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Tableau des cotisations sociales dues par les micro-entrepreneurs - Année 2026

01 juin 2026

Devenir auto-entrepreneur : combien ça coûte ?

À la création de votre auto-entreprise

Les frais d’immatriculation

L’immatriculation de l’auto-entrepreneur est gratuite, sauf situation particulière des agents commerciaux :

  • si vous êtes artisan ou professionnel libéral, l’inscription au Registre national des entreprises (RNE) est gratuite ;
  • si vous êtes commerçant, l’inscription au Registre du commerce et des sociétés (RCS) et au Registre national des entreprises (RNE) est gratuite ;
  • si vous êtes agent commercial, l’immatriculation au RNE est gratuite, mais l’immatriculation obligatoire au Registre spécial des agents commerciaux (RSAC) coûte environ 25 €.

Les stages de formation avant l’installation

Des stages de formation peuvent être proposés par les Chambres de métiers et de l’artisanat (CMA) et les Chambres de commerce et d’industrie (CCI). Il convient de se rapprocher de la chambre compétente pour connaître les modalités et les coûts applicables.

L’assurance professionnelle

Certaines activités imposent la souscription d’un contrat d’assurance professionnelle, par exemple dans les métiers du bâtiment avec la garantie décennale. Lorsque l’assurance est obligatoire, le contrat doit être souscrit avant le début de l’activité.

Même lorsqu’elle n’est pas obligatoire, la souscription d’une assurance responsabilité civile professionnelle est fortement recommandée. Elle couvre les sinistres que vous pourriez causer à des tiers dans le cadre de votre activité. Le coût dépend de l’activité exercée.

Durant la vie de votre auto-entreprise

Les cotisations et contributions sociales

Les cotisations et contributions sociales sont calculées en appliquant au chiffre d’affaires mensuel ou trimestriel un taux qui varie selon le secteur d’activité.

Secteur d’activité

Taux global

Achat / revente de marchandises (BIC)

12,3 %

Prestations de services commerciales et artisanales, y compris les locations meublées de toutes natures et les chambres d’hôte (BIC)

21,2 %

Autres prestations de services (BNC)

25,6 %

Professions libérales réglementées relevant de la Cipav (BIC ou BNC)

23,2 %

Location de meublés de tourisme classés

6 %

Pour les activités libérales créées depuis 2018 et ne dépendant pas de la Cipav, la revalorisation des taux est progressive pendant 2 ans.

Important : si vous ne réalisez aucun chiffre d’affaires, vous ne payez ni impôt sur le revenu ni cotisations sociales.

Répartition des cotisations et contributions sociales

Pour les auto-entrepreneurs relevant du régime général des indépendants, la répartition du taux global est la suivante :

Cotisation ou contribution

Ventes et prestations de services commerciales et artisanales (BIC) - 2025

Ventes et prestations de services commerciales et artisanales (BIC) - à partir de 2026

Prestations de services libérales (BNC) - 2025

Prestations de services libérales (BNC) - à partir de 2026

Maladie

7,70 %

8,80 %

2,05 %

2,60 %

Indemnités journalières (IJ)

1,20 %

1,25 %

1,35 %

1,50 %

Invalidité-décès

3,10 %

3,15 %

3,50 %

3,30 %

Retraite de base

41,80 %

43,45 %

47,60 %

46,40 %

Retraite complémentaire

16,50 %

19,75 %

13,00 %

21,00 %

CSG-CRDS

29,70 %

23,60 %

32,50 %

25,20 %

Total

100 %

100 %

100 %

100 %

Pour les auto-entrepreneurs relevant de la Cipav,  :

Cotisation ou contribution

BNC ou BIC - 2025

BNC ou BIC - à partir de 2026

Maladie

9,30 %

10,60 %

Indemnités journalières (IJ)

0,90 %

0,80 %

Invalidité-décès

1,40 %

1,40 %

Retraite de base

28,80 %

29,50 %

Retraite complémentaire

25,60 %

30,70 %

CSG-CRDS

34,00 %

27,00 %

Total

100 %

100 %

Le versement libératoire de l’impôt sur le revenu

Vous pouvez opter pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu lors de l’adhésion au statut auto-entrepreneur ou dans les 3 mois suivant le début d’activité. L’impôt est alors payé en même temps que les cotisations, au mois ou au trimestre.

