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Coronavirus : réquisition des hôtels ?

23 mars 2020 - 1 minute
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Face à la crise sanitaire, le Gouvernement a pris des mesures de confinement. Or, cette mesure pose des difficultés pour les sans-abris. Pour y remédier, le Gouvernement a pris la décision de réquisitionner les hôtels…

Rédigé par l'équipe WebLex.


Coronavirus : réquisition des chambres d’hôtels pour les sans-abris !

A l’heure du confinement, le Gouvernement a dû prendre de nombreuses mesures pour les sans-abris.

Face aux mesures de confinement, les structures d’accueil des sans-abris se sont vites retrouvées débordées.

Pour y remédier, et parce que certains sans-abris sont atteints du coronavirus, le Gouvernement a décidé d’ouvrir des structures d’hébergement devant spécifiquement accueillir ces derniers.

Pour les sans-abris qui ne sont pas malades et qui ne peuvent pas être accueillis dans les structures d’hébergement, le Gouvernement a décidé de réquisitionner des chambres d’hôtel afin de les mettre à abri.

Notez que la plupart des groupes hôteliers se mobilisent déjà pour participer à l’accueil des sans-abris, sans de mesures de réquisition forcée.

Source : Communiqué de presse du Ministère du logement du 20 mars 2020

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Coronavirus : les télésoins facilités !

23 mars 2020 - 1 minute
Attention, cette actualité a plus d'un an

Pour lutter contre la propagation du coronavirus, le Gouvernement a décidé de faciliter les conditions d’accès aux télésoins. Jusqu’à quand ?

Rédigé par l'équipe WebLex.


Coronavirus : l’accès aux télésoins facilité jusqu’au 30 mai 2020 !

Par principe, les conditions d’accès aux télésoins, et notamment les modalités de prise en charge des frais par l’Assurance Maladie, sont fixées par des conventions. Ces modalités sont différentes selon qu’il s’agisse d’un médecin dit « conventionné en secteur 1 », « conventionné en secteur 2 », etc.

Jusqu’au 30 mai 2020, les patients atteints du coronavirus peuvent, dans le cadre de leurs parcours de soins, accéder aux télésoins et voir leurs soins être pris en charge par l’Assurance Maladie, alors même qu’ils ne remplissent pas les critères requis.

Ces actes de téléconsultations peuvent être réalisés en utilisant n'importe lequel des moyens technologiques actuellement disponibles pour réaliser une vidéotransmission : lieu dédié équipé, mais aussi, site ou application sécurisé(e) via un ordinateur, une tablette ou un smartphone, équipé(e) d'une webcam et relié(e) à Internet.

Source :Décret n° 2020-277 du 19 mars 2020 modifiant le décret n° 2020-73 du 31 janvier 2020 portant adoption de conditions adaptées pour le bénéfice des prestations en espèces pour les personnes exposées au coronavirus

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23 mars 2020 - 3 minutes
Attention, cette actualité a plus d'un an

Pour lutter contre la propagation du coronavirus, le Gouvernement a décidé de limiter les déplacements. Il existe toutefois quelques situations dérogatoires permettant de sortir hors de son domicile, sur attestation. Des nouveautés sont à connaître à ce sujet…

Rédigé par l'équipe WebLex.


Coronavirus : de nouveaux motifs d’autorisation de sortie

Jusqu’au 31 mars 2020 (pour l’instant), afin de prévenir la propagation du coronavirus, il est, par principe, interdit de se déplacer hors de son domicile.

Toutefois, il existe des motifs permettant de sortir de son domicile. Les voici :

  • déplacements entre le domicile et le lieu d’exercice de l’activité professionnelle, lorsqu’ils sont indispensables à l’exercice d’activités ne pouvant être organisées sous forme de télétravail (sur justificatif permanent) ou déplacements professionnels ne pouvant pas être différés ;
  • déplacements pour effectuer des achats de fournitures nécessaires à l'activité professionnelle et des achats de première nécessité dans des établissements dont les activités demeurent ;
  • déplacements pour motif de santé ;
  • déplacements pour motif familial impérieux, pour l'assistance des personnes vulnérables ou pour la garde d'enfants ;
  • déplacements brefs, à proximité du domicile, liés à l'activité physique individuelle des personnes, à l'exclusion de toute pratique sportive collective, et aux besoins des animaux de compagnie.

