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Le coin du dirigeant

Vente immobilière et conditions suspensives : après l’heure, c’est plus l’heure !

22 mars 2021 - 2 minutes
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Parce qu’il a obtenu un prêt bancaire lui permettant de financer son achat, l’acheteur d’un bien immobilier réclame l’exécution de la vente. Sauf, souligne le vendeur, que l’obtention du prêt est arrivée trop tard… et que cela change tout…

Rédigé par l'équipe WebLex.


Conditions suspensives : « pour quoi ? »

Le propriétaire d’un immeuble signe une promesse de vente avec un potentiel acquéreur.

La promesse contient une condition suspensive qui subordonne la vente (finale) du bien à l’obtention, par l’acheteur, d’un prêt bancaire avant la date du 1er mars, afin que l’acte définitif de vente puisse être signé devant notaire avant le 31 mars, ou au plus tard le 15 avril.

Le 28 avril l’acheteur obtient finalement son prêt bancaire, et demande donc au vendeur de finaliser la vente…

Ce que celui-ci refuse, en soulignant que la promesse de vente est devenue caduque au 31 mars, puisque l’acheteur n’a pas obtenu son prêt dans le délai qui lui était imparti.

« Faux », rétorque l’acheteur, qui rappelle qu’il a obtenu son prêt le 28 avril…

« Trop tard, donc », tranche le juge, qui rappelle que la vente devait être signée au plus tard le 31 mars, ce qui nécessitait que l’acheteur ait, à cette date, obtenu son prêt bancaire.

L’allongement de ce délai jusqu’au 15 avril n’avait pas pour but de permettre à celui-ci de disposer d’un délai supplémentaire pour exécuter son obligation, mais devait seulement permettre à l’une des parties d’obliger l’autre à finaliser la vente dans le cas où les conditions suspensives auraient été levées au 31 mars.

Ce qui n’était pas le cas ici : parce que la promesse de vente est devenue caduque, la demande de l’acheteur est rejetée.

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Sources
  • Arrêt de la Cour de cassation, 3ème chambre civile, du 4 février 2021, n° 20-15913
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Revenus fonciers : travaux de réaménagement = travaux de reconstruction ?

23 mars 2021 - 1 minute
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Parce qu’ils ont engagé des travaux d’aménagement dans une maison qui leur appartient, des propriétaires déduisent les dépenses correspondantes de leurs revenus fonciers… Des travaux de reconstruction plutôt, estime l’administration, qui leur refuse alors cette déduction. A tort ou à raison ?

Rédigé par l'équipe WebLex.


Revenus fonciers : avez-vous touché au gros œuvre ?

Après avoir acheté une ancienne maison de maître, des propriétaires engagent d’importants travaux afin d’y créer 11 appartements. Des dépenses qu’ils déduisent ensuite de leurs revenus fonciers, s’agissant de simples travaux d’aménagement…

Mais pas pour l’administration fiscale, pour qui les travaux, qui ont nécessité un réaménagement interne complet (installation de cuisines et de sanitaires dans les 11 appartements, réfection totale des réseaux d’eau, d’électricité et d’évacuation), s’assimilent à des travaux de reconstruction…non déductibles…

Sauf que ces travaux n’ont pas affecté de manière importante le gros œuvre et ne sont pas d’une ampleur suffisante pour être qualifiés de travaux de reconstruction, constate le juge. Le redressement fiscal est donc annulé sur ce point.

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Sources
  • Arrêt du Conseil d’Etat du 11 février 2021, n°431595
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Revenus fonciers et intérêts déductibles : à quoi sert votre emprunt ?

24 mars 2021 - 2 minutes
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Pour le calcul de son revenu imposable, l’associé d’une SCI déduit de ses revenus fonciers les intérêts de l’emprunt que la société a contracté pour financer le rachat des parts sociales d’un autre associé. Une déduction remise en cause par l’administration fiscale, cet emprunt n’étant pas, selon elle, nécessaire à la conservation des revenus fonciers. A tort ou à raison ?

Rédigé par l'équipe WebLex.


Emprunt nécessaire à la conservation du revenu foncier = intérêts déductibles !

