IS, le bénéfice de cette exonération vous sera accordé si vous détenez au moins 25 % du capital (directement, ou par l’intermédiaire de votre groupe familial, ou par l’intermédiaire d’une société) et si vous y exercez une fonction de direction donnant lieu à une rémunération normale représentant plus de 50 % de vos revenus professionnels.

Au cas où… Il peut arriver que vous souscriviez au capital d’une société sans pour autant que les titres reçus en échange de cet apport répondent à la définition des biens professionnels. Ce sera le cas, par exemple, si vous souscrivez pour l’équivalent de 10 % du capital d’une société, ou encore si vous n’y exercez aucune fonction de direction (vous demeurez simplement associé de la société). Dans ce cas, la valeur des titres reçus en contrepartie de votre souscription sera exonérée d’ISF si les conditions suivantes sont remplies.

Pas d’ISF, si… Votre apport, qui peut être réalisé en nature ou en numéraire, doit répondre aux conditions suivantes :

  • il pourra s’agir d’une souscription faite à la constitution de la société ou à la faveur d’une augmentation de capital ;
  • la société doit exercer une activité commerciale, artisanale, industrielle, libérale ou agricole (les sociétés exerçant une activité de gestion de patrimoine mobilier ou une activité de gestion ou de location d'immeubles n’ouvrent pas droit à cet avantage) ;
  • la société doit employer moins de 250 salariés et, soit réaliser un chiffre d’affaires inférieur à 50 M€, soit avoir un total de bilan inférieur à 43 M€.

Une attestation. Pensez à demander une attestation annuelle émanant de la société précisant la nature de son activité, le nombre de titres que vous détenez, la date de leur souscription (pour la 1ère attestation fournie à la suite de la souscription, il faut que soient, en outre, précisées les mentions suivantes : éléments permettant d’établir que la société répond aux différents seuils d’effectif salarié, de chiffre d’affaires ou de total de bilan, nature des biens apportés en cas d’apport en nature et leur affectation). Ce document pourra vous être demandé par l’administration fiscale en cas de contrôle.

Le saviez-vous ?

Cet avantage fiscal vaut également pour les souscriptions faites au capital d’une société holding qui, tout en répondant aux conditions d’éligibilité au dispositif (à l’exception de celle tenant à son activité) a pour objet exclusif de détenir des titres de participations dans des sociétés exerçant une activité artisanale, industrielle, libérale ou agricole (à l’exclusion des activités de nature patrimoniale).


Vous bénéficiez d’une réduction d’ISF

Attention. Depuis le 1er janvier 2018, l’ISF est supprimé et remplacé par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) qui ne porte que sur les biens immobiliers. Les développements ci-dessous ne sont donc plus applicables à compter du 1er janvier 2018.

Une réduction d’ISF... Si vous investissez dans une société en faisant un apport en capital, vous bénéficierez d’une réduction d’ISF, pour autant qu’il s’agisse d’un apport en numéraire. Cet avantage suppose, toutefois, et comme toujours, le respect d’un certain nombre de conditions…

… lors de la constitution de votre société. Vous bénéficierez de cette réduction d’ISF au moment de la constitution de votre société. Vous ne pourrez pas en bénéficier à l’occasion d’une augmentation de capital de votre société, sauf dans une hypothèse précise.

… lors d’une augmentation de capital ? La règle veut que, désormais, lors d’une augmentation de capital, vous ne soyez pas déjà associé ou actionnaire de la société. Cette interdiction ne joue cependant pas en cas d’investissement de suivi, sous réserve des conditions suivantes :

  • vous avez bénéficié de la réduction d’impôt au titre de votre 1er investissement ;
  • de possibles investissements de suivi sont prévus dans le plan d’entreprise de la société bénéficiaire (cela signifie concrètement que, dès l’investissement initial, l’investisseur s’est engagé dans une démarche d’investissement de moyen terme permettant de bénéficier de l’avantage fiscal pendant plusieurs cycles d’investissement) ;
  • la société n’est pas devenue liée à une autre entreprise.

Le saviez-vous ?

Rien ne vous empêche cependant de bénéficier de la réduction d’ISF à l’occasion d’une augmentation de capital d’une société dans laquelle vous n’étiez pas déjà associé.

Attention. Vous savez très certainement que souscrire au capital d’une société peut aussi vous permettre de bénéficier, sous conditions, d’une réduction d’impôt sur le revenu (IR). Sachez toutefois qu’au titre d’une même souscription, vous ne pouvez pas bénéficier à la fois d’une réduction d’IR et d’une réduction d’ISF : vous devez donc faire un choix, s’il s’offre à vous. Mais rien ne vous empêche de réaliser 2 souscriptions distinctes et de bénéficier, pour l’une, d’une réduction d’IR, et pour l’autre, d’une réduction d’ISF.

Le saviez-vous ?

La réduction d’ISF en cas de souscription au capital d’une société se cumule avec l’exonération des titres reçus en contrepartie comme avec l’exonération spécifique prévue pour les biens professionnels : un apport au capital d’une société, toutes conditions étant par ailleurs remplies, vous fera donc bénéficier d’une exonération spécifique et d’une réduction d’impôt.

Quel avantage ? La réduction d’ISF est égale à 50 % des versements effectués, sans qu’elle puisse excéder 45 000 €.

Quelles conditions ? Elles sont nombreuses : votre société (non cotée) doit exercer, lors de la souscription initiale, son activité depuis moins de 7 ans après sa 1ère vente commerciale, sauf exception liée à un investissement important en vue d’intégrer un nouveau marché (pour les souscriptions réalisées depuis le 1er janvier 2016), employer moins de 250 salariés, réaliser un chiffre d’affaires inférieur à 50 M€ ou avoir un total de bilan inférieur à 43 M€, employer au moins 2 salariés à la clôture de l’exercice qui suit votre souscription (1 seul salarié si vous êtes inscrit à la chambre des métiers et de l’artisanat), etc. Pour avoir un panorama complet des conditions, consultez la fiche annexe suivante :

     =>  Conditions requises pour le bénéfice de la réduction d’impôt de solidarité sur la fortune au titre de la souscription au capital des PME


Le saviez-vous ?

La durée de 7 ans est décomptée à partir de la 1ère vente commerciale : le seuil de chiffre d’affaires qui caractérise cette 1ère vente commerciale est fixé à 250 000 € HT.

Concrètement, cette durée de 7 ans est donc décomptée à partir de la date d’ouverture de l’exercice suivant celui au titre duquel le chiffre d’affaires de la société dépasse pour la 1ère fois le seuil de 250 000 € HT.

A noter. L’ensemble des conditions doivent être remplies de manière continue jusqu’au 31 décembre de la 5ème année suivant la souscription.

Attention. Vous devez conserver les titres reçus en échange pendant au moins 5 ans (jusqu’au 31 décembre de la 5ème année qui suit celle de la souscription). A défaut, vous risquez une remise en cause de l’avantage fiscal. Notez toutefois qu’aucune remise en cause n’est encourue en cas de :

  • décès, invalidité, licenciement du souscripteur ou de son conjoint ou partenaire (soumis à imposition commune),
  • liquidation judiciaire de la société,
  • fusion, annulation des titres pour cause de pertes ou encore, sous conditions, offre publique d’échange,
  • cession des titres dans le cadre d’une procédure de redressement ou de liquidation judiciaire,
  • vente stipulée obligatoire par un pacte d’associés à condition que l’associé minoritaire souscrive, dans les 12 mois, au capital d’une autre PME éligible au dispositif le prix de vente des titres ainsi cédés (le montant investi correspondant alors au prix de vente diminué des impôts et taxes liés à la vente ; il ne peut pas ouvrir droit à la réduction d’IR ou d’ISF-PME),
  • vente de vos titres plus de 3 ans après votre souscription sans risque fiscal si vous réinvestissez le produit de la vente des titres dans une société éligible à cette réduction d’IR ou d’ISF et si vous vous engagez à conserver les titres reçus en échange jusqu’au terme initial de 5 ans,
  • donation des titres sous réserve que le bénéficiaire de la donation reprenne à son compte l’obligation de conservation des titres et ne bénéficie pas du remboursement des apports avant le 31 décembre de la 7ème année suivant celle de la souscription.

A noter. Une remise en cause de l’avantage fiscal est aussi encourue en cas de remboursement de l’apport, avant le 31 décembre de la 7ème année qui suit celle de votre souscription (sauf si le remboursement fait suite à la liquidation judiciaire de la société).

Le cas des sociétés holdings. Le bénéfice de cette réduction vaut aussi dans l’hypothèse où vous souscrivez au capital d'une société holding « animatrice » (entendez par-là une société qui contrôle au moins une filiale depuis au moins douze mois et qui participe activement à la gestion du groupe en rendant des services de type administratifs, juridiques, immobiliers, etc.).

Pour les autres ? Pour information, une société holding qui, a contrario, n’a que pour objet exclusif de détenir les titres des filiales sans intervention dans la gestion du groupe pourra aussi être éligible à la réduction d’impôt, mais sous réserve de respecter les conditions supplémentaires suivantes : compter au maximum 50 associés et n’avoir pour mandataire que des personnes physiques (vous devez être détenteur d’un document d’information préalable expliquant les conditions, modalités et risques de l’investissement réalisé).

