Coronavirus (COVID-19) et Fonds de solidarité : quels aménagements pour l’aide de janvier 2021 ?
Coronavirus (COVID-19) : aménagements de l’aide du mois de janvier 2021
Pour mémoire, les entreprises mises en difficulté par la crise sanitaire peuvent, toutes conditions remplies, percevoir une aide financière au titre du mois de janvier 2021.
Les modalités de versement de cette aide viennent d’être (légèrement) réaménagées.
- Concernant le calcul de la perte de CA
En principe, la perte de chiffre d’affaires (CA) est définie comme la différence entre :
- d'une part, le CA au cours du mois de janvier 2021 ;
- et, d'autre part, le CA de référence défini comme :
- ○ le CA réalisé durant le mois de janvier 2019, ou le CA mensuel moyen de l'année 2019, si cette option est plus favorable à l'entreprise ;
- ○ ou, pour les entreprises créées entre le 1er janvier 2019 et le 30 novembre 2019, le CA mensuel moyen réalisé sur la période comprise entre la date de création de l'entreprise et le 31 décembre 2019 ;
- ○ ou, pour les entreprises créées entre le 1er décembre 2019 et le 30 septembre 2020, le CA mensuel moyen réalisé entre le 1er juillet 2020, ou à défaut la date de création de l'entreprise si elle est postérieure au 1er juillet 2020, et le 31 octobre 2020 ;
- ○ ou, pour les entreprises créées entre le 1er octobre 2020 et le 31 octobre 2020, le CA réalisé durant le mois de décembre 2020 ; ou, par dérogation pour les entreprises ayant fait l'objet d'une interdiction d'accueil du public en décembre 2020, le CA réalisé durant le mois d'octobre 2020 et ramené le cas échéant sur un mois.
Désormais, il est prévu que la perte de CA est définie comme la différence entre :
- d'une part, le CA au cours du mois de janvier 2021 ;
- et, d'autre part, le CA de référence défini comme :
- ○ le CA réalisé durant le mois de janvier 2019, ou le CA mensuel moyen de l'année 2019, si cette option est plus favorable à l'entreprise ;
- ○ ou, pour les entreprises créées entre le 1er juin 2019 et le 31 janvier 2020, le CA mensuel moyen sur la période comprise entre la date de création de l'entreprise et le 29 février 2020 (ce qui constitue une nouveauté) ;
- ○ ou, pour les entreprises créées entre le 1er février 2020 et le 29 février 2020, le CA réalisé en février 2020 et ramené sur un mois (ce qui constitue une nouveauté) ;
- ○ ou, pour les entreprises créées entre le 1er mars 2020 et le 30 septembre 2020, le CA mensuel moyen réalisé entre le 1er juillet 2020, ou à défaut la date de création de l'entreprise, et le 31 octobre 2020 (ce qui constitue là encore une nouveauté) ;
- ○ ou, pour les entreprises créées entre le 1er octobre 2020 et le 31 octobre 2020, le CA réalisé durant le mois de décembre 2020 ou, par dérogation pour les entreprises ayant fait l'objet d'une interdiction d'accueil du public en décembre 2020, le CA réalisé durant le mois d'octobre 2020 et ramené le cas échéant sur un mois.
- Demande de l’aide
Pour mémoire, la demande d’aide doit être réalisée par voie dématérialisée au plus tard le 31 mars 2021.
Il est désormais précisé que ce délai est prolongé jusqu’au 30 avril 2021 pour les associés des groupements agricoles d’exploitation en commun (GAEC).
- Justificatifs à joindre à la demande
Pour mémoire, certaines entreprises sont tenues de joindre à leur demande une déclaration sur l’honneur indiquant qu’elles disposent du document établi par un expert-comptable, tiers de confiance, qui atteste qu’elle remplit les critères requis par la Loi.
L'attestation de l'expert-comptable est délivrée à la suite d'une mission d'assurance de niveau raisonnable réalisée conformément aux normes professionnelles applicables, élaborées par le Conseil supérieur de l'ordre des experts-comptables.
La mission d'assurance porte, selon la date de création de l'entreprise :
- sur le CA de l'année 2019 ;
- ou, pour les entreprises créées entre le 1er janvier 2019 et le 30 novembre 2019, le CA mensuel moyen réalisé sur la période comprise entre la date de création de l'entreprise et le 31 décembre 2019 ;
- ou, pour les entreprises créées entre le 1er décembre 2019 et le 30 septembre 2020, le CA mensuel moyen réalisé entre le 1er juillet 2020, ou à défaut la date de création de l'entreprise si elle est postérieure au 1er juillet 2020, et le 31 octobre 2020 ;
- ou, pour les entreprises créées entre le 1er octobre 2020 et le 31 octobre 2020, le CA mensuel réalisé durant le mois de décembre 2020.
