Aller au contenu principal
Visuel de l'activité
Code Nethelium
TRAN
Actu Fiscale

Dénonciation fiscale : quelle rémunération ?

01 février 2021 - 2 minutes
Attention, cette actualité a plus d'un an

Dès lors que les informations portées à sa connaissance sont suffisamment graves, l’administration fiscale est autorisée à indemniser les personnes qui lui communiquent des éléments conduisant à un redressement fiscal. Des précisions viennent d’être apportées concernant cette indemnisation. Lesquelles ?

Rédigé par l'équipe WebLex.


Dénonciation fiscale : un bref rappel

L'administration fiscale est autorisée à indemniser les personnes qui lui fournissent des renseignements ayant conduit à la découverte d'un manquement à une obligation fiscale, source d’un redressement fiscal.

Mais cela suppose que les informations portées à sa connaissance soient suffisamment graves, décrites avec précision et susceptibles de justifier un début d'enquête permettant de les corroborer et de vérifier la véracité des faits allégués, afin d'identifier le procédé de fraude et les enjeux fiscaux.

Ces informations ne doivent pas être délivrées anonymement : il faut donc que le délateur s’identifie auprès de l’administration pour que les informations délivrées soient prises en compte.

Et cette dénonciation rémunérée ne vaut que pour des infractions précises : pour faire simple, il s’agit de celles qui visent les fraudes fiscales (fraude au domicile fiscal, corruption d’agents publics étrangers dans les transactions commerciales internationales, réglementation des prix de transfert, bénéfices réalisés via des entreprises installées dans des zones à fiscalité privilégiée, etc.).


Dénonciation fiscale : des précisions sur la rémunération

Avant toute chose, précisons que seuls les renseignements fournis à l’administration fiscale après le 1er janvier 2020 peuvent donner lieu à indemnisation.

C’est le directeur général des finances publiques, ou son adjoint, qui prend la décision d’attribuer ou pas cette indemnisation.

Il en fixe le montant sur proposition du directeur de la direction nationale d’enquêtes fiscales, par référence aux montants estimés des impôts éludés, et après examen de l’intérêt fiscal des informations communiquées et du rôle précis du « dénonciateur ».

Le paiement de l’indemnité est, en principe, effectué par virement. Toutefois, sur proposition du directeur de la direction nationale d’enquêtes fiscales, il peut être effectué en espèces.

Notez enfin que la direction nationale d’enquêtes fiscales conserve, de façon confidentielle, les éléments permettant d’établir l’identité du « dénonciateur », la date, le montant et les modalités de versement de l’indemnité.

Source :

  • Arrêté du 25 janvier 2021 relatif aux modalités d'attribution de l'indemnité prévue à l'article L. 10-0 AC du livre des procédures fiscales
  • Arrêté du 25 janvier 2021 relatif à la mise en paiement de l'indemnité prévue l'article L. 10-0 AC du livre des procédures fiscales

Dénonciation fiscale : quelle rémunération ? © Copyright WebLex - 2021

Pour un contenu personnalisé, inscrivez-vous gratuitement !
Déjà inscrit ? Connectez-vous
Sources
Voir plus Voir moins
Voir les sources
Actu Fiscale

TICPE : pas de taxe pour certains carburants ?

02 février 2021 - 4 minutes
Attention, cette actualité a plus d'un an

Certains produits pétroliers peuvent être exonérés de taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE), notamment lorsqu’ils sont utilisés comme carburant ou combustible pour la navigation sur les eaux intérieures. Les modalités d’application de cette exonération viennent d’être fixées. Que faut-il en retenir ?

Rédigé par l'équipe WebLex.


Exonération de TICPE pour le carburant utilisé par certains navigateurs : des précisions…

La taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE), qui correspond à l’ancienne taxe intérieure de consommation sur les produits pétroliers (TIPP), porte sur les produits pétroliers utilisés en tant que carburant ou combustible de chauffage.

Certains de ces produits sont toutefois exonérés de taxation, dès lors qu’ils sont destinés à des usages spécifiques, et notamment lorsqu’ils sont utilisés comme carburant ou combustible pour la navigation sur les eaux intérieures (hors navigation de plaisance privée).