Secteur d’activité

Taux

Activité d’achat / revente, vente de denrées à consommer sur place (BIC)

1 %

Locations meublées de toutes natures et chambres d’hôte

1,7 %

Activité de services relevant des bénéfices industriels et commerciaux (BIC)

1,7 %

Activité de services relevant des bénéfices non commerciaux (BNC)

2,2 %

Si vous optez pour le versement libératoire, l’impôt payé au cours de l’année est définitif. Il ne sera pas remboursé, y compris si vous êtes non imposable.

La contribution à la formation professionnelle (CFP)

En plus des charges sociales, les auto-entrepreneurs sont redevables d’une contribution à la formation professionnelle. Le droit à la formation est ouvert sous réserve d’avoir déclaré un chiffre d’affaires positif au cours des 12 derniers mois.

Secteur d’activité

Taux

Artisans

0,3 %

Commerçants

0,1 %

Professions libérales réglementées et professions libérales non réglementées

0,2 %

Les taxes pour frais de chambre consulaire

Si vous êtes artisan ou commerçant, une taxe pour frais de chambre de commerce et d’industrie (CCI) ou de chambre de métiers et de l’artisanat (CMA) est à régler en même temps que les cotisations et contributions sociales. Elle est due à compter de la deuxième année d’activité et n’est pas due si le chiffre d’affaires de l’avant-dernière année est inférieur à 5 000 €.

Activité exercée

Taux à appliquer sur le chiffre d’affaires

Alsace

Moselle

Chambre consulaire concernée

Prestations de services

0,044 %

0,044 %

0,044 %

CCI

Prestations de services artisanales

0,480 %

0,650 %

0,830 %

CMA

Vente de marchandises, restauration, hébergement

0,015 %

0,015 %

0,015 %

CCI

Achat-revente pour un artisan

0,220 %

0,290 %

0,370 %

CMA

Artisan en double immatriculation CCI / CMA

0,007 %

0,007 %

0,007 %

CCI

La cotisation foncière des entreprises (CFE)

À ces taxes et cotisations calculées sur la base du chiffre d’affaires s’ajoute la cotisation foncière des entreprises (CFE). Son montant varie selon le lieu d’implantation de l’auto-entreprise.

L’année de la création de votre auto-entreprise, vous êtes dispensé de CFE. Les années suivantes, elle est due même si vous exercez à domicile. Les entreprises sont exonérées si leur chiffre d’affaires de l’avant-dernière année est inférieur à 5 000 €.

Chiffre d’affaires ou recettes

Base minimale - CFE due au titre de 2024

Base minimale - CFE due au titre de 2025

Jusqu’à 10 000 €

Entre 237 € et 565 €

Entre 243 € et 579 €

Entre 10 001 € et 32 600 €

Entre 237 € et 1 130 €

Entre 243 € et 1 158 €

Entre 32 601 € et 100 000 €

Entre 237 € et 2 374 €

Entre 243 € et 2 433 €

Entre 100 001 € et 250 000 €

Entre 237 € et 3 957 €

Entre 243 € et 4 056 €

Entre 250 001 € et 500 000 €

Entre 237 € et 5 652 €

Entre 243 € et 5 793 €

À partir de 500 001 €

Entre 237 € et 7 349 €

Entre 243 € et 7 533 €

Les cotisations sociales minimales

Vous pouvez demander à régler des cotisations sociales minimales afin de bénéficier d’une meilleure protection sociale en cas de chiffre d’affaires faible. La demande doit être formulée par courrier auprès de l’Urssaf de votre région :

  • dans les 3 mois suivant la création d’activité, pour une application immédiate ;
  • au plus tard le 31 décembre, pour une application au 1er janvier de l’année suivante.

Important : en cas d’option pour les cotisations minimales, vous sortez du statut auto-entrepreneur et basculez sur le régime des travailleurs indépendants « classiques ». Les cotisations sont alors calculées sur le revenu professionnel, de manière provisionnelle, puis régularisées.

