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Hôtel, restaurant, frais de déplacement : la TVA est-elle (toujours) déductible ?

Date de mise à jour : 09/11/2021 Date de vérification le : 28/07/2023 10 minutes
Attention, cet article a plus d'un an

Vous vous déplacez fréquemment dans le cadre de votre activité, ce qui vous amène à engager des frais pour le compte de l’entreprise : vous invitez des clients ou des fournisseurs au restaurant, vous prenez l’autoroute et payez des frais de péages, vous dormez parfois à l’hôtel… La TVA qui grève tous ces frais pourra-t-elle être récupérée par l’entreprise ?

Rédigé par l'équipe WebLex.
Hôtel, restaurant, frais de déplacement : la TVA est-elle (toujours) déductible ?

Pour vos frais de restaurant

Pas de problème ! Les frais de restaurant que vous (ou vos collaborateurs) pouvez être amené(s) à engager dans le cadre de vos repas d’affaires seront déductibles, dans la mesure où il s‘agit bien de frais engagés dans l’intérêt de l’exploitation. Dans ce cas, l’administration admet la récupération de la TVA sur ce type de frais.

Demandez une facture ! Vous devrez justifier du montant de la TVA déductible, notamment en produisant la facture établie par le restaurateur. A cet égard, vérifiez que la facture comporte l’ensemble des mentions obligatoires requises par les textes, et notamment l’identification précise de votre entreprise, celle du restaurateur, les mentions relatives au prix de la prestation et du montant de la TVA, etc.

Le saviez-vous ?

Comme toute dépense professionnelle, il faut aussi justifier, plus généralement, que la dépense de restaurant a été engagée dans l’intérêt de l’exploitation. Pensez à reporter le nom des convives et l’objet du rendez-vous, soit au dos de la facture, soit sur la note de frais qui accompagne une demande de remboursement.

Attention ! Ne faites pas comme cette entreprise qui, à l’occasion d’une réclamation fiscale aux termes de laquelle elle a sollicité la récupération de la TVA grevant des frais de restaurant remboursés à ses salariés, a produit, comme pièces justificatives, des notes, reçus ou tickets libellés au nom de ses salariés : l’administration lui a refusé la récupération de la TVA, ce qui a été confirmé par le juge. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il a été considéré, dans cette affaire, que la société ne pouvait pas être regardée comme ayant effectivement pris en charge ces frais de restaurant !

À ce sujet, vous bénéficiez d’une tolérance. Par principe, la facture doit comporter l’identification précise de votre entreprise (raison sociale, adresse, etc.). Cela étant, une mesure de tolérance s’applique spécifiquement aux factures émises par les restaurateurs : il est admis que les éléments d’identification du client (donc votre entreprise) ne soient pas repris directement sur la facture par le restaurateur : il vous reviendra alors, personnellement, de compléter vous-même ces éléments d’identification sur un espace qui doit être réservé à cet effet.

Le saviez-vous ?

La facture du restaurateur doit également comporter son numéro d’identification à la TVA qui lui a été attribué par l’administration. Cela étant, pour les factures d’un montant inférieur ou égal à 150 € hors taxes, cette mention n’est pas obligatoire


Pour vos frais de déplacement

Tout dépend… La TVA qui grève vos frais de déplacements professionnels (et ceux de vos collaborateurs), correspondant aux frais de transport (avion, train, etc.), n’est pas déductible. Par exception, l’administration fiscale admet la récupération de la TVA sur les frais de stationnement et les frais de péages. Là encore assurez-vous d’être toujours en mesure de justifier de cette TVA, notamment au moyen de factures.

À ce sujet, vous bénéficiez d’une tolérance. Il est admis que les tickets de stationnement ou de péages, qui vous sont remis aux barrières automatiques, servent de factures, à la condition que vous précisiez sur ces reçus votre identification complète (ou du moins celle de l’entreprise), l’objet du déplacement et le numéro de plaque d’immatriculation du véhicule utilisé.


Pour vos frais d’hôtel

Pas de problème ? Il existe à ce sujet une exclusion : la TVA qui grève les dépenses de logement des dirigeants et des salariés pris en charge gratuitement par l’entreprise n’est pas récupérable (a contrario, si vous prenez en charge une note d’hôtel d’un de vos clients, la TVA correspondante sera déductible, pour autant, bien sûr, que cette prise en charge réponde aux intérêts bien compris de l’entreprise).

Petite précision. Lorsque l’on évoque les dépenses de logement, on pense naturellement aux dépenses liées à la prise en charge d’un logement pour le dirigeant, voire pour un collaborateur (un logement de fonction par exemple). Mais il faut inclure, parmi ces dépenses, les dépenses d’hébergement, au nombre desquelles figurent les notes d’hôtels, exposées lors de vos voyages professionnels.

Le saviez-vous ?

Cette interdiction de déduire la TVA ne joue pas s’agissant des dépenses relatives à la fourniture du logement sur les chantiers ou dans les locaux de l’entreprise pour assurer le logement du personnel de sécurité, dès lors que l’utilisation d’un logement sur le lieu de travail est rendue nécessaire.

Une ventilation à faire, le cas échéant… Cela signifie que la TVA qui figure sur une note d’hôtel engagée au profit d’un salarié ou un dirigeant ne peut pas être déduite par l’entreprise. Et si, sur la même facture, figurent des frais de repas, pour lesquels la TVA est déductible, vous devrez faire attention à ce que les dépenses soient distinguées sur la facture en fonction de leur nature (ou à demander des factures distinctes).

Conseil. Comme évoqué précédemment, la TVA qui grève une note d’hôtel prise en charge pour le compte d’un client est récupérable. Comme pour les notes de restaurant, pensez à indiquer le nom du ou des clients invités, soit au dos de la facture, soit sur la note de frais qui accompagne une demande de remboursement.

A retenir

La TVA qui grève vos frais professionnels (restaurant, péages, etc.) est normalement déductible, pour autant bien entendu que la dépense soit exposée dans l’intérêt de l’exploitation et qu’elle soit justifiée.

Attention, toutefois, aux notes d’hôtel, pour lesquelles la TVA n’est pas récupérable, tant pour vos collaborateurs que pour vous-même.

 

J'ai entendu dire

Avant les vacances, nous avons coutume de nous retrouver, avec toute mon équipe, au restaurant pour déjeuner ensemble. C’est l’entreprise qui prend en charge cette dépense : la TVA est-elle récupérable ?

Dans une telle situation, il est admis que la TVA grevant une note de restaurant, engagée par l’entreprise à l’occasion d’un évènement particulier dans l’entreprise (repas de fin d’année, repas de clôture de bilan, repas détente avant les vacances…) soit récupérable, dans la mesure où ces dépenses sont de nature à resserrer les liens du personnel de l’entreprise, renforcer leur motivation, etc.
 
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Maîtriser la déduction de la TVA

Date de mise à jour : 26/01/2024 Date de vérification le : 27/03/2024 24 minutes
Attention, cet article a plus d'un an

Pour déterminer le montant de votre TVA nette due, vous devez retrancher de la TVA collectée auprès de vos clients la TVA payée à vos fournisseurs : cette « TVA déductible » obéit à des règles de déduction strictes : Comment déduire votre TVA sans risque de rectification par l’administration ?

Rédigé par l'équipe WebLex. En collaboration avec Jean-Marc Le Gallo, Avocat au Barreau de Marseille, spécialisé en droit fiscal
Maîtriser la déduction de la TVA

TVA déductible : calculer un « coefficient de déduction »

D’une manière générale. Pour la plupart des entreprises, exerçant une activité soumise à la TVA, la question de la déduction de la TVA ne pose pas en soi de difficultés : elle est déductible en totalité dès lors que la totalité du chiffre d’affaires de l’entreprise est lui-même soumis à la TVA.

Mais parfois… Dans certaines circonstances, et notamment lorsque l’entreprise affecte des biens ou des services à des activités non soumises à la TVA ou perçoit des produits eux-mêmes non soumis à la TVA par exemple, la déduction de la TVA facturée par un fournisseur ne sera pas totale. Il faut donc déterminer le montant de TVA que vous pourrez effectivement récupérer : pour cela, il faut calculer le « coefficient de déduction ».

« Coefficient de déduction ». Le montant de la TVA que vous êtes autorisé à déduire est déterminé à partir d’un coefficient de déduction. Ce coefficient est égal au produit formé par 3 autres coefficients : votre coefficient d'assujettissement, votre coefficient de taxation et votre coefficient d'admission. Ces notions ne sont pas toujours simples à manier, d’où l’intérêt de faire le point sur la situation de votre entreprise à ce sujet avec votre conseil. Toutefois, bien que techniques, il est important d’être informé de ces différentes notions. Pour faciliter l’exposé, prenons un exemple.

Une société holding. Imaginons que vous déteniez une société holding qui elle-même détient deux sociétés filiales, l’une exerçant une activité de production et l’autre s’occupant de la commercialisation et de la vente de vos produits. Cette société holding a elle-même pour activité l'animation et la gestion des sociétés filiales. Au titre de son dernier exercice clos, son chiffre d’affaire se décompose de la manière suivante :

  • prestations de services juridiques, comptables, administratives, informatiques, etc. rendues aux filiales : 130 000 €,
  • perception et gestion des dividendes : 100 000 €,
  • perception et gestion des produits financiers (intérêts de compte courant notamment) : 15 000 €.

