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Dossier spécial Coronavirus (COVID-19)

Coronavirus (COVID-19) : les mesures fiscales

Date de mise à jour : 07/11/2022 Date de vérification le : 07/11/2022 11 minutes
Attention, cet article a plus d'un an

Pour faciliter la déclaration des revenus de l’année 2021, il est prévu que :

Rédigé par l'équipe WebLex.
Coronavirus (COVID-19) : les mesures fiscales


Coronavirus (COVID-19) : frais professionnels

  • les allocations versées par les employeurs pour couvrir exclusivement les frais de télétravail à domicile, hors frais courants généralement nécessités par l’exercice de la profession, sont exonérées d’impôt sur le revenu, dans les limites de :
  • ○ 2,5 € par jour ;
  • ○ 55 € par mois ;
  • ○ 580 € par an ;
  • pour les salariés qui optent pour la déduction des frais professionnels « au réel », les frais professionnels engagés au titre du télétravail peuvent être déduits forfaitairement, à hauteur des mêmes montants ; notez toutefois que si cela leur est plus favorable, ils peuvent toujours déduire ces frais pour leur montant exact.


Coronavirus (COVID-19) : dispositif Pinel

Des conditions. Pour bénéficier de la réduction d’impôt sur le revenu dite « Pinel », de nombreuses conditions doivent être respectées, notamment des délais d’achèvement des logements ou des travaux.

Une tolérance. Pour tenir compte des effets de la crise sanitaire liée à la propagation de la Covid-19, l’administration fiscale accepte de neutraliser la période du 12 mars 2020 au 11 mars 2021 inclus pour le calcul du délai d’achèvement des logements ou des travaux et ce, quelle que soit la nature de l’investissement réalisé (construction de logement, travaux de réhabilitation, etc.).


Coronavirus (COVID-19) : taxe sur les spectacles de variétés

Des aménagements. La taxe n'est pas due pour la période du 17 mars 2020 au 31 décembre 2021. La date limite de paiement de la taxe due pour les représentations antérieures au 17 mars 2020 est fixée au 31 décembre 2022.


Coronavirus (COVID-19) : un report de la hausse du tarif de la TICPE

Un report. Dans le cadre de la crise sanitaire et au regard des difficultés que rencontrent les professionnels du secteur du bâtiment et des travaux publics dans l’approvisionnement en matières premières, le gouvernement a décidé de reporter l’entrée en vigueur de la hausse du tarif de la taxe intérieure de consommation des produits énergétiques (TICPE) sur le gazole non routier (GNR) au 1er janvier 2023.

Des précisions à venir. Notez que cette mesure sera détaillée dans la prochaine Loi de finances rectificative, qui devrait être prochainement publiée. A suivre…


Coronavirus (COVID-19) : un point sur les travailleurs frontaliers

Cas des frontaliers. Les travailleurs frontaliers dont l’activité professionnelle ne peut pas s’exercer à distance peuvent se rendre sur leur lieu de travail et seront, à cette fin, autorisés à franchir les frontières. Des autorisations permanentes émises par l’employeur ou des laissez-passer spécifiques octroyés par les autorités nationales pourront notamment être délivrés. A l’inverse, si l’activité peut s’exercer à distance, sachez que l’accroissement du temps passé sur le territoire français dû au recours accru au télétravail (habituellement limité à 25 %) n’aura pas d’impact en matière de couverture sociale : le salarié frontalier continuera de jouir de la sécurité sociale de son État d’activité.

Régime fiscal des travailleurs frontaliers au Luxembourg. La convention fiscale franco-luxembourgeoise prévoit que les travailleurs frontaliers français peuvent télétravailler depuis la France pour leur employeur luxembourgeois jusqu’à 29 jours sans que la rémunération afférente ne soit imposée en France. Au vu de la situation actuelle liée au coronavirus, les autorités des 2 pays ont convenu que l’épidémie constitue un cas de force majeure : les jours de télétravail réalisés pendant la période de confinement ne seront donc pas pris en compte pour le calcul de ce délai de 29 jours.

Régime fiscal des travailleurs frontaliers en Allemagne. La convention franco-allemande prévoit d’ores et déjà ce type de situation : le régime fiscal spécifique applicable aux travailleurs frontaliers ne sera pas impacté par le nombre de jours pendant lequel ils seront amenés à rester à leur domicile.

Régime fiscal des travailleurs frontaliers en Belgique et en Suisse. Les conventions fiscales conclues entre la France et la Belgique, et la France et la Suisse prévoient une imposition exclusive en France des salaires des travailleurs frontaliers qui résident en France, sous réserve de ne pas dépasser un certain nombre de jours travaillés hors de la zone frontalière belge ou suisse.

Pendant la crise sanitaire. Les autorités françaises se sont accordées avec les autorités des Etats en question pour que, jusqu’à nouvel ordre, les jours pendant lesquels les travailleurs frontaliers qui résident en France sont amenés à demeurer chez eux, ne soient pas pris en compte pour le décompte du nombre de jours à ne pas dépasser.

Une prolongation. Les accords amiables concernant les travailleurs frontaliers et transfrontaliers, conclus avec l’Allemagne, la Belgique, l’Italie s’appliquent jusqu’au 31 mars 2022. Celui conclu avec le Luxembourg s’applique jusqu’au 30 juin 2022 et celui avec la Suisse, jusqu’au 31 décembre 2022.


Coronavirus (COVID-19) : TVA sur les masques et produits d’hygiène

TVA à 5,5 % pour les masques. A titre exceptionnel, pour les livraisons et les achats intracommunautaires de masques et de tenues de protections adaptés à la lutte contre la propagation du coronavirus réalisées entre le 24 mars 2020 et le 31 décembre 2022, la TVA sera perçue au taux réduit de 5,5 %.

TVA à 5,5 % pour les produits d’hygiène. Il en va de même pour les livraisons et achats intracommunautaires de produits destinés à l’hygiène corporelle adaptés à la lutte contre la propagation du coronavirus réalisées entre le 1er mars 2020 et le 31 décembre 2022.

Des précisions pour les tenues de protection. Jusqu’au 31 décembre 2022, sont concernés par le taux réduit de TVA à 5,5 % les lunettes et visières de protection, ainsi que certains dispositifs médicaux acheté(e)s ou vendu(e)s au sein de l’Union européenne depuis le 24 mars 2020, ou importé(e)s d’un pays tiers depuis le 27 juillet 2020.


Coronavirus (COVID-19) et report en arrière des déficits : les aménagements pour 2021

Un principe. Rappelons que l’entreprise qui fait le choix d’opter pour le carry back peut imputer le déficit subi au titre de son dernier exercice sur le bénéfice de l’exercice précédent.

A titre exceptionnel, le déficit constaté au titre du 1er exercice déficitaire clos à compter du 30 juin 2020 et jusqu’au 30 juin 2021 peut, sur option de l’entreprise, être imputé sur le bénéfice déclaré au titre des 3 exercices précédents.

Concrètement, cette mesure permet aux entreprises de déduire leurs pertes correspondant aux exercices fiscaux 2020 et 2021 des bénéfices déjà taxés lors des exercices 2019, 2018 et 2017.

