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Payer le versement transport (ou « versement mobilité »)

Date de mise à jour : 05/12/2023 Date de vérification le : 30/05/2024 14 minutes
Attention, cet article a plus d'un an

Vous pouvez être tenu de participer au développement du réseau de transports en commun en payant un versement, appelé versement transport ou, depuis 2020, versement mobilité. Sous quelles conditions serez-vous soumis à ce paiement ? A qui devrez-vous le verser ?

Rédigé par l'équipe WebLex.
Payer le versement transport (ou « versement mobilité »)

Versement transport : qui est concerné ?

Qui peut être concerné ? Toutes les entreprises, publiques ou privées, peuvent être soumises au versement de transport ou versement mobilité, à condition d’atteindre un seuil d’effectif déterminé et d’exercer son activité dans une zone où le versement transport est instauré. Notez toutefois qu’en dehors de la région Ile-de-France, la mise en place du versement mobilité par les collectivités locales, en charge de la mobilité, est subordonnée à la mise en place d’un service régulier de transport public.

Qui n’est pas concerné ? Les associations ou fondations à but non lucratif, reconnues d'utilité publique et exerçant une activité à caractère social ne sont pas soumises au versement transport. Attention toutefois : ces conditions sont cumulatives. Les associations concernées bénéficient de l’exonération du versement transport sur décision expresse de l’autorité organisatrice de la mobilité ou, en Ile-de-France, du Stif (Syndicat des transports d’Ile-de-France).

Une nouvelle exception. Depuis le 1er janvier 2021, les associations intermédiaires sont également exonérées du versement transport (dans et hors région Ile-de-France).

À noter. Une activité de nature sociale n’est pas légalement définie. Ce sont donc divers faisceaux d’indices qui pourront caractériser une activité de nature sociale, et notamment l’analyse de l’activité en elle-même, du financement de l’association (au moyen ou non de fonds publics), de l’activité des bénévoles (participation aux actions de l’association ou cantonnement aux seules tâches administratives), etc.

Exemple. Une association sportive pourra bénéficier d’une exonération du versement transport si elle parvient à prouver le caractère prépondérant de son action sociale en faveur d’une (ou de plusieurs) population(s) dans le besoin.

Contre-exemple. Tel n’est pas le cas d’une association qui prétend favoriser l’accès à la pratique sportive à tout type de population (personnes de nationalités étrangères, handicapées, mineurs isolés, etc.) alors qu’une une très petite minorité de ses adhérents sont des personnes de nationalité étrangère, qu’une minorité encore plus infirme sont des personnes handicapées bénéficiant d’une adhésion à tarif réduit (la réduction n’étant, par ailleurs, que de 40 %) et que le nombre de mineurs isolés qui auraient accès gratuitement au sport n’est pas communiqué.

Le saviez-vous ?

Pour voir si la commune impose un versement transport, connectez-vous sur 'Versement mobilité-Urssaf.fr'

Un seuil d’effectif. Sont concernées les entreprises qui emploient plus de 10 salariés. Si vous venez d’embaucher votre 11ème salarié, vous êtes dispensé de versement transport pendant 3 ans. Les 3 années suivantes, vous bénéficierez d’un taux réduit de la contribution (respectivement, pour chaque année suivante, réduit de 75 %, 50 % et 25 %).

À noter. Cette dispense, suivie de la réduction de taux pendant 3 ans, suppose que vous ayez déjà embauché au moins 1 salarié et que vous procédiez à un accroissement de votre effectif. Autrement dit, vous ne pouvez pas bénéficier de la dispense, suivie de la réduction de taux pendant 3 ans, si vous passez soudainement de 0 à 11 salariés : les juges considèrent qu’il ne s’agit pas d’un « accroissement » de l’effectif.

Optimisation de la zone de rattachement. Si votre entreprise dispose de salariés itinérants (dépanneurs, chauffeurs-livreurs, etc…), il faut tenir compte du lieu où ils exercent leur activité principale. Celle-ci dépend du temps passé par le salarié sur une période de paie et non de sa rémunération. En cas de contrôle, il vous appartient de justifier que le salarié concerné est bien affecté sur ce lieu d’activité. Néanmoins, s’il n’est pas possible de déterminer le lieu de l’activité principale, le versement transport n’est pas dû. Quant aux salariés affectés sur des chantiers, c’est le lieu du chantier, quand sa durée excède 1 mois, qui permet de déterminer si le versement transport est dû.