Attention. Si la holding participe à une augmentation de capital, elle ne doit pas avoir déjà été associée ou actionnaire de la société bénéficiaire.

Une attestation. Pensez à conserver l’attestation qui vous est remise à l’occasion de votre souscription qui attestera du respect de l’ensemble des conditions requises pour le bénéfice de cet avantage fiscal (attestation qui doit notamment préciser, outre les coordonnées de la société et les vôtres, la date de la souscription, le nombre des titres souscrits, le montant des versements, etc.).

Des précautions à prendre. A l’occasion d’une récente affaire, l’administration a rappelé qu’elle se réservait la possibilité de remettre en cause la réduction d’ISF dans les cas de fraude les plus caractérisés : ce sera le cas lorsqu’un faisceau d’indices suffisamment probants fait présumer que l’opération, réalisée dans le cadre d’un montage purement artificiel, ne l’a été que dans un but exclusivement fiscal.

A retenir

Si vous faites un apport au capital d’une société, les titres reçus en échange ne sont normalement pas soumis à l’ISF, même s’ils ne sont pas qualifiés de « biens professionnels » (mais dans ce cas, certaines conditions doivent être réunies).

En plus, vous pourrez bénéficier également d’une réduction d’ISF, égale à 50 % du versement (elle ne peut pas excéder 45 000 €). Mais, pour une même souscription, vous devrez choisir entre cette réduction d’ISF et celle qui peut s’appliquer en matière d’impôt sur le revenu.


J'ai entendu dire

Vous évoquez le cas de l’exonération d’ISF des titres reçus en contrepartie d’un apport au capital d’une société et vous précisez que l’apport peut être fait en nature. N’importe quel bien peut être apporté en vue de bénéficier de cet avantage ?

Pour le bénéfice de cette exonération, il faut, en présence d’un apport en nature, que le bien apporté soit nécessaire à l’activité de l’entreprise. Par ailleurs, l’apport de valeurs mobilières ou de biens immobiliers n’ouvre pas droit à l’exonération d’ISF.

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Sources
  • Articles 885-O V bis, 885 I ter et 885 O et suivants du Code Général des Impôts (exonération et réduction d’ISF)
  • Articles 299 bis et 299 septies de l’annexe III du Code Général des Impôts (contenu des attestations)
  • BOFiP-Impôts-BOI-PAT-ISF-30-40-70 (exonération des titres reçus en contrepartie de souscriptions au capital de PME)
  • BOFiP-Impôts- BOI-PAT-ISF-40-30-10 (réduction d’impôt au titre de la souscription au capital de PME)
  • Loi de Finances rectificative pour 2014, n° 2014-1655, du 29 décembre 2014 (article 59)
  • Loi n° 2015-990 du 6 août 2015 pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques (article 144)
  • Loi n° 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte (articles 114 et 115)
  • Avis rendu par le Comité de l’abus de droit – Séance du 16 octobre 2014 (CADF/AC n° 7/2014) – Affaire n° 2014-31
  • Loi de Finances rectificative pour 2015, n° 2015-1786, du 29 décembre 2015 (article 24)
  • Décret n° 2016-991 du 20 juillet 2016 pris pour la détermination du seuil de chiffre d'affaires caractérisant la première vente commerciale au sens de l'article 885-0 V bis du code général des impôts et la mise à jour des obligations déclaratives en matière de réduction d'impôt de solidarité sur la fortune prévue à ce même article
  • Loi de Finances rectificative pour 2016 n° 2016-1918 du 29 décembre 2016 (article 37)
  • Arrêt de la Cour de Cassation, chambre commerciale, du 2 février 2016, n° 14-2441 (condition exercice de l’activité pendant 5 ans)
  • Loi de Finances pour 2018 du 30 décembre 2017 n°2017-1837 (article 31)
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Optimiser ma fiscalité personnelle

Avez-vous pensé à la donation temporaire d'usufruit ?

Date de mise à jour : 31/07/2023 Date de vérification le : 31/07/2023 11 minutes

Votre enfant, majeur, envisage de poursuivre des études supérieures et, comme souvent, le choix de son école ou de son université se porte sur une ville éloignée de la vôtre. Comme beaucoup de parents, vous allez devoir aider au financement de ses études. Traditionnellement, vous pensez lui octroyer une rente mensuelle pour lui permettre de subvenir à ses besoins. Et si vous en profitiez pour optimiser votre fiscalité personnelle ?

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Avez-vous pensé à la donation temporaire d'usufruit ?

Vous donnez à votre enfant une rente mensuelle

Le cas classique. Parce que votre enfant aura des besoins incompressibles (logement, nourriture, frais de scolarité, etc.), vous devrez l’aider financièrement : vous lui versez un montant fixe par mois, vous prenez en charge le loyer, etc. Le montant que vous lui versez est donc prélevé, par principe, sur vos propres revenus.

Mais… Regardons d’un peu plus près votre situation : vos revenus d’activité et vos éventuels revenus du patrimoine (revenus de placements financiers, revenus fonciers, etc.) sont soumis à l’impôt sur le revenu. Vous percevez ces revenus, sur lesquels vous payez de l’impôt sur le revenu ; sur ces mêmes revenus, vous prélevez ensuite des fonds pour venir en aide financièrement à votre enfant. Et si, dans cette suite logique, on gommait la phase « impôt »…


Une solution alternative : faites une donation temporaire d’usufruit

Procéder au démembrement de propriété. Le droit de propriété se compose de la nue-propriété (qui constitue votre droit à disposer du bien comme un propriétaire) et de l’usufruit (qui constitue votre droit d’utiliser le bien en question et de percevoir les revenus qu’il peut produire, comme les revenus fonciers pour un bien immobilier mis en location par exemple).

Préparer une transmission de patrimoine. Le démembrement de propriété est souvent utilisé pour préparer une transmission de patrimoine : vous donnez la nue-propriété d’un ou plusieurs biens à vos enfants tout en conservant l’usufruit, ce qui vous permet de vous garantir les éventuels revenus produits par ces biens (on parle alors d’usufruit « viager »).

Quel intérêt ? L’intérêt de ce démembrement de propriété est de diminuer le coût des droits de mutation, dans la mesure où ils ont pour base de calcul la valeur de la nue-propriété du bien, par définition inférieure à la valeur en pleine propriété. Et plus cette opération est réalisée tôt, plus elle sera avantageuse, puisque la valeur de la nue-propriété est fonction de l’âge de l’usufruitier : plus vous êtes jeune au moment de l’opération, et plus la valeur de la nue-propriété est faible. Au décès de l’usufruitier, la réunion de la nue-propriété et de l’usufruit s’opère en exonération de droits de mutation.

Donner temporairement l’usufruit à votre enfant. Il s’agit ici de réaliser l’opération inverse : en pratique, vous donnez l’usufruit d’un bien à votre enfant pour une durée fixe. Vous conservez alors la nue-propriété du bien en question. Une fois le terme de l’usufruit arrivé à échéance, vous récupérez la pleine propriété du bien. Cela signifie que c’est donc votre enfant qui devient titulaire des revenus, pour le temps que dure cet usufruit temporaire.

Quel intérêt ? En réalité, il est double : vous pouvez optimiser, à la fois le montant de votre impôt sur le revenu, mais aussi celui de l’IFI…


L’intérêt d’une donation temporaire d’usufruit…

Cas pratique. Imaginons que vous soyez détenteur d’un patrimoine immobilier locatif, qui vous procure des revenus fonciers pour 750 € par mois, en moyenne. Pour peu que votre patrimoine soit suffisamment important (au moins 1 300 000 €, déduction faite de vos dettes), vous pouvez, en outre, être soumis à l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) à raison de ce patrimoine immobilier. Plutôt que de verser une rente à votre enfant correspondant au montant des loyers que vous percevez, vous allez lui donner temporairement l’usufruit de votre bien locatif.