Le 20 mars 2020, le Gouvernement a rajouté 3 nouveaux motifs dérogatoires autorisant à sortir de son domicile. Les voici :

  • déplacements résultant d'une obligation de présentation aux services de police ou de gendarmerie nationales ou à tout autre service ou professionnel, imposée par l'autorité de police administrative ou l'autorité judiciaire ;
  • déplacements résultant d'une convocation émanant d'une juridiction administrative ou de l'autorité judiciaire ;
  • déplacements aux seules fins de participer à des missions d'intérêt général sur demande de l'autorité administrative et dans les conditions qu'elle précise.

A chacune de ces sorties hors de son domicile, il faut se munir d’une attestation de déplacement conforme au modèle établi par l’administration ou reproduite à la main sur papier. Notez que seules les attestations papiers sont valables.

Le Conseil d’Etat a toutefois réclamé des éclaircissements concernant certains déplacements autorisés, qui seront amenés à être revus. Pour le juge :

  • la notion de « déplacements brefs, à proximité du domicile, liés à l'activité physique individuelle des personnes, à l'exclusion de toute pratique sportive collective, et aux besoins des animaux de compagnie » apparaît trop large, notamment en rendant possibles des pratiques sportives individuelles, telles le « jogging » ;
  • la notion de « déplacements pour motif de santé » n’est pas suffisamment précise quant à leur degré d’urgence ;
  • enfin, le maintien des marchés ouverts paraît autoriser dans certains cas des déplacements et des comportements contraires à la consigne générale.

Des précisions sont donc encore en attente à ce sujet…


Coronavirus : des autorisations de sortie professionnelles simplifiées

Pour rappel, lorsque le motif du déplacement est d’ordre professionnel, l’employeur doit, lui-aussi, remplir une attestation.

Pour éviter qu’une autorisation de sortie soit renouvelée chaque jour, il est désormais précisé que la durée de l’attestation-employeur est déterminée par ce dernier. Cette durée doit tenir compte de l’organisation du travail mise en place par l’employeur (rotations de personnel par exemple) ainsi que des périodes de congé ou de repos.

Source :

  • Ordonnance du Conseil d’Etat du 22 mars 2020, n° 439674 (révision du confinement)
  • Décret n° 2020-279 du 19 mars 2020 modifiant le décret n° 2020-260 du 16 mars 2020 portant réglementation des déplacements dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus covid-19

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Coronavirus : du nouveau pour les pharmaciens

23 mars 2020 - 2 minutes
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Face à la propagation du coronavirus, les rendez-vous non indispensables des professionnels de santé doivent être reportés. Certains patients vont donc se retrouver avec des ordonnances obsolètes qu’ils ne vont pas pouvoir faire renouveler. Un dispositif exceptionnel a été mis en place pour pallier cela…

Rédigé par l'équipe WebLex.


Pharmaciens : un dispositif exceptionnel pour remédier aux ordonnances obsolètes

Afin de gérer la crise sanitaire, les professionnels de santé sont invités à repousser les rendez-vous fixés avec les patients, ainsi que les chirurgies dont la réalisation peut attendre.

Mais le fait de repousser les rendez-vous font que certains patients vont se retrouver avec des ordonnances obsolètes.

C’est pourquoi, eu égard à la situation sanitaire et à titre exceptionnel, les pharmaciens sont autorisés, lorsque la durée de validité d'une ordonnance renouvelable est expirée et afin d'éviter toute interruption de traitement préjudiciable à la santé du patient, à délivrer :

  • les médicaments contenant des substances à propriétés hypnotiques ou anxiolytiques, à condition qu’ils aient été délivrés au patient depuis au moins 3 mois consécutifs ; les médicaments sont délivrés pour une période maximale de 28 jours ;
  • les traitements de substitution aux opiacés d'au moins 3 mois à base de méthadone sous forme de gélules, de méthadone sous forme de sirop ou de buprénorphine comprimés ; les médicaments sont délivrés pour une période maximale de 28 jours.