Une SCI, soumise à l’impôt sur le revenu, est propriétaire d’un complexe commercial qu’elle donne en location, et dont les fruits sont imposés entre les mains de ses associés dans la catégorie des revenus fonciers.

Pour financer le rachat des parts sociales de l’un de ses 4 associés, la SCI décide de souscrire un emprunt bancaire.

Quelque temps plus tard, pour le calcul de leurs revenus imposables, les 3 autres associés déduisent les intérêts de cet emprunt de leurs revenus fonciers.

Une déduction refusée par l’administration fiscale qui rappelle que seuls les intérêts des emprunts contractés pour l'acquisition de biens ou droits immobiliers destinés à procurer des revenus fonciers sont déductibles du revenu foncier…

…ce qui est le cas ici, contestent les associés : la SCI a souscrit cet emprunt parce qu’elle a été condamnée par la justice à rembourser les parts de l’un de ses associés. Or, le non-respect de cette condamnation l’aurait exposée, de même que les associés restants, au risque de vente du bien immobilier, dont la location génère pourtant ses revenus.

Dès lors que l’emprunt était nécessaire pour la conservation du revenu foncier perçu par la société, les intérêts qui y sont attachés sont bien déductibles des revenus fonciers imposables de chaque associé.

Ce que confirme le juge, qui annule le redressement fiscal.

Source :

  • Arrêt du Conseil d’Etat du 09 juin 2020, n°426339
  • Arrêt du Conseil d’Etat du 09 juin 2020, n°426342
  • Arrêt du Conseil d’Etat du 09 juin 2020, n°426343

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Fourniture de gaz et d’électricité : quel est votre « dernier recours » ?

24 mars 2021 - 1 minute
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Face à l’accroissement de la concurrence entre les fournisseurs de gaz et d’électricité et pour assurer une continuité d’approvisionnement des consommateurs, de nouvelles dispositions sont prises pour encadrer les obligations de ces fournisseurs. Que faut-il retenir ?

Rédigé par l'équipe WebLex.


Fourniture de gaz et d’électricité : quelles sont les nouvelles mesures ?

Pour éviter que les consommateurs subissent d’éventuelles coupures dans leur approvisionnement de gaz et d’électricité dans un contexte où la concurrence entre les fournisseurs est de plus en plus importante, des dispositifs de fourniture de secours et de derniers recours ont été créés.

Ils permettent aux clients de bénéficier d’un approvisionnement en gaz et en électricité même lorsque leur fournisseur est défaillant ou lorsqu’ils n’en trouvent pas.

Pour encadrer ces dispositifs, des mesures ont récemment été prises concernant :

  • les modalités de sélection du fournisseur ;
  • les conditions d’éligibilité ;
  • les critères à respecter ;
  • les procédures de sélection des candidats ;
  • etc.

De plus, des précisions sont apportées concernant la délivrance des autorisations d’exercice d’une activité d’achat et de revente d’électricité, ainsi que sur l’obligation d’information des clients qui pèse sur ces fournisseurs.

Source : Décret n° 2021-273 du 11 mars 2021 relatif à la fourniture de gaz naturel et d'électricité

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Transition numérique : des médiateurs vous accompagnent !

24 mars 2021 - 2 minutes
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Les médiateurs numériques accompagnent les Français en difficulté avec le numérique et leur permettent d’effectuer plus facilement leurs démarches en ligne. Pour qu’ils puissent assurer leur mission dans de bonnes conditions des outils sont mis à leur disposition. Lesquels ?

Rédigé par l'équipe WebLex.


Transition numérique : quels outils à disposition des médiateurs numériques ?

Actuellement, les formalités administratives sont le plus souvent à réaliser par l’intermédiaire des outils et plateformes numériques.

Et pour garantir une égalité d’accès à ces derniers et aider les Français dans leur utilisation, des emplois de conseillers numériques ont été créés par le Gouvernement.

