Artisanat : comprendre le nouveau code
Code de l’artisanat : rien de neuf, mais une simplification !
Le 1er juillet 2023, un nouveau code de l’artisanat a été mis en place. Pourtant, il n’apporte aucune nouveauté en termes de droit. Mais alors à quoi sert-il ?
Les règles relatives au statut des artisans étaient réparties dans plusieurs sources, dont un code de l’artisanat mis en place en 1952 et plusieurs textes venus ajouter de nouvelles règles au fil des années.
Cette situation rendait complexe la compréhension des règles relatives à l’artisanat.
Aujourd’hui, il est donc possible d’appréhender cette règlementation en se référant à ce code.
Pour mieux comprendre cette évolution, la Direction générale des entreprises (DGE) propose une FAQ (foire aux questions) pour répondre à plusieurs questions relatives au contenu du nouveau code, son organisation et le devenir des anciens textes.
Et pour garantir que la transition se fasse le plus facilement possible, deux tableaux de concordance sont également publiés, permettant de faire le lien entre les anciens et les nouveaux textes. L’un couvre la partie législative du code et le second la partie réglementaire.
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Contrôle financier des établissements de santé et données personnelles
L’accès aux données des commissaires aux comptes encadré
Dans le cadre de l’analyse de l’activité médicale des établissements de santé, des commissaires aux comptes et des prestataires habilités peuvent être amenés à consulter des données se rapportant aux soins prodigués par l’établissement.
Les données personnelles des patients devant bénéficier de la meilleure protection possible, les conditions dans lesquelles ces analystes accèdent aux données évoluent.
Bien qu’une sécurité vis-à-vis des données existe déjà, notamment par l’affirmation de la nécessité du respect du secret professionnel des analystes, un filtre supplémentaire est ajouté.
En effet, désormais les commissaires aux comptes et autres prestataires ne pourront recevoir communication des données à caractère personnel nécessaires à l’analyse que par l’intermédiaire d’un médecin expert.
Le commissaire aux comptes devra au préalable définir les périmètres et objectifs de sa mission justifiant un accès à ces données, la durée de cette mission et les catégories de données auxquelles il a besoin d’accéder.
Sur cette base, le médecin expert doit déterminer que la demande de données est conforme aux objectifs poursuivis.
Il pourra ensuite obtenir de l’établissement de santé concerné l’accès aux données et procéder à leur pseudonymisation avant de les mettre à disposition du commissaire aux comptes.
Dans des conditions similaires, les prestataires auxquels l’établissement de santé souhaite faire appel pour l’assister dans la gestion de ses services d’information et ses traitements de données devront au préalable signer un contrat avec le chef de l’établissement définissant le périmètre de la mission.
Le directeur de l’établissement devra alors habiliter individuellement les membres du personnel du prestataire qui seront autorisés à accéder aux données.
L’ensemble des actions menées par le prestataire concernant les données devra être référencé et daté afin que le médecin responsable de l’information médicale en soit averti.
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Bulletins de paie : une nouvelle ligne au 1er juillet 2023 !
Bulletins de paie : le montant net social fait son apparition !
Depuis le 1er juillet 2023, les bulletins de paie doivent faire apparaître le montant net social (MNS). Il s’agit d’une information indiquant aux salariés quelle est la somme à déclarer pour effectuer leurs demandes de RSA ou de Prime d’activité.
À terme, les employeurs auront également la charge de communiquer ce montant aux caisses d’allocations familiales (CAF) et à la mutualité sociale agricole (MSA). Cette communication permettra à ces organismes de préremplir ce montant sur les déclarations trimestrielles de ressources des assurés.
Pour aider les employeurs à respecter cette nouvelle obligation, le Gouvernement met à leur disposition plusieurs documents, à savoir :
- une présentation du montant net social ;
- un modèle de courrier à destination des salariés ;
- une brochure pédagogique ;
- une fiche plus spécifique, destinée aux gestionnaires de paie, résumant les principales informations sur le dispositif.
Notez qu’une foire aux questions a également été mise en ligne, consultable ici.
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Terminal de paiement tactile : visiblement un problème ?
Terminal de paiement tactile : quelles solutions pour les personnes aveugles ?
Un député constate que les commerçants s'équipent de plus en plus de TPE dotés d'un écran tactile. Or pour les personnes aveugles ou malvoyantes, ces écrans sont très difficiles, voire impossibles à utiliser.
