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C’est l’histoire d’un salarié victime d'un accident (du travail ?)...

Durée : 02:04
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C’est l’histoire d’un salarié victime d'un accident (du travail ?)...

01 décembre 2023

Après avoir constaté une panne de connexion internet, un salarié en télétravail sort de chez lui pour en rechercher la cause… et est victime de la chute d’un poteau téléphonique qui lui occasionne plusieurs fractures. Un accident du travail, pour le salarié… Un accident certes, mais pas « du travail », conteste l’employeur…

Sauf qu’il est sorti de chez lui pour comprendre l'origine de la panne, la liaison internet étant essentielle pour son travail, rappelle le salarié : il est donc sorti de son domicile pour les besoins de son activité professionnelle. Sauf qu’en sortant de son domicile pour vérifier cette panne, son « lieu de travail » lorsqu’il est en télétravail, le salarié a interrompu son travail ; il a donc cessé sa mission pour un motif personnel. D’autant qu’à aucun moment il ne lui a demandé de vérifier les causes de la coupure, fait en outre remarquer l’employeur…

Ce que confirme le juge, qui donne raison à l’employeur : il ne s’agit pas ici d’un accident « du travail » !

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Actu Sociale

Inondations : le recours à l’activité partielle est possible !

29 novembre 2023 - 3 minutes
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De nombreuses entreprises ont été victimes des inondations ayant eu lieu dans les départements du Pas-de-Calais et du Nord en octobre et novembre 2023. Dans ce contexte, l’État rappelle que le dispositif d’activité partielle peut être sollicité. Sous quelles conditions ?

Rédigé par l'équipe WebLex.

Inondations : un dispositif d’activité partielle adapté

Pour mémoire, l’activité partielle permet à l’employeur de réduire l’horaire de travail ou de fermer temporairement l’établissement, ou une partie de l’établissement, s’il rencontre des difficultés ponctuelles.

À la suite des inondations intervenues en octobre et novembre 2023 dans les départements du Pas-de-Calais et du Nord, le dispositif d’activité partielle peut être mobilisé :

  • par les employeurs dont les entreprises sont directement sinistrées, sous couvert du motif suivant : « sinistre ou intempéries de caractère exceptionnel ». L’autorisation peut être accordée pour une durée de 6 mois renouvelable, sans limitation de durée ;
  • par les employeurs directement affectés par l’arrêt ou la baisse de l’activité d’autres entreprises sinistrées ou par l’impossibilité d’utiliser, pour leur activité, les voies de circulation coupées, sous couvert du motif « tout autre circonstance de caractère exceptionnel ». Dans cette hypothèse, il faudra prouver l’existence d’un lien direct entre l’activité exercée et les perturbations liées aux inondations, et démontrer avoir tout mis en œuvre pour trouver une solution alternative au placement en activité partielle (télétravail, prise de congés payés, etc.) ;
  • lorsque la baisse ou l’interruption de l’activité résulte de l’impossibilité, pour les salariés, de se rendre sur leur lieu de travail en raison de l’interruption des voies de circulation. La demande d’activité partielle devra se limiter à la durée de l’interruption des voies de circulation et l’employeur devra démontrer l’impossibilité pour les salariés de se rendre sur le lieu de travail. Il devra également apporter la preuve qu’il a tout mis en œuvre pour trouver une solution alternative au placement en activité partielle (télétravail, prise de congés payés, etc.).

Pour les 2 dernières situations, l’autorisation d’activité partielle peut être accordée pour 3 mois maximum, renouvelable dans la limite de 6 mois, sur une période de référence de 12 mois consécutifs.

Les salariés placés en activité partielle perçoivent pour les heures chômées au titre de l’activité partielle une indemnité à hauteur de 60 % de leur rémunération antérieure brute.

L’employeur, quant à lui, reçoit une allocation d’activité partielle versée par l’État équivalente à 36 % de la rémunération antérieure brute du salarié placé en activité partielle.

