Divorce et rupture de Pacs : prendre ses cliques et ses claques… sans ses impôts ?
Solidarité fiscale : comment obtenir une décharge de responsabilité solidaire ?
En matière fiscale, le mariage et le Pacs entraînent des conséquences très concrètes : sauf cas très particuliers ou ponctuels, les partenaires / époux sont imposés ensemble. Autrement dit, comme ils constituent un foyer fiscal, ils doivent faire une déclaration commune de leurs revenus et bénéficient de 2 parts pour le calcul de l’impôt à payer.
Ce principe trouve son corollaire en matière de recouvrement de l’impôt : le principe de « solidarité fiscale ». Cela signifie que l’administration fiscale peut venir réclamer à l’un ou l’autre des partenaires / époux le paiement intégral de l’impôt, sans que la personne sollicitée puisse prouver que cet argent est dû, dans les faits, par l’autre conjoint.
Cette solidarité fiscale s’applique durant toute la durée du mariage et du Pacs et concerne, notamment, l’impôt sur le revenu et l’impôt sur la fortune immobilière.
Mais que deviennent ces dettes fiscales en cas de dissolution du Pacs ou de divorce ? La solidarité continue de s’appliquer pour les dettes fiscales contractées durant la vie commune…
… ce qui peut engendrer des situations injustes, souligne une députée, qui interpelle alors le Gouvernement. Ce principe peut aboutir à faire peser sur une personne une dette fiscale bien après la fin de son mariage ou de son Pacs et surtout, une dette contractée par son ex-conjoint !
Une situation préjudiciable qui touche en majorité des femmes qui n’ont pas toujours les moyens d’honorer « leurs » dettes, ce qui amène la députée à demander une solution autre que la simple désolidarisation des anciens conjoints qui est soumise à de strictes conditions d’éligibilité et à l’approbation de l’administration fiscale.
Une demande à laquelle le Gouvernement répond par la négative en rappelant l’objectif de la solidarité fiscale : garantir l’effectivité du recouvrement de la contribution commune aux charges publiques. Pour cette raison, et pour ne pas créer une inégalité entre les couples séparés et ceux partageant une vie commune ayant une dette fiscale, la fin systématique de la solidarité fiscale est exclue.
En revanche, le Gouvernement rappelle qu’il existe bien la possibilité d’obtenir une « décharge de responsabilité solidaire » (DRS), qui permet à un ex-conjoint ou un ex-partenaire de ne pas être sollicité par l’administration pour le paiement de l’impôt dû.
Comment cela fonctionne ? Il faut faire une demande auprès de l’administration fiscale et remplir les conditions cumulatives suivantes :
- la vie commune a bien été rompue ;
- la personne demandant la DRS a toujours respecté ses obligations fiscales, tant dans ses déclarations que dans ses paiements ;
- il existe une disproportion marquée entre le montant de la dette fiscale et, à la date de la demande, la situation financière et patrimoniale nette de charges du demandeur.
Notez que la dernière condition est appréciée sur une période de 3 ans maximum.
Le Gouvernement rappelle également certaines modalités de prise en compte de la disproportion entre dette fiscale et situation financière :
- la résidence principale est exclue de cet examen ;
- la disproportion est considérée comme marquée s’il ne peut être envisagé un plan de règlement de la dette fiscale, nette de la valeur du patrimoine, dans un délai fixé à 3 ans ;
- l’examen de chaque situation est fait au cas par cas.
Dans le cas où la DRS est accordée, la personne bénéficiera d’une décharge de son obligation de paiement pour la part de cotisation d'impôt correspondant aux revenus de son ancien conjoint et à la moitié des revenus communs.
Concernant les intérêts de retard et les pénalités, la personne en sera déchargée en totalité s’ils sont consécutifs à la rectification de bénéfices ou de revenus propres à l’ex-conjoint.
Les lecteurs ont également consulté…
Remboursement des frais de déplacement du dirigeant : quelle imposition ?
Remboursement des frais de déplacement du dirigeant : un avantage « occulte » ?
Un gérant se voit rembourser ses frais de déplacement par la société à responsabilité limitée (SARL) qu’il dirige. Une somme qui, selon lui, est imposable en tant que rémunération de gérant de SARL, catégorie dans laquelle il déclare ce remboursement pour le calcul de son impôt sur le revenu (IR).