Catégories spécifiques de salariés. La détermination de l’effectif pourra entraîner un assujettissement ponctuel de certains salariés à cette contribution :

  • pour les salariés titulaires d'un contrat de mission avec une entreprise de travail temporaire ou d'un contrat de travail conclu avec un groupement d'employeurs, il faut prendre en compte le lieu d'exécution de leur mission ou de leur activité dans chacune des zones où est institué le versement transport ;
  • pour les autres salariés qui exercent leur activité hors d'un établissement de leur employeur, il faut prendre en compte le lieu où est exercée cette activité plus de 3 mois consécutifs dans chacune des zones où est institué le versement transport.

Le saviez-vous ?

Pour les entreprises de transport routier ou aérien, si leurs salariés navigants exercent leur activité à titre principal en dehors d'une zone où a été institué le versement transport, ils ne sont pas pris en compte pour la détermination des effectifs servant au calcul du versement transport.

Exemple. Vous employez régulièrement 20 salariés : 12 travaillent au siège de l’entreprise, 5 travaillent dans les locaux d’un établissement secondaire et 3 sont affectés à ce même établissement mais sont amenés à faire des déplacements quotidiens dans le département. Si la commune où est située le siège de l’entreprise a institué le versement transport, vous êtes tenu de payer la contribution pour les 12 salariés concernés. Pour la commune où est situé l’établissement secondaire, vous n’avez pas atteint le seuil d’effectif vous imposant le versement de la contribution.


Versement transport : combien et comment ?

Un taux de cotisation… Le montant de la contribution dépend d’un taux défini par le syndicat des transports d’Ile-de-France (STIF), pour cette région, ou, pour les communes ou communautés de communes d’autres régions, par délibération du conseil municipal ou de l'organe délibérant compétent. Notez qu’un salarié n’est pris en compte pour l'assujettissement de son employeur au versement de transport que si son lieu effectif de travail, à l'exclusion de l'établissement auquel il est rattaché, se situe dans le périmètre où est institué ce versement.

À noter. Les syndicats mixtes compétents peuvent moduler le taux du versement mobilité (selon la densité de la population et de son potentiel fiscal). Ils peuvent également, sous conditions, instituer un versement additionnel.

… établi périodiquement. Tout changement de taux ne peut entrer en vigueur que le 1er janvier ou le 1er juillet. Les autorités qui les définissent doivent communiquer leur décision à l’URSSAF, qui est l’organisme collecteur de la contribution, au moins 2 mois avant leur entrée en vigueur (c’est-à-dire le 1er mai ou le 1er novembre). L’URSSAF doit, à son tour, informer les entreprises assujetties de cette évolution un mois avant que le nouveau taux ne devienne applicable (soit le 1er juin ou le 1er décembre).

Le saviez-vous ?

La liste des différents bénéficiaires du versement transport et du taux de versement applicable au 1er juillet 2023 peut être consultée ici. À compter du 1er janvier 2024, les taux applicables sont consultables ici

Une base de calcul. Le taux du versement transport s’applique à l’ensemble des rémunérations soumises à cotisations sociales. L’assiette de cette contribution est donc la même que celle des cotisations sociales.

Recouvrement. Le versement de transport doit être acquitté dans les mêmes conditions que les cotisations sociales, c’est-à-dire à l’Urssaf. À ce titre, vous ne pouvez réclamer les cotisations indument payées, directement à l’Urssaf, que pendant une période de 3 ans.

Le saviez-vous ?

Les entreprises de travail temporaire (ETT) doivent souscrire une garantie financière pour assurer le paiement des salaires et des charges sociales. Mais le versement de transport ne constituant pas une cotisation sociale, la caution n’a pas à en assurer le paiement, en cas de défaillance de l’ETT.

Attention. Si vous ne versez pas vos contributions aux dates d’échéance qui vous sont applicables, vous encourez une majoration de retard, fixée à 5 % du montant des cotisations, assortie d’une majoration complémentaire de 0,4 % par mois ou fraction de mois écoulé, à compter de la date d'exigibilité.