Type de cotisation

Base de calcul

Taux

Montant annuel des cotisations minimales

Maladie 2, anciennement indemnités journalières - artisans, commerçants, professions libérales non réglementées

18 840 € (40 % du Pass)

0,50 %

94 €

Maladie 2, anciennement indemnités journalières - professions libérales réglementées

18 840 € (40 % du Pass)

0,30 %

57 €

Retraite de base - artisans, commerçants, professions libérales non réglementées

5 346 € (450 h SMIC)

17,75 %

949 €

Retraite de base - professions libérales réglementées

5 346 € (450 h SMIC)

10,10 %

540 €

Invalidité-décès - artisans, commerçants, professions libérales non réglementées

5 417 € (11,5 % du Pass)

1,30 %

70 €

Invalidité-décès - professions libérales

17 427 € (37 % du Pass)

0,50 %

87 €

Formation professionnelle - commerçants, professions libérales réglementées et non réglementées

47 100 € (1 Pass 2025)

0,25 %

118 €

Formation professionnelle - commerçants, professions libérales réglementées et non réglementées avec conjoint collaborateur

47 100 € (1 Pass 2025)

0,34 %

160 €

Formation professionnelle - artisans

47 100 € (1 Pass 2025)

0,29 %

137 €

La cotisation minimale de retraite permet de valider 3 trimestres de retraite de base, quel que soit le revenu.

 

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Indemnités forfaitaires petits déplacements - Année 2026

01 juin 2026

Indemnités forfaitaires petits déplacements

Année 2026

Les indemnités pour frais de petits déplacements (transport et repas) versées à certains salariés des entreprises de travail temporaire, des travaux publics, du bâtiment, de la tôlerie, de chaudronnerie et de la tuyauterie industrielle peuvent sous certaines conditions être exonérées en fonction d’un barème particulier réévalué au 1er janvier de chaque année.

 

Trajet aller et retour compris entre

Limite d'exonération quotidienne* 
Valeur par tranche de km = valeur de l'indemnité kilométrique fiscale pour un véhicule de 4 CV fiscaux / 2 (0,606 € / 2) × nombre de km

Repas pris hors des locaux de l'entreprise ou sur un chantier

Repas pris au restaurant (s'il est démontré que le salarié est dans l'obligation de prendre ses repas au restaurant)

5 km et 10 km

3,00 €

10,40 €

21,40 €

10 km et 20 km

6,10 €

10,40 €

21,40 €

20 km et 30 km

9,10 €

10,40 €

21,40 €

30 km et 40 km

12,10 €

10,40 €

21,40 €

40 km et 50 km

15,20 €

10,40 €

21,40 €

50 km et 60 km

18,20 €

10,40 €

21,40 €

60 km et 70 km

21,20 €

10,40 €

21,40 €

70 km et 80 km

24,20 €

10,40 €

21,40 €

80 km et 90 km

27,30 €

10,40 €

21,40 €

90 km et 100 km

30,30 €

10,40 €

21,40 €

100 km et 110 km

33,30 €

10,40 €

21,40 €

110 km et 120 km

36,40 €

10,40 €

21,40 €

120 km et 130 km

39,40 €

10,40 €

21,40 €

130 km et 140 km

42,40 €

10,40 €

21,40 €

140 km et 150 km

45,50 €

10,40 €

21,40 €

150 km et 160 km

48,50 €

10,40 €

21,40 €

160 km et 170 km

51,50 €

10,40 €

21,40 €

170 km et 180 km

54,50 €

10,40 €

21,40 €

180 km et 190 km

57,60 €

10,40 €

21,40 €

190 km et 200 km

60,60 €

10,40 €

21,40 €

* : Pour les véhicules électriques, le montant des frais de déplacement est majoré de 20 %

Ce barème fixe les limites d’exonération des remboursements de frais de repas et de transport exposés par les salariés amenés à se déplacer de façon habituelle sur des sites extérieurs à l’entreprise. 