Pour qu’ils soient mieux formés et mieux outillés, 4 mesures viennent d’être mises en place :

  • le développement de la plateforme « Aidants Connect » sur tout le territoire : elle permet une plus grande sécurité juridique et technique lorsqu’un conseiller numérique effectue une formalité administrative pour le compte d’un usager ;
  • le financement d’une formation pour tous les aidants qui souhaitent être habilités à l’utilisation de cette plateforme ;
  • le développement de deux outils numériques : ABC Diag pour évaluer rapidement les compétences des personnes accompagnées et ABC Pix pour proposer des séquences pédagogiques adaptées une fois le diagnostic effectué ;
  • la mise à disposition et le financement de formations certifiantes pour les médiateurs numériques déjà en poste afin de professionnaliser et valoriser leur métier.

Ces mesures viennent compléter les actions de recrutement et de formation déjà mises en place par l’Etat qui souhaite déployer 4 000 conseillers sur l’ensemble du territoire.

Source :

  • Communiqué de presse du Gouvernement du 15 mars 2021
  • Dossier de presse du Gouvernement

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Abandon ou dépôt illégal de déchets : « souriez, vous êtes identifiés »

24 mars 2021 - 1 minute
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Pour renforcer la lutte contre l’abandon ou le dépôt sauvage de déchets, les agents de police judiciaire et les gardes champêtres vont disposer d’un nouveau pouvoir. Lequel ?

Rédigé par l'équipe WebLex.


Vers un contrôle renforcé des abandons et dépôts illégaux de déchets

Les personnes qui abandonnent ou déposent leurs déchets de manière illégale font l’objet de diverses sanctions.

Pour faciliter leur identification, il est désormais prévu que les agents de police judiciaire et les gardes champêtres en charge du constat de ces infractions puissent avoir accès aux informations relatives aux pièces administratives exigées pour la circulation des véhicules (ou affectant la disponibilité de ceux-ci).

Il est en outre prévu que les données du système d’immatriculation des véhicules soient accessibles aux fonctionnaires habilités à constater des infractions à la règlementation environnementale applicable, afin de favoriser une exécution optimale de leurs missions.

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Sources
  • Décret n° 2021-285 du 16 mars 2021 modifiant les articles R. 330-2 et R. 330-3 du code de la route relatifs aux conditions d'accès au traitement de données à caractère personnel dénommé « Système d'immatriculation des véhicules »
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Lutte contre la fraude et l’usurpation d’identité : le point sur la nouvelle carte d’identité

24 mars 2021 - 3 minutes
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Pour renforcer la lutte contre les usurpations d’identité, une nouvelle carte d’identité contenant des éléments biométriques va prochainement être mise en circulation. Quelles sont ses caractéristiques ?

Rédigé par l'équipe WebLex.


Lutte contre la fraude : un nouvel outil pour plus d’efficacité

Pour lutter contre la fraude et l’usurpation d’identité, une nouvelle carte nationale d’identité va bientôt être déployée sur l’ensemble du territoire français.

Celle-ci est équipée :

  • d’une puce électronique, qui comprend notamment une photo du titulaire de la carte, ses éléments d’identité (nom, prénoms, date et lieu de naissance, adresse, etc.) ainsi que ses empreintes digitales (sauf pour les mineurs de moins de 12 ans) ;
  • d’un cachet électronique visuel (CEV) visé par l’Etat, qui contient l’ensemble des données inscrites sur la carte et qui en permet une lecture automatique.

A compter du 2 août 2021, les cartes nationales d’identité correspondant à « l’ancien format » ne pourront plus être délivrées.

Lors de la demande de carte, il sera donc nécessaire de donner ses empreintes digitales. Notez que le demandeur de la carte pourra toutefois refuser que celles-ci soient conservées dans le dispositif de traitement national au-delà d’un délai de 90 jours à compter de la délivrance de la carte.

Les photographies nécessaires à la demande de carte pourront être prises par des agents de préfectures ou de mairies mobiles pour les personnes détenues ou dans l’incapacité physique de se déplacer (en raison d’une maladie ou d’une infirmité grave qu’ils devront justifier).

La durée de validité de la nouvelle carte sera de 10 ans (contre 15 ans précédemment).

