Le transport sanitaire actuel : inadapté aux besoins des patients ?
Pallier les insuffisances des transports sanitaires : de nouvelles obligations applicables aux transporteurs
Un régime spécifique et harmonisé s’applique désormais au transport bariatrique et au transport sanitaire de personnes à mobilité réduite, conciliant ainsi la sécurité des prises en charge, la reconnaissance de ces activités spécialisées et l’adaptation des obligations imposées aux transporteurs.
Zoom sur le transport bariatrique
Le transport bariatrique regroupe les procédures et les équipements spécialement conçus pour assurer le déplacement des personnes atteintes d’obésité sévère.
Un agrément est délivré aux entreprises de transport sanitaire par l’agence régionale de santé dès qu’elles disposent des moyens adaptés afin de garantir la sécurité et le confort des patients tout au long du trajet.
La prise en charge de ces patients requiert en effet du personnel compétent et des véhicules adaptés.
S’agissant des véhicules utilisés, leurs caractéristiques minimales, tels que des dispositifs de levage, de brancards renforcés et de systèmes de sécurité appropriés ; viennent d’être aménagées et sont consultables ici (en annexe 2).
S’agissant de la composition de l'équipage qualifié pour un transport sanitaire bariatrique optimal, il vient d’être précisé qu’il peut être porté à 3 personnes.
Ces mesures récentes relatives aux transports sanitaires bariatriques sont entrées en vigueur le 16 août 2026.
Zoom sur le transport sanitaire de personnes à mobilité réduite (TPMR)
Le transport sanitaire de personnes à mobilité réduite (TPMR) désigne le déplacement, sur prescription médicale, d’une personne dont les capacités de déplacement sont temporairement ou durablement limitées.
Il est réalisé par des entreprises au moyen d’un véhicule sanitaire spécialement aménagé, notamment pour permettre l’accès et le maintien d’une personne en fauteuil roulant, et par un équipage formé afin de garantir sa sécurité et son confort pendant le trajet.
À l’avenir, les entreprises assurant exclusivement le TPMR sur prescription médicale bénéficieront d’un agrément spécifique qui les dispenseront de participer à l'aide médicale urgente (SAMU) et aux obligations de garde départementale.
En contrepartie, cet agrément précise que ces entreprises devront satisfaire à des conditions spécifiques telles que :
- employer des équipages ayant suivi une formation obligatoire dédiée au TPMR ;
- disposer d'au moins un véhicule adapté de catégorie D ;
- posséder des installations matérielles conformes aux normes réglementaires.
Les dispositions relatives au régime d'agrément spécifique pour les transports de TPMR sur prescription médicale entreront en vigueur le 1er janvier 2028, et fixeront ainsi les précisions concernant les conditions énoncées ci-dessus.
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Agriculture : qui pilote la stratégie nationale d’installation et de transmission ?
Comités nationaux, régionaux et départementaux : comment se composent-ils ?
L’État détermine une stratégie nationale d’installation et de transmission à destination du monde agricole qui vise à promouvoir l’installation de jeunes professionnels.
Le Comité national de l’installation et de la transmission est une instance de concertation chargée de faire des propositions, d’animer, suivre et évaluer cette stratégie.
Pour atteindre ces objectifs, ses missions sont définies comme suit :
- définir les indicateurs de résultat de la stratégie et en assurer le suivi ;
- préparer, à l'aide des informations transmises par les comités régionaux de l'installation et de la transmission, un bilan annuel de l'activité du réseau France services agriculture, en particulier pour favoriser l'installation des femmes en agriculture ;
- diffuser les bonnes pratiques ;
- rendre un avis préalable sur les règles nationales du cahier des charges des structures de conseil et d'accompagnement du réseau France services agriculture ;
- rendre un avis sur le modèle national d'outil de diagnostic commun à ces structures ;
- formuler toutes propositions pour améliorer la qualité du service rendu aux usagers du réseau France services agriculture et faciliter l'installation des femmes en agriculture.
