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C’est l’histoire de la nouvelle propriétaire d’une maison qui estime que le compte n’y est pas…

11 janvier 2023

La nouvelle propriétaire d’une maison avec jardin se rend compte que le terrain est finalement plus petit (321 m²) que la contenance indiquée sur l’annonce publiée par l’agent immobilier (160 m² + 350 m²). Ce qui la pousse à demander des dommages-intérêts aux vendeurs…

« Je pensais acheter un bien de 160 m² avec un jardin de 350 m² ! », leur reproche la nouvelle propriétaire, qui estime qu’elle aurait dû être informée que le jardin n’allait notamment pas jusqu’à la clôture visible du terrain. Selon elle, l’acte de vente n’est pas clair à ce sujet… Acte de vente qui mentionne justement que le terrain est de 3 ares et 21 centiares, soit 321 m², font remarquer les vendeurs : la nouvelle propriétaire a donc bien eu la bonne information…

« En effet ! », confirme le juge, pour qui cette unité de mesure est systématiquement utilisée dans les actes notariés et n’est donc pas incompréhensible pour les profanes. Elle était donc parfaitement au courant que le terrain mesurait bien 321 m²...


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C’est l’histoire d’un artisan qui veut renégocier son devis à la hausse…

04 janvier 2023

Un artisan fait signer un devis pour des travaux de réhabilitation d’un immeuble, que son client accepte. Durant le chantier, il est contraint de réaliser des travaux supplémentaires : il réclame alors une hausse du prix de sa prestation…

« Non ! », proteste le client, se prévalant du devis que l’artisan lui a fait signer : il y est, en effet, indiqué que le montant des travaux est « ferme, forfaitaire, global et non révisable ». L’artisan ne peut donc pas réclamer une hausse de la rémunération de sa prestation. « Si ! », persiste celui-ci : après la signature du devis, des travaux supplémentaires importants ont été demandés par le client et le cahier des clauses techniques particulières sur lequel il s’est fondé pour établir le devis a été profondément modifié. Et le tout représente une augmentation du devis de 23 %, ce qui n’est pas négligeable, selon lui…

… et selon le juge, qui donne raison à l’artisan, lui permettant d’obtenir une augmentation de la rémunération de sa prestation !


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C’est l’histoire d’un locataire qui sous-loue son appartement sur Airbnb… ce que son bailleur apprend…

14 décembre 2022

Un locataire décide de sous-louer son appartement sur Airbnb, en période de vacances. Mais son bailleur, qui n’a jamais donné son autorisation, et alors même que le contrat de bail l’interdit, finit par l’apprendre : il réclame alors au locataire de lui reverser toutes les sommes perçues par le biais d’Airbnb…

Un remboursement refusé par le locataire : le bailleur n’a subi aucun préjudice, ayant toujours perçu le loyer de son locataire. En outre, même si elle est illicite, la sous-location via des plateformes du type Airbnb reste valable entre le locataire et le sous-locataire ce qui implique que le sous-locataire reste tenu de verser un sous-loyer qui profite au seul locataire. Le bailleur, non concerné par le contrat de sous-location, ne peut donc pas réclamer, et obtenir, les sous-loyers…

Ce que conteste le bailleur : pour lui, dès lors que la sous-location n’est pas autorisée, les sous-loyers perçus par le locataire doivent lui être intégralement reversés. À raison, confirme le juge.


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C’est l’histoire d’un artisan qui pose un parquet qui change de couleur…

07 décembre 2022

Un couple fait appel à un artisan pour la fourniture et la pose d’un parquet, qu’il choisit avec une teinte particulière. Peu de temps après les travaux, les lames de parquet changent de couleur. Un problème de conformité, qui mérite indemnisation pour le couple…

« Impossible ! », conteste l’artisan pour qui la « garantie légale de conformité », que met en avant le couple, ne joue pas ici : cette garantie s’applique au contrat de vente et de fourniture de biens meubles. Or, même s’il a bien fourni le parquet, il a surtout passé la majeure partie de son travail à le poser, de surcroît en répondant aux demandes spécifiques du couple, ce qui a nécessité un gros travail de découpe. Il n’a pas fait que « vendre » du parquet, bien au contraire…

« Exact ! », tranche le juge qui lui donne raison : l’artisan, s’il a fourni le parquet, a surtout fourni une prestation de pose du parquet, caractéristique d’un « contrat de louage d’ouvrage », pour lequel la garantie de conformité ne s’applique pas.


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C’est l’histoire d’un propriétaire dont le locataire commercial voudrait bien prendre sa place…

30 novembre 2022

Le propriétaire d’un local commercial informe son locataire qu’il a trouvé un acquéreur et lui demande, parce qu’il est, par principe, prioritaire, s’il veut lui-même acheter le local. « Oui ! », répond le locataire, qui refuse toutefois de payer les honoraires de l’agent immobilier en charge de la vente…

« C’est donc un non ! », répond le propriétaire, qui estime qu’en refusant de payer la totalité du prix de vente, le locataire n’active pas ce que l’on appelle son « droit de préférence ». « Si ! », maintient le locataire qui explique simplement que l’agent immobilier n’ayant pas servi à les mettre en relation, il n’a pas à percevoir d’honoraires. « Il doit être rémunéré ! », conteste le propriétaire pour qui, au regard de la clause instituant le droit de préférence, le locataire doit payer la totalité du prix convenu avec l’acquéreur évincé, y compris les honoraires de l’agent immobilier.

