Octroi de mer : fin du papier ?
Octroi de mer : passage à l’électronique pour les déclarations trimestrielles !
L'octroi de mer est une imposition spécifique aux régions de Guadeloupe, de Guyane, de Martinique, de Mayotte et de La Réunion.
Il vise :
- les importations de biens ;
- les livraisons de biens faites à titre onéreux par des personnes qui exercent, sur ces territoires, des activités de production.
Le taux de cette taxe varie selon que le bien concerné est produit localement ou importé.
Notez que les livraisons réalisées par des personnes dont le chiffre d'affaires annuel relatif à leur activité de production est inférieur à 550 000 € ne sont pas concernées par cette taxe.
Enfin, retenez que cette taxe est liquidée :
- sur la déclaration en douane, pour les opérations d’importation ;
- sur les déclarations trimestrielles, souscrites par voie électronique au plus tard le 24 du mois suivant l’expiration du trimestre civil, pour les opérations de livraisons de biens.
L’obligation de souscription des déclarations trimestrielles par voie électronique s’applique à compter du 1er juillet 2024.
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Secteur médico-social : maîtriser la conservation de ses données
La Cnil publie des outils pour accompagner le secteur médico-social
Lorsqu’une donnée à caractère personnel, quelle qu’elle soit, est collectée par un responsable de traitement, ce dernier est tenu de délivrer plusieurs informations à la personne concernée sur la façon dont cette donnée sera utilisée : but de la collecte, personne destinataire, droits de la personne concernée par la collecte ou encore, durée de conservation de la donnée.
Sur ce dernier point, il est évident qu’une donnée ne peut être conservée indéfiniment. C’est pourquoi le Règlement général sur la protection des données personnelles (RGPD) prévoit que chaque donnée ne peut être conservée que pour une durée établie, cohérente et justifiée.
Il n’est pas forcément aisé de déterminer ce qui constitue ou non une durée de conservation pertinente et ce, d’autant plus lorsque que ce sont des données sensibles, telles que les données de santé, qui sont traitées.
C’est pourquoi la commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) publie deux documents à destination des professionnels du secteur médico-social.
D’une part, un référentiel (non exhaustif) qui liste plusieurs traitements et la durée de conservation adaptée selon l’interprétation de la Cnil.
D’autre part, une fiche pratique pour l’ensemble des acteurs du secteur concernant les bonnes pratiques pour la gestion quotidienne de ces données et leur conservation.
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Chefs d’entreprise : le Gouvernement vous demande votre avis !
Chefs d’entreprise : le Gouvernement lance une consultation
Les chefs d’entreprise peuvent être confrontés à des démarches parfois lourdes et complexes : face à ce constat, les Rencontres de la simplification ont été lancées le 15 novembre 2023 par le Gouvernement.
Elles visent à recueillir les contributions de chefs d’entreprises français pour « faciliter, améliorer, simplifier leur vie dans la compréhension des normes, dans leurs relations avec les administrations, dans leurs démarches du quotidien ».
La consultation est disponible ici. Il est possible d’y participer jusqu’au 29 décembre 2023.
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Commissaire aux comptes : les comptes sociaux semblaient sincères…
Commissaire aux comptes : doit-il s’arrêter à sa première impression ?
Une société découvre qu’une de ses salariées, comptable, est responsable de certaines anomalies et de détournements, notamment en ayant procédé à des écritures fictives sur le compte ouvert au nom d’un fournisseur.
Les comptes ayant tout de même été contrôlés par un commissaire aux comptes, la société engage également sa responsabilité.
« Impossible ! », selon le commissaire aux comptes, qui considère qu’il n’avait pas à vérifier l’exactitude des états de rapprochement bancaire à tout moment de l’exercice contrôlé ! Selon lui, sa mission s’arrêtait à attester la vraisemblance de la sincérité des comptes sociaux et donc, à s’assurer de la concordance des états de rapprochement bancaire « en fin d’exercice ».
Ce qui n’est pas l’avis de sa cliente, pour qui le commissaire aux comptes est investi d’une mission permanente de contrôle.
Qu’en pense le juge ?