La limite d’exonération des indemnités de frais de transport tient compte des distances parcourues quotidiennement (aller/retour) à cette occasion par les intéressés :

  • depuis l’entreprise (siège social ou établissement auquel est rattaché le salarié) et depuis leur domicile pour les salariés des entreprises de travaux publics et du bâtiment qui travaillent sur des chantiers (pour ces derniers, l’option entre l’une ou l’autre de ces modalités doit être exercée pour l’ensemble des salariés de l’entreprise et la distance à retenir est la distance kilométrique parcourue par la route pour se rendre sur le lieu de chantier) ;
  • depuis leur domicile ou depuis l’entreprise (siège social ou établissement dont dépend le salarié) pour les salariés des entreprises de tôlerie, de chaudronnerie, de tuyauterie industrielle, travaillant sur des sites extérieurs ;
  • depuis leur domicile pour les salariés intérimaires des entreprises de travail temporaire.

À noter : cette exonération suppose que l’entreprise ne pratique pas, sur la rémunération des salariés, la déduction forfaitaire spécifique pour frais professionnels dont peuvent bénéficier certaines professions.

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C’est l’histoire d’un propriétaire qui vend sa résidence principale… qu’il n’a jamais occupée…

Durée : 01:52
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Sources
  • Arrêt de la Cour administrative d’appel de Lyon du 29 avril 2026, n° 24LY03156 (NP) 
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Tout secteur
Actu Fiscale

Rescrit valeur : quand le silence vaut désormais acceptation

03 juin 2026 - 2 minutes

La loi de simplification de la vie économique modifie en profondeur le régime du rescrit valeur applicable aux petites entreprises. Désormais, pour certaines demandes, l’absence de réponse de l’administration fiscale dans le délai légal vaudra acceptation tacite de la valeur proposée. Une évolution qui marque un tournant dans la logique du rescrit fiscal et dans les relations entre l’administration et les entreprises…

Rédigé par l'équipe WebLex.

Rescrit valeur : quelques rappels

Le rescrit valeur permet à une entreprise d’interroger l’administration fiscale sur la valeur d’un bien ou d’une opération avant la réalisation de certaines opérations fiscales sensibles.

L’objectif est simple :

  • sécuriser la valorisation retenue ;
  • éviter une remise en cause ultérieure par l’administration ;
  • et limiter les risques de redressement.

Le dispositif est particulièrement utilisé dans des situations telles que :

  • les transmissions d’entreprise ;
  • les restructurations ;
  • les apports ;
  • les donations ;
  • ou certaines opérations patrimoniales complexes.

Le fonctionnement actuel : un silence qui ne vaut rien Jusqu’à présent, le régime du rescrit valeur demeurait relativement protecteur pour l’administration fiscale.

En pratique :

  • l’entreprise adressait sa demande ;
  • l’administration disposait d’un délai pour répondre fixé à 6 mois ;
  • mais l’absence de réponse ne valait pas validation de la valeur proposée.

Autrement dit, le silence de l’administration ne sécurisait pas réellement l’entreprise.

Cette situation était souvent critiquée par les praticiens, notamment pour les PME, qui pouvaient :

  • attendre plusieurs mois sans visibilité ;
  • hésiter à finaliser leurs opérations ;
  • ou renoncer à solliciter un rescrit faute de sécurité suffisante.
     

Ce qui change avec la loi de simplification

Désormais, pour les entreprises relevant de la catégorie des microentreprises ou PME, l’absence de réponse de l’administration dans le délai légal vaudra accord sur la valeur estimée.

Le mécanisme devient donc un véritable accord tacite, puisque « le silence vaut accord ».

La mesure est d’application immédiate.

Une réforme importante pour les petites entreprises

Cette évolution constitue un changement majeur dans la philosophie du rescrit valeur.

Dorénavant, les PME bénéficieront d’une véritable sécurisation juridique passive :

  • l’administration devra répondre si elle conteste la valorisation ;
  • à défaut, la valeur proposée sera réputée acceptée.

Cette réforme s’inscrit pleinement dans la logique de la loi de simplification de la vie économique :

  • réduction des incertitudes administratives ;
  • accélération des décisions ;
  • amélioration de la sécurité juridique des entreprises ;
  • et fluidification des relations avec l’administration fiscale.

Elle traduit également une montée en puissance du principe selon lequel le silence de l’administration peut devenir créateur de droits pour les entreprises.

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Tout secteur
Le coin du dirigeant

Impôt sur le revenu : quelles prestations sociales doivent être déclarées ?