Ces délivrances de médicaments et traitements doivent permettre aux patients de se soigner jusqu’au 31 mai 2020. Les pharmaciens doivent, en outre, en informer les médecins de leurs patients.

Source : Arrêté du 19 mars 2020 complétant l'arrêté du 14 mars 2020 portant diverses mesures relatives à la lutte contre la propagation du virus covid-19

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Coronavirus : les mesures pour protéger les transporteurs

23 mars 2020 - 3 minutes
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Face à la propagation du coronavirus, le Gouvernement a pris des mesures limitant les activités commerciales. Toutefois, certaines activités doivent être maintenues, ce qui est notamment le cas des activités de transport. Pour les protéger, des mesures d’hygiène doivent être respectées…

Rédigé par l'équipe WebLex.


Coronavirus : comment protéger les conducteurs ?

  • Pour le secteur du transport de voyageurs

Désormais, les bus et autocars doivent être nettoyés au désinfectant au moins une fois par jour.

Il doit impérativement y avoir une distance d’au moins 1 mètre entre le conducteur et les voyageurs, sauf impossibilité technique. Les voyageurs doivent aussi respecter une distance d’au moins 1 mètre entre eux. Veillez à afficher ces obligations dans les bus et autocars.

Le voyageur a l’interdiction de monter et descendre par la porte avant, sauf si des dispositions techniques permettent de séparer le conducteur et le voyageur par une distance d’au moins 1 mètre.

Toujours pour protéger les salariés du secteur du transport, la vente à bord de titres de transport est suspendue.

Attention : si les règles précitées ne sont pas respectées, les transporteurs peuvent avoir l’interdiction de proposer un service de transport sur les lignes concernées par les infractions.

Enfin, sachez que le conducteur est autorisé à refuser l'accès du véhicule à une personne présentant des symptômes d'infection au coronavirus.

  • Pour les transporteurs de marchandises

Pour la réalisation des opérations de transport de marchandises, les mesures d'hygiène et de distanciation sociale doivent être observées par les conducteurs, ainsi que par les personnels des lieux de chargement ou de déchargement.

En outre, lorsque les lieux de chargement ou de déchargement ne sont pas pourvus d'un point d'eau, ces lieux doivent être pourvus de gel hydroalcoolique.

Notez que le véhicule doit aussi être équipé d'une réserve d'eau et de savon, ainsi que de serviettes à usage unique, ou de gel hydroalcoolique.

S’agissant de la remise et de la signature des documents de transport, ils doivent être réalisés sans contact entre les personnes.

Par ailleurs, dans le cas spécifique des livraisons à domicile, les chauffeurs, après communication avec le destinataire, doivent laisser les colis devant la porte en mettant en œuvre des méthodes alternatives qui confirment la bonne livraison et ne pas récupérer la signature du destinataire.

Enfin, sachez qu’à titre dérogatoire, les temps de conduites sont augmentés, jusqu’au 20 avril 2020 :

  • dans la limite de 10 heures par jour ou de 11 heures par jour 2 fois par semaine ;
  • dans la limite de 60 heures par semaine et de 102 heures sur 2 semaines consécutives, à condition que ces augmentations respectent les dispositions légales et réglementaires relatives au temps de travail et au repos applicables aux conducteurs.

Source :

  • Arrêté du 19 mars 2020 complétant l'arrêté du 14 mars 2020 portant diverses mesures relatives à la lutte contre la propagation du virus covid-19
  • Arrêté du 20 mars 2020 portant dérogation temporaire aux règles en matière de temps de conduite pour le transport routier de marchandises

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Coronavirus : l’armée est au côté des professionnels de santé

24 mars 2020 - 1 minute
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Face à la propagation du coronavirus, les établissements de santé sont débordés et les lits manquent. Pour aider les professionnels de santé, le Gouvernement a décidé de permettre la création de structures médicales dépendant de l’armée…

Rédigé par l'équipe WebLex.


Coronavirus : des structures médicales gérées par l’armée !

Eu égard à la situation sanitaire, afin de permettre une meilleure prise en charge des patients atteints par le coronavirus, le Gouvernement a autorisé la création de structures médicales gérées par l’armée.