Attention, l’employeur dispose d’un délai de 30 jours à compter de la date de placement de ses salariés en activité partielle pour déposer sa demande d’autorisation auprès de l’autorité administrative, au moyen de la plateforme dédiée : https://activitepartielle.emploi.gouv.fr/apart/.

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Actu Juridique

Chefs d’entreprise : le Gouvernement vous demande votre avis !

29 novembre 2023 - 1 minute
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Afin de mener des travaux de simplification, le Gouvernement cherche à identifier les problématiques vécues comme des freins administratifs pour les chefs d’entreprise. Il lance donc une consultation.

Rédigé par l'équipe WebLex.

Chefs d’entreprise : le Gouvernement lance une consultation

Les chefs d’entreprise peuvent être confrontés à des démarches parfois lourdes et complexes : face à ce constat, les Rencontres de la simplification ont été lancées le 15 novembre 2023 par le Gouvernement.

Elles visent à recueillir les contributions de chefs d’entreprises français pour « faciliter, améliorer, simplifier leur vie dans la compréhension des normes, dans leurs relations avec les administrations, dans leurs démarches du quotidien ».

La consultation est disponible ici. Il est possible d’y participer jusqu’au 29 décembre 2023.

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Le coin du dirigeant

Indemnités de départ à la retraite : une imposition étalée ?

28 novembre 2023 - 2 minutes
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En 2019, le dispositif optionnel d’étalement de l’impôt sur le revenu dû sur la fraction imposable des indemnités de départ à la retraite a été supprimé. Une suppression problématique, selon un député, notamment au regard du contexte inflationniste actuel. Qu’en pense le Gouvernement ?

Rédigé par l'équipe WebLex.

Indemnités de départ à la retraite : un dispositif fiscal ressuscité ?

La mise en place du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu, en 2019, a entraîné la disparition de certains dispositifs fiscaux.

Parmi eux, un dispositif optionnel d’étalement qui permettait de répartir sur 4 années la fraction imposable des indemnités de départ volontaire en retraite ou de mise à la retraite, donc d’étaler le paiement de l’impôt sur 4 années.

Interrogé sur la possibilité de restaurer ce dispositif de faveur au regard des problématiques liées à l’inflation, le Gouvernement répond par la négative.

Il en profite pour rappeler que :

  • si le départ du salarié intervient dans le cadre d’une mise à la retraite décidée par l’employeur, l’indemnité versée à cette occasion est exonérée d’impôt dans la limite du plus élevé des deux montants suivants :
    • le montant légal ou conventionnel ;
    • 50 % de l’indemnité totale ou double de la rémunération annuelle brute de l’année civile précédente, dans la limite de 5 fois le plafond annuel de la sécurité sociale ;
  • il est toujours possible de demander l’application du mécanisme du quotient pour le calcul de l’impôt sur le revenu dû au titre des indemnités de départ à la retraite. Pour mémoire, le système du quotient, qui s’applique aux revenus exceptionnels ou différés, consiste à ajouter le quart du revenu exceptionnel au revenu ordinaire, puis à multiplier par 4 le supplément d’impôt correspondant.
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Salariés : comment sont taxées les sommes perçues en fin d’activité ?
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Actu Sociale

Bulletin de paie et montant net social : des précisions administratives

28 novembre 2023 - 2 minutes
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Le montant net social est une rubrique qui apparaît sur les bulletins de paie des salariés depuis le 1er juillet 2023. L’administration, dans sa documentation, vient d’apporter quelques précisions utiles. Lesquelles ?

Rédigé par l'équipe WebLex.

Montant net social : du nouveau dès le 1er janvier 2024

Pour rappel, le montant net social est constitué de l’ensemble des sommes brutes correspondant aux rémunérations et revenus de remplacement versés par les employeurs (salaires, primes, rémunération des heures supplémentaires, etc.), diminuées des cotisations et contributions sociales qui leur sont applicables.

