C’est l’histoire d’un employeur pour qui un arrêt maladie efface un peu d’ancienneté…
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C’est l’histoire d’un employeur pour qui « formation » ne rime pas avec « reconversion »…
Embauchée comme aide médico-psychologique, une salariée réussit les épreuves d’entrée à une formation d’éducateur spécialisé. Elle demande alors à son employeur, au titre de son obligation de formation, de financer cette formation de 3 ans pour accéder à des postes vacants…
Ce que l’employeur refuse : selon lui, son obligation de formation consiste à assurer le maintien des salariés à leur poste actuel et non à financer une formation initiale ouvrant accès à un métier différent… « Si ! », insiste la salariée : non seulement d’autres collègues ont déjà bénéficié d’un tel financement, mais surtout des postes à pourvoir correspondant à ce niveau de formation sont vacants. Pour elle, il est donc obligé de respecter son obligation de formation…
« Non », confirme le juge : l’employeur ne manque pas ici à ses obligations ici puisque l’obligation de formation ne lui impose que de maintenir les salariés dans leur emploi, et non d’assurer une formation initiale pour accéder à d’autres emplois…
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Perte de la moitié du capital social = régularisation obligatoire ?
Une société traverse une période difficile. Pour y remédier dans les meilleures conditions possibles, le dirigeant décide d'entamer une procédure de sauvegarde.
Constatant dans le même temps que le montant de ses capitaux propres se situe désormais à un niveau inférieur à la moitié du capital social, il se demande s'il doit aussi engager la procédure applicable dans ce cas, à savoir porter à la connaissance des tiers cette situation en convoquant une assemblée générale extraordinaire afin de voter pour la dissolution de la société ou la poursuite de l'activité avec obligation de reconstituer les capitaux propres dans un délai de 2 ans.
Doit-il entamer cette procédure de régularisation ?
La bonne réponse est... Non
Lorsqu'une société constate que le montant de ses capitaux propres devient inférieur à la moitié de son capital social, la loi impose une procédure spéciale : les associés, réunis en assemblée générale, doivent décider soit la dissolution de la société, soit la poursuite de l'activité en s'engageant à régulariser la situation dans un délai de 2 ans.
Il faut toutefois noter que cette réglementation n'est pas applicable aux sociétés qui se retrouvent en procédure de sauvegarde, de redressement judiciaire ou de liquidation judiciaire. Il en est de même pour les sociétés en nom collectif (SNC), les sociétés en commandite simple (SCS) et les sociétés civiles immobilières (SCI) qui n’ont pas d’obligation à respecter dans l'hypothèse où le niveau de leurs capitaux propres devient inférieur à la moitié de leur capital social.
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C’est l’histoire d’un employeur pour qui un arrêt maladie efface un peu d’ancienneté…
Après un arrêt maladie de plus de 2 mois, une salariée est de nouveau arrêtée, cette fois à la suite d’un accident du travail. Estimant justifier d’1 an d’ancienneté au 1er jour de ce nouvel arrêt, elle réclame le maintien de son salaire…
« Impossible ! », conteste l’employeur : en retranchant ses précédents arrêts maladie non-professionnels, qui ont suspendu son contrat, la salariée n’atteint pas l’année d’ancienneté requise pour en bénéficier… Ce que la salariée réfute : pour calculer son ancienneté, il faut partir de sa date d’embauche, sans retirer ses arrêts de travail. Elle figure alors bien dans les effectifs de l’entreprise depuis plus d’1 an et a donc droit au maintien de son salaire…
Ce que confirme le juge, qui lui donne raison : en l’absence de texte contraire, l’ancienneté doit s’apprécier au 1er jour de l’arrêt concerné, sans pouvoir déduire les arrêts de travail non-professionnels. Ainsi, la salariée atteint bien 1 an d’ancienneté et son salaire doit être maintenu.