Cette disposition vient d’être réaménagée. Il est désormais prévu que la mission d’assurance porte :
- sur le CA de l'année 2019 ;
- ou, pour les entreprises créées entre le 1er juin 2019 et le 31 janvier 2020, sur le CA réalisé sur la période comprise entre la date de création de l'entreprise et le 29 février 2020 (ce qui constitue une nouveauté) ;
- ou, pour les entreprises créées entre le 1er février 2020 et le 29 février 2020, sur le CA réalisé en février 2020 et ramené sur un mois (ce qui constitue une nouveauté) ;
- ou, pour les entreprises créées entre le 1er mars 2020 et le 30 septembre 2020, sur le CA mensuel moyen réalisé entre le 1er juillet 2020, ou à défaut la date de création de l'entreprise, et le 31 octobre 2020 (ce qui constitue une nouveauté) ;
- ou, pour les entreprises créées entre le 1er octobre 2020 et le 31 octobre 2020, le CA mensuel réalisé durant le mois de décembre 2020.
- Décret n° 2021-256 du 9 mars 2021 relatif au fonds de solidarité à destination des entreprises particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de l'épidémie de covid-19 et des mesures prises pour limiter cette propagation
Coronavirus (COVID-19) : prolongation des mesures concernant le fonctionnement des sociétés
Coronavirus (COVID-19) : prolongation des mesures concernant le fonctionnement des sociétés
Pour faciliter le fonctionnement des sociétés et leur permettre de respecter les règles de distanciation sociales pendant la crise sanitaire, des mesures ont été mises en place par le Gouvernement, en vue d’adapter les règles de réunion et de délibérations des assemblées et des organes dirigeants de ces structures.
Ces dispositions ont été mises en place à compter du 12 mars 2020 et devaient en principe durer jusqu’au 1er avril 2021.
Au vu de l’évolution de la situation sanitaire sur le territoire métropolitain, le Gouvernement a décidé de les prolonger jusqu’au 31 juillet 2021.
Notez que ces dispositions sont applicables aux îles Wallis et Futuna dans leur rédaction en vigueur au 9 mars 2021.
- Décret n° 2021-255 du 9 mars 2021 prorogeant la durée d'application de l'ordonnance n° 2020-321 du 25 mars 2020, du décret n° 2020-418 du 10 avril 2020 et du décret n° 2020-629 du 25 mai 2020
Coronavirus (COVID-19) et difficultés des entreprises : la Bpifrance lance un nouveau prêt d’honneur !
Prêt d’honneur « Renfort » : pour qui ? Comment ?
Bpifrance vient de lancer un nouveau dispositif de prêt d’honneur, destiné à renforcer les fonds propres ou quasi-fonds propres (c’est-à-dire les capitaux à disposition) des jeunes entreprises.
Pour mémoire, les prêts d’honneur sont des formes de prêts sans intérêts ni garanties, que l’emprunteur s’engage à rembourser « sur l’honneur ».
Ils sont principalement destinés aux entrepreneurs qui ne disposent pas d’un apport personnel suffisant pour obtenir un emprunt bancaire.
- Pour qui ?
Le prêt d’honneur « Renfort » est destiné aux personnes physiques qui résident fiscalement en France et qui ont besoin de renforcer les fonds propres de leur entreprise.
- Quelles conditions pour l’entrepreneur ?
Pour prétendre au prêt, le demandeur doit remplir l’ensemble des conditions suivantes :
- il est le représentant légal actionnaire ou actionnaire majoritaire de l’entreprise ;
- il a bénéficié d’un financement ou d’une garantie par un réseau de financement de la création (tels que les prêts d’honneur, la garantie France Active, ou encore le microcrédit Adie) entre le 1er juin 2016 et le 31 décembre 2020 ;
- il n’est pas inscrit au Fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers (FICP).
- Quelles conditions pour l’entreprise ?
L’entreprise doit également remplir les conditions suivantes :
- elle constitue une entreprise avec capitaux propres (SARL, EURL, SAS ou SA) : sont donc exclues les entreprises individuelles, les sociétés en nom collectif (SNC), les associations, les fondations ou les sociétés civiles immobilières (SCI) ;
- elle a été créée avant le 1er mars 2020 et a moins de 5 ans ;
- son activité ne relève pas des secteurs de l'exportation, l’agriculture, la pêche et aquaculture, la promotion et location immobilière ou l’intermédiation financière ;
- elle ne fait pas ou n’est pas susceptible de faire l’objet d’une procédure collective d’insolvabilité.
- Quelles caractéristiques ?
Le prêt d’honneur « Renfort » est à taux zéro, et ne nécessite pas l’octroi de garantie sur les actifs de l’entreprise ou de son dirigeant.
Sa durée peut varier entre 1 et 7 ans, avec un différé d’amortissement qui peut aller de 0 à 24 mois.
Son montant est compris entre 1 000 € et 30 000 €.
- Comment ?
Le demandeur doit obligatoirement être accompagné par un opérateur désigné par la région du porteur de projet, et être en cofinancement bancaire ou assimilé d’un montant au moins égal au prêt accordé.
Notez que ce cofinancement peut avoir été obtenu à compter du 1er mars 2020, et constitue une condition suspensive à l’octroi du prêt.
Point important, l’octroi du prêt d’honneur n’occasionne aucun frais de dossier.
- Qui contacter ?
Le demandeur doit contacter l’un des réseaux d’accompagnement et de financement suivants :
- Adie ;
- Initiative France ;
- France Active ;
- Réseau Entreprendre.
- Site de la Bpifrance