Sa situation au regard de la TVA. Son activité de prestataire de services au bénéfice des filiales est une activité soumise en totalité à la TVA. La perception de produits financiers, bien que dans le champ d’application de la TVA, est exonérée de TVA. Son activité liée à la perception de dividendes est, quant à elle, normalement située hors du champ d’application de la TVA. Toutefois, parce que la société holding s’immisce dans la gestion de ses filiales, le juge de l’impôt comme l’administration fiscale considèrent que la perception de dividendes ne doit pas dégrader ses droits à déduction de la TVA.

Le saviez-vous ?

Dans le cas d’une société holding qui s’immisce dans la gestion d’une filiale, le juge considère que la TVA grevant ses frais généraux et dépenses liée à son activité, par nature économique, est intégralement déductible (sauf si cette holding exerce par ailleurs des activités exonérées de TVA ou détient des filiales dans la gestion desquelles elle ne s’immisce pas, auquel cas son droit à déduction de la TVA ne sera alors que partiel).

Elle achète du matériel informatique. Pour les besoins de son activité, la société achète du matériel informatique (3 ordinateurs et 3 imprimantes) pour un prix global de 5 382 € TTC, soit 882 € de TVA facturée par le fournisseur. Cette TVA sera-t-elle déductible en totalité ?

Cas particulier des projets abandonnés. Une entreprise peut déduire de la TVA alors qu’elle n’a pas encore commencé son activité économique si elle a l’intention d’en avoir une. En revanche, ce principe ne s’applique pas en cas d’absence d’activité d’une société mise en liquidation par sa société mère. Dans cette hypothèse, la TVA déduite par la société liquidée doit impérativement être remboursée.


Calculer le « coefficient d’assujettissement »

« Coefficient d'assujettissement ». Ce coefficient correspond à la proportion d'utilisation du bien ou du service pour la réalisation d'opérations imposables à la TVA (rappelons que les opérations « imposables » sont celles qui sont situées dans le champ d'application de la TVA, qu'elles soient effectivement imposées ou légalement exonérées). Vous pouvez retenir, sous votre responsabilité, un coefficient d'assujettissement unique pour l'ensemble des biens et services acquis, au lieu d’appliquer un coefficient pour chaque bien ou service.

Concrètement.

  • le coefficient sera égal à 0 si vous utilisez le bien ou le service pour des opérations hors champ d'application de la TVA ;
  • il sera à égal à 1 s'il est utilisé exclusivement pour la réalisation d'opérations dans le champ d'application de la TVA ;
  • il sera compris entre 0 et 1 dans les autres cas, c'est-à-dire si le bien ou le service est acquis pour la réalisation d'opérations mixtes, dans et hors champ d'application de la TVA : pour déterminer ce coefficient, vous devez choisir une clé de répartition : surface de bureau affectée aux activités, temps d’utilisation du bien, etc. ;
  • retenez que votre coefficient sera toujours égal à 1 si les biens ou services acquis sont utilisés exclusivement pour les besoins de votre activité, elle-même soumise à la TVA.

Reprenons notre exemple. La société établit le temps d’utilisation du matériel entre les différentes activités de la manière suivante : 5 % pour la gestion des dividendes, 5 % pour la gestion des produits financiers, 90 % pour la gestion administrative des filiales. Par conséquent, pour ce matériel informatique, le coefficient d’assujettissement devrait donc être égal à 0,95 (le temps d’utilisation du matériel pour la gestion des activités entrant dans le champ d’application de la TVA étant de 95 % du temps total).

Mais… Puisque, dans notre exemple, la holding s’immisce dans la gestion de ses filiales, l’activité de perception des dividendes n’est pas de nature à dégrader ses droits à déduction : il n’est donc pas tenu compte de cette activité, de sorte que le coefficient d’assujettissement est égal à 1.


Calculer le « coefficient de taxation »

« Coefficient de taxation ». Concernant spécifiquement les opérations imposables, ce coefficient va déterminer la proportion d'utilisation du bien ou du service acquis pour la réalisation d'opérations ouvrant droit à déduction. Ce n'est que dans l'hypothèse où le bien ou le service acquis est utilisé pour la réalisation d'opérations n'ouvrant pas droit à déduction, voire non imposables, que ce coefficient sera égal à 0. Il sera compris entre 0 et 1 (on parle alors de coefficient de taxation forfaitaire, anciennement « prorata TVA ») s'il est utilisé pour la réalisation d'opérations mixtes (certaines ouvrant droit à déduction et d'autres non). Comme précédemment, vous pouvez retenir un coefficient de taxation unique pour l'ensemble des biens et services acquis.

Une clé de répartition. Vous devrez choisir une clé de répartition pour déterminer ce coefficient de taxation : vous pouvez retenir le pourcentage du chiffre d’affaires généré par les activités effectivement imposées à la TVA par rapport au chiffre d’affaires global des activités entrant dans le champ d’application de la TVA (activités imposées et activités exonérées).

En ce qui concerne les produits financiers. Vous pourrez ne pas tenir compte dans ce calcul des produits financiers s’ils présentent un caractère accessoire : concrètement, le montant des produits financiers accessoires ne figure pas au dénominateur de ce rapport s’ils ont un lien avec votre activité principale et nécessitent une utilisation limitée à 10 % des biens et services de l’entreprise. A titre de règle pratique, retenez que cette condition est réputée respectée si les produits financiers représentent moins de 5 % du chiffre d’affaires TTC de l’entreprise.

Reprenons notre exemple. Le chiffre d’affaires imposé à la TVA est égal à 130 000 €, et le chiffres d’affaires global des activités entrant dans le champ d’application de la TVA est de 130 000 €, majoré de 15 000 € de produits financiers exonérés. Toutefois, dans la mesure où l’entreprise considère que, pour le calcul du coefficient d’assujettissement vu précédemment, le temps d’utilisation du matériel informatique pour la gestion de ces produits financiers n’est que de 5 %, il sera possible de ne pas en tenir compte (il s’agit alors de produits financiers accessoires). Le coefficient de taxation est donc égal à 1 (soit 130 000 / 130 000).


Calculer le « coefficient d’admission »

« Coefficient d'admission ». Ce coefficient, à la différence des deux autres, ne dépend pas de la situation de votre activité au regard de la TVA, mais est uniquement fonction de la réglementation elle-même : ce coefficient prend effectivement en compte les exclusions ou les restrictions au droit à déduction de TVA.

  • Exemples concernant le véhicule : si vous achetez et affectez à votre entreprise un véhicule de tourisme, le coefficient d'admission sera ici égal à 0; si vous effectuez un plein de gazole pour une voiture particulière (véhicule par définition exclu du droit à déduction), le coefficient d'admission sera égal à 0,8.
  • Exemples concernant les frais professionnels : si vous invitez un client ou un fournisseur au restaurant, la TVA acquittée à cette occasion étant déductible pour l'entreprise, le coefficient de taxation sera égal à 1. Dans le cadre d'un déplacement professionnel, vous séjournez à l'hôtel : la TVA grevant la dépense de logement du dirigeant ou du personnel salarié n'étant pas déductible, le coefficient de déduction sera ici égal à 0.

Reprenons notre exemple. L’achat de matériel informatique ne supportant aucune restriction légale quant à la déduction de la TVA, il n’y a ici aucune difficulté pour déterminer ce coefficient : il sera égal à 1.


TVA déductible : en conclusion

Reprenons notre exemple. Le coefficient de déduction de la société est donc égal à 1 (1 x 1 x 1). Le montant de la TVA déductible liée à l’achat du matériel informatique, égal à 882 €, est donc intégralement déductible.

Coefficient « provisoire » et « définitif ». Votre coefficient de déduction, égal au produit des 3 coefficients précités, est déterminé provisoirement au moment de l'acquisition du bien ou du service (en retenant ceux calculés au titre de l’exercice précédent). Avant le 25 avril de l'année suivante, vous calculez votre coefficient de déduction définitif (ce qui pourra amener à une régularisation : soit un reversement de TVA, soit un complément de TVA déductible).

Attention. Vous devez être en mesure de justifier vos coefficients : même si vous n'êtes astreint à aucune obligation formelle en la matière, il est vivement conseillé d'assurer un suivi comptable de vos coefficients.

Allons plus loin. La TVA que vous portez en déduction est en principe définitive. Toutefois, en dehors des hypothèses relevant du droit de contrôle de l'administration, laquelle peut être amenée à rectifier un montant de TVA déductible, certaines régularisations de la taxe initialement déduite doivent être réalisées. Ainsi, la TVA déduite lors de l'achat d'un bien immobilisé suppose que l'entreprise conserve l'immobilisation en question pendant un certain délai (5 ans pour les biens meubles, 20 ans pour les biens immeubles) : si certains évènements se produisent pendant ce délai (appelé « période de régularisation »), comme par exemple une revente du bien non soumise à TVA, la TVA initialement déduite devra être reversée, à raison d'1/20ème (pour les immeubles) ou d'1/5ème (pour les biens meubles) par année ou fraction d'année civile écoulée depuis la date d'acquisition du bien.

Exemple 1. Une société, soumise à TVA, dont l’activité principale consiste à acheter des immeubles qu’elle place ensuite en location, fait face à des difficultés : depuis 2 ans, elle n’arrive pas à louer certains de ses immeubles. Au vu de cette situation, l’administration lui demande de rembourser la TVA qu’elle a pu récupérer au moment de l’achat des immeubles concernés. Ce que l’entreprise conteste, mettant en avant le fait que la vacance est liée à des circonstances indépendantes de sa volonté. Pour preuves, elle indique qu’au cours de ces 2 années :

  • elle a conclu des mandats avec des agences immobilières chargées de trouver des locataires ;
  • elle a réalisé différentes opérations de marketing : réalisation de plaquettes, création d’une liste de diffusion, d’un site internet, communiqués de presse, affichage de panneaux publicitaires sur les immeubles vacants ;
  • elle a ajusté son offre commerciale en proposant des prix plus compétitifs.

