Coronavirus (COVID-19) : l’épandage (interdit ?) des boues de stations d’épuration
Coronavirus (COVID-19) : comment sécuriser les épandages ?
Le coronavirus (COVID-19) a été détecté dans les selles de certains patients. Or, ces substances peuvent potentiellement se retrouver dans les boues des stations d’épuration qu’utilisent les agriculteurs comme épandage. D’où la mise en place de mesures de protection spécifiques.
Pour les boues produites au cours de la crise sanitaire et bénéficiant d’un traitement hygiénisant, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) estime que le risque de contamination par le COVID-19 peut être considéré comme faible à négligeable étant donné l’efficacité́ de l’ensemble des traitements appliqués : compostage, séchage thermique, digestion anaérobie thermophile et chaulage.
Elle recommande toutefois de renforcer les contrôles pour s’assurer de la bonne mise en œuvre des procédés de traitement et le respect des mesures de protection qui doivent être adoptées habituellement par les employés des stations d’épuration et les agriculteurs réalisant l’épandage (équipements de protection collective et individuelle appropriés, lavage des mains, douche en fin d’activité, etc.).
Pour les boues produites pendant la crise sanitaire et n’ayant pas subi de traitement considéré́ comme hygiénisant, l’Anses recommande de ne pas les épandre sans hygiénisation préalable.
Notez que l’Anses va continuer à mener des études et en fonction des résultats, affinera ses recommandations.
Source : Communiqué de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail du 2 avril 2020
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Coronavirus (COVID-19) : l’établissement des certificats de décès en question…
Coronavirus (COVID-19) : de l’autorisation d’établir des actes de décès
Durant l’état d’urgence sanitaire liée à l’épidémie de COVID-19, les règles d’établissement des certificats de décès sont adaptées à la situation.
Par principe, c’est toujours un médecin en activité qui doit établir un certificat de décès.
Toutefois, s’il ne peut pas être fait appel à un médecin en activité dans un délai raisonnable (non défini), un médecin retraité peut établir le certificat.
En outre, ce dernier doit avoir été autorisé par le conseil départemental de l'ordre des médecins à établir des certificats de décès. Il doit obtenir son inscription au tableau de l’ordre des médecins à cette fin. Lorsqu’il reçoit une telle demande, le conseil départemental de l'ordre doit s'assurer des capacités du médecin retraité.
Un étudiant de 3ème cycle en médecine peut aussi être autorisé à établir un certificat de décès : pour cela, il doit avoir validé 2 semestres au titre de la spécialité qu’il poursuit. La rédaction des certificats de décès se fait sous la responsabilité de son praticien maître de stage.
Enfin, les praticiens ayant obtenu un diplôme à l’étranger (hors Union européenne) sont également autorisés à établir des certificats de décès à partir de la 2ème année de leur parcours de consolidation des compétences, sous la responsabilité du praticien dont ils relèvent.
Source : Décret n° 2020-446 du 18 avril 2020 relatif à l'établissement du certificat de décès
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Coronavirus (COVID-19) : l’aide des industriels prolongée ?
Coronavirus (COVID-19) : prolongement de l’aide des industriels
Initialement, jusqu’au 31 mai 2020, les entreprises industrielles suivantes étaient autorisées et invitées à fabriquer des solutions hydroalcooliques :
- les établissements de fabrication de produits cosmétiques ;
- les établissements de fabrication de produits biocides ayant déjà déclaré un produit relevant des catégories 1, 2 3, 4 ou 5 (ce sont en général des désinfectants) ;
- les installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE).
Parce que le besoin va perdurer au-delà de cette date, le Gouvernement a autorisé ces entreprises à fabriquer des solutions hydroalcooliques jusqu’au 1er septembre 2020.
Par ailleurs, jusqu’à présent, les flacons de ces solutions hydroalcooliques ne mentionnaient pas la concentration finale en substance active du produit. A compter du 31 mai 2020, cette mention devra figurer sur l’étiquette apposée sur le flacon.
Source : Arrêté du 17 avril 2020 modifiant l'arrêté du 13 mars 2020 autorisant par dérogation la mise à disposition sur le marché et l'utilisation temporaires de certains produits hydro-alcooliques utilisés en tant que biocides désinfectants pour l'hygiène humaine
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Coronavirus (COVID-19) : quelques précisions complémentaires sur les délais fiscaux
Coronavirus (COVID-19) : option à l’IS, option pour l’intégration fiscale
Des précisions sont régulièrement apportées par la Direction générale des finances publiques (DGFiP) en ce qui concerne la gestion fiscale des entreprises, et notamment la gestion des délais auxquels elles et leurs conseils sont assujettis.
A ce sujet, 2 précisions viennent d’être apportées.
- En ce qui concerne l’option que peut exercer une entreprise pour son assujettissement à l’IS
L'option à l'IS doit être exercée avant la fin du 3ème mois de l'exercice au titre duquel l'entreprise souhaite être soumise pour la première fois.
Il n'est pas prévu de report pour le dépôt de cette option à l'IS, sauf, par exception, si l'entreprise justifie qu'elle n'est pas en mesure de transmettre l'option. Un délai supplémentaire sera alors normalement octroyé, sur demande, par l’administration fiscale.
- En ce qui concerne l’option pour le régime de l’intégration fiscale
L'option pour le régime d'intégration fiscale doit être notifiée au plus tard à l'expiration du délai prévu pour le dépôt de la déclaration de résultats de l'exercice précédant celui au titre duquel le régime s'applique.
Ce délai d'option pour le régime d'intégration est reporté dans les mêmes conditions que le report de l'échéance déclarative en matière de résultat.
Par ailleurs, l'option est normalement notifiée sur papier libre selon le modèle établi par l'administration. Toutefois dans le contexte actuel, il est admis que l'option soit transmise sur un document PDF signé et scanné, puis transmis par courriel au service des impôts des entreprises compétent via la messagerie sécurisée du compte fiscal de l'entreprise.
Source : www.impots.gouv.fr – Coronavirus - covid 19 : le point sur la situation
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