Le personnel de santé intervenant au sein de ces structures est autorisé à utiliser tout matériel, produit de santé et produit sanguin et réaliser tout acte et examen nécessaire à la réalisation de cette mission.

Pour aider ces structures médicales, toutes les pharmacies sont autorisées à les ravitailler en matériels, produits de santé et produits sanguins.

Source : Arrêté du 20 mars 2020 complétant l'arrêté du 14 mars 2020 portant diverses mesures relatives à la lutte contre la propagation du virus covid-19

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Coronavirus : le point sur la réquisition (inter)nationale des masques !

24 mars 2020 - 1 minute
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Le Gouvernement a prévu un principe temporaire de réquisition des masques de protection. Cette réquisition vaut-elle seulement pour les masques fabriqués en France ou vaut-elle aussi pour les masques actuellement importés ? Réponse…

Rédigé par l'équipe WebLex.


Réquisition des masques de protection : pour les stocks français… et importés ?

Le Gouvernement a précisé que la réquisition des stocks de masques ne vaut que pour les stocks déjà présents en France produits en France.

En conséquence, les stocks fabriqués à l’étranger et importés en France ne sont pas concernés. Toutefois, ils peuvent être partiellement ou totalement réquisitionnés si une entreprise en importe plus de 5 millions d’unités par trimestre.

Cette réquisition exceptionnelle est possible jusqu’au 31 mai 2020 et sur décision du Ministre de la santé.

Source : Décret n° 2020-281 du 20 mars 2020 modifiant le décret n° 2020-247 du 13 mars 2020 relatif aux réquisitions nécessaires dans le cadre de la lutte contre le virus covid-19

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Coronavirus : les interdictions de circulation assouplies pour les transporteurs

24 mars 2020 - 2 minutes
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En cette période de crise sanitaire, les commerces alimentaires voient leurs rayons être vidés par des clients qui font d’importantes courses. Pour que ces commerces continuent de proposer leurs produits à la vente, ils ont besoin d’être approvisionnés. Une mesure vient d’être prise pour permettre aux transporteurs de réaliser cette mission d’approvisionnement au mieux…

Rédigé par l'équipe WebLex.


Coronavirus : les transporteurs au secours des commerces alimentaires

Par principe, les poids lourds, dès lors qu’ils sont affectés aux transports routiers de marchandises, ont l’interdiction de circuler sur l’ensemble du réseau routier les samedis et veilles de jours fériés à partir de 22H et jusqu’à 22h les dimanches et jours fériés.

En outre, la réglementation comporte également les interdictions de circulation complémentaires suivantes :

  • en période estivale, sur l'ensemble du réseau, durant cinq samedis, de 7 heures à 19 heures, puis de 0 heure jusqu'à 22 heures le dimanche ; la circulation est autorisée de 19 heures à 24 heures les samedis concernés ;
  • en période hivernale, sur le réseau « Rhône-Alpes », pendant cinq samedis, de 7 heures à 18 heures, ainsi que de 22 heures jusqu'à 24 heures, puis de 0 heure jusqu'à 22 heures le dimanche ; la circulation est autorisée de 18 heures à 22 heures les samedis concernés.

Dans le cadre du coronavirus, et face aux nécessités d’approvisionnement des commerces alimentaires, le Gouvernement a décidé de lever temporairement ces interdictions jusqu’au 20 avril 2020.

Source : Arrêté du 19 mars 2020 portant levée de l'interdiction de circuler des véhicules de transport de marchandises à certaines périodes, dans le cadre de la crise épidémique du coronavirus « covid-19 »

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Coronavirus : renforcement des mesures d’aide aux entreprises

24 mars 2020 - 5 minutes
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Pour tenir compte des circonstances actuelles exceptionnelles liées à l’épidémie de coronavirus, le Gouvernement vient d’annoncer un renforcement des mesures d’aides aux entreprises. Revue de détail.

Rédigé par l'équipe WebLex.


Un report du paiement des cotisations sociales à l’échéance du 5 avril

Les entreprises de moins de 50 salariés qui devaient payer leurs cotisations salariales et patronales le 15 mars ont eu la possibilité de reporter tout ou partie de leur paiement.