Exemple 2. Un promoteur immobilier soumis à TVA a construit un immeuble pour le revendre, et l’a placé en stock. Il a déduit intégralement la TVA payée lors de la construction. Dans l’attente de la revente, il l’a mis partiellement en location, pendant plus d’un an à compter de la deuxième année suivant son achèvement. Dans ce cas, le bien est considéré comme une immobilisation (et non plus un stock), c’est-à-dire un bien destiné à rester durablement dans l’entreprise comme moyen d’exploitation. Cette qualification « d’immobilisation » n’est pas neutre : dès lors, la TVA déduite lors de l’achat pourra faire l’objet d’une «régularisation », c’est-à-dire devoir être remboursée en tout ou partie dans certains cas. Le fait que l’immeuble ne soit que partiellement mis en location, et non en totalité, n’a pas d’incidence.

Des circonstances indépendantes de sa volonté. Ayant tout mis en œuvre pour pouvoir louer ses immeubles, sans toutefois y parvenir, l’entreprise estime ne pas devoir reverser la TVA déduite. Une position partagée par le juge qui, au vu des circonstances, considère que l’entreprise a fait tout ce qu’elle pouvait pour remédier à la vacance de ses immeubles. En conséquence, le redressement fiscal est annulé.

Le saviez-vous ?

Dès lors qu’une société n’est pas soumise à la TVA sur au moins 90 % de son chiffre d’affaires, il faut se poser la question de sa situation au regard de la taxe sur les salaires. Seront notamment concernées par cette question les sociétés holdings, animatrices de leur groupe et employant du personnel salarié.

À retenir

Le montant de la TVA déductible est calculé en tenant compte d’un coefficient de déduction. Ce coefficient est lui-même le produit de 3 coefficients : le coefficient d’admission, le coefficient d’assujettissement et le coefficient de taxation.

Si, dans la plupart des cas, l’entreprise pourra déduire 100 % de la TVA qui lui est facturée, vous pourriez être confronté au calcul de ce coefficient de déduction si vous êtes assujetti ou redevable partiel de la TVA. Faites le point sur votre situation avec votre conseil.

 

J'ai entendu dire

Il semble que la TVA due sur les frais généraux peut faire l’objet d’une déduction forfaitaire pour les petites entreprises : est-ce vrai ?

En effet, une simplification est prévue pour les entreprises qui relèvent du régime simplifié d’imposition : si vous relevez de ce régime, vous pouvez tenir compte, au titre de la TVA, d’une déduction forfaitaire de 0,20 % de votre chiffre d’affaires, uniquement à raison des achats autres que ceux qui se rapportent à des biens constituant des immobilisations, des matières premières ou des produits destinés à la revente. Faites un calcul rapide pour mesurer l’intérêt d’utiliser cette déduction forfaitaire.

Si l’entreprise réalise des travaux sur un bien dont elle n’est pas propriétaire, pourra-t-elle déduire la TVA payée à l’occasion de ces travaux ?

Il est possible pour une entreprise de déduire la TVA payée sur des travaux qui consistent à construire ou à améliorer un bien dont un tiers est propriétaire à partir du moment où les 2 conditions suivantes sont réunies : le tiers propriétaire doit bénéficier gratuitement du résultat des travaux réalisés, et les travaux doivent être profitables à l’activité économique de l’entreprise et à celle du tiers propriétaire.
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Gérer mes taxes et impôts professionnels TVA déductible : un « oubli » réparable
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Déduire la TVA : quand ?

Date de mise à jour : 28/07/2023 Date de vérification le : 28/07/2023 11 minutes
Attention, cet article a plus d'un an

Vous recevez la facture de votre fournisseur qui vous a livré le mois dernier le mobilier que vous avez acheté pour équiper le bureau de votre nouveau collaborateur. Vous recevez également la facture de votre expert-comptable pour la mission de clôture des comptes de votre société. Dans les deux cas, la facture inclut bien évidemment la TVA due au titre de ces opérations. Quand pourrez-vous, devez-vous, déclarer et imputer cette TVA déductible sur vos déclarations ?

Rédigé par l'équipe WebLex.
Déduire la TVA : quand ?

TVA déductible : une distinction selon les régimes d’imposition

Plusieurs régimes d’imposition. En matière de TVA, selon le chiffre d’affaires que vous réalisez, vous pouvez relever du régime de la franchise en base de TVA, du régime simplifié ou du régime normal. Passons rapidement sur le régime de la franchise en base de TVA, qui vous exonère purement et simplement de la TVA, de sorte que vous ne pouvez pas déduire la TVA qui vous est facturée.

Pour le régime simplifié. Si vous relevez du régime simplifié, vous déclarez votre TVA une fois par an, au moyen d’une déclaration récapitulative : c’est à l’occasion de cette déclaration que vous déterminez le montant de la TVA nette due au titre de l’exercice, et donc le montant de la TVA déductible. Au cours de l’exercice, vous acquittez des acomptes calculés à partir de la TVA due au titre de l’exercice précédent.

Pour le régime normal. Si vous relevez du régime normal, vous déclarez le montant de votre TVA nette due tous les mois ou tous les trimestres : vous déterminez le montant de votre TVA collectée auprès de vos clients, duquel vous déduisez le montant de la TVA payée auprès de vos fournisseurs. La question qui se pose est donc de savoir au titre de quel mois (ou trimestre) vous pouvez mentionner la TVA déductible sur vos déclarations…


Déterminer votre droit à déduction de la TVA

Au préalable : une facture ! Une des conditions pour pouvoir déduire la TVA repose sur la facturation : le montant de TVA que vous êtes autorisé à déduire (on parle de « droit à déduction ») correspond à celle qui figure sur la facture que vous envoie votre fournisseur. Cette facture doit notamment mentionner, par opérations réalisées, le taux de TVA appliqué à l'opération facturée et le montant de taxe à payer. Il est important de souligner que vous ne pouvez légalement déduire un montant de TVA que si vous êtes en possession de la facture originale justifiant cette déduction. Aucune déduction de TVA n’est possible sur la base d’un bon de commande ou encore d’un devis ou d’une facture proforma.

Une TVA « exigible »… Le principe est le suivant : votre « droit à déduction » en matière de TVA prend naissance lorsque la taxe devient exigible chez votre fournisseur, cette exigibilité correspondant à la période au titre de laquelle il doit déclarer et payer cette TVA.

… qui conditionne le moment de la déduction. C'est donc à cette date que vous êtes autorisé à déduire la TVA acquittée auprès de votre fournisseur sur la taxe que vous devez vous-même reverser à votre service des impôts des entreprises : vous reportez le montant de cette TVA déductible sur la déclaration correspondant au mois (ou au trimestre) pendant lequel votre droit à déduction est intervenu. Une distinction doit ici être faite selon que l’opération consiste en une livraison de biens ou une prestation de services.


TVA déductible : pour les livraisons de bien

Transfert de propriété. Lorsque vous achetez un bien ou de la marchandise, la TVA correspondant au prix de l’opération est exigible chez votre fournisseur, au moment du « transfert de propriété » de ce bien ou de la marchandise en question (entendu comme le pouvoir de disposer du bien comme un propriétaire).

Retenez le moment de la livraison. Même si ce « transfert du pouvoir de disposer du bien comme un propriétaire » intervient, juridiquement, au moment de l’échange des consentements entre vous et votre fournisseur (sur la chose et sur le prix), on retient en pratique le moment de la livraison.

Quelle déclaration ? Vous déclarez le montant de TVA déductible correspondant sur la déclaration de TVA déposée pour la période au titre de laquelle est intervenue la livraison. Peu importe la date à laquelle vous recevez la facture et payez effectivement le prix de la marchandise ou du bien acheté à votre fournisseur.

Exemple. Vous êtes livré d’une marchandise le 28 avril et vous recevez la facture de votre fournisseur le 5 mai que vous payez le 30 mai. La TVA qui a grevé le prix de la marchandise pourra être reportée sur la déclaration de TVA déposée (en mai) au titre des opérations du mois d’avril, même si le paiement n’intervient que fin mai.

Pour les acomptes encaissés depuis le 1er janvier 2023, la TVA est exigible lors de l’encaissement des acomptes, à concurrence du montant encaissé. Par conséquent, une entreprise qui reçoit une facture d’acompte peut déduire immédiatement la TVA, sans être contrainte d’attendre la réception de la facture finale.


TVA déductible : pour les prestations de services

Retenez la date de paiement du prix. La TVA liée à une prestation de services devra être déclarée par le fournisseur au moment où il encaisse le prix. C’est donc au moment où vous payez votre prestataire que vous pouvez déduire la TVA correspondante. Vous mentionnez donc la TVA déductible sur la déclaration déposée au titre du mois ou du trimestre pendant lequel est intervenu l’encaissement du prix (qu’il s’agisse d’un acompte ou du règlement définitif).

En cas d’option pour les débits… Votre fournisseur a pu opter pour le paiement de la TVA sur les débits : dans ce cas, il doit reverser la TVA lors au moment de la facturation. Par conséquent, vous serez autorisé à déduire la TVA dès réception de cette facture, sans attendre d'en avoir effectué le paiement.

Attention. Lorsqu’une prestation de service est exécutée de manière continue sur une période de plus d’un an sans paiements échelonnés, la TVA est exigible et donc déductible à la fin de chaque année civile, pendant toute la durée de la prestation.