Pour votre impôt sur le revenu…

  • en l’absence de donation temporaire d’usufruit, vous percevez les loyers et vous versez une rente d’égal montant. Mais vous supportez l’impôt sur les revenus que vous transférez à votre enfant ;

  • en présence d’une donation temporaire d’usufruit, c’est votre enfant qui perçoit les revenus fonciers : c’est donc lui (et non plus vous) qui sera soumis à l’IR sur ces revenus, pour autant qu’il y soit effectivement assujetti, compte tenu du montant de ses revenus, et qu’il ne fasse plus partie de votre foyer fiscal (parce qu’il est majeur et non rattaché, il constitue son propre foyer fiscal, ce qui suppose qu’il fasse sa propre déclaration de revenus) ;

  • dans les deux cas, vous ne conservez pas effectivement les revenus fonciers, mais dans la seconde hypothèse, vous évitez l’impôt…

Pour votre IFI…

  • en l’absence de donation temporaire d’usufruit, vous êtes (plein) propriétaire du bien immobilier : il est donc compris dans votre patrimoine soumis à l’IFI, étant ici précisé que l’imposition à l’IFI s’apprécie au niveau du foyer fiscal composé des père et mère et des enfants mineurs ;

  • en présence d’une donation temporaire d’usufruit, ce ne sera plus le cas : parce que la règle veut, sauf exceptions, qu’un bien dont la propriété est démembrée soit, pour le calcul de l’IFI, compris dans le patrimoine de l’usufruitier pour sa valeur en pleine propriété, ce bien est soumis à l’IFI, au nom de votre enfant majeur usufruitier (il compose son propre foyer fiscal au titre de l’IFI) ; comme il y a fort à parier que son propre patrimoine n’est pas d’un niveau suffisant pour qu’il y soit effectivement assujetti, il ne paiera pas d’IFI ;

  • le bien immobilier en question n’est plus compris dans votre patrimoine, pour le calcul de votre IFI, pendant la durée de l’opération : il échappe donc à cet impôt…

Un coût fiscal ? Sachez que la donation temporaire d’usufruit est soumise aux droits de mutation. La base de calcul retenue est égale à 23 % de la valeur en pleine propriété par période de 10 ans (sans pouvoir excéder la valeur de l’usufruit viager). Par exemple, dans l’hypothèse d’un petit appartement locatif d’une valeur de 100 000 €, la base de calcul pour une donation temporaire d’usufruit de 10 ans sera de 23 000 €. Compte tenu des abattements applicables en cas de donation entre parents et enfants (égal à 100 000 € sur la part de chacun des parents et sur la part de chacun des enfants), il est, là encore, possible de minorer le coût des droits de donation.

Conclusion. Non seulement vous venez en aide financièrement à votre enfant dans le cadre de ses études, ce qui doit être la motivation première, mais, en plus, vous optimisez votre fiscalité personnelle.

Attention. La mise en place d’une telle opération requiert des attentions particulières, qui devront notamment être analysées au regard de votre situation personnelle. Une analyse patrimoniale préalable sera certainement nécessaire, en lien avec un professionnel. Notez, par ailleurs, que l’administration fiscale est vigilante sur les conditions d’application de ce type de montage, et notamment sur l’existence d’un réel dessaisissement des revenus du bien dont l’usufruit est temporairement donné au profit du bénéficiaire.

A retenir

Plutôt que de verser une rente à votre enfant, prélevée sur vos revenus qui ont été soumis à l’impôt, vous pourriez lui donner temporairement l’usufruit d’un bien locatif : il perçoit lui-même les revenus locatifs (qui représenteraient idéalement peu ou prou l’équivalent de la rente prévue). Faute de les percevoir directement, vous n’êtes plus imposé sur les revenus fonciers et, si vous êtes assujetti à l’IFI, vous serez gagnant puisque le bien immobilier sort de votre patrimoine pour le calcul de l’IFI.
 

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Investir dans une SCPI-Denormandie : quel avantage ?

Date de mise à jour : 16/02/2024 Date de vérification le : 16/02/2024 7 minutes

Le dispositif Denormandie offre le bénéfice d’un avantage fiscal en cas d’investissement dans un bien immobilier locatif, mais aussi en cas de souscription dans une société civile de placement immobilier (SCPI). Quel est le montant de cet avantage fiscal et quelles sont les conditions pour en bénéficier ?

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Investir dans une SCPI-Denormandie : quel avantage ?

Un produit de « défiscalisation »

Avant toute chose… Avant de faire un placement, quel qu’il soit, il est toujours recommandé de faire une étude patrimoniale. L’objectif sera de vérifier la constitution de votre patrimoine et les possibilités d’investissement en ayant à l’esprit deux objectifs : diversifier vos placements (court terme, long terme, immobilier, placement financier…) et conserver une partie de votre épargne disponible (pour éviter d’être pénalisé en cas de retrait intempestif de fonds placés sur un placement de long terme).

Et après… Une fois cette étude faite, idéalement sur les conseils d’un professionnel, il peut effectivement être intéressant de se poser la question d’un investissement dans des parts de SCPI (société civile de placement immobilier). Là comme ailleurs, il s’agira aussi pour vous de valider avec votre conseiller financier la qualité et la pertinence du placement envisagé.

Une réduction d’impôt conséquente. Si vous achetez des parts de SCPI, vous pouvez bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu avantageuse, dès lors qu’un certain nombre de conditions sont effectivement remplies. En pratique, il s’agit du dispositif de défiscalisation immobilière « Denormandie », adapté aux SCPI.

Combien ? Votre investissement vous fera bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu, dont le montant est susceptible de varier selon la durée de l’engagement de location pris par la SCPI. Cette réduction d’impôt est calculée sur la base de 100 % du montant de votre souscription (retenu dans la limite maximum de 300 000 €) en appliquant le taux suivant :

  • 12 % pour les souscriptions qui servent à financer des logements faisant l'objet d'un engagement de location pris pour une durée de six ans. Par dérogation, ce taux est fixé à 10,5 % pour les souscriptions réalisées en 2023 et à 9 % pour celles réalisées en 2024 ;
  • 18 % pour les souscriptions qui servent à financer des logements faisant l'objet d'un engagement de location pris pour une durée de neuf ans. Par dérogation, ce taux est fixé à 15 % pour les souscriptions réalisées en 2023 et à 12 % pour celles réalisées en 2024.

Précision. Pour les investissements réalisés depuis le 1er janvier 2023 (y compris en outre-mer) ces taux dérogatoires s’appliquent aux souscriptions qui ne servent pas au financement des logements anciens : 

  • qui font ou ont fait l’objet de travaux d’amélioration ; 
  • affectés à un usage autre que l’habitation qui font ou qui ont fait l’objet de travaux de transformation en logement. 

Concrètement. Cette réduction est répartie, selon la durée de l'engagement de location, sur six ou neuf années. Elle est accordée au titre de l'année de la souscription et imputée sur l'impôt dû au titre de cette même année, puis sur l'impôt dû au titre de chacune des cinq ou huit années suivantes à raison d'un sixième ou d'un neuvième de son montant total au titre de chacune de ces années.

Le saviez-vous ?

Le plafond de 300 000 € est global et comprend également les éventuels investissements locatifs pour lesquels vous optez également pour cette réduction d’impôt.


Des conditions strictes à respecter

Plusieurs conditions. Comme tout avantage fiscal, la réduction d’impôt « Denormandie » suppose de respecter de nombreuses conditions, tant en ce qui vous concerne, qu’en ce qui concerne votre souscription et l’objet de cette souscription. Notez, au préalable, que ce dispositif s’applique jusqu’au 31 décembre 2026.

Concernant votre souscription. Votre investissement doit prendre la forme d’une souscription au capital d’une SCPI. Cette souscription doit être utilisée, à hauteur d’au moins 95 % de son montant, au financement d’un bien immobilier éligible au dispositif « Denormandie ». Ce quota de 95 % doit être intégralement investi au plus tard dans les 18 mois qui suivent la clôture de la souscription.

Concernant l’investissement immobilier. La SCPI au capital de laquelle vous souscrivez doit investir dans des biens immobiliers éligibles au dispositif « Denormandie ». Retrouvez ici la liste des logements éligibles.

Concernant la SCPI. Elle doit s’engager à louer le logement pendant 6, 9 ans ou 12 ans (selon l’engagement de location pris), sans y associer le mobilier (location nue), à une personne qui en fait sa résidence principale, en respectant des plafonds de loyer et de ressources du locataire.

Vous concernant. Vous devez vous engager à conserver les titres de la SCPI tout le temps que dure l’engagement de location pris par la SCPI.

Attention. Le non-respect de ces conditions sera susceptible d’entraîner une remise en cause de l’avantage fiscal dont vous bénéficiez.

A retenir

En souscrivant au capital d’une SCPI qui s’engage à investir dans des biens immobiliers locatifs, respectant les conditions d’application du dispositif « Denormandie », vous pouvez bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu.

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Le coin du dirigeant Investir dans un FCPI : quel avantage ?
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Investir dans une SCPI-Pinel : quel avantage ?

Date de mise à jour : 13/09/2021 Date de vérification le : 13/09/2021 11 minutes

Depuis le 1er septembre 2014, le dispositif de défiscalisation immobilière « Duflot » a été remplacé par le dispositif « Pinel ». Ce dispositif offre le bénéfice d’un avantage fiscal en cas d’investissement dans un bien immobilier locatif, mais aussi en cas de souscription dans une société civile de placement immobilier (SCPI). Quel est le montant de cet avantage et quelles sont les conditions pour en bénéficier ?

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Investir dans une SCPI-Pinel : quel avantage ?

Un produit de « défiscalisation »

Avant toute chose… Avant de faire un placement, quel qu’il soit, il est toujours recommandé de faire une étude patrimoniale. L’objectif sera de vérifier la constitution de votre patrimoine et les possibilités d’investissement en ayant à l’esprit deux objectifs : diversifier vos placements (court terme, long terme, immobilier, placement financier…) et conserver une partie de votre épargne disponible (pour éviter d’être pénalisé en cas de retrait intempestif de fonds placés sur un placement de long terme).