  • Des bénéficiaires

Peuvent bénéficier de cette exonération les utilisateurs qui naviguent sur les eaux intérieures, pour les besoins des autorités publiques, dans le cadre :

  • de leur activité de pêche intérieure ;
  • de leur activité commerciale caractérisée par le transport de passagers, de marchandises ou par des prestations de service à titre onéreux.
  • Une attestation

Pour y prétendre, les professionnels concernés doivent justifier de leur statut par une attestation d’identification délivrée par le directeur régional des Douanes ou, pour les étrangers, par la direction régionale de Paris Est.

Le dossier de demande d’attestation doit comporter les pièces suivantes :

  • un extrait K bis original du registre du commerce et des sociétés ou un extrait D1 du répertoire des métiers ; à défaut, les pêcheurs professionnels en eaux intérieures, produisent un avis de situation au répertoire SIREN ;
  • le titre de navigation de chaque bateau exploité, qui peut être un certificat communautaire, un certificat de visite des bateaux du Rhin, un certificat de bateau, ou un titre de « plaisance » si détenu par un pêcheur professionnel en eaux intérieures ;
  • un descriptif, par le demandeur, de l'activité qu'il exerce ;
  • les pêcheurs professionnels présentent une carte de membre de pêcheur professionnel d'une association agréée, ainsi qu'un document permettant d'identifier le bateau.

Notez que les professionnels qui exécutent des missions de service public peuvent justifier de leur activité en présentant une carte de circulation.

L’attestation est délivrée pour 5 ans. Pour obtenir son renouvellement, il faut déposer un nouveau dossier de demande au plus tard 3 mois avant l’expiration de l’attestation initiale.

Précisons que toute modification des informations contenues dans le dossier de demande imposera la délivrance d’une nouvelle attestation, et donc le dépôt d’un nouveau dossier de demande.

Enfin, le titulaire de l’attestation qui cesse son activité doit en informer immédiatement le directeur régional des Douanes. Ce dernier devra confirmer, par lettre simple, qu’il a bien reçu l’information portant sur la cessation d’activité et constatera la caducité de l’attestation.

  • Produits concernés par l’exonération

L’exonération s’applique à tous les produits énergétiques.

Dans ce cadre, les gazoles utilisés doivent contenir le colorant et le traceur réglementaire.

  • Un remboursement

Les bénéficiaires du régime d’exonération peuvent obtenir, postérieurement à la livraison de carburant ou de combustible, le remboursement de la taxe acquittée en adressant une demande en ce sens à l’administration des Douanes.

  • Une procédure spécifique concernant le transport fluvial de marchandises

La livraison de carburant exonéré pour le transport fluvial de marchandises s’effectue à partir :

  • des entrepôts fiscaux de stockage de produits pétroliers ;
  • des installations de production placées sous le régime de l’usine ;
  • des dépôts spéciaux de carburant fluvial.

Cette livraison donne systématiquement lieu à la production, par le bénéficiaire de l’attestation, d’une copie de cette attestation, d’une édition d’un bon de livraison, et d’une facture.

Notez que le bénéficiaire de l’attestation, tout comme le distributeur de carburant, doit conserver ces documents pendant 3 ans.

Parfois, il peut arriver que la livraison de carburant soit effectuée par l’intermédiaire d’un automate en libre-service. Dans ces conditions, le bon de livraison est remplacé par un ticket de réception.

Précisons que toutes les installations, et tous les documents de livraison, doivent porter la mention suivante, ainsi que la référence de l’arrêté (cf. plus haut) : « Attention. – Carburant réservé à la navigation sur les eaux intérieures à fiscalité spécifique et aux usages réglementés. – Interdit à tous autres usages non spécialement autorisés ».

Pour un contenu personnalisé, inscrivez-vous gratuitement !
Déjà inscrit ? Connectez-vous
Sources
  • Arrêté du 5 janvier 2021 fixant les modalités d'application de l'article 265 bis du code des douanes en matière d'exonération de taxe intérieure de consommation pour les produits énergétiques utilisés comme carburant ou combustible pour la navigation sur les eaux intérieures autre que la navigation de plaisance privée
Voir plus Voir moins
Voir les sources
Actu Fiscale

Contrôle fiscal : quand l’administration change les règles du jeu…

09 février 2021 - 2 minutes
Attention, cette actualité a plus d'un an

A l’occasion d’un contrôle, l’administration rectifie le résultat fiscal d’une entreprise en imposant les bénéfices réalisés dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux. Mais elle change d’avis, et décide finalement de les taxer dans une autre catégorie d’imposition. L’administration peut-elle changer la règle de droit qu’elle invoque en cours de contrôle ?

