Tout savoir sur le crédit d’impôt sur les premiers abonnements à un journal
Un crédit d’impôt pour qui ? Pour quoi ? Combien ?
Jusqu’au 31 décembre 2022, les sommes non prises en compte pour l’évaluation des revenus des différentes catégories (revenus fonciers, traitements et salaires, etc.) versées par un particulier domicilié en France au titre du 1er abonnement, pour une durée minimale de 12 mois, à un journal, à une publication de périodicité trimestrielle au maximum ou à un service de presse en ligne d'information politique et générale, peuvent ouvrir droit au bénéfice d’un crédit d’impôt.
Pas pour… Ne sont pas concernés les abonnements à un service de presse en ligne inclus dans un service assurant la diffusion numérique groupée de services de presse en ligne ou de versions numérisées de journaux ou publications périodiques ne présentant pas tous le caractère de presse d'information politique ou générale, ou associé à tout autre service.
30 % ? Le crédit d’impôt, égal à 30 % des dépenses effectivement supportées par le particulier, n’est accordé qu’une fois pour un même foyer fiscal.
Une condition de ressources. Pour les abonnements souscrits depuis le 13 juin 2022, le montant du revenu fiscal du foyer ne doit pas dépasser, au titre de l'avant-dernière année précédant celle du premier abonnement, 24 000 € pour une part de quotient familial (limite majorée de 25 % par demi-part supplémentaire).
Quand ? Cet avantage fiscal s’applique pour les versements effectués depuis le 9 mai 2021 pour les abonnements souscrits depuis cette même date.
Un crédit d’impôt : comment ?
Une imputation. Le crédit d’impôt s’impute sur le montant de l’impôt sur le revenu dû : si le montant de l’impôt n’est pas suffisant pour l’absorber intégralement, l’excédent sera restitué.
Un reçu. Le particulier qui souhaite bénéficier de cet avantage fiscal doit tenir à la disposition de l’administration fiscale un reçu, établi par l’organisme auprès duquel est souscrit l’abonnement.
Un modèle. Ce reçu devra être conforme à un modèle établi par l’administration elle-même et devra attester du fait que les conditions tenant à la nature du journal ou de la publication, et à la durée de l’abonnement sont remplies.
Des mentions. Il devra également mentionner :
- le montant et la date des versements effectués ;
- l’identité et l'adresse des bénéficiaires et de l'organisme émetteur du reçu.
Une reprise. Notez qu’en cas de non-respect des conditions permettant de bénéficier du crédit d’impôt, ou lorsqu’il est mis fin à l’abonnement avant l’expiration de la durée minimale de 12 mois, l’avantage fiscal fera l’objet d’une reprise : concrètement, le particulier devra rembourser à l’administration les sommes qui correspondent à l’avantage fiscal indûment obtenu.
A retenir
Depuis le 9 mai 2021 et jusqu’au 31 décembre 2022, les particuliers qui souscrivent un 1er abonnement à une publication de périodicité trimestrielle au maximum ou à un service de presse en ligne d'information politique et générale pourront, toutes conditions remplies, bénéficier d’un crédit d’impôt égal à 30 % de leur dépense.
- Loi n° 2020-935 du 30 juillet 2020 de finances rectificative pour 2020 (article 2)
- Article 200 sexdecies du Code général des impôts
- Décret n° 2021-560 du 7 mai 2021 fixant la date d'entrée en vigueur du crédit d'impôt sur le revenu pour le premier abonnement à un journal, à une publication périodique ou à un service de presse en ligne d'information politique et générale instauré par l'article 2 de la loi n° 2020-935 du 30 juillet 2020 de finances rectificative pour 2020
- Réponse ministérielle Van Heghe du 18 février 2021, Sénat, n°20092 (nécessité d’attendre la réponse de la Commission européenne pour la mise en place effective du crédit d’impôt)
- Loi de finances pour 2022 du 30 décembre 2021, n°2021-1900 (article 78)
- Décret n° 2022-879 du 10 juin 2022 fixant la date d'entrée en vigueur des dispositions relatives au crédit d'impôt sur le revenu pour le premier abonnement à un journal, à une publication périodique ou à un service de presse en ligne d'information politique et générale issues de l'article 78 de la loi n° 2021-1900 du 30 décembre 2021 de finances pour 2022
- Loi de finances pour 2023 du 30 décembre 2022, n°2022-1726 (article 21)
Bailleurs et crise sanitaire : un crédit d’impôt pour certains abandons de loyers
Un crédit d’impôt : pour qui ?
Un avantage fiscal. Les bailleurs, particuliers ou personnes morales de droit privé domiciliés en France, peuvent bénéficier d’un crédit d’impôt pour les abandons ou renonciations définitifs de loyers (hors accessoires comme le droit d’affichage par exemple) échus au titre du mois de novembre 2020, consentis au plus tard le 31 décembre 2021, au profit d’entreprises locataires qui remplissent les conditions suivantes :
- louer des locaux qui font l’objet d’une interdiction d’accueil du public au cours de la période de confinement courant du 30 octobre au 15 décembre 2020, ou exercer son activité principale dans les secteurs de l’hôtellerie, des cafés, de la restauration, de la culture ou de l’évènementiel particulièrement touchés par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de l’épidémie de Covid-19 ; l’exercice d’une activité de livraison et de retraits de commande ne fait pas obstacle au bénéfice de l’avantage fiscal ;
- avoir un effectif de moins de 5 000 salariés ;
- ne pas être en difficulté au 31 décembre 2019, au sens de la règlementation européenne ;
- ne pas être en liquidation judiciaire au 1er mars 2020.
Une condition d’effectif. Pour apprécier la condition tenant à l’effectif salarié, il est tenu compte de l’ensemble des salariés des filiales, lorsque l’entreprise locataire contrôle ou est contrôlée par une autre entreprise.
Précisons que cette condition d’effectif ne s’applique pas aux locataires constitués sous forme d’association. Ces derniers devront toutefois :
- être assujettis aux impôts commerciaux ;
- ou employer au moins 1 salarié.
Attention. Lorsque l’entreprise locataire est exploitée par un ascendant, un descendant ou un membre du foyer fiscal du bailleur, ou lorsqu’il existe des liens de dépendance entre elle et le bailleur, ce dernier ne pourra bénéficier du crédit d’impôt qu’à la condition de justifier, par tous moyens, des difficultés de trésorerie de l’entreprise locataire. Cette justification peut résulter, par exemple, d’une attestation fournie par l’expert-comptable de l’entreprise.
Pour mémoire, des liens de dépendance sont réputés exister entre deux entreprises :
- lorsque l'une détient directement ou par personne interposée la majorité du capital social de l'autre ou y exerce en fait le pouvoir de décision ;
- ou lorsqu'elles sont placées l'une et l'autre sous le contrôle d'une même tierce entreprise.
Précisions concernant les bailleurs exonérés d’impôt sur les bénéfices. Le crédit d’impôt profite également aux bailleurs exonérés d’impôt sur les bénéfices au titre de différents dispositifs :
- entreprise nouvelle créée en zone à finalité régionale (ZAFR) ;
- jeune entreprise innovante (JEI) ;
- reprise d’entreprise en difficulté ;
- exploitation d’entreprise en zone franche urbaine territoire entrepreneur (ZFU-TE) ;
- exploitation d’entreprise dans un bassin d’emploi à redynamiser (BER) ;
- exploitation d’entreprise en zone de restructuration de la défense (ZRD) ;
- régimes particuliers (syndicats professionnels, SPPICAV, SIIC, etc.).
Précision pour certaines sociétés. Pour les sociétés de personnes, les sociétés créées de fait, les sociétés civiles de placement immobiliers (SCPI), les organismes de placement collectif, les groupements d’intérêts économiques (GIE), les groupements européens d’intérêts économiques (GEIE), et les groupements d’intérêts publics (GIP), le crédit d’impôt peut être utilisé par leurs associés ou par les porteurs de parts ou les actionnaires, proportionnellement à leurs droits dans ces sociétés, groupements ou fonds.
Enfin, cet avantage fiscal profite uniquement aux bailleurs qui, au 31 décembre 2019, n’étaient pas en difficulté au sens de la réglementation européenne.
Un cumul possible ? Ce crédit d’impôt est cumulable avec :
- l’exonération d’impôt au titre des revenus fonciers mis en place temporairement pour les abandons et renonciations de loyers consentis entre le 15 avril 2020 et le 31 décembre 2021 ;
- la possible déduction du résultat imposable des abandons et renonciations de loyers consentis entre le 15 avril 2020 et le 31 décembre 2021, pour les entreprises soumises à l’impôt sur le revenu ou à l’impôt sur les sociétés.
Un crédit d’impôt : combien ?
Combien ? Le crédit d’impôt est égal à 50 % de la somme totale des abandons ou renonciations de loyers.
Attention. Lorsque l’effectif de l’entreprise locataire est égal ou supérieur à 250 salariés, le montant de l’abandon ou de la renonciation de loyers consenti au titre d’un mois est retenu dans la limite des 2/3 du montant du loyer prévu au bail au titre du mois concerné.
Un plafond. Notez que le montant total des abandons ou renonciations de loyers dont bénéficie chaque entreprise locataire qui donne lieu au bénéfice du crédit d’impôt ne peut excéder un plafond de 800 000 €.
Un crédit d’impôt : quand ?
Quand (pour les entreprises soumises à l’IR) ? Pour les entreprises soumises à l’impôt sur le revenu (IR), le crédit d’impôt s’applique au titre de l’année civile au cours de laquelle les abandons ou renonciations définitifs de loyers ont été consentis, y compris en cas de clôture d’exercice en cours d’année civile. Si le montant du crédit d’impôt excède l’impôt dû, l’excédent est restitué.
Par dérogation, le crédit d’impôt est imputable sur l’IR dû au titre de l’année 2021.
Quand (pour les entreprises soumises à l’IS) ? Pour les entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés (IS), le crédit d’impôt est imputé sur l’IS dû par l’entreprise au titre de l’exercice au cours duquel les abandons ou les renonciations définitifs de loyers ont été consentis. Si le montant du crédit d’impôt excède l’impôt dû, l’excédent est restitué.
Par dérogation, le crédit d’impôt est imputable sur l’IS dû au titre des exercices clos à compter du 31 décembre 2021.
Cas particulier des groupes de sociétés. Dans le cas d’un groupe de sociétés ayant opté pour le régime de l’intégration fiscale, la société mère est substituée aux sociétés du groupe pour l’imputation du crédit d’impôt dégagé par chaque société sur le montant de l’IS dont elle est redevable.
Enfin, précisons que l’excédent de crédit d’impôt non utilisé est inaliénable et incessible, sauf dans les cas et selon les conditions prévues en matière de cession « Dailly ». Schématiquement, les cessions « Dailly » consistent, pour une entreprise, à céder ou à nantir une ou plusieurs créance(s) qu’elle détient sur ses clients à une banque, qui, en contrepartie, lui verse le montant des sommes cédées.
Un crédit d’impôt : comment ?
Une déclaration. Pour bénéficier du crédit d’impôt, les bailleurs doivent soit déposer une déclaration conforme à un modèle établi par l’administration fiscale dans les mêmes délais que la déclaration annuelle de revenu ou de résultat, soit compléter une case spécifique de leur déclaration n°2042-RICI ou 2042-C-PRO.
Dans le cas d’un groupe de sociétés ayant opté pour le régime de l’intégration fiscale, la société mère déclare les crédits d’impôt pour le compte des sociétés du groupe, y compris ceux qui la concernent, lors du dépôt de la déclaration relative au résultat d’ensemble du groupe.
Dans le cas d’une SCI soumise à l’IS. Pour les SCI soumises à l’impôt sur les sociétés (IS), le montant du crédit d’impôt doit être déclaré sur le formulaire n°2069-RCI-SD et reporté sur le relevé de solde de l’IS n°2572-SD.
Dans le cas d’une SCI soumise à l’IR. Les SCI soumises à l’impôt sur le revenu (IR) doivent indiquer dans leur déclaration de résultats n°2072, pour chaque associé, la quote-part de loyer abandonné qui ouvre droit au crédit d’impôt. Ensuite :
- les associés qui déclarent leur quote-part en revenus fonciers doivent indiquer le montant des loyers abandonnés éligibles au crédit d’impôt dans la case 7LS de leur déclaration n°2042-RICI ; le montant de l’avantage fiscal sera calculé automatiquement par l’administration ;
- les associés qui déclarent leur quote-part dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), des bénéfices non commerciaux (BNC) ou des bénéfices agricoles (BA), calculent le montant de l’avantage fiscal sur leur déclaration n°2069-RCI-SD et reportent le crédit d’impôt sans la case 8LA de leur déclaration n°2042-C-PRO ;
- les associés qui déclarent leur quote-part à l’IS calculent le montant de l’avantage fiscal sur leur déclaration n°2069-RCI-SD et reportent le crédit d’impôt sur le relevé de solde de l’IS n°2572-SD.