Déclaration. Le versement mobilité doit être déclaré via la Déclaration Sociale Nominative (DSN) le 5 ou le 15 de chaque mois.

À retenir

Le versement transport est une contribution que toutes les entreprises sont susceptibles de payer, dès lors qu’elles dépassent un seuil d’effectif. Il est destiné au financement du développement du réseau de transport en commun. Son taux peut changer évoluer régulièrement.

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Gérer les rémunérations ou avantages versés à des tiers

Date de mise à jour : 19/05/2022 Date de vérification le : 19/05/2022 10 minutes
Attention, cet article a plus d'un an

Le salarié d’un de vos clients vous a permis de signer un nouveau contrat commercial. Vous souhaitez l’en remercier en lui offrant une rémunération. C’est possible. Toutefois, faites attention à l’impact « social » de cette rétribution. Pourquoi ?

Rédigé par l'équipe WebLex.
Gérer les rémunérations ou avantages versés à des tiers


Des rémunérations soumises à cotisations sociales : qui ?

Par principe, toute somme ou avantage octroyé(e) à un salarié, même par une personne qui n'a pas la qualité d'employeur, est soumis(e) à cotisations sociales, CSG et CRDS, dès lors que cette rémunération, ou cet avantage, est consenti(e) en contrepartie d'une activité accomplie dans l'intérêt de la personne qui rémunère.

Qui assure le paiement des cotisations ? Si vous versez une rémunération à un salarié d’une autre entreprise, c’est à vous qu’il appartient de payer les cotisations sociales.

Le saviez-vous ?

Si vous versez une somme globale à une entreprise qui déterminera elle-même la répartition entre ses salariés, il appartient à l’employeur d’assumer la déclaration et le paiement des cotisations sociales, selon les modalités applicables aux salaires de ses collaborateurs.

Condition de salariat. Pour être considéré comme tiers vis-à-vis du bénéficiaire, il ne faut pas qu’il soit placé sous votre direction (il ne faut pas de lien de subordination entre ce bénéficiaire et vous). Il doit être salarié d’une autre entreprise ou assimilé. Cela signifie que si vous souhaitez récompenser un travailleur indépendant, celui-ci déclare lui-même la rémunération ou l’avantage octroyé dans ses revenus.

Information de l’employeur. Vous devrez informer l’employeur du bénéficiaire de la rémunération versée et des cotisations et contributions acquittées. Pour cela, vous lui transmettrez une copie du document fourni au salarié, recensant l’ensemble de ces montants. Vous effectuerez cette transmission au plus tard le 1er jour du mois suivant le règlement des avantages ou sommes, ou au plus tard le 30 juin de l’année civile suivant celle de ce règlement.

Une information à conserver ! Veillez à conserver vous-même une copie de ce document, faisant état des sommes versées et des cotisations ou contributions acquittées, et à le tenir à disposition des agents de contrôle de l’Urssaf, le cas échéant.

Cas des sommes versées par l’intermédiaire de tiers. Toutes les sommes versées à des salariés, même par l’intermédiaire de tiers, sont soumises à cotisations sociales. Dans une affaire, un employeur a été contraint de payer des cotisations sociales sur des sommes qu’il faisait verser, par un Institut, non pas à ses salariés mais aux enfants de celui-ci. Les sommes étaient versées sur un compte bancaire particulier que les enfants de ses salariés pouvaient débloquer à l’âge de 19 ans.


Des rémunérations soumises à cotisations sociales : quoi ?

Une rétribution... Les sommes et avantages attribués en contrepartie du service rendu par le salarié tiers sont soumis à cotisations sociales. Il peut s’agir d’un paiement en argent, de bons d’achats ou de chèques-cadeaux, d’avantages en nature…

Mais… Les sommes qui seraient qualifiées de remboursement de frais professionnels si elles étaient versées par l’employeur ne sont pas soumises à ce dispositif. Sont exclus également :

  • les voyages d’information et de formation, congrès, séminaires professionnels, notamment dans le secteur du tourisme, donnant lieu à des sujétions professionnelles qui mobilisent le bénéficiaire, si ces voyages ou séminaires sont effectués ou organisés à vos frais, avec l’accord de l’employeur, en dehors des congés du salarié, sans que celui-ci ne soit accompagné à vos frais de membres de sa famille ou de personnes de son choix ;
  • votre prise en charge des frais de participation aux réunions à but d’information, de formation et d’animation de réseaux de vente ou de prescripteurs si cette participation s’effectue avec l’accord de l’employeur en dehors des congés du salarié et sans que celui-ci ne soit accompagné à vos frais de membres de sa famille ou personnes de son choix ;
  • la fourniture d’échantillons de produits de parfumerie ou cosmétique dans le but de tester les produits.