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C’est l’histoire d’un particulier qui voudrait réécrire le passé d’une société pour payer moins d’impôt…
Un particulier cède des titres qu’il détient depuis plus de 8 ans dans une société créée il y a moins de 10 ans, et réalise un gain important qu’il soumet à l’impôt après application d’un abattement renforcé de 85 %, tel que prévu dans ce cas…
Ce que lui refuse l’administration fiscale : elle rappelle, en effet, que ce dispositif de faveur suppose, entre autres conditions, que la société dont les titres sont vendus exerce de manière continue une activité commerciale, artisanale, industrielle, libérale ou agricole. Ce qui n’est pas le cas ici… Ce qui est au contraire le cas ici, conteste le particulier, puisqu’il s’agit d’une holding « animatrice » au jour de la vente…
Sauf qu’à sa création, la société n’exerçait qu’une activité civile de gestion de patrimoine de sorte que la condition liée à l’exercice continu d’une activité éligible n’est pas remplie ici, tranche le juge qui refuse l’application de l’abattement renforcé de 85 % au profit de l’abattement de droit commun de 65 %.
- Arrêt de la Cour administrative d’appel de Lyon du 16 avril 2026, n°24LY02196 (NP)
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C’est l’histoire d’une entreprise qui veut être la seule à profiter de son travail…
Une entreprise produisant des montres s’aperçoit qu’un autre horloger vend des montres avec des éléments visuels très proches des siens sur ses cadrans. Ces éléments ne pouvant être rattachés à une marque déposée, l’entreprise décide d’entamer une procédure pour « parasitisme »…
Ce qui n’a aucun sens pour l’horloger : le parasitisme est une notion liée à la concurrence déloyale, et il n’existe aucune concurrence entre les 2 vendeurs de montres. En effet, ce dernier avance le fait qu’ils visent des clientèles très différentes, son produit étant vendu 33 fois moins cher… Mais l’entreprise insiste : lorsque l’horloger vient utiliser des motifs qu’elle a elle-même développés, il profite indirectement de son image pour promouvoir ses propres produits, même s’il ne cherche pas à s’attribuer sa clientèle…
Ce que confirme le juge : une entreprise qui profite de l’image d’une autre pour promouvoir son activité commet un acte de parasitisme, même si elles ne sont pas directement en concurrence…
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C’est l’histoire d’un bar-restaurant qui pense avoir servi un agent des impôts infiltré…
Suite à un contrôle, un bar-restaurant se voit réclamer des rappels de TVA et des suppléments d’impôt sur les sociétés, après une reconstitution de son chiffre d’affaires (CA) opérée par l’administration fiscale en raison d’un ticket de caisse présentant des anomalies…
« Procédure irrégulière ! », conteste l’exploitant du bar-restaurant : la reconstitution de son CA est fondée sur un ticket de caisse obtenu pour des consommations personnelles par un agent des impôts, qui s’était présenté comme client dans l’établissement. Selon l’exploitant, le contrôle a immédiatement commencé le jour de la remise du ticket de caisse, sans notification officielle du contrôle, laquelle est intervenue postérieurement, ce qui est interdit…
Un argument qui ne convainc pas le juge : la circonstance qu’un agent des impôts, agissant en qualité de client ordinaire, se procure un ticket de caisse ne constitue ni un contrôle de terrain, ni un contrôle inopiné. La procédure de vérification est donc régulière ici…
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Tableau des cotisations sociales dues par les avocats - Année 2026
Les barèmes présentés ci-dessous sont ceux applicables en 2026.