De même, les échéances de cotisations prévues le 20 mars pour les travailleurs indépendants ont pu être reportées et lissées sur le reste de l’année.

Le Gouvernement vient d’annoncer que ce report du paiement des cotisations sociales pourra aussi concerner les entreprises et les travailleurs indépendants dont la date d’échéance de paiement est fixée au dimanche 5 avril.

Il est précisé que les employeurs de plus 50 salariés dont l’échéance est prévue à cette date, et qui font face à de sérieuses difficultés de trésorerie, pourront ajuster leur paiement en fonction de leurs besoins : les Urssaf devront leur communiquer ultérieurement des informations sur le mode opératoire à suivre.

Quant aux travailleurs indépendants concernés, l’échéance du 5 avril sera automatiquement reportée, les cotisations et contributions sociales dues étant lissées sur le reste de l’année.


Un remborsement accéléré des crédits d’impôt et de TVA

Les entreprises qui rencontrent des difficultés financières peuvent demander un remboursement anticipé des créances d’impôt sur les sociétés restituables en 2020.

Notez que le traitement des demandes de remboursement des crédits de TVA par la Direction Générale des Finances Publiques sera également accéléré.


Un maintien du crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile pour les prestations de soutien scolaire

Les prestations de soutien scolaire réalisées à domicile ouvrent droit, toutes conditions remplies, au crédit d’impôt sur le revenu pour l’emploi d’un salarié à domicile.

Toutefois, suite aux mesures de confinement, de nombreuses prestations de soutien scolaire ne s’effectuent plus à domicile, mais à distance.

A titre exceptionnel et temporaire, il est prévu que ces prestations, lorsqu’elles sont réalisées à distance pendant la période de confinement, continueront à ouvrir droit, pour les particuliers employeurs, au bénéfice de l’avantage fiscal.


Une garantie de l’Etat pour certains prêts

Du 16 mars au 31 décembre 2020, la garantie de l’Etat peut être accordée aux prêts consentis par les banques et les sociétés de financement aux commerçants, artisans, exploitants agricoles, professions libérales, micro-entrepreneurs, associations et fondations ayant une activité économique, sous réserve du respect de certaines conditions. Ainsi, l’entreprise :

  • doit être immatriculée au répertoire national des entreprises ;
  • ne doit pas être une société civile immobilière ;
  • ne doit pas être un établissement de crédit ou une société de financement ;
  • ne doit pas faire l’objet d’une procédure de sauvegarde, redressement ou liquidation judiciaire ;
  • doit respecter les délais de paiement qui ont pu lui être accordés.

La garantie s’exerce en principal, intérêts et accessoires dans la limite d’un encours total garanti de 300 milliards d’euros. Les principales caractéristiques de cette garantie sont les suivantes :

  • les prêts couverts par la garantie doivent notamment comporter un différé d’amortissement minimal de 12 mois et une clause donnant à l’emprunteur la faculté, à l’issue de la 1ère année, de les amortir sur une période additionnelle de 1, 2, 3, 4 ou 5 ans ;
  • la garantie est rémunérée selon un barème qui dépend de la taille de l’entreprise et de la maturité du prêt couvert, et ne peut couvrir la totalité du prêt concerné ; elle n’est acquise qu’après un délai de carence, fixé par un cahier des charges ;
  • la garantie ne peut être accordée à des prêts bénéficiant à des entreprises en difficulté.

Cette garantie couvre un pourcentage du montant du capital, intérêts et accessoires du prêt qui restent dus jusqu’à la déchéance de son terme.

Ce pourcentage est le suivant :

  • 90 % pour les entreprises qui, lors du dernier exercice clos, ou si elles n’ont jamais clôturé d’exercice, au 16 mars 2019, emploient en France moins de 5 000 salariés et réalisent un chiffre d’affaires inférieur à 1,5 milliard d’€ ;
  • 80 % pour les entreprises qui, lors du dernier exercice clos, réalisent un chiffre d’affaires supérieur à 1,5 milliard d’€ et inférieur à 5 milliards d’€ ;
  • 70 % pour les autres entreprises.