Des rémunérations soumises à cotisations sociales : combien ?

Quelles cotisations ? Ces rémunérations ou avantages sont soumis(es) aux cotisations de sécurité sociale (c’est-à-dire assurance maladie, maternité, invalidité, décès, assurance vieillesse), à la CSG et à la CRDS mais également aux cotisations de retraite complémentaire du régime Arrco.

Des exonérations possibles ? Vous ne pouvez appliquer aucun dispositif d’exonération, d’abattement d’assiette ou de réduction de taux aux sommes ou avantages que vous octroyez à des salariés tiers. Cette règle est valable même si vous pouvez prétendre à de tels dispositifs pour vos propres salariés ou si l’employeur de votre bénéficiaire a lui-même droit à un allègement de ses charges.

Assiette des cotisations. Le montant de la rémunération ou de l’avantage octroyé est considéré comme une rémunération brute. Si vous ne rémunérez le tiers bénéficiaire qu’avec des avantages en nature, ou qu’avec des titres-cadeaux, ou bien qu’avec des avantages en nature et des titres-cadeaux, aucune contribution sociale n’est due.

Assujettissement aux cotisations sociales. Il existe 2 hypothèses :

  • soit les sommes et avantages versés sont assujettis, dès le 1er euro, aux cotisations et contributions de sécurité sociale sans tenir compte des sommes versées par l’employeur du salarié bénéficiaire ;
  • soit l’activité exercée entre dans le champ de la contribution libératoire qui dépendra de la valeur de l’avantage consenti.

Une contribution libératoire. Ce dispositif est spécifique aux activités commerciales : seule une contribution libératoire sera due si le salarié exerce une activité commerciale ou en lien direct avec la clientèle pour laquelle il est d’usage qu’un tiers alloue des sommes ou avantages aux salariés (exemple : secteur des cosmétiques, de la distribution, des grands magasins). Cette contribution est calculée de la manière suivante :

  • si l’avantage accordé n’excède pas, pour l’année, 15 % du SMIC mensuel (soit 265.038 € en 2024) : aucune contribution n’est due ;
  • si cet avantage est compris, pour l’année, entre 15 % et 150% du SMIC mensuel, cette contribution est égale à 20 % du montant de cet avantage ;
  • au-delà, les cotisations sociales sont dues dans les conditions normales.

Le saviez-vous ?

Si votre entreprise appartient au même groupe que l’employeur du salarié bénéficiaire, vous ne pouvez pas verser la contribution libératoire.

A retenir

Par principe, toutes les rémunérations et tous les avantages que vous pouvez verser à des salariés sont soumis à cotisations sociales, même si ces salariés sont tiers à votre entreprise. C’est pourquoi lorsque vous souhaitez récompenser un salarié tiers, vous devez avoir conscience des impacts sociaux de cette rétribution.

N’oubliez pas d’informer l’employeur du salarié bénéficiaire de la rétribution du montant de celle-ci et du montant des cotisations que vous aurez acquittées.

 

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Cotisations sociales en outre-mer : appliquer le dispositif Lodeom (avant le 1er janvier 2019)

Date de mise à jour : 05/07/2022 Date de vérification le : 05/07/2022 15 minutes
Attention, cet article a plus d'un an

Avant même l’apparition du dispositif « réduction Fillon », il existait un système d’exonération de cotisations sociales applicable en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à la Réunion ainsi qu'à Saint-Barthélemy et à Saint-Martin. Voici comment ce dispositif dit « exonération Lodeom » s'appliquait...

Rédigé par l'équipe WebLex.
Cotisations sociales en outre-mer : appliquer le dispositif Lodeom (avant le 1er janvier 2019)


Quelles entreprises bénéficient de l’exonération Lodeom ?

