C’est l’histoire d’un employeur pour qui s’habiller sur le lieu de travail n’est pas une obligation…
Des salariés d’une entreprise de construction, intervenant en qualité de maçon ou de conducteur d’engin, réclament une prime d’habillage et de déshabillage, le temps nécessaire à mettre et enlever leurs vêtements de protection devant faire l’objet de contreparties, estiment-ils…
Pour autant que cela soit effectivement nécessaire et imposé, refuse l’employeur, rappelant que les salariés occupent des postes qui ne les mettent pas en contact direct et permanent avec des produits salissants et insalubres qui les obligeraient à se changer dans l'entreprise ou sur le lieu de travail. Sauf que le règlement intérieur impose le port d’une tenue de travail et l’habillage et le déshabillage sur le lieu de travail, rappellent les salariés pour qui cela impose une contrepartie financière…
Et il est vrai que ces 2 conditions, cumulatives et, au cas présent, remplies, imposent à l’employeur d’octroyer une contrepartie, ici sous forme de prime, conclut le juge… qui donne donc raison aux salariés !
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Plan de sobriété énergétique : Acte 2
Acte 2 du Plan de sobriété énergétique : ce qu’il faut savoir
Pour mémoire, à l’automne 2022, le Gouvernement a incité les entreprises à élaborer un plan de sobriété énergétique pour atteindre l'objectif général de réduction de 10 % de la consommation d'énergie d'ici 2024.
L’objectif était également de ne pas avoir de coupure d’électricité durant l’hiver.
Au printemps 2023, le Gouvernement a lancé des concertations en vue de l’élaboration d’un Acte 2 du plan de sobriété énergétique. Ces concertations sont terminées et l’Acte 2 vient de paraître.
Il comporte de nombreuses mesures, variables selon les acteurs (collectivités publiques, professionnels du logement, de la culture, du numérique, etc.), dont voici quelques exemples :
- décalage de l’heure d’allumage et de l’intensité des éclairages dans les bureaux, surfaces et vitrines commerciales ;
- réglage de la climatisation à 26°C au bureau ;
- amélioration des systèmes technologiques de refroidissement des serveurs ;
- optimisation des déplacements des artistes et des œuvres pour réduire les kilomètres parcourus (notamment en vue des festivals qui vont avoir lieu durant l’été 2023) ;
- information des spectateurs et visiteurs sur les moyens de transports alternatifs pour se rendre sur les lieux culturels : incitation au covoiturage, au vélo, etc.
Pour rappel, la mise en place du plan de sobriété énergétique dans l’entreprise est, pour le moment, facultative.
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Contrôle technique des motos : ça s’accélère ?
Contrôle technique des motos : applicable dès l’été 2023 ?
La mise en œuvre du contrôle technique des motos est un serpent de mer.
Alors même que la réglementation européenne impose sa mise en place depuis le 1er janvier 2022, il n’est toujours pas effectif en France, le Gouvernement s’y refusant.
Un refus que contestent des associations, favorables à la mise en œuvre de ce contrôle.
Ces débats ont déjà donné lieu à une décision du juge, qui avait demandé au Gouvernement de mettre en place rapidement cette obligation et donc, de se conformer à la réglementation européenne. Une injonction demeurée vaine…
Et qui a amené les associations à faire appel au juge une nouvelle fois : là encore, elles ont obtenu gain de cause.
Cette fois, le juge donne 2 mois au Gouvernement à compter de la notification de la décision pour mettre en place le contrôle technique des motos.
Affaire (encore) à suivre…
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Taux du prélèvement à la source - 2023
3 taux de prélèvement à la source sont susceptibles de s’appliquer :
- le taux de droit commun : il s’agit du taux qui est calculé par l’administration sur la base :
- des revenus et des impôts de l’avant-dernière année pour les prélèvements opérés de janvier à août : prise en compte de la déclaration de revenus 2021 déposée en mai/juin 2022 pour les prélèvements opérés de janvier à août 2023 ;
- des revenus et des impôts de l’année précédente pour les prélèvements opérés de septembre à décembre : prise en compte de la déclaration de revenus 2022 déposée en mai/juin 2023 pour les prélèvements opérés de septembre à décembre 2023.