Elles se retrouvent alors contraintes de communiquer leur code secret pour régler leurs achats, ce qui porte atteinte à la confidentialité de l’opération.
Une problématique dont a bien conscience le Gouvernement, rappelant que pour y remédier, il a conclu une charte avec le secteur bancaire visant à garantir l’inclusion dans les moyens de paiement à la fin de l’année 2022.
La signature de cette charte s’inscrit dans le cadre plus global de l’application de nouvelles obligations à venir, issues d’une directive européenne, qui fixe des obligations accrues en matière d’accessibilité.
Cette directive prévoit que les TPE de paiement devront, à l’avenir, être conformes à différentes exigences en matière d'accessibilité s'agissant des informations fournies aux consommateurs et leur conception. À titre d'illustration, ces équipements devront intégrer une technologie de synthèse vocale de texte et permettre l'utilisation d'un casque personnel.
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Maisons de santé pluriprofessionnelles : exonérées de CFE ?
Maisons de santé pluriprofessionnelles : taxables comme tout le monde !
Sous réserve de nombreuses exonérations, les personnes qui exercent à titre habituel une activité professionnelle non salariée peuvent être tenues de payer la cotisation foncière des entreprises (CFE).
Interrogé sur la mise en place d’un dispositif d’exonération de CFE spécifique aux maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP) privées, le Gouvernement répond par la négative.
Il profite de cette question pour rappeler que les MSP sont des structures (on parle juridiquement de « personnes morales ») constituées entre professionnels de santé qui leur permettent, notamment, de mutualiser les tâches administratives.
Parce qu’elles exercent une activité de services, donc une activité professionnelle au sens de la CFE, les MSP sont imposables en leur nom propre, dans les conditions de droit commun, sur la base de la valeur locative des locaux à usage non privatif des membres de la structure (local du secrétariat, salle d’attente, etc.).
En parallèle, les associés de la structure, c’est-à-dire les professionnels de santé, sont également soumis à la CFE sur la base de la valeur locative des locaux dont ils ont la jouissance exclusive pour leur activité propre.
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RGPD : focus sur la politique de confidentialité et le droit d’accès
RGPD : de l’importance d’une bonne rédaction de la politique de confidentialité
Pour rappel, le règlement général sur la protection des données (RGPD) met de nombreuses obligations à la charge des organismes (collectivités territoriales, entreprises, associations), dont l’une est la rédaction d’une politique de confidentialité… qui ne doit pas être négligée…
Une société vient d’ailleurs de l’apprendre à ses dépens ! Après un contrôle, la CNIL l’a sanctionnée financièrement, jugeant sa politique de confidentialité trop légère :
- l’ensemble des finalités poursuivies par les traitements de données personnelles n’étaient pas décrites ;
- les finalités étaient exprimées dans des termes vagues et larges, ne permettant pas à l’utilisateur de comprendre précisément quelles données personnelles étaient utilisées et pour quels objectifs.
RGPD : des précisions sur le contenu du droit d’accès
Pour rappel, le RGPD prévoit un droit d’accès pour la personne dont les données personnelles sont collectées.
Un droit qu’a souhaité utiliser une personne travaillant dans une banque et également cliente de celle-ci, après avoir appris que ses données « client » avaient été consultées par des collègues.
Ici, elle a demandé à la banque de lui communiquer l’identité des personnes ayant consulté ses données, les dates exactes des consultations, ainsi que les finalités du traitement de ces données.
N’ayant pas obtenu gain cause, elle a saisi le juge, qui est venu préciser que :
- les informations relatives à des opérations de consultation des données personnelles portant sur les dates et les finalités de ces opérations sont des informations que l’utilisateur a le droit d’obtenir du responsable du traitement ;
- les informations relatives à l’identité des salariés ayant procédé aux consultations ne sont pas accessibles, à moins qu’elles soient indispensables pour permettre à l’utilisateur d’exercer effectivement ses droits et à condition qu’il soit tenu compte des droits et des libertés de ces salariés.
- Arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne du 22 juin 2023, n° C-579/21
- Actualité de la CNIL du 22 juin 2023 : « Publicité personnalisée : CRITEO sanctionné d’une amende de 40 millions d’euros »
- Délibération de la formation restreinte n°SAN-2023-009 du 15 juin 2023 concernant la société CRITEO
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Aide financière pour les entreprises de presse : le Gouvernement précise les pièces à fournir
Entreprises de presse : vous avez jusqu’au 18 août 2023 pour demander l’aide financière !