La composition de ce comité a récemment été précisée. Il est présidé par le ministre chargé de l’agriculture et le président des régions de France et réunit :
- les directeurs généraux de la performance économique et environnementale des entreprises et de l'enseignement et de la recherche à l'administration centrale du ministère chargé de l'agriculture ou leurs représentants ;
- le vice-président du Conseil général de l'agriculture, de l'alimentation et des espaces ruraux ou son représentant ;
- un représentant des services de l'État compétents dans les régions de métropole, un représentant des services de l'État compétents dans les départements de métropole et un représentant des services de l'État compétents dans les collectivités d’outre-mer ;
- un représentant des délégués départementaux de l'enseignement agricole ;
- le président de Chambres d'agriculture France ou son représentant ;
- le président-directeur général de l'Agence de service et de paiement ou son représentant ;
- deux représentants de Régions de France ;
- un représentant de chacune des organisations syndicales à vocation générale d'exploitants agricoles représentatives au niveau national ;
- un représentant de la Caisse centrale de la Mutualité sociale agricole ;
- un représentant de La Coopération Agricole ;
- un représentant de la Fédération nationale des coopératives d'utilisation de matériel agricole ;
- un représentant de la Fédération nationale des sociétés d'aménagement foncier et d'établissement rural ;
- un représentant de la Fédération nationale de la propriété privée rurale ;
- un représentant du Conseil national du réseau CERFRANCE ;
- un représentant de la Fédération nationale Accompagnement Stratégie (ASCLCP) ;
- un représentant du groupement informel « Initiative pour une agriculture responsable et citoyenne » (InPACT) ;
- un représentant du Mouvement rural de jeunesse chrétienne ;
- un représentant de l'Inter-Associations de formation collective à la gestion ;
- un représentant du réseau des centres d'initiatives pour valoriser l'agriculture et le milieu rural ;
- un représentant de la Fédération associative pour le développement de l'emploi agricole et rural ;
- un représentant de la Fédération Terre de Liens ;
- un représentant de l'association SOL ;
- un représentant du Mouvement inter-régional des associations pour le maintien d'une agriculture paysanne ;
- un représentant de l'association Solidarités paysans ;
- un représentant de l'association Accueil paysans ;
- un représentant de la Fédération nationale d'agriculture biologique ;
- un représentant du Réseau national des espaces tests Agricoles ;
- un représentant du Service de remplacement France ;
- un représentant du Fonds pour la formation des entrepreneurs du vivant ;
- un représentant de la Section nationale des fermiers et métayers ;
- un représentant du réseau Bienvenue à la ferme ;
- un représentant du réseau d'écoute, d'accompagnement et de gestion des incidents et des risques (REAGIR) ;
- trois représentants des établissements affiliés au Crédit agricole, au Crédit mutuel, au Groupe Banques populaires et Caisses d'épargne, à raison d'un représentant pour chacun.
Le comité se réunit une fois par an.
Le comité régional
En plus du remaniement de cette liste, les relais régionaux et départementaux du comité voient également leur composition évoluer.
Le comité régional de l'installation et de la transmission est présidé par le préfet de région et le président du conseil régional et réunit :
- un agent des services déconcentrés de l'État dans la région chargé de la mise en œuvre de la politique de l'installation et de la transmission ;
- un représentant de la région désigné par le conseil régional ou un représentant de la collectivité de Corse désigné par le conseil exécutif ;
- un représentant des services déconcentrés de l'État compétents dans le département ;
- un représentant des délégués départementaux de l'enseignement agricole ;
- selon les cas, le président de la chambre régionale d'agriculture, le président de la chambre interrégionale d'agriculture, le président de la chambre d'agriculture de région et, dans les collectivités d’outre-mer, le président de la chambre d'agriculture du ressort ou son représentant ;
- sauf dans les collectivités d’outre-mer, quatre représentants des chambres territoriales ou départementales d'agriculture pour les régions comportant six départements ou moins, ou six représentants pour les autres régions ;
- un représentant de la direction régionale ou interrégionale de l'Agence de services et de paiement du ressort ou, en Corse, de l'Office du développement agricole et rural de Corse ;
- un représentant de chacune des organisations syndicales à vocation générale d'exploitants agricoles représentatives au niveau régional ;
- un représentant de chacun des organismes assurant dans le ressort la gestion de la protection sociale agricole ;
- les représentants de trois coopératives agricoles du ressort, à raison d'un représentant par coopérative ;
- un représentant de la Fédération régionale des coopératives d'utilisation de matériel agricole ;
- un représentant de la société pour l'aménagement foncier et rural du ressort ;
- un représentant des propriétaires privés ruraux ;
- un représentant du réseau CERFRANCE ;
- un représentant de la Fédération nationale Accompagnement Stratégie (ASCLCP) ;
- cinq représentants de membres du groupement informel « Initiative pour une agriculture responsable et citoyenne » à raison d'un représentant par membre dudit groupement ;
- un représentant de la Fédération régionale d'agriculture biologique ;
- un représentant du réseau des espaces tests agricoles ;
- un représentant des services de remplacement ;
- un représentant de la délégation du fonds pour la formation des entrepreneurs du vivant ;
- un représentant de la Section régionale des fermiers et métayers ;
- trois représentants des établissements affiliés au Crédit agricole, au Crédit mutuel, au Groupe Banques populaires et Caisses d'épargne, à raison d'un représentant pour chacun.