A retenir

Si vous achetez un bien ou de la marchandise, la TVA sera déductible au titre du mois (ou du trimestre) au cours duquel est intervenue la livraison ; peu importe la date effective de paiement du prix. En matière de prestation de services, il faut retenir la date d’encaissement du prix pour apprécier le moment où vous pourrez effectivement déduire la TVA correspondante. En cas d’option pour le paiement de la TVA d’après les débits, il faudra retenir la date de la facturation, sans tenir compte de la date d’encaissement du prix.
 

J'ai entendu dire

Quel risque courrons-nous si nous déduisons par anticipation de la TVA ?

Si vous déduisez à tort un montant de TVA, ou si vous déduisez par anticipation votre TVA, l'administration pourra rectifier le montant de votre TVA due au titre de la période concernée et appliquer, en outre, une majoration de 5 % et un intérêt de retard au taux de 0,20 % par mois de retard.

Comment sait-on qu’un fournisseur a opté pour le paiement de la TVA d’après les débits ?

En pratique, les fournisseurs qui exercent cette option la mentionne sur leurs factures, par une indication spéciale du type « TVA payée d’après les débits ».
 
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TVA déductible : un « oubli » réparable

Date de mise à jour : 28/07/2023 Date de vérification le : 28/07/2023 9 minutes
Attention, cet article a plus d'un an

Au moment de la clôture, vous faites le point sur les comptes de TVA et vous vous rendez compte que vous avez oublié de déduire un montant de TVA à propos d’un investissement réalisé il y a quelques mois. Toute possibilité de déduire cette TVA est-elle pour autant perdue ?

Rédigé par l'équipe WebLex.
TVA déductible : un « oubli » réparable

Quand devez-vous déduire la TVA ?

Une TVA « déductible ». Dès lors que l’entreprise est effectivement assujettie à la TVA, la taxe qu’elle est amenée à payer à raison de ses investissements, ses dépenses et charges liées à l’activité professionnelle, est déductible (sauf exceptions prévues par la Loi) : par « déductible », il faut comprendre qu’elle vient diminuer le montant de la TVA que vous collectez vous-même auprès de vos clients en facturant vos ventes et/ou prestations.

Lorsque cette TVA est exigible chez le fournisseur. La TVA que vous pouvez déduire correspond à celle qui figure sur la facture adressée par votre fournisseur. La date à laquelle vous pourrez mentionner, sur vos déclarations de TVA, cette TVA déductible dépend de la date à laquelle cette même TVA est exigible chez votre fournisseur. La mention de cette TVA déductible sera faite au moment du dépôt de la déclaration de TVA (tous les mois ou tous les trimestres, voire lors de la déclaration annuelle pour les entreprises relevant du régime simplifié).

Concrètement. Vous serez en droit de déduire la TVA qui vous est facturée :

  • en cas d’achat de biens ou de marchandises, au moment de la livraison ; toutefois, pour les acomptes encaissés depuis le 1er janvier 2023, la TVA est exigible lors de l’encaissement des acomptes, à concurrence du montant encaissé ;
  • en cas de prestations de services, au moment du paiement du prix (sauf si votre fournisseur a opté pour les débits, auquel cas vous pouvez prendre comme référence la date de réception de la facture).

Exemple. Une machine a été livrée le 25 avril dans votre entreprise. Votre fournisseur vous a envoyé sa facture le 5 mai. Au titre de quel mois la déduction de la TVA doit-elle être opérée ? Parce que l’exigibilité de la TVA est intervenue, chez votre fournisseur, en avril, vous pourrez mentionner la TVA correspondante sur votre déclaration faite en mai, à raison des opérations d’avril, et non pas en juin à raison des opérations de mai, quand bien même vous n’avez réceptionné la facture qu’en mai.

Attention. L’inverse n’est pas sans conséquence : si vous déduisez par anticipation, cette fois, la TVA payée à vos fournisseurs, l'administration pourra rectifier le montant de la taxe due et appliquer, en outre, une majoration de 5 % et un intérêt de retard au taux de 0,20 % par mois de retard.


Si vous avez « oublié » une facture fournisseur…

Ça peut arriver… Parmi la masse de factures fournisseurs que vous pouvez être amené à traiter, il peut arriver que vous ayez omis de déclarer un montant de TVA déductible. Pour autant, cette omission ne vous fera pas perdre définitivement votre droit de déduire cette TVA.

Une omission réparable. Vous serez autorisé à faire figurer sur les déclarations ultérieures de TVA la taxe dont vous avez omis la déduction. Mais attention, vous devez faire cette correction au plus tard avant le 31 décembre de la deuxième année qui suit celle de l’omission. Ce délai permettant la correction d’une omission de taxe déductible court à compter de l’exigibilité de la taxe chez le fournisseur. Si vous relevez du régime simplifié d’imposition, la TVA déductible qui aura été omise sur la déclaration annuelle pourra être reportée sur une déclaration annuelle ultérieure, à condition de respecter le délai précité. 

Concrètement. Cette correction doit être mentionnée distinctement sur votre déclaration. En effet, elle ne doit pas être ajoutée à la TVA du mois (ou du trimestre) concerné, mais être inscrite à la ligne 21 intitulée « Autre TVA à déduire » pour les déclarations mensuelles ou trimestrielles, à la ligne 25 intitulée « Omissions ou compléments de déductions » pour les déclarations annuelles.

Pour votre information. Le montant de la TVA que vous êtes autorisé à récupérer dans ces conditions, correspond à celui qui a été déterminé selon les règles en vigueur au moment de l’omission, et non pas en fonction des règles en vigueur au moment de la régularisation. Cette précision peut trouver toute son utilité notamment en cas de changement de taux de TVA : par exemple, une régularisation en 2023 à propos d’une TVA déductible déterminée en 2022 se fera bien en fonction du taux applicable en 2022, et non pas en tenant compte d'éventuels nouveaux taux prévus pour 2023.

A retenir

Lorsque vous avez omis de mentionner un montant de TVA déductible sur la déclaration sur laquelle elle aurait normalement dû figurer, vous pouvez réparer cette omission sur vos prochaines déclarations de TVA, à la condition que vous agissiez avant le 31 décembre de la seconde année qui suit celle de l’omission. Au-delà de cette date, vous perdez le droit de récupérer cette TVA déductible.
 

J'ai entendu dire

La péremption du droit à déduction suppose-t-elle que la déduction effective de la TVA est limitée dans le temps ?

En pratique, non. Ce qui est limité dans le temps, c’est la mention de la TVA déductible sur la déclaration de TVA. Quant à la récupération de la TVA proprement dite, elle n’est pas limitée dans le temps : si, par exemple, du fait d’un montant de TVA déductible important, vous êtes titulaire d’un crédit de TVA conséquent, vous pourrez imputer ce crédit aussi longtemps que nécessaire, jusqu’à épuisement complet, pour autant que le montant de la TVA correspondant soit effectivement mentionné sur la déclaration.
 
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Opter pour le régime de « groupe TVA »

Date de mise à jour : 04/08/2023 Date de vérification le : 04/08/2023 14 minutes
Attention, cet article a plus d'un an

À compter du 1er janvier 2022, un régime de groupe au regard de la TVA a été institué. Création, fonctionnement et contrôle, voici ce que vous devez savoir à ce sujet…

Rédigé par l'équipe WebLex.
Opter pour le régime de « groupe TVA »

Création d’un « groupe TVA »

Un régime de groupe. À compter du 1er janvier 2022, un régime de groupe au regard de la TVA a été institué, pour une application effective en 2023.

Un objectif. L’objectif de ce dispositif est de constituer un « groupe TVA » ou un « assujetti unique » entre :

  • personnes assujetties à la TVA qui ont en France le siège de leur activité économique (ou un établissement stable, ce qui inclut donc les entreprises étrangères installées en France) ;
  • et qui, bien que juridiquement indépendantes, sont étroitement liées entre elles sur les plans financier, économique et organisationnel.

Des précisions. Les liens devront présenter les caractéristiques suivantes :

  • liens financiers : seront considérés comme liés entre eux sur le plan financier les assujettis contrôlés en droit, directement ou indirectement, par une même personne, y compris cette dernière ; cette condition sera satisfaite lorsqu’un assujetti ou une personne morale non assujettie, détient plus de 50 % du capital d’un autre assujetti, directement ou indirectement par l’intermédiaire d’autres assujettis ou personnes morales non assujetties, ou plus de 50 % des droits de vote d’un autre assujetti ou d’une personne morale non assujettie dans les mêmes conditions ;
  • liens économiques : seront considérés comme liés entre eux sur le plan économique les assujettis exerçant soit une activité principale de même nature, soit des activités interdépendantes, complémentaires ou poursuivant un objectif économique commun, soit une activité réalisée en totalité ou en partie au bénéfice des autres membres ;
  • liens organisationnels : seront considérés comme liés entre eux sur le plan de l’organisation les assujettis qui sont en droit ou en fait, directement ou indirectement, sous une direction commune, ou qui organisent leurs activités totalement ou partiellement en concertation.

Ces conditions devront être remplies au moment de la constitution du groupe TVA et pendant toute la durée de vie de ce groupe TVA.

Une option. Le périmètre du groupe, qui pourra être fixé librement, sera créé sur option des membres, au plus tard le 31 octobre de l’année qui précède son application. En pratique, il s’agira de formuler une option auprès du service des impôts compétent qui précisera :

  • la dénomination et la domiciliation du représentant de l’assujetti unique,
  • la nature des activités de chacun des membres,
  • la liste des membres, leur numéro individuel d’identification à la TVA qui leur a été attribué avant leur entrée dans le groupe TVA,
  • leur accord pour intégrer le groupe TVA.