Pour les entreprises qui, lors du dernier exercice clos, emploient moins de 5 000 salariés et dont le chiffre d’affaires est inférieur à 1,5 milliard d’€, les demandes de garanties doivent être présentées à BPI France par l’établissement prêteur. Cette notification vaut alors, toutes conditions par ailleurs remplies, octroi de la garantie.

En revanche, pour les entreprises qui, lors du dernier exercice clos, emploient au moins 5 000 salariés et qui ont un chiffre d’affaires supérieur à 1,5 milliard d’€, la garantie de l’Etat sera accordée par arrêté du Ministre chargé de l’économie.

Enfin, notez qu’une même entreprise ne peut pas bénéficier de prêts couverts par la garantie de l’Etat pour un montant total supérieur à :

  • la masse salariale France estimée sur les 2 premières années d’activité pour les entreprises créées depuis le 1er janvier 2019 ;
  • 25 % du chiffre d’affaires 2019 constaté ou, le cas échéant, de la dernière année disponible, pour les entreprises créées avant le 1er janvier 2019 ;
  • par exception, jusqu’à 2 fois la masse salariale constatée ou, le cas échéant, de la dernière année disponible, pour les entreprises innovantes.
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Sources
  • Communiqué de presse du Ministère de l’action et des comptes publics du 22 mars 2020, n°996
  • Loi n° 2020-289 du 23 mars 2020 de finances rectificative pour 2020 (article 6)
  • Arrêté du 23 mars 2020 accordant la garantie de l'Etat aux établissements de crédit et sociétés de financement en application de l'article 4 de la loi n° 2020-289 du 23 mars 2020 de finances rectificative pour 2020
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Loi d’urgence : que contient-elle ?

24 mars 2020 - 7 minutes
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La Loi d’urgence destinée à lutter contre la crise sanitaire et économique liée à la propagation du coronavirus (Covid-19) vient d’être publiée. Voici un tour d’horizon des mesures qu’elle contient.

Rédigé par l'équipe WebLex.


Déclaration d’un « état d’urgence sanitaire »

La nouvelle Loi prévoit la possibilité de déclarer, par décret, un « état d’urgence sanitaire », en cas de catastrophe sanitaire menaçant la santé de la population, de par sa nature et de sa gravité.

Il peut être déclaré sur tout ou partie du territoire métropolitain, ainsi que sur les territoires d’outre-mer, dans lesquels il peut être adapté dans un délai de deux mois à compter de la publication de la loi le mettant en place.

La durée de cet état d’urgence est d’un mois (et ne peut être prolongée que par une nouvelle loi).

Par exception, l’état d’urgence sanitaire déclaré en raison de l’épidémie liée au coronavirus (Covid-19) est d’une durée de deux mois à compter de l’entrée en vigueur de la nouvelle Loi, soit le 24 mars 2020.


Conséquences et pouvoirs du gouvernement

La déclaration de cet état « d’urgence sanitaire » donne de nouveaux pouvoirs au gouvernement pour enrayer la crise : le Premier Ministre peut notamment ordonner, par décret, la mise en quarantaine des personnes susceptibles d’être affectées par la situation ou la réquisition de biens et services nécessaires à la lutte contre la catastrophe sanitaire. Toute personne qui ne respecte pas ces mesures encourt une peine d’emprisonnement de 6 mois et une amende de 10 000 €.

Il peut également restreindre la liberté de circulation et celle d’entreprendre, sous peine du paiement d’une amende de 135 euros (amende pour les contraventions de 4ème classe).

Quant au Ministre de la Santé, il peut prescrire par arrêté toute mesure règlementaire relative à l’organisation et au fonctionnement du dispositif de santé.

A toutes fins utiles, notez que les mesures prises dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire peuvent être contestées devant le juge administratif.


Mesures juridiques en faveur des entreprises

En vue de prévenir et faire face aux conséquences de l’épidémie de coronavirus, le gouvernent peut intervenir dans différents domaines par voie d’ordonnance.