Il n’est ni défini en fonction de l’assiette fiscale ni en fonction de l’assiette sociale. C’est bien l’ensemble des ressources du salarié qui doit être pris en compte.

Cette rubrique apparaît sur les bulletins de paie depuis le 1er juillet 2023.

S’agissant de son calcul, 2 nouvelles précisions viennent d’être apportées par l’administration sociale.

À partir du 1er janvier 2024 :

  • toutes les cotisations salariales et patronales finançant des garanties collectives de protection sociale complémentaire devront être déduites du montant net social ;
  • les IJSS (indemnités journalières de sécurité sociale), y compris dans les cas de subrogation de l’employeur, devront être prises en compte dans le montant net social figurant sur le bulletin de paie.

Néanmoins, concernant les IJSS, 2 situations devront être distinguées :

  • en cas de subrogation par l’employeur : les IJSS seront intégrées dans le montant net social, déclaré et pris en compte dans le montant figurant sur le bulletin de paie ;
  • en l’absence de subrogation par l’employeur (c’est-à-dire lorsque le salarié perçoit directement les IJSS de l’assurance maladie) : les indemnités seront intégrées dans le montant net social qui est affiché et déclaré par les organismes d’assurance maladie.
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Bulletin de paie : que devez-vous vérifier ?
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Actu Sociale

Compte AT/MP : l’heure est venue de s’inscrire !

28 novembre 2023 - 1 minute
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Les employeurs ont l’obligation de s’inscrire au compte AT/MP avant une certaine date, afin de consulter leur taux de cotisation couvrant les risques accidents du travail et maladies professionnelles (AT/MP), leur bilan individuel des risques professionnels, etc. À quelle date est fixée cette échéance pour 2023 ? Réponse.

Rédigé par l'équipe WebLex.

Compte AT/MP : une inscription obligatoire pour les employeurs

Pour rappel, les employeurs sont redevables d’une cotisation couvrant les risques accidents du travail et maladies professionnelles (AT/MP).

À ce titre, ils ont l’obligation de s’inscrire (gratuitement) sur le compte AT/MP avant le 11 décembre 2023.

Notez qu’à défaut d’inscription, la caisse régionale dont dépend l’employeur pourra lui infliger une pénalité forfaitaire.

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Comprendre la tarification des risques d’accidents du travail et des maladies professionnelles
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Le coin du dirigeant

Feux de forêts : le débroussaillement, c’est maintenant !

28 novembre 2023 - 2 minutes
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Depuis le début de l’année 2023, le Gouvernement a lancé une campagne de prévention contre les feux de forêts. L’un des moyens les plus efficaces est celui du débroussaillement. En cette période d’automne, le Gouvernement appelle les concernés à anticiper l’été 2024. Revue de détails.

Rédigé par l'équipe WebLex.

Débroussaillement : commencez votre ménage d’automne !

L’été vous semble encore loin ? C’est vrai ! Mais l’automne est le moment idéal pour débroussailler autour de votre maison et créer une « ceinture de sécurité ». Pourquoi ? Parce que, comme le rappellent les pouvoirs publics, les végétaux ont actuellement moins de feuilles, ce qui les rend plus faciles d’accès.

Pour rappel, le débroussaillement consiste à réduire la masse des végétaux, et donc de combustibles, sur un terrain, en créant des discontinuités dans la végétation. Cette opération permet d'éviter les départs de feu, de limiter la propagation des incendies, d'assurer aux pompiers en intervention un accès sécurisé et de protéger son habitation.

Certains territoires, particulièrement touchés par les incendies, font l’objet d’une obligation légale de débroussaillement (OLD), avec des consignes particulières fixées par la préfecture. N’hésitez pas à vous renseigner car le débroussaillement relève de votre responsabilité !

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Le coin du dirigeant

Salarié du particulier employeur : que faire en cas d’arrêt de travail ?