Et après… Une fois cette étude faite, idéalement sur les conseils d’un professionnel, il peut effectivement être intéressant de se poser la question d’un investissement dans des parts de SCPI (société civile de placement immobilier). Là comme ailleurs, il s’agira aussi pour vous de valider avec votre conseiller financier la qualité et la pertinence du placement envisagé.

Une réduction d’impôt conséquente. Si vous achetez des parts de SCPI, vous pouvez bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu avantageuse, dès lors qu’un certain nombre de conditions sont effectivement remplies. En pratique, il s’agit du dispositif de défiscalisation immobilière « Pinel », adapté aux SCPI.

Combien ? Votre investissement vous fera bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu, dont le montant est susceptible de varier selon la durée de l’engagement de location pris par la SCPI. Cette réduction d’impôt est calculée sur la base de 100 % du montant de votre souscription (retenu dans la limite maximum de 300 000 €) en appliquant le taux suivant :

  • 12 % pour les souscriptions qui servent à financer des logements faisant l'objet d'un engagement de location pris pour une durée de six ans ;
  • 18 % pour les souscriptions qui servent à financer des logements faisant l'objet d'un engagement de location pris pour une durée de neuf ans.

Concrètement. Cette réduction est répartie, selon la durée de l'engagement de location, sur six ou neuf années. Elle est accordée au titre de l'année de la souscription et imputée sur l'impôt dû au titre de cette même année, puis sur l'impôt dû au titre de chacune des cinq ou huit années suivantes à raison d'un sixième ou d'un neuvième de son montant total au titre de chacune de ces années.

Le saviez-vous ?

Le plafond de 300 000 € est global et comprend également les éventuels investissements locatifs pour lesquels vous optez également pour cette réduction d’impôt. A ce titre, sachez que le nombre d’investissements est limité à 2 par an.


Des conditions strictes à respecter

Plusieurs conditions. Comme tout avantage fiscal, la réduction d’impôt « Pinel » suppose de respecter de nombreuses conditions, tant en ce qui vous concerne, qu’en ce qui concerne votre souscription et l’objet de cette souscription. Notez, au préalable, que ce dispositif s’applique jusqu’au 31 décembre 2021.

Concernant votre souscription. Votre investissement doit prendre la forme d’une souscription au capital d’une SCPI. Cette souscription doit être utilisée, à hauteur d’au moins 95 % de son montant, au financement d’un bien immobilier éligible au dispositif « Pinel ». Ce quota de 95 % doit être intégralement investi au plus tard dans les 18 mois qui suivent la clôture de la souscription.

Attention. Les titres de SCPI que vous achetez ne doivent pas faire l’objet d’un démembrement de propriété.

Concernant l’investissement immobilier. La SCPI au capital de laquelle vous souscrivez doit investir dans des biens immobiliers éligibles au dispositif « Pinel », à savoir :

  • un logement neuf (achevé ou en l’état futur d’achèvement) ;
  • un logement qui fait l’objet d’une réhabilitation totale ou qui fait l’objet de travaux d’une importance telle que l’opération est assimilée à une construction d’un logement neuf ;
  • un local qui fait l’objet de travaux de transformations en logement;
  • depuis le 1er janvier 2019, un logement faisant l’objet de travaux d’amélioration représentant au moins 25 %du coût total de l’opération d’achat, sous réserve qu’il soit situé dans une commune dont le besoin de réhabilitation de l’habitation en centre-ville est particulièrement marqué, ou dans une commune signataire d’une convention d’opération de revitalisation de territoire.

Le saviez-vous ?

Pour votre information, sachez qu’au sein d’un même immeuble collectif, le nombre de logements qui pourront ouvrir droit à l’avantage est limité à 80 % du total des logements. Ce pourcentage ne s’applique toutefois pas aux immeubles dont l’ensemble des logements est acquis par une SCPI.

Concernant le logement lui-même. Non seulement il doit s’agir d’un logement neuf ou proche du neuf, mais en plus :

  • il doit respecter un niveau de performance énergétique précis :
    •  pour les logements neufs : il s‘agit de la réglementation thermique 2012 (RT 2012) ou le label « bâtiment basse consommation énergétique 2005 (BBC 2005) » ;
    •  pour les autres logements : il s’agit du label « haute performance énergétique rénovation (HPE rénovation 2009) » ou le label « bâtiment basse consommation énergétique rénovation (BBC rénovation 2009) » ;
  • il doit être situé dans une zone du territoire marquée par un déséquilibre entre l’offre et la demande de logement.

Concernant la SCPI. Elle doit s’engager à louer le logement pendant 6, 9 ans ou 12 ans (selon l’engagement de location pris), sans y associer le mobilier (location nue), à une personne qui en fait sa résidence principale, en respectant des plafonds de loyer et de ressources du locataire. Attention, le locataire ne peut pas être un associé ou un membre du foyer fiscal d’un associé de la société (notez que pour les souscriptions réalisées avant le 1er janvier 2015, le locataire ne peut pas être un de vos ascendants ou descendants).

==> Consultez les plafonds de loyers et les plafonds de ressources du locataire 2020   

Vous concernant. Vous devez vous engager à conserver les titres de la SCPI tout le temps que dure l’engagement de location pris par la SCPI.

Attention. Le non-respect de ces conditions sera susceptible d’entraîner une remise en cause de l’avantage fiscal dont vous bénéficiez.

A retenir

En souscrivant au capital d’une SCPI qui s’engage à investir dans des biens immobiliers locatifs, respectant les conditions d’application du dispositif « Pinel », vous pouvez bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu.
 

J'ai entendu dire

J’envisage d’acheter des parts de SCPI pour optimiser ma fiscalité personnelle, mais l’engagement sur 6 ou 9 ans aurait tendance à freiner mon envie d’investir, notamment parce qu’on peut toujours avoir besoin de récupérer son capital en cas d’accident de la vie… N’y a-t-il vraiment aucune dérogation à cette règle ?

Comme nous l’indiquons dans la fiche, le non-respect des conditions d’application du dispositif entraînera une remise en cause de l’avantage fiscal : en clair, l’administration vous réclamera le montant de réduction d’impôt qui aura été indûment perçu. Cela étant, des exceptions sont prévues : vous ne subirez pas de remise en cause en cas de décès, d’invalidité ou de licenciement.
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Sources
  • Article 199 novovicies du Code Général des Impôts
  • Loi de Finances pour 2015 n° 2014-16543 du 29 décembre 2014 (article 5)
  • Loi n°2017-1837 du 30 décembre 2017 de Finances pour 2018
  • Loi de Finances pour 2019 du 28 décembre 2018, n°2018-1317, articles 11, 187, 188, 189 et 226
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Investir dans un FIP : quel avantage ?

Date de mise à jour : 13/09/2021 Date de vérification le : 13/09/2021 10 minutes

Vous venez de vendre votre entreprise et, maintenant à la tête d’un capital conséquent, vous envisagez de procéder à quelques investissements. Vous avez entendu parler des « fonds d’investissement de proximité » et vous vous interrogez sur l’opportunité de souscrire à ce type de fonds. Quels sont les avantages d’un tel investissement ?

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Investir dans un FIP : quel avantage ?

Un « fonds d’investissement de proximité » : qu’est-ce que c’est ?

C’est un « fonds commun de placement à risque ». Par définition un fonds d’investissement de proximité est un fonds commun de placement à risque (FCPR), dont l’objet est de détenir des titres de sociétés répondant à certaines caractéristiques. Lesquelles ?

Concrètement. Au moins 70 % des investissements réalisés par le FIP doit avoir pour objet l’acquisition de titres financiers, de parts de SARL ou constituer des avances en compte courant, et dont au moins 20 % concernent des entreprises exerçant leur activité depuis moins de 8 ans, dans une zone géographique définie par le fonds (comprenant au plus 4 régions limitrophes).

Un placement à risque. Comme son nom l’indique, ce type de placement comporte une part de risque qu’il ne faut pas négliger : parce qu’il s’agit, notamment, d’un placement en actions et qu’il a pour objet de financer des PME, le risque de perdre votre capital en tout ou partie n’est pas à négliger, d’autant que le capital n’est pas garanti dans ce type de placement. N’oubliez pas, en outre, que les fonds déposés dans un FIP ne sont pas disponibles et qu’en règle générale il est difficile de revendre des parts de FIP avant leur terme.

Assorti d’un avantage fiscal. Au moment où vous investissez dans un FIP, vous pouvez toutefois bénéficier d’un avantage fiscal qui pourra constituer un effet de levier intéressant.


Un investissement assorti d’un avantage fiscal

Une réduction d’impôt. Pour les versements effectués jusqu’au 31 décembre 2016, vous pouvez bénéficier d’une réduction d’impôt égale à 18 % du montant de votre souscription, retenu dans la limite de 12 000 € (pour une personne seule) ou 24 000 € (pour un couple marié ou pacsé, soumis à imposition commune). Au total, selon votre situation familiale, votre réduction d’impôt maximale sera de 2 160 € ou 4 320 €.