- le taux individualisé, qui permet aux contribuables mariés ou liés par un Pacs faisant l'objet d'une imposition commune de demander, sur option, à ce que le taux de prélèvement du foyer soit individualisé pour l'imposition de leurs revenus personnels respectifs ;
- le taux par défaut, ou taux « neutre » : ce taux est susceptible de s’appliquer dans de nombreux cas et notamment, lorsque l’établissement payeur (l’employeur par exemple) n’a pas eu communication du taux de droit commun ou du taux individualisé calculé par l’administration fiscale, ou lorsque par souci de confidentialité, le salarié ne souhaite pas que son taux de prélèvement soit communiqué à son employeur.
Le taux par défaut est déterminé à partir d’une grille de taux fixée, pour les revenus perçus ou réalisés à compter du 1er janvier 2023, de la manière suivante :
- Taux applicables en France métropolitaine
|
Base mensuelle de prélèvement |
Taux de prélèvement |
|
< à 1 518 € |
0 % |
|
Supérieure ou égale à 1 518 et inférieure à 1 577 € |
0,5 % |
|
Supérieure ou égale à 1 577 et inférieure à 1 678 € |
1,3 % |
|
Supérieure ou égale à 1 678 et inférieure à 1 791 € |
2,1 % |
|
Supérieure ou égale à 1 791 et inférieure à 1 914 € |
2,9 % |
|
Supérieure ou égale à 1 914 et inférieure à 2 016 € |
3,5 % |
|
Supérieure ou égale à 2 016 et inférieure à 2 150 € |
4,1 % |
|
Supérieure ou égale à 2 150 et inférieure à 2 544 € |
5,3 % |
|
Supérieure ou égale à 2 544 et inférieure à 2 912 € |
7,5 % |
|
Supérieure ou égale à 2 912 et inférieure à 3 317 € |
9,9 % |
|
Supérieure ou égale à 3 317 et inférieure à 3 734 € |
11,9 % |
|
Supérieure ou égale à 3 734 et inférieure à 4 357 € |
13,8 % |
|
Supérieure ou égale à 4 357 et inférieure à 5 224 € |
15,8 % |
|
Supérieure ou égale à 5 224 et inférieure à 6 537 € |
17,9 % |
|
Supérieure ou égale à 6 537 et inférieure à 8 165 € |
20 % |
|
Supérieure ou égale à 8 165 et inférieure à 11 333 € |
24 % |
|
Supérieure ou égale à 11 333 et inférieure à 15 349 € |
28 % |
|
Supérieure ou égale à 15 349 et inférieure à 24 094 € |
33 % |
|
Supérieure ou égale à 24 094 et inférieure à 51 611 € |
38 % |
|
≥ à 51 611 € |
43 % |
- Taux applicables en Guadeloupe, en Martinique et à La Réunion
|
Base mensuelle de prélèvement |
Taux de prélèvement |
|
< à 1 741 € |
0 % |
|
Supérieure ou égale à 1 741 et inférieure à 1 847 € |
0,5 % |
|
Supérieure ou égale à 1 847 et inférieure à 2 035 € |
1,3 % |
|
Supérieure ou égale à 2 035 et inférieure à 2 222 € |
2,1 % |
|
Supérieure ou égale à 2 222 et inférieure à 2 454 € |
2,9 % |
|
Supérieure ou égale à 2 454 et inférieure à 2 588 € |
3,5 % |
|
Supérieure ou égale à 2 588 et inférieure à 2 677 € |
4,1 % |
|
Supérieure ou égale à 2 677 et inférieure à 2 945 € |
5,3 % |
|
Supérieure ou égale à 2 945 et inférieure à 3 641 € |
7,5 % |
|
Supérieure ou égale à 3 641 et inférieure à 4 659 € |
9,9 % |
|
Supérieure ou égale à 4 659 et inférieure à 5 292 € |
11,9 % |
|
Supérieure ou égale à 5 292 et inférieure à 6 130 € |
13,8 % |
|