Rédigé par l'équipe WebLex.


Contrôle fiscal : l’administration peut changer d’avis… sous condition !

Une entreprise fait l’objet d’un contrôle fiscal dans le cadre duquel l’administration décide d’imposer les bénéfices réalisés dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC).

Quelque temps plus tard, elle modifie son approche, et décide finalement d’imposer ces mêmes bénéfices non pas dans la catégorie des BIC, mais dans celle des bénéfices non commerciaux (BNC).

Elle fait ce que l’on appelle, sur le plan juridique, une « substitution de base légale » : il s’agit d’une technique, strictement encadrée, permettant à l’administration de modifier le fondement légal d’un redressement à n’importe quel moment de la procédure.

Ce que conteste le dirigeant, pour qui cette substitution a conduit l’administration à le priver d’une garantie fondamentale qui consiste à pouvoir saisir la commission départementale des impôts directs et des taxes sur le chiffre d’affaires pour avis.

« C’est faux ! », répond le juge : eu égard à la nature du différend qui l’opposait à l’administration fiscale, l’entreprise pouvait tout à fait saisir cette commission… ce qui lui a d’ailleurs été rappelé par l’administration à l’occasion de leurs échanges.

L’entreprise ayant choisi de ne pas saisir la commission, alors même qu’elle pouvait le faire, la substitution de base légale opérée par l’administration fiscale est valable.

Pour un contenu personnalisé, inscrivez-vous gratuitement !
Déjà inscrit ? Connectez-vous
Sources
  • Arrêt du Conseil d’Etat du 26 janvier 2021, n°439976
Voir plus Voir moins
Voir les sources
Actu Fiscale

Gros travaux : à provisionner ?

15 février 2021 - 1 minute
Attention, cette actualité a plus d'un an

Est-il possible de constituer (et déduire) une provision pour faire face à des dépenses de gros entretien en l’absence de programmation détaillée des travaux à réaliser ? Ça dépend…

Rédigé par l'équipe WebLex.


Provision pour gros travaux : des conditions impératives ?

Pour faire face à des dépenses de gros entretien ou de grandes révisions qu’exigent périodiquement certains matériels (le matériel naval ou ferroviaire, par exemple), les entreprises ont la possibilité de constituer, puis de déduire, une provision.

Comme souvent, la mise en œuvre d’une telle faculté impose le respect de certaines conditions, et notamment :

  • la justification d’une programmation détaillée des travaux à entreprendre, assortie d’une estimation précise de leur coût ;
  • la réalisation des travaux programmés dans un délai raisonnable.

Notez qu’en l’absence de calendrier détaillé des travaux à réaliser, une provision pourra tout de même être constituée :

  • si les travaux sont effectués dans un délai raisonnable ;
  • et s’il est établi, à la clôture de l’exercice, que l’état de dégradation ou d’usure du bien rend les travaux nécessaires ;
  • et s’il est possible d’estimer les travaux avec une approximation suffisante.

Source : Réponse ministérielle Grau du 22 décembre 2020, Assemblée nationale, n°28370

Gros travaux : à provisionner ? © Copyright WebLex - 2021

Pour un contenu personnalisé, inscrivez-vous gratuitement !
Déjà inscrit ? Connectez-vous
Sources
Voir plus Voir moins
Voir les sources
Actu Fiscale

Dématérialisation de la procédure d’enregistrement : un pas après l’autre…

18 février 2021 - 2 minutes
Attention, cette actualité a plus d'un an

Pour accompagner les entreprises dans leur démarche de digitalisation, et au vu du contexte sanitaire actuel, le Gouvernement souhaite dématérialiser la procédure fiscale des droits d’enregistrement. Quand va-t-il déployer cette « réforme » ?

Rédigé par l'équipe WebLex.


La dématérialisation : c’est maintenant !

Jusqu’à récemment, la formalité de l’enregistrement s’effectuait sur les minutes, brevets ou originaux des actes qui y étaient soumis.

L’original d’un acte s’entend du manuscrit primitif. Dans ce cadre, le support papier d’un acte électronique constitue une copie de cet acte, et ne peut pas être admis à l’enregistrement.

Toutefois, pour accompagner au mieux les entreprises dans ce contexte sanitaire difficile, et pour les encourager à se digitaliser rapidement, le Gouvernement a, en 2020, amorcé le déploiement de la dématérialisation de la procédure fiscale des droits d’enregistrement.