A retenir
Le crédit d’impôt, égal à 50% du montant des loyers abandonnés, profite aussi bien aux bailleurs particuliers ou sociétés, mais à la condition que le local soit loué à une entreprise particulièrement touchée par la crise économique liée à la propagation du coronavirus (Covid-19).
- Loi de Finances pour 2021 du 29 décembre 2020, n°2020-1721, article 20 (création du crédit d’impôt qui profite aux bailleurs qui consentent certains abandons de loyer)
- Actualité BOFiP-Impôts du 25 février 2021 (diverses précisions sur l’application du crédit d’impôt)
- Foire aux questions sur les mesures d’accompagnement de la DGFIP
- Loi de finances rectificative pour 2021 du 19 juillet 2021, n°2021-953 (article 8) – prorogation dispositif abandons de loyers
- Réponse ministérielle Renaud-Garabedian du 9 septembre 2021, Sénat, n°21903 (pas de crédit d’impôt pour les bailleurs non domiciliés en France)
Souscrire au capital d’une « société foncière solidaire » et bénéficier d’une réduction d’impôt
Vous réalisez un apport et bénéficiez d’une réduction d’impôt
Un apport en « numéraire » … Pour bénéficier de la réduction d’impôt sur le revenu, votre apport doit être fait en « numéraire ». Concrètement, votre apport doit consister en un dépôt de fonds au profit d’une société, apport qui viendra former ou augmenter son capital social. Vous ne pourrez donc pas bénéficier de cet avantage en cas d’apport en nature.
Un avantage fiscal non négligeable… La réduction d’impôt est égale à 18 % du montant versé, retenu dans la limite maximale de 50 000 € (pour les personnes seules) ou 100 000 € (si vous êtes mariés ou pacsés, et soumis à imposition commune), diminuée du montant des versements ouvrant droit à la réduction d’impôt sur le revenu pour souscription au capital de PME.
En cas d’excèdent. Si vos versements excèdent ces plafonds, l’excédent pourra être reporté l’année suivante et ouvrir à nouveau droit à la réduction d’impôt dans les mêmes conditions (ce report n’est admis qu’au titre des 4 années suivantes au maximum).
Un taux exceptionnel de 25 %. Pour les versements effectués jusqu'au 31 décembre 2025, le taux de la réduction d'impôt est fixé à 25 %.
A noter. La réduction d'impôt ne s'applique pas aux titres figurant dans un plan d'épargne en actions, dans un plan d'épargne retraite ou dans un plan d'épargne salariale, ni à la fraction des versements effectués au titre de souscriptions ayant ouvert droit aux réductions d'impôt dites « Madelin » ou « Girardin ».
Quand ? Cette réduction d’impôt est accordée au titre de l’année de la clôture de l’exercice de l’entreprise.
Des conditions à respecter pour l’entreprise bénéficiaire
Concernant les entreprises bénéficiaires. La société bénéficiaire de l’apport doit être agréée « entreprise solidaire d’utilité sociale ».
Une entreprise solidaire d’utilité sociale ? Depuis le 10 août 2020, pour être qualifiée « d’entreprise solidaire d’utilité sociale », la société bénéficiaire des versements doit remplir au moins l’une des conditions suivantes au moment de l’investissement initial :
- elle doit n’exercer aucune activité ;
- elle doit exercer son activité sur un marché quel qu’il soit depuis moins de 10 ans après sa 1ère vente commerciale ;
- elle a besoin d’un investissement qui, sur la base d'un plan d'entreprise établi en vue d'intégrer un nouveau marché géographique ou de produits, est supérieur à 50 % de son chiffre d'affaires annuel moyen des 5 années précédentes.
Seuil de chiffre d’affaires. Le seuil de chiffre d’affaires (CA) qui caractérise la 1ère vente commerciale est fixé à 250 000 € hors TVA, et doit être constaté à la clôture de l’exercice.
A noter. La durée de 10 ans court à compter de la date d’ouverture de l’exercice suivant celui au titre duquel le CA de l’entreprise excède pour la 1ère fois le seuil de 250 000 €.
Exercice de certaines activités. Outre cet agrément, la société doit exercer, à titre principal :
- soit une activité de promotion immobilière ou de gestion locative ;
- soit, à compter du 1er janvier 2021, une activité d'acquisition et de gestion par bail rural de tous biens ruraux bâtis et non bâtis, dans le respect des conditions suivantes :
- l'activité répond aux objectifs de préservation des espaces agricoles, naturels et forestiers et l'entreprise n'exerce pas d'activité d'exploitation ;
- les baux ruraux sont conclus avec des personnes en situation de fragilité du fait de leur situation économique ou sociale et comportent des clauses visant au respect par le preneur de pratiques ayant pour objet la préservation de la ressource en eau, de la biodiversité, des paysages, de la qualité des produits, des sols et de l'air, la prévention des risques naturels et la lutte contre l'érosion, y compris des obligations de maintien d'un taux minimal d'infrastructures écologiques ;
- l'entreprise s'engage dans ses statuts à ne pas céder à titre onéreux les biens ruraux acquis pour l'exercice de son activité pendant une durée minimale de 20 ans, sauf à titre exceptionnel, lorsque le bien se révèle impropre à la culture ou doit être cédé dans le cadre d'un aménagement foncier ou pour faire face à de graves difficultés économiques conjoncturelles, après information du ministère de l'agriculture et pour un prix de cession n'excédant pas la valeur nette comptable dudit bien.
Exercice d’une activité en faveur de certaines personnes. La société doit exercer son activité en faveur de personnes en situation de fragilité du fait de leur situation économique et sociale, dans le secteur des :
- services sociaux et d’insertion relatifs au logement social ;
- services sociaux relatifs à l’hébergement social de personnes âgées, dépendantes ou en perte d’autonomie ;
- services visant à installer ou maintenir des agriculteurs respectant les exigences des systèmes de production agroécologiques ;
Des personnes en situation de fragilité ? La définition de la notion de « personne en situation de fragilité », qui varie selon les différents secteurs, est disponible ici.
Un service d’intérêt économique général. La société doit rendre à ces personnes en situation de fragilité un service d'intérêt économique général en mettant à leur disposition les biens et services fonciers pour un tarif inférieur à celui du marché de référence dans lequel elle intervient et en favorisant l'accès de ses bénéficiaires en situation de fragilité économique ou sociale à ces biens et services fonciers, par un accompagnement spécifique.
Un marché de référence. La définition du « marché de référence », qui varie selon les différents secteurs, est disponible ici.
Une convention. Les missions effectuées par l'entreprise bénéficiaire pour l'exécution du service, ainsi que les obligations correspondantes, sont décrites par une convention de mandat de service d’intérêt économique général (SIEG) conclue pour une durée n'excédant pas 10 ans et reconductible par période de 10 ans, comportant les éléments suivants :
- une description détaillée des missions effectuées par l'entreprise bénéficiaire pour l'exécution du service d'intérêt économique général, ainsi que des obligations correspondantes ;
- toute précision utile au calcul et à la justification du respect par l'entreprise du plafond de collecte de souscriptions ;
- en cas de surcompensation, des précisions sur :
- les modalités de calcul, spécifiques à l'entreprise, de cette surcompensation ;
- les modalités de constatation, au titre d'un exercice annuel donné, de l'existence d'une surcompensation ainsi que, le cas échéant, de restitution par l'entreprise ou de récupération par la puissance publique de cette surcompensation ;
- les obligations de l'entreprise au titre des contrôles effectués par les autorités ;
- les conditions de conservation des documents produits par l'entreprise.
Un plafond global. Le montant total des souscriptions ne doit pas excéder un montant :
- de 40 M€, s'agissant des entreprises qui exercent l'activité de promotion immobilière ou de gestion locative ;
- de 15 M€, s'agissant des entreprises qui exercent l'activité d'acquisition et de gestion par bail rural de tous biens ruraux bâtis et non bâtis.
Des conditions à respecter pour l’investisseur
Une obligation de conservation. Les titres reçus en contrepartie de la souscription au capital de l'entreprise sont conservés jusqu'au 31 décembre de la 5ème année suivant celle de la souscription.
Des sanctions. Le non-respect de cette obligation de conservation entraîne la remise en cause de la réduction d’impôt au titre de l’année au cours de laquelle le contribuable a cessé de respecter cette condition, sauf cas de licenciement, d’invalidité, de décès du souscripteur ou de son conjoint ou partenaire de Pacs. Notez toutefois qu’en cas de non-respect de cette condition de conservation suite :
- à une fusion ou une scission, l’avantage fiscal ne sera pas remis en cause si les titres reçus en contrepartie sont conservés jusqu’au même terme ;
- à une annulation des titres pour cause de pertes ou de liquidation judiciaire, ou par suite d’une vente réalisée dans le cadre d’une procédure de redressement ou de liquidation judiciaire, l’avantage fiscal ne sera pas remis en cause ;
- à une donation à un particulier des titres reçus en contrepartie de la souscription au capital de l’entreprise, l’avantage fiscal ne sera pas remis en cause si le donataire reprend l’obligation de conservation des titres.
Un remboursement ? Les apports ne sont pas remboursés à l’investisseur avant le 31 décembre de la 7ème année suivant celle de la souscription, sauf si le remboursement fait suite à la liquidation judiciaire de l'entreprise. A défaut, l’avantage fiscal sera remis en cause au titre de l’année au cours de laquelle le contribuable cesse de respecter cette condition.
Quel avantage ? L’investissement réalisé confère aux souscripteurs les seuls droits résultant de la qualité d'actionnaire ou d'associé, à l'exclusion de toute autre contrepartie notamment sous la forme de garantie en capital, de tarifs préférentiels ou d'accès prioritaire aux biens produits ou aux services rendus par la société.
Conditions propres aux titres reçus en contrepartie de la souscription. Les titres financiers ou parts sociales ayant fait l'objet des souscriptions ouvrant droit à la réduction d'impôt sont soumis aux exigences suivantes :
- l'entreprise ne distribue pas de dividendes ;
- les titres ou parts sont incessibles à un prix excédant leur valeur d'acquisition, majorée d'un taux de rendement annuel qui ne peut être supérieur à un plafond défini comme la somme entre :
- le taux du livret A en vigueur au premier jour du mois de la date de la cession ;
- et, le cas échéant, une majoration fixée à 0,75 % ;
- les statuts de l'entreprise prévoient, à compter du 1er janvier 2021 et si de telles modalités existent, les modalités de revalorisation de ces titres ou parts.
Des formalités administratives
Un récépissé fournit par l’entreprise. L’entreprise doit délivrer au souscripteur qui lui en fait la demande un récépissé. Elle doit également tenir un registre des souscriptions ayant donné lieu à la délivrance d'un récépissé dont le contenu et les modalités de conservation sont précisés par un arrêté non encore paru à ce jour.
Un document d’information. Avant chaque souscription, l'entreprise doit communiquer à chaque souscripteur un document d'information précisant notamment la période de conservation à respecter pour bénéficier de la réduction d'impôt, les conditions de revente des titres ou parts au terme de la période de conservation, les conditions de remboursement des apports, les risques engendrés par l'opération, les règles d'organisation et de prévention des conflits d'intérêts, ainsi que les modalités de calcul et la décomposition de tous les frais et commissions, directs et indirects.
Un récépissé fournit par le souscripteur. Le souscripteur doit pouvoir présenter, à la demande de l'administration fiscale, un récépissé de sa souscription attestant de son montant, de la date du versement et du respect, par l'entreprise au capital de laquelle il est souscrit, des conditions mentionnées plus haut pour l'exercice au cours duquel est effectuée la souscription.
A retenir
Vous pourrez bénéficier d’une réduction d’impôt de 18 % (25 % pour les versements effectués jusqu’au 31 décembre 2025) calculée sur le montant de votre apport en capital, retenu dans la limite de 50 000 € (si vous êtes célibataire, veuf ou divorcé) ou 100 000 € (si vous êtes marié ou pacsé, et soumis à imposition commune). Pour éviter toute remise en cause de cet avantage fiscal, conservez vos titres reçus en échange pendant au moins 5 ans.