Dans le cadre des groupes de sociétés ayant opté pour le régime de l’intégration fiscale, le déficit d'ensemble déclaré au titre d'un exercice s’impute, en principe, sur le bénéfice d'ensemble de l’exercice précédent ou, le cas échéant, sur le bénéfice que la société mère a personnellement réalisé au cours de l'exercice précédant l’application du régime de groupe.

Par dérogation, il est prévu que le déficit d’ensemble constaté au titre du 1er exercice déficitaire clos à compter du 30 juin 2020 et jusqu’au 30 juin 2021 peut s’imputer sur les bénéfices d’ensemble déclarés au titre des 3 exercices précédents, ou, le cas échéant, sur les bénéfices que la société mère a déclaré au titre des 3 exercices précédents l’application du régime de l’intégration fiscale.

Délai d’option. Par principe, l’option pour le report en arrière des déficits est exercée au titre de l’exercice au cours duquel le déficit est constaté, dans les mêmes délais que ceux prévus pour le dépôt de la déclaration de résultats de cet exercice.

Exceptionnellement, il est prévu que l’option pour le carry back puisse être exercée jusqu’à la date limite de dépôt de la déclaration de résultat d’un exercice clos au 30 juin 2021 et, au plus tard, avant la liquidation de l’IS dû au titre de l’exercice suivant celui au titre duquel l’option est exercée.

Comment ? L’option pour le report en arrière du déficit est exercée sur le formulaire n°2058-A-SD (régime réel normal), n°2033-B-SD (régime simplifié de la liasse) ou n°2058-RG-SD (groupe IS), selon le régime fiscal de l’entreprise. En plus de cette option, les entreprises doivent déclarer la créance de report en arrière des déficits calculée sur l’annexe du formulaire n°2039-SD et la déposer sous format papier auprès de leur service des impôts des entreprises.

Le bénéfice d’imputation des 3 exercices qui précédent celui au titre duquel l’option est exercée est diminué non seulement des distributions prélevées sur ces bénéfices et des bénéfices exonérés d’impôt ou qui bénéficient d’un abattement, mais aussi du montant des déficits constatés au titre des exercices antérieurs pour lesquels l’entreprise a opté pour le carry back.

Un calcul. Au titre de chacun des 3 exercices précédant celui au titre duquel l’option pour le report en arrière est effectuée, l’excédent de bénéfice qui reste à la suite de l’imputation des déficits reportables fait naître une créance au profit de l’entreprise. Cette créance est égale au produit de cet excédent par le taux d’IS (normal ou réduit) applicable aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2022.

Notez que le taux d’IS retenu pour la détermination de ce produit est déterminé sur la base du chiffre d’affaires de l’exercice au titre duquel l’option pour le report en arrière des déficits est exercée.

Utilisation de la créance. La créance de report en arrière des déficits est minorée du montant de la créance de report en arrière déjà liquidée (et éventuellement restituée), lorsque l’option pour le carry back a déjà été exercée au titre de ce même déficit dans les conditions de droit commun.

Dans le cadre de la crise sanitaire liée à la propagation de la Covid-19, le gouvernement avait autorisé les entreprises à demander le remboursement immédiat de leurs créances de carry back non encore utilisées.

Retenez que la créance résultant du dispositif exceptionnel permettant un report du déficit constaté sur le bénéfice déclaré au titre des 3 exercices précédents ne peut pas bénéficier de cette possibilité de remboursement immédiat.

A retenir

De nombreux dispositifs sont mis en place pour venir en aide aux entreprises confrontées à la crise du coronavirus. N’hésitez pas à solliciter l’aide de vos conseils et de vos interlocuteurs bancaires et administratifs habituels.

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Dossier spécial Coronavirus (COVID-19)

Coronavirus (COVID-19) : une aide exceptionnelle à l’embauche de travailleurs handicapés

Date de mise à jour : 09/06/2022 Date de vérification le : 09/06/2022 6 minutes
Attention, cet article a plus d'un an

Les entreprises concernées. Peuvent bénéficier de l’aide, à condition d’être établi sur le territoire français, départements d’outre-mer compris :

Rédigé par l'équipe WebLex.
Coronavirus (COVID-19) : une aide exceptionnelle à l’embauche de travailleurs handicapés


Qui sont les bénéficiaires ?

  • toute entreprise privée du secteur marchand et non marchand ;
  • les entreprises publiques ;
  • les groupements d'employeurs pour l'insertion et la qualification ;
  • les employeurs de pêche maritime ;
  • les chambres de métiers et les chambres d'agriculture ;
  • la Poste ;
  • les associations ;
  • les sociétés reprenant un fonds de commerce : contrats conclus avant la reprise ;
  • depuis le 25 février 2021, les entreprises de la branche professionnelle des industries électriques et gazières.

Les exclusions. En revanche, sont exclus :

  • les particuliers employeurs ;
  • les établissements publics administratifs ;
  • les établissements publics industriels et commerciaux ;
  • les sociétés d’économie mixte.

Les salariés concernés. Pour pouvoir bénéficier de cette aide, vous devez embaucher un salarié bénéficiant de la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH), y compris :

  • les salariés à employeurs multiples : proratisation en fonction de temps de travail du salarié dans chaque entreprise ;
  • les gérants de société minoritaire disposant d’un contrat de travail en qualité de salarié de la société ;
  • les associés ou cogérants, si salariés de l’entreprise.


Quelles sont les embauches visées ?

Un contrat de travail d’au moins 3 mois. Ainsi, il est possible de conclure un CDI ou CDD avec le salarié bénéficiant de la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH), à condition que le contrat soit d’une durée d’au moins 3 mois.

Le saviez-vous ?

A noter qu’après un CDD ayant ouvert droit au dispositif, le contrat renouvelé pour au moins 3 mois ou l’embauche en CDI avant le 31 décembre 2021 permettent le maintien de l’aide dans la limite du montant maximal, même si le salarié a perdu la qualité de travailleur handicapé au cours du précédent contrat.

Les contrats d’apprentissage ou de professionnalisation, tout comme les contrats uniques d’insertion – contrat d’accompagnement à l’emploi (CUI-CAE) et les stages ne bénéficient pas de cette aide. A l’inverse, les CDI et CDD de plus de 3 mois conclus à l’issue d’un tel contrat pourront en bénéficier.

Aucune durée hebdomadaire n’est imposée, dans la limite du respect de la réglementation du temps de travail (selon la convention collective applicable et/ou le code du travail).

Pour les contrats à temps partiel, le montant de l’aide est calculé au prorata de la durée de travail du salarié.

En cas de prolongation d’un CDD ou de la conclusion d’un nouveau contrat, cette aide sera maintenue.


Quelles sont les conditions spécifiques ?

Période de conclusion du contrat. Le contrat doit être conclu entre le 1er septembre 2020 et le 28 février 2022.

Le saviez-vous ?

Depuis le 1er mars 2022, l’aide exceptionnelle a pris fin, à défaut d’annonce d’une prolongation.