Ce que conteste l’administration fiscale : le caractère professionnel des frais de déplacement n’est pas prouvé ici. Le remboursement constitue donc un « avantage occulte ».
À ce titre, les sommes litigieuses doivent bien être imposées à l’IR, mais dans la catégorie des revenus de capitaux mobilier (RCM)… Ce qui lui permet de taxer les sommes litigieuses à hauteur de 30 %.
« Un avantage occulte ? », s’étonne le gérant, qui rappelle que, selon les règles fiscales, le remboursement de frais de déplacement perçu par un gérant majoritaire de SARL constitue un avantage en nature imposable dans la catégorie des rémunérations et ce, même si leur caractère professionnel n’est pas justifié.
Sauf qu’il ne peut pas se prévaloir de ces règles, ironise l’administration fiscale, qui rappelle qu’elles s’appliquent uniquement si :
- le remboursement des frais ne porte pas le montant de la rémunération du gérant à un niveau excessif ;
- ou si les sommes correspondantes ont fait l’objet d’une comptabilisation explicite au niveau de la SARL.
Or ce n’est pas le cas ici, constate l’administration. Et pour preuve ! Le remboursement des frais de déplacement a été comptabilisé en une seule écriture globale mensuelle dans un compte de la SARL, et non sous une forme explicite, comme la loi l’exige.
Il s’agit donc bel et bien d’un « avantage occulte » imposable en tant que RCM.
« Faux ! », tranche le juge : l’absence de justificatifs du caractère professionnel de ces frais n’est pas suffisante pour qualifier le remboursement d’avantage occulte.
En outre, la somme a bien été inscrite en comptabilité et il n’est pas prouvé que le remboursement porte la rémunération du gérant à un niveau excessif.
Les sommes litigieuses sont donc bien imposables en tant que rémunération de gérant de SARL !
Pour aller plus loin…
Les lecteurs ont également consulté…
Impôt sur le revenu : encore une revalorisation du barème kilométrique ?
Barème kilométrique : pas de changement pour le moment…
Les salariés qui utilisent leur véhicule personnel à des fins professionnelles peuvent, pour le calcul de leur impôt sur le revenu, opter pour la déduction au titre des frais réels de déplacement.
Deux choix s’offrent alors à eux :
- ils peuvent tenir compte des frais effectivement payés au titre du carburant, du stationnement, de l’assurance, etc., au prorata de l’utilisation professionnelle du véhicule ;
- ou ils peuvent utiliser le barème fiscal (appelé « barème kilométrique »), qui établit forfaitairement un coût d’utilisation du véhicule au kilomètre.
Afin de tenir compte de l’évolution du coût du transport, notamment du prix des carburants, ce barème kilométrique est régulièrement actualisé.
À titre d’exemple, il a été revalorisé à hauteur de :
- + 10 % au titre de l’imposition des revenus de l’année 2021 ;
- + 5,4 % au titre de l’imposition des revenus de l’année 2022.
Interrogé par un député sur l’éventualité d’une nouvelle revalorisation, le Gouvernement indique que si indexation du barème il doit y avoir, cela ne pourra être envisagé qu’à compter de l’imposition des revenus de l’année 2023.
À cette occasion, il rappelle que les salariés qui le souhaitent peuvent tout à fait renoncer à la déduction de leurs frais de déplacement au réel. Ils se verront alors appliquer automatiquement l’abattement forfaitaire de 10 %.
Les lecteurs ont également consulté…
Liste des Etat dont les résidents sont autorisés à régler leur imposition par virement
Lorsque leur montant excède 300 €, l'impôt sur le revenu, la taxe d'habitation, les taxes foncières ainsi que les impositions recouvrées selon les mêmes règles que ces impositions sont acquittées par prélèvements opérés à l'initiative du Trésor public sur un compte spécifique.
Les personnes qui résident dans l’un des Etats suivants peuvent acquitter ces impôts, quel que soit leur montant, par virement directement opéré sur le compte du Trésor ouvert dans les écritures de la Banque de France :
- La Barbade ;
- Cuba ;
- les Îles Vierges britanniques ;
- l'Iran ;
- le Kenya ;
- le Liban ;
- le Maroc ;
- le Soudan ;
- le Venezuela ;
- le Zimbabwe.
Imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) – barème 2023
Les montants et tarifs de chacune des composantes de l'imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) sont revalorisés chaque année comme le taux prévisionnel d'évolution des prix à la consommation des ménages, hors tabac, pour la même année. Pour l'année 2023, ce taux s'élève à + 4,3 %.