- Loi de Finances pour 2020 du 28 décembre 2019, n°2019-1479 (article 157)
- Articles 199 terdecies-0 A et 199 terdecies-0 AB du code général des impôts
- Décret n° 2020-1012 du 7 août 2020 pris pour la détermination du seuil du chiffre d'affaires caractérisant la première vente commerciale au sens de l'article 199 terdecies-0 AA du code général des impôts
- Décret n° 2020-1186 du 29 septembre 2020 pris pour l'application de l'article 199 terdecies-0 AB du code général des impôts relatif aux investissements effectués par des contribuables au capital de certaines entreprises agréées « entreprise solidaire d'utilité sociale »
- Arrêté du 29 septembre 2020 fixant la fraction minimale de personnes en situation de fragilité économique au sein des bénéficiaires des entreprises agréées « entreprise solidaire d'utilité sociale » recevant des souscriptions ouvrant droit à la réduction d'impôt prévue à l'article 199 terdecies-0 AB du code général des impôts et intervenant dans le secteur des services sociaux et d'insertion relatifs au logement social
- Arrêté du 29 septembre 2020 fixant la fraction minimale de personnes en situation de fragilité économique au sein des bénéficiaires des entreprises agréées « entreprise solidaire d'utilité sociale » recevant des souscriptions ouvrant droit à la réduction d'impôt prévue à l'article 199 terdecies-0 AB du code général des impôts et intervenant dans le secteur des services sociaux relatifs à l'hébergement social de personnes âgées, dépendantes ou en perte d'autonomie
- Arrêté du 29 septembre 2020 fixant la fraction minimale de personnes en situation de fragilité économique au sein des bénéficiaires des entreprises agréées « entreprise solidaire d'utilité sociale » recevant des souscriptions ouvrant droit à la réduction d'impôt prévue à l'article 199 terdecies-0 AB du code général des impôts et intervenant dans le secteur des services visant à installer ou maintenir des agriculteurs respectant les exigences des systèmes de production agro écologiques
- Arrêté du 29 septembre 2020 fixant le plafond du taux de rendement annuel du prix de cession des titres ou parts acquis lors des souscriptions ouvrant droit à la réduction d'impôt prévue à l'article L. 199 terdecies-0 AB du code général des impôts
- Loi de finances pour 2021 du 29 décembre 2020, n°2020-1721, articles 111 et 112
- Loi de finances rectificative pour 2021 du 19 juillet 2021, n°2021-953 (article 19)
- Loi de finances pour 2023 du 30 décembre 2022, n°2022-1726 (article 17)
- Loi de finances pour 2024 du 29 décembre 2023, no 2023-1322
Bénéficier du crédit d’impôt pour la transition énergétique (depuis le 1er janvier 2020)
Un crédit d’impôt : pour quoi ?
Un avantage fiscal. La réalisation de travaux dans votre logement, du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2020, peut vous faire bénéficier du crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) « modifié ». Cela suppose de réaliser certaines dépenses dans votre logement visant à améliorer sa qualité énergétique.
… pour certains travaux… Le bénéfice du crédit d’impôt suppose la réalisation d’une des dépenses éligibles suivantes :
- achat et pose de matériaux d'isolation thermique des parois vitrées à la condition que les matériaux achetés viennent en remplacement de parois en simple vitrage ;
- achat et pose de matériaux d'isolation thermique des parois opaques ;
- achat et pose d’équipements de chauffage ou de fourniture d'eau chaude sanitaire fonctionnant au bois ou autres biomasses, ou à l’énergie solaire thermique, y compris les poêles de masse artisanaux ou à accumulation de chaleur ;
- pour les équipements fonctionnant à l’énergie solaire thermique, le CITE ne s’appliquera qu’ à condition que l’équipement intègre une surface minimale de capteurs solaires : la surface minimale en question sera fixée par arrêté (non encore paru à ce jour) ;
- achat et pose de pompes à chaleur, autres que air/ air, dont la finalité essentielle est la production de chaleur ou d'eau chaude sanitaire ;
- pose d’un échangeur de chaleur souterrain pour les pompes à chaleur géothermiques ;
- achat et pose d’ équipements de raccordement à un réseau de chaleur, alimenté majoritairement par des énergies renouvelables ou par une installation de cogénération ;
- achat et pose d’équipement de raccordement à un réseau de froid, alimenté majoritairement par du froid d'origine renouvelable ou de récupération ;
- achat et pose d’un système de charge pour les véhicules électriques ;
- achat et pose d’équipement ou de matériaux de protection des parois vitrées ou opaques contre les rayonnements solaires, uniquement dans les départements d’Outre-mer ;
- frais de réalisation d’un audit énergétique qui propose des travaux permettant d’améliorer les performances énergétiques de l’habitation, à l’exception des situations dans lesquelles la réalisation d’un tel audit est obligatoire ;
- frais de dépose d’une cuve à fioul ;
- achat d’équipements de ventilation mécanique contrôlée à double flux.
… et pas pour d’autres. Pour les dépenses engagées depuis le 1er janvier 2020, les dépenses suivantes ne permettent plus, en principe, de bénéficier du CITE :
- achat de chaudière à très haute performance énergétique ;
- achat de matériaux de calorifugeage de tout ou partie d’une installation de production (ou de distribution) de chaleur ou d’eau chaude sanitaire ;
- réalisation d’un diagnostic de performance énergétique, à l’exception des situations dans lesquelles la réalisation d’un tel audit est obligatoire ;
- achat d’appareils de régulation de chauffage ;
- achat d’équipements de chauffage ou de fourniture d'eau chaude sanitaire utilisant une source d'énergie renouvelable (autre que ceux fonctionnant au bois ou autres biomasses, ou à l’énergie solaire thermique) ;
- achat de systèmes de fourniture d'électricité à partir de l'énergie hydraulique ou à partir de la biomasse ;
- achat de chaudières à micro-cogénération gaz ;
- achat d’appareils permettant d’individualiser les frais de chauffage ou d’eau chaude sanitaire dans un bâtiment équipé d’une installation centrale ou alimenté par un réseau de chaleur (compteurs individuels de chauffage et d’eau chaude sanitaire installés dans les copropriétés) ;
- achat d’équipements ou de matériaux visant à optimiser la ventilation naturelle (notamment les brasseurs d'air) dans les départements d’Outre-mer (La Réunion, Guyane, Martinique, Guadeloupe, Mayotte).
Un régime transitoire. Le CITE pourra continuer à s’appliquer dans sa version antérieure à la Loi de Finances pour 2020, pour les dépenses payées en 2020 dès lors que vous pouvez justifier :
- de l’acceptation d’un devis ;
- et du versement d’un acompte entre le 1er janvier 2018 et le 31 décembre 2019.
Un deuxième régime transitoire. Le CITE, dans sa version applicable en 2020 pourra, sur demande du contribuable, s’appliquer aux dépenses payées en 2021, dès lors qu’il est justifié de l’acceptation d’un devis et du versement d’un acompte entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2020.
Cas particulier du remplacement des portes de garage. Le Gouvernement a confirmé, à l’occasion d’une question qui lui était posée, que le remplacement des portes de garage n’ouvrait pas droit au bénéfice du CITE.
Une entreprise qualifiée. Pour le bénéfice du crédit d’impôt, et pour certains travaux, il est impératif que l’entreprise qui installe et pose les équipements, matériels et appareils concernés respecte des critères de qualification, conformes au label « reconnu garant de l’environnement – RGE ». Il est, à cet égard, impératif que figure sur la facture la mention du signe de qualité conforme à ce label RGE dont bénéficie l’entreprise (indication du nom de l’organisme de qualification et numéro de certification).
Un annuaire en ligne. Sur www.renovation-info-service.gouv.fr/trouvez-un-professionnel, un annuaire en ligne est disponible pour vous permettre de trouver rapidement un professionnel RGE proche de chez vous.
=> Pour en savoir plus sur la qualification des professionnels, vous pouvez consulter notre fiche : Travaux immobiliers, éco-prêt à taux 0, crédit d’impôt : quelles obligations pour les artisans ?
Une expérimentation. Pour développer les travaux de rénovation énergétique, le Gouvernement a lancé sur le territoire métropolitain, depuis le 1er janvier 2021 et pour une durée de 2 ans, une expérimentation afin de permettre aux entreprises ne disposant pas aujourd’hui des critères de qualification exigés dans le cadre du crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE) ou de l’éco prêt à taux zéro (éco-PTZ) d’obtenir une qualification alternative (la qualification chantier).
Et pour l’Outre-mer ? Cette même expérimentation va être menée en Guadeloupe, en Martinique, en Guyane, à La Réunion et à Mayotte, à compter du 1er septembre 2021 et pour une durée de 2 ans. Précisons que pour les travaux catégorisés n°2 à 6, la qualification-chantier ne pourra être obtenue qu’à compter du 1er septembre 2021 (au lieu du 1er avril 2021 en métropole).
Le saviez-vous ?
Les factures des entreprises doivent notamment comporter les normes et les critères techniques de performance, ainsi que les critères de qualification de l’entreprise qui a réalisé les travaux.Il a été jugé qu’un couple ne produisant que des factures incomplètes, ne précisant pas les caractéristiques des fenêtres posées, ne pouvait pas bénéficier du crédit d’impôt.
Même chose pour un propriétaire qui, parce que les factures produites ne mentionnaient ni le lieu de réalisation des travaux, ni la puissance en kilowatt-crête des équipements de production d'électricité utilisant l'énergie du soleil, s’est vu refuser le bénéfice du crédit d’impôt.
Un crédit d’impôt : pour qui ?
Pour les propriétaires… Pour les dépenses engagées entre le 1er janvier et le 31 décembre 2020, le CITE profite uniquement aux propriétaires qui font réaliser certains travaux dans leur habitation principale. Sont donc exclus du bénéfice de l’avantage fiscal les propriétaires bailleurs (pour les logements qu’ils donnent en location), les locataires et les personnes occupant des logements à titre gratuit.
… sous condition de ressources. Le bénéfice du CITE est soumis à condition de ressources, quelle que soit la nature des dépenses engagées.
Un seuil minimum… Le revenu fiscal de référence du contribuable résidant en métropole devra être au moins égal à l’un des seuils suivants :
Nombre de personnes composant le foyer | Ile de France | Autres régions |
1 | 25 068 € | 19 074 € |
2 | 36 792 € | 27 896 € |
3 | 44 188 € | 33 547 € |
4 | 51 597 € | 39 192 € |
5 | 59 026 € | 44 860 € |
Par personne supplémentaire | + 7 422 € | + 5 651 € |
Un calcul. Pour la détermination de ces seuils, il est tenu compte du revenu fiscal de l’avant dernière année précédant celle du paiement de la dépense, ou du revenu fiscal de la dernière année qui précède celle du paiement s’il est inférieur à ces seuils.
… et un plafond de ressources. A ce seuil « minimum » de revenus s’ajoute un plafond de revenus à ne pas dépasser : le contribuable doit disposer d’un revenu fiscal de référence inférieur à 27 706 € pour la première part de quotient familial, majorée de 8 209 € pour chacune des deux demi-parts suivantes et de 6 157 € pour chaque demi-part supplémentaire à compter de la troisième.
Un calcul. Là encore, pour la détermination de ce plafond, il est tenu compte du revenu fiscal de l’avant dernière année précédant celle du paiement de la dépense, ou du revenu fiscal de la dernière année qui précède celle du paiement s’il est inférieur à ces seuils.
Outre-mer. Les seuils minimums et le plafond de ressources à respecter pour les contribuables résidant en Outre-mer devront être fixés par un Décret à paraître (non encore paru).
A noter. Les personnes dont les revenus sont inférieurs à ces seuils pourront bénéficier, toutes conditions remplies, de la prime transition énergétique.
En cas de dépassement des plafonds de ressources. En principe, les personnes dont les revenus excèdent ces plafonds de ressources ne pourront bénéficier ni de la prime transition énergétique, ni du CITE, pour les dépenses engagées en 2020 à l’exception de celles portant sur l’achat et la pose :
- de systèmes de charge pour véhicule électriques, dans la limite de 300 € ;
- de matériaux d’isolation des parois opaques, dans la limite de :
- ○ pour les logements individuels :
- • 10 € par m² pour l’isolation des murs en façade ou des pignons par l’intérieur, des rampants de toiture et des plafonds de combles aménagés ou aménageables ;
- • 25 € par m² pour l’isolation des murs en façade ou des pignons par l’extérieur et des toitures terrasses ;
- pour les parties communes d’un immeuble collectif :
- • 10*q € par mètre carré pour l'isolation des murs en façade ou pignon par l'intérieur, des rampants de toiture et plafonds de combles aménagés ou aménageables (« q » représente la quote-part correspondant au logement du propriétaire) ;
- • 25*q € par mètre carré pour l'isolation des murs en façade ou pignon par l'extérieur, des toitures-terrasses.