Supérieure ou égale à 6 130 et inférieure à 7 344 € |
15,8 % |
|
Supérieure ou égale à 7 344 et inférieure à 8 165 € |
17,9 % |
|
Supérieure ou égale à 8 165 et inférieure à 9 280 € |
20 % |
|
Supérieure ou égale à 9 280 et inférieure à 12 761 € |
24 % |
|
Supérieure ou égale à 12 761 et inférieure à 16 956 € |
28 % |
|
Supérieure ou égale à 16 956 et inférieure à 25 880 € |
33 % |
|
Supérieure ou égale à 25 880 et inférieure à 56 568 € |
38 % |
|
≥ à 56 568 € |
43 % |
- Taux applicables en Guyane et à Mayotte
|
Base mensuelle de prélèvement |
Taux de prélèvement |
|
< à 1 865 € |
0 % |
|
Supérieure ou égale à 1 865 et inférieure à 2 016 € |
0,5 % |
|
Supérieure ou égale à 2 016 et inférieure à 2 248 € |
1,3 % |
|
Supérieure ou égale à 2 248 et inférieure à 2 534 € |
2,1 % |
|
Supérieure ou égale à 2 534 et inférieure à 2 632 € |
2,9 % |
|
Supérieure ou égale à 2 632 et inférieure à 2 722 € |
3,5 % |
|
Supérieure ou égale à 2 722 et inférieure à 2 811 € |
4,1 % |
|
Supérieure ou égale à 2 811 et inférieure à 3 123 € |
5,3 % |
|
Supérieure ou égale à 3 123 et inférieure à 4 310 € |
7,5 % |
|
Supérieure ou égale à 4 310 et inférieure à 5 578 € |
9,9 % |
|
Supérieure ou égale à 5 578 et inférieure à 6 291 € |
11,9 % |
|
Supérieure ou égale à 6 291 et inférieure à 7 300 € |
13,8 % |
|
Supérieure ou égale à 7 300 et inférieure à 8 031 € |
15,8 % |
|
Supérieure ou égale à 8 031 et inférieure à 8 897 € |
17,9 % |
|
Supérieure ou égale à 8 897 et inférieure à 10 325 € |
20 % |
|
Supérieure ou égale à 10 325 et inférieure à 13 891 € |
24 % |
|
Supérieure ou égale à 13 891 et inférieure à 17 669 € |
28 % |
|
Supérieure ou égale à 17 669 et inférieure à 28 317 € |
33 % |
|
Supérieure ou égale à 28 317 et inférieure à 59 770 € |
38 % |
|
≥ à 59 770 € |
43 % |
Aides à l’exemplaire et au pluralisme de la presse : des précisions du Gouvernement
Aide à l’exemplaire de 2de section : l’abattement est connu
Pour mémoire, afin de soutenir la distribution des journaux et magazines papier, les éditeurs peuvent bénéficier d’une aide spécifique prenant la forme d’une aide à l'exemplaire pour les titres de presse postés ou portés (dans la limite des crédits ouverts à ce titre).
Le Gouvernement avait précisé en février 2023 que cette aide était divisée en deux sections :
- la 1re section portant aide aux entreprises qui éditent une publication de presse postée, facturée aux tarifs de presse urgents selon certaines modalités définies par l'opérateur postal et remplissant certaines conditions ;
- la 2de section portant aide aux éditeurs de publications de presse distribuées par des réseaux de portage ayant conclu une convention avec l’État.
Cette seconde section fait l’objet de mesures particulières : dans le cas où les crédits disponibles au titre d'une année sont inférieurs à certains montants, les sommes attribuées à chaque bénéficiaire peuvent faire l'objet d'un abattement à partir d'un seuil d'exemplaires portés par publication.
Ce seuil vient d’être dévoilé par le Gouvernement.