1/ Cotisations dues au régime général de Sécurité sociale
Maladie-maternité | Revenus inférieurs à 9 612 € (20 % du Pass) | 0 % |
Revenus compris entre 9 612 € et 19 224 € (20 % à 40 % du Pass) | Taux progressif de 0 % à 1,50 % | |
Revenus compris entre 19 224 € et 28 836 € (40 % à 60 % du Pass) | Taux progressif de 1,50 % à 4 % | |
Revenus compris entre 28 836 € et 52 866 € (60 % à 110 % du Pass) | Taux progressif de 4 % à 6,50 % | |
Revenus compris entre 52 866 € et 96 120 € (110 % à 200 % du Pass) | Taux progressif de 6,50 % à 7,70 % | |
Revenus compris entre 96 120 € et 144 180 € (200 % à 300 % du Pass) | Taux progressif de 7,70 % à 8,50 % | |
Part des revenus supérieure à 144 180 € (300 % du Pass) | 6,50 % | |
Indemnités journalières | Dans la limite de 144 180 € (3 Pass) | 0,30 % |
Allocations familiales | Revenus inférieurs à 52 866 € (110 % du Pass) | 0 % |
Revenus compris entre 52 866 € et 67 284 € (110 % à 140 % du Pass) | Taux progressif de 0 % à 3,10 % | |
Revenus supérieurs à 67 284 € (140 % du Pass) | 3,10 % | |
CSG-CRDS | Revenu professionnel pris en compte pour le calcul des cotisations et contributions sociales | 9,70 % |
Formation professionnelle | Sur la base de 48 060 € | 0,25 % |
2/ Cotisations dues à la Caisse nationale des barreaux français (CNBF)
A) Retraite de base
Cotisation forfaitaire
Âge de l’activité | Montant |
1re année | 363 € |
2e année | 730 € |
3e année | 1 145 € |
4e année | 1 558 € |
5e année | 1 558 € |
6e année et plus, ou avocat âgé de 65 ans et plus | 1 988 € |
Cotisation proportionnelle au revenu net
Situation | Base de calcul | Taux / montant |
Avocat inscrit en 2026 | Assiette forfaitaire de 9 131 € | 292 € |
Avocat inscrit en 2025 | Assiette forfaitaire de 9 131 € | 292 € |
Avocat inscrit avant 2025 | Revenu net, dans la limite de 297 549 € | 3,20 % |
Montant provisoire dans l’attente du revenu réel 2024 puis 2025.
Retraite de base forfaitaire
Prestation | Montant / modalités |
Retraite de base forfaitaire à taux plein | 19 154 € |
Revalorisation au 1er janvier 2026 | 1,00 % |
Retraite de base sur carrière de retraité actif | 2 403 € |
Moins de 60 trimestres CNBF | Fraction de l’AVTS au prorata pour 60 trimestres, réévaluée au 1er janvier 2026 : |
Majoration de pension | La majoration éventuelle est calculée selon le mode le plus favorable entre : |
Majoration au-delà de 220 trimestres à la CNBF | 4 811 € |
Point Cavom | 40,53 € |
Contribution équivalente aux droits de plaidoirie
Valeur en revenu d’un droit de plaidoirie : 574 €
Plafond de revenus pris en compte : 297 549 €
Montant du droit de plaidoirie : 13 €
B) Invalidité-décès
Cotisation forfaitaire | Montant de la cotisation |
De la 1re à la 4e année | 68 € |
À partir de la 5e année, ou avocat âgé de 65 ans et plus | 170 € |
Retraités actifs au 1er janvier 2026 | 500 € |
Cotisation recouvrée auprès du Barreau, quelle que soit l’ancienneté ou l’âge du cotisant | 163 € |
Prestation | Montant / modalités |
Indemnité journalière pour invalidité temporaire | 90 € par jour |
Pension pour invalidité permanente | Elle varie selon la durée d’assurance : |
Capital-décès | 50 000 € |
Rente orphelin | Jusqu’à 21 ans, ou 25 ans en cas de poursuite d’études : |
La Prévoyance des Avocats (LPA) ou AON France gèrent la maladie, l’accident, l’hospitalisation du 1er au 90e jour ainsi que le forfait maternité, la rente d’invalidité partielle et le complément de rente d’invalidité totale.
C) Retraite complémentaire
Cotisations provisionnelles de début d’activité
Date d’inscription | Montant |
Avocat inscrit en 2026 | 639 € si classe 1 |
Avocat inscrit en 2025 | 639 € si classe 1 |
Assiette forfaitaire fixée à 19 % du plafond de la Sécurité sociale au 1er janvier 2026, soit 9 131 €.