En conséquence, pour les actes signés électroniquement depuis le 1er janvier 2021, la formalité de l’enregistrement peut être réalisée sur les copies papier de ces actes, à l’exception des promesses unilatérales de vente.

Par tolérance, les services fiscaux acceptent également au dépôt les copies signées avant le 1er janvier 2021.

Notez que l’offre de service en ligne pour l’enregistrement sera déployée au cours de l’été 2021 pour les déclarations de don, et à la fin de l’année 2021 pour les déclarations de vente de titres (pour les particuliers).

Source : Réponse ministérielle Cabanel du 21 janvier 2021, Sénat, n°19582

Dématérialisation de la procédure d’enregistrement : un pas après l’autre… © Copyright WebLex - 2021

Pour un contenu personnalisé, inscrivez-vous gratuitement !
Déjà inscrit ? Connectez-vous
Sources
Voir plus Voir moins
Voir les sources
Actu Fiscale

Contrôle fiscal et réseaux sociaux : les modalités de l’expérimentation sont (enfin) connues !

19 février 2021 - 4 minutes
Attention, cette actualité a plus d'un an

La Loi de Finances pour 2020 a lancé une expérimentation, pour une durée de 3 ans, permettant à l’administration fiscale et à l’administration des douanes de collecter et d’exploiter certaines informations rendues publiques sur les réseaux sociaux, pouvant révéler l’existence de certaines infractions. Les contours de cette expérimentation sont désormais connus…

Rédigé par l'équipe WebLex.


Contrôle fiscal et réseaux sociaux : les données collectées

A titre expérimental, pour une durée de 3 ans, l’administration fiscale et l’administration des douanes sont autorisées à collecter et exploiter au moyen de traitements informatisés et automatisés n'utilisant aucun système de reconnaissance faciale, les contenus librement accessibles sur les sites internet des plateformes Web pour rechercher les manquements pouvant révéler l’existence d’une activité occulte ou d’une fausse domiciliation à l'étranger en matière fiscale, ainsi que d’une activité de contrebande et de vente de produits contrefaits en matière douanière.

Seuls les contenus qui se rapportent à la personne qui les a délibérément divulgués et dont l’accès ne nécessite ni mot de passe, ni inscription sur le site Internet en cause peuvent être collectés ou exploités.

Si la personne en question est titulaire, sur le site Internet, d’une page personnelle permettant le dépôt de commentaires ou toute autre forme d’interactions avec des tiers, ces commentaires ou interactions ne peuvent pas non plus être exploités.

Retenez qu’il est interdit aux administrations de collecter des contenus au moyen d’identités d’emprunt ou de compte spécialement utilisés à cet effet, à l’exception des comptes destinés à être utilisés par l’intermédiaire d’interfaces de programmation mises à disposition par les plateformes Web.

Les données collectées ne peuvent pas faire l’objet d’une opération de collecte, de traitement et de conservation de la part d'un sous-traitant, sauf pour ce qui concerne la conception des outils de traitement des données.


Contrôle fiscal et réseaux sociaux : généralités sur les traitements informatisées

Les traitements informatisés utilisés par les administrations sont tout d’abord développés dans une « phase d’apprentissage et de conception », puis utilisés dans une « phase d’exploitation ».

Pendant la « phase d’apprentissage et de conception », la finalité de ces traitements est :

  • de développer des outils permettant la collecte et le traitement automatisé des contenus, ainsi que leur nettoyage automatisé après collecte ;
  • de modéliser et d’identifier les caractéristiques des comportements susceptibles de révéler la commission de certaines infractions (activité occulte, fausse domiciliation à l'étranger en matière fiscale, contrebande et vente de produits contrefaits), et l’identification d’indicateurs et de critères de pertinence ;
  • de développer des capacités d’analyse de données non structurées, et de mettre en place des dispositifs de croisement avec des bases de données de lieux géographiques et des moteurs de recherche spécialisés dans l’identification des lieux correspondant à des images ;
  • de collecter et de sélectionner les données pertinentes.

Quant à la « phase d’exploitation », les traitements mis en œuvre ont pour finalité :

  • la collecte et la sélection des données pertinentes ;
  • le transfert des données pour analyse ;
  • la transmission des données aux agents des services de la direction générale des finances publiques ou de la direction générale des douanes et des droits indirects chargés de la recherche et du contrôle territorialement compétents.