28 novembre 2023 - 2 minutes
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Comme tous les employeurs, les particuliers employeurs doivent honorer leurs obligations concernant les arrêts de travail des salariés. Ce qui, en pratique, n’est pas toujours le cas et complique parfois la réception par ces salariés, en arrêt de travail, de leurs indemnités journalières de sécurité sociale. Comment faire alors pour faciliter ce versement ?

Rédigé par l'équipe WebLex.

Salarié du particulier employeur : des déclarations facilitées

Les salariés travaillant chez plusieurs particuliers employeurs, souvent utilisateurs du Chèque emploi service universel (CESU), rencontrent parfois des difficultés à obtenir le versement de leurs indemnités journalières de sécurité sociale (IJSS) en cas d’arrêt de travail.

Pour calculer ces indemnités, en effet, la CPAM (caisse primaire d’assurance maladie) doit connaître le montant de la rémunération totale perçue sur les 3 derniers mois auprès de chaque employeur.

Or si les entreprises structurées peuvent déclarer via la DSN les arrêts de travail et faciliter le versement des IJSS, il en va différemment des particuliers employeurs qui connaissent rarement leurs obligations en la matière.

Pour rappel et à l’instar des autres employeurs, en cas d’arrêt de travail du salarié, le particulier employeur doit le déclarer via le système déclaratif CESU en complétant l’attestation d’emploi… Ce qui est rarement fait en pratique.

Fort de ce constat, un sénateur interroge le Gouvernement : comment faire pour faciliter le versement des indemnités journalières de sécurité sociale aux salariés des particuliers employeurs ?

Le Gouvernement commence par rappeler qu’il a fait évoluer le dispositif CESU pour simplifier les démarches des salariés concernés.

Depuis 2022, les salariés déclarés via le CESU peuvent adresser directement à la CPAM une attestation sur l’honneur spécifique, ainsi que les volets 1 et 2 de leur arrêt de travail.

Cette démarche permet ainsi de procéder plus rapidement au versement des IJSS et ainsi, de faciliter les démarches pour les salariés des particuliers employeurs.

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Embaucher en CDD

Le CDD Tremplin et l’entreprise adaptée de travail temporaire (EATT)

Date de mise à jour : 12/02/2024 Date de vérification le : 12/02/2024 14 minutes

Afin de soutenir l’emploi des personnes en situation de handicap, le Gouvernement instaure deux dispositifs : le contrat à durée déterminée tremplin (CDD Tremplin) et l’entreprise adaptée de travail temporaire (EATT). En quoi consiste ces expérimentations ? Réponse.

Rédigé par l'équipe WebLex.
Le CDD Tremplin et l’entreprise adaptée de travail temporaire (EATT)

Le CDD Tremplin

Qu’est-ce que c’est ? Certaines entreprises, agrées par l'État, adaptées peuvent recourir au CDD pour expérimenter un accompagnement des transitions professionnelles afin de favoriser la mobilité professionnelle des travailleurs handicapés vers les autres entreprises, à condition de respecter un cahier des charges national. Les candidatures sont instruites par le préfet de région. Les entreprises retenues figurent sur une liste arrêtée par le ministre du Travail et concluront un avenant à leur contrat d’objectifs, dans les 15 jours suivant l’arrêté.

Contenu de l’avenant au contrat d’objectifs. L’avenant sera conclu pour une durée qui ne peut pas excéder celle de l’agrément existant. Il comportera : 

  • le nombre de postes ouvrant droit à l’aide financière ;
  • les modalités d’accompagnement, d’encadrement et de formation professionnelles des travailleurs handicapés pour favoriser la réalisation de leur projet professionnel et leur mobilité vers d’autres employeurs dans des conditions adaptées ;
  • la présentation des moyens mobilisés pour mettre en œuvre l'accompagnement, l'encadrement et la formation professionnelle des travailleurs handicapés embauchés ;
  • les engagements en termes d'accès et de retour à l'emploi pris par l'entreprise et les indicateurs destinés à rendre compte des actions et des résultats ;
  • les modalités de suivi, de contrôle et d'évaluation de l'avenant relatif à la mise en œuvre de l'expérimentation.).

