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C’est l’histoire d’une société qui embauche une personne en CDD pour assurer un remplacement

18 avril 2014
C’est l’histoire d’une société qui embauche une personne en CDD pour assurer un remplacement

Cette personne est embauchée dans le cadre de deux CDD, le 1er contrat étant conclu « du 17 juin 2008 jusqu’au retour de la salariée absente », le second contrat étant conclu « du 17 juillet 2008 jusqu’au retour de la salariée absente ». S’il est contractuellement prévu que le retour de la salariée absente au sein de l’entreprise marquerait la fin de la collaboration, il semble toutefois qu’une mention importante fasse défaut dans ces contrats…

Et c’est ce qu’a bien vu la salariée qui a constaté que les CDD ne prévoyaient pas de durée minimale. Elle demande donc leur requalification en CDI. Et le juge lui donne raison : si le CDD peut ne pas comporter de terme précis lorsqu’il est conclu pour remplacer un salarié absent, il doit, dans ce cas, être conclu pour une durée minimale. A défaut, le contrat est réputé à durée indéterminée.


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Sources
Source : Arrêt de la Cour de Cassation, chambre commerciale, du 1er avril 2014, n° 13-15735
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C’est l’histoire d’une association qui emploie une salariée à temps partiel depuis 2002…

11 avril 2014
C’est l’histoire d’une association qui emploie une salariée à temps partiel depuis 2002…

En octobre 2004, la salariée a effectué des heures complémentaires, ce qui a eu pour effet de la faire travailler sur une durée excédant la durée légale du travail. Elle réclame alors, pour ce motif, la requalification de son contrat en contrat à temps complet et un rappel de salaire depuis cette date

L’employeur ne conteste pas ce dépassement d’horaire en octobre, mais refuse la requalification du contrat : les horaires de travail à temps partiel ont toujours été respectés et ce dépassement, qui reste isolé (1 mois sur 8 ans de relations contractuelles !), ne peut que donner lieu à un complément de salaire pour le mois d’octobre.

Pas pour le juge : le recours aux heures complémentaires ayant porté, fût-ce pour une période limitée à octobre 2004, la durée de travail de la salariée au-delà de la durée légale, son contrat doit être requalifié en contrat à temps complet, avec rappel de salaire.


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Sources
Source : Arrêt de la Cour de Cassation, chambre sociale, du 12 mars 2014, n° 12-15014
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C’est l’histoire d’une société qui soutient des associations…

04 avril 2014
C’est l’histoire d’une société qui soutient des associations…

Spécialisée dans la vente par correspondance, elle s’engage à reverser 5 % au moins du prix de ses ventes à des associations en vue de financer des projets qu’elle sélectionne. Elle en informe ses clients auprès desquels elle communique sur le nom de l’organisme sélectionné et le projet financé.

Pour calculer l’impôt sur les bénéfices, la société a déduit ces versements de son résultat imposable, ce que refuse l’administration : pour elle, ces versements s’apparentent à des dons, non déductibles.

La société a saisi le juge qui lui a donné raison. Il ne s’agit pas, ici, d’une simple opération de mécénat, mais bien d’une dépense engagée dans l’intérêt de l’exploitation : la société a retiré de cette opération une contrepartie évidente dans la promotion de son action qui lui a ainsi permis d’accroître son chiffre d’affaires. La déduction fiscale des sommes reversées aux associations ne peut donc pas lui être refusée.


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Sources
Source : Arrêt du Conseil d’Etat du 15 février 2012, n° 340855
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C’est l’histoire d’une avocate qui partage (trop ?) ses bureaux…

15 février 2023

Une avocate est suspendue par son ordre qui lui interdit d’exercer pendant 2 ans, du fait de plusieurs manquements à des règles de la profession, dont celles relatives à la domiciliation professionnelle des avocats…

L’ordre constate que l’avocate exerce le plus souvent de son domicile personnel, hors du périmètre du barreau dont elle dépend. Et occasionnellement, elle loue un bureau dans un espace de coworking, situé dans le périmètre de son barreau. Or, ce type d’espace de travail partagé ne permet pas de garantir les différentes conditions d’exercice inhérentes à l’activité d’avocat (secret professionnel, dignité, indépendance, etc.). Pourtant, elle dispose de salles privées, d’une ligne téléphonique et d’un suivi de courrier propres, rappelle l’avocate, pour qui cela change tout…

« Exact ! », confirme le juge : l’avocate pouvant travailler dans un espace de coworking, ce grief ne peut pas être retenu pour l’interdire d’exercer. Elle ne peut donc pas être sanctionnée pour cela !


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C’est l’histoire d’une entreprise (mal ?) informée qu’il neige en hiver…

08 février 2023

Une association équestre fait installer une nouvelle structure pour abriter son manège, après que celle-ci s’est effondrée sous le poids de la neige. Mais, l’hiver suivant, le toit cède de nouveau : en cause, une structure qui n’est pas faite pour supporter le poids d’autant de neige…

Un comble, pour l’association, qui se retourne alors contre l’entreprise qui a réalisé les travaux en vue d’une indemnisation. Un comble, pour cette entreprise, qui rappelle qu’elle n’a fait que répondre à la demande de l’association, à savoir installer une structure pour abriter son manège : à aucun moment elle n’a demandé une structure conforme aux conditions et contraintes climatiques. Un comble, pour l’association, qui a pourtant bien insisté auprès de l’entreprise sur les circonstances du 1er incident : elle aurait donc dû lui fournir les conseils nécessaires pour la pose d’une structure adaptée à ses besoins…

Ce que ne peut que confirmer le juge, qui condamne l’entreprise à indemniser l’association !