Condition de rémunération. La rémunération prise en compte est celle définie par le contrat de travail au moment de l’embauche du salarié : salaire de base et éléments accessoires (primes, gratifications, avantages en nature, etc.). Seuls les éléments connus au moment de la demande seront pris en compte pour ce calcul. A titre d’exemple, les primes de performance sont exclues. La rémunération du salarié ne doit pas dépasser 2 Smic horaire (soit 20,50 € pour l’année 2021). La condition de rémunération s’apprécie à la date de conclusion du contrat.

Le saviez-vous ?

Attention : le critère lié au niveau de salaire est uniquement une condition d’entrée dans le dispositif.

Être à jour de ses obligations vis-à-vis de l’administration. L’entreprise doit être à jour de ses obligations sociales et fiscales (déclaratives et de paiement), ou doit respecter un plan d’apurement des cotisations et contributions sociales restant dues.

Absence de licenciement économique. L’entreprise n’a pas procédé, depuis le 1er janvier 2020, à un licenciement pour motif économique sur le poste concerné par l’aide.

Appartenance aux effectifs. Le salarié ne doit pas avoir appartenu aux effectifs de l’employeur à compter du 1er septembre 2020 (ou du 8 octobre 2020, pour les contrats conclus à compter du 25 février 2021) au titre d’un contrat n’ayant pas ouvert droit au bénéfice de l’aide. Le salarié doit être maintenu dans les effectifs de l’entreprise pendant au moins 3 mois à compter du 1er jour d’exécution du contrat.


Quel est le montant de l’aide ?

Montant maximum. L’aide attribuée est d’un montant de 4 000 € maximum par salarié et par an versés par tranches de 1 000 € maximum par trimestre. Le montant est proratisé en cas de temps partiel.

Le saviez-vous ?

L’aide n’est pas due :

  • pour les périodes d'absence du salarié qui n'ont pas donné lieu au maintien de la rémunération par l'employeur ;
  • pour les périodes au cours desquelles le salarié est placé en position d'activité partielle ;
  • pour les périodes au cours desquelles le salarié est placé, au cours du trimestre considéré, en position d'activité réduite pour le maintien en emploi (activité partielle de longue durée).

Règles de non-cumul. L’aide n’est pas cumulable avec une autre aide de l’Etat à l’insertion, à l’accès ou au retour à l’emploi versée au titre du salarié concerné. Elle n’est pas non plus cumulable avec l’aide à l’embauche des jeunes visant les salariés de moins de 26 ans.


Quelles sont les modalités pour obtenir l’aide ?

Dépôt de la demande. La demande doit être adressée à l’ASP (Agence des Services de Paiement) dans les 6 mois qui suivent le 1er jour d’exécution du contrat, via un téléservice. L’employeur devra déposer autant de demandes d’aide que de travailleurs en situation de handicap embauchés.

Le saviez-vous ?

L’ASP a mis en place d’un numéro à destination des bénéficiaires de cette aide : 0 809 549 549 (service gratuit + prix de l’appel).

Attestation sur l’honneur. L’employeur doit attester sur l’honneur remplir les conditions d’éligibilité. L’employeur atteste de la présence du salarié et transmet cette attestation, via un téléservice, dans les 4 mois suivant l’échéance de chaque trimestre d’exécution du contrat (à défaut, l’aide ne sera pas versée pour cette période).

Les pièces à fournir. Pour effectuer sa demande, l’employeur devra transmettre à l’ASP, par voie dématérialisée :

  • sa pièce d’identité ou de celle de son représentant ;
  • la pièce d’identité du salarié concerné ;
  • le contrat de travail du salarié concerné (présentant le salaire, le temps et la quotité de travail) ;
  • la décision d’attribution de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) du salarié concerné.


Qui contrôle et quelles sont les sanctions ?

Contrôle de l’ASP. L’employeur doit tenir à la disposition de l’ASP tout document permettant d’effectuer le contrôle de l’éligibilité à l’aide. Lorsque l’ASP lui demande de justifier des documents nécessaires à son contrôle, l’employeur doit les produire dans le délai d’un mois.

Les sanctions. Faute pour l’employeur de produire les documents justificatifs dans le délai d’un mois suivant la demande de l’ASP, le versement de l’aide est suspendu. L'employeur doit rembourser l’Etat des sommes perçues au titre de l'aide lorsque le recrutement d'un salarié au titre duquel l'employeur a bénéficié de l'aide à l'embauche a pour conséquence le licenciement d'un autre salarié.

En cas d’inexactitude des déclarations de l'employeur relatives à l'éligibilité de l'aide, il doit rembourser l’Etat de la totalité des sommes perçues.

En cas de d’inexactitude des attestations de l'employeur relatives à la présence du salarié, l’employeur doit rembourser les sommes indûment perçues au titre des trimestres considérés.

A retenir

L’aide exceptionnelle à l’embauche de travailleurs handicapés a été mise en place afin de favoriser l’embauche de travailleurs handicapés. Ainsi en cas d’embauche, vous pouviez percevoir jusqu’à 4 000 €..

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Produits phytosanitaires : un conseil stratégique et un conseil spécifique

Date de mise à jour : 09/03/2023 Date de vérification le : 09/03/2023 5 minutes
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Les professionnels qui exercent une activité de conseil dans l’utilisation de pesticides délivrent 2 types de conseil : le conseil stratégique et le conseil spécifique. Faisons le point sur ces 2 conseils.

Rédigé par l'équipe WebLex.
Produits phytosanitaires : un conseil stratégique et un conseil spécifique

Activité de conseil en produits phytosanitaires : focus sur le conseil stratégique

Le conseil stratégique. Il s’appuie sur un diagnostic des contraintes liées à l'environnement dans lequel opère l'utilisateur, afin d'intégrer les enjeux spécifiques de santé publique et d'environnement.

Utilisateur agricole. Lorsque le conseil porte sur une exploitation agricole, le diagnostic comprend un bilan de l'utilisation des pesticides et des méthodes alternatives à l'utilisation de ces produits. Ce bilan prend en compte notamment :

  • l'évolution des quantités utilisées par type de produits ;
  • l'indice de fréquence de traitement des principales cultures lorsque celui-ci peut être calculé, pour des parcelles, unités de cultures ou itinéraires techniques considérés comme représentatifs de l'exploitation, son évolution dans le temps et son positionnement par rapport à l'indice de fréquence de traitement régional lorsque celui-ci est disponible ;
  • le cahier d'enregistrement des traitements phytosanitaires.

Attestation. La réalisation du diagnostic donne lieu à la délivrance d’une attestation.

Mise à jour du diagnostic. Le diagnostic est actualisé au moins tous les 6 ans.

Combien de conseils stratégiques ? 2 conseils stratégiques doivent être délivrés par période de 5 ans, à intervalle de 2 à 3 ans. Notez qu’un conseil stratégique est obligatoirement dispensé 3 mois au plus tard après l'établissement ou l'actualisation d'un diagnostic.