03 juin 2026 - 4 minutes

De nombreuses aides sociales et prestations familiales échappent à l’impôt sur le revenu. Toutefois, certaines allocations ou prises en charge restent imposables, totalement ou partiellement, selon leur nature ou leur montant. Quelles sommes doivent être déclarées ? Quelles sont celles exonérées ? Faisons le point…

Rédigé par l'équipe WebLex.

Les aides sociales totalement exonérées d’impôt

Certaines prestations sociales bénéficient d’une exonération totale d’impôt sur le revenu, quel que soit le montant perçu. Elles n’ont donc pas à figurer dans la déclaration annuelle de revenus. Sont notamment concernées :

  • le revenu de solidarité active (RSA) ;
  • la prime d’activité ;
  • les prestations familiales versées par la caisse d’allocations familiales (CAF), comme :
    • les allocations familiales ;
    • la prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE) ;
    • le complément familial ;
    • l’allocation de rentrée scolaire ;
    • l’allocation de soutien familial ;
    • l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé ;
    • les aides au logement ;
    • l’allocation journalière de présence parentale ;
    • l’allocation forfaitaire versée en cas de décès d’un enfant ;
  • les aides liées au handicap, notamment :
    • l’allocation aux adultes handicapés (AAH) ;
    • la prestation de compensation du handicap (PCH) ;
    • le complément de ressources ; o la majoration pour la vie autonome ;
  • les aides au logement :
    • l’aide personnalisée au logement (APL) ;
    • l’allocation de logement sociale (ALS) ;
    • l’allocation de logement familiale (ALF) ;
  • l’aide exceptionnelle de fin d’année, plus connue sous le nom de « prime de Noël » ;
  • les bourses étudiantes attribuées sur critères sociaux.
     

Les Indemnités journalières également exonérées

Plusieurs indemnités versées dans un contexte médical ou professionnel sont également exclues de l’impôt sur le revenu.

C’est notamment le cas :

  • des indemnités journalières versées au titre d’une affection de longue durée (ALD) nécessitant un traitement coûteux ;
  • des indemnités liées à un accident du travail ou une maladie professionnelle, exonérées à hauteur de 50 % ;
  • de l’indemnité temporaire d’inaptitude, également exonérée à 50 % ;
  • des prestations versées dans le cadre d’un contrat facultatif de prévoyance complémentaire ;
  • des indemnisations accordées aux victimes de l’amiante ou à leurs ayants droit ;
  • des indemnisations destinées aux victimes de maladies radio-induites ou des essais nucléaires français. Certaines allocations restent toutefois imposables malgré leur caractère social.

C’est notamment le cas de :

  • l’allocation journalière du proche aidant ;
  • l’allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie.
     

Les prestations exonérées dans certaines limites

Certaines aides accordées par l’employeur ne deviennent imposables qu’au-delà d’un plafond fixé par la réglementation. Lorsque ce plafond est dépassé, seule la fraction excédentaire doit être déclarée.

Titres-restaurant

La participation patronale aux titres-restaurant reste exonérée dans la limite de 7,26 € par titre pour l’année 2025.

Chèques-vacances

Les chèques-vacances sont exonérés dans la limite de 1 802 €.

Frais de transport domicile-travail

La prise en charge des abonnements de transports en commun est exonérée jusqu’à 75 % des frais engagés.

Utilisation d’un véhicule personnel ou d’un vélo

Les aides versées pour les trajets domicile-travail réalisés avec un véhicule personnel, un vélo ou un vélo à assistance électrique sont exonérées dans la limite annuelle de 600 €, dont 300 € maximum pour les frais de carburant.

Aides aux services à la personne

L’aide financière versée par l’employeur pour financer des services à la personne, directement ou via un CESU préfinancé, est exonérée dans la limite de 2 540 € pour l’année 2025.

Forfait mobilités durables et prime transport

En 2025, l’exonération s’applique dans la limite de :

  • 600 € ;
  • ou 50 % des frais réellement engagés lorsque ce montant est supérieur à 600 €.

Lorsque le salarié cumule le forfait mobilités durables avec la prise en charge obligatoire des transports publics, l’exonération totale peut atteindre 900 €.