IFER sur les éoliennes et hydroliennes
Le tarif de l’IFER est fixé au 1er janvier 2023 à 8,16 € par kilowatt de puissance électrique installée au 1er janvier de l’année d’imposition.
IFER sur les installations de production d’électricité d’origine nucléaire ou thermique à flamme
Le tarif de l’IFER est fixé au 1er janvier 2023 à 3 394 € par mégawatt de puissance électrique installée pour chaque installation au 1er janvier de l’année d’imposition.
IFER sur les centrales de production d’énergie d’origine photovoltaïque ou hydraulique
Le tarif de l’IFER est fixé au 1er janvier 2023 à :
- 3,394 € par kilowatt de puissance électrique installée au 1er janvier de l’année d’imposition, s'agissant des centrales hydrauliques ;
- 8,16 € par kilowatt de puissance électrique installée au 1er janvier de l’année d’imposition, s'agissant des centrales photovoltaïques mises en service avant le 1er janvier 2021 ;
- 3,394 € par kilowatt de puissance électrique installée au 1er janvier de l’année d’imposition, s'agissant des centrales photovoltaïques mises en service après le 1er janvier 2021.
IFER sur les transformateurs électriques
Le tarif est fixé en fonction de la tension en amont du transformateur électrique au 1er janvier de l’année d’imposition. La tension en amont s’entend de la tension électrique en entrée du transformateur. Les transformateurs électriques dont la tension en amont est inférieure ou égale à 50 kilovolts ne sont pas retenus pour le calcul de l’imposition.
|
Tension en amont en KV
|
Tarif par transformateur en euros
|
|
Supérieure à 350
|
161 385
|
|
Supérieure à 130 et inférieure ou égale à 350
|
54 768
|
|
Supérieure à 50 et inférieure ou égale à 130
|
15 731
|
IFER sur les stations radioélectriques
|
Types de stations
|
Calcul du tarif applicable
|
Tarifs applicables
|
|
Stations ordinaires
|
|
1 782 €
|
|
Émetteurs soumis à une simple déclaration auprès de l'ANFR
|
1 782 € x 10 %
|
178,20 €
|
|
Stations ordinaires en zones « blanches »
|
1 782 € / 2
|
891 €
|
|
Émetteurs soumis à une simple déclaration auprès de l'ANFR en zones « blanches »
|
178,20 € / 2
|
89,10 €
|
|
Nouvelles stations ordinaires
|
1 782 € x 25 %
|
445,50 €
|
|
Nouveaux émetteurs soumis à une simple déclaration auprès de l'ANFR
|
178,20 € x 25 %
|
44,55 €
|
|
Nouvelles stations ordinaires en zones « blanches »
|
(1 782 € / 2) x 25 %
|
222,75 €
|
|
Nouveaux émetteurs soumis à une simple déclaration auprès de l'ANFR en zones « blanches »
|
(178,20 € / 2) x 25 %
|
22,28 €
|
|
Stations relevant de la loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 et assurant la diffusion au public de services de radio ou de télévision
|
|
256 €
|
IFER sur les installations gazières et les canalisations de transport de gaz naturel, d'autres hydrocarbures et de produits chimiques
|
Équipement |
Tarif
|
|
Installations de GNL dont la capacité de stockage est inférieure ou égale à 100 000 mètres cubes
|
638 998 € par installation
|
|
Installations de GNL dont la capacité de stockage est supérieure à 100 000 mètres cubes
|
2 913 113 € par installation |
|
Sites de stockage souterrain de gaz naturel
|
582 622 € par site
En cas de groupement de stockage, le tarif unitaire s'applique à chacun des sites compris dans le groupement |
|
Canalisations de transport de gaz naturel
|
582 € par kilomètre de canalisation
|
|
Stations de compression de gaz naturel
|
116 524 € par station
|
|
Canalisations de transport d'autres hydrocarbures
|
582 € par kilomètre de canalisation
|
|
Canalisations de transport de produits chimiques
|
565 € par kilomètre de canalisation
|
IFER sur le matériel ferroviaire roulant utilisé sur le réseau ferré national pour les opérations de transport de voyageurs
|
Catégorie de matériels roulants
|
Tarif |
|
Engins à moteur thermique
|
|
|
Automoteur
|
34 957 €
|
|
Locomotive diesel
|
34 957 €
|
|
Engins à moteur électrique
|
|
|
Automotrice
|
26 801 €
|
|
Locomotive électrique
|
23 306 €
|
|
Motrice de matériel à grande vitesse
|
40 785 €
|
|
Automotrice tram-train
|
13 403 €
|
|
Engins remorqués
|
|
|
Remorque pour le transport de voyageurs
|
5 594 €
|
|
Remorque pour le transport de voyageurs à grande vitesse
|
11 652 €
|
|
Remorque tram-train
|
2 796 €
|
IFER sur certains matériels roulants utilisés sur les lignes de transport en commun de voyageurs en Île-de-France
|
Catégorie de matériels roulants
|
Tarif |
|
Métro
|
|
|
Motrice et remorque
|
14 286 €
|
|
Autre matériel
|
|
|
Automotrice et motrice
|
26 801 €
|
|
Remorque
|
5 594 €
|
IFER sur les répartiteurs principaux de la boucle locale cuivre et sur les réseaux de communications électroniques en fibre optique et en câble coaxial
Le tarif de l’IFER est fixé au 1er janvier 2023 à 19,04 € par ligne en service (tarif revalorisé et majoré).