=> Pour en savoir plus, consultez la fiche Bénéficier de la prime énergie
Un crédit d’impôt : combien ?
Une suppression. Pour les dépenses engagées depuis le 1er janvier 2020, les 3 taux du crédit d’impôt (15 %, 30 % et 50 %) sont supprimés.
Un montant forfaitaire. Désormais, chaque dépense se voit attribuer un montant forfaitaire de crédit d’impôt, sachant que le montant de l’avantage fiscal ne pourra pas dépasser 75 % de la dépense effectivement supportée par le contribuable.
Pour plus de lisibilité, reportez-vous aux tableaux ci-dessous :
- Pour les logements individuels (ou les parties privatives des logements situés dans un immeuble collectif)
Nature de la dépense
Montant
Matériaux d’isolation thermique des parois vitrées à la condition que ces mêmes matériaux viennent en remplacement de parois en simple vitrage
40 € / équipement
Matériaux d’isolation thermique des parois opaques
15 € / m² pour l’isolation des murs en façade ou pignon par l’intérieur, des rampants de toiture et plafonds de combles aménagés ou aménageables et 50 € / m² pour l’isolation des murs en façade ou pignon par l’extérieur, des toitures terrasses
Équipements de chauffage ou de fourniture d’eau chaude sanitaire fonctionnant au bois ou autres biomasses ou à l’énergie solaire thermique
4 000 € pour les chaudières à alimentation
automatique fonctionnant au bois ou autres
biomasse
3 000 € pour les systèmes solaires combinés
3 000 € pour les chaudières à alimentation
manuelle fonctionnant au bois ou autres
biomasses
1 500 € pour les poêles à granulés et
cuisinières à granulés
2 000 € pour les chauffe-eau solaires
individuels
1 000 € pour les poêles à bûches et
cuisinières à bûches
1 000 € pour les équipements de chauffage ou
de production d’eau chaude fonctionnant avec
des capteurs solaires hybrides thermiques et
électriques à circulation de liquide
600 € pour les achats et poses de foyers fermés et inserts à bûches ou granulés, payés en 2020, ainsi que ceux payés en 2021 au titre d’une mesures transitoire
Pompes à chaleur, autres que air / air, dont la finalité essentielle est la production de chaleur ou d’eau chaude sanitaire
4 000 € pour les pompes à chaleur
géothermiques
2 000 € pour les pompes à chaleur air/eau
400 € pour les pompes à chaleur dédiées à la
production d’eau chaude sanitaire
Équipements de raccordement à un réseau de chaleur et/ou de froid, et droits et frais de raccordement
400 €
Système de charge pour véhicule électrique
300 €
Équipements ou matériaux de protection des parois vitrées ou opaques contre les rayonnements solaires
15 € / m²
Audit énergétique
300 €
Dépose de cuve à fioul
400 €
Équipements de ventilation mécanique contrôlée à double flux mentionnés
2 000 €
- Pour les parties communes d’un immeuble collectif
Nature de la dépense | Montant |
Matériaux d’isolation thermique des parois opaques | 15*q € / m² pour l’isolation des murs en façade ou pignon par l’intérieur, des rampants de toiture et plafonds de combles aménagés ou aménageables et 50*q € / m² pour l’isolation des murs en façade ou pignon par l’extérieur, des toitures terrasses |
Équipements de chauffage ou de fourniture d’eau chaude sanitaire fonctionnant au bois ou autres biomasses ou à l’énergie solaire thermique | 1 000 € par logement pour les chaudières fonctionnant au bois ou autres biomasses 350 € par logement pour les équipements de fourniture d’eau chaude sanitaire seule fonctionnant à l’énergie solaire thermique |
Pompes à chaleur, autres que air / air, dont la finalité essentielle est la production de chaleur ou d’eau chaude sanitaire | 1 000 € par logement pour les pompes à chaleur géothermiques et les pompes à chaleur air/eau 150 € par logement pour les pompes à chaleur dédiées à la production d’eau chaude sanitaire |
Équipements de raccordement à un réseau de chaleur et/ou de froid, et droits et frais de raccordement | 150 € par logement |
Système de charge pour véhicule électrique | 300 € |
Équipements ou matériaux de protection des parois vitrées ou opaques contre les rayonnements solaires | 15*q € / m² |
Audit énergétique | 150 € par logement |
Dépose de cuve à fioul | 150 € par logement |
Équipements de ventilation mécanique contrôlée à double flux mentionnés | 1 000 € par logement |
« q » représente la quote-part correspondant au logement du propriétaire
Un plafond de dépenses. Outre la suppression des 3 taux du crédit d’impôt, le montant du plafond de dépenses ouvrant droit au bénéfice de l’avantage fiscal est revu à la baisse.
Dorénavant, pour le calcul du crédit d’impôt 2020, le plafond de dépenses, apprécié sur une période de 5 années consécutives (donc pour les dépenses engagées du 1er janvier 2016 au 31 décembre 2020) est égal à 2 400 € pour une personne seule (célibataire, veuve ou divorcée) ou 4 800 € pour un couple (couple marié ou liés par un Pacs, soumis à imposition commune). Cette somme est majorée de 120 € par personne à charge (60 € pour les enfants en résidence alternée).
Attention. Pour une même dépense, le contribuable ne pourra pas cumuler le bénéfice de la prime transition énergétique ou du crédit d’impôt pour acquisition et pose de systèmes de charge pour véhicule électrique et du CITE. En cas de cumul, il s’expose au paiement d’une amende égale à 50 % de l’avantage fiscal obtenu, sans pouvoir être inférieure à 1 500 €.
=> Pour en savoir plus, consultez la fiche Bénéficier de la prime énergie
Un crédit d’impôt pour les « bouquets de travaux »
Un crédit d’impôt exclusif du CITE. Il s’agit d’un avantage fiscal qui concerne les dépenses de rénovation globale, payées entre le 1er janvier et le 31 décembre 2020, sous réserve que ces dépenses :
- concernent des travaux réalisés dans une maison individuelle au titre d’un bouquet de travaux ;
- permettent de limiter la consommation conventionnelle annuelle en énergie primaire du logement.
Une consommation d’énergie définie. Pour pouvoir bénéficier de cet avantage fiscal, outre le respect des conditions de ressources mentionnées plus haut, la consommation conventionnelle annuelle en énergie primaire du logement (rapportée à la surface habitable) pour le chauffage, le refroidissement et l’eau chaude sanitaire doit être :
- supérieure à 331 kWh/m² avant travaux ;
- inférieure ou égale à 150 kWh/m² après travaux.
Des mentions supplémentaires sur les factures de travaux. Pour bénéficier de cet avantage, les factures devront comporter les mentions suivantes :
- la surface habitable du logement ;
- dans des conditions qui seront prévues par un arrêté à paraître, la consommation conventionnelle annuelle en énergie primaire du logement pour le chauffage, le refroidissement et l’eau chaude sanitaire, avant et après travaux.
Combien ? Le montant de ce crédit d’impôt est égal à 150 € par m² de surface habitable.
A noter. Au titre d’une même dépense, ce crédit d’impôt « bouquet de travaux » est exclusif de tout autre crédit d’impôt.
Un professionnel RGE. Depuis le 6 juin, les travaux d’installation ou de pose d’équipements et de matériaux au titre d’un bouquet de travaux permettant de limiter la consommation conventionnelle annuelle en énergie primaire du logement doivent être réalisés par un professionnel RGE.
Une précision. Cette obligation de qualification ne s’applique pas aux dépenses payées depuis le 6 juin 2020 pour lesquelles l’acceptation d’un devis et le versement d’un acompte sont intervenus avant cette date.
=> Pour en savoir plus sur la qualification des professionnels, vous pouvez consulter notre fiche : Travaux immobiliers, éco-prêt à taux 0, crédit d’impôt : quelles obligations pour les artisans ?
Une expérimentation. Pour développer les travaux de rénovation énergétique, le Gouvernement a lancé, depuis le 1er janvier 2021 et pour une durée de 2 ans, une expérimentation afin de permettre aux entreprises ne disposant pas aujourd’hui des critères de qualification exigés dans le cadre du crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE) ou de l’éco prêt à taux zéro (éco-PTZ) d’obtenir une qualification alternative (la qualification chantier).
A retenir
Pour les dépenses engagées depuis 2020, le nouveau crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) est réservé aux propriétaires, sous condition de ressources, et pour certains travaux limitativement énumérés.
- Loi de Finances pour 2020 du 28 décembre 2019, n°2019-1479, article 15
- Arrêt de la Cour d’appel administrative de Lyon du 5 décembre 2019, n° 17LY00392 (NP) (en cas de facture incomplète, pas de crédit d’impôt)
- Arrêt de la Cour Administrative d’Appel de Marseille du 6 mars 2020, n° 19MA00159 (exemple de facture incomplète)
- Décret n° 2020-674 du 3 juin 2020 modifiant le décret n° 2014-812 du 16 juillet 2014 pris pour l'application du second alinéa du 2 de l'article 200 quater du code général des impôts et du dernier alinéa du 2 du I de l'article 244 quater U du code général des impôts
- Réponse ministérielle Blanc du 7 juillet 2020, Assemblée nationale, n°23470 (éligibilité des poêles de masse)
- Réponse ministérielle Marilossian du 6 octobre 2020, Assemblée nationale, n°20798 (pas de crédit d’impôt pour les travaux réalisés par un propriétaire bailleur dans un logement donné en location)
- Réponse ministérielle Naegelen du 7 juillet 2020, Assemblée nationale, n°25777 (pas de CITE pour le remplacement d’une porte de garage)
- Arrêté du 24 décembre 2020 modifiant l'arrêté du 1er décembre 2015 relatif aux critères de qualifications requis pour le bénéfice du crédit d'impôt pour la transition énergétique et des avances remboursables sans intérêt destinées au financement de travaux de rénovation afin d'améliorer la performance énergétique des logements anciens
- Loi de Finances pour 2021 du 29 décembre 2020, n°2020-1721, article 53 (dispositifs transitoires pour 2021 et 2020)
- Arrêté du 18 mai 2021 modifiant l'arrêté du 1er décembre 2015 relatif aux critères de qualifications requis pour le bénéfice du crédit d'impôt pour la transition énergétique et des avances remboursables sans intérêt destinées au financement de travaux de rénovation afin d'améliorer la performance énergétique des logements anciens
Bénéficier de la prime forfaitaire de transition énergétique (MaPrimeRénov)
Une prime : pour quoi ?
MaPrimeRénov. La prime forfaitaire de transition énergétique (dite « MaPrimeRénov ») profite aux personnes qui font réaliser des travaux destinés à améliorer la performance énergétique de leurs logements.
Des dépenses éligibles… Le bénéfice de cette prime suppose la réalisation d’une dépense éligible. À titre d’exemple, sont éligibles les dépenses suivantes :
- équipements de chauffage ou de fourniture d'eau chaude sanitaire fonctionnant au bois ou autres biomasses :
- chaudières à alimentation automatique fonctionnant au bois ou autre biomasse ;
- chaudières à alimentation manuelle fonctionnant au bois ou autres biomasses ;
- équipements de chauffage ou de fourniture d'eau chaude sanitaire indépendants fonctionnant au bois ou autres biomasses, y compris les poêles de masse artisanaux ou à accumulation de chaleur ;
- isolation thermique des parois vitrées, à la condition que les matériaux installés viennent en remplacement de parois en simple vitrage ;
- isolation des rampants de toiture et plafonds de combles ;
- etc.
… réalisées par une entreprise… Les dépenses d’achat ou de pose de ces équipements ne pourront ouvrir droit au bénéfice de la prime qu’à condition d’être facturées :
- par l'entreprise qui procède à la fourniture et à l'installation des équipements, des matériaux ou des appareils ;
- ou par l'entreprise qui, pour l'installation des équipements, des matériaux ou des appareils qu'elle fournit ou pour la fourniture et l'installation de ces mêmes équipements, matériaux ou appareils, recourt à une autre entreprise dans le cadre d'un contrat de sous-traitance.
… titulaire du label RGE. Notez que dans tous les cas, l’entreprise en question doit être titulaire du label « reconnu garant de l’environnement » (RGE).