Les indemnités qui restent imposables

À l’inverse, certaines indemnités destinées à compenser une perte de revenus doivent être intégrées à la déclaration d’impôt.

Sont notamment imposables :

  • les allocations chômage versées par France Travail, imposées dans la catégorie des traitements et salaires ;
  • les indemnités journalières maladie, sauf celles versées dans le cadre d’une affection de longue durée ;
  • les indemnités de maternité et de paternité ;
  • les indemnités liées à des arrêts pathologiques pendant ou après la grossesse ;
  • les pensions d’invalidité (sauf exceptions) ;
  • les indemnités d’accident du travail et de maladie professionnelle, imposables à hauteur de 50 %.
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C’est l’histoire d’une société très précise sur ce qu’elle veut…

04 juin 2026

Une société fait parvenir à un propriétaire une offre d’achat portant sur un local et 2 places de parking. Ce dernier accepte l’offre par email, mais lorsque vient le jour de signer l’acte de vente, il refuse de se présenter…

Pour lui, la société demande plus que ce qui était proposé dans l’offre de vente initiale qui ne faisait pas mention des 2 places de parking… Pourtant, lorsque la société a fait son offre d’achat, elle a bien précisé le prix qu’elle proposait ainsi qu’un descriptif du bien incluant les 2 places, ce que le propriétaire a « accepté sans réserve » : selon elle, cette « rencontre des volontés » suffit à sceller la vente… Mais pour le propriétaire, il ne peut y avoir de rencontre des volontés puisqu’il ne relevait pas de son intention initiale de vendre ces parkings…

Ce que ne valide pas le juge : dès lors que le propriétaire a répondu à une offre d’achat précise et détaillée sans aucune réserve, il y a rencontre des volontés et il devra aller au bout de son engagement…

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Tout secteur
Actu Juridique

Lanceurs d’alerte : une nouvelle autorité vers qui se tourner ?

02 juin 2026 - 2 minutes

Les lanceurs d’alerte peuvent transmettre les informations qu’ils estiment sensibles à différentes autorités, en fonction des sujets traités. Les autorités compétentes sont listées par la réglementation et cette liste sera ajustée à partir du 1er juillet 2026.

Rédigé par l'équipe WebLex.

Lanceurs d’alerte : Tracfin entre dans la liste

Pour rappel, un lanceur d'alerte est une personne qui signale ou divulgue des informations portant sur un crime, un délit, une menace ou un préjudice pour l'intérêt général. Cette divulgation ou ce signalement se fait sans contrepartie financière, de manière directe et de bonne foi.

Ces remontées d’informations peuvent se faire, selon les circonstances, soit par un signalement interne, soit par voie externe.

Lorsque le signalement est fait par voie externe, cela signifie que le lanceur d’alerte transmet ses informations à des autorités compétentes, à savoir :

  • le Défenseur des droits, qui l'oriente vers la ou les autorités les mieux à même d'en connaître ;
  • le juge judiciaire ;
  • les autorités de l’Union européenne (UE) compétentes ;
  • une autorité compétente listée par les pouvoirs publics.

Cette liste renvoie aux autorités en fonction du sujet. Ainsi, par exemple, en matière de services, produits et marchés financiers et prévention du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme, le lanceur d’alerte peut se tourner jusqu’à présent vers :

  • l’Autorité des marchés financiers (AMF), pour les prestataires en services d'investissement et infrastructures de marchés ;
  • l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), pour les établissements de crédit et organismes d'assurance.

À compter du 1er juillet 2026, le service à compétence nationale Traitement du renseignement et de l'action contre les circuits financiers clandestins (Tracfin) est ajouté à cette liste. De plus, le champ d’intervention de l’AMF et l’ACPR sera élargi et ne se cantonnera plus aux domaines listés.

La liste des autorités est disponible dans sa version mise à jour ici.

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Tout secteur
Actu Juridique

Publicité : modernisation des démarches

02 juin 2026 - 2 minutes

En 2024, les pouvoirs de police en matière de publicité ont été décentralisés au profit des autorités locales. Afin de fluidifier les procédures liées à ces publicités, des mesures simplificatrices sont proposées…

Rédigé par l'équipe WebLex.