Malus écologique pour 2023
À compter du 1er janvier 2023, le barème des émissions de dioxyde de carbone est fixé de la façon suivante :
- lorsque les émissions sont inférieures à 123 g/km, le tarif est nul ;
- lorsque les émissions sont supérieures ou égales à 123 g/km et inférieures ou égales à 225 g/km, le barème est le suivant :
|
Émissions de dioxyde de carbone (en grammes par kilomètre) |
Tarif par véhicule (en euros) |
|
123 |
50 |
|
124 |
75 |
|
125 |
100 |
|
126 |
125 |
|
127 |
150 |
|
128 |
170 |
|
129 |
190 |
|
130 |
210 |
|
131 |
230 |
|
132 |
240 |
|
133 |
260 |
|
134 |
280 |
|
135 |
310 |
|
136 |
330 |
|
137 |
360 |
|
138 |
400 |
|
139 |
450 |
|
140 |
540 |
|
141 |
650 |
|
142 |
740 |
|
143 |
818 |
|
144 |
898 |
|
145 |
983 |
|
146 |
1 074 |
|
147 |
1 172 |
|
148 |
1 276 |
|
149 |
1 386 |
|
150 |
1 504 |
|
151 |
1 629 |
|
152 |
1 761 |
|
153 |
1 901 |
|
154 |
2 049 |
|
155 |
2 205 |
|
156 |
2 370 |
|
157 |
2 544 |
|
158 |
2 726 |
|
159 |
2 918 |
|
160 |
3 119 |
|
161 |
3 331 |
|
162 |
3 552 |
|
163 |
3 784 |
|
164 |
4 026 |
|
165 |
4 279 |
|
166 |
4 543 |
|
167 |
4 818 |
|
168 |
5 105 |
|
169 |
5 404 |
|
170 |
5 715 |
|
171 |
6 039 |
|
172 |
6 375 |
|
173 |
6 724 |
|
174 |
7 086 |
|
175 |
7 462 |
|
176 |
7 851 |
|
177 |
8 254 |
|
178 |
8 671 |
|
179 |
9 103 |
|
180 |
9 550 |
|
181 |
10 011 |
|
182 |
10 488 |
|
183 |
10 980 |
|
184 |
11 488 |
|
185 |
12 012 |
|
186 |
12 552 |
|
187 |
13 109 |
|
188 |
13 682 |
|
189 |
14 273 |
|
190 |
14 881 |
|
191 |
15 506 |
|
192 |
16 149 |
|
193 |
16 810 |
|
194 |
17 490 |
|
195 |
18 188 |
|
196 |
18 905 |
|
197 |
19 641 |
|
198 |
20 396 |
|
199 |
21 171 |
|
200 |
21 966 |
|
201 |
22 781 |
|
202 |
23 616 |
|
203 |
24 472 |
|
204 |
25 349 |
|
205 |
26 247 |
|
206 |
27 166 |
|
207 |
28 107 |
|
208 |
29 070 |
|
209 |
30 056 |
|
210 |
31 063 |
|
211 |
32 094 |
|
212 |
33 147 |
|
213 |
34 224 |
|
214 |
35 324 |
|
215 |
36 447 |
|
216 |
37 595 |
|
217 |
38 767 |
|
218 |
39 964 |
|
219 |
41 185 |
|
220 |
42 431 |
|
221 |
43 703 |
|
222 |
45 000 |
|
223 |
46 323 |
|
224 |
47 672 |
|
225 |
49 047 |
- lorsque les émissions excèdent 225 g/km, le tarif est fixé à 50 000 €.