Une aide de l’État. Dans le cadre de cette expérimentation, les entreprises retenues peuvent bénéficier d'une aide financière de l'État, versée mensuellement par l’Agence de services et de paiement (ASP). Elle est destinée à compenser les conséquences du handicap et des actions engagées pour l'emploi des travailleurs handicapés. Elle ne se cumule pas avec une autre aide de l’État de même nature et portant sur le même objet. 

Montant de l’aide financière. Le montant de l’aide comprend un montant socle et un montant modulé :

  • le montant annuel socle de l'aide, revalorisé chaque année, est fixé, pour au 1er mai 2023, à  12 076  € (ou 9 116 € à Mayotte)  par poste de travail occupé à temps plein, réduit à due proportion du temps de travail effectif ou assimilé ;
  • le montant de la part modulée de cette aide peut varier de 0 % à 10 % du montant socle en fonction des résultats atteints compte tenu :
    • des caractéristiques des personnes embauchées en « CDD tremplin »,
    • des actions et des moyens mis en œuvre pour accompagner la réalisation du projet professionnel et la mobilité professionnelle de chaque salarié vers un autre employeur public ou privé,
    • des résultats constatés à la sortie de l'entreprise adaptée autorisée à mettre en œuvre l'expérimentation.

Minoration du montant de l’aide. Une aide minorée est versée à l'entreprise adaptée qui assure, en application de la loi ou de dispositions conventionnelles, un maintien de salaire pendant les périodes d’arrêt maladie indemnisées par la Sécurité sociale. Le montant de cette aide minorée est calculé sur la base de 30 % du Smic horaire brut. Il tient compte de la durée du travail applicable ou de la durée inscrite au contrat en cas de travail à temps partiel, dans la limite de la durée légale du travail. Lorsque l'absence ne recouvre pas un mois civil entier, l'aide est réduite au prorata du nombre d'indemnités journalières versées.

Critères du CDD. Le CDD devra :

  • être conclu avec un travailleur handicapé sans emploi ou qui risque de perdre son emploi à cause de son handicap ;
  • fixer une durée de 4 mois minimum, renouvelable par décisions successives d'un an maximum, dans la limite d'une durée totale de 24 mois ; à savoir que cette limite peut être dépassée : 
    • dans le but d'achever une formation en cours de réalisation à l'échéance du contrat et jusqu'à l'achèvement de cette formation,
    • après avis de Cap-Emploi, pour le salarié d'au moins 50 ans qui rencontre des difficultés particulières dont l'absence de prise en charge ferait obstacle à son insertion durable dans l'emploi ;
  • prévoir une durée hebdomadaire ne pouvant pas être inférieure à 20 heures sauf, lorsque le contrat le prévoit, pour mettre en œuvre des modalités d'accompagnement du projet professionnel adaptées à ses possibilités afin qu'il obtienne ou conserve un emploi ; cette durée peut varier sans excéder la durée légale hebdomadaire.

Un bilan annuel d’activité. L'entreprise adaptée autorisée à mettre en œuvre l'expérimentation transmet un bilan annuel d'activité précisant, pour les salariés embauchés dans le cadre d’un « CDD tremplin », les actions mises en œuvre et leurs résultats à l'issue du parcours dans la structure. Ce document précise les réalisations en termes de suivi, d'accompagnement et d'encadrement professionnel des personnes, comportant notamment les mentions suivantes :

  • ­les moyens affectés à la réalisation de ces actions ;
  • ­les caractéristiques des personnes embauchées et de leur contrat de travail ;
  • ­la nature, l'objet, la durée des actions de suivi individualisé et d'accompagnement professionnel des personnes ;
  • ­le cas échéant, les propositions d'action sociale faites à la personne pendant la durée du contrat et avant la sortie de la structure ;
  • ­les propositions d'orientation professionnelle, de formations notamment pré-qualifiante ou qualifiante et d'emploi faites aux personnes ainsi que les suites qui leur auront été données ;
  • ­les résultats en termes d'accès et de retour à l'emploi des personnes sorties de la structure.