Attention. Une personne assujettie ne peut être membre que d’un assujetti unique et un assujetti unique ne peut pas être membre d’un autre assujetti unique.

Quand ? L’option pour la création du groupe TVA ou de l’assujetti unique prend effet le 1er janvier de l’année qui suit au cours de laquelle elle a été formulée et vaut pour une période minimale obligatoire d’une durée de 3 ans.

Un périmètre figé pendant 3 ans… Pendant ces 3 années, le périmètre du groupe est figé, de sorte que :

  • l’entrée d’un nouveau membre n’est possible que si, au jour de l’option, il ne remplissait pas les conditions de liens entre les membres (l’entrée sera alors effective, sur demande du représentant de l’assujetti unique accompagnée de l’accord du nouveau membre, au 1er janvier de l’année qui suit) ;
  • la sortie d’un membre ne pourra être effective que s’il ne remplit plus ces conditions (la sortie sera alors effective de plein droit à compter du 1er jour du mois suivant).

… puis assoupli. A l’issue de cette période obligatoire de 3 ans, le périmètre du groupe TVA sera assoupli :

  • tout nouveau membre remplissant les conditions pourra rejoindre le groupe TVA, sur demande du représentant de l’assujetti unique accompagnée de l’accord du nouveau membre (avec effet au 1er janvier de l’année qui suit) ;
  • un membre du groupe TVA pourra décider de sortir du groupe, avec l’accord du représentant de l’assujetti unique, avec effet au 1er janvier de l’année qui suit (le représentant devra en informer l’administration au plus tard le 31 octobre de l’année qui précède celle de la sortie du membre) ;
  • il pourra être mis fin au groupe TVA sur dénonciation de l’option formulée par le représentant et sur accord exprès de chacun des membres, avec effet au 1er jour du 2e mois qui suit.

Une obligation d’information annuelle. Chaque année, le représentant communique à l’administration, au plus tard le 31 janvier, la liste des membres de l’assujetti unique appréciée au 1er janvier de la même année. À compter du 1er janvier 2024, cette liste sera à transmettre le 10 janvier et non plus le 31 janvier.


Fonctionnement du « groupe TVA »

Un numéro d’identification. L’assujetti unique reçoit un numéro individuel d’identification à la TVA.

Un représentant. Les membres de l’assujetti unique désignent parmi eux un représentant qui s’engage à accomplir les obligations déclaratives, ainsi que toute formalité en matière de TVA incombant à l’assujetti unique et, en cas d’opérations imposables, à acquitter la taxe en son nom, ainsi qu’à obtenir le remboursement de crédit de TVA.

Concrètement, l’assujetti unique, par l’intermédiaire de son représentant, souscrira les déclarations mensuelles de TVA au titre de toutes les opérations réalisées par l’ensemble de ses membres avec des tiers avec le coefficient de taxation « forfaitaire » appliqué. Il devra aussi communiquer à l’administration le montant total du chiffre d'affaires correspondant aux livraisons de biens et aux prestations de services réalisées par le membre concerné au bénéfice d’autres membres du groupe TVA (dites « opérations internes ») et qui auraient été imposables à la TVA en l’absence d’assujettit unique. Enfin, il acquittera la taxe correspondante à toutes ces opérations. En présence d’un crédit de TVA, il lui sera définitivement acquis.

Une solidarité. Chaque membre de l’assujetti unique reste tenu solidairement au paiement de la TVA et, le cas échéant, des intérêts de retard, majorations et amendes fiscales correspondants dont l’assujetti unique est redevable, à hauteur des droits et pénalités dont il serait redevable s’il n’était pas membre de l’assujetti unique.


Déduction de la taxe par le “groupe TVA”

De nouvelles dispositions visent à adapter la règlementation relative aux modalités de déduction et de facturation de la TVA, notamment en ce qui concerne :

  • la détermination du quantum de la taxe déductible ;
  • les obligations déclaratives et comptables pour l’exercice du droit à déduction ;
  • les règles de facturations applicables.

À titre d’exemple, il est prévu que l’assujetti pourra appliquer un coefficient de taxation « forfaitaire » aux dépenses qu’il supporte et qui sont utilisées par plusieurs de ses membres, à la fois pour effectuer des opérations ouvrant droit à déduction de la TVA et des opérations n'ouvrant pas droit à déduction (dépenses « mixtes »)

L’ensemble de ces dispositions sont consultables ici.


Contrôle du « groupe TVA »

Un parallèle avec l’intégration fiscale. Les membres du groupe TVA peuvent être contrôlés, en matière de TVA, comme s’ils n’étaient pas membres de l’assujetti unique (sauf pour les livraisons et prestations à un autre membre de cet assujetti unique). Les conséquences financières seront, le cas échéant, alors notifiées au membre concerné. Le représentant de l’assujetti unique supporte le montant des rappels de TVA résultant des procédures de rectification suivies à l’égard des membres de cet assujetti unique, ainsi que les intérêts de retard et pénalités correspondants.

Une obligation d’information. Lorsque le représentant d’un assujetti est amené à supporter le montant des rappels de taxe sur la valeur ajoutée résultant des procédures de rectification suivies à l’égard des membres de cet assujetti unique, ainsi que des intérêts de retard et pénalités correspondants, l’administration adresse à ce représentant, préalablement à la mise en recouvrement des sommes correspondantes, un document l’informant du montant global des droits, intérêts de retard et pénalités dont il est redevable.

En cas de demande de remboursement de crédit de TVA présentée par le représentant de l’assujetti unique nécessitant une procédure d’instruction sur place, l’avis d’instruction sur place est adressé au(x) membre(s) de l’assujetti unique dont les opérations ont concouru à la formation du crédit de TVA. Dans ce cas, le représentant est informé de l’engagement de la ou des procédures d’instruction sur place et les délais de 60 jours (à compter de la 1ère intervention) et de 4 mois (à compter de la notification de l’avis d’instruction sur place) ne sont pas applicables.

A retenir

Il est instauré un régime de groupe au regard de la TVA au terme duquel il sera possible de considérer comme un seul assujetti les entreprises et groupements, indépendants entre eux d’un point de vue juridique, mais étroitement liés sur les plans financier, économique et organisationnel.

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TVA : comment gérer les réductions de prix ?

Date de mise à jour : 24/05/2023 Date de vérification le : 24/05/2023 8 minutes
Attention, cet article a plus d'un an

Régulièrement, vous pouvez être amené à pratiquer des réductions de prix sur la vente des produits ou des services que vous proposez à vos clients. Par principe, ces réductions de prix viennent diminuer la base de calcul de la TVA collectée auprès de vos clients. Mais encore faut-il que toutes les conditions soient respectées pour éviter les mauvaises surprises…

Rédigé par l'équipe WebLex.
TVA : comment gérer les réductions de prix ?

Réductions de prix : de quoi s’agit-il ?

Une pratique commerciale. Une réduction de prix consiste à proposer au client un avantage commercial qui consiste, comme son nom l’indique, à diminuer le prix de vente du produit ou du service vendu. En pratique, on va parler de rabais, de remise, de ristourne ou encore d’escompte. Chacune de ces réductions de prix correspond à des situations précises…

Des définitions précises. Voici comment il est possible de définir ces réductions de prix :

  • un rabais consiste en une réduction de prix convenu préalablement avec le client pour tenir compte des conditions de la vente : ce sera, par exemple, le cas en présence d’un défaut sur le produit vendu ;
  • une remise est une réduction de prix fixée en accord avec le client en considération, par exemple, de l’importance et/ou de la fréquence des ventes et prestations conclues ensemble (une remise est généralement calculée en pourcentage du prix de vente) ;
  • une ristourne est une réduction de prix qui, elle, s’applique souvent en présence d’un ensemble de ventes réalisées avec un même client sur une période déterminée) ;
  • un escompte est une réduction de prix accordée en cas de paiement du prix à une date antérieure à celle résultant de l'application des conditions générales de vente.

Quelques exemples. En pratique, les réductions de prix peuvent prendre différentes formes. Ainsi, ont été par exemples assimilées à des réductions de prix, dès lors qu’elles ne constituent pas la contrepartie d’un service :

  • les « primes de fidélité » consenties contractuellement et motivées uniquement par l'existence de relations commerciales durables entre deux partenaires ;
  • les « primes d'objectif ou de volume », accordées par une entreprise à ses revendeurs indépendants, qui peuvent prendre la forme d'avoirs venant en diminution du prix des produits qu'ils lui achètent, et qui sont calculées en fonction des volumes de vente au-delà des objectifs fixés par l’entreprise (cela suppose que le revendeur vende les produits pour son propre compte et à ses propres risques dans la zone géographique qui lui est dévolue et qu'il ne rende à son fournisseur aucune prestation particulière dont les primes seraient la contrepartie) ;
  • les « primes de conjoncture » que consent une entreprise à ses revendeurs pour leur permettre de vendre les produits à des prix concurrentiels ;
  • les garanties de loyer que consent un promoteur à l’occasion de la vente d’un logement : elles constituent, en principe, une modalité de réalisation de la vente du logement de nature à entraîner, à concurrence des sommes versées en exécution de cette garantie, une réduction du prix d'acquisition initialement stipulé.


Réductions de prix : TVA ou pas de TVA ?

Pas de TVA… Par principe, une réduction de prix vient effectivement diminuer la base d’imposition à la TVA pour autant que les 3 conditions suivantes soient respectées.

… sous conditions ! La réduction de prix, quelle que soit la forme qu’elle prend :

  • doit bénéficier intégralement au client, pour son montant exact ;
  • ne doit pas constituer la contrepartie ou la rémunération d’un service rendu par le client au vendeur ou au prestataire ;
  • et doit être proportionnelle au montant des opérations qui s’y rapportent.