Le comité régional doit se réunir au minimum 2 fois par an pour l’exercice de ses missions.
Le comité départemental
Enfin, le comité opérationnel départemental est présidé par le préfet du département et réunit :
- un représentant des services déconcentrés de l'État ;
- un représentant du point d'accueil départemental unique du réseau France services agriculture ;
- un représentant de chaque structure de conseil et d'accompagnement de ce réseau dans le département ;
- le délégué départemental de l'enseignement agricole ou son représentant ;
- un représentant de l'organisme assurant dans le département la gestion de la protection sociale agricole.
Le comité départemental se réunit 3 fois par an.
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Pass Culture : un passe-droit pour une autonomie culturelle
Le quotient familial : une source de bonification du pass Culture
Hormis les conditions générales d’octroi du pass Culture, dont la liste est consultable ici, telle que la résidence en France par exemple, il faut noter que le montant crédité sur le compte personnel numérique varie en fonction de l’âge du bénéficiaire.
À cela s’ajoute le critère du quotient familial qui joue un rôle dans la bonification financière du pass Culture lorsque le jeune en bénéficiant atteint l’âge de 18 ans.
Une bonification de 50 € est, en effet, possible si le montant du quotient familial mensuel du foyer du bénéficiaire est désormais inférieur à 700 €.
Les modalités de calcul du quotient familial mensuel ont été précisées : celui-ci est déterminé selon les règles de calcul utilisées pour le « Pass'colo » (consultable ici), prenant en compte le revenu brut global déduit de certaines charges, les prestations sociales perçues et le nombre de parts du foyer. Toutefois, ce calcul s'effectue spécifiquement au titre de l'année civile du 17e anniversaire du jeune.
Il convient de souligner la particularité s’appliquant à Saint-Pierre-et-Miquelon concernant le quotient familial mensuel qui se calcule par la Caisse de prévoyance sociale de Saint-Pierre-et-Miquelon.
Pour la mise en œuvre de la bonification, les organismes de protection sociale compétents transmettent à la structure chargée de la gestion du pass Culture les données nécessaires permettant ainsi d’apprécier l’éligibilité des bénéficiaires à cette bonification.
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TVA à taux réduit et pompes à chaleur air/air : une erreur corrigée !
TVA à 5,5 % : une correction pour les pompes à chaleur air/air de plus de 12 kW
Pour rappel, depuis le 18 juillet 2026, les prestations portant sur certaines pompes à chaleur (PAC) air/air réversibles fixes peuvent bénéficier du taux réduit de TVA à 5,5 %.
Sont concernées les PAC destinées à être installées de manière permanente dans les bâtiments, dont le cycle à compression de vapeur est entraîné par un moteur électrique et qui respectent plusieurs conditions tenant notamment à leur performance énergétique, au fluide frigorigène utilisé et à leur capacité à être connectées à un réseau numérique.
Les critères de performance à respecter diffèrent selon la puissance de l'équipement. Pour les PAC air/air dont la puissance thermique nominale est inférieure ou égale à 12 kW, la classe d’efficacité énergétique doit ainsi être au moins égale à :
- A+ pour les PAC multi-split ;
- A++ pour les PAC mono-split ;
Cela vaut aussi bien pour le chauffage que pour le refroidissement.
Pour les PAC air/air d’une puissance thermique nominale supérieure à 12 kW, des seuils spécifiques d’efficacité énergétique saisonnière sont également prévus.
Une erreur de rédaction s’était toutefois glissée dans les règles applicables à ces dernières.
Il était, en effet, prévu que l’efficacité énergétique saisonnière devait être au moins égale à 145 % pour le chauffage et 250 % pour le refroidissement dans le cas d’une PAC air/air en toiture.
Cette rédaction est désormais corrigée : ces seuils de 145 % pour le chauffage et de 250 % pour le refroidissement s’appliquent aux PAC air/air de plus de 12 kW, sauf lorsqu’il s’agit d’une PAC air/air en toiture.
Pour les PAC air/air en toiture intégrant à la fois le chauffage, le refroidissement, la ventilation, le rafraîchissement par surventilation nocturne et la filtration, des seuils spécifiques sont prévus : leur efficacité énergétique saisonnière doit être au moins égale à 130 % pour le chauffage et 150 % pour le refroidissement.
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Secteur du transport en Outre-mer : du nouveau côté TVA
Transports aériens en outre-mer : TVA à 0 %
Certaines prestations de transport réalisées dans les départements et régions d’outre-mer bénéficient d’une exonération de TVA prenant la forme d’un taux de 0 %.