Gestion locale de la police des publicités : modernisation des démarches

Depuis le 1er janvier 2024, sous l’influence de la loi portant lutte contre le dérèglement climatique et résilience face à ses effets, les pouvoirs de police en matière de publicité ont été transférés aux maires de chaque commune.

Le cas échéant, ceux-ci peuvent transférer ces pouvoirs au président de l’établissement public de coopération intercommunale (EPCI) dont dépend la commune.

Cette mesure de décentralisation visait à rendre plus efficace la gestion des publicités en assurant une action au plus proche des éléments concernés. Cela entraine cependant un surplus de charge pour les autorités locales, ce qui a nécessité certaines adaptations pour moderniser l’exercice de ces pouvoirs.

Il est ainsi proposé de dématérialiser les démarches des professionnels en matière de déclarations préalables et de demandes d’autorisations préalables à l’installation, la modification ou le remplacement de publicités, enseignes et préenseignes.

Une fois les demandes déposées électroniquement, un récépissé, accompagné d’un numéro d’enregistrement, sera également délivré de façon dématérialisée par l’autorité locale compétente.

Lorsqu’un dossier est reçu incomplet, l’autorité locale informe dans le mois le demandeur, par courrier recommandé avec accusé de réception ou courrier électronique avec accusé de réception, qu’il dispose de 2 mois pour compléter son dossier. Passé ce délai, le dossier sera tacitement rejeté.

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Tout secteur
Actu Fiscale

Opposition à contrôle fiscal : dites adieu à vos garanties procédurales

02 juin 2026 - 2 minutes

Lorsqu’une personne fait obstacle au déroulement d’un contrôle fiscal, l’administration peut recourir à la procédure d’évaluation d’office et le priver de certaines garanties procédurales habituellement applicables. Encore faut-il caractériser une véritable opposition au contrôle… Illustration dans une affaire récente…

Rédigé par l'équipe WebLex.

S’opposer à un contrôle fiscal : quand et pour quelles conséquences ?

Un consultant en campagne publicitaire fait l’objet d’un contrôle fiscal à l’issue duquel il se voit réclamer un supplément d’impôt, ainsi que des rappels de TVA, selon la procédure de taxation d’office.

Des rappels d’impôt et de taxe qu’il refuse de payer… Selon lui, de nombreuses irrégularités ont affecté son contrôle fiscal : durée excessive du contrôle, confusion sur les dates et lieux des rendez-vous, absence de vérification sur place, etc. Autant d’arguments avancés pour obtenir la décharge de plus de 200 000 € d’impôts et de TVA réclamés par l’administration…

Mais encore fallait-il que le contrôle puisse réellement avoir lieu, conteste l’administration fiscale : qu’il s’agisse des avis de vérification, des relances, des convocations, des mises en garde, etc, tous les courriers ont été adressés à l’unique adresse communiquée par le consultant, mais aucun pli recommandé n’a été récupéré et les rendez-vous fixés par le vérificateur sont restés lettre morte.

Le consultant tente bien de se défendre en pointant certaines maladresses de l’administration, notamment une date de rendez-vous erronée mentionnant un « lundi 9 décembre 2015 », alors que le 9 décembre tombait un mercredi.

Des maladresses insuffisantes pour convaincre le juge. Malgré cette confusion ponctuelle, l’administration a accompli de nombreuses diligences sans entretenir d’ambiguïté réelle. En restant inactif et en ne retirant pas ses courriers, le consultant a lui-même empêché le contrôle fiscal de se dérouler normalement.

Par conséquent, son comportement caractérise une opposition à contrôle fiscal. Et dans cette situation, l’administration peut procéder à une taxation d’office, tout en privant le consultant des garanties habituellement attachées à la procédure de contrôle, notamment la limitation de la durée du contrôle à 3 mois.

En matière de contrôle fiscal, ne pas répondre à l’administration fiscale ou laisser ses courriers recommandés au bureau de poste peut être interprété comme une opposition au contrôle, avec des conséquences particulièrement lourdes.

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Frais de double résidence : fiscalement déductibles ?