Par dérogation, un seul conseil stratégique est délivré par période de 5 ans :

  • pour les exploitations agricoles satisfaisant aux 2 conditions suivantes :
  • ○ leurs surfaces affectées à l'arboriculture, la viticulture, l'horticulture ou aux cultures maraîchères, susceptibles d'être traitées, représentent au total moins de 2 hectares ;
  • ○ leurs surfaces portant d'autres cultures, susceptibles d'être traitées, représentent au total moins de 10 hectares ;
  • pour les utilisateurs professionnels dont les terrains susceptibles d'être traités correspondent à l'emprise d'une infrastructure linéaire d'une longueur de moins de 10 kilomètres ;
  • pour les autres utilisateurs professionnels dont les terrains susceptibles d'être traités ont une superficie de moins de 10 hectares.

Par dérogation (bis). La délivrance du conseil n'est pas requise :

  • lorsque l'entreprise n'utilise que des produits de biocontrôle ;
  • lorsque l'exploitation agricole est engagée, pour la totalité des surfaces d'exploitation, dans une démarche ou une pratique ayant des incidences favorables sur la réduction de l'usage et des impacts des pesticides, à savoir :
  • ○ l'agriculture biologique ou la conversion vers l'agriculture biologique ;
  • ○ la certification environnementale de 3e niveau, qualifiée de « Haute valeur environnementale ».

Conservation des documents. Le conseil stratégique à l'utilisation de pesticides ainsi que le diagnostic sur lequel il est fondé sont conservés par l'utilisateur et par la personne qui les a établis pendant une durée de 6 ans.


Activité de conseil en produits phytosanitaires : focus sur le conseil spécifique

Le conseil spécifique. C’est une préconisation écrite de produits phytopharmaceutiques ou de substance active pour faire face à un bioagresseur donné, notamment en cours de campagne. Il est délivré à la demande des exploitants agricoles.

Un écrit obligatoire. Il est formalisé par écrit et précise la substance active ou la spécialité recommandée, la cible, la ou les parcelles concernées, la superficie à traiter, la dose recommandée et les conditions d'utilisation.

Conservation du conseil écrit. Ce document est conservé par l'utilisateur et par la personne qui l'a délivré pendant une durée de 3 ans.

À noter. Il doit recommander en priorité les produits ou substances qui ont le moins d'impact sur la santé publique et l'environnement.

Le saviez-vous ?

Ces conseils doivent privilégier des méthodes alternatives et recommander, le cas échéant, l’utilisation de pesticides adaptés. Ils promeuvent, également, les certificats d'économie des produits phytopharmaceutiques (CEPP).

 
A retenir

L’activité de conseil pour l’utilisation de pesticides donne lieu à un double conseil : un conseil stratégique et un conseil spécifique. Chacun des conseils doit donner lieu à un écrit.

Sources
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Pour les professionnels du secteur agricole / de la pêche

Grippe aviaire : ce qu’il faut savoir

Date de mise à jour : 13/05/2024 Date de vérification le : 13/05/2024 10 minutes
Attention, cet article a plus d'un an

L’influenza aviaire (communément appelée « grippe aviaire ») est une maladie qui touche les oiseaux, qu’ils soient sauvages, captifs ou domestiques. Cette maladie étant mortelle pour eux, les pouvoirs publics ont été amenés à prendre certaines mesures. Lesquelles ?

Rédigé par l'équipe WebLex.
Grippe aviaire : ce qu’il faut savoir


Grippe aviaire : une réglementation sous forme de zonage

La réglementation relative à la grippe aviaire est assurée par le gouvernement, notamment via l’Office français de la biodiversité.

Quels enjeux ? Ce dernier récapitule tous les enjeux liés à la grippe aviaire et, notamment, l’impact de la maladie sur le secteur agricole (consultables ici).

ITAVI. L’Institut Technique de l’Aviculture (ITAVI) s’est vu confier, par le gouvernement, la production de contenus pédagogiques sur les mesures de biosécurité, consultables ici.

Selon l’intensité de la menace, la réglementation prévoit 3 niveaux de risque : négligeable, modéré ou élevé. Ce niveau est fixé et modifié, le cas échéant, par arrêté ministériel.

Le saviez-vous ?

Le niveau de risque peut être régionalisé et ainsi s’adapter à l’évolution de la propagation du virus en fonction des secteurs concernés.

À chaque niveau de risque, les mesures des niveaux inférieurs sont applicables (désinfection, claustration, etc.).

Selon le niveau de risque, il peut y avoir des incidences sur la chasse (gestion des appelants pour la chasse au gibier d’eau, lâchers de gibier à plumes, etc.) et pour les rassemblements d’oiseaux (foires, marchés, démonstration de chasse au vol, etc.).

Toute suspicion de maladie doit donner lieu à une déclaration immédiate au vétérinaire sanitaire.

Transporteurs. Des mesures spécifiques concernent les transporteurs. Vous pouvez les consulter via la fiche « Transporteurs routiers d’oiseaux vivants : les mesures de prévention à connaître ».

Zones à risque de diffusion de la grippe aviaire. Depuis le 1er octobre 2021, il existe des zones à risque de diffusion de la grippe aviaire hautement pathogène, consultables ici.

Définition. Une « zone à risque de diffusion » est constituée par les parties du territoire dans lesquelles la probabilité de transmission de la grippe aviaire hautement pathogène est supérieure au reste du territoire.

Pour limiter la propagation du virus entre élevages, des mesures peuvent être prises dans lesdites zones. Par exemple, en période de risque « modéré », l’obligation de mise à l'abri s'applique aux palmipèdes âgés de moins de 42 jours.

Si le niveau de risque augmente à « élevé », des mesures de prévention et surveillance supplémentaires s'appliquent, comme par exemple, l’obligation pour tout véhicule pénétrant dans la zone professionnelle de l'élevage de faire l’objet d’une désinfection avant l'entrée, puis au départ de ladite zone.

Vaccination. Depuis le 1er octobre 2023, les opérations de vaccination obligatoire pour les élevages détenant plus de 250 canards (Barbarie, mulard et Pékin) dont les produits (viande et foie gras) sont destinés à la commercialisation ont commencées. 

Bon à savoir. Notez que l’ensemble du territoire métropolitain (à l’exception de la Corse) est concerné par cette obligation vaccinale.
 

En cas de confirmation de grippe aviaire

En cas de confirmation de grippe aviaire, la préfecture met en place :

  • un abattage et une destruction sur place de l’intégralité des volailles et des œufs de l'exploitation ou de la basse-cour ;
  • un nettoyage et une désinfection de l'exploitation ou de la basse-cour suivis d'un vide sanitaire de 21 jours ;
  • des zones de protection (3 km autour des foyers) et de surveillance (10 km autour des foyers).

La zone de protection peut être levée après :

  • l’abattage du foyer suivi d’une désinfection préliminaire du site, y compris des points d’abreuvement et d’alimentation ;
  • la réalisation de visites vétérinaires de toutes les exploitations de volailles recensées dans la zone, qu’elles soient commerciales ou non commerciales.

La zone de surveillance peut être levée à partir de 9 jours après :

  • la levée de zone de protection ;
  • sous réserve de la réalisation d’un plan de surveillance aléatoire et ciblé dans les exploitations de volailles.