Il tranche en faveur du commissaire aux comptes : il rappelle que si ce dernier doit avoir accès à toute époque de l’année à toutes les pièces qu’il estime utiles à l’exercice de sa mission et, notamment, aux contrats, livres et documents comptables, il n'est pas pour autant tenu de vérifier, à tout moment de l'exercice contrôlé, l'exactitude de ces éléments.
La société ne pourra donc pas obtenir d’indemnisation sur ce point !
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Le Gouvernement précise les règles d’identification des animaux de compagnie
Animaux de compagnie : de nouvelles règles d’identification
En juillet 2022, le Gouvernement a publié de nouvelles règles pour lutter contre la maltraitance animale. Afin d’assurer la traçabilité des chiens, chats et furets, il a récemment précisé les règles relatives à leur identification.
À cette occasion, des précisions ont aussi été apportées concernant :
- l’agrément du matériel d’identification ;
- les modalités de mise en œuvre du fichier national d’identification ;
- l’utilisation de ce fichier pour le suivi sanitaire en lien avec la rage, pour la mise en œuvre des dispositions relatives à la cession ou la vente des animaux ou pour le suivi des structures d’accueil.
L’intégralité de la réglementation est consultable ici.
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Indemnités de départ à la retraite : une imposition étalée ?
Indemnités de départ à la retraite : un dispositif fiscal ressuscité ?
La mise en place du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu, en 2019, a entraîné la disparition de certains dispositifs fiscaux.
Parmi eux, un dispositif optionnel d’étalement qui permettait de répartir sur 4 années la fraction imposable des indemnités de départ volontaire en retraite ou de mise à la retraite, donc d’étaler le paiement de l’impôt sur 4 années.
Interrogé sur la possibilité de restaurer ce dispositif de faveur au regard des problématiques liées à l’inflation, le Gouvernement répond par la négative.
Il en profite pour rappeler que :
- si le départ du salarié intervient dans le cadre d’une mise à la retraite décidée par l’employeur, l’indemnité versée à cette occasion est exonérée d’impôt dans la limite du plus élevé des deux montants suivants :
- le montant légal ou conventionnel ;
- 50 % de l’indemnité totale ou double de la rémunération annuelle brute de l’année civile précédente, dans la limite de 5 fois le plafond annuel de la sécurité sociale ;
- il est toujours possible de demander l’application du mécanisme du quotient pour le calcul de l’impôt sur le revenu dû au titre des indemnités de départ à la retraite. Pour mémoire, le système du quotient, qui s’applique aux revenus exceptionnels ou différés, consiste à ajouter le quart du revenu exceptionnel au revenu ordinaire, puis à multiplier par 4 le supplément d’impôt correspondant.
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Indication géographique : attention aux mots !
Indication géographique : la dénomination du bien à protéger doit-elle préexister ?
Une association demande l'homologation de l'indication géographique (IG) « Pierres marbrières de Rhône-Alpes » pour protéger des calcaires formés à l'ère jurassique et à l'ère crétacé inférieur, extraits dans les carrières situées dans une aire géographique définie de cette région.
Une homologation validée par l’Institut national de la propriété industrielle (INPI), mais contestée par une autre association : pour elle, l’homologation doit être refusée car cette appellation « Pierres marbrières de Rhône-Alpes » n’existait pas jusqu’alors.
Elle considère, en effet, qu’une IG ne peut être valable qu’à la condition que soit établi la préexistence d'une appellation spécifique du produit protégé. Ce qui n’est pas le cas ici…
« Faux ! », tranche le juge : cette condition liée à la préexistence d’une dénomination n’est absolument pas requise pour qu’un produit puisse être protégé en tant qu’IG.
Par conséquent, l’homologation par l’INPI du cahier des charges de l’IG « Pierres marbrières de Rhône-Alpes » est confirmée.
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Bulletin de paie et montant net social : des précisions administratives
Montant net social : du nouveau dès le 1er janvier 2024
Pour rappel, le montant net social est constitué de l’ensemble des sommes brutes correspondant aux rémunérations et revenus de remplacement versés par les employeurs (salaires, primes, rémunération des heures supplémentaires, etc.), diminuées des cotisations et contributions sociales qui leur sont applicables.