Jusqu’à présent, ce dispositif concernait les prestations de transport maritime de voyageurs et de marchandises effectuées en Guadeloupe, en Martinique et à La Réunion.
Depuis le 21 février 2026, cette exonération est étendue aux prestations de transport aérien de voyageurs et de marchandises effectuées au sein de ces mêmes territoires.
Concrètement, les transports aériens réalisés à l’intérieur de la Guadeloupe, de la Martinique ou de La Réunion bénéficient donc désormais, comme les transports maritimes, d’un taux de TVA de 0 %.
Cette nouveauté s’applique aux services fournis depuis le 21 février 2026.
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Informatique et téléphonie en Outre-mer : du nouveau côté TVA
Informatique et téléphonie : fin de l’exonération de TVA pour certains matériels
Jusqu’au 27 décembre 2025, la liste spécifique à La Réunion de biens exonérés de TVA comprenait notamment certaines catégories de matériels informatiques, ainsi que certains téléphones.
Ces produits, considérés comme des biens à plus forte valeur ajoutée, ne figurent plus dans la liste spécifique applicable à La Réunion depuis le 28 décembre 2025.
L’objectif affiché est ainsi de recentrer l’avantage fiscal sur les biens de consommation courante afin de mieux prendre en compte le coût de la vie sur le territoire.
Cette nouvelle liste s’applique aux opérations effectuées du 28 décembre 2025 au 31 décembre 2027.
Notez que cette suppression de l’exonération de TVA pour certains matériels informatiques et téléphoniques s’explique par une extension de la liste des biens exonérés à de nombreux produits de première nécessité.
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Commerçant en Outre-mer : du nouveau côté TVA
Exonération de TVA à La Réunion : priorité aux produits de première nécessité
La liste des produits bénéficiant d’une exonération spécifique de TVA à la Réunion a été profondément revue.
Pour rappel, afin de lutter contre la vie chère, il est possible, jusqu’au 31 décembre 2027, de retenir des listes différentes de produits exonérés de TVA en Guadeloupe et en Martinique, d’une part, et à La Réunion, d’autre part, pour tenir compte des spécificités locales.
Dans ce cadre, la liste applicable à La Réunion est désormais recentrée sur les produits considérés comme de première nécessité.
Sont notamment concernés de nombreux produits alimentaires : certaines viandes et poissons, du lait et certains produits laitiers, des œufs, des légumes frais ou congelés, des lentilles et autres légumes secs, de la farine, des pâtes alimentaires, des conserves de poissons ou de légumes, des confitures, des jus de fruits ou encore du sel.
L’exonération concerne également différents produits d’hygiène et d’entretien, parmi lesquels les shampooings, les dentifrices, les savons, les lessives, le papier hygiénique, les brosses à dents, les rasoirs, les serviettes et tampons hygiéniques ou encore les couches pour bébés.
S’y ajoutent notamment certains insecticides, ainsi que certains appareils électromécaniques à usage domestique.
Notez que cette extension à de nombreux produits de première nécessité s’accompagne, en contrepartie, de la sortie de certains produits informatiques et téléphoniques de la liste des biens exonérés.
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Guichet unique « génie civil » : le barème 2026 est fixé
Fonctionnement du guichet unique « génie civil » : le barème 2026 est connu
Pour rappel, le guichet unique « génie civil » rassemble les informations nécessaires à l'identification des maîtres d'ouvrage réalisant des travaux d'installation ou de renforcement d'infrastructures destinées à accueillir des réseaux de communications électroniques à haut débit.
Son fonctionnement est financé par une redevance annuelle due par les exploitants d'installations de communications électroniques.
Cette redevance est calculée en fonction de la nature des ouvrages des exploitants susceptibles de bénéficier du guichet unique et de l'étendue des zones d'implantation de ces ouvrages.
Concrètement, son montant est déterminé à partir de l'étendue cumulée, exprimée en hectares, des zones d'implantation des installations de communications électroniques exploitées sur le territoire national par l'exploitant et ses filiales.
Pour 2026, la redevance est calculée en appliquant un montant de 0,005 € par hectare à cette étendue cumulée, après déduction de 15 000 hectares.
La formule applicable est donc la suivante :
Redevance = 0,005 × (étendue cumulée des zones d'implantation en hectares – 15 000).
Notez que les données prises en compte pour calculer la redevance sont celles enregistrées sur le guichet unique le dernier lundi de l'année précédente.
Enfin, lorsque le montant de la redevance ainsi calculé est inférieur à 150 €, il est considéré comme nul et n'est donc pas mis en recouvrement.