Réductions de prix : un formalisme à respecter

A mentionner sur la facture… Par principe, les réductions de prix acquises et chiffrables lors de la vente doivent être mentionnées sur la facture. Et toujours par principe, ces réductions de prix doivent être mentionnées directement sur la ligne se rapportant au produit ou au service auquel elles se rapportent. Cela n’empêche toutefois pas les remises globales mentionnées en fin de facture.

… ou sur une facture rectificative, le cas échéant. Si la réduction de prix est accordée une fois la facture envoyée au client, il faut rectifier la facture initiale, soit au moyen d’une nouvelle facture qui mentionne la réduction de prix, soit au moyen d’une note d’avoir.

En cas d’erreur sur la facture… Si la réduction de prix n’a pas été déduite sur la facture pour le calcul de la TVA, le client a payé trop de TVA et le professionnel en a trop reversé au fisc. Même si cela ressemble à une opération blanche, le fisc n’est pas du même avis.

La solution : établir une note de crédit. Pour rectifier cette erreur, il convient d’établir une note de crédit pour l’excédent de TVA payé par le client. Cette note doit comporter la mention « correction de la TVA collectée suite à une erreur dans la base d’imposition sur la facture n°…du…. ».

A retenir

Les réductions de prix, quelle que soit leur forme, sont exclues de la base d’imposition à la TVA si elles bénéficient intégralement au client, pour leur montant exact, si elles ne constituent pas la contrepartie ou la rémunération d’un service rendu par le client au vendeur ou au prestataire et si elles sont proportionnelles au montant des opérations qui s’y rapportent.
 

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TVA : que faire en présence d’une facture impayée ?

Date de mise à jour : 24/10/2023 Date de vérification le : 24/10/2023 10 minutes
Attention, cet article a plus d'un an

Vous avez livré votre client et lui avez remis la facture correspondante le mois dernier et, alors que vous n’êtes toujours pas payé, vous le relancez : vous apprenez que vous ne serez pas payé, votre client connaissant des difficultés financières que vous ne soupçonniez pas. Au-delà du désagrément évident qu’occasionne ce genre de situation, vous vous posez la question de savoir ce qu'il va se passer au regard de la TVA… et vous avez raison. Voici pourquoi.

Rédigé par l'équipe WebLex. En collaboration avec Jean-Marc Le Gallo, Avocat au Barreau de Marseille, spécialisé en droit fiscal
TVA : que faire en présence d’une facture impayée ?

Vous avez déjà reversé la TVA… ?

Quand devez-vous reverser la TVA ? Si, comme la plupart des entreprises, vous déclarez et payez votre TVA mensuellement (trimestriellement si le montant de votre TVA annuelle est inférieur à 4 000 €), vous devez, en principe, reverser à l’administration la TVA que vous collectez auprès de vos clients :

  • au moment de la livraison des biens ou des marchandises ; pour les acomptes encaissés depuis le 1er janvier 2023, la TVA est exigible lors de l’encaissement des acomptes, à concurrence du montant encaissé ;
  • au moment de l’encaissement du prix si vous effectuez une prestation de services.

Le problème… Vous l’aurez compris : en présence d’une vente de biens ou de marchandises, vous êtes tenu de décaisser la TVA que vous collectez auprès de vos clients, indépendamment du paiement effectif par votre client de votre facture. Par voie de conséquence, vous subissez un décalage de trésorerie, conséquence d’autant plus dommageable si votre client finit par ne pas payer votre facture.

… qui n’est pas nécessairement isolé. Cette problématique ne concerne pas que les livraisons de biens, mais aussi certaines situations propres aux prestations de services. 2 exemples :

  • en cas de paiement par chèque, il arrive très fréquemment que les entreprises reversent la TVA au moment de la réception du chèque, indépendamment de son encaissement effectif : si le chèque s’avère par la suite sans provision, vous subissez la même difficulté, à savoir que vous avez fait l’avance de la TVA… que vous n’avez pas encaissée ;
  • si vous avez opté pour le paiement de la TVA sur les débits, le reversement de la TVA n’intervient plus au moment de l’encaissement du prix, mais au moment de l’inscription de la créance au débit du compte client correspondant : si votre client ne paie pas votre facture, vous vous retrouvez, ici aussi, dans la même situation qu’un vendeur de biens ou de marchandises impayé…


Pourrez-vous la « récupérer » ?

Oui ! Autant le dire tout de suite : dans une telle situation, vous êtes autorisé à récupérer la TVA que vous avez reversée au Trésor Public, mais cette récupération n’est pas sans conditions.

Si… 2 conditions doivent être respectées :

  • le texte impose, d’une part, que vous fassiez état d’une créance devenue « définitivement irrécouvrable » ;
  • il impose, en outre, que vous justifiiez, auprès de l’administration, de la rectification préalable de la facture initiale.

Concrètement. Cela suppose donc, de votre part, que vous agissiez de la manière suivante :

  • vous ne pouvez pas vous contenter d’un simple défaut de paiement : il est impératif que la créance soit irrécouvrable, ce qui vous oblige à justifier de lettres de relance, de mises en demeure restées sans réponse, etc. (conservez précieusement les accusés réception de vos courriers), et à inscrire, en comptabilité, ladite créance en perte définitive ; sachez, à cet égard, que la simple constitution d’une provision pour créance douteuse ou litigieuse n’est pas suffisante pour établir cette irrécouvrabilité ;
  • vous devez envoyer à votre client défaillant un duplicata de la facture initiale avec ses indications réglementaires (prix « net » et montant de la TVA correspondante), sur laquelle vous aurez soin de porter en caractères très apparents la mention suivante : « Facture demeurée impayée pour la somme de … €, dont … € de TVA qui ne pourra pas faire l’objet d’une déduction (article 272 du CGI) ».

Une tolérance. En cas d’omissions ou d’erreurs sur la facture rectificative (ou la note d’avoir), vous pourrez tout de même récupérer la TVA d’ores et déjà reversée au Trésor public, dès lors que vous êtes en mesure de produire des pièces suffisantes pour permettre d’établir le bien-fondé de votre demande.

À noter. En présence de plusieurs impayés de la part d’un même client, dans un souci de simplification, vous serez dispensés d'adresser ce duplicata pour chaque facture impayée, à condition de délivrer au client défaillant un état récapitulatif des factures impayées qui mentionne pour chacune d'entre elles :

  • le numéro d'ordre, le libellé et la date de la facture initiale ;
  • le montant hors taxe (HT) ;
  • le montant de la TVA ;
  • la mention « Facture impayée pour la somme de ...... euros (HT) et pour la somme de ...... euros (taxe correspondante) qui ne peut faire l'objet d'une déduction (art. 272 du CGI) ».

Le saviez-vous ?

Si votre client connaît des difficultés telles qu’il est engagé dans une procédure collective, sachez que la récupération de la TVA pourra se faire dès la date de la décision qui prononce la liquidation judiciaire de l’entreprise concernée ou, en cas de redressement judiciaire, à la date du jugement qui fixe le plan de redressement.

Si votre client disparaît sans laisser d’adresse, vous êtes dispensé de toute formalité de rectification de la facture initiale.

Si vous remplissez les conditions… Le montant de la TVA que vous êtes, dès lors, autorisé à récupérer doit être mentionné sur la ligne 21 de votre déclaration de TVA. Si, du fait de cette récupération, vous devez titulaire d’un crédit de TVA, vous pouvez en demander le remboursement.

Attention. Sachez, en tout état de cause, que vous devez faire cette imputation au plus tard le 31 décembre de la 2nde année qui suit celle au cours de laquelle vous avez eu connaissance de la défaillance de votre client.

A retenir

Vous pourrez récupérer la TVA que vous avez d’ores et déjà versée en cas de défaillance de votre client : vous devez toutefois prouver que votre client ne pourra définitivement pas payer votre facture (conservez vos lettres de relance, vos mises en demeure, les accusés réception de vos courriers…), facture que vous devrez « rectifier ».
 

J'ai entendu dire

J’ai un client qui est parti sans laisser d’adresse : comment puis-je faire pour justifier la récupération de la TVA dans un pareil cas ?

L’administration reconnaît, dans ce cas, que la créance est effectivement irrécouvrable (assurez-vous tout de même d’être en mesure de prouver que votre client a effectivement « disparu », au moyen de courriers recommandés restés sans réponses par exemple). Dans ce cas, sachez également que, dans cette situation particulière, vous êtes, par principe, et pour cause, dispensé de justifier de l’envoi de la facture initiale rectifiée.
 
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Marchandises volées ou perdues : un problème… de TVA ?

Date de mise à jour : 09/10/2023 Date de vérification le : 09/10/2023 4 minutes
Attention, cet article a plus d'un an

Un de vos clients vous a passé une commande de marchandises que vous avez livrée… Mais vous venez d’apprendre que le camion vient d’avoir un accident, sans gravité pour le chauffeur, fort heureusement, mais qui a occasionné la perte de la marchandise. Au-delà des contraintes pratiques de ce type de situation, vous devez vous poser la question de la TVA liée à cette marchandise : pourquoi ?

Rédigé par l'équipe WebLex.
Marchandises volées ou perdues : un problème… de TVA ?


Vous avez déduit la TVA payée à votre fournisseur ?

Normalement, oui. Au moment où vous avez acheté votre stock, destiné à être revendu, vous avez déduit la TVA qui vous a été facturée par votre fournisseur. En principe, cette déduction de la TVA est définitive, de sorte qu’elle ne peut pas, en principe, être remise en cause.