Il n’est ni défini en fonction de l’assiette fiscale ni en fonction de l’assiette sociale. C’est bien l’ensemble des ressources du salarié qui doit être pris en compte.
Cette rubrique apparaît sur les bulletins de paie depuis le 1er juillet 2023.
S’agissant de son calcul, 2 nouvelles précisions viennent d’être apportées par l’administration sociale.
À partir du 1er janvier 2024 :
- toutes les cotisations salariales et patronales finançant des garanties collectives de protection sociale complémentaire devront être déduites du montant net social ;
- les IJSS (indemnités journalières de sécurité sociale), y compris dans les cas de subrogation de l’employeur, devront être prises en compte dans le montant net social figurant sur le bulletin de paie.
Néanmoins, concernant les IJSS, 2 situations devront être distinguées :
- en cas de subrogation par l’employeur : les IJSS seront intégrées dans le montant net social, déclaré et pris en compte dans le montant figurant sur le bulletin de paie ;
- en l’absence de subrogation par l’employeur (c’est-à-dire lorsque le salarié perçoit directement les IJSS de l’assurance maladie) : les indemnités seront intégrées dans le montant net social qui est affiché et déclaré par les organismes d’assurance maladie.
Pour aller plus loin…
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Feux de forêts : le débroussaillement, c’est maintenant !
Débroussaillement : commencez votre ménage d’automne !
L’été vous semble encore loin ? C’est vrai ! Mais l’automne est le moment idéal pour débroussailler autour de votre maison et créer une « ceinture de sécurité ». Pourquoi ? Parce que, comme le rappellent les pouvoirs publics, les végétaux ont actuellement moins de feuilles, ce qui les rend plus faciles d’accès.
Pour rappel, le débroussaillement consiste à réduire la masse des végétaux, et donc de combustibles, sur un terrain, en créant des discontinuités dans la végétation. Cette opération permet d'éviter les départs de feu, de limiter la propagation des incendies, d'assurer aux pompiers en intervention un accès sécurisé et de protéger son habitation.
Certains territoires, particulièrement touchés par les incendies, font l’objet d’une obligation légale de débroussaillement (OLD), avec des consignes particulières fixées par la préfecture. N’hésitez pas à vous renseigner car le débroussaillement relève de votre responsabilité !
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Salarié du particulier employeur : que faire en cas d’arrêt de travail ?
Salarié du particulier employeur : des déclarations facilitées
Les salariés travaillant chez plusieurs particuliers employeurs, souvent utilisateurs du Chèque emploi service universel (CESU), rencontrent parfois des difficultés à obtenir le versement de leurs indemnités journalières de sécurité sociale (IJSS) en cas d’arrêt de travail.
Pour calculer ces indemnités, en effet, la CPAM (caisse primaire d’assurance maladie) doit connaître le montant de la rémunération totale perçue sur les 3 derniers mois auprès de chaque employeur.
Or si les entreprises structurées peuvent déclarer via la DSN les arrêts de travail et faciliter le versement des IJSS, il en va différemment des particuliers employeurs qui connaissent rarement leurs obligations en la matière.
Pour rappel et à l’instar des autres employeurs, en cas d’arrêt de travail du salarié, le particulier employeur doit le déclarer via le système déclaratif CESU en complétant l’attestation d’emploi… Ce qui est rarement fait en pratique.
Fort de ce constat, un sénateur interroge le Gouvernement : comment faire pour faciliter le versement des indemnités journalières de sécurité sociale aux salariés des particuliers employeurs ?
Le Gouvernement commence par rappeler qu’il a fait évoluer le dispositif CESU pour simplifier les démarches des salariés concernés.
Depuis 2022, les salariés déclarés via le CESU peuvent adresser directement à la CPAM une attestation sur l’honneur spécifique, ainsi que les volets 1 et 2 de leur arrêt de travail.
Cette démarche permet ainsi de procéder plus rapidement au versement des IJSS et ainsi, de faciliter les démarches pour les salariés des particuliers employeurs.