Sous conditions. Plusieurs conditions doivent être respectées :

  • vous ne pouvez pas détenir plus de 10 % des parts du FIP, ni plus de 25 % des droits dans les bénéfices des sociétés détenues par le FIP (au moment de la souscription ou au cours des 5 années précédentes) ;
  • vous devez conserver les parts du FIP pendant au moins 5 ans (si vous faites une donation de ces parts, le bénéficiaire de votre donation doit reprendre à son compte l’engagement que vous avez pris pour le temps restant à courir) ;
  • il faut noter que le quota d'investissement de 70 % doit être atteint au plus tard 3 ans et 8 mois après la date de constitution du fonds ;
  • la société dans laquelle investit le fond doit répondre à la définition des PME (non cotée par principe, sauf exceptions), doit par principe exercer son activité depuis moins de 7 ans, etc.

Conseil. Vérifiez auprès de votre interlocuteur financier que le FIP dans lequel vous investissez est effectivement éligible à cette réduction d’IR. Conservez précieusement votre engagement de conservation des parts établi au moment de la souscription et l’état individuel qui vous a été remis par le gestionnaire du fonds.

Attention ! Si vous ne respectez pas ces conditions, et notamment le délai de conservation pendant au moins 5 ans, vous risquez une annulation de la réduction d’impôt sur le revenu. Notez toutefois qu’aucune reprise de cet avantage fiscal ne sera effectuée par l’administration notamment en cas de donation (sous conditions, de reprise des engagements par le bénéficiaire de la donation) et si le non-respect de l’engagement de conservation est lié à un décès, une invalidité ou un licenciement.

Le saviez-vous ?

Ce type de défiscalisation est pris en compte dans le plafonnement global des avantages fiscaux : sachez que le total de vos investissements ouvrant droit à un avantage fiscal ne pourra pas vous procurer une réduction d’impôt sur le revenu supérieure à 10 000 €.

Une réduction d’ISF. Un investissement dans un FIP peut aussi vous procurer, sous les mêmes conditions, une réduction d’impôt de solidarité sur la fortune (égale à 50 % de votre investissement étant précisé que la réduction d’impôt est plafonnée à 18 000 €). Mais cette réduction d’ISF ne peut pas se cumuler avec la réduction d’impôt sur le revenu, pour une même souscription : vous devez donc faire un choix ou réaliser deux souscriptions distinctes.

Conseil. Là encore, vérifiez auprès de votre interlocuteur financier que le FIP dans lequel vous investissez est effectivement éligible à la réduction d’ISF. De nombreuses conditions doivent, en effet, être respectées pour bénéficier de cet avantage au regard de l’ISF (notamment : il doit détenir des titres de PME non cotées, exerçant leur activité depuis moins de 7 ans, sauf en cas d’investissement important en vue d’intégrer un nouveau marché, etc.).

Autres avantages à noter… Pour autant, là encore, que vous conserviez les parts de FIP pendant au moins 5 ans, les revenus que vous pouvez en retirer pourront être exonérés d’impôt sur le revenu, à la condition qu’ils soient immédiatement réinvestis dans le fonds de sorte qu’ils demeurent indisponibles (condition qui doit être respectée pendant la période de 5 ans). Par ailleurs, au moment de la revente, la plus-value que vous seriez susceptible de réaliser pourra également être exonérée d’impôt sur le revenu. Notez, toutefois, que :

  • les revenus, comme la plus-value, seront soumis aux prélèvements sociaux (dont le taux est actuellement fixé à 17,2 %) ;
  • une condition mérite d’être soulignée : vous ne devez pas détenir (ou avoir détenu au cours des 5 années précédant votre souscription) plus de 25 % des droits dans les bénéfices des sociétés détenues par le fonds.

 

A retenir

Investir dans un fonds d‘investissement de proximité vous permettra de bénéficier d‘une réduction d’impôt sur le revenu ou, au choix, d’une réduction d’ISF. En outre, les revenus tirés de cet investissement, de même que l’éventuelle plus-value réalisée au moment de la revente, pourront être exonérés d'impôt.

Ayez toutefois à l’esprit qu’il s’agit d’un placement à risque, à capital non garanti, que vous vous engagez à conserver pendant au moins 5 ans.

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Sources
  • Articles L 214-31 et suivants du Code Monétaire et Financier (fonds d’investissement de proximité)
  • Article 199 terdecies 0-A du Code Général des Impôts (réduction IR)
  • Article 885-0 V bis du Code Général des Impôts (réduction ISF)
  • Article 163 quinquies B du Code Général des Impôts (exonération IR)
  • BOFiP-Impôts-BOI-IR-RICI-110
  • Loi de Finances pour 2013, n° 2012-1509, du 29 décembre 2012 (article 74)
  • Loi de Finances rectificative pour 2012, n° 2012-1510, du 29 décembre 2012 (article 75)
  • Loi de Finances rectificative pour 2013, n° 2013-1279 du 29 décembre 2013 (article 18)
  • Loi de Finances rectificative pour 2015, n° 2015-1786, du 29 décembre 2015 (articles 24 et 26)
  • Loi de Finances pour 2018 du 30 décembre 2017, n°2017-1837 (article 74)
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Investir dans un FCPI : quel avantage ?

Date de mise à jour : 13/09/2021 Date de vérification le : 13/09/2021 10 minutes

Vous avez déjà réalisé un certain nombre de placements et vous envisagez de vous tourner vers des placements, certes un peu plus risqués, mais assortis d’un avantage fiscal, et vous avez entendu parler des FCPI. Quels sont les avantages fiscaux assortis à ce type de placement ?

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« FCPI » : de quoi s’agit-il ?

Fonds commun de placement dans l’innovation. Un « FCPI » est un fonds commun de placement dans l’innovation : 70 % au moins des souscriptions émises doivent avoir pour objet l’acquisition de titres de PME à caractère innovant et non cotés.

Société innovante ? Le FCPI doit investir dans une société devant remplir l’une des conditions suivantes :

  • avoir réalisé des dépenses de recherche représentant au moins 10 % des charges d’exploitation de l’un des 3 exercices précédant celui de la souscription ;
  • ou être capable de justifier qu’elle développe actuellement ou dans un avenir proche des produits, services ou procédés neufs ou substantiellement améliorés par rapport à l’état existant de la technique et qui présentent un risque d’échec industriel ou technologique.

Un placement à risque. Un FCPI fait partie des fonds communs de placement à risque qui, comme son nom l’indique, comporte une part de risque qu’il ne faut pas négliger : comme tout placement à risque, dont le capital n’est pas garanti, vous devez accepter de prendre le risque de perdre tout ou partie des montants investis. Ainsi, même si les avantages fiscaux qui vous sont réservés sont attractifs, ils doivent être mesurés au regard des performances financières de ce type de placement. Une étude approfondie des performances de fonds de même nature pourra vous donner une idée des risques encourus.

Assorti d’un avantage fiscal. Au moment où vous investissez dans un FCPI, vous pouvez effectivement bénéficier d’un avantage fiscal qui pourra constituer un effet de levier intéressant.


Quels sont les avantages fiscaux liés à ce type de placement ?

Une réduction d’impôt. Pour les versements effectués jusqu’au 31 décembre 2016, vous pouvez bénéficier d’une réduction d’impôt égale à 18 % du montant de votre souscription, retenu dans la limite de 12 000 € (pour une personne seule) ou 24 000 € (pour un couple marié ou pacsé, soumis à imposition commune). Au total, selon votre situation familiale, votre réduction d’impôt maximale sera de 2 160 € ou 4 320 €.

Sous conditions. Plusieurs conditions doivent être respectées :

  • vous ne pouvez pas détenir plus de 10 % des parts du FCPI, ni plus de 25 % des droits dans les bénéfices des sociétés détenues par le fonds (au moment de la souscription ou au cours des 5 années précédentes) ;
  • vous devez conserver les parts du FCPI pendant au moins 5 ans (si vous faites une donation de ces parts, le bénéficiaire de votre donation doit reprendre à son compte l’engagement que vous avez pris pour le temps restant à courir) ;
  • il faut noter que le quota d'investissement de 70 % doit être atteint au plus tard 3 ans et 8 mois après la date de constitution du fonds ;
  • la société dans laquelle investit le fond doit répondre à la définition des PME (non cotée par principe, sauf exceptions), doit par principe exercer son activité depuis moins de 10 ans, etc.

Conseil. Vérifiez auprès de votre interlocuteur financier que le FCPI dans lequel vous investissez est effectivement éligible à cette réduction d’IR. Conservez précieusement votre engagement de conservation des parts établi au moment de la souscription et l’état individuel qui vous a été remis par le gestionnaire du fonds.

Attention ! Si vous ne respectez pas ces conditions, et notamment le délai de conservation pendant au moins 5 ans, vous risquez une annulation de la réduction d’impôt sur le revenu. Notez toutefois qu’aucune reprise de cet avantage fiscal ne sera effectuée par l’administration notamment en cas de donation (sous conditions de reprise des engagements par le bénéficiaire de la donation) et si le non-respect de l’engagement de conservation est lié à un décès, une invalidité ou un licenciement.

Le saviez-vous ?