Ainsi, en 2023, l’abattement doit être appliqué sur la part de l'aide à l'exemplaire pour les titres de presse portés attribuée à chaque bénéficiaire au-delà de 15 millions d'exemplaires portés par publication.
Aide à l’exemplaire pour les titres de presse portés et postés : les dates sont connues
La composition du dossier de demande d'aide à l'exemplaire pour les titres de presse postés ou portés des éditeurs de presse et la date limite de réception de celui-ci par la direction générale des médias et des industries culturelles viennent d’être dévoilées par le Gouvernement.
Ainsi, la date limite de réception des demandes d'aide à l'exemplaire pour les titres de presse :
- portés est fixée au 31 mai de l'année d'attribution de l'aide. Les demandes doivent être faites par les éditeurs de presse par voie électronique et doivent être accompagnées des pièces justificatives requises (dont la liste est consultable ici) ;
- postés est fixée au 30 juin de l'année d'attribution de l'aide (la liste des documents à fournir est disponible ici).
Aide au pluralisme de la presse périodique régionale et locale : une demande à faire avant le 30 juin 2023
Une aide au pluralisme de la presse périodique régionale et locale existe et profite aux publications de ce type, autres que les quotidiens.
Le Gouvernement rappelle que la date limite de réception des demandes d’aide est fixée au 30 avril de l’année d’attribution de l’aide sauf pour l’année 2023, pour laquelle la date limite de réception est fixée au 30 juin.
Les demandes doivent être faites par les éditeurs de presse par voie électronique et doivent être accompagnées de certains documents (exemple : relevé d’identité bancaire).
- Arrêté du 2 mai 2023 relatif à l'abattement du montant de l'aide à l'exemplaire pour les titres de presse portés au titre de l'année 2023
- Arrêté du 2 mai 2023 relatif à la composition des dossiers de demande d'aide à l'exemplaire pour les titres de presse portés et à leur date limite de réception
- Arrêté du 1er juin 2023 relatif à la composition des dossiers de demande d'aide à l'exemplaire pour les titres de presse postés et à leur date limite de réception
- Arrêté du 30 mai 2023 relatif à la composition des dossiers de demande d'aide au pluralisme de la presse périodique régionale et locale et à leur date limite de réception
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Accident du travail mortel : l’inspection du travail doit être informée sans tarder
L’inspection du travail doit être informée dans les 12 h suivant le décès !
Depuis le 12 juin 2023, en cas d’accident du travail mortel, l’employeur a l’obligation d’informer l’inspection du travail immédiatement, et au plus tard dans les 12 heures suivant le décès du travailleur.
L’inspection du travail compétente est celle du lieu de survenance de l'accident.
Par exception, si l’employeur établit qu’il n’a pu avoir connaissance du décès que tardivement, ce délai de 12 h court à compter du moment où il en a eu connaissance.
Concrètement, l’information doit être communiquée par tout moyen permettant de conférer une date certaine à l’envoi, et doit faire mention des éléments suivants :
- le nom ou la raison sociale, les adresses postale et électronique, ainsi que les coordonnées téléphoniques de l'entreprise ou de l'établissement qui emploie le travailleur au moment de l'accident ;
- le cas échéant, le nom ou la raison sociale, les adresses postale et électronique, ainsi que les coordonnées téléphoniques de l'entreprise ou de l'établissement dans lequel l'accident s'est produit si celui-ci est différent de l'entreprise ou établissement employeur ;
- les noms, prénoms, date de naissance de la victime ;
- les date, heure, lieu et circonstances de l'accident ;
- l'identité et les coordonnées des témoins, le cas échéant.
Attention, en cas de non-respect de cette obligation, l’employeur s’expose au paiement d’une amende pouvant aller jusqu’à 1 500 € (voire 3 000 € en cas de récidive).
- Décret n° 2023-452 du 9 juin 2023 relatif aux obligations incombant aux entreprises en matière d'accident de travail et d'affichage sur un chantier
- Communiqué de presse du ministère du Travail, du Plein emploi et de l’Insertion, du 11 juin 2023 : « Olivier Dussopt renforce les obligations de déclaration en cas d’accident du travail mortel et de lutte contre le travail illégal »
Pour aller plus loin…
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Cautionnement : un engagement limité dans le temps ?