Grippe aviaire : exemples de mesures préventives

Mesures de biosécurité. Pour lutter contre la propagation de la grippe aviaire, des mesures de biosécurité doivent être respectées. En voici quelques exemples.

Chaque détenteur de volailles ou d'autres oiseaux captifs doit mettre en place un plan de biosécurité pour l'ensemble de son exploitation qui vise la réduction du risque d'introduction, de développement et de propagation de la grippe aviaire.

Les détenteurs doivent d'abord réaliser une analyse de risque tenant compte du contexte sanitaire de leur exploitation et de leur environnement. Ils rédigent ensuite un plan de biosécurité adapté à la réalité de leur exploitation.

Quels détenteurs ? Les détenteurs concernés sont :

  • en priorité les détenteurs commerciaux de volailles (sans distinction de seuil) ;
  • et dans une moindre mesure les détenteurs non commerciaux de volailles, les parcs zoologiques et les détenteurs commerciaux d'autres oiseaux captifs (animalerie).

Opérations de dépistage des palmipèdes. Le détenteur de reproducteurs des espèces de palmipèdes sont assujettis, chaque année, à une visite visant à évaluer les conditions de biosécurité, ainsi qu'à un dépistage sérologique dans chaque unité de production par le vétérinaire sanitaire de l'exploitation. Les prélèvements sont effectués :

  • sur 60 oiseaux sélectionnés représentatifs des lots ;
  • selon les méthodes officielles, par un laboratoire agréé ;
  • les frais sont à la charge des exploitations.

Production de palmipèdes gras en phase de gavage. Le détenteur de l'exploitation doit claustrer ses animaux en cas de passage à un niveau de risque élevé.

Lorsque le nombre cumulé de palmipèdes en présence simultanée dans les différentes unités de production ayant accès à un parcours est supérieur ou égal à 3 200, il n'y a pas de dérogation possible à la claustration en bâtiment.

À retenir

Pour lutter contre la propagation de la grippe aviaire, le territoire est zoné et 3 niveaux de risque ont été mis en place. Selon le niveau de risque, des mesures plus ou moins contraignantes doivent être respectées.
 

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Bénéficier du crédit d’impôt pour les exploitations certifiées à « haute valeur environnementale »

Date de mise à jour : 16/02/2024 Date de vérification le : 16/02/2024 6 minutes
Attention, cet article a plus d'un an

Les entreprises agricoles qui disposent d’une certification d’exploitation à haute valeur environnementale (EHVE) vont pouvoir bénéficier d’un nouveau crédit d’impôt. Qui peut en bénéficier ? Quel est le montant de cet avantage fiscal ? Comment l’obtenir ?

Rédigé par l'équipe WebLex.
Bénéficier du crédit d’impôt pour les exploitations certifiées à « haute valeur environnementale »

Crédit d’impôt EHVE : pour qui ? Combien ?

Pour qui ? Les entreprises agricoles qui disposent d’une certification d’exploitation à haute valeur environnementale (EHVE) en cours de validité au 31 décembre ou délivrée au cours de l’une des années 2022, 2023 ou 2024 vont pouvoir bénéficier d’un crédit d’impôt : le crédit d’impôt en faveur des entreprises agricoles qui disposent d’une certification d’EHVE.

Un niveau 3. La « haute valeur environnementale » correspond au niveau 3 du dispositif de certification environnementale des exploitations agricoles.

Combien ? Le montant du crédit d’impôt s’élève à 2 500 €.

Un plafond. Le total des aides accordées par l’Union européenne, l’Etat, les collectivités territoriales, ou tout autre organisme public en vue de l’obtention de la certification EHVE, du crédit d’impôt en faveur de l’agriculture biologique et du crédit d'impôt au titre d'une certification EHVE, ne peut excéder 5 000 €.

Et en cas de dépassement ? En cas de dépassement du seuil de 5 000 €, le montant du crédit d’impôt est diminué à concurrence des sommes excédant ce plafond.

Cas particulier des GAEC. Pour le calcul du crédit d’impôt des groupements agricoles d’exploitation en commun (GAEC), le montant du crédit d’impôt et le seuil de 5 000 € sont multipliés par le nombre d’associés, dans la limite de 4.


Crédit d’impôt EHVE : comment ?

Une imputation. Ce crédit d’impôt s’impute sur l’impôt sur le revenu (IR) ou l’impôt sur les sociétés (IS) dû par le contribuable au titre de l’année 2021 ou au titre de l’année d’obtention de la certification pour celles obtenues au cours de l’une des années 2022, 2023 ou 2024 après les prélèvements non libératoires et les autres crédits d’impôt.

En cas d’excédent ? Si le montant du crédit d’impôt excède le montant de l’impôt dû, l’excédent est restitué.

Pour les exercices ne coïncidant pas avec l’année civile, le crédit d’impôt correspondant est imputé sur l’impôt dû par le contribuable au titre de l’année au cours de laquelle l’exercice est clos.

Cas des groupes de société. Dans le cadre d’un groupe de sociétés, la société tête de groupe (dite société mère) se substitue aux sociétés membres du groupe pour l’imputation des crédits d’impôt dégagés par chaque société du groupe sur le montant de l’IS dont elle est redevable au titre de chaque exercice.

Cas des sociétés de personnes. Si le bénéficiaire du crédit d’impôt est une société de personnes non soumise à l’impôt sur les sociétés (IS), l’avantage fiscal obtenu peut être utilisé par ses associés, proportionnellement à leurs droits dans la société, sous réserve :

  • qu’ils soient redevables de l’IS ;
  • ou qu’il s’agisse de particuliers participant à l’exploitation.

Une déclaration. Pour pouvoir prétendre au bénéfice de cet avantage fiscal, les entreprises doivent déposer une déclaration conforme au modèle établi par l’administration, dans les mêmes délais que la déclaration annuelle de résultat. Dans le cadre d’un groupe de sociétés, la société mère dépose cette déclaration en même temps que la déclaration relative au résultat d’ensemble du groupe.

Enfin, le bénéfice de cet avantage fiscal est subordonné non seulement au respect de la réglementation européenne relative aux aides de minimis propre au secteur agricole, mais aussi à celle relative aux aides de minimis propres au secteur de la pêche et de l’aquaculture.

A retenir

Le crédit d’impôt de 2 500 € en faveur des entreprises agricoles qui disposent d’une certification d’exploitation à haute valeur environnementale s’impute sur l’impôt sur le revenu (IR) ou l’impôt sur les sociétés (IS) dû par le contribuable au titre de l’année 2021, 2022,2023 ou 2024.

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Tout savoir sur le crédit d’impôt « sortie du glyphosate »

Date de mise à jour : 26/05/2023 Date de vérification le : 26/05/2023 5 minutes
Attention, cet article a plus d'un an

Dès 2021, les exploitants agricoles qui renoncent à utiliser du glyphosate vont pouvoir bénéficier d’un crédit d’impôt exceptionnel : le crédit d’impôt « sortie du glyphosate ». Qui peut en bénéficier ? Quel est le montant de cet avantage fiscal ? Comment l’obtenir ?