Ce type de défiscalisation est pris en compte dans le plafonnement global des avantages fiscaux : sachez que le total de vos investissements ouvrant droit à un avantage fiscal ne pourra pas vous procurer une réduction d’impôt sur le revenu supérieure à 10 000 €.

Une réduction d’ISF. Un investissement dans un FCPI peut aussi vous procurer, sous les mêmes conditions, une réduction d’impôt de solidarité sur la fortune (égale à 50 % de votre investissement, étant précisé que la réduction d’impôt est plafonnée à 18 000 €). Mais cette réduction d’ISF ne peut pas se cumuler avec la réduction d’impôt sur le revenu, pour une même souscription : vous devez donc faire un choix ou réaliser deux souscriptions distinctes.

Conseil. Là encore, vérifiez auprès de votre interlocuteur financier que le FCPI dans lequel vous investissez est effectivement éligible à la réduction d’ISF. De nombreuses conditions doivent, en effet, être respectées pour bénéficier de cet avantage au regard de l’ISF (notamment : il doit détenir des titres de PME non cotées, exerçant leur activité depuis moins de 10 ans, sauf en cas d’investissement important en vue d’intégrer un nouveau marché, etc.).

Autres avantages à noter… Pour autant, là encore, que vous conserviez les parts de FCPI pendant au moins 5 ans, les revenus que vous pouvez en retirer pourront être exonérés d’impôt sur le revenu, à la condition qu’ils soient immédiatement réinvestis dans le fonds de sorte qu’ils demeurent indisponibles (condition qui doit être respectée pendant la période de 5 ans). Par ailleurs, au moment de la revente, la plus-value que vous seriez susceptible de réaliser pourra également être exonérée d’impôt sur le revenu. Notez, toutefois, que :

  • les revenus comme la plus-value seront soumis aux prélèvements sociaux (dont le taux est actuellement fixé à 17,2 %) ;
  • une condition mérite d’être soulignée : vous ne devez pas détenir (ou avoir détenu au cours des 5 années précédant votre souscription) plus de 25 % des droits dans les bénéfices des sociétés détenues par le fonds.

A retenir


Investir dans un fonds d‘investissement de proximité vous permettra de bénéficier d‘une réduction d’impôt sur le revenu ou, au choix, d’une réduction d’ISF. En outre, les revenus tirés de cet investissement, de même que l’éventuelle plus-value réalisée au moment de la revente, pourront être exonérés d'impôt. Ayez toutefois à l’esprit qu’il s’agit d’un placement à risque, à capital non garanti, que vous vous engagez à conserver pendant au moins 5 ans.

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Sources
  • Articles L 214-30 et suivants du Code Monétaire et Financier (fonds d’investissement de proximité)
  • Article 199 terdecies 0-A du Code Général des Impôts (réduction IR)
  • Article 885-0 V bis du Code Général des Impôts (réduction ISF)
  • Article 163 quinquies B du Code Général des Impôts (exonération IR)
  • BOFiP-Impôts-BOI-IR-RICI-100
  • Loi de Finances pour 2013, n° 2012-1509, du 29 décembre 2012 (article 74)
  • Loi de Finances rectificative pour 2012, n° 2012-1510, du 29 décembre 2012 (article 75)
  • Loi de Finances rectificative pour 2013, n° 2013-1279 du 29 décembre 2013 (article 18)
  • Loi de Finances rectificative pour 2015, n° 2015-1786, du 29 décembre 2015 (articles 24 et 26)
  • Loi de Finances pour 2018 du 30 décembre 2017, n°2017-1837 (article 74)
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Le coin du dirigeant Investir dans une SCPI-Pinel : quel avantage ?
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Investir dans une SCPI-Duflot : quel avantage ?

Date de mise à jour : 08/11/2021 Date de vérification le : 08/11/2021 9 minutes

Vous venez de voir votre banquier pour faire le point sur vos comptes personnels. Constatant que vous avez un peu d’épargne disponible, il vous a fait l’article de l’investissement dans une SCPI, en vantant la défiscalisation qui y est associée. L’avantage fiscal n’est effectivement pas à négliger, mais quelles sont les conditions qui entourent ce dispositif ?

Rédigé par l'équipe WebLex.
Investir dans une SCPI-Duflot : quel avantage ?

Un produit de « défiscalisation »

Avant toute chose… Avant de faire un placement, quel qu’il soit, il est toujours recommandé de faire une étude patrimoniale. L’objectif sera de vérifier la constitution de votre patrimoine et les possibilités d’investissement en ayant à l’esprit deux objectifs : diversifier vos placements (court terme, long terme, immobilier, placement financier…) et conserver une partie de votre épargne disponible (pour éviter d’être pénalisé en cas de retrait intempestif de fonds placés sur un placement de long terme).

Et après… Une fois cette étude faite, idéalement sur les conseils d’un professionnel, il peut effectivement être intéressant de se poser la question d’un investissement dans des parts de SCPI (société civile de placement immobilier). Là comme ailleurs, il s’agira aussi pour vous de valider avec votre conseiller financier la qualité du placement envisagé.

Une réduction d’impôt conséquente. Si vous achetez des parts de SCPI, vous pouvez bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu avantageuse, dès lors qu’un certain nombre de conditions sont effectivement remplies. En pratique, il s’agit du dispositif de défiscalisation immobilière « Duflot », adapté aux SCPI.

54 000 € répartis sur 9 ans. Votre investissement vous fera bénéficier d’une réduction d’impôt de 18 %, calculée sur le montant de la souscription, retenu dans la limite maximum de 300 000 € : autrement dit, un investissement de ce montant vous fera bénéficier d’un avantage fiscal de 54 000 €, réparti sur 9 ans, soit 6 000 € par an d’économie d’impôt au maximum. Attention : le plafond de 300 000 € est global et comprend également les éventuels investissements locatifs pour lesquels vous optez également pour cette réduction d’impôt.

Le saviez-vous ?

Le dispositif « Duflot » est remplacé par le dispositif « Pinel » pour les souscriptions réalisées depuis le 1er septembre 2014.


Des conditions strictes à respecter

Concernant votre souscription. Votre investissement doit constituer une souscription au capital d’une SCPI, et cette souscription doit être utilisée, à hauteur d’au moins 95 % de son montant, au financement d’un bien immobilier éligible au dispositif « Duflot ». Ce quota de 95 % doit être intégralement investi au plus tard dans les 18 mois qui suivent la clôture de la souscription.

Attention. Les titres de SCPI que vous achetez ne doivent pas faire l’objet d’un démembrement de propriété.

Concernant l’investissement immobilier. La SCPI au capital de laquelle vous souscrivez doit investir dans des biens immobiliers éligibles au dispositif « Duflot », à savoir :

  • un logement neuf (achevé ou en l’état futur d’achèvement),
  • un logement qui fait l’objet d’une réhabilitation totale ou qui fait l’objet de travaux d’une importance telle que l’opération est assimilée à une construction d’un logement neuf,
  • un local qui fait l’objet de travaux de transformations en logement.

Le saviez-vous ?

Pour votre information, sachez qu’au sein d’un même immeuble collectif, le nombre de logements qui pourront ouvrir droit à l’avantage est limité à 80 % du total des logements.

Concernant le logement lui-même. Non seulement il doit s’agir d’un logement neuf ou proche du neuf, mais en plus :

  • il doit respecter un niveau de performance énergétique précis :
    • pour les logements neufs : il s‘agit de la réglementation thermique 2012 (RT 2012) ou le label « bâtiment basse consommation énergétique 2005 (BBC 2005) » ;
    •  pour les autres logements : il s’agit du label « haute performance énergétique rénovation (HPE rénovation 2009) » ou le label « bâtiment basse consommation énergétique rénovation (BBC rénovation 2009) ».
  • il doit être situé dans une zone du territoire marquée par un déséquilibre entre l’offre et la demande de logement (il est ici fait référence aux zones A, A bis, B1, et B2 sous conditions, retenues pour le dispositif « Scellier »).

Concernant la SCPI. Elle doit s’engager à louer le logement pendant 9 ans, sans y associer le mobilier (location nue), à une personne qui en fait sa résidence principale, en respectant des plafonds de loyer et de ressources du locataire (consultable ici). Attention, le locataire ne peut pas être un associé, un ascendant, un descendant ou un membre du foyer fiscal d’un associé de la société.

Vous concernant. Vous devez vous engager à conserver les titres de la SCPI tout le temps que dure l’engagement de location pris par la SCPI, c’est-à-dire pendant au moins 9 ans.

Attention. Le non-respect de ces conditions sera susceptible d’entraîner une remise en cause de l’avantage fiscal dont vous bénéficiez.

A retenir

La réduction d’impôt est particulièrement intéressante : en souscrivant au capital d’une SCPI qui s’engage à investir dans des biens immobiliers locatifs, respectant les conditions d’application du dispositif « Duflot », vous pouvez bénéficier d’une réduction d’impôt : elle sera, au maximum, de 6 000 € par an pendant 9 ans.