« Exact ! », confirme le juge, pour qui le locataire ne devient donc pas ici propriétaire…


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C’est l’histoire d’un associé qui vend ses parts sociales en plus-value mais qui en veut encore plus…

23 novembre 2022

Un associé décide de partir et, comme cela est prévu dans les statuts, les autres associés déterminent le prix de rachat de ses parts : ils lui proposent un prix de 2 300 € l’action et un paiement échelonné sur plusieurs années…

Sauf que, quelques années plus tard, l’associé sortant, mécontent du prix de rachat de ses parts, fait appel à un expert qui, lui, va déterminer un prix de l’action à… 48 600 € l’unité ! « Impossible ! », pour les autres associés qui, rapport d’expertise en main, se rendent compte que le prix est fondé sur les résultats de l’entreprise réalisés 7 ans après le rachat des parts. « Et alors ? », réplique l’ancien associé : les statuts ne précisent pas la date à retenir pour fixer le prix des parts…

« Justement ! », tranche le juge : en cas de silence des statuts, il est prévu que la valeur des parts soit déterminée à la date la plus proche de celle de leur rachat à l’associé… qui doit donc se contenter de la valeur établie entre associés au moment de son départ !


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C’est l’histoire d’un dépanneur à domicile pour qui la jeunesse excuse tout…

16 novembre 2022

Un jeune entrepreneur, gérant d’une entreprise de dépannage à domicile, est poursuivi en justice par plusieurs clients en raison de problèmes sur la facturation de travaux qu’il a réalisés. Au vu des nombreux manquements constatés, le procureur réclame une interdiction de gérer une entreprise pendant 10 ans…

Une sanction que le dépanneur estime disproportionnée : après tout, les erreurs commises n’ont trait qu’au domaine du dépannage à domicile. Il devrait donc être libre de gérer une entreprise dans un autre domaine. D’autant qu’on ne lui reproche, finalement, que des erreurs de jeunesse… « Non », répond le procureur : il a fait preuve d’incompétence et n’a pas respecté ses obligations administratives, comptables et fiscales. Pour lui, la dangerosité du jeune entrepreneur pour l'ordre public économique justifie une telle sanction…

Ce que confirme le juge : les erreurs commises par le dépanneur ne sont pas excusables… et justifient l’interdiction de gérer une entreprise pendant 10 ans !


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C’est l’histoire d’un avocat qui (n’) a (pas) le droit de se défendre…

09 novembre 2022

Un avocat se voit reprocher par un client des erreurs dans un dossier pour lequel il a été missionné. Pour prouver qu’il a correctement effectué son travail, l’avocat va divulguer des courriers échangés entre lui et son client à propos de ce dossier…

Pourtant couverts par le secret professionnel, proteste son désormais ancien client, mécontent de voir ses correspondances ainsi révélées : impossible pour l’avocat de s’en prévaloir… « Si ! », rétorque l’avocat, pour qui ces documents sont utiles à sa défense… Sauf que la divulgation de ces documents n’apporte rien à l’affaire qui les oppose, maintient son ancien client qui, s’estimant victime d’un préjudice, réclame une indemnisation à l’avocat…

… qui a pourtant le droit de divulguer ces documents ici, tranche le juge : si le secret professionnel de l’avocat est absolu, il est toutefois autorisé à s’en affranchir pour se défendre en justice. À condition que les documents divulgués soient en lien avec le litige… Ce qui est le cas ici…


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C’est l’histoire d’une société qui n’a pas la main verte…

02 novembre 2022

Une société qui effectue des travaux d’ampleur a reçu des autorisations spéciales pour déboiser les alentours du chantier. Autorisations accordées, à la condition expresse que tout soit remis en état une fois le chantier terminé : en clair, qu’un reboisement soit réalisé…

Pourtant, plus de 2 ans après la fin du chantier, aucun reboisement à l’horizon : la société est alors condamnée à une amende pour atteinte à la conservation des habitats naturels. « Ça n’a pas de sens ! », s’exclame la société : tous les travaux de déforestation ayant été effectués conformément aux autorisations, le fait de ne pas avoir remis en état les lieux ne constitue pas un acte volontaire d’atteinte à l’environnement !

« C’en est pourtant un ! » selon le juge : même si les opérations de déforestation étaient autorisées, ne pas respecter son engagement de remise en état constitue, en soi, une atteinte à la conservation des habitats naturels. L’amende devra être payée… et les arbres replantés par la société !


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C’est l’histoire d’un agent commercial qui propose trop de rabais…

26 octobre 2022

Un agent commercial est chargé de vendre des instruments dentaires pour le compte d’une société. Après 12 ans de relations commerciales, la société met fin au contrat les liant, lui reprochant une faute tellement grave, selon elle, qu’elle refuse même de lui verser une indemnité de rupture…

« Quelle faute ? », conteste l’agent commercial. « Vous faites des rabais trop importants ! », explique la société, rappelant que le contrat signé ne l’autorise pas à le faire. Ce qui l’a d’ailleurs amenée à rappeler à l’ordre plusieurs fois l’agent commercial, en vain. Sauf qu’entre les premiers rabais et la fin du contrat, il s’est écoulé 4 ans, note l’agent commercial : dès lors, cette pratique semblant tolérée, ne pas lui verser une indemnité de rupture est donc, selon lui, injustifié…

« Justifié ! », au contraire, tranche le juge : les multiples rappels à l’ordre prouvent que la société n’a jamais toléré les rabais faits par l’agent commercial… qui n’a donc pas droit à son indemnité de rupture !


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