Rédigé par l'équipe WebLex.
Tout savoir sur le crédit d’impôt « sortie du glyphosate »

Crédit d’impôt « sortie du glyphosate » : pour qui ? Combien ?

Un avantage exceptionnel. En 2021, 2022 et 2023, les entreprises agricoles exerçant leur activité principale dans le secteur des cultures pérennes autres que les fourrages, ou sur des terres arables hors surfaces en jachère ou sous serres et qui déclarent ne pas utiliser de produits phytopharmaceutiques contenant du glyphosate, bénéficient d’un crédit d’impôt.

Combien ? Le montant de cet avantage fiscal est fixé à 2 500 € au titre de l’année de déclaration.

Cas particulier des GAEC. Pour le calcul du crédit d’impôt des groupements agricoles d’exploitation en commun (GAEC), ce montant de 2 500 € est multiplié par le nombre d’associés que compte le groupement, dans la limite de 4.

Quand ? Cet avantage fiscal est applicable depuis le 31 octobre 2021.


Crédit d’impôt « sortie du glyphosate » : comment ?

Une imputation. Le crédit d’impôt est imputé sur l’impôt sur le revenu (IR) ou sur l’impôt sur les sociétés (IS) dû par le contribuable au titre de l’année de la déclaration, après les prélèvements non libératoires et les autres crédits d’impôt.

Si l’exercice ne coïncide pas avec l’année civile. Pour les exercices ne coïncidant pas avec l’année civile, l’avantage fiscal est imputé sur l’impôt dû par le contribuable au titre de l’année au cours de laquelle l’exercice est clos.

Dans le cadre d’un groupe de sociétés, la société mère est substituée aux sociétés du groupe pour l’imputation sur le montant de l’IS dont elle est redevable au titre de chaque exercice des crédits d’impôts dégagés par chaque société du groupe.

Cas particulier des sociétés soumises à l’impôt sur le revenu. Le crédit d’impôt calculé par les sociétés de personnes ou les groupements non soumis à l’impôt sur les sociétés peut être utilisé par leurs associés proportionnellement à leurs droits dans ces sociétés ou ces groupements, à condition qu’il s’agisse de redevables de l’IS ou de personnes physiques participant personnellement à l’exploitation.

Une déclaration. Les entreprises qui souhaitent en bénéficier doivent déposer une déclaration conforme à un modèle établi par l’administration fiscale dans les mêmes délais que la déclaration annuelle de résultat.

Non-cumul. Le crédit d’impôt « sortie du glyphosate » n’est pas cumulable avec le crédit d’impôt en faveur des entreprises agricoles qui disposent d’une certification d’exploitation à haute valeur environnementale (EHVE) et le crédit d’impôt agriculture biologique.

A retenir

Le crédit d’impôt « sortie du glyphosate » bénéficie, en 2021, 2022 et 2023, aux exploitants agricoles qui, toutes conditions par ailleurs remplies, renoncent à utiliser des produits phytopharmaceutiques contenant du glyphosate.
 

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Agriculteurs : le point sur les aides couplées

Date de mise à jour : 25/09/2023 Date de vérification le : 26/06/2024 6 minutes
Attention, cet article a plus d'un an

La Politique agricole commune (PAC) est un dispositif mis en place par l’Union européenne dans le but de soutenir et développer l’agriculture de ses États membres. Elle prévoit d’attribuer des aides aux exploitations agricoles qui connaissent des difficultés financières, notamment les « aides couplées ». Que faut-il retenir ?

Rédigé par l'équipe WebLex.
Agriculteurs : le point sur les aides couplées

Aides couplées : pour qui ?

Objectif. Les aides couplées constituent des aides financières versées par l’État, qui ont pour but de favoriser les productions à forte valeur ajoutée et de venir en aide aux exploitations agricoles qui font face à d’importantes difficultés économiques.

Condition 1. Les aides couplées sont attribuées aux exploitations agricoles qui rencontrent des difficultés économiques.

Condition 2. Elles sont accordées à toute exploitation agricole qui génère l’un des produits suivants :

  • vaches allaitantes ;
  • vaches laitières ;
  • ovins (moutons) ;
  • caprins (bouc, chèvre, etc.) ;
  • veaux sous la mère et veaux bio ;
  • blé dur ;
  • prunes destinées à la transformation ;
  • fruits transformés ;
  • tomates destinées à la transformation ;
  • pommes de terre féculières ;
  • houblon ;
  • chanvre ;
  • semences de graminées ;
  • protéines végétales :
    • légumineuses fourragères (depuis 2018, les mélanges de légumineuses fourragères et d’herbe ne sont plus éligibles) ;
    • soja ;
    • protéagineux : pois, féverole, lupin ;
    • légumineuses fourragères destinées à la déshydratation ;
    • semences de légumineuses fourragères ;
  • riz.

Le saviez-vous ?

Une exploitation agricole peut bénéficier de plusieurs aides couplées lorsqu’elle cultive plusieurs des produits mentionnés ci-dessus.

Condition 3. Ces aides sont attribuées à toutes les exploitations agricoles individuelles mais aussi aux sociétés agricoles. Toutefois, celles-ci doivent respecter le principe de transparence : chaque associé est pris en compte et la société devra démontrer qu’ils contribuent tous à son renforcement économique.

À noter. En France seuls les GAEC (groupements agricoles d’exploitation en commun) sont en mesure de respecter ce principe de transparence.

Pour rappel. Une GAEC est une société civile agricole de personnes permettant à des agriculteurs associés la réalisation d’un travail en commun.


Aides couplées : combien ? Comment ?

Un montant variable. Le montant des aides couplées fait l’objet d’un calcul qui diffère en fonction de l’aide demandée et fait l’objet d’une mise à jour chaque année.

Les démarches. La demande d’aide se fait sur le site : www.telepac.agriculture.gouv.fr géré par le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire. Il est nécessaire de remplir une télédéclaration (obligatoire depuis 2016) et de télécharger les pièces justifiant votre éligibilité.

1 surface = 1 aide. Une seule aide couplée sera versée pour une même surface. Par exemple, une même surface ne peut pas être éligible à la fois à l’aide à la production de légumineuses fourragères et à l’aide à la production de semences de légumineuses.

Le saviez-vous ?

Certaines surfaces ne sont pas éligibles aux aides couplées telles que les bordures de champ, les bandes tampons, les bosquets, les haies, les mares.

À retenir

Les exploitations agricoles qui connaissent des difficultés financières peuvent recevoir une aide couplée pour soutenir la production de certains produits.
 

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Produits phytosanitaires : une activité de conseil indépendante

Date de mise à jour : 20/06/2022 Date de vérification le : 20/06/2022 4 minutes
Attention, cet article a plus d'un an

Les activités de vente de pesticides et de conseil pour leur utilisation sont désormais séparées. Quelles sont les obligations qui s’imposent aux professionnels exerçant une activité de conseil ?

Rédigé par l'équipe WebLex.
Produits phytosanitaires : une activité de conseil indépendante


Activité de conseil en produits phytosanitaires : une indépendance

L’appréciation de l’indépendance. La séparation entre les activités de vente de produits phytosanitaires (pesticides) et de conseil pour leur utilisation est appréciée au regard des participations au capital ou des droits de vote au sein des organes d'administration des entreprises concernées, et de la composition de leurs organes de surveillance, d'administration et de direction.