À compter du 1er janvier 2023, le barème en puissance administrative du malus est fixé de la manière suivante :
|
Puissance administrative (en CV) |
Montant de la taxe (en euros) |
|
jusqu’à 3 |
0 |
|
4 |
500 |
|
5 |
2 250 |
|
6 |
3 500 |
|
7 |
4 750 |
|
8 |
6 500 |
|
9 |
8 000 |
|
10 |
9 500 |
|
11 |
11 500 |
|
12 |
12 750 |
|
13 |
14 500 |
|
14 |
16 000 |
|
15 |
18 750 |
|
16 |
20 500 |
|
17 |
23 000 |
|
18 |
25 500 |
|
19 |
28 000 |
|
20 |
30 500 |
|
21 |
33 000 |
|
22 |
35 500 |
|
23 |
38 000 |
|
24 |
40 000 |
|
25 |
42 500 |
|
26 |
45 000 |
|
27 |
47 500 |
|
28 et au-delà |
50 000 |
Tarif de la taxe sur les émissions de CO2 – 2023
Pour les véhicules immatriculés en recourant à la méthode de détermination des émissions de dioxyde de carbone dite WLTP, le tarif annuel, fonction des émissions de dioxyde de carbone (CO2) exprimées en grammes par kilomètre, est le suivant :
|
Émissions |
Tarif annuel |
Émissions |
Tarif annuel |
Émissions |
Tarif annuel |
Émissions |
Tarif annuel |
Émissions |
Tarif annuel |
|
0 à 20 |
0 |
71 |
57 |
122 |
195 |
173 |
1 938 |
224 |
4 682 |
|
21 |
17 |
72 |
58 |
123 |
197 |
174 |
2 001 |
225 |
4 725 |
|
22 |
18 |
73 |
58 |
124 |
198 |
175 |
2 065 |
226 |
4 769 |
|
23 |
18 |
74 |
59 |
125 |
200 |
176 |
2 130 |
227 |
4 812 |
|
24 |
19 |
75 |
60 |
126 |
202 |
177 |
2 195 |
228 |
4 880 |
|
25 |
20 |
76 |
61 |
127 |
203 |
178 |
2 261 |
229 |
4 924 |
|
26 |
21 |
77 |
62 |
128 |
218 |
179 |
2 327 |
230 |
4 968 |
|
27 |
22 |
78 |
117 |
129 |
232 |
180 |
2 394 |
231 |
5 036 |
|
28 |
22 |
79 |
119 |
130 |
247 |
181 |
2 480 |
232 |
5 081 |
|
29 |
23 |
80 |
120 |
131 |
249 |
182 |
2 548 |
233 |
5 150 |
|
30 |
24 |
81 |
122 |
132 |
264 |
183 |
2 617 |
234 |
5 218 |
|
31 |
25 |
82 |
123 |
133 |
266 |
184 |
2 686 |
235 |
5 288 |
|
32 |
26 |
83 |
125 |
134 |
295 |
185 |
2 757 |
236 |
5 334 |
|
33 |
26 |
84 |
126 |
135 |
311 |
186 |
2 827 |
237 |
5 404 |
|
34 |
27 |
85 |
128 |
136 |
326 |
187 |
2 899 |
238 |
5 474 |
|
35 |
28 |
86 |
129 |
137 |
343 |
188 |
2 970 |
239 |
5 521 |
|
36 |
29 |
87 |
131 |
138 |
359 |
189 |
3 043 |
240 |
5 592 |
|
37 |
30 |
88 |
132 |
139 |
375 |
190 |
3 116 |
241 |
5 664 |
|
38 |
30 |
89 |
134 |
140 |
392 |
191 |
3 190 |
242 |
5 735 |
|
39 |
31 |
90 |
135 |
141 |
409 |
192 |
3 264 |
243 |
5 783 |
|
40 |
32 |
91 |
137 |
142 |
426 |
193 |
3 300 |
244 |
5 856 |
|
41 |
33 |
92 |
138 |
143 |
443 |
194 |
3 337 |
245 |
5 929 |
|
42 |
34 |
93 |
140 |
144 |
461 |
195 |
3 374 |
246 |
6 002 |
|
43 |
34 |
94 |
141 |
145 |
479 |
196 |
3 410 |
247 |
6 052 |
|
44 |
35 |
95 |
143 |
146 |
482 |
197 |
3 448 |
248 |
6 126 |
|
45 |
36 |
96 |
144 |
147 |
500 |
198 |
3 485 |
249 |
6 200 |
|
46 |
37 |
97 |
146 |
148 |
518 |
199 |
3 522 |
250 |
6 250 |
|
47 |
38 |
98 |
147 |
149 |
551 |
200 |
3 580 |
251 |
6 325 |
|
48 |
38 |
99 |
149 |
150 |
600 |
201 |
3 618 |
252 |
6 401 |
|
49 |
39 |
100 |
150 |
151 |