Une « régularisation de TVA » ? En réalité, cette déduction n’est pas définitive, dans l’hypothèse où la marchandise achetée n’est pas « utilisée pour les besoins d’une opération ouvrant droit à déduction de la TVA ». En clair, cet achat de marchandise doit s’inscrire dans une opération économique soumise à la TVA. Or, dans l’hypothèse que nous visons ici, la marchandise est perdue : elle ne fera donc pas l’objet d’une vente, elle-même soumise à la TVA.

Non, si… Cela veut-il dire pour autant que vous devez reverser la TVA initialement déduite ? En pratique, non, dès lors que vous êtes en mesure de justifier de la destruction effective de la marchandise, qu’elle soit volontaire (marchandise périmée devenue invendable par exemple) ou involontaire (accident, incendie, vol…). Cette preuve sera utilement rapportée par tous moyens : certificat de destruction (en cas de destruction volontaire), attestation d’assurance (déclaration d’accident ou de sinistre par exemple), dépôt de plainte (vol de marchandise par exemple).

Cas particulier des invendus alimentaires. Désormais, et depuis le 12 février 2020, les entreprises qui donnent leurs invendus alimentaires et non alimentaires neufs à des associations reconnues d’utilité publique présentant un intérêt général de caractère humanitaire, éducatif, social ou charitable bénéficieront du même avantage fiscal : elles ne seront pas tenues de reverser la TVA initialement déduite.


Au cas où, si vous avez déjà reversé la TVA

Au moment de la livraison… Parce qu’en matière de vente de biens ou de marchandises, c’est au moment de la livraison que vous devez reverser la TVA collectée auprès du client, vous pourriez avoir d’ores et déjà reversé cette TVA au Trésor. Or, la marchandise est détruite : votre client ne paiera pas votre facture, et donc la TVA correspondante. Pourrez-vous « récupérer » cette TVA ?

Une récupération possible… L’opération de vente est, ici, de facto, annulée : dans ce cas, vous serez autorisé à récupérer la TVA que vous avez déjà reversée au Trésor. Assurez-vous, toutefois :

  • de pouvoir justifier l’annulation de la vente : dans le cas de marchandises volées ou détruites, un dépôt de plainte ou un constat d’assurance mentionnant l’étendue du sinistre pourra servir de justificatif ;
  • de rectifier la facture envoyée à votre client : envoyez-lui une note d’avoir qui reprendra l’ensemble des références de la facture initiale ainsi que le montant de l’opération qui a été annulé et le montant de la TVA correspondante.

Comment ? Le montant de la TVA que vous êtes, dès lors, autorisé à récupérer doit être mentionné sur la ligne 21 (CA3) ou sur la ligne 25 (CA 12) de votre déclaration de TVA. Si, du fait de cette récupération, vous devenez titulaire d’un crédit de TVA, vous pouvez en demander le remboursement. Pour effectuer cette récupération, vous avez jusqu’au 31 décembre de la 2nde année qui suit celle au cours de laquelle est survenu le vol, le sinistre ou l’accident.

A retenir

La déduction de la TVA effectuée au moment de l’achat de la marchandise, aujourd’hui détruite, ne sera pas remise en cause à condition que vous soyez en mesure de justifier de la perte, de la destruction ou du vol de la marchandise.

Et si vous avez d’ores et déjà reversé la TVA collectée à raison de cette livraison, vous pourrez la récupérer en l’imputant directement sur vos déclarations de TVA suivantes.


J'ai entendu dire

Je n’ai pas tout à fait le même problème. Mon cas de figure est le suivant : je viens de livrer un client, mais ce dernier annule une partie seulement de l’opération (compte tenu de la conjoncture, il revoit à la baisse ces prétentions et diminue son stock). Comment gérer cette situation, au regard de la TVA ?

Dans ce cas, la déduction initiale de la TVA ne pose pas de difficultés particulières : la marchandise achetée, puis vendue, n’est pas perdue ; le reliquat qui n’est finalement pas accepté par votre client pourra être revendu ultérieurement. Pour ce qui est de la récupération, ici partielle, de la TVA liée à votre vente, vous devez procéder de la même manière : vous lui envoyez une note d’avoir ou, autre solution, vous rectifiez la facture initiale en précisant que la nouvelle facture « annule et remplace la précédente ». Pour ce qui est de la TVA afférente à l’opération annulée, vous pourrez l’imputer sur la TVA nette due au titre des mois suivants.

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Déclaration de TVA pendant les congés payés : une tolérance bienvenue…

Date de mise à jour : 20/09/2021 Date de vérification le : 11/03/2024 3 minutes
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Tous les mois, vous êtes concerné par l’obligation de déclarer et de payer votre TVA. Seulement voilà, pendant les périodes de congés payés, les mois d’été notamment, l’entreprise est fermée, votre comptable est en vacances, etc. Autant de situation qui peuvent entraîner quelques difficultés pour remplir vos obligations en matière de TVA. Pas de panique : une tolérance est spécialement prévue… Comment faire ?

Rédigé par l'équipe WebLex.
Déclaration de TVA pendant les congés payés : une tolérance bienvenue…


Par principe, vous déclarez votre TVA tous les mois…

Pour les entreprises astreintes au paiement mensuel… Vous devez déclarer et payer votre TVA nette due tous les mois, à une échéance précise, qui varie selon le type de votre entreprise ou société et le lieu de son siège social. Votre déclaration mensuelle récapitulera les opérations du mois précédent, dans laquelle vous déclarerez la TVA collectée auprès de vos clients et la TVA déductible qui apparaît sur vos factures fournisseurs.

Des pénalités en cas de retard de paiement… Si vous déclarez et payez avec retard votre TVA, vous vous exposez à des majorations :

  • le retard de déclaration est sanctionné, outre par l'intérêt de retard (0,20 % par mois de retard), par une majoration de 10 % ou de 40 % lorsque vous n'avez pas déposé votre déclaration dans les 30 jours d'une mise en demeure ;
  • le retard de paiement est sanctionné, outre par l'intérêt de retard (0,20 % par mois de retard), par une majoration de 5 % (elle n'est toutefois pas due si vous déposez tardivement votre déclaration accompagnée du paiement complet de la TVA, les sanctions pour dépôt tardif de votre déclaration restant applicables).


A titre exceptionnel, pendant les congés payés…

Une tolérance bienvenue… Pendant la période des congés, certaines entreprises en effectif réduit peuvent avoir des difficultés à déclarer et payer la TVA dans les délais, quand elles ne sont pas purement et simplement fermées (comme cela est souvent le cas, notamment au mois d’août). Pour pallier cette difficulté, sans risquer le paiement des majorations, vos obligations peuvent être allégées, avec l’assentiment de l’administration fiscale.

Mode d’emploi à suivre. Le mois des congés payés, vous versez simplement un acompte qui est au moins égal à 80 % de la somme payée au titre du mois précédent (vous inscrivez dans la case « correspondance » de votre déclaration la mention suivante : « Congés payés – versement d’un acompte de … € »). Le mois suivant, vous régularisez votre TVA, de la manière suivante :

  • vous reportez sur la ligne 28 de votre déclaration la TVA nette due afférente aux opérations du mois écoulé et du mois précédent ;
  • vous reportez dans le cadre réservé à la correspondance de l'imprimé la mention « Période des congés payés - Versement d'un acompte de ... »  le montant de l’acompte précédemment versé ;
  • sur le total à payer, vous reportez le montant effectivement dû ;
  • précisez, enfin, dans la case « correspondance » de votre déclaration la mention suivante : « Congés payés – Régularisation »).

Au cas où… Si l’acompte que vous avez versé est supérieur au montant de la TVA nette à payer qui apparaît au titre de la régularisation, l’excédent pourra être reporté sur la déclaration suivante.

A retenir

Pour éviter le casse-tête de la déclaration de TVA pendant la période des congés payés, une tolérance administrative admet le versement exceptionnel d’un simple acompte. Vous régularisez alors le montant de la TVA effectivement dû le mois suivant.

J'ai entendu dire

Que se passe-t-il si on verse un acompte d’un montant inférieur à 80 % du montant payé au titre du mois précédent ?

Normalement, vous vous exposez au paiement de pénalités pour retard de paiement, calculées sur la différence qui est alors considérée comme une insuffisance de versement. Mais vous pouvez échapper à ces pénalités si vous arrivez à prouver que le montant de l’acompte correspond à au moins 80 % de la TVA qui était effectivement due.

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Sources
  • BOFiP-Impôts-BOI-TVA-DECLA-20-20-10-10
  • Loi de Finances rectificative pour 2017 du 28 décembre 2017, n°2017-1775 (article 55)
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Payez votre TVA par acompte ?

Date de mise à jour : 07/03/2022 Date de vérification le : 12/03/2024 8 minutes
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Si vous êtes soumis au régime simplifié pour le paiement de la TVA, vous devez payer des acomptes au cours de l’exercice, puis vous régularisez votre TVA effectivement due une fois par an. Dans cette fiche, vous trouverez un récapitulatif de vos obligations… et quelques conseils pour vous aider à optimiser votre TVA…

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Payez votre TVA par acompte ?


Vous versez des acomptes au cours de l’exercice : pour quel montant ?

Des acomptes à payer. Au cours de l’exercice, vous versez 2 acomptes en juillet et en décembre, respectivement égaux à 55 % et 40 % de la TVA qui était due au titre de l’exercice précédent, avant déduction de la TVA relative aux biens constituant des immobilisations (référez-vous à la ligne 23 de votre déclaration annuelle déposée au titre de l’exercice précédent).