Ce barème est applicable depuis le 7 septembre 2026.
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Taxes sur les déchets : des exonérations aménagées
Taxes sur les déchets : une exonération pour certains déchets
La mise en décharge et l’incinération de déchets donnent lieu, sous certaines conditions, au paiement de taxes spécifiques.
Certains déchets peuvent toutefois être exonérés de ces taxes. C’est notamment le cas de déchets issus d’une collecte séparée ou d’un tri dont la valorisation matière est interdite ou dont l’élimination est prescrite.
La liste des déchets concernés vient justement d’être modifiée.
Boues contenant des PFAS : une nouvelle exonération
Depuis le 7 septembre 2026, sont ajoutées à la liste des déchets bénéficiant de l’exonération les boues d’épuration contenant des substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (PFAS), ainsi que les matériaux résultant de la transformation de ces boues.
Attention : toutes les boues contenant des PFAS ne sont pas automatiquement concernées.
L’exonération vise celles dont la valorisation agricole est interdite à l’issue d’analyses.
Lorsque ces conditions sont remplies, ces déchets sont donc exonérés aussi bien de la taxe sur les déchets mis en décharge que de la taxe sur les déchets incinérés.
Deux exonérations prolongées jusqu’à fin 2028
Sont également prolongées jusqu’au 31 décembre 2028 deux exonérations qui devaient auparavant prendre fin le 31 décembre 2027.
Sont concernés :
- les déchets d’activités de soins à risques infectieux et assimilés dont l’élimination est prescrite ;
- les déchets contenant des polluants organiques persistants dont la destruction ou la transformation irréversible est prescrite.
Là encore, l’exonération concerne aussi bien la taxe applicable à la mise en décharge que celle applicable à l’incinération de ces déchets.
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Transport routier : précisions sur l’indemnité de grand déplacement
Grand déplacement : le retour au garage après la tournée nocturne ne suffit pas toujours à écarter l’indemnité…
Pour mémoire, le « grand déplacement » vise la situation dans laquelle un salarié ne peut pas rentrer chez lui après sa journée de travail, en raison des contraintes géographiques liées à sa mission.
Cette contrainte est compensée par le versement, au salarié, d’une indemnité dite de grand déplacement dont le montant peut être exonéré de cotisations sociales.
En fonction de la convention collective concernée, le grand déplacement peut être défini plus ou moins largement.
S’agissant de la convention collective du transport routier, le grand déplacement est notamment caractérisé lorsque le salarié ne peut pas regagner son domicile le soir en raison d’un déplacement imposé par le service.
Par ailleurs, toujours dans le champ conventionnel du transport routier, le déplacement s’entend comme l’obligation de quitter le lieu de travail et le domicile.
Notez que, dans le secteur du transport de marchandises, le lieu de travail peut désigner :
- le siège de l’entreprise,
- ou le lieu d’établissement d’attache du véhicule (qui peut être le garage principal ou bien les autres lieux d’affectation professionnelle permanents ou provisoires des conducteurs).
Mais que se passe-t-il lorsqu’un salarié revient chaque jour à son lieu d’affectation professionnelle après sa tournée, sans regagner son domicile ? L’employeur doit-il tout de même lui verser une indemnité de grand déplacement ?
Dans une récente affaire, un chauffeur routier effectue chaque nuit le même trajet aller-retour entre son garage d’affectation et un lieu de livraison situé dans une ville distante de 7 heures de route.
Point important : Le domicile de ce salarié est, quant à lui, situé à 125 kilomètres du garage d’affectation du salarié.
Ce salarié réclame à l’employeur le paiement d’une indemnité de grand déplacement correspondant à un repas et un couchage.
L’employeur refuse : selon lui, le salarié n’est pas « en déplacement » puisqu’il revient chaque matin à son lieu d’affectation, où il commence et termine son service.
Ainsi, pour l’employeur, il ne rentre pas dans la catégorie du grand déplacement au sens conventionnel, puisqu’il regagne le lieu de travail chaque matin après sa tournée.
Ce qui ne convainc pas le juge, qui donne raison au salarié : les trajets quotidiens entre le lieu d’affectation et le lieu de déplacement relève bien d’un déplacement impliqué par le service.
En pratique, l’employeur doit donc vérifier concrètement si, après son service, le salarié peut regagner son domicile tout en bénéficiant de son repos journalier.
Ici, parce que le salarié réside à 125 kilomètres du garage, l’employeur aurait dû considérer que rentrer chez soi lui était impossible et donc, verser l’indemnité de grand déplacement prévue conventionnellement.