Taux et plafonds de cotisations – assiette provisionnelle sur revenus 2024 puis 2025
Classe / revenu | De 1 € à 42 507 € | De 42 508 € à 85 014 € | De 85 015 € à 127 521 € | De 127 522 € à 170 028 € | De 170 029 € à 212 535 € |
C1 | 7,00 % | 10,40 % | 12,20 % | 14,00 % | 15,80 % |
C2 | 7,00 % | 11,60 % | 13,70 % | 15,80 % | 17,90 % |
C2+ | 7,00 % | 11,60 % | 13,70 % | 15,80 % | 20,40 % |
Coût d’acquisition du point : 12,5229 €
Valeur de service du point de retraite complémentaire à compter du 1er janvier 2026 : 1,0262 €
Montant annuel de la retraite complémentaire : nombre de points acquis durant la carrière multiplié par 1,0262 €.
D) Conjoint collaborateur
Le conjoint collaborateur a le choix de cotiser à 25 % ou 50 % des cotisations de son conjoint avocat. Les prestations lui sont versées à due proportion.
Cotisation proportionnelle pour la retraite de base
La cotisation proportionnelle est calculée sur 25 % ou 50 % des revenus du conjoint avocat, selon l’option choisie. Le taux de la cotisation proportionnelle est fixé à 3,20 %.
Retraite complémentaire
L’avocat et son conjoint collaborateur peuvent demander que la part de l’assiette du conjoint collaborateur, soit 25 % ou 50 % des revenus de l’avocat, soit déduite de l’assiette de cotisation de l’avocat lui-même. Cette option réduit la cotisation de l’avocat ainsi que le nombre de points acquis.
Invalidité-décès
Pour cette cotisation, le conjoint collaborateur peut opter pour 25 % ou 50 % de la cotisation entière, avec réduction des prestations éventuelles à due proportion.
Tableau des cotisations sociales dues par les experts-comptables et comptables agréés - Année 2026
1/. Cotisations sociales
A/. En cours d'activité
En métropole
Cotisation / contribution | Base de calcul | Taux |
|---|---|---|
Cotisations maladie maternité 1 | Revenus inférieurs à 9 612 € — 20 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, Pass | 0 % |
Revenus compris entre 9 612 € — 20 % du Pass — et 19 224 € — 40 % du Pass | Taux progressif de 0 % à 1,5 % | |
Revenus compris entre 19 224 € — 40 % du Pass — et 28 836 € — 60 % du Pass | Taux progressif de 1,5 % à 4 % | |
Revenus compris entre 28 836 € — 60 % du Pass — et 52 866 € — 110 % du Pass | Taux progressif de 4 % à 6,50 % | |
Revenus compris entre 52 866 € — 110 % du Pass — et 96 120 € — 200 % du Pass | Taux progressif de 6,5 % à 7,7 % | |
Revenus compris entre 96 120 € — 200 % du Pass — et 144 180 € — 300 % du Pass | Taux progressif de 7,7 % à 8,5 % | |
Part des revenus supérieure à 144 180 € — 300 % du Pass | 6,5 % | |
Cotisations maladie 2 — indemnités journalières maladie | Dans la limite de 144 180 € — 3 plafonds annuels de la Sécurité sociale, Pass | 0,30 % |
Allocations familiales | Revenus inférieurs à 52 866 € — 110 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, Pass | 0 % |
Revenus compris entre 52 866 € et 67 284 € — entre 110 % et 140 % du Pass | Taux progressif de 0 % à 3,10 % | |
Revenus supérieurs à 67 284 € — 140 % du Pass | 3,10 % | |
CSG-CRDS | Revenu d’activité | 9,70 % |
Revenus de remplacement | 6,70 % | |
Formation professionnelle | Sur la base de 48 060 € — 1 plafond annuel de la Sécurité sociale, Pass | 0,25 % |
Sur la base de 48 060 € — 1 Pass — profession libérale avec conjoint collaborateur | 0,34 % |
En Outre-mer — hors Mayotte
Cotisation / contribution | Base de calcul | Taux |
|---|---|---|
Cotisations maladie 1 | Revenus inférieurs ou égaux à 144 180 € | 8,50 % |