Contrôle fiscal et réseaux sociaux : utilisation, par l’administration, des traitements informatisés

Ces traitements informatisés doivent être mis en œuvre par des agents de l'administration fiscale et de l'administration des douanes ayant au moins le grade de contrôleur et spécialement habilités par le directeur général.

Ces mêmes agents doivent régulièrement s’assurer que seules les données strictement nécessaires à la recherche des manquements et infractions sont collectées et traitées.

Les données sensibles et les autres données manifestement sans lien avec les infractions recherchées sont détruites au plus tard 5 jours ouvrés après leur collecte.

Lorsqu'elles permettent de constater des manquements et/ou des infractions, les données collectées strictement nécessaires sont conservées pour une période maximale d'1 an à compter de leur collecte et sont détruites à l'issue de cette période.

Toutefois, lorsqu'elles sont utilisées dans le cadre d'une procédure pénale, fiscale ou douanière, elles peuvent être conservées jusqu'au terme de la procédure.

Les autres données sont détruites dans un délai maximum de 30 jours à compter de leur collecte.

Lorsque les traitements réalisés permettent d'établir qu'il existe des indices qu'une personne a pu commettre un ou plusieurs manquements, les données collectées sont transmises au service compétent de l'administration fiscale ou de l'administration des douanes et droits indirects pour corroboration et enrichissement.

Ces données précisent la personne physique ou la structure visée, les infractions ou manquements détectés, et le ou les indices de nature à les établir.

Enfin, elles ne peuvent être opposées à cette personne que dans le cadre d'une procédure de contrôle.


Contrôle fiscal et réseaux sociaux : garanties pour les usagers

Les usagers disposent d’un droit d’accès aux informations collectées, d’un droit à la rectification et à l’effacement des données, ainsi qu’à la limitation de leur traitement.

Ces garanties s’exercent auprès du service d’affectation des agents habilités à mettre en œuvre les traitements informatiques.

En revanche, le droit d’information et le droit d’opposition ne s’appliquent pas.

Source :

  • Loi de finances pour 2020 du 28 décembre 2019, n°2019-1479, article 154
  • Décret n° 2021-148 du 11 février 2021 portant modalités de mise en œuvre par la direction générale des finances publiques et la direction générale des douanes et droits indirects de traitements informatisés et automatisés permettant la collecte et l'exploitation de données rendues publiques sur les sites internet des opérateurs de plateforme en ligne

Contrôle fiscal et réseaux sociaux : les modalités de l’expérimentation sont (enfin) connues ! © Copyright WebLex - 2021

Pour un contenu personnalisé, inscrivez-vous gratuitement !
Déjà inscrit ? Connectez-vous
Sources
Voir plus Voir moins
Voir les sources
Actu Fiscale

Transformation de bureaux en logements : combien de temps avez-vous pour faire les travaux ?

01 mars 2021 - 2 minutes
Attention, cette actualité a plus d'un an

Pour qu’une société soumise à l’impôt sur les sociétés puisse bénéficier d’un taux réduit d’imposition à l’occasion de la vente d’un local professionnel ou d’un terrain à bâtir destiné à être transformé en logements, il est notamment prévu que l’acheteur doive s’engager à effectuer les travaux requis dans un certain délai. Lequel ?

Rédigé par l'équipe WebLex.


Transformation de bureaux en logements : un délai de 4 ans qui peut être prolongé !

Par principe, les plus-values nettes réalisées par les sociétés à l’impôt sur les sociétés (IS) à l’occasion de la vente d’un élément d’actif (par exemple une machine) sont taxées à l’IS dans les conditions de droit commun, donc au taux de 28 % ou 15 %.

Mais, lorsque la société décide de vendre un local professionnel ou un terrain à bâtir destiné à être transformé en logements, la plus-value pourra être taxée à l’IS au taux réduit de 19 %, toutes conditions par ailleurs remplies.

L’une d’entre elles prévoit notamment que l’acheteur du local ou du terrain doit prendre un « engagement de construction ».

Concrètement, il doit s’engager à transformer le local en logements ou à bâtir des logements dans les 4 ans qui suivent la clôture de l’exercice au cours duquel l’acquisition est intervenue.

Depuis le 1er janvier 2021, sur demande de l’acquéreur formulée au plus tard 3 mois avant l’expiration du délai initial, ce délai de 4 ans peut faire l’objet d’une prolongation annuelle renouvelable.