Exonération de charges. L’exonération Lodeom est un dispositif d’exonération de cotisations patronales d’assurances sociales et d’allocations familiales auquel peuvent prétendre les entreprises situées en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à la Réunion ainsi qu'à Saint-Barthélemy et Saint-Martin.

Toutes les entreprises ? Toutes les entreprises ne peuvent pas bénéficier de ce dispositif : tout d’abord, les entreprises publiques, les établissements publics à caractère industriel et commercial et les établissements publics qui assurent à la fois une mission de service public à caractère administratif et à caractère industriel et commercial sont exclus de cette exonération. Ensuite, il existe différentes conditions pour en bénéficier.

Une condition d’effectif. Les entreprises de moins de 11 salariés bénéficient d’une exonération de cotisations sociales (maladie, assurance vieillesse et allocations familiales).L’effectif annuel moyen correspond à la moyenne du nombre de salariés employés au cours de chacun des mois de l’année civile précédente (même lorsque l’entreprise comporte plusieurs établissements). Si aucun salarié n’a été employé au cours de certains mois, ces mois ne sont pas pris en compte pour établir la moyenne.

Le saviez-vous ?

Si l’effectif obtenu correspond à un nombre décimal, il faudra l’arrondir au centième. On ne tient pas compte des 3ème chiffres (et suivants) après la virgule.

Temps partiels. Si votre entreprise comporte des salariés (ou assimilés) à temps partiel, ces derniers sont pris en compte en divisant la somme totale des horaires inscrits dans leurs contrats de travail par la durée légale ou la durée conventionnelle du travail.

Mois incomplets. En cas d’arrivée ou de départ en cours de mois, les salariés (ou assimilés) concernés sont pris en compte dans l'effectif de l'entreprise à due proportion du nombre de jours du mois travaillé.

Une condition sectorielle.D’autres entreprises bénéficient de cette exonération sans condition d’effectif, selon leur secteur d’activité :

  • les entreprises du bâtiment et des travaux publics,
  • les entreprises de l'industrie,
  • les entreprises de la restauration,
  • les entreprises de la presse,
  • les entreprises de la production audiovisuelle,
  • les entreprises des énergies renouvelables,
  • les entreprises des nouvelles technologies de l'information et de la communication et des centres d'appel,
  • les entreprises de la pêche, des cultures marines, de l'aquaculture, de l'agriculture, y compris les coopératives agricoles et sociétés d'intérêt collectif agricoles et leurs unions, ainsi que les coopératives maritimes et leurs unions,
  • les entreprises du tourisme, de la restauration de tourisme y compris les activités de loisirs s'y rapportant, et de l'hôtellerie ;
  • certaines entreprises de transport aérien ;
  • les entreprises assurant la desserte maritime ou fluviale de plusieurs points de la Guadeloupe, de la Guyane, de la Martinique, de La Réunion, de Saint-Barthélemy ou de Saint-Martin, ou la liaison entre les ports de ces départements ou collectivités ou la liaison entre les ports de La Réunion et de Mayotte.

Ou une triple condition… Il existe aussi une exonération renforcée pour les entreprises qui :

  • emploient moins de 250 salariés et réalisent un chiffre d’affaires annuel inférieur à 50 millions d’euros ;
  • ont une activité principale relevant de l’un des secteurs d’activité éligibles à la réduction d’impôt prévue au titre de certains investissements effectués en Outre-mer ou correspondant à l’une des activités suivantes : comptabilité, conseil aux entreprises, ingénierie ou études techniques à destination des entreprises, recherche et développement ou technologies de l’information et de la communication ;
  • sont soumises à un régime réel d’imposition.

Le saviez-vous ?

Les entreprises qui ne peuvent pas prétendre à « l’exonération Lodeom » peuvent, le cas échéant, bénéficier d’un autre dispositif d’exonération de charges sociales, comme la « réduction Fillon » par exemple.


Quel montant d’exonération ?

Une exonération cumulable avec le CICE ? L’exonération Lodeom est possible, que l’entreprise soit éligible ou non au CICE. Cependant, son éligibilité pourra jouer sur le montant de l’exonération de charges sociales.