Les audits énergétiques, à l’exception des situations dans lesquelles la réalisation d’un tel audit est obligatoire, doivent être réalisés par un auditeur qualifié pour pouvoir ouvrir droit au bénéfice de la prime de transition énergétique. Ainsi, l’auditeur doit :
- soit être titulaire d'un signe de qualité qui répond à un référentiel d'exigences, de moyens et de compétences ;
- soit être titulaire de la qualité d’architecte et avoir accompli une formation dont les objectifs sont définis ici ;
- soit être une société d’architecture dont au moins un des architectes associés a accompli une formation dont les objectifs sont définis ici.
Mais aussi… Sont également éligibles à MaPrimeRénov certains forfaits et bonus :
- forfait rénovation globale ;
- forfait assistance à maîtrise d'ouvrage (AMO) ;
- bonus sortie de passoire énergétique ;
- bonus basse consommation.
Une prime : pour qui ?
Pour les propriétaires. La prime forfaitaire de transition énergétique peut être attribuée aux propriétaires pour financer les dépenses en faveur de la rénovation énergétique du logement qu’ils occupent eux-mêmes, dès lors que :
- le logement est occupé à titre de résidence principale par le ou les propriétaires dans un délai maximum d’un an suivant la date de demande du solde de la prime ;
- le logement ou l'immeuble concerné est achevé depuis au moins 15 ans à la date de la décision d’octroi de la prime, à l’exception des demandes de prime réalisées dans le cadre d’un changement de chaudière fonctionnant au fioul, qui peuvent concerner les logements achevés depuis plus de 2 ans à la date de notification de la décision d’octroi de la prime, sous condition.
Pour mémoire, une « résidence principale » est un logement effectivement occupé au moins 8 mois par an, sauf obligation professionnelle, raison de santé affectant le bénéficiaire de la prime ou cas de force majeure.
Pour les titulaires de droits réels. Elle peut également être accordée, dans les mêmes conditions, aux titulaires d’un droit réel immobilier conférant l’usage du logement.
Pour les propriétaires bailleurs. Les propriétaires bailleurs pourront aussi bénéficier de cette prime, sous réserve que :
- le logement soit loué à titre de résidence principale dans un délai d’un an suivant la date de demande du solde de la prime ;
- le logement soit loué à titre de résidence principale pendant une durée minimale de 5 ans à compter de la date du paiement du solde de la prime et non pas de la date de la prise d'effet du bail ;
- le logement ou l'immeuble concerné soit achevé depuis au moins 15 ans à la date de la décision d’octroi de la prime, à l’exception des demandes de prime réalisées dans le cadre d’un changement de chaudière fonctionnant au fioul, qui peuvent concerner les logements achevés depuis plus de 2 ans à la date de notification de la décision d’octroi de la prime, sous condition ;
- le propriétaire s’engage à informer son locataire de la réalisation de travaux financés par la prime ;
- le propriétaire s’engage, dans l’hypothèse d’une réévaluation du montant du loyer, à déduire le montant de la prime du montant des travaux d’amélioration ou de mise en conformité qui justifient cette réévaluation et à en informer son locataire.
Une attestation sur l’honneur. Dans le cadre du dépôt d’un dossier de demande de prime, le bailleur devra fournir une attestation sur l’honneur dans laquelle il s’engage à remplir les conditions requises.
Pour les copropriétés. La prime peut profiter aux copropriétés et sera versée au syndicat des copropriétaires : elle sera indépendante de celle éventuellement perçue par les copropriétaires (occupants ou bailleurs) eux-mêmes. Pour pouvoir en bénéficier, les copropriétés doivent réaliser des travaux permettant un gain énergétique de 35 %, et être essentiellement composées de résidences principales (75 % au minimum).
Pour les logements d’Outre-mer, la condition tenant à l’ancienneté des logements a été assouplie : le logement ou l’immeuble concerné par les travaux, doit donc être achevé depuis 2 ans à la date de notification de la décision d'octroi de la prime, contre 15 ans en métropole.
À retenir
La prime forfaitaire de transition énergétique est versée aux propriétaires occupants, aux propriétaires bailleurs et aux copropriétés pour la réalisation de certains travaux (limitativement énumérés) destinés à améliorer la performance énergétique de leurs logements.
- Loi de Finances pour 2020 du 28 décembre 2019, no 2019-1479, article 15
- Arrêté du 17 novembre 2020 relatif aux caractéristiques techniques et modalités de réalisation des travaux et prestations dont les dépenses sont éligibles à la prime de transition énergétique
- Communiqué de presse du ministère de la transition écologique du 17 mars 2022 (augmentation de 1 000 € pour l’installation d’un système de chauffage renouvelable)
- Arrêté du 7 avril 2022 modifiant l'arrêté du 14 janvier 2020 modifié relatif à la prime de transition énergétique et l'arrêté du 17 novembre 2020 modifié relatif aux caractéristiques techniques et modalités de réalisation des travaux et prestations dont les dépenses sont éligibles à la prime de transition énergétique
- Arrêté du 5 juillet 2022 modifiant l'arrêté du 14 janvier 2020 modifié relatif à la prime de transition énergétique et l'arrêté du 17 novembre 2020 modifié relatif aux caractéristiques techniques et modalités de réalisation des travaux et prestations dont les dépenses sont éligibles à la prime de transition énergétique
- Arrêté du 13 octobre 2022 modifiant l'arrêté du 14 janvier 2020 modifié relatif à la prime de transition énergétique (évolution de MaPrimeRénov'en outre-mer)
- Décret n° 2022-1319 du 13 octobre 2022 modifiant le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 modifié relatif à la prime de transition énergétique (évolution de MaPrimeRénov'en outre-mer)
- Réponse ministérielle Pauget du 8 novembre 2022, Assemblée nationale, n° 448, : « Incitation à la récupération des eaux de pluie »
- Arrêté du 20 octobre 2022 modifiant l'arrêté du 14 janvier 2020 modifié relatif à la prime de transition énergétique et l'arrêté du 17 novembre 2020 modifié relatif aux caractéristiques techniques et modalités de réalisation des travaux et prestations dont les dépenses sont éligibles à la prime de transition énergétique
- Décret n° 2022-1451 du 22 novembre 2022 modifiant le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 modifié relatif à la prime de transition énergétique (modalités de diffusion des données MaPrimeRénov')
- Arrêté du 29 décembre 2022 modifiant l'arrêté du 14 janvier 2020 modifié et l'arrêté du 7 avril 2022 relatifs à la prime de transition énergétique, et l'arrêté du 17 novembre 2020 relatif aux caractéristiques techniques et modalités de réalisation des travaux et prestations dont les dépenses sont éligibles à la prime de transition énergétique (évolutions de MaPrimeRénov'en 2023)
- Décret n° 2022-1718 du 29 décembre 2022 modifiant le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 modifié relatif à la prime de transition énergétique (évolutions de MaPrimeRénov'en 2023)
- https://www.ecologie.gouv.fr/maprimerenov
- Arrêté du 21 septembre 2023 modifiant l'arrêté du 17 novembre 2020 relatif aux caractéristiques techniques et modalités de réalisation des travaux et prestations dont les dépenses sont éligibles à la prime de transition énergétique
Dispositif Défi-forêt : acheter une forêt pour réduire votre impôt ?
Un avantage fiscal pour qui ?
Encourager l’investissement. Le dispositif « Défi-Forêt » a été créé pour encourager l’investissement forestier, tout en permettant aux investisseurs de bénéficier d’un avantage fiscal : son but est d’inciter les propriétaires forestiers à investir, afin de contribuer à une gestion durable des espaces forestiers.
Pour qui ? Jusqu’au 31 décembre 2022, vous pouvez bénéficier de ce dispositif sous réserve d’être domicilié fiscalement en France et d’être soumis à l’impôt sur le revenu (IR). Pour information, vous avez votre domicile fiscal en France si votre foyer est en France, si vous travaillez en France ou si « le centre de vos intérêts économiques se trouve en France ».
Attention. Cet avantage fiscal est réservé aux particuliers. Les entreprises ou sociétés ne peuvent donc pas en bénéficier. De même, si vous n’avez pas votre domicile fiscal en France, vous ne pouvez pas bénéficier du dispositif Défi-forêt et ce, même si vous êtes soumis à l’IR pour vos revenus français. Tel sera malheureusement le cas si vous êtes domicilié fiscalement en Polynésie française, à Saint-Pierre et Miquelon en Nouvelle Calédonie, dans les îles Wallis et Futuna, dans les terres australes et antarctiques françaises ainsi qu'à Saint-Martin et à Saint-Barthélemy.
Quel avantage fiscal : réduction ou crédit d’impôt ? Les deux sont prévus par le dispositif Défi-forêt ! Tout va dépendre de l’opération que vous réalisez. Par exemple, si vous achetez un terrain à boiser, vous aurez le droit à une réduction d’impôt, alors que si vous réalisez des travaux forestiers sur votre propriété, vous pourrez bénéficier d’un crédit d’impôt, toutes conditions par ailleurs remplies.
Le saviez-vous ?
La réduction et le crédit d’impôt vous permettent tous deux de réduire le montant de votre impôt sur le revenu. Toutefois, si le montant de votre impôt sur le revenu est insuffisant pour absorber le montant du crédit d’impôt, le surplus pourra être soit reporté, soit remboursé. A l’inverse, si votre impôt est insuffisant pour absorber la réduction d’impôt, le surplus sera perdu.
Une réduction d’impôt…
Pour certaines opérations seulement. Vous pourrez bénéficier d’une réduction d’impôt pour certaines opérations seulement.
Lesquelles ? Cet avantage fiscal concerne :
- les achats de bois et forêts ou de terrains nus à boiser ;
- les achats ou souscriptions (en numéraire) de parts de groupements forestiers ;
- les achats ou souscriptions de parts de sociétés d’épargne forestière ;
- certaines cotisations d’assurance : si vous versez, ou si le groupement forestier ou la société d’épargne forestière dont vous êtes associé verse des cotisations à une assurance couvrant les bois et forêts notamment contre le risque de tempête, vous pouvez bénéficier, toutes conditions remplies, d’une réduction d’impôt sur les cotisations versées.
Des conditions à respecter. Que vous achetiez une forêt, un terrain à boiser, ou des parts de groupement ou de société forestière, vous devez, pour bénéficier de la réduction d’impôt, respecter certaines conditions :
- pour les achats de bois et forêts ou de terrains nus à boiser :
- ○ la superficie de la propriété achetée ne doit pas être supérieure à 4 ha et doit vous permettre d’agrandir le terrain boisé déjà en votre possession, pour que sa superficie dépasse 4 ha ;
Prenons un exemple. Vous êtes propriétaire d’une forêt de 3 ha. Vous achetez un terrain boisé de 3 ha (inférieur au seuil de 4 ha), ce qui vous permet d’agrandir votre propriété forestière, qui mesure dorénavant 7 ha (supérieure au seuil de 4 ha) : vous pourrez donc, toutes conditions par ailleurs remplies, bénéficier de la réduction d’impôt.
- ○ si vous achetez un bois ou une forêt : vous devez prendre l’engagement de conserver les surfaces boisées pendant 15 ans à compter de l’achat, et vous devez appliquer, pendant la même durée, un plan simple de gestion agréé par le centre régional de la propriété forestière. Retenez que vous avez 3 ans à compter de l’achat pour faire agréer votre plan de gestion ;
- ○ si vous achetez un terrain nu à boiser : vous devez vous engager à le reboiser dans les 3 ans qui suivent l’achat, et vous devez ensuite le conserver pendant 15 ans, en appliquant, sur la même durée, un plan simple de gestion agréé ;
- pour les achats ou souscriptions de parts de groupements forestiers ou de sociétés d’épargne forestière :
- ○ le groupement ou la société dont vous achetez les parts doit avoir pris l’engagement de gérer pendant 15 ans les bois et forêts dont il est propriétaire en respectant un plan simple de gestion agréé ou à un règlement type de gestion approuvée. A défaut, il doit faire agréer un plan de gestion dans les 3 ans qui suivent votre souscription et doit ensuite l’appliquer pendant 15 ans ;
- ○ vous devrez conserver les parts jusqu’au 31 décembre de la huitième année suivant la date achat.
=> Consultez les différents modèles de lettre d’engagement
… ou un crédit d’impôt ?
Pour certaines opérations seulement. Vous pourrez bénéficier d’un crédit d’impôt pour certaines opérations seulement.