Mais cela suppose de respecter des conditions, et notamment, pour vous, de conserver votre investissement pendant au moins 9 ans…

 

J'ai entendu dire

J’envisage d’acheter des parts de SCPI pour optimiser ma fiscalité personnelle, mais l’engagement sur 9 ans aurait tendance à freiner mon envie d’investir, notamment parce qu’on peut toujours avoir besoin de récupérer son capital en cas d’accident de la vie… N’y a-t-il vraiment aucune dérogation à cette règle ?

Comme nous l’indiquons dans la fiche, le non-respect des conditions d’application du dispositif entraînera une remise en cause de l’avantage fiscal : en clair, l’administration vous réclamera le montant de réduction d’impôt qui aura été indûment perçu. Cela étant, des exceptions sont prévues : vous ne subirez pas de remise en cause en cas de décès, d’invalidité ou de licenciement.
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Sources
  •  Article 199 novovicies du Code Général des Impôts
  • Loi de Finances pour 2013, n° 2012-1509, du 29 décembre 2012 (article 80)
  • Loi de Finances pour 2015 n° 2014-16543 du 29 décembre 2014 (article 5)
  • Décret n° 2012-1532 du 29 décembre 2012 relatif aux plafonds de loyer et de ressources des locataires au classement des communes se caractérisant par un déséquilibre entre l'offre et la demande de logements et au niveau de performance énergétique globale et plafond de prix de revient par mètre carré de surface habitable des logements pour l'application de la réduction d'impôt sur le revenu au titre de l'investissement locatif prévue à l'article 199 novovicies du CGI
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Le cautionnement (au 1er janvier 2022) : quels effets entre le débiteur et la caution ?

Date de mise à jour : 21/06/2023 Date de vérification le : 21/06/2023 8 minutes

La (très attendue) réforme relative au droit des sûretés a vu le jour en septembre 2021. Parmi ses nombreuses dispositions figure une réorganisation des effets du cautionnement entre ses différents protagonistes, notamment entre le débiteur et la caution, mais aussi entre les cautions, le cas échéant… Que faut-il en retenir ?

Rédigé par l'équipe WebLex.
Le cautionnement (au 1er janvier 2022) : quels effets entre le débiteur et la caution ?

La réforme des sûretés et son contexte

Jusqu’à présent, les dispositions applicables aux sûretés en général et au cautionnement en particulier étaient éparpillées dans différentes sources juridiques, et généraient un fort contentieux judiciaire.

La réforme, dont la majorité des dispositions est entrée en vigueur le 1er janvier 2022, est venue modifier les règles en profondeur, en vue de leur simplification et de leur unification.    


Les (différents) effets du cautionnement

Pour mémoire, le cautionnement est un contrat par lequel une personne (appelée « caution ») s’engage envers le créancier (en général une banque) à payer la dette d’une autre personne (appelée « débiteur principal ») si celle-ci ne peut pas la régler.

Une distinction ! Le mécanisme de cautionnement a différents effets :

  • entre le créancier et la caution (vous pouvez les retrouver ici) ;

  • entre le débiteur principal et la caution ;

  • entre les cautions elles-mêmes (vous pouvez les retrouver ici).


Cautionnement : les effets entre le débiteur principal et la caution

Recours personnel de la caution à l’égard du débiteur principal

Pour mémoire, la caution qui a payé tout ou partie de la dette du débiteur principal dispose d’un recours personnel à son encontre, destiné à lui permettre de récupérer les sommes qu’elle a versées mais aussi les intérêts (qui courent de plein droit dès le jour du paiement) et frais qu’elle a supportés.

Le saviez-vous ?

Seuls les frais postérieurs à la dénonciation par la caution au débiteur des poursuites dirigées contre elle sont toutefois restituables.

Une indemnisation complémentaire ? Notez par ailleurs que la caution garde la possibilité d’obtenir une réparation supplémentaire dans le cas où elle a subi un préjudice indépendant du retard dans le paiement des sommes qui lui sont dues.

Recours subrogatoire de la caution

Dans le sillage des dispositions précédemment applicables, il est prévu que la caution qui a payé tout ou partie de la dette du débiteur principal soit subrogée dans les droits du créancier à l’égard de celui-ci.

Prenons un exemple : un créancier détient une créance à l’encontre d’un débiteur principal. La caution règle la somme due au créancier et récupère, à cette occasion, la créance détenue par celui-ci à l’encontre du débiteur principal : on dit que la caution est « subrogée » dans tous les droits que le créancier détenait à l’encontre du débiteur, ce qui signifie, schématiquement, que la caution se substitue au créancier et dispose des mêmes droits que lui à l’encontre du débiteur.

Attention, en cas de paiement partiel de la dette, la subrogation de la caution dans les droits du créancier à l’égard du débiteur principal ne sera également que partielle.

Le saviez-vous ?

Dans le cadre des nouvelles règles applicables, il est précisé que dans le cas où plusieurs débiteurs principaux sont solidaires d’une même dette, la caution dispose, contre chacun d’eux, des recours personnel et subrogatoire.

Perte du droit au recours de la caution

Jusqu’à présent, il était prévu que la caution perdait le bénéfice de son droit personnel de recours contre le débiteur si elle avait payé le montant garanti, sans être poursuivie au préalable par le créancier et sans en avoir averti le débiteur principal, dès lors qu’au moment du paiement, celui-ci n’avait pas eu la possibilité de faire déclarer la dette éteinte.

Et maintenant ? Cette disposition est légèrement réaménagée puisqu’il est désormais prévu que la caution n’ait pas de recours si elle a payé la dette sans en avoir averti le débiteur et si celui-ci l’a acquittée ultérieurement ou disposait, au moment du paiement, des moyens de la faire déclarer éteinte.

Notez que dans un tel cas, la caution garde toutefois la possibilité d’agir en restitution du paiement de sa dette à l’égard du créancier.

Le saviez-vous ?

La possibilité, pour la caution, d’exercer un recours à l’encontre du débiteur avant tout paiement de sa part de la dette cautionnée est également supprimée.


Cautionnement : les effets entre les cautions

Le principe. Il est prévu qu’en cas de pluralité de cautions, celle qui a payé la dette du créancier dispose d’un recours personnel mais également subrogatoire contre les autres cautions, chacune pour sa part.


Cautionnement : quand s’appliquent les nouveautés ?

Quand ? L’ensemble des dispositions ci-dessus est entré en vigueur le 1er janvier 2022.

Attention ! Notez que les cautionnements conclus avant cette date resteront intégralement soumis à la Loi en vigueur au jour de leur conclusion.

Par exception, les dispositions relatives aux obligations d’information annuelle, sur la défaillance du débiteur et de la sous-caution s’appliqueront immédiatement le 1er janvier 2022, même pour les cautionnements constitués avant cette date.

A retenir

Au 1er janvier 2022, les règles relatives au cautionnement sont aménagées, notamment en ce qui concerne les rapports entre le débiteur principal de la dette et la caution, ainsi qu’entre les cautions entre elles. Veillez à être à jour !
 

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Le cautionnement (au 1er janvier 2022) : quels effets entre le créancier et la caution ?

Date de mise à jour : 15/05/2024 Date de vérification le : 15/05/2024 17 minutes

La (très attendue) réforme relative au droit des sûretés a vu le jour en septembre 2021. Parmi ses nombreuses dispositions figure une réorganisation des effets du cautionnement entre ses différents protagonistes, notamment le créancier et la caution… Que faut-il en retenir ?

Rédigé par l'équipe WebLex.
Le cautionnement (au 1er janvier 2022) : quels effets entre le créancier et la caution ?

La réforme des sûretés et son contexte

Jusqu’à présent, les dispositions applicables aux sûretés en général et au cautionnement en particulier (dont la pratique est très répandue) étaient éparpillées dans différentes sources juridiques, et généraient un fort contentieux judiciaire.

La réforme, dont la majorité des dispositions est entrée en vigueur le 1er janvier 2022, est venue modifier les règles en profondeur, en vue de leur simplification et de leur unification.


Les (différents) effets du cautionnement

Pour mémoire, le cautionnement est un contrat par lequel une personne (appelée « caution ») s’engage envers le créancier (en général une banque) à payer la dette d’une autre personne (appelée « débiteur principal ») si celle-ci ne peut pas la régler.

1 mécanisme, différents effets ! Le mécanisme de cautionnement a différents effets :

  • entre le créancier et la caution, que nous allons étudier dans cette fiche ;
  • entre le débiteur principal et la caution (vous pouvez les retrouver ici) ;
  • entre les cautions elles-mêmes (vous pouvez les retrouver ici).


Cautionnement : les obligations du créancier

Le principe. À la suite de la mise en place d’un cautionnement, le créancier est soumis à certaines obligations.

Le devoir de mise en garde du créancier

Pour mémoire, jusqu’à présent, le créancier professionnel était dans l’obligation de mettre en garde la caution « non avertie » si son engagement était, au jour de sa conclusion, inadapté à ses capacités financières ou à son risque d’endettement.

Donc… Cette obligation de mise en garde était par conséquent intrinsèquement liée au caractère « averti » ou non de la caution : une caution était considérée comme « avertie » dès lors qu’elle pouvait mesurer la portée de son engagement du fait de son expérience ou de sa profession.