Contrôle du respect de l’indépendance d’activités. Le respect de l’exigence d’indépendance est contrôlé lors de la délivrance de l'agrément nécessaire à l'exercice des différentes activités.

Bon à savoir. Le principe d’indépendance vaut pour toutes les utilisations (agricoles ou non).

Attention ! L'incompatibilité des activités de conseil et de vente entre en vigueur au plus tard au 31 décembre 2024 pour les microentreprises et dans les départements d'Outre-Mer.

Pour mémoire, la catégorie des microentreprises est constituée des entreprises qui :

  • occupent moins de 10 personnes ;
  • et qui ont un chiffre d'affaires annuel ou un total de bilan n'excédant pas 2 M€


Activité de conseil en produits phytosanitaires : un agrément

Agrément. L’activité de conseil est soumise à l’obtention d’un agrément. Pour l’obtenir, il faut justifier :

  • de la souscription d’une assurance couvrant sa responsabilité civile professionnelle ;
  • de la certification par un organisme tiers attestant du fait que la société exerce son activité dans des conditions garantissant la protection de la santé publique et de l'environnement ainsi que la bonne information de l'utilisateur ;
  • de la conclusion, avec un organisme tiers, d’un contrat prévoyant le suivi nécessaire au maintien de la certification

Référentiels. La certification est obtenue à l’issue d’un audit réalisé par l’organisme certificateur. Cet audit permet de vérifier le respect de référentiels. Il existe 4 référentiels, à savoir :

  • un référentiel pour l'activité « application en prestation de service de produits phytopharmaceutiques » ;
  • un référentiel pour l’activité « distribution de produits phytopharmaceutiques à des utilisateurs non professionnels » ;
  • un référentiel pour l'activité « distribution de produits phytopharmaceutiques à des utilisateurs professionnels » ;
  • un référentiel pour l'activité « conseils stratégique et spécifique à l'utilisation de produits phytopharmaceutiques ».

Bon à savoir. Outre ces 4 référentiels, il existe un référentiel « d'organisation générale » à respecter.

A retenir

Pour exercer l’activité de conseil en utilisation de pesticides, il est nécessaire d’obtenir un agrément et d’être certifié.

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Exploitants agricoles : des bâtiments aux toitures « vertes »

Date de mise à jour : 10/06/2022 Date de vérification le : 21/09/2023 5 minutes
Attention, cet article a plus d'un an

La construction de nouveaux bâtiments suppose désormais de prévoir des « toits verts ». Toutefois, eu égard à la particularité des activités agricoles, certains aménagements leur ont été accordés. Lesquels ?

Rédigé par l'équipe WebLex.
Exploitants agricoles : des bâtiments aux toitures « vertes »


Bâtiments agricoles : une obligation de « toit vert »

L’objectif. Au moins 30 % des toitures ou des ombrières surplombant les aires de parking de certains bâtiments doivent intégrer un système de production d’énergies renouvelables (comme des panneaux photovoltaïques) ou un système de végétalisation (comme un toit vert).

Qui est concerné ? Cette obligation s’applique à l’occasion de la construction et l'extension de nouveaux magasins, de locaux à usage industriel ou artisanal et de certains entrepôts, hangars et parcs de stationnement couverts de plus de 1 000 m² d'emprise.

Pour les exploitants agricoles. Vous êtes aussi concernés par cette obligation, y compris pour les bâtiments relevant des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE). Toutefois, compte tenu de leur nature, quelques spécificités sont à connaître.


Bâtiments agricoles : des aménagements pour les ICPE

Des bâtiments agricoles exemptés. Il est expressément prévu que sont exemptés de l’obligation de « verdissement » les bâtiments abritant des ICPE au titre des rubriques 1312, 1416, 1436, 2160, 2260-1 2311, 2410, 2565, des rubriques 27XX (sauf les rubriques 2715, 2720, 2750, 2751 et 2752), des rubriques 3260, 3460, des rubriques 35XX et des rubriques 4XXX.

Un mode de calcul des 30 % spécifique… Des précisions ont été apportées aux modalités de calcul de la proportion de toitures (30 %) des bâtiments agricoles qui doivent intégrer un système de production d’énergies renouvelables ou de végétalisation :

  • en cas d’arrêtés préfectoraux imposant la présence de dispositifs de sécurité en toiture, les surfaces requises pour accueillir ces dispositifs sont exclues de la surface prise en compte pour le calcul des 30 % de toitures ;
  • les surfaces de toiture correspondant aux bandes de protection de part et d'autre des murs séparatifs REI et à une bande de 5 mètres de part et d'autre des parois séparatives REI ne sont pas prises en compte pour le calcul des 30 % de toitures (ce sont des murs coupe-feu).

… exemptant de nouveaux des bâtiments agricoles. Après déduction des surfaces précitées, si la surface de toiture disponible est inférieure à 30 % de la surface totale de la toiture, le bâtiment n’est pas tenu d’intégrer un système de production d’énergies renouvelables ou un système de végétalisation. L'obligation continue toutefois de s'appliquer aux ombrières séparées des bâtiments par un espace à ciel ouvert, supérieur à 10 mètres.

Panneaux photovoltaïques. Il y a un ensemble de prescriptions techniques à respecter si vous optez pour l’installation de panneaux photovoltaïques. Vous pouvez les consulter à l’adresse suivante : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000041661290&dateTexte=&categorieLien=id.

À retenir

Par principe, la construction de bâtiments relevant des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) nécessite désormais de prévoir que 30 % des toitures sont végétalisés ou intègrent des panneaux photovoltaïques. Toutefois, certains de ces bâtiments sont exemptés de cette obligation, soit en raison de leur classification, soit en raison de l’application d’un mode de calcul de la surface de la toiture spécifique.
 

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Conclure un bail rural à long terme : ce qu’il faut savoir

Date de mise à jour : 04/08/2023 Date de vérification le : 04/08/2023 14 minutes
Attention, cet article a plus d'un an

Par principe, la conclusion d’un bail rural est prévue pour une durée de 9 ans. Mais il est possible de conclure un « bail à long terme » qui, comme son nom le laisse entendre, prévoit une durée plus longue : quels sont les avantages de ce bail à long terme ?

Rédigé par l'équipe WebLex.
Conclure un bail rural à long terme : ce qu’il faut savoir

Bail rural à long terme : de quoi parle-t-on ?

Bail rural à long terme = Bail rural. Les dispositions propres aux baux ruraux valent pour les baux ruraux à long terme, sauf quand la réglementation relative à ces derniers l’exclut expressément.

     =>  Pour en savoir plus, consultez notre fiche « conclure un bail rural : ce qu’il faut savoir »

Bail rural à long terme = 3 types de contrats. Derrière le terme de « bail à long terme », il existe en fait 3 types de baux : « le bail de 18 ans », le « bail de 25 ans » et le « bail de carrière ».