La demande en question doit préciser :

  • la consistance des travaux prévus dans l’engagement de transformation ou de construction ;
  • les motifs pour lesquels ces travaux ne seront pas achevés dans le délai initial.

La prolongation est accordée par l’autorité compétente de l’État du lieu de la situation des immeubles, à savoir le directeur départemental ou le directeur régional des finances publiques.

Enfin, retenez que la demande de renouvellement de prolongation doit, quant à elle, être formulée au plus tard 3 mois avant l’expiration de la prolongation initiale.

Pour un contenu personnalisé, inscrivez-vous gratuitement !
Déjà inscrit ? Connectez-vous
Sources
  • Décret n° 2021-185 du 18 février 2021 précisant les modalités de la demande de prolongation du délai de transformation ou de construction de quatre ans mentionnée au III de l'article 210 F du code général des impôts
Voir plus Voir moins
Voir les sources
Actu Fiscale

Travailleurs frontaliers : une exonération d’impôt pour vos heures supplémentaires ?

02 mars 2021 - 2 minutes
Attention, cette actualité a plus d'un an

Depuis le 1er janvier 2019, les sommes versées au titre des heures supplémentaires effectuées par un salarié sont exonérées d’impôt sur le revenu dans la limite annuelle de 5 000 €. Cette exonération profite-t-elle aux travailleurs frontaliers ? Réponse…

Rédigé par l'équipe WebLex.


Travailleurs frontaliers : une exonération d’impôt pour vos heures supplémentaires !

Depuis le 1er janvier 2019, les heures supplémentaires bénéficient d’une exonération d’impôt sur le revenu dans la limite annuelle de 5 000 € par an et par salarié.

Le Gouvernement vient de préciser que cette exonération s’applique également aux salariés frontaliers qui résident en France et travaillent dans des pays auxquels la France est liée par des conventions fiscales prévoyant l’imposition en France des rémunérations du travail, pour les heures qu’ils effectuent au-delà de la durée légale du travail telle que prévue dans l’Etat où ils exercent leur activité.

Dans le cas où l’Etat en question ne fixe pas de durée légale de travail, il faut se référer à la durée prévue par une convention ou un accord professionnel ou interprofessionnel. Si ces documents fixent une durée de travail hebdomadaire inférieure à 35 heures, seules les heures effectuées au-delà de 35 heure sont exonérées.

Notez enfin que cette exonération d’impôt profite aussi :

  • aux personnes qui résident en France et qui travaillent à Monaco ;
  • aux Français qui résident et travaillent à Monaco mais qui, au regard de la convention fiscale franco-monégasque, sont soumis à l’impôt sur le revenu en France.

Pour mémoire, rappelons que dans le cadre de la crise sanitaire, le plafond de 5 000 € est porté à 7 500 € pour les heures supplémentaires effectuées entre le 16 mars 2020 et la fin de l’état d’urgence sanitaire. Concernant les heures travaillées hors de la période de l’état d’urgence sanitaire, la limite annuelle d’exonération reste fixée à 5 000 €.

Pour un contenu personnalisé, inscrivez-vous gratuitement !
Déjà inscrit ? Connectez-vous
Sources
  • Réponse ministérielle Reitzer du 22 décembre 2020, Assemblée nationale, n°30208
Voir plus Voir moins
Voir les sources
Actu Fiscale

Coronavirus (COVID-19) : de nouvelles mesures fiscales pour les entreprises en 2021

04 mars 2021 - 2 minutes
Attention, cette actualité a plus d'un an

Parce que la situation sanitaire ne s’est toujours pas améliorée, le Gouvernement annonce de nouvelles mesures fiscales de soutien aux entreprises : au programme, des modalités spécifiques de calcul de l’impôt sur les sociétés 2021 et un remboursement anticipé des crédits d’impôt 2021…

Rédigé par l'équipe WebLex.


Coronavirus (COVID-19) : concernant le calcul de l’impôt sur les sociétés

Dans le cadre de la crise sanitaire liée à l’épidémie de Covid-19, et parce que de nombreuses entreprises ont accusé une baisse de résultats, le 1er acompte d’impôt sur les sociétés (IS) à verser le 15 mars 2021 pourra être modulé.

Exceptionnellement, il pourra correspondre à 25 % du montant de l’IS prévisionnel de l’exercice clos au 31 décembre 2020 (au lieu du 31 décembre 2019), avec une marge d’erreur de 10 %.

