1er mai : dites le avec des fleurs !
Un particulier souhaite profiter du 1er mai pour vendre du muguet avec ses enfants. Le jour J, il installe une table et des tréteaux devant chez lui et vend son muguet en famille.
Le fleuriste, installé de l'autre côté du trottoir, vient le voir pour lui demander de cesser cette vente : pour lui, le père de famille n'a pas le droit de vendre le muguet qu'il a cueilli en forêt. Ce que conteste le père de famille qui lui rappelle qu'il existe une tolérance permettant aux particuliers de vendre librement du muguet le 1er mai.
Qui a raison ?
La bonne réponse est... Le fleuriste
Pour pouvoir s’installer et vendre du muguet, un particulier doit respecter quelques règles qui sont fixées par la Mairie.
Ces règles peuvent notamment prévoir que les particuliers ne peuvent vendre que du muguet sauvage (il leur est interdit de revendre du muguet qu’ils auraient acheté par ailleurs), ne peuvent se placer qu’à une certaine distance d’un fleuriste (la distance est variable selon les communes), ne peuvent pas installer une table ou des tréteaux ou ne peuvent pas ajouter d’autres fleurs aux bouquets de muguet.
TASCOM : véhicule automobile = motos ?
Le propriétaire d'une concession de vente de motos exploite son activité dans un local de 300 m².
Pour le calcul de la Tascom (taxe sur les surfaces commerciales), il a entendu dire que les entreprises qui exploitent une activité de vente de véhicules automobiles peuvent bénéficier d'une réduction de tarif de 30 %.
Pourra-t-il bénéficier de cette réduction ?
La bonne réponse est... Non
La réduction de tarif de 30 % ne s'applique qu'à certains secteurs d'activité, parmi lesquels la vente de véhicules automobiles. Or, l'administration est très stricte à ce sujet : il faut entendre par vente de véhicules automobiles la vente de "voitures". Une entreprise qui vend des motos ne pourra donc pas bénéficier de la réduction de 30 %.
Retenez toutefois que dans cette situation, la question ne se pose pas puisque seules les entreprises qui exploitent une surface de vente supérieure à 400 m² et qui dégagent un chiffre d'affaires annuel supérieur à 460 000 € sont tenues au paiement de la Tascom. La surface de vente n'étant que de 300 m², l'exploitant de la concession de motos n'est pas tenu au paiement de cette taxe.
Absences et retards liés aux grèves : les bonnes pratiques
Un employeur constate qu'un salarié est systématiquement absent les jours de grève des transports, particulièrement nombreux ces derniers temps. Pourtant, ses collègues semblent avoir trouvé des solutions pour se rendre au travail.
Estimant que ces absences sont fautives, l'employeur envisage une sanction. Ce que le salarié conteste : selon lui, il ne peut pas être sanctionné pour des absences causées par la grève des transports.
Qui a raison ?
La bonne réponse est... L'employeur
Les juges ont déjà considéré que l’absence du salarié tout au long d’une grève prolongée, alors que tous ses collègues ont trouvé des solutions pour se rendre sur le lieu de travail, était fautive.
Prudence toutefois : l'employeur doit toujours veiller à prendre la juste décision au regard des faits et caractériser la faute. Pour rappel, la faute grave est celle qui rend impossible le maintien du salarié dans l'entreprise. Ainsi, l'abandon de poste, des retards répétés, des absences injustifiées peuvent caractériser une faute grave.
Un contrat à durée déterminée… par la météo ?
Une entreprise envisage de recourir au CDD saisonnier pour la cueillette du muguet, à partir de la mi-avril. Le dirigeant envisage de s'accorder un peu de flexibilité quant au terme du contrat : toutes les saisons ne se valent pas, certaines finissant plus tôt que d'autres.
Peut-il indiquer que le terme du contrat sera fixé "courant avril, en fonction du rythme de la mise en pot" ?
La bonne réponse est... Non
Un CDD prend fin à son terme. C'est pourquoi le terme doit être précisément défini. Si le terme ne peut pas être précisément déterminé, comme cela peut être le cas dans les secteurs où l'activité est saisonnière, le contrat doit impérativement prévoir une durée minimale.
Or, une telle formulation n'est pas suffisamment précise pour remplir la condition du "terme précis" et ne permet pas de déterminer une durée minimale. Un CDD ainsi rédigé risquerait la requalification en CDI, en cas de contentieux.
Réduire votre acompte d'IS avec un crédit d'impôt ?
Votre société clôture son exercice comptable le 30 septembre et devra donc payer, le 15 mars 2018, son 2ème acompte d'impôt sur les sociétés (IS).
En 2016 et 2017, elle a dégagé, à chaque fois, un excédent de crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE), excédent qu'elle n'a pas pu imputer sur le montant de son impôt. Elle se retrouve donc titulaire de 2 créances de CICE qu'elle souhaite aujourd'hui utiliser pour payer son 2ème acompte d'IS, ce qui est possible.
Mais quelle créance doit-elle utiliser en premier ?
La bonne réponse est... 2016
L'excédent de CICE qui n'est pas imputé sur l'impôt dû au titre d'un exercice comptable constitue une créance sur l'Etat. Cette créance peut effectivement servir à payer les acomptes d'IS dus au titre des 3 années qui suivent la naissance de ladite créance.
Toutefois, retenez que si la société détient plusieurs créances de crédit d'impôt, elle doit les imputer en respectant leur ordre d'apparition. Ainsi, elle devra d'abord imputer la créance de 2016 et, s'il lui reste encore de l'impôt à payer, elle pourra imputer celle de 2017.