Part des revenus supérieure à 144 180 € — 3 plafonds annuels de la Sécurité sociale, Pass | 6,50 % | |
Cotisations maladie 2 — indemnités journalières maladie | Dans la limite de 144 180 € — 3 plafonds annuels de la Sécurité sociale, Pass | 0,30 % |
Allocations familiales | Revenu professionnel dans sa totalité | 3,10 % |
CSG-CRDS | Revenu d’activité | 9,70 % |
Revenus de remplacement | 6,70 % | |
Contribution formation professionnelle due au titre de 2026, payable en novembre 2026 — chef d’entreprise seul | Sur la base de 48 060 € — 1 plafond annuel de la Sécurité sociale, Pass | 0,25 % |
Contribution formation professionnelle due au titre de 2026, payable en novembre 2026 — chef d’entreprise avec conjoint collaborateur | Sur la base de 48 060 € — 1 plafond annuel de la Sécurité sociale, Pass | 0,34 % |
Le montant des cotisations de retraite complémentaire et d’invalidité-décès est variable suivant la caisse de retraite. Le détail de calcul est disponible sur cnavpl.fr.
Début d’activité — 24 mois
À compter de la date de création de votre entreprise, vous pouvez bénéficier pendant 24 mois d’une exonération des cotisations et contributions sociales suivantes : maladie 1, maladie 2 — indemnités journalières, retraite de base, invalidité-décès, allocations familiales et CSG-CRDS.
Cette exonération est fixée en fonction de votre revenu professionnel.
Exonération selon les revenus
Montant du revenu | Nature de l’exonération |
|---|---|
52 866 € < revenu < 72 090 € | Exonération égale à une valeur de 110 % du Pass. |
72 090 € < revenu < 120 150 € | Exonération dégressive. |
Revenu > 120 150 € | Pas d’exonération. |
Les cotisations de retraite de base, de retraite complémentaire et d’invalidité-décès restent dues. Elles sont calculées différemment en fonction de la caisse de retraite. Le montant de la contribution à la formation professionnelle est forfaitaire : 118 € pour 2025.
3e année et à compter de la 4e année
La 3e année d’activité, vous pouvez bénéficier d’un abattement de 75 % du revenu, dans la limite du plafond annuel de la Sécurité sociale — Pass, pour calculer les cotisations, à l’exception des cotisations de retraite de base, de retraite complémentaire, d’invalidité-décès et de la contribution à la formation professionnelle.
En fonction du revenu, l’abattement est dégressif.
À compter de la 4e année, le taux est de 50 % maximum, selon les mêmes conditions que pour la 3e année.
Exonération selon les revenus et l’année d’activité
Montant du revenu | 3e année | À partir de la 4e année |
|---|---|---|
Revenu < 72 090 € | 75 % | 50 % |
72 090 € < revenu < 120 150 € | Abattement dégressif | Abattement dégressif |
Revenu > 120 150 € | Pas d’abattement | Pas d’abattement |
B/. Début d'activité : cotisations et assiettes 2026
Début d’activité et exonération Acre
À compter de la date de votre début d’activité, vous êtes redevable de cotisations auprès des organismes de protection sociale. Ces cotisations sociales sont calculées sur la base de votre revenu d’activité non salariée.
Toutefois, lorsque vous débutez votre activité, ce revenu n’est pas connu. Les cotisations dues au titre des deux premières années d’activité sont donc calculées sur une base forfaitaire identique pour tous les organismes de protection sociale :
- 1re année en 2026 : 9 131 €, soit 19 % du plafond annuel de la Sécurité sociale — Pass 2026 ;
- 2e année en 2027 : 19 % du Pass 2027, montant non connu à ce jour.