664 |
202 |
3 676 |
253 |
6 477 |
|
50 |
40 |
101 |
162 |
152 |
730 |
203 |
3 735 |
254 |
6 528 |
|
51 |
41 |
102 |
163 |
153 |
796 |
204 |
3 774 |
255 |
6 605 |
|
52 |
42 |
103 |
165 |
154 |
847 |
205 |
3 813 |
256 |
6 682 |
|
53 |
42 |
104 |
166 |
155 |
899 |
206 |
3 852 |
257 |
6 733 |
|
54 |
43 |
105 |
168 |
156 |
952 |
207 |
3 892 |
258 |
6 811 |
|
55 |
44 |
106 |
170 |
157 |
1 005 |
208 |
3 952 |
259 |
6 889 |
|
56 |
45 |
107 |
171 |
158 |
1 059 |
209 |
3 992 |
260 |
6 968 |
|
57 |
46 |
108 |
173 |
159 |
1 113 |
210 |
4 032 |
261 |
7 047 |
|
58 |
46 |
109 |
174 |
160 |
1 168 |
211 |
4 072 |
262 |
7 126 |
|
59 |
47 |
110 |
176 |
161 |
1 224 |
212 |
4 113 |
263 |
7 206 |
|
60 |
48 |
111 |
178 |
162 |
1 280 |
213 |
4 175 |
264 |
7 286 |
|
61 |
49 |
112 |
179 |
163 |
1 337 |
214 |
4 216 |
265 |
7 367 |
|
62 |
50 |
113 |
181 |
164 |
1 394 |
215 |
4 257 |
266 |
7 448 |
|
63 |
50 |
114 |
182 |
165 |
1 452 |
216 |
4 298 |
267 |
7 529 |
|
64 |
51 |
115 |
184 |
166 |
1 511 |
217 |
4 340 |
268 |
7 638 |
|
65 |
52 |
116 |
186 |
167 |
1 570 |
218 |
4 404 |
269 |
7 747 |
|
66 |
53 |
117 |
187 |
168 |
1 630 |
219 |
4 446 |
||
|
67 |
54 |
118 |
189 |
169 |
1 690 |
220 |
4 488 |
||
|
68 |
54 |
119 |
190 |
170 |
1 751 |
221 |
4 531 |
||
|
69 |
55 |
120 |
192 |
171 |
1 813 |
222 |
4 573 |
||
|
70 |
56 |
121 |
194 |
172 |
1 875 |
223 |
4 638 |
Lorsque les émissions sont supérieures à 269 g/km, le tarif est égal au produit entre les émissions et 29 € par g/km.
Le tarif de cette taxe est égal, pour les véhicules ne relevant pas du nouveau dispositif d’immatriculation, ayant fait l’objet d’une réception européenne, immatriculés pour la première fois à compter du 1er juin 2004 et qui n’étaient pas utilisés par le redevable avant le 1er janvier 2006, au produit entre les émissions de dioxyde de carbone, exprimées en g/km, et un tarif unitaire, exprimé en euros par g/km, déterminé en fonction de ces mêmes émissions à partir du barème suivant :
|
Émissions de dioxyde de carbone |
Tarif unitaire |
|
inférieures ou égales à 20 |
0 |
|
de 21 à 60 |
1 |
|
de 61 à 100 |
2 |
|
de 101 à 120 |
4,5 |
|
de 121 à 140 |
6,5 |
|
de 141 à 160 |
13 |
|
de 161 à 200 |
19,5 |
|
de 201 à 250 |
23,5 |
|
supérieures ou égales à 251 |
29 |
Enfin, pour tous les autres véhicules, le tarif de cette taxe est égal, au montant déterminé en fonction de la puissance administrative, exprimée en chevaux administratifs, à partir du barème suivant :
|
Puissance administrative |
Tarif par véhicule |
|
inférieure ou égale à 3 |
750 |
|
de 4 à 6 |
1 400 |
|
de 7 à 10 |
3 000 |
|
de 11 à 15 |
3 600 |
|
supérieure ou égale à 16 |
4 500 |
Taxe due par les concessionnaires d’autoroutes
Le tarif de la taxe due par les concessionnaires d’autoroutes pour une distance parcourue de 1 000 km est le suivant :
- 7,36 € pour 2020 ;
- 7,36 € pour 2021 ;
- 7,50 € pour 2022 ;
- 7,83 € pour 2023.