Le calendrier du déploiement de la nouvelle carte est le suivant :

  • depuis le 15 mars 2021 pour le département de l’Oise ;
  • à partir du 29 mars 2021 pour les départements de la Seine Maritime et La Réunion ;
  • dans les mois qui suivent, jusqu’au 2 août 2021, pour l’ensemble des autres départements.

Cette carte devrait être rendue obligatoire dans tous les Etats de l’Union européenne.

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Sources
  • Décret n° 2021-279 du 13 mars 2021 portant diverses dispositions relatives à la carte nationale d'identité et au traitement de données à caractère personnel dénommé « titres électroniques sécurisés » (TES)
  • Arrêté du 13 mars 2021 portant application de l'article 4-3 du décret n° 55-1397 du 22 octobre 1955 modifié instituant la carte nationale d'identité
  • Arrêté du 13 mars 2021 portant application de l'article 4-4 du décret n° 55-1397 du 22 octobre 1955 modifié instituant la carte
  • Arrêté du 13 mars 2021 portant application dans les départements de l'Oise et de la Seine-Maritime du décret n° 2021-279 du 13 mars 2021 portant diverses dispositions relatives à la carte nationale d'identité et au traitement de données à caractère personnel dénommé « titres électroniques sécurisés » (TES)
  • Arrêté du 13 mars 2021 portant application dans le département de La Réunion du décret n° 2021-279 du 13 mars 2021 portant diverses dispositions relatives à la carte nationale d'identité et au traitement de données à caractère personnel dénommé « titres électroniques sécurisés » (TES)
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L’application mobile « impots.gouv » fait peau neuve !

26 mars 2021 - 1 minute
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L’application mobile « impots.gouv » vous permet de consulter vos documents (déclarations et avis d’impôt sur le revenu, etc.), de payer vos impôts, d’accéder à l’historique de vos paiements, etc. Elle vient d’être entièrement revue afin d’apporter aux usagers un plus grand confort de navigation. Quelles sont les principales nouveautés ?

Rédigé par l'équipe WebLex.


Une nouvelle application, qui intègre de nouvelles fonctionnalités

Les principales nouveautés embarquées dans cette version 2.0 de l’application mobile « impots.gouv » sont :

  • un design retravaillé pour une présentation plus simple et fluide ;
  • une connexion sécurisée, qui offre la possibilité d’utiliser la fonctionnalité du téléphone de reconnaissance des empreintes digitales ou de reconnaissance faciale ;
  • une simplification de la fonctionnalité « paiements » ;
  • une possibilité de traduction en anglais ;
  • le cas échéant, une possibilité de visualiser la déclaration automatique de revenus.

Vous pouvez la télécharger aux adresses suivantes :

  • PlayStore : https://play.google.com/store/apps/details?id=fr.gouv.finances.smartphone.android&hl=fr
  • Appli pour iOS : https://itunes.apple.com/fr/app/impots.gouv/id505488770?mt=8

Dans les prochains mois, cette application devrait encore évoluer pour ajouter de nouvelles fonctionnalités, notamment :

  • l’authentification avec FranceConnect ;
  • la géolocalisation des services des impôts ;
  • la messagerie sécurisée.

Source :

  • Communiqué de presse du ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance du 24 mars 2021, n°817
  • Actualité impots.gouv.fr du 16 mars 2021

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Aidants familiaux : pouvez-vous recevoir des legs ?

26 mars 2021 - 2 minutes
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Un aidant familial peut-il recevoir un legs de la personne âgée qu’il est chargé d’assister ? Jusqu’à présent c’était non…Et maintenant ?

Rédigé par l'équipe WebLex.


Une interdiction générale qui porte atteinte au droit de propriété !

Jusqu’à présent, la loi interdisait aux aidants familiaux de recevoir des gratifications, par le biais de donations ou de legs, des personnes âgées et/ou handicapées qu’ils étaient chargés d’assister contre rémunération.

Une interdiction générale, qui ne tenait pas compte de la capacité juridique de la personne âgée ou handicapée, ou de l’existence ou non d’une vulnérabilité particulière, et qui portait atteinte au droit de ces personnes de disposer librement de leur patrimoine et donc à leur droit de propriété.