Exonération Acre selon les revenus : maladie 1 et 2, retraite de base, invalidité-décès et allocations familiales (en métropole)
Montant du revenu | Nature de l’exonération |
|---|---|
Revenu inférieur ou égal à 36 045 € — 75 % du Pass | Exonération égale au quart du montant des cotisations maladie-maternité, indemnités journalières, allocations familiales, retraite de base et invalidité-décès. |
Revenu supérieur à 36 045 € et inférieur ou égal à 48 060 € — 75 % du Pass < revenu ≤ 100 % du Pass | Exonération partielle et dégressive des cotisations. |
Revenu supérieur à 48 060 € — 1 Pass | Pas d’exonération. |
En cas de création d’entreprise en 2026, vous pouvez bénéficier, sous conditions, de l’exonération Acre pendant 12 mois.
Durant cette période, les cotisations non exonérées sont calculées sur une base forfaitaire. Le montant est proratisé pour un début d’activité en cours d’année 2026, sauf pour la contribution à la formation professionnelle, qui est forfaitaire.
Cotisations non exonérées, calculées sur la base forfaitaire
Cotisations | Base forfaitaire de calcul | Taux | Montant annuel |
|---|---|---|---|
CSG-CRDS | 9 131 € — 19 % du Pass | 9,7 % | 886 € |
Formation professionnelle — CFP pour les chefs d’entreprise seuls | 48 060 € — 1 Pass | 0,25 % | 120 € |
Formation professionnelle — CFP pour les chefs d’entreprise avec conjoint collaborateur | 48 060 € — 1 Pass | 0,34 % | 163 € |
En cas d’exonération Acre dégressive ou en cas d’absence d’exonération Acre, un complément de cotisations non exonérées sera réclamé en 2027, après la régularisation effectuée sur la base de la déclaration de vos revenus définitifs 2026.
2/. Retraite de base
Montant de vos revenus 2025 | Montant de vos cotisations provisionnelles 2026 | Points attribués | Trimestres acquis |
|---|---|---|---|
Revenus de 5 409 € à 240 300 € |
|
|
|
Revenus supérieurs ou égaux à 240 300 € ou revenus non déclarés |
|
| |
Revenus compris entre 0 € et 5 409 € | 573 € | Points attribués selon la cotisation minimale. |
3/. Retraite complémentaire
Retraite complémentaire
Votre cotisation est fixée selon un barème, en fonction de vos revenus nets non salariés 2025.
Pour améliorer vos droits, vous pouvez opter pour la classe immédiatement supérieure à celle qui correspond à votre tranche de revenus professionnels.
Prévoyance
Votre cotisation au régime de prévoyance est due jusqu’à vos 70 ans si vous êtes encore en activité ou si vous cumulez emploi et retraite.
Vous pouvez opter pour la classe immédiatement supérieure à celle qui correspond à vos revenus.
Classe | Montant de vos revenus nets non salariés 2025 | Montant de votre cotisation 2026 | Points attribués | Cotisation de conjoint |
|---|---|---|---|---|
Classe A | De 0 € à 14 919 € | 898 € | 54 pts | 269 € |
Classe B | De 14 920 € à 31 842 € | 3 476 € | 209 pts | 1 043 € |
Classe C | De 31 843 € à 44 822 € | 5 554 € | 334 pts | 1 666 € |
Classe D | De 44 823 € à 65 572 € | 8 282 € | 498 pts | 2 485 € |
Classe E | De 65 573 € à 81 454 € | 12 589 € | 757 pts | 3 777 € |
Classe F | De 81 455 € à 99 946 € | 18 260 € | 1 098 pts | 5 478 € |
Classe G | De 99 947 € à 134 854 € | 20 222 € | 1 216 pts | 6 067 € |
Classe H | De 134 855 € à 181 208 € | 25 627 € | 1 541 pts | 7 688 € |
Classe I | Au-delà de 181 208 € | 30 616 € | 1 841 pts | 9 185 € |