Optimiser le 1er acompte d'IS : possible ?
Votre société clôture son exercice comptable le 31 décembre 2017 et devra donc payer, le 15 mars 2018, son 1er acompte d'impôt sur les sociétés (IS).
L'année dernière, elle a versé trop d'IS et souhaiterait imputer cet excédent sur le 1er acompte 2018 : cela lui permettrait, concrètement, de payer moins d'impôt en mars.
Peut-elle le faire "sans risque"?
La bonne réponse est... Non
Le fait d'imputer l'excédent d'impôt sur les sociétés versé une année sur le 1er acompte d'IS de l'année suivante est une pratique parfaitement autorisée mais qui n'est pas sans risque : cela suppose évidemment de connaître, au moment de payer le 1er acompte, le montant de l’IS effectivement dû au titre du dernier exercice clos.
Retenez qu'en cas d'erreur, la société s'expose au paiement d'une majoration de 5 % des sommes qui n'ont pas été payées à l'échéance prévue, auquel s'ajoute l'intérêt de retard au taux de 0,20 % par mois (soit 2,40 % par an).
Immobilier : bon de visite = bon pour paiement ?
Un agent immobilier fait visiter une maison à un couple. Avant la visite, il fait signer un bon de visite, aux termes duquel le couple reconnaît qu'il visite cette maison par son intermédiaire.
Peu de temps après, l'agent immobilier apprend que le couple a traité directement avec le vendeur, pour éviter le paiement de ses honoraires. Ce que conteste l'agent immobilier qui réclame son dû en se prévalant du bon de visite.
Mais ce document est-il suffisant ?
La bonne réponse est... Non
Le bon de visite n’est pas un mandat : un agent immobilier qui ne disposerait que d’un bon de visite ne peut donc pas prétendre au paiement de ses honoraires car l’absence de mandat de recherche conclu avec l'acquéreur exclut le versement de tout honoraire.
Pour se protéger, il est donc conseillé de conclure préalablement avec le potentiel acquéreur un mandat de recherche qui lui interdit, pendant une durée déterminée, d’acquérir directement ou indirectement le bien visité par l'intermédiaire de l'agent immobilier.
Winter is coming… au travail ?
Un employeur a décidé de fermer l'entreprise pendant 2 jours, en raison d'importantes chutes de neige empêchant un trop grand nombre de ses salariés de se rendre sur leur lieu de travail.
Peut-il imposer la récupération des heures non travaillées ?
La bonne réponse est... Oui
Par principe, seules peuvent être récupérées les heures perdues en raison de causes accidentelles, d'intempéries ou en cas de force majeure, d'inventaire ou d'un pont organisé par l'employeur entre un jour férié et un jour de repos.
L'organisation de la récupération de ces heures peut être fixée par accord collectif. À défaut, la durée du travail ne peut pas être augmentée de plus d'une heure par jour, ni de plus de 8 heures par semaine.
A noter : les heures de récupération ne constituent pas des heures supplémentaires. Elles n'ont donc pas à faire l'objet de compensation.
Impôt sur le revenu : pouvez-vous payer moins que ce que l'on vous demande ?
Vous venez de recevoir votre avis d'imposition vous réclamant le paiement, avant le 15 février 2018, du 1er tiers provisionnel de votre impôt sur le revenu (IR), calculé sur la base de vos revenus 2016.
Or, au cours de l'année 2017, vous savez que vous avez perçu des revenus pour un montant inférieur à celui de 2016. Le montant de votre impôt à régler en 2018 sera très certainement inférieur à celui que vous avez déjà réglé en 2017.
Pouvez-vous alors vous dispenser de payer le 1er acompte d'impôt sur le revenu ?
La bonne réponse est... Non
Les acomptes provisionnels (que l'on appelle aussi "les tiers provisionnels") sont calculés sur la base du montant de l'impôt que vous avez payé l'année précédente. Si vous estimez que le montant de votre impôt dû en 2018 sera inférieur à celui que vous avez réglé en 2017, vous pouvez limiter le montant de votre 1er acompte au 1/3 du montant de l'impôt dont vous estimez être redevable en 2018.
Vous pouvez également, de votre propre chef, vous dispenser de payer l'acompte, si vous estimez que vous ne serez pas imposable en 2018, ou que le montant de votre impôt sur le revenu sera inférieur à 350 €.
Qu'il s'agisse de dispense ou de modulation d'acompte, pensez à faire un calcul prévisionnel le plus précis possible : en cas d'erreur de plus de 10 % dans l'estimation de votre impôt, et sous réserve que celui-ci soit supérieur à 350 €, vous devrez vous acquitter non seulement de l'impôt réellement dû, mais aussi d'une majoration de 10 % !
Inaptitude et indemnité de licenciement : quel montant ?
Un salarié est en arrêt à la suite d'un accident de travail. Parce que, désormais, son état n'évoluera plus, la Sécurité sociale estime qu'il est consolidé et le place donc en arrêt maladie ordinaire. Un mois plus tard, le médecin du travail le déclare inapte.
N'ayant pas de solution de reclassement à lui proposer, son employeur est donc contraint de le licencier.
Quelle indemnité doit-il verser à ce salarié ?
La bonne réponse est... L'indemnité de licenciement doublée
Dès lors que l'employeur a connaissance d'un possible lien entre l'accident du travail et l'inaptitude, il doit appliquer les règles du licenciement pour inaptitude d'origine professionnelle, à savoir : paiement d'une indemnité équivalant à l'indemnité de préavis et doublement de l'indemnité de licenciement. Peu importe la position de la caisse de Sécurité sociale.