En mai 2023, le Gouvernement a mis en place une aide financière exceptionnelle pour les entreprises éditrices d’une publication de presse, afin de compenser la hausse de certains coûts de production en raison des conséquences économiques et financières de la guerre en Ukraine.
Pour mémoire, les dossiers de demande d’aide doivent être adressés à l’Agence de services et de paiement (ASP). Restaient à connaître la date butoir de dépôt de ces dossiers et la liste des pièces à fournir. Le Gouvernement vient de publier ces éléments.
Le dossier devra notamment comprendre les coordonnées bancaires du demandeur et le certificat d'inscription en cours de validité sur les registres de la Commission paritaire des publications et agences de presse de l'ensemble des publications concernées par la demande d'aide.
La liste complète des pièces à fournir est consultable ici.
Les demandes doivent être adressées avant le 18 août 2023.
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À partir de quand une banque peut-elle poursuivre en paiement les associés d’une SCI ?
Associés de SCI : attention à vos créanciers !
Une société civile immobilière (SCI) emprunte de l’argent à une banque. Ne parvenant pas à récupérer ses fonds, la banque saisit le juge et demande la condamnation des associés de la SCI.
« Impossible ! », pour ces derniers : selon eux, en effet, la loi impose à tout créancier, comme la banque, de justifier d’une poursuite préalable et infructueuse de la société avant de venir rechercher leur responsabilité en leur qualité d’associés de la société.
« Cela a été fait ! », se justifie la banque. Pour preuve, elle a tenté de procéder à la délivrance d’un commandement aux fins de saisie-vente et a même essayé de saisir la somme sur les comptes bancaires de la SCI… en vain !
Mais pour les associés, les arguments de la banque ne sont pas de nature à prouver que cette obligation a été respectée.
Qu’en pense le juge ?
Il tranche en faveur de la banque ! Selon lui, les démarches de la banque peuvent tout à fait être qualifiées de poursuites préalables et infructueuses à l’encontre de la SCI, en raison notamment du fait que la société n’avait plus d’activité depuis environ 5 ans, plus aucun actif immobilier ni même d’adresse connue.
Répondant aux exigences de la loi, la banque peut donc poursuivre ses démarches à l’encontre des associés !
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CHR : du nouveau concernant l’origine des viandes
Une obligation d’information pour les restaurateurs qui ne proposent pas de service sur place
Depuis 2002, certains établissements de restauration proposant des plats contenant de la viande bovine ont l’obligation d’indiquer l’origine de cette viande (pays de naissance, d’élevage et d’abattage de l’animal).
Les établissements concernés sont ceux proposant une consommation sur place, ainsi que ceux proposant en plus de la vente à emporter ou en livraison.
En mars 2022, cette obligation d’information a été étendue aux viandes porcines, ovines et de volailles.
Aujourd’hui, une évolution est à noter... Jusque-là épargnés, les professionnels proposant des plats à base de viandes bovines, porcines, ovines et de volailles sans consommation sur place, mais uniquement en livraison et/ou à emporter, vont devoir informer leur clientèle de l’origine des viandes, dans les mêmes conditions que les autres restaurateurs.
Cette information devra être communiquée aux clients même lorsque la vente se fait par l’intermédiaire d’un moyen de communication à distance.
Cette nouvelle obligation entrera en vigueur le 1er octobre 2023.
En cas de non-respect de ces dispositions, des amendes pouvant aller jusqu’à 1 500 € pour une personne physique et 7 500 € pour une personne morale sont encourues.
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Professionnels du BTP : un QR code pour les afficher tous ?
Professionnels du BTP : affichez votre QR code !
Pour rappel, les entrepreneurs intervenant sur un chantier doivent indiquer sur un panneau d’affichage leur nom, leur raison ou dénomination sociale, ainsi que leur adresse. Ces indications doivent être visibles depuis la voie publique.
Depuis le 12 juin 2023, ces informations peuvent être « affichées » de façon dématérialisée, via un QR code. Concrètement, une personne passant devant le chantier scanne le QR code avec son smartphone et a ainsi accès gratuitement aux informations précitées.
Pour les professionnels intervenant sur le chantier, cette solution permet de :
- simplifier la collecte d’informations relatives aux entreprises et la mise à jour des coordonnées des intervenants sur le panneau ;
- faciliter la déclaration de l’entreprise en toute autonomie.