  • Aide aux entreprises en difficulté

Afin de venir en aide aux entreprises touchées par la crise, le gouvernement peut prendre différentes mesures, notamment décider de la mise en œuvre d’aides directes et indirectes aux entreprises mises en difficulté suite à la situation d’urgence, (notamment avec la mise en place de mesures de soutien à leur trésorerie).

Il peut également décider de la modification des obligations des entreprises, notamment des délais de paiement et des pénalités, prévues aux contrats qu’elles ont conclus avec leurs clients et leurs fournisseurs, et tout particulièrement dans les contrats de vente de voyage et de séjour.

Enfin, la capacité de la BPI France à accorder des garanties peut être renforcée.

  • Trêve hivernale

Le gouvernement peut prolonger la trêve hivernale, pendant laquelle toute mesure d’expulsion des logements est en principe interdite, au-delà du 31 mars 2020.

  • Marchés publics

Les règles de passation, les délais de paiements et les modalités d’exécution et de résiliation des marchés publics, ainsi que des contrats publics afférents, sont susceptibles d’être adaptés.

  • Petites entreprises

Pour les « microentreprises » (soit celles qui occupent moins de 10 personnes et qui ont un chiffre d’affaires annuel ou un total de bilan n’excédant pas 2 millions d’€) affectées par l’épidémie, le gouvernement peut décider du report ou de l’étalement du paiement des loyers, des factures d’eau, de gaz et d’électricité afférentes aux locaux professionnels.

Le gouvernement peut également suspendre, au bénéfice de ces entreprises, le paiement des pénalités financières ou des mesures d’interruption ou de réduction d’énergie en cas de non-paiements des factures.

  • Sociétés

Afin de tenir compte de la situation exceptionnelle, deux mesures sont notamment possibles en faveur des entreprises.

D’abord, les délais de prescription et les conditions de réunion des assemblées générales et organes de direction sont susceptibles d’être aménagés, et simplifiés.

Par ailleurs, les règles d’arrêté, d’audit, de revue, d’approbation et de publication des comptes et des autres documents que les entreprises sont tenues de déposer ou de publier, ainsi que les règles d’affectation des bénéfices et de paiement des dividendes, peuvent être modifiées.

  • Copropriété

En matière de copropriété, il peut être décidé d’adapter les règles applicables pour tenir compte, notamment pour la désignation des syndics, de leur impossibilité ou difficultés à réunir les assemblées générales des copropriétaires.


Mesures sociales

La Loi d’urgence pour faire face à l’épidémie de covid-19 autorise le Gouvernement à prendre diverses mesures sociales par ordonnance. Voici un tour d’horizon des mesures attendues en matière sociale.

  • Activité partielle

Afin de limiter les ruptures de contrats de travail et d’atténuer les effets de la baisse d'activité, il est prévu de faciliter et de renforcer le recours à l'activité partielle pour toutes les entreprises quelle que soit leur taille.p>

A cette fin, le régime social applicable aux indemnités d’activité partielle pourrait être temporairement adapté.

Les adaptations du dispositif devraient permettre de réduire le reste à charge pour l’employeur ou, pour les indépendants, la perte de revenus.

Le dispositif devrait, également, adapter ses modalités de mise en œuvre, en favorisant une meilleure articulation avec la formation professionnelle et une meilleure prise en compte des temps partiels.

  • Arrêts maladie

Spécifiquement pour le covid-19, les indemnités journalières de sécurité sociale sont versées ou garanties dès le 1er jour d'arrêt, pour tous les arrêts de travail débutant à compter de la date de publication de la Loi d’urgence (soit le 24 mars 2020) et ce, jusqu'à la proclamation de la fin de l'état d'urgence.

Le Gouvernement pourra prévoir, par ordonnance, d’adapter les conditions et modalités d'attribution de l'indemnité complémentaire aux indemnités journalières en cas de risque sanitaire grave et exceptionnel (comme, par exemple, l’ancienneté du salarié requise pour bénéficier de cette indemnisation).

  • Congés payés, RTT, repos

Le Gouvernement pourra permettre, par ordonnance, à un accord d'entreprise ou de branche d'autoriser l'employeur à imposer ou à modifier les dates de congés payés dans la limite de 6 jours ouvrables (soit une semaine de CP).