TICPE et transporteurs : un avantage fiscal en panne sèche ?
Fin du remboursement partiel de la TICPE dès 2024 ?
Pour rappel, la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) est un impôt indirect qui porte sur les produits pétroliers destinés à être utilisés comme carburant ou combustible de chauffage. S’il est payé par les professionnels de la production, de l’importation et / ou du stockage des produits pétroliers, cet impôt, de la même manière que la TVA, est répercuté sur le prix du carburant.
Il existe des exonérations pour certaines activités et la possibilité pour d’autres de bénéficier, sur demande, d’un remboursement partiel de la TICPE payée. Cela concerne les taxis, les entreprises de transport de marchandises ou de transport public de voyageurs, toutes conditions par ailleurs remplies.
Sauf que, qui dit carburants pétroliers dit énergie fossile et incompatibilité avec la lutte contre le réchauffement climatique. Le Gouvernement a donc décidé que cet « avantage fiscal » serait progressivement supprimé…
… « Dès 2024 ? », s’alarme un député qui fait référence à une déclaration du Gouvernement indiquant que la suppression du remboursement partiel de la TICPE serait actée dans le projet de loi de finances pour 2024.
Une suppression beaucoup trop brutale, selon ce député, dont les effets négatifs seraient trop nombreux : perte de compétitivité dans un secteur déjà très concurrentiel, favorisation des transporteurs étrangers qui, de fait, consommeraient du carburant pétrolier, suppression de la capacité d’investissement des entreprises pour verdir leur flotte, etc.
Une inquiétude à laquelle le Gouvernement répond : oui il y aura à terme une suppression du remboursement partiel de la TICPE, mais non, elle n’aura pas lieu dans la loi de finances pour 2024.
Affaire à suivre…
Les lecteurs ont également consulté…
Représentants du personnel : qu’avez-vous fait pendant vos heures de délégation ?
Et si l’employeur n’est pas d’accord sur l’utilisation faite des heures de délégation ?
Pour mémoire, les heures de délégation, qui permettent aux élus d’exercer leur mission, sont assimilées par la loi à du temps de travail effectif et payées comme tel.
Dans une récente affaire, l’employeur paie ses heures de délégation à un représentant du personnel. Toutefois, considérant qu’une partie de ces heures n’ont pas été affectées à l’exercice de son mandat, il saisit le juge d’une demande de remboursement partiel.
À ce titre, il rappelle, en effet, que le représentant du personnel ne bénéficie d’heures de délégation que pour les besoins de son mandat.
Dès lors, le représentant du personnel ne peut pas inclure dans ce temps dédié la participation à des activités syndicales, sauf à ce qu’elle se justifie par des difficultés propres à l’entreprise.
Ce qui n’est pas le cas ici : la participation du salarié à la préparation de rencontres syndicales relève du temps passé à son information personnelle, lequel ne peut pas être payé au titre des heures de délégation.
« Si ! » se défend le salarié : toutes ces rencontres avec les autres organisations syndicales étaient motivées par des difficultés rencontrées dans l’entreprise pour l’exercice de son mandat eu égard au climat social délétère ! L’employeur doit donc lui payer ces heures.
« Oui ! » tranche le juge : la participation aux réunions syndicales litigieuses et les recherches personnelles étaient en lien avec les difficultés rencontrées par le salarié dans l'entreprise à l'occasion de l'exercice de son mandat.
Par conséquent, l'employeur n'établissant pas la non-conformité de l'utilisation de ces heures avec l'objet du mandat représentatif, sa demande de remboursement ne peut qu’être rejetée.