Lesquelles ? Cet avantage fiscal concerne :
- les travaux forestiers, c’est-à-dire les travaux de plantation, de reconstitution, de renouvellement, de sauvegarde et d’amélioration des peuplements, et les travaux de création et d’amélioration des dessertes, que vous les réalisiez vous-même, ou qu’ils soient réalisés, depuis le 1er janvier 2016, par un groupement d’intérêt économique et environnemental forestier (GIEEF) dont vous êtes membre par l’intermédiaire d’un groupement ou d’une société forestière dont vous détenez les parts ;
- les rémunérations versées à un professionnel pour la réalisation d'un contrat de gestion de bois et forêts.
Des conditions à respecter. Les conditions varient selon la nature de l’opération réalisée :
- pour les travaux forestiers :
- ○ ils doivent être réalisés sur une propriété qui présente des garanties de gestion durable ;
- ○ la propriété doit avoir une surface d’au moins 10 ha d’un seul tenant ou, il doit s’agir d’une propriété regroupée au sein d’une organisation de producteurs : dans cette seconde hypothèse, et depuis le 1er janvier 2018, il n’existe plus de surface plancher minimum à respecter ;
- ○ les dépenses doivent être justifiées.
- les rémunérations versées à un professionnel pour la réalisation d'un contrat de gestion de bois et forêts :
- ○ le terrain concerné par le contrat de gestion doit avoir une surface inférieure à 25 ha ;
- ○ le professionnel chargé du contrat de gestion doit être un gestionnaire forestier professionnel, un expert forestier, une coopérative forestière, une organisation de producteur ou l’Office national des forêts.
- ○ le contrat que vous avez conclu doit prévoir la réalisation de programmes de travaux et de coupes sur les terrains boisés, tout en respectant le plan de gestion durable ;
- ○ les coupes de bois doivent être vendues soit dans le cadre d’un mandat de vente avec un gestionnaire forestier professionnel ou un expert forestier, soit en respectant un contrat d’apport conclu avec une coopérative ou une organisation de producteurs, soit dans le cadre d’une convention de vente conclue avec l’Office national des forêts ;
- ○ les coupes de bois doivent être commercialisées (par l’intermédiaire d’un contrat d’approvisionnement annuel reconductible ou d’un contrat pluriannuel) au bénéfice d’unités de transformation du bois ou de leurs filiales d’approvisionnement.
Un engagement de conservation ? Concernant les travaux forestiers, vous allez également devoir respecter un engagement de conservation qui varie selon la qualité de la personne qui réalise lesdits travaux :
- si vous faites réaliser les travaux vous-même : vous devez vous engager à conserver le terrain jusqu’au 31 décembre de la 8ème année suivant celle de la réalisation des travaux, et le gérer en respectant les documents de gestion applicables (plan de gestion, documents d’aménagement, etc.) ;
- si les travaux sont réalisés par le groupement forestier ou la société d’épargne forestière dont vous êtes associé : vous devez vous engager à conserver vos parts jusqu’au 31 décembre de la 4ème année suivant celle des travaux, et le groupement ou la société doit s’engager à conserver le terrain sur lequel auront eu lieu les travaux jusqu’au 31 décembre de la 8ème année suivant celle des travaux et lui appliquer pendant toute cette durée une garantie de gestion durable ;
- si les travaux sont réalisés par un GIEEF dont vous êtes indirectement membre par l’intermédiaire d’un groupement forestier ou d’une société d’épargne, sur un terrain appartenant à ces derniers, vous devez vous engager à conserver vos parts jusqu’au 31 décembre de la 4ème année suivant les travaux, et le groupement ou la société d’épargne forestière doit s’engager à rester membre du GIEEF jusqu’au 31 décembre de la 4ème année suivant celle des travaux. Le groupement forestier ou la société d’épargne forestière doit s’engager à conserver le terrain pendant 8 ans en lui appliquant une garantie de gestion durable ;
- si les travaux sont réalisés par un GIEEF dont vous êtes directement membre sur un terrain lui appartenant : vous devez vous engager à rester membre du GIEEF jusqu’au 31 décembre de la 4ème année suivant celle des travaux, et le GIEEF doit s’engager à conserver le terrain pendant 8 ans en lui appliquant une garantie de gestion durable.
=> Consultez les différents modèles de lettre d’engagement
Dispositif Defi-forêt : combien ?
Une réduction ou un crédit d’impôt ? Le montant de l’avantage fiscal auquel vous pouvez prétendre varie selon que l’opération réalisée ouvre droit au bénéfice d’une réduction ou d’un crédit d’impôt.
Quand ? Vous pourrez bénéficier de la réduction d’impôt au titre de l’année d’acquisition du terrain ou des parts de groupement ou de sociétés. Quant au crédit d’impôt, vous pourrez en bénéficier au titre de l’année du paiement des travaux ou des rémunérations versées dans le cadre d’un contrat de gestion.
Pour les réductions d’impôt. Il est nécessaire de distinguer les achats de terrains, de parts de groupements forestiers ou de sociétés d’épargne forestière, et les cotisations d’assurance :
- pour les achats de terrains ou de parts de groupements forestiers : vous bénéficiez d’une réduction d’impôt égale à 18 % du prix total d’achat des terrains ou des parts de groupements ;
- pour les achats de parts de sociétés d’épargne forestière, la réduction d’impôt est égale à 18 % calculée sur la base de 60 % du prix d’achat des parts : si vous achetez par exemple des parts de société d’épargne forestière pour 20 000 €, la réduction d’impôt ne sera que de 2 160 € (soit 60/100 X 20 000 = 12 000 ; 18/100 x 12 000= 2 160) ;
- pour les cotisations d’assurance : vous bénéficiez d’une réduction d’impôt égale à 76 % des sommes versées par vous-même ou de la fraction de la cotisation payée par le groupement forestier ou la société d’épargne forestière correspondant à vos droits.
Un plafond ? Pour les achats de terrains, de parts de groupements forestiers et de parts de sociétés d’épargne forestière, et pour le calcul de la réduction d’impôt, le prix d'acquisition de terrains ou de souscription des parts est retenu globalement dans la limite de 5 700 € pour les célibataires, veufs ou divorcés et 11 400 € pour les personnes mariées ou pacsées soumise à imposition commune.
A noter. Les cotisations d’assurances sont retenues, pour le calcul de la réduction, dans la limite de 6 € par ha assuré. Quoiqu’il en soit, elles sont globalement retenues dans la limite de 6 250 € pour les célibataires, veufs ou divorcés et 12 500 € pour les personnes mariées ou pacsées et soumises à imposition commune.
Le saviez-vous ?
La réduction d’impôt ne concerne pas les cotisations d’assurance payées par prélèvement sur un compte épargne d’assurance forestière ou sur un compte d’investissement forestier et d’assurance.
Pour les crédits d’impôt. Il faut ici distinguer les travaux forestiers des rémunérations versées à un professionnel dans le cadre d’un contrat de gestion :
- pour les travaux : vous bénéficierez d’un crédit d’impôt égal à 18 % du montant des travaux ou de la fraction de ce montant correspondant à vos droits dans le groupement ou la société qui a réalisé les travaux. Le taux de l’avantage est porté à 25 % si vous adhérez à une organisation de producteurs ou si vous êtes membre d’un GIEEF ;
- pour les rémunérations versées à un professionnel dans le cadre d’un contrat de gestion : le crédit d’impôt dont vous bénéficiez est égal à 18 % du montant des rémunérations ou de la fraction de ce montant correspondant à vos droits dans le groupement ou la société qui verse les rémunérations. Le taux de l’avantage est porté à 25 % si vous adhérez à une organisation de producteurs ou si vous êtes membre d’un GIEEF.
Un plafond ? Pour le calcul de l’avantage fiscal, les dépenses de travaux sont retenues dans la limite d’un plafond fixé à 6 250 € pour les célibataires, veufs ou divorcés, et 12 500 € pour les personnes mariées ou pacsées soumises à imposition commune.
Le saviez-vous ?
La portion des dépenses supérieure au plafond annuel du crédit d’impôt de 6 250 ou 12 500 euros (selon votre situation familiale) peut être reportée, dans les mêmes conditions, sur les 4 années suivant celle du paiement des travaux.
En cas de sinistre forestier ayant justifié la réalisation des travaux, le report de la fraction excédentaire est possible au titre des 8 années suivant celle du paiement des travaux.
A noter. Pour le calcul du crédit d’impôt, les rémunérations versées à un professionnel dans le cadre d’un contrat de gestion sont retenues dans la limite d’un plafond fixé à 2 000 € pour les célibataires, veufs ou divorcés, et 4 000 € pour les personnes mariées ou pacsées et soumises à imposition commune.
A retenir
Investir dans le patrimoine forestier (sous forme d’achat de terrains, de parts de groupements, de sociétés d’épargne forestière, de réalisation de travaux forestiers, de conclusion d’un contrat de gestion ou de paiement de cotisations d’assurance contre le risque tempête) peut vous permettre, toutes conditions remplies, de bénéficier d’une réduction ou d’un crédit d’impôt dont le montant varie selon la nature de l’opération réalisée.
- BOFiP- Impôt BOI-IR-RICI-60-20180704
- Article 199 decies H du Code général des impôts
- Article 200 quindecies du Code général des impôts
- Article L 124-1 du Code forestier
- Loi de finances pour 2021 du 29 décembre 2020, n°2020-1721, article 103
- Loi de finances pour 2023 du 30 décembre 2022, n°2022-1726, article 10
Bénéficier du crédit d’impôt pour les dépenses en faveur de l’aide aux personnes
Dépenses en faveur de l’aide aux personnes : un crédit d’impôt…
Un avantage fiscal…La réalisation de certaines dépenses, à compter du 1er janvier 2005 et jusqu’au 31 décembre 2025, peut vous permettre, toutes conditions remplies, de bénéficier du crédit d’impôt pour les dépenses en faveur de l’aide aux personnes.
Depuis le 1er janvier 2024, le crédit d’impôt porte uniquement sur les dépenses d’installation ou de remplacement d’équipements permettant l’adaptation des logements à la perte d’autonomie ou au handicap.
Comment prouver la perte d’autonomie ou la situation de handicap ? La perte d’autonomie ou la situation de handicap sera réputée acquise pour le bénéfice du crédit d’impôt, dès lors que le particulier (ou l’un des membres de son foyer fiscal) justifie :
- soit être âgé de 60 ans ou plus et souffrir d’une perte d’autonomie entraînant son classement dans l’un des groupes 1 à 4 de la grille nationale de classement ;
- soit présenter un taux d’incapacité supérieur ou égal à 50 %..
…des conditions de ressources. Les dépenses d’installation ou de remplacement d’équipements permettant l’adaptation des logements à la perte d’autonomie ou au handicap ouvrent droit au bénéfice de l’avantage fiscal lorsque les revenus du ménage au titre de l’avant-dernière année précédant celle du paiement de la dépense sont :
- supérieurs aux seuils annuels suivants :
|
Nombre de personnes composant le ménage |
Île-de-France |
Autres régions |
|
1 |
28 657 |
21 805 |
|
2 |
42 058 |
31 889 |
|
3 |
50 513 |
38 349 |
|
4 |
58 981 |
44 802 |
|
5 |
67 473 |
51 281 |
|
Par personne supplémentaire |
8 486 |
6 462 |
Lorsque les revenus du ménage au titre de l’avant-dernière année précédant celle du paiement de la dépense sont inférieurs ou égaux à ces seuils, il faut retenir les revenus de l’année précédant celle du paiement de la dépense.
- inférieurs à un montant de 31 094 € pour la première part de quotient familial, majoré de 9 212 € pour chacune des deux demi-parts suivantes et de 6 909 € pour chaque demi-part supplémentaire à compter de la 3e.
Lorsque les revenus du ménage au titre de l’avant-dernière année précédant celle du paiement de la dépense sont supérieurs ou égaux à ces seuils, il faut retenir les revenus de l’année précédant celle du paiement de la dépense.
…dans certains logements. Le crédit d’impôt ne s’applique qu’aux dépenses réalisées dans les logements situés en France et affectés à l’habitation principale.
Attention. Pour les dépenses d’équipements en faveur des personnes âgées ou handicapées, aucune condition d’ancienneté du logement n’est requise. Ainsi, que vous les réalisiez dans le cadre d’un logement acheté neuf ou en VEFA, dans le cadre d’un logement que vous faites construire, ou dans le cadre de simples travaux réalisés dans le logement dont vous êtes déjà propriétaire, vous pourrez bénéficier, toutes conditions remplies, de l’avantage fiscal.