Cet accord pourra déroger aux délais de prévenance et aux modalités de prise de ces congés définis par le Code du travail et par les conventions et accords collectifs applicables dans l'entreprise.

En outre, le Gouvernement autorisera, par ordonnance toujours, l’employeur à imposer, ou à modifier, unilatéralement des jours de RTT, des jours de repos prévus par les conventions de forfait et des jours de repos affectés sur un compte épargne temps du salarié, en dérogeant aux délais de prévenance et aux modalités d'utilisation définis par le Code du travail ou les conventions et accords collectifs (ou encore le statut général de la fonction publique).

  • Dérogations concernant la durée du travail

Dans les secteurs particulièrement nécessaires à la sécurité de la Nation ou à la continuité de sa vie économique et sociale (le secteur médical ou du transport, notamment), les entreprises pourront déroger aux dispositions législatives, réglementaires ou conventionnelles relatives à la durée du travail, au repos hebdomadaire et au repos dominical.p>

  • Rémunérations

Les dates limites et modalités de versement de la participation des salariés aux résultats de l’entreprises, de l’intéressement ou encore de la prime exceptionnelle de pouvoir d'achat 2020 pourront être aménagées.

  • Représentation du personnel

Les élections professionnelles des TPE, devant se dérouler en 2020 pourront faire l’objet d’adaptation. Auquel cas, les mandats des conseillers prud'hommaux et des membres des commissions paritaires régionales interprofessionnelles seront prorogés à titre exceptionnel.

Par ailleurs, les entreprises organisant actuellement leurs élections des représentants du personnel au sein du CSE peuvent interrompre le processus électoral en cours.

Une ordonnance modifiera, en outre, les modalités d’information et de consultation des instances représentatives du personnel pour leur permettre d’émettre les avis requis dans les délais impartis.

  • Surveillance médicale des salariés

Une ordonnance pourra aménager les modalités de surveillance médicale des salariés et notamment concernant ceux qui, en raison de l'épidémie, n'ont pas été reçus pour leur visite médicale.

  • Formation professionnelle

Une ordonnance pourra aménager la formation professionnelle, notamment en ce qui concerne la rémunération des stagiaires et le paiement des cotisations sociales relatives à la formation professionnelle.

  • Prestations sociales

Une ordonnance pourrait également adapter, à titre exceptionnel, les modalités de détermination des durées d’attribution de l'aide au retour à l’emploi, l’allocation spécifique de solidarité ou de l’allocation de travailleur indépendant.

Il est également prévu de permettre la poursuite des soins et des prestations des personnes vulnérables (en situation de handicap, âgées ou en situation de pauvreté).

  • Garde d’enfants

Une ordonnance s’attachera également à l’accueil du jeune enfant dont les parents exercent une activité professionnelle maintenue sur le lieu de travail. Elle permettra d’étendre exceptionnellement et temporairement l’autorisation du nombre d’enfants accueillis simultanément par un(e) assistant(e) maternel(le) agréé(e).

Elle prévoira également la communication nécessaire aux familles au sujet de l’offre d’accueil et de sa disponibilité.

  • Travailleurs étrangers

Des mesures de prolongation (dans la limite de 180 jours) de la durée de validité des visas de long séjour, titres de séjour, autorisations provisoires de séjour, récépissés de demande de titre de séjour ainsi que des attestations de demande d’asile expirés entre le 16 mars 2020 et le 15 mai 2020, sont attendues.

  • Affiliation des expatriés de retour en France

Les Français expatriés de retour en France entre le 1er mars 2020 et le 1er juin 2020 et n'exerçant pas d'activité professionnelle seront affiliés à l'assurance maladie sans carence. Un Décret devra préciser les modalités d'application.

  • Concernant l’aide sociale à l’enfance

Il ne peut être mis fin, pendant la durée de l'état d'urgence sanitaire, à la prise en charge par le conseil départemental des jeunes, au titre de l’aide sociale à l’enfance précédemment pris en charge en tant que mineurs, mineurs émancipés ou jeunes majeurs de moins de 21 ans.

Source : Loi n° 2020-290 du 23 mars 2020 d'urgence pour faire face à l'épidémie de covid-19

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