Invité à se prononcer sur la légalité de cette interdiction, le juge rappelle que le but premier de cette mesure était d’assurer la protection des personnes placées dans une situation de particulière vulnérabilité vis-à-vis du risque de captation d’une partie de leurs biens par ceux qui leur apportent une assistance.

Toutefois, ce n’est pas parce que les personnes qui sont assistées sont âgées ou handicapées que leur capacité à consentir ou non à une donation ou à un legs est altérée.

De même, le fait que ces personnes aient besoin d’une assistance à domicile ne suffit pas à caractériser, dans tous les cas, une situation de vulnérabilité vis-à-vis de leurs aidants familiaux.

En conséquence, cette interdiction générale faite aux aidants familiaux de recevoir des dons ou des legs des personnes qu’ils sont chargés d’assister porte atteinte, de manière disproportionnée, au droit de propriété : elle a donc été déclarée contraire à la Constitution depuis le 13 mars 2021.

A toutes fins utiles, notez que cette décision peut être utilisée dans toutes les affaires non jugées définitivement à cette date.

Source : Décision du Conseil Constitutionnel du 12 mars 2021, n°2020-888

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Dirigeants de société : des obligations… sous conditions ?

29 mars 2021 - 2 minutes
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Parce qu’elle a (notamment) omis d’informer l’autre associé sur sa gestion, la gérante de 2 SCI est révoquée de sa fonction par le juge. A tort, selon elle, puisque cette omission s’explique par le désintérêt de l’autre associé pour la vie des 2 sociétés… ce qui (selon elle) change tout…

Rédigé par l'équipe WebLex.


Dirigeants de société : des obligations à remplir, même si…

Un couple constitue ensemble 2 sociétés civiles immobilières (SCI), dont la femme devient gérante.

A la suite de la séparation du couple, la femme conserve son poste de gérante, et continue d’occuper, seule, l’un des appartements appartenant à l’une des SCI.

Après quelque temps, l’autre associé décide de demander en justice sa révocation du poste de gérante, pour l’ensemble des raisons suivantes :

  • la gérante n’a jamais convoqué ni réuni d’assemblées générales (AG) au sein des 2 sociétés, ce qui a paralysé leur fonctionnement ;
  • elle n’a jamais fait approuver les comptes des sociétés, et s’est abstenue de les lui transmettre ;
  • elle occupe l’appartement de l’une des SCI sans contrepartie, puisqu’elle règle certes les mensualités d’emprunt de celui-ci, mais porte ensuite ces sommes à son compte courant d’associé, ce qui les transforme en dette de la société à son égard ;
  • les 2 sociétés présentent de graves difficultés financières, dont la gérante ne semble pas se soucier outre mesure, faute pour elle de les régulariser au plus vite.

« Arguments insuffisants », estime la gérante qui précise à son tour :

  • que l’associé s’est complètement désintéressé de la vie sociale des sociétés ;
  • qu’il a refusé, à la suite de leur séparation, de lui faire connaître son adresse, ce qui explique l’absence de convocation aux AG ;
  • qu’il a toujours eu accès aux comptes sociaux, et qu’il ne s’est globalement jamais inquiété du fonctionnement social des sociétés, dont les difficultés financières ont, en outre, été surmontées.

« Des arguments insuffisants », tranche le juge qui rappelle que le gérant d’une société a pour premier devoir de remplir les obligations légales de sa mission, à savoir :

  • tenir une comptabilité minimale des sociétés qu’il dirige ;
  • et rendre compte de sa gestion aux autres associés, par une mise à disposition spontanée des documents et informations afférents à celle-ci.

En outre, poursuit-il, l’occupation par la gérante de l’appartement de l’une des SCI est bel et bien contraire à l’intérêt social de celle-ci, puisqu’elle ne génère pas de contrepartie, et empêche sa location à des tiers.

La désinvolture coupable de la gérante, qui a compromis le fonctionnement des 2 sociétés, constitue donc bien une cause légitime de sa révocation…

Source : Arrêt de la Cour d’appel de Paris, du 12 janvier 2021, n° 18/04888 (NP)

Dirigeants de société : « un grand pouvoir implique de grandes responsabilités » ! © Copyright WebLex - 2021

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