Une exonération totale ? L’exonération totale de charges d’assurances sociales (maladie et vieillesse) et d’allocations familiales est possible dès lors que les rémunérations versées n’excèdent pas un certain montant :

  • pour les entreprises répondant à la condition d’effectifs et éligibles au CICE, l’exonération totale est possible si la rémunération versée n’excède pas 1,4 SMIC (soit 2473.688 € pour l’année 2024) ;
  • pour les entreprises répondant à la condition sectorielle et éligibles au CICE, l’exonération totale est possible si la rémunération versée n’excède pas 1,3 SMIC (soit 2296.996 € pour l’année 2024) ;
  • pour les entreprises répondant à la condition d’effectifs ou sectorielle, non-éligibles au CICE, l’exonération totale est possible si la rémunération versée n’excède pas 1,4 SMIC (soit 2473.688 € pour l’année 2024) ;
  • pour les entreprises bénéficiant de l’exonération renforcée, éligibles ou non au CICE, l’exonération totale est possible si la rémunération versée n’excède pas 1,7 SMIC (soit 3003.764 € pour l’année 2024).

Une exonération partielle. Il est possible d’être exonéré de charges sur la fraction de salaire complètement exonérée mais d’avoir à payer les cotisations sociales pour la fraction complémentaire, selon le tableau suivant :

Employeur

Eligible au CICE

Rémunération

Plafond de l’exonération

Entreprise répondant à la condition d’effectif

Oui

Entre 1,4 SMIC (soit 2473.688 € pour l’année 2024) et moins de 1,6 SMIC (soit 2827.072 € pour l’année 2024)

1,4 SMIC (soit 2473.688 € pour l’année 2024)

Entreprise répondant à la condition d’effectif

Non

Entre 1,4 SMIC (soit 2473.688 € pour l’année 2024) et moins de 2 SMIC (soit 3533.84 € pour l’année 2024)

1,4 SMIC (soit 2473.688 € pour l’année 2024)

Entreprise bénéficiant de l’exonération renforcée

Oui/Non

Entre 1,7 SMIC (soit 2905,78 € pour l’année 2023) et moins de 2,5 SMIC (soit 4417.3 € pour l’année 2024)

1,7 SMIC (soit 3003.764 € pour l’année 2024)


Une exonération dégressive. Certaines rémunérations font l’objet d’une exonération dégressive. Le montant de l’exonération de cotisations sociales dépend du coefficient appliqué au revenu mensuel brut du salarié. Le calcul de ce coefficient va dépendre de la situation de l’employeur et de son éligibilité au CICE.

Employeur

Eligible au CICE

Rémunérations soumises à l’exonération dégressive

Entreprise répondant à la condition d’effectif

Oui

Entre 1,6 SMIC (soit 2473.688 € pour l’année 2024) et moins de 2,3 SMIC (soit 4063.916 € pour l’année 2024)

Entreprise répondant à la condition d’effectif

Non

Entre 1,4 SMIC (soit 2473.688 € pour l’année 2024) et moins de 2 SMIC (soit 3533.84 € pour l’année 2024)

Entreprise répondant à la condition sectorielle

Oui

Entre 1,3 SMIC (soit 2296.996 € pour l’année 2024) et moins de 2 SMIC (soit 3533.84 € pour l’année 2024)

Entreprise répondant à la condition sectorielle

Non

Entre 1,4 SMIC (soit 2473.688 € pour l’année 2024) et moins de 3 SMIC (soit 5300.76 € pour l’année 2024)

Entreprise bénéficiant de l’exonération renforcée

Oui

Entre 2,5 (soit 4417.3 € pour l’année 2024) et moins de 3,5 SMIC (soit 6184.22 € pour l’année 2024)

Entreprise bénéficiant de l’exonération renforcée

Non

Entre 2,5 (soit 4417.3 € pour l’année 2024) et moins de 4,5 SMIC (soit 7951.14 € pour l’année 2024)


Des formules de calcul. Le coefficient est déterminé selon les formules suivantes, sachant que T = taux de cotisations patronales d’assurance maladie, d’assurance vieillesse et d’allocations familiales applicable au SMIC :

  • pour une entreprise de moins de 11 salariés éligibles au CICE :

T/0,7 x (2,3 x SMIC horaire x 1,4 x nombre d’heures rémunérées/rémunération mensuelle brute-1,4) ;