La nouveauté ! Cette disposition est désormais aménagée : il est désormais prévu que le créancier professionnel doive mettre en garde la caution personne physique (qu’elle soit ou non avertie) lorsque l’engagement du débiteur principal est inadapté aux capacités financières de celui-ci.

Faute de remplir cette obligation, le créancier est déchu de son droit contre la caution, à hauteur du préjudice qu’elle a subi (et non plus, comme c’était le cas auparavant, à la mise en jeu de sa responsabilité ouvrant droit à indemnisation).

Focus sur la disproportion de la caution

Les nouvelles dispositions. Il est désormais prévu que si le cautionnement souscrit par une personne physique envers un créancier professionnel est, lors de sa conclusion, manifestement disproportionné aux revenus et au patrimoine de la caution, il doit être réduit au montant à hauteur duquel elle pouvait s’engager à cette date.

À noter. Auparavant, la sanction d’une disproportion de l’engagement de caution était la décharge totale de la caution : elle est donc révisée, afin d’être moins sévère pour le créancier.

Bon à savoir. Jusqu’à présent, il était prévu que le créancier ayant accepté un cautionnement disproportionné n’encourait pas de sanction si le patrimoine de la caution lui permettait, au moment où celle-ci était appelée, de faire face à son obligation : c’est ce qu’on appelait l’exception « de retour à meilleure fortune ».

Et maintenant ? Pour une plus grande sécurité juridique, cette exception est désormais supprimée.

Pour la petite histoire. Le juge a récemment rappelé que si le créancier doit bien s’enquérir de la situation patrimoniale de la future caution pour éviter toute disproportion, cette étape doit intervenir avant la signature du contrat de cautionnement. Ainsi, ne doit pas être prise en compte la fiche de renseignements remplie par la caution après avoir signé son engagement.

L’obligation d’information annuelle

À l’instar des dispositions antérieures, il est prévu que le créancier professionnel est tenu, avant le 31 mars de chaque année et à ses frais, de faire connaître à toute caution personne physique le montant du principal de la dette, des intérêts et autres accessoires restant dus au titre de l’obligation garantie au 31 décembre de l'année précédente.

Faute de s’exécuter, le créancier est déchu de la garantie des intérêts et pénalités arrivés à échéance depuis la date de la précédente information et jusqu’à celle de la communication de la nouvelle information.

À noter. Dans les rapports entre le créancier et la caution, les paiements que le débiteur effectue pendant cette période sont imputés (ou « déduits ») prioritairement sur le principal de la dette.

Mais aussi ! Dans le même temps et sous peine de la même sanction, le créancier professionnel est tenu, là encore à ses frais, de rappeler à la caution personne physique :

  • le terme de son engagement ;
  • ou, si son engagement est à durée indéterminée, sa faculté de résiliation à tout moment et les modalités de celle-ci.

Bon à savoir. Ces dispositions sont également applicables au cautionnement souscrit par une personne morale envers un établissement de crédit ou une société de financement, en garantie d’un concours financier accordée à une entreprise.

Par exception, il est prévu que ces nouvelles dispositions s’appliqueront immédiatement le 1er janvier 2022, même pour les cautionnements constitués avant cette date.

Obligation d’information de la défaillance du débiteur principal

Dans le sillage des dispositions précédentes, il est prévu que le créancier professionnel soit tenu d’informer la caution personne physique de la défaillance du débiteur principal, dès le 1er incident de paiement non régularisé dans le mois de l’exigibilité de ce paiement.

À défaut, il est déchu de la garantie des intérêts et pénalités échus entre la date de l’incident et celle à laquelle la caution en a été informée.

Là encore, dans les rapports entre le créancier et la caution, il est prévu que les paiements effectués par le débiteur pendant cette période doivent prioritairement être imputés sur le principal de la dette.

Par exception, il est prévu que ces nouvelles dispositions s’appliqueront immédiatement le 1er janvier 2022, même pour les cautionnements constitués avant cette date.


Cautionnement : les exceptions opposables au créancier

Pour mémoire, la caution peut être dispensée de l’exécution de son engagement dans le cas où la dette cautionnée est éteinte. Cette extinction peut résulter de motifs (appelés « exceptions ») aussi différents que multiples, qui peuvent :

  • être inhérents à la dette garantie ;
  • résulter de motifs propres, strictement personnels, au débiteur principal.

Jusqu’à présent, le juge estimait que la caution ne pouvait pas opposer au créancier les exceptions purement personnelles au débiteur principal.

Et maintenant ? Cette limite est désormais supprimée, puisqu’il est prévu que la caution puisse opposer toutes les exceptions qui appartiennent au débiteur principal, qu’elles lui soient personnelles (sauf celles liées à son incapacité) ou inhérentes à la dette.

Point important. La caution ne peut, sauf dispositions spéciales, se prévaloir des exceptions qui sont liées à la défaillance du débiteur (mesures légales ou judiciaires). Ce qui semble logique, puisque l’engagement de la caution vise justement à couvrir cette défaillance…


Cautionnement : l’information (nouvelle) de la sous-caution personne physique

Parmi les grandes nouveautés de la réforme figure l’information de la sous-caution personne physique par la caution elle-même.

Comment ? Dans le mois qui en suit la réception, la caution de 1er rang doit communiquer, à ses frais, à la sous-caution personne physique, les informations qu’elle a reçues du créancier (relatives au montant de la dette, à sa faculté de résiliation ou au terme de son engagement, ainsi qu’à la défaillance du débiteur principal).

Par exception, il est prévu que ces nouvelles dispositions s’appliqueront immédiatement le 1er janvier 2022, même pour les cautionnements constitués avant cette date.


Cautionnement : focus sur le bénéfice de discussion

Pour mémoire, le « bénéfice de discussion » permet à la caution simple d’obliger le créancier à poursuivre en tout premier lieu le débiteur principal de l’obligation en cas d’incident de paiement.

Il est désormais précisé que ne peuvent se prévaloir de ce bénéfice :

  • la caution tenue solidairement avec le débiteur ;
  • la caution qui a renoncé à ce bénéfice ;
  • la caution judiciaire.

Que doit faire la caution ? Pour mettre en œuvre le bénéfice de discussion, la caution doit l’invoquer dès les premières poursuites dirigées contre elle et indiquer au créancier les biens du débiteur susceptibles d'être saisis.

Le saviez-vous ?

Attention, il ne peut s’agir de biens litigieux ou de biens grevés d'une sûreté spéciale au profit d'un tiers.


Cautionnement : focus sur le « bénéfice de division »

En principe, lorsque plusieurs personnes se sont portées cautions simples de la même dette, elles sont chacune tenues pour le tout.

Néanmoins, celle qui est poursuivie peut opposer au créancier ce qu’on appelle le « bénéfice de division » : dans ce cas, le créancier est alors tenu de diviser ses poursuites entre les différentes cautions et ne peut réclamer, à chaque caution, que sa part de la dette. Notez toutefois que ce mécanisme ne peut être mis en œuvre qu’entre cautions solvables.

Des exclusions. Ne peuvent se prévaloir du bénéfice de division :

  • les cautions qui sont solidaires entre elles ;
  • les cautions qui ont renoncé à ce bénéfice.

Que doit faire la caution ? Pour mettre en œuvre le bénéfice de division, la caution doit l’invoquer dès les premières poursuites dirigées contre elle.

Le cas de l’insolvabilité de la caution. Si une caution devient insolvable, son insolvabilité est, au jour où la division est invoquée, supportée par les autres cautions solvables. En revanche, la caution qui a demandé la mise en œuvre du bénéfice de division ne peut pas être recherchée à raison de l'insolvabilité d'une autre, survenue postérieurement.

Le saviez-vous ?

Attention, si le créancier a divisé de lui-même son action, il ne peut plus revenir sur la mise en œuvre du bénéfice de division et ce, même s'il y avait, au jour où il a engagé son action, des cautions insolvables.

Concernant le reste à vivre. À l’instar des dispositions précédemment applicables, il est prévu que l'action du créancier engagée à l’égard de la caution personne physique ne puisse avoir pour effet de la priver du minimum de ressources nécessaires à ses dépenses courantes, appelé « reste à vivre ».

Pourquoi ? Le but est d’éviter que la caution ne se trouve totalement démunie à la suite de l’exécution de son engagement de caution.


Cautionnement : quand s’appliquent les nouveautés ?

Quand ? L’ensemble de ces nouveautés est entré en vigueur le 1er janvier 2022.

Attention ! Notez que les cautionnements conclus antérieurement à cette date resteront intégralement soumis à la Loi en vigueur au jour de leur conclusion.

Par exception, les dispositions relatives aux obligations d’information annuelle, et sur la défaillance du débiteur et de la sous-caution s’appliqueront immédiatement le 1er janvier 2022 pour les cautionnements constitués avant cette date.

À retenir

Au 1er janvier 2022, les règles relatives au cautionnement sont aménagées, notamment en ce qui concerne les rapports entre caution(s) et créancier. Veillez à être à jour !
 

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