Dépenses en faveur de l’aide aux personnes : quel avantage fiscal ?
Un crédit d’impôt. L’avantage fiscal résultant de la réalisation de certaines dépenses permet de bénéficier d’un crédit d’impôt imputable sur le montant de son impôt sur le revenu, après imputation des autres réductions et crédits d’impôt. Si le montant de votre impôt n’est pas suffisant pour absorber l’avantage fiscal, le surplus vous sera restitué d’office.
À noter. Le surplus de crédit d’impôt ne sera pas restitué si son montant est inférieur à 8 €.
Un taux. Le taux du crédit d’impôt est fixé à 25 % du montant des dépenses d’équipements en faveur des personnes âgées ou handicapées.
Une base d’imposition. Le taux de l’avantage fiscal s’applique au montant (main d’œuvre incluse) toutes taxes comprises des dépenses réalisées et effectivement supportées par le particulier : dès lors, les aides ou subventions perçues pour la réalisation des travaux ne doivent pas être prises en compte pour le calcul des dépenses ouvrant droit au crédit d’impôt.
À noter. Les travaux doivent toujours être effectués par une entreprise et donner lieu à l'établissement d'une facture. De même, lorsque les dépenses portent sur l’installation d’équipements en faveur des personnes âgées ou handicapées, les équipements en question doivent être fournis et posés par la même entreprise.
Un plafond de dépenses. Les dépenses permettant de bénéficier du crédit d’impôt sont soumises à un plafonnement dont le montant dépend de la nature des travaux réalisés. Le plafond applicable pour ce type de dépenses est fixé, par particulier et par habitation, à :
- 5 000 € pour une personne célibataire, veuve ou divorcée ;
- 10 000 € pour un couple ou pour des partenaires de Pacs, soumis à imposition commune.
Une majoration ? Ces plafonds de 5 000 € et 10 000 € sont majorés, le cas échéant, de 400 € par personne fiscalement à charge.
Attention. Ce plafond s’apprécie sur une période de 5 années consécutives comprises entre le 1er janvier 2005 et le 31 décembre 2025.
A retenir
Jusqu’au 31 décembre 2025, si vous engagez des dépenses d’équipements en faveur des personnes âgées ou handicapées, vous pouvez bénéficier, toutes conditions remplies, du crédit d’impôt pour les dépenses en faveur de l’aide aux personnes.
- Article 200 quater A du Code Général des Impôts
- Article L 146-9 du Code de l’Action Sociale et des Familles
- BOFiP-Impôts-BOI-IR-RICI-290-10
- Loi de Finances pour 2021 du 29 décembre 2020, n°2020-1721, article 117 (prorogation jusqu’en 2023 de l’avantage fiscal)
- Arrêt de la Cour administrative d’appel de Bordeaux du 24 novembre 2020, n°18BX03389 (les dépenses engagées doivent porter sur des équipements spécialement conçus pour les personnes handicapées)
- Loi de finances pour 2024 du 29 décembre 2023, no 2023-1322 (article 71)
Crédit d’impôt emploi d’un salarié à domicile : pour qui ?
Le crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile : qui peut en bénéficier ?
Des conditions. Comme tout avantage fiscal, pour en bénéficier, encore faut-il respecter l’ensemble des conditions nécessaires.
Qui ? Pour bénéficier du crédit d’impôt, vous devez :
- soit être employeur direct d’un salarié intervenant à votre domicile (via la signature d'un contrat comme le CDD ou le CDI ou via le CESU.) ;
- soit employer une association, une entreprise ou un organisme déclaré proposant des services à la personne, ou un organisme à but non lucratif ayant pour objet l'aide à domicile et habilité au titre de l'aide sociale ou conventionné par un organisme de sécurité sociale, pour que des travaux soient faits à votre domicile.
Le crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile : pour quelles dépenses ?
Où ? Les dépenses prises en compte pour le calcul de l’avantage fiscal doivent concerner des travaux exécutés dans votre résidence principale ou secondaire (que vous en soyez ou non propriétaire), ou au domicile d’un ascendant, à la condition que celui-ci remplisse les conditions pour bénéficier de l’aide aux personnes âgées (APA).
Et pour les prestations réalisées à l’extérieur ? Dès l'imposition des revenus de l'année 2021, le champ du crédit d’impôt englobe également des prestations réalisées à l’extérieur de la résidence, lorsqu’elles sont comprises dans un ensemble de services souscrit par le contribuable incluant des activités effectuées à résidence (« offre globale »). À titre d'exemple, l'accompagnement des enfants sur le lieu d'une activité périscolaire est donc éligible au crédit d'impôt à partir du moment où il est lié à la garde d'enfants à domicile.
Une précision. Les services de téléassistance et de visio-assistance souscrits par des personnes âgées, handicapées ou qui ont besoin d’une aide personnelle à leur domicile ou d'une aide à la mobilité dans l'environnement de proximité favorisant leur maintien à domicile, qui se matérialisent par la détection d’un accident potentiel ou avéré à domicile et son signalement à une tierce personne ou au corps médical sont considérés comme des services fournis à la résidence et ce, même s’ils ne sont pas compris dans un ensemble de services incluant des activités effectuées à résidence.
Cas particulier des « domiciles partagés ». Les « domiciles partagés » sont généralement des maisons ou des appartements dans lesquels les seniors se réunissent pour vivre, chacun disposant d’une chambre privative, les autres pièces (cuisine, salon, etc.) étant partagées par tous. La plupart du temps, les personnes qui résident dans ces domiciles partagés sont assistés par des sociétés spécialisées dans le service à la personne, qui s’occupent de la gestion de la vie quotidienne (cuisine, ménage, gestion du linge, assistance administrative, etc.).
Cas particulier des sépultures. A l’occasion d’une question posée au Gouvernement, il a été demandé s’il était envisageable d’accorder le bénéfice du crédit d’impôt pour les dépenses liées à l’entretien de sépulture qui, bien que non effectuées à domicile, pourraient s’assimiler à des « travaux de jardinage, y compris de débroussaillage ».
Une réponse négative. La réponse est négative. Pour pouvoir bénéficier de l’avantage fiscal, les travaux doivent être réalisés au domicile de la personne, c’est-à-dire dans le lieu où il est susceptible d’habiter : il ne s’étend aux autres biens qui lui appartiennent, comme les sépultures.
Quid de l’avantage fiscal ? Dans l’hypothèse d’un domicile partagé il faut distinguer les parties privatives du domicile des parties communes. Etant donné que la personne âgée ne dispose personnellement que de sa chambre, le reste du domicile étant partagé par tous, elle ne pourra prétendre au bénéfice du crédit d’impôt que pour les prestations réalisées dans sa propre chambre.
Quoi ? Vous ne pourrez bénéficier du crédit d’impôt que pour les dépenses suivantes :
- garde d'enfants de plus de 6 ans à domicile ;
- accompagnement des enfants dans leurs déplacements en dehors de leur domicile (promenades, transport, actes de la vie courante) ;
- assistance dans les actes quotidiens de la vie ou aide à l'insertion sociale aux personnes âgées et aux personnes handicapées ou atteintes de pathologies chroniques qui ont besoin de telles prestations à domicile ;
- prestation de conduite du véhicule personnel des personnes âgées, des personnes handicapées ou atteintes de pathologies chroniques du domicile au travail, sur le lieu de vacances, pour les démarches administratives ;
- accompagnement des personnes âgées, des personnes handicapées ou atteintes de pathologies chroniques, dans leurs déplacements en dehors de leur domicile (promenades, aide à la mobilité et au transport, actes de la vie courante) ;
- entretien de la maison et travaux ménagers ;
- petits travaux de jardinage, y compris les travaux de débroussaillage ;
- travaux de petit bricolage dits ' homme toutes mains ' ;
- soutien scolaire à domicile ou cours à domicile ;
- soins d'esthétique à domicile pour les personnes dépendantes ;
- préparation de repas à domicile, y compris le temps passé aux courses ;
- livraison de repas à domicile ;
- collecte et livraison à domicile de linge repassé ;
- livraison de courses à domicile ;
- assistance informatique à domicile ;
- soins et promenades d'animaux de compagnie, à l'exception des soins vétérinaires et du toilettage, pour les personnes dépendantes ;
- maintenance, entretien et vigilance temporaires, à domicile, de la résidence principale et secondaire ;
- assistance administrative à domicile ;
- téléassistance et visio assistance ;
- interprète en langue des signes, technicien de l'écrit et codeur en langage parlé complété ;
- assistance aux personnes qui ont besoin temporairement d'une aide personnelle à leur domicile, à l'exclusion des soins relevant d'actes médicaux.
Le saviez-vous ?
Si vous employez une personne « au pair » qui exerce son activité dans le cadre d’un contrat de travail relevant de la convention collective nationale des salariés du particulier employeur, vous pourrez bénéficier du crédit d’impôt pour les rémunérations versées.
En revanche, si vous avez chez vous des jeunes gens placés « au pair », c’est-à-dire accueillis chez vous en contrepartie de services, et qui exercent leur activité dans le cadre d’un simple accord de placement au pair, vous n’êtes pas considéré comme un employeur par l’administration. Vous ne pouvez donc pas prétendre au crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile.
En cas de décès : le point sur les salaires. Par principe, le décès de l'employeur met automatiquement fin au contrat de travail. Sont donc dus au salarié son dernier salaire, les indemnités de préavis et de licenciement auxquelles le salarié peut prétendre compte-tenu de son, ainsi que l'indemnité de congés payés. Les montants dus au salarié sont payés au nom de l'employeur décédé par la succession ou par les héritiers (ou les légataires) qui l'ont acceptée en proportion de leur part de succession. Ceux-ci paient également à l'Urssaf, et à due proportion le cas échéant, les cotisations afférentes à l'emploi, au nom de l'employeur décédé. L'Urssaf émet alors une attestation fiscale au nom du défunt.
En cas de décès : le point sur la réduction d’impôt. Dès lors que le dernier salaire et l'indemnité de congés payés (même payés après le décès) se rapportent à l’activité exercée avant le décès de l'employeur, ils sont pris en compte pour le calcul du crédit d’impôt qui viendra imputer l'impôt sur le revenu dû au nom du défunt (pour la période du 1er janvier à la date du décès). Ces frais ne donneront donc pas lieu à une réduction d'impôt pour les héritiers, mais seront intégrés à la succession.
A retenir
L’obtention du crédit d’impôt lié à l’emploi à domicile d’un salarié ne concerne qu’une certaine catégorie d’employeur, et que certains postes de dépenses. Attention à vous renseigner en amont !
- Article 199 sexdecies du Code général des impôts
- Article D7231-1 du Code du travail (Liste des services rendus à domicile permettant de bénéficier du dispositif)
- BOFIP-impôts n°BOI-IR-RICI-150
- Réponse ministérielle Pires Beaune, Assemblée Nationale, du 25 juin 2019, n°63 (sort du crédit d’impôt en cas de décès)
- Communiqué de presse du Ministère de l’Action et des Comptes Publics du 5 septembre 2019, n° 787 (bénéfice du crédit d’impôt dès le versement du salaire)
- Réponse ministérielle Cigolotti du 8 août 2019, Sénat, n°10697 (domicile partagé)
- Loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2020 du 24 décembre 2019, n° 2019-1446, article 20 (aides financières)
- Réponse ministérielle Rauch du 31 décembre 2019, Assemblée nationale, n°13519 (crédit d’impôt et entretien des sépultures)
- Arrêt du Conseil d’Etat du 30 novembre 2020, n°442046 (suppression de la tolérance administrative permettant l’application de ce crédit d’impôt pour les prestations de services réalisées à l’extérieur du domicile)
- Communiqué de presse du ministère chargé des compte publics du 11 février 2021, n°659 (rejet par le Gouvernement de la décision du CE du 30 novembre 2020, n°442046)
- Décret n° 2020-1352 du 5 novembre 2020 relatif à l'expérimentation prévue à l'article 20 de la loi n° 2019-1446 du 24 décembre 2019 de financement de la sécurité sociale pour 2020
- Réponse ministérielle Tuffnell du 23 février 2021, Assemblée nationale, n°35123 (déploiement de l’expérimentation sur le versement contemporain du crédit d’impôt)
- Réponse ministérielle Studer du 27 avril 2021, Assemblée nationale, n°29827 (crédit d’impôt et prestations de soutien scolaire à distance)
- Décret n° 2021-1191 du 15 septembre 2021 modifiant le décret du 5 novembre 2020 relatif à l'expérimentation prévue à l'article 20 de la loi n° 2019-1446 du 24 décembre 2019 de financement de la sécurité sociale pour 2020
- Loi de finances pour 2022 du 30 décembre 2021, n°2021-1900, article 3 (éligibilité, sous condition, des prestations réalisées à l’extérieur du domicile)
- Réponse ministérielle Duvergé du 15 février 2022, Assemblée nationale, n°38086 (crédit d’impôt et entretien des sépultures)
- Communiqué de presse no 148 du ministère de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique du 21 septembre 2022 : « Lancement du service d’avance immédiate du crédit d’impôt pour les activités de garde d’enfant âgé de plus de 6 ans » (crédit d’impôt pour la garde d’enfant de plus de 6 ans et versement immédiat)
- Actualité Service-Public.fr du 22 septembre 2022 : « Le crédit d'impôt instantané est ouvert pour la garde d'enfants de plus de 6 ans » (crédit d’impôt pour la garde d’enfant de plus de 6 ans et versement immédiat)
- Réponse ministérielle Houlié, Assemblée nationale, du 18 avril 2023, no 4441 : « Accès au crédit d’impôt pour les activités secondaires » (Livraison de repas à domicile et « offre globale » de prestation de services)
- Réponse ministérielle Le Meur du 17 octobre 2023, Assemblée nationale, no 5781 : « Élargissement du crédit d’impôt aux frais de soutien scolaire en ERP »
Employer un salarié à domicile et réduire le montant de votre impôt ?