02 juin 2026 - 3 minutes

Lorsqu’un salarié est contraint de vivre dans un 2nd logement pour des raisons professionnelles, certaines dépenses supplémentaires peuvent être déduites de ses revenus imposables. Encore faut-il remplir les conditions prévues par l’administration fiscale et opter, le cas échéant, pour le régime des frais réels. On fait le point…

Rédigé par l'équipe WebLex.

Les frais de double résidence : de quoi parle-t-on ?

Les frais de double résidence correspondent aux dépenses supplémentaires engagées par un salarié qui doit résider, pour des raisons professionnelles, dans un lieu différent de son domicile habituel.

Ces dépenses sont considérées comme des frais professionnels lorsqu’il est impossible pour le foyer de conserver une seule résidence en raison notamment du lieu de travail de chacun des conjoints.

Dans ce cas, elles peuvent être déduites du revenu brut imposable.

Déduction des frais de double résidence : bénéficiaires

Les couples mariés ou pacsés

Le cas le plus fréquent concerne les couples mariés ou liés par un Pacs, lorsque chacun exerce une activité professionnelle dans des zones géographiques différentes rendant impossible une résidence unique.

Les concubins

Les particuliers vivant en concubinage peuvent également bénéficier du dispositif, à condition de démontrer la stabilité et la continuité de leur relation.

Pour cela, plusieurs éléments peuvent être produits, comme :

  • un bail établi aux deux noms ;
  • la reconnaissance d’un enfant ;
  • l’acquisition commune de la résidence principale ;
  • des factures d’électricité, de gaz ou de téléphonie établies alternativement ou simultanément aux deux noms.

D’autres situations admises par l’administration fiscale

L’administration fiscale admet aussi la déduction des frais de double résidence dans certaines situations particulières, notamment :

  • en cas de précarité de l’emploi (stage, CDD, missions d’intérim, période d’essai d’un CDI, etc.) ;
  • lorsque des impératifs familiaux justifient le maintien de 2 résidences.

En revanche, les dépenses résultant d’un simple choix de confort ou de convenances personnelles ne sont pas déductibles.

Frais admis en déduction de l’impôt sur le revenu

Les frais admis en déduction correspondent aux dépenses supplémentaires liées à l’occupation temporaire d’un 2nd logement pour raisons professionnelles.

Les frais de logement

Peuvent notamment être déduits :

  • les loyers du 2nd logement ;
  • les charges annexes telles que :
    • l’assurance habitation ;
    • les abonnements d’eau, d’électricité, d’internet.

La taxe foncière

La taxe foncière du logement situé sur le lieu de travail ou à proximité peut également être prise en compte.

Les frais de repas

Les dépenses supplémentaires de repas peuvent être déduites lorsque le salarié ne peut pas rentrer déjeuner à son domicile en raison :

  • de l’éloignement du lieu de travail ;
  • ou des horaires de travail.

Les frais de transport

Les frais de déplacement sont également admis à hauteur d’un aller-retour par semaine entre le lieu de travail et le domicile familial.

Les intérêts d’emprunt immobilier

Il est enfin possible de déduire les intérêts d’un emprunt immobilier contracté pour l’acquisition du 2nd logement, à condition de démontrer que la situation de double résidence est appelée à durer dans le temps.

Déduire les frais de double résidence : modalités

Le principe : l’abattement forfaitaire de 10 %

Par défaut, les salariés bénéficient automatiquement d’un abattement forfaitaire de 10 % appliqué sur leurs revenus déclarés au titre des frais professionnels.

L’option pour les frais réels Lorsque les dépenses réellement engagées sont supérieures à cet abattement, il est possible d’opter pour la déduction des frais réels lors de la déclaration annuelle de revenus.

Dans ce cadre, il faut :

  • réintégrer aux salaires imposables l’ensemble des allocations, avantages en nature et remboursements de frais versés par l’employeur ;
  • détailler précisément les frais de double résidence engagés en indiquant leur nature et leur montant.

Cette liste peut être renseignée :

  • dans la rubrique « Informations » de la déclaration en ligne ;
  • ou via une note annexe en cas de déclaration papier.

Il faut conserver l’ensemble des justificatifs pendant un délai de 3 ans afin de pouvoir les présenter en cas de contrôle fiscal.

Enfin notez que l’administration fiscale apprécie la légitimité de la double résidence au cas par cas.

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