Contrôle. La bonne exécution de l’avenant par l’entreprise adaptée est contrôlée par le préfet de région, auquel elle fournira, sur simple demande, tout élément permettant d’opérer ce contrôle et de vérifier la réalité des actions d’accompagnement et de formation mises en œuvre ainsi que leurs résultats.

Non-respect des obligations. Lorsque le préfet de région constate, au contraire, qu’elle ne respecte pas l’avenant, il informe l’entreprise adaptée par lettre recommandée de son intention de résilier cet avenant. Elle a alors 1 mois pour faire connaître ses observations. Le préfet pourra demander le remboursement des sommes indument perçues. Il observe la même procédure lorsque l’aide financière est obtenue à la suite de fausses déclarations. Lorsque l’avenant est résilié dans ces conditions, les « CDD tremplins » en cours se poursuivent jusqu’à leur terme mais l’entreprise adaptée ne bénéficie plus d’aucune aide financière de l’État.

Suspension et rupture du contrat. Le CDD pourra être suspendu pour permettre au travailleur d'accomplir une période d'essai afférente à une offre d'emploi visant une embauche en CDI ou en CDD d'au moins 6 mois ou, en accord avec l'employeur, pour effectuer une période de mise en situation en milieu professionnel. Le contrat pourra être rompu, à l'initiative du salarié, pour lui permettre de suivre une formation qualifiante.

L’entreprise adaptée de travail temporaire (EATT)

Qu’est-ce que c’est ? Les entreprises adaptées peuvent créer des entreprises adaptées de travail temporaire (EATT) pour favoriser les transitions professionnelles des travailleurs handicapés vers les autres entreprises. La durée de travail du travailleur handicapé pourra être inférieure à 24 heures par semaine si sa situation de handicap le justifie. La durée des missions pourra être portée à 24 mois (renouvellement compris). 

Modalités de participation à l’expérimentation EATT. Pour participer, les entreprises adaptées agrées peuvent constituer une personne morale distincte, quel que soit son statut juridique, dans laquelle elles détiendront le pouvoir de décision. Elles devront respecter un cahier des charges, afin de présenter leur candidature au préfet de région. 

Contenu du contrat. Dans le délai d’un mois suivant la parution de cette liste, l’entreprise adaptée de travail temporaire (EATT) conclura avec le préfet de région un contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens, qui leur permettra de recruter et de déployer leurs moyens d’accompagnement des travailleurs handicapés intérimaires. Il comprend :

  • l'autorisation de l'autorité administrative et l'attestation de garantie financière exigées de toute entreprise de travail temporaire ;
  • une présentation du projet économique et social de la structure visant à favoriser l'accès à l'emploi des travailleurs reconnus handicapés précisant :
    • les données relatives à l'identification de l'entreprise et un descriptif de ses activités,
    • les modalités d'accompagnement, d'encadrement et de formation professionnelle des travailleurs handicapés destinées à favoriser la réalisation de leur projet professionnel et leur mobilité vers d'autres employeurs publics ou privés dans des conditions adaptées ;
  • la présentation des moyens mobilisés pour mettre en œuvre l'accompagnement, l'encadrement et la formation professionnelle des travailleurs handicapés ;
  • l'enveloppe financière susceptible d'être accordée par l'État, qui correspond au produit entre le nombre d'équivalent temps plein accompagné et le montant de l'aide financière de l’État ;
  • les engagements en termes d'accès et de retour à l'emploi pris par l'entreprise et les indicateurs destinés à rendre compte des actions et des résultats ;
  • les documents administratifs, comptables et financiers à transmettre au préfet de région ;
  • les modalités de suivi, d'évaluation et de résiliation du contrat.