Le crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile : quel avantage fiscal ?
Un crédit d’impôt. Si vous décidez d’employer un salarié à domicile, toutes conditions remplies, vous pourrez bénéficier d’un crédit d’impôt, imputable sur le montant de votre impôt sur le revenu (IR), à hauteur de 50 % des dépenses que vous avez effectivement payées.
Des dépenses effectivement payées. L’avantage fiscal ne s’applique que sur les dépenses que vous avez effectivement payées. En conséquence, les allocations ou les aides (aide aux personnes âgées, aide de la PAJE, etc.) que vous avez reçues, le cas échéant, pour aider au paiement du salarié à domicile ne sont pas prises en compte pour le calcul du crédit d’impôt.
Le crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile : quelles modalités ?
Un plafonnement initial… Le montant du crédit d’impôt octroyé ne peut pas dépasser un montant maximum fixé à :
- 15 000 € pour la 1ère année d’emploi du salarié à domicile ;
- 12 000 € pour les années suivantes.
…qui peut être majoré. Le plafond du crédit d’impôt (12 000 € ou 15 000 €) peut être majoré de 1 500 € :
- par enfant à charge ;
- par membre de votre foyer fiscal âgé de plus de 65 ans ;
- par ascendant (parents, grands-parents, etc.) âgé de plus de 65 ans, à condition que les frais que vous supportez, et pour lesquels vous demandez à bénéficier de l’avantage fiscal concernent l’emploi d'un salarié travaillant dans la résidence d'un ascendant.
A noter. La notion d’« ascendant » couvre non seulement vos parents, vos grands parents, vos arrière grands-parents, mais aussi vos beaux-pères et belles-mères, si vous êtes mariés ou pacsés avec leur enfant, ou si ce dernier est décédé, si vous avez eu des enfants avec lui.
A noter bis. Si vos enfants à charge font l’objet d’une mesure de garde alternée, vous ne pourrez prétendre qu’à 50 % de la majoration prévue pour enfant à charge, soit 750 €.
Exemple. Prenons l’exemple d’une personne, avec 1 enfant à charge qui, pour la première fois, engage un salarié à domicile. La première année le montant maximum de son crédit d'impôt s’élèvera à 16 500 € (15 000 € pour le plafond applicable la première année + 1 500 € pour 1 enfant à charge). La seconde année, le montant de l’avantage fiscal sera plafonné à 13 500 € (12 000 € pour le plafond initial + 1 500 € pour 1 enfant à charge).
Une majoration elle-même limitée ! Il est important de noter que la majoration elle-même est limitée à 3 000 € par année. Ainsi, pour la 1ère année d’emploi d’un salarié à domicile par exemple, vous pourrez prétendre à un avantage fiscal correspondant à 50 % des dépenses engagées dans la limite d’un plafond maximal de 18 000 € (15 000 € + un maximum de 3 000 € de majorations le cas échéant).
Le saviez-vous ?
Le montant maximum du plafond s’élève à 20 000 € (au lieu de 12 000 € ou 15 000 €), si :
- vous êtes invalide, titulaire d’une carte d’invalidité ou percevant une pension d’invalidité de 3ème catégorie, et dans l'obligation de recourir à une personne pour les actes de la vie courante ;
- vous avez à charge une personne invalide, titulaire d’une carte d’invalidité ou percevant une pension d’invalidité de 3ème catégorie, qui vit chez vous ;
- vous avez à charge un enfant ayant droit au complément d'allocation d'éducation spéciale.
Notez toutefois que ce plafond de 20 000 € est fixe : aucune majoration ne peut être appliquée.
Un plafonnement spécifique pour certaines dépenses. Outre le plafonnement initial (éventuellement majoré), retenez qu’il existe des plafonds spécifiques à certaines catégories de dépenses.
Dépenses concernées. Sont concernées par des plafonds spécifiques, les dépenses suivantes :
- les interventions de petit bricolage dits « hommes toutes mains » pour lesquels la durée d’intervention est de 2 heures maximum : il est fait application d’un plafond de 500 € ;
- les travaux d’assistance informatique et d’internet à domicile : il est fait application d’un plafond de 3 000 € ;
- les petits travaux de jardinage : il est fait application d’un plafond de 5 000 €.
Fonctionnement des 2 plafonds. Les plafonds spécifiques à certains travaux ne viennent pas s’ajouter au plafonnement initial, au contraire…ils sont à soustraire du plafond initial.
Exemple. Prenons l’exemple d’une personne invalide qui, pour l’emploi d’un salarié à domicile, bénéficie d’un avantage fiscal fixé à 50 % du montant des dépenses engagées dans la limite de 20 000 € par an. Cette personne emploie, outre une femme de ménage, un salarié pour la réalisation de petits travaux de jardinage qu’elle rémunère à hauteur de 3 000 € par an. Soustraction faite du paiement accordé au jardinier, elle pourra prétendre à un crédit d’impôt maximum de 18 500 € pour les dépenses liées à l’emploi de la femme de ménage (20 000 € - (3 000 € / 50 %)).
A retenir
Toutes conditions remplies, vous pouvez bénéficier d’un crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile égal à 50 % du montant des dépenses engagées, dans la limite d’un plafond qui varie selon votre situation personnelle et selon la nature des travaux réalisés.
J'ai entendu dire
Pour le calcul de mon impôt sur le revenu, j’ai entendu dire que je ne pouvais pas cumuler le crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié au domicile de mon ascendant et la déduction de la pension alimentaire que je lui verse ?C’est vrai, si vous versez une pension alimentaire à votre ascendant et qu’elle fait l’objet d’une déduction de votre revenu imposable, vous ne pourrez pas cumuler en plus le bénéfice du crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié au domicile de cet ascendant. Vous devrez alors choisir entre l'un ou l'autre.
- Article 199 sexdecies du Code général des impôts
- Article D7231-1 du Code du travail (Liste des services rendus à domicile permettant de bénéficier du dispositif)
- Article D7233-5 du Code du travail (Plafonds spécifiques pour les dépenses liées à certaines prestations)
- BOFIP-impôts n°BOI-IR-RICI-150
Acheter et revendre des cryptomonnaies : quelle imposition ?
Les cryptomonnaies : de quoi s’agit-il ?
Des cryptomonnaies ? Par définition les crypto monnaies sont « des unités de compte virtuelles stockées sur un support électronique ». Plus simplement, il s’agit de monnaies virtuelles qui permettent à des personnes d’échanger entre elles des biens ou des services, sans se servir d’une monnaie ayant un cours légal.
Un achat ? Vous pouvez vous procurer des cryptomonnaies de 2 façons :
- soit en les achetant auprès de plateformes Internet créées spécifiquement pour procéder à des opérations d’achat-revente de bitcoins ;
- soit en les obtenant en contrepartie de votre participation au fonctionnement du système : ce que l’on appelle « le minage ».
Du minage. Pour information, le minage de bitcoin consiste, pour une personne, à mettre à disposition son ordinateur ou son serveur, 24h/24 pour tenir le registre de la « blockchain », c’est-à-dire pour vérifier instantanément les milliers de transactions qui sont réalisées à l’aide de cette crypto monnaie. En échange de cette mise à disposition, le « mineur » reçoit des bitcoins.
Une revente ? En cas de revente de vos bitcoins, le gain réalisé (la plus-value) devra être soumis à l’impôt.
Un calcul. Pour le calcul de l’impôt dû, la plus-value brute est égale à la différence entre le prix de vente (qui peut, le cas échéant, être minoré par le montant des frais de cession engagés par le vendeur) et le produit du prix d’achat total de l’ensemble des bitcoins détenus par le contribuable par le quotient du prix de vente sur la valeur globale de ces actifs.
Schématiquement, il faudra appliquer la formule de calcul suivante :
Prix de vente – (prix d’achat de l’ensemble des actifs x [prix de vente /valeur globale des actifs])
Une perte ? Si la vente de bitcoins débouche sur une perte (moins-value), le vendeur pourra imputer cette moins-value sur les plus-values de même nature réalisées au cours de la même année d’imposition.
Achat-revente de cryptomonnaies : quelle imposition ?
Un principe... Les gains réalisés à l’occasion de la vente de bitcoins par un particulier domicilié en France sont soumis à l’impôt sur le revenu au titre du prélèvement forfaitaire unique (aussi appelé « flat tax ») au taux de 12,8 % auquel s’ajoutent les prélèvements sociaux au taux de 17,2 %, soit une imposition globale au taux de 30 %. Notez toutefois que pour les cessions réalisées à compter du 1er janvier 2023 il est possible d’opter pour l’imposition au titre du barème progressif de l'impôt sur le revenu. Cette option est expresse et irrévocable.
Une exonération. La plus-value réalisée dans l'année est soumise à l'impôt sur le revenu si le total des ventes est supérieur à 305 €. Donc, si le total des ventes annuelles est inférieur à ce seuil, le gain réalisé sera exonéré d’impôt.
Attention. L’imposition au titre de la flat tax ou du barème progressif de l’IR ne s’applique qu’aux cessions qui interviennent à titre « occasionnel ».
Pour les cessions réalisées à compter du 1er janvier 2023, les profits réalisés à l'occasion de l'achat, de la vente ou de l'échange de cryptomonnaies seront qualifiés de "professionnels" et imposés dans la catégorie des bénéfices non commerciaux, dès lors que ces opérations sont effectuées dans des conditions analogues à celles qui caractérisent une activité exercée par une personne se livrant à titre professionnel à ce type d'opérations.
A retenir
Si vous réalisez un gain annuel supérieur à 305 € à l’occasion d’une opération d’achat-revente de bitcoins, ce gain sera nécessairement soumis à l’impôt sur le revenu.
- Article 92 du Code général des impôts
- Article 150 VH bis du Code général des impôts
- Loi de Finances pour 2019 du 28 décembre 2018, n°2018-1317 (article 41)
- Décret n° 2019-656 du 27 juin 2019 relatif aux obligations déclaratives incombant aux redevables personnes physiques réalisant, directement ou par personnes interposées, à titre occasionnel, des cessions d'actifs numériques en application du B du V de l'article 150 VH bis du code général des impôts ainsi qu'aux détenteurs de comptes d'actifs numériques ouverts dans des établissements situés à l'étranger en application du dernier alinéa de l'article 1649 bis C du code général des impôts
- Loi de finances pour 2020 du 28 décembre 2019, n°2019-1479 (article 176)
- Loi de finances pour 2022 du 30 décembre 2021, n°2021-1900 (articles 70 et 79)
- Réponse ministérielle Renson du 8 mars 2022, Assemblée nationale, n°39694 (encadrement juridique des cryptomonnaies)
- Loi de finances pour 2024 du 29 décembre 2023, no 2023-1322 (article 47)
- Actualité Bofip du 23 avril 2024 : « RPPM - Établissement d'un droit d'option pour l'application du barème progressif de l'impôt sur le revenu aux plus-values de cession d'actifs numériques réalisées à titre occasionnel, directement ou par personnes interposées, par les particuliers »<
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