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C’est l’histoire d’un (futur) propriétaire qui fait face à un abandon de chantier… et de son banquier…

01 février 2023

Un couple fait construire sa maison, mais le constructeur abandonne le chantier. Constructeur qui n’a pas souscrit de garantie de livraison, pourtant obligatoire pour garantir l’achèvement de la maison en cas de défaillance de sa part, conteste le couple…

… qui se retourne contre sa banque : elle aurait dû le prévenir des risques liés à ce défaut de garantie. Sauf qu’elle a octroyé le prêt pour « financer un terrain plus construction sans contrat » sur la base de 2 devis de travaux, conteste la banque. Ce n’est qu’après que le couple a décidé de conclure un contrat de construction de maison individuelle, d’ailleurs avec une autre société : elle n’avait pas assez d’éléments pour savoir qu’il voulait faire construire une maison individuelle, et donc l’informer sur l’importance de cette garantie estime la banque…

… qui avait pourtant tous les éléments pour déduire qu’il s’agissait ici de la construction d’une maison individuelle, reproche le juge à la banque… qui doit indemniser le couple !


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C’est l’histoire de deux médecins soucieux de leur réputation…

25 janvier 2023

Deux médecins collaborent avec une clinique privée dans le cadre de contrats d’exercice libéral. La fin de leur contrat leur est notifiée par courrier avec un préavis de 6 mois. Mais les patients qu’ils suivent sont aussi avertis par courrier de la fin de cette collaboration…

« C’est une atteinte à notre réputation ! », s’insurgent les médecins qui demandent réparation : en informant les patients de leur remplacement, la clinique sous-entend une amélioration de la qualité des soins avec l’arrivée de nouveaux praticiens. Ce qui revient à dire que leur travail laissait à désirer… La clinique répond qu’elle n’a fait qu’annoncer aux patients un changement dans le suivi de leurs soins, sans faire de commentaire qui pourrait nuire à la réputation des médecins…

Ce que confirme le juge qui donne raison à la clinique : une atteinte à la réputation résulte nécessairement d’une déclaration diffamatoire et non de l’interprétation faite d’une communication ne comportant aucune critique directe.


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C’est l’histoire d’un chauffagiste concurrencé par un ancien salarié…

18 janvier 2023

Un salarié, employé dans une entreprise de chauffage, la quitte pour créer une activité concurrente. Mais son employeur s’aperçoit qu’il a conservé des données commerciales après son départ et en a profité pour détourner sa clientèle…

Il poursuit alors son ex-salarié devant les tribunaux pour concurrence déloyale. Mais pas de la bonne manière, conteste l’ex-salarié : son ex-employeur le poursuit devant le tribunal judiciaire. Or, en tant qu’ancien salarié, c’est devant le conseil de prud’hommes qu’il aurait dû le poursuivre, seul apte à juger les actes de concurrence commis par un salarié. Sauf qu’il n’est plus salarié, rappelle l’employeur, et cela change tout…

Ce que confirme le juge : si le conseil de prud’hommes juge les actes de concurrence commis par un salarié dans le cadre de son contrat de travail, c’est bien, ici, au tribunal judiciaire de juger une concurrence déloyale commise par un ex-salarié, de surcroît non soumis à une clause de non-concurrence comme c’est le cas ici…


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C’est l’histoire de la nouvelle propriétaire d’une maison qui estime que le compte n’y est pas…

11 janvier 2023

La nouvelle propriétaire d’une maison avec jardin se rend compte que le terrain est finalement plus petit (321 m²) que la contenance indiquée sur l’annonce publiée par l’agent immobilier (160 m² + 350 m²). Ce qui la pousse à demander des dommages-intérêts aux vendeurs…

« Je pensais acheter un bien de 160 m² avec un jardin de 350 m² ! », leur reproche la nouvelle propriétaire, qui estime qu’elle aurait dû être informée que le jardin n’allait notamment pas jusqu’à la clôture visible du terrain. Selon elle, l’acte de vente n’est pas clair à ce sujet… Acte de vente qui mentionne justement que le terrain est de 3 ares et 21 centiares, soit 321 m², font remarquer les vendeurs : la nouvelle propriétaire a donc bien eu la bonne information…

« En effet ! », confirme le juge, pour qui cette unité de mesure est systématiquement utilisée dans les actes notariés et n’est donc pas incompréhensible pour les profanes. Elle était donc parfaitement au courant que le terrain mesurait bien 321 m²...


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C’est l’histoire d’un artisan qui veut renégocier son devis à la hausse…

04 janvier 2023

Un artisan fait signer un devis pour des travaux de réhabilitation d’un immeuble, que son client accepte. Durant le chantier, il est contraint de réaliser des travaux supplémentaires : il réclame alors une hausse du prix de sa prestation…

« Non ! », proteste le client, se prévalant du devis que l’artisan lui a fait signer : il y est, en effet, indiqué que le montant des travaux est « ferme, forfaitaire, global et non révisable ». L’artisan ne peut donc pas réclamer une hausse de la rémunération de sa prestation. « Si ! », persiste celui-ci : après la signature du devis, des travaux supplémentaires importants ont été demandés par le client et le cahier des clauses techniques particulières sur lequel il s’est fondé pour établir le devis a été profondément modifié. Et le tout représente une augmentation du devis de 23 %, ce qui n’est pas négligeable, selon lui…

… et selon le juge, qui donne raison à l’artisan, lui permettant d’obtenir une augmentation de la rémunération de sa prestation !


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