Sauf si… Sachez que vous serez totalement dispensés du versement d’acomptes si le montant de votre TVA due au titre de l’exercice précédent, avant déduction de la TVA relative aux immobilisations, est inférieure à 1 000 € (vous n’aurez alors qu’un paiement annuel à faire, en même temps que votre déclaration annuelle).

Pour les entreprises nouvelles… Si vous venez de créer votre entreprise, ou si vous venez d’opter pour le régime simplifié d’imposition, vous n’avez pas de montant de TVA de référence. Vous devez donc, pour votre première année d’imposition à la TVA, calculer vous-même vos acomptes en ayant à l’esprit que leur montant ne peut pas être inférieur à 80 % de la TVA effectivement due au titre du trimestre concerné.

Attention. Il faut rappeler que si le montant de votre TVA exigible au titre de l’exercice précédent excède 15 000 €, vous serez dans l’obligation de déclarer et payer votre TVA mensuellement (comme les entreprises placées sous le régime réel normal d’imposition en matière de TVA).

Importations. Si vous réalisez des importations, des acquisitions intracommunautaires ou des sorties de régime suspensif, vous devez tout de même, depuis le 1er janvier 2022, déposer une déclaration mensuelle de TVA (CA3), sauf le si le montant de TVA exigible annuellement ne dépasse pas 4 000 €.

Le saviez-vous ?

Vous pouvez moduler, voire suspendre, le montant de vos acomptes de TVA, dans l’hypothèse où vous estimez que le montant global que vous avez déjà versé au titre de l’exercice représente d’ores et déjà un montant égal ou supérieur à celui la TVA qui sera finalement due. Cette modulation ou suspension interviendra au moment de payer le dernier acompte.

Vous pouvez également remplacer le montant de l’acompte par la TVA effectivement due au titre du semestre, après imputation de la TVA déductible au titre des immobilisations, à la condition que ce montant soit inférieur d’au moins 10 % du montant de l’acompte réclamé (ce qui supposera que vous établissiez le détail du calcul de montant que vous estimez devoir).

Dans tous les cas, vous devez remplir une déclaration de modulation de l’acompte, accompagnant votre avis d’acompte.

Une question à se poser… Payer sa TVA sous forme d’acompte suppose de faire l’avance de la TVA. Toute entreprise soumise à ce régime devrait se poser la question d’une option pour le régime réel d’imposition, en matière de TVA : une telle option vous obligera à déclarer et payer la TVA due au titre du mois ou du trimestre précédent, mais il s’agira alors du montant effectivement dû…


Vous récapitulez la TVA effectivement due une fois par an : quand ?

Payez vos acomptes le… Les acomptes sont à payer tous les semestres, en juillet et décembre, aux dates suivantes, qui varient selon le type d’entreprise ou de société et de l’adresse :


Dates limites de paiement des acomptes

 

Forme des entreprises

Entreprises individuelles

Toutes sociétés sauf sociétés anonymes

Sociétés anonymes

 

Résidence des entreprises

Selon la première lettre du nom patronymique de l'exploitant

Selon les 2 premiers chiffres du numéro d’identification attribué par l’INSEE

Ville de Paris et départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne

A à H : le 15
I à Z : le 17

00 à 68 : le 19
69 à 78 : le 20
79 à 99 : le 21

00 à 74 : le 23
75 à 99 : le 24

 

Autres départements

A à H : le 16
I à Z : le 19

le 21

le 24

 


Récapitulez votre TVA le…
Il s’agit là de votre seule obligation déclarative : vous ne déposez donc qu’une seule déclaration (annuelle), récapitulant les opérations de l'exercice écoulé. Cette déclaration fera apparaître un solde à payer ou un excédent de versement (imputable sur les acomptes futurs ou, le cas échéant, remboursé) et servira de base de calcul aux acomptes futurs. Cette déclaration devra être souscrite au plus tard le 2ème jour ouvré qui suit le 1er mai si votre exercice est clos au 31 décembre de chaque année, dans les 3 mois de la clôture de l'exercice dans le cas contraire.

A noter. En même temps que vous régularisez le montant de la TVA due au titre de l’exercice écoulé, vous devrez, le cas échéant, payer le montant des taxes assimilées à la TVA (exemples : taxe sur la publicité diffusée par voie de radiodiffusion sonore et de télévision, taxe sur les appareils de reproduction ou d’impression, taxe sur la publicité télévisée, etc.).

En cas de cession, de cessation, etc. Dans l’hypothèse où vous cédez votre activité ou si vous arrêtez toute activité (de même qu’en cas de redressement ou de liquidation judiciaire), vous devez déposer cette déclaration dans les 60 jours de cette cession ou cessation.

Le saviez-vous ?

Au moment de calculer la TVA due au titre de l’exercice, vous devez, par principe, tenir compte de la TVA déductible au titre des frais généraux (entendu par-là comme étant les biens et services autres que ceux qui constituent des immobilisations et ceux qui sont destinés à la revente). Mais vous pouvez aussi retenir un forfait égal à 0,20 % du chiffre d’affaires déclaré.


Déclarer et payer votre TVA : comment ?

Des modalités précises... Depuis le 1er octobre 2014, toutes les entreprises doivent télédéclarer et télépayer leur TVA. Pour cela :

  • soit vous utilisez le système EFI : vous effectuez, via un espace personnel, vos déclarations et vos paiements sur le site www.impots.gouv.fr ;
  • soit vous utilisez la procédure EDI, via un prestataire agréé (votre expert-comptable par exemple).

Attention. Le non-respect de cette obligation liée à la télétransmission est sanctionné par une majoration dont le taux est fixé à 0,2 % du montant de la TVA due. En outre, sachez que le retard de dépôt de la déclaration et/ou le retard de paiement des acomptes (qui pourra résulter d’une minoration injustifiée) sont sanctionnés de la manière suivante :

  • le défaut ou le retard de déclaration est sanctionné, outre par l'intérêt de retard (0,20 % par mois de retard), par une majoration de 10 % ou de 40 % lorsque vous n'avez pas déposé votre déclaration dans les 30 jours d'une mise en demeure ;
  • le défaut ou le retard de paiement est sanctionné, outre par l'intérêt de retard (0,20 % par mois de retard), par une majoration de 5 % (elle n'est toutefois pas due si vous déposez tardivement votre déclaration accompagnée du paiement complet de la TVA, les sanctions pour dépôt tardif restant applicables).

Comment est appliquée la majoration ? A l’occasion d’un litige opposant l’administration fiscale à une société n’ayant pas déposé ses déclarations de TVA au titre de 3 exercices dans les 30 jours d’une mise en demeure, le juge de l’impôt a précisé que la majoration de 40 % ne devait être appliquée qu’au seul montant résultant de la différence entre la TVA due par la société au titre des exercices pour lesquels les déclarations ont été omises et la TVA qu’elle a d’ores et déjà payée au moyen des acomptes semestriels.

Le saviez-vous ?

Il faut savoir, en outre, qu’une entreprise qui ne dépose pas dans le délai légal ses déclarations de TVA peut faire l’objet d’une taxation d’office.

A retenir

Vous versez en juillet et en décembre 2 acomptes, chacun étant égal, respectivement, à 55 % et 40 % de la TVA due au titre de l’exercice précédent. Puis, une fois votre exercice clos, vous récapitulez sur la déclaration annuelle le montant de la TVA effectivement dû et le montant des acomptes versés afin de déterminer le solde à verser ou l’éventuel excédent.

J'ai entendu dire

En raison de la restructuration et de la rationalisation de notre activité, nous n’avons pas clôturé d’exercice au cours de l’année civile. Quand devons-nous déposer notre déclaration annuelle ?

Dans ce cas, il est prévu que la « période d’imposition » en cours expire le 31 décembre de l’année concernée et qu’une nouvelle période débute le 1er janvier de l’année suivante. Vous devez alors souscrire une 1ère déclaration pour la période qui démarre à la fin du précédent exercice jusqu’au 31 décembre de l’année, puis une 2nde déclaration pour la période qui s’ouvre le 1er janvier suivant et s’achève à la date de clôture de l’exercice.

Par exemple, vous avez clôturé votre exercice le 31 décembre 2019 et le nouvel exercice se clôturera exceptionnellement le 30 juin 2021. Vous devez alors déposer une déclaration pour la période qui s’étend du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2020 (au plus tard le 3 mai 2021). La période suivante s’étalera du 1er janvier 2021 au 30 juin 2021 (avec dépôt d’une nouvelle déclaration au plus tard dans les 3 mois de clôture, soit le 30 septembre 2021).

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Sources
  • Articles 242 sexies et 242 septies A et suivants de l'annexe II du Code Général des Impôts
  • Articles 302 septies A de l’annexe III du Code Général des Impôts
  • Article 39-1 de l’annexe IV du Code Général des Impôts
  • Articles 1649 quater B quater III et 1695 quater du Code Général des Impôts
  • Articles 1727, 1728, 1731 et 1738 du Code Général des Impôts
  • BOFiP-Impôts-BOI-TVA-DECLA-20-20-30-20
  • Arrêt du Conseil d’Etat du 2 mai 2016, n° 389812 (un dépôt en retard d’une déclaration de TVA peut entraîner une taxation d’office)
  • Loi de Finances rectificative pour 2017, du 28 décembre 2017, n°2017-1775 (article 55)
  • Arrêt du Conseil d’Etat du 20 septembre 2019, n°428750 (majoration de 40 % et calcul du montant sur lequel elle doit être appliquée)
  • Loi de finances pour 2022 du 30 décembre 2021, n°2021-1900 (article 30)
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