Type 1 : le bail de 18 ans. Il s’agit d’un bail qui peut être conclu pour une période minimale de 18 ans et pour une période maximale de 24 ans.

Ce qu’il faut savoir 1. A l’inverse d’un bail rural « normal », le bailleur ne bénéficie pas d’un droit de reprise triennal pendant la durée initiale du bail. Pour mémoire, le droit de reprise triennal permet à un bailleur ou co-bailleur devenu majeur ou émancipé au cours du bail ou du renouvellement de reprendre les lieux loués.

Ce qu’il faut savoir 2. Le bail est renouvelable par période de 9 ans. Une fois le renouvellement acquis, le bailleur bénéficie du droit de reprise triennal précité.

Ce qu’il faut savoir 3. Dans le cadre d’un bail rural de 9 ans, l’exploitant agricole peut s’opposer au refus de renouvellement du bailleur lorsqu'il se trouve à moins de 5 ans de l'âge de la retraite ou à 5 ans de l’âge lui permettant de bénéficier de la retraite à taux plein. Ce droit d’opposition n’existe pas dans le cadre d’un bail de 18 ans, même si le contrat de bail le prévoit.

Type 2 : le bail de 25 ans. Ce bail est identique au bail de 18 ans, à l’exception des points suivants :

  • il peut être convenu que le bail se renouvelle à son expiration, sans limitation de durée, par tacite reconduction ;
  • dans ce cas, chacune des parties peut mettre fin au bail chaque année, le congé prenant effet à la fin de la 4ème année suivant celle au cours de laquelle il a été donné (cette décision peut être portée à la connaissance de l’autre partie par LRAR) ;
  • en l'absence de clause de tacite reconduction, le bail prend fin au terme prévu au contrat sans que le bailleur ne soit tenu de délivrer congé à l’exploitant agricole ;
  • le congé n’a pas à être motivé.

Le saviez-vous ?

Le bail de 25 ans est parfois appelé « bail à long préavis ».

Type 3. Le bail de carrière. Le bail est dit « bail de carrière » lorsqu'il porte sur une exploitation agricole constituant une unité économique ou sur un lot de terres d'une superficie supérieure à la surface minimale d'installation, qu'il est conclu pour une durée d’au moins 25 ans et qu'il prend fin à la retraite de l’exploitant agricole.

Le saviez-vous ?

Un exploitant agricole qui est à plus de 9 ans et à moins de 18 ans de l'âge de la retraite peut conclure un bail à long terme d'une durée égale à celle qui doit lui permettre d'atteindre l'âge de la retraite.

État des lieux. Un état des lieux d’entrée et de sortie doit obligatoirement être rédigé. Toute clause excluant l’établissement d’un état des lieux est réputée non écrite.

À noter. Les baux à long terme supérieurs à 12 ans doivent être rédigés par un notaire.

Principe d’incessibilité. Le principe d’incessibilité du bail protège le bailleur contre un changement, à son insu, d’exploitant agricole.

Bon à savoir. Par principe, un agriculteur peut demander à reporter la fin de son bail pour pouvoir bénéficier d’une retraite à taux plein. Toutefois, cette faculté ne profite pas à un agriculteur ayant conclu un bail rural à long terme.


Bail rural à long terme : quels sont les avantages ?

Un avantage pour l’exploitant agricole. Pour l’exploitant agricole, le recours à un bail rural à long terme a pour avantage de le sécuriser juridiquement sur une longue période.

Un avantage pour le bailleur. Pour le bailleur, l’intérêt est évident : le bail à long terme permet de maintenir l’exploitation de ses terres, sans pour autant qu’il n’ait à s’en charger personnellement.

Cas particulier du décès du bailleur. Au moment du décès du bailleur, les biens donnés à bail à long terme intègrent, comme tous ses autres biens, sa succession. Dans cette hypothèse, si les héritiers décident d’accepter la succession, et donc de devenir propriétaires des terres (ou exploitations) données à bail, ils devront payer, le cas échéant, des droits d’enregistrement (aussi appelés droits de succession).

Si les biens ruraux sont donnés à bail à une personne tierce à la famille. Dans cette hypothèse, l’héritier bénéficiera d’une exonération partielle de droits d’enregistrement égale à 75 % lorsque la valeur totale des biens transmis ne dépasse pas 300 000 €. Lorsque la valeur totale des biens en question transmis par le donateur ou le défunt à chaque donataire, héritier ou légataire excède 300 000 €, cette exonération partielle est ramenée à 50 % au-delà de cette limite.

Une condition essentielle. Outre le fait que l’exonération d’impôt ne concerne que les biens ruraux donnés à bail à long terme avant le décès du bailleur, l’avantage fiscal ne s’applique que si l’héritier conserve la propriété des biens transmis pendant une durée minimale de 5 ans.

Une conséquence. Si l’héritier ne respecte pas ce délai de conservation, par exemple parce qu’il vend le bien donné à bail avant l’expiration du délai de 5 ans, il perdra le bénéfice de l’exonération et devra s’acquitter du complément de droit d’enregistrement non réglé au moment de la succession.

À compter du 1er janvier 2023, la limite de 300 000 € est portée à 500 000 € à condition que le bénéficiaire de la transmission conserve le bien pendant 10 ans.

Attention. Si la vente n’est que partielle, la perte de l’avantage fiscal ne sera que partielle. Prenons l’exemple d’une personne qui, du fait du décès de son père, récupère la propriété de 3 parcelles données à bail à long terme pour lesquelles elle bénéficie de l’exonération partielle de droits d’enregistrement. Au bout de 3 ans, elle décide de vendre 2 des 3 parcelles. Dans cette situation, elle ne perdra le bénéfice de l’exonération de droits de mutation que pour les 2 parcelles cédées avant l’expiration du délai de 5 ans. En revanche, elle continuera à en bénéficier pour la 3ème, sous réserve qu’elle la conserve encore 2 ans.

Si les biens ruraux sont donnés à bail à l’héritier qui accepte la succession. Si l’héritier qui accepte la succession est également l’exploitant agricole titulaire du bail à long terme, il ne pourra bénéficier de cet avantage fiscal, toutes conditions par ailleurs remplies, que si le bail dont il est titulaire a été consenti depuis plus de 2 ans au jour de la transmission.

En matière d’IFI. Les biens ruraux loués à long terme pour une durée de 18 ans au minimum peuvent, sous certaines conditions, bénéficier d’une exonération partielle ou totale d’impôt sur la fortune immobilière (IFI).

Une exonération totale. L’exonération d’IFI sera totale dès lors que le bail est consenti à l’un ou plusieurs des membres du groupe familial du bailleur (conjoint, enfants, parents, frères ou sœurs, etc.) et que le bien est utilisé par le preneur pour l’exercice de sa profession.

A retenir

L’expression « bail rural à long terme » recouvre en réalité 3 types de baux distincts ayant chacun leurs spécificités : le bail de 18 ans, le bail de 25 ans et le bail de carrière. Quoiqu’il en soit, la conclusion d’un bail rural à long terme permet, sous réserve du respect de certaines conditions, de bénéficier d’une exonération d’IFI et d’une exonération en matière de droits de succession.

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