Si vous choisissez d’appliquer cette modulation, notez que le montant de votre 2e acompte, à verser le 15 juin 2021, devra être calculé pour que le total des 2 premiers acomptes soit égal à 50 % au moins de l’IS de l’exercice clos le 31 décembre 2020.

Cette faculté n’est soumise à aucun formalisme particulier.

Précisons toutefois que les grandes entreprises (5 000 salariés au moins et chiffre d’affaires supérieur à 1,5 Md€) qui souhaitent en bénéficier doivent respecter les engagements suivants :

  • ne procéder à aucun versement de dividendes ou rachat d’actions ;
  • ne pas avoir leur siège fiscal ou de filiale sans substance économique dans un Etat ou territoire non coopératif en matière fiscale.


Coronavirus (COVID-19) : concernant le remboursement des crédits d’impôt

Les entreprises qui bénéficient de crédits d’impôt restituables en 2021 peuvent dès aujourd’hui demander le remboursement du solde de la créance disponible, sans avoir à attendre le dépôt de leur déclaration de résultat.

Sont concernés tous les crédits d’impôt restituables, y compris le crédit d’impôt pour les bailleurs ayant consenti des abandons de loyer et le crédit d’impôt pour la rénovation énergétique des bâtiments.

Pour un contenu personnalisé, inscrivez-vous gratuitement !
Déjà inscrit ? Connectez-vous
Sources
  • Communiqué de presse du Ministère de l’économie, des finances et de la relance du 2 mars 2021, n°725
Voir plus Voir moins
Voir les sources
Actu Fiscale

Location de bateau et TVA : éviter les risques de double imposition…

05 mars 2021 - 2 minutes
Attention, cette actualité a plus d'un an

Par tolérance, la partie des loyers dus au titre de la location de bateau pour des voyages d’agrément correspondant à la proportion de la durée d’utilisation ou d’exploitation du bateau hors des eaux territoriales de l’Union européenne peut être exonérée de TVA française. Depuis quand ?

Rédigé par l'équipe WebLex.


Une tolérance pour les contrats conclus depuis le 6 novembre 2020

Les loyers dus au titre de la location de bateau pour des voyages d’agrément sont imposables à la TVA en France dès lors que le bateau a été effectivement mis à disposition du locataire en France.

Par dérogation, depuis le 1er novembre 2020, pour éviter tout risque de double imposition ou de distorsion de concurrence, la part des loyers qui correspond à la proportion de la durée d’utilisation ou d’exploitation du bateau hors des eaux territoriales de l’Union européenne est exonérée de TVA française.

Cette fraction de loyer est évaluée par la personne tenue au paiement de la TVA (généralement le loueur), sous sa responsabilité.

Cette évaluation doit être corroborée par tous moyens de preuve et pourra faire l’objet d’un contrôle de la part de l’administration fiscale.

Notez que pour les navires équipés du système d’identification automatique SOLAS, les données enregistrées par ce système sont présumées probantes : elles ne pourront être remises en cause par l’administration qu’en cas de fraude.

Pour les autres navires, l’évaluation :

  • peut résulter des termes du contrat de location ou des données enregistrées dans le journal de bord, pour les navires d’une longueur hors-tout strictement inférieure à 15 mètres ;
  • peut être effectuée à partir de toute donnée technique permettant d’établir la durée réelle passée en dehors des eaux territoriales françaises ou d’un autre Etat membre de l’Union européenne pour les navires dont la longueur hors-tout est égale ou supérieure à 15 mètres.

L’administration a précisé que cette dérogation, publiée dans sa documentation le 6 novembre 2020, s’applique aux contrats conclus depuis cette date.

Les anciennes règles demeurent applicables aux contrats conclus avant le 6 novembre 2020.

De même, dans le contexte de crise économique liée à la propagation du coronavirus, tout contrat signé au plus tard le 30 novembre 2020 pour lequel était déjà signé un bon de commande le 6 novembre 2020 pourra également bénéficier de l’ancienne réglementation.

Source : Rescrit BOFiP-Impôts-BOI-RES-000080

Location de bateau et TVA : éviter les risques de double imposition… © Copyright WebLex - 2021

Pour un contenu personnalisé, inscrivez-vous gratuitement !
Déjà inscrit ? Connectez-vous
Sources
Voir plus Voir moins
Voir les sources
Abonnez vous à la newsletter
Accéder à WebLexPro
Accéder à WeblexPro