Durée du cautionnement : à un mois près ?
Une banque consent un prêt à une société, garanti par le cautionnement de deux dirigeants qui s’engagent pour une période de 108 mois.
La société étant mise en liquidation judiciaire, la banque se tourne vers les cautions pour obtenir le remboursement du prêt...109 mois après la signature de l’engagement de caution !
« Trop tard ! », s’opposent les cautions : la demande de remboursement étant intervenue après la fin de leur engagement, ils ne doivent rien à la banque.
« Faux ! », se défend la banque qui explique que, peu importe que son action contre les cautions soit intervenue après la date limite de leur engagement, ce qui compte c’est bien que la dette à rembourser soit née avant cette limite.
Mais aux yeux des cautions, cette période de 108 mois est bien la preuve de la volonté des parties de limiter dans le temps le droit de poursuite de la banque…
Sauf que le contrat ne prévoyait pas de restriction dans le temps du droit de poursuite contre les cautions, rappelle l’intéressée !
Ce qui convainc le juge : en l’absence de stipulation expresse limitant dans le temps le droit de poursuite de la banque, la demande de remboursement faite aux cautions est tout à fait valable, quand bien même elle arrive un mois après le terme de l’engagement.
La créance étant née pendant la période couverte par l’engagement, la banque est en droit de demander le remboursement du crédit aux cautions.
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Compte courant d’associé : comment sécuriser son remboursement ?
Remboursement du compte courant d’associé : mode d’emploi
Pour rappel, les associés d'une société peuvent mettre à la disposition de celle-ci des fonds dits « d'avances en comptes courants » pour l'aider à faire face à ses besoins de trésorerie.
L'associé qui réalise ce type d’avance dispose alors d'une créance à l'égard de la société.
Les modalités de fonctionnement d'un compte courant (rémunération, durée, remboursement, etc.) peuvent être précisées par les statuts ou dans une convention de compte courant conclue entre la société et l'associé.
À défaut de précisions, la créance est remboursable à tout moment, sauf dans le cas où la société fait l'objet d'une procédure collective (sauvegarde, redressement judiciaire et liquidation judiciaire).
Dans cette situation, en effet, un jugement d’ouverture d’une procédure collective va intervenir et va emporter interdiction de payer toute créance née antérieurement à ce jugement… y compris les avances en comptes courants d’associés.
L’associé doit alors déclarer sa créance auprès du mandataire judiciaire ou du liquidateur judiciaire.
Si les finances de la société le permettent, les créanciers « privilégiés » (par exemple les salariés) vont être remboursés les premiers.
Cette priorité de remboursement ne bénéficie pas à l’avance en compte courant d’associé, et le Gouvernement ne compte pas modifier la règlementation sur ce point…
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C’est l’histoire d’un parfumeur qui estime que son prestataire n’a (juridiquement) pas de nez…
Un parfumeur informe un prestataire qu’il revoit son organisation logistique et l’invite à participer à un appel d’offres… remporté par un concurrent ! En conséquence, le parfumeur met fin progressivement à leur relation commerciale, au terme d’un préavis d’un an…
Une rupture déloyale, selon le prestataire, qui réclame des indemnités : durant le préavis, les missions qui lui sont confiées sont moindres que celles réalisées avant l’appel d’offres et de plus en plus réduites. « Et alors ? », rétorque le parfumeur : tout d’abord, il ne s’est jamais engagé à fournir un volume minimal de missions au prestataire, d’autant qu’il a été parfaitement honnête et clair à propos de la baisse progressive des prestations demandées à la suite de l’appel d’offres remporté par un concurrent ; ensuite, le préavis est 2 fois plus long que celui prévu contractuellement. Il estime donc qu’il a agit tout à fait loyalement vis-à-vis du prestataire.
Ce que confirme le juge, qui rejette la demande du prestataire…