Une aide de l’État. Notez que l’effectif de salariés intérimaires de l’EATT doit être de 100 %. L’embauche de travailleurs handicapés sans emploi, ou risquant de perdre leur emploi, ouvre droit à une aide financière de l’État versées par l’Agence de services et de paiement. Le montant annuel de cette aide est fixé à 5 133€ (ou 3 874 € à Mayotte)  par équivalent temps plein accompagné. Ce montant est réduit au prorata du temps de travail effectif ou assimilé.

Exécution du contrat. Chaque année, l’EATT transmet au préfet de région un bilan annuel d’activité précisant, pour les salariés qu’elle emploie, les actions mises en œuvre et leurs résultats à l’issue du parcours dans la structure. Ce document précise les réalisations en termes de suivi, d'accompagnement et d'encadrement professionnel des personnes et comporte les mentions suivantes :

  • les moyens affectés à la réalisation de ces actions ;
  • les caractéristiques des personnes embauchées et de leur contrat de travail ;
  • la nature et l'objet des actions de suivi individualisé et d'accompagnement professionnel des personnes ;
  • le cas échéant, les propositions d'action sociale faites à la personne pendant la durée du contrat et avant la sortie de la structure ;
  • les propositions faites, selon les besoins de la personne concernée, d'orientation professionnelle, de formations notamment pré-qualifiante ou qualifiante et d'emploi, ainsi que les suites qui leur auront été données ;
  • les résultats en termes d'accès et de retour à l'emploi des personnes sorties de la structure.

Contrôle. C’est le préfet qui contrôle l’exécution du contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens. S’il constate que l’EATT ne le respecte pas, en matière d’accompagnement ou de formation des travailleurs, le préfet de région informera l’entreprise, par tout moyen conférant date certaine, de son intention de rompre le contrat. Celle-ci disposera d’un délai d’un mois pour présenter ses observations.

Prolongation transitoire possible de l’aide. Par dérogation et à titre transitoire, les EATT peuvent continuer à se prévaloir de l’avenant financier précédent jusqu’à la conclusion d’un nouvel avenant. Notez toutefois qu’au-delà du 30 avril de l'année suivant celle sur laquelle porte l'avenant financier, le versement des aides financières sera suspendu jusqu’à la conclusion d’un nouvel avenant.

Remboursement. À l’issue de ce délai d’un mois, le préfet de région pourra demander le reversement des sommes indûment versées au titre de l’aide financière. Ce remboursement est toujours exigé lorsque l’aide a été obtenue au moyen de fausses déclarations.

Poursuite des contrats de mission. En cas de résiliation du contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens, et si aucun nouveau contrat d’objectifs n’est conclu, les contrats de travail temporaire en cours se poursuivent jusqu’à leur terme, sans le bénéfice de l’aide financière.

Concernant l’obligation d’emploi. Les entreprises adaptées de travail temporaire, pour déterminer leur obligation d’emploi, ne tiennent pas compte, dans leur effectif, des salariés mis à disposition d’entreprises utilisatrices (lesquelles doivent déjà en tenir compte). L’Urssaf leur communiquera, en principe le 31 janvier N+1 au plus tard leur effectif de salariés relevant d'un emploi exigeant des conditions d'aptitude particulière. De leur côté, les entreprises adaptées de travail temporaire doivent transmettre à chaque entreprise utilisatrice une attestation annuelle portant sur le nombre de bénéficiaires de l'obligation d'emploi mis à sa disposition.
 

À retenir

Le CDD Tremplin et l’entreprise adaptée de travail temporaire (EATT) sont 2 expérimentations mises en place par le Gouvernement afin de favoriser les transitions professionnelles des travailleurs handicapés. Afin d’inciter les entreprises à recourir à ces dispositifs, des aides d’État ont été créées.

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