  • pour une entreprise de moins de 11 salariés non éligibles au CICE :

T x (3 x SMIC horaire x 1,4 x nombre d’heures rémunérées/rémunération mensuelle brute-1,4) ;

  • pour une entreprise qui bénéficie de l’exonération du fait de son secteur d’activité, éligible au CICE :

T/0,7 x (2 x SMIC horaire x 1,3 x nombre d’heures rémunérées/rémunération mensuelle brute-1,3) ;

  • pour une entreprise qui bénéficie de l’exonération du fait de son secteur d’activité, non éligible au CICE :

T/1,6 x (3 x SMIC horaire x 1,4 x nombre d’heures rémunérées/rémunération mensuelle brute-1,4) ;

  • pour une entreprise bénéficiant d’une exonération renforcée, éligible au CICE :

T x (3,5 x SMIC horaire x 1,7 x nombre d’heures rémunérées/rémunération mensuelle brute-1,7) ;

  • pour une entreprise bénéficiant d’une exonération renforcée, non éligible au CICE :

T/2 x (4,5 x SMIC horaire x 1,7 x nombre d’heures rémunérées/rémunération mensuelle brute-1,7) ;

Un coefficient plafonné. Lorsque le résultat que vous avez obtenu à l’issue de votre équation est supérieur à T, votre coefficient est plafonné à la valeur de T.

Absence d’exonération. Au-delà d’une certaine rémunération, il n’y a plus d’exonération possible :

  • pour les entreprises répondant à la condition d’effectif et éligibles au CICE, l’exonération est impossible si les rémunérations excèdent 2,3 SMIC (soit 4063.916 € pour l’année 2024) ;
  • pour les entreprises répondant à la condition sectorielle et éligibles au CICE, l’exonération est impossible si les rémunérations excèdent 2 SMIC (soit 3533.84 € pour l’année 2024) ;
  • pour les entreprises répondant à la condition d’effectif ou sectorielle, non-éligibles au CICE, l’exonération est impossible si les rémunérations excèdent 3 SMIC (soit 5300.76 € pour l’année 2024) ;
  • pour les entreprises bénéficiant de l’exonération renforcée, éligibles au CICE, l’exonération est impossible si les rémunérations excèdent 3,5 SMIC (soit 6184.22 € pour l’année 2024) ;
  • pour les entreprises bénéficiant de l’exonération renforcée, non éligibles au CICE, l’exonération est impossible si les rémunérations excèdent 4,5 SMIC (soit 7951.14 € pour l’année 2024).

Attention ! Le 1er janvier 2019, le CICE disparaîtra.

A retenir

L’exonération Lodeom est un dispositif d’exonération de charges sociales qui dépend à la fois de l’entreprise bénéficiaire et des rémunérations qu’elle verse. Ce dispositif n’est pas cumulable avec un autre dispositif d’exonération de charges.
 

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Sources
  • Articles L 752-3-2 et D 752-8 du Code de la Sécurité Sociale
  • Loi n° 2015-1702 du 21 décembre 2015 de financement de la sécurité sociale pour 2016
  • Loi n°2017-1837 du 30 décembre 2017 de Finances pour 2018, article 86
  • Décret n° 2017-858 du 9 mai 2017 relatif aux modalités de décompte et de déclaration des effectifs, au recouvrement et au calcul des cotisations et des contributions sociales
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Décompter vos effectifs « sécurité sociale »

Date de mise à jour : 19/07/2022 Date de vérification le : 19/07/2022 8 minutes
Attention, cet article a plus d'un an

Décompter vos effectifs est impératif pour connaître votre agenda de paiement des cotisations sociales, savoir si vous êtes soumis à certaines contributions qui peuvent être dues au-delà d’un certain seuil (telle que la participation à l'effort de construction)… Depuis le 1er janvier 2018, les règles de décompte des effectifs sont homogénéisées.

Rédigé par l'équipe WebLex.
Décompter vos effectifs « sécurité sociale »


Quelles sont les règles de décompte applicables ?

Des règles différentes en fonction des obligations. Les règles de décompte des effectifs ne sont pas les mêmes suivant les obligations auxquelles elles se rapportent. Deux types de décompte existent : le décompte suivant le code de la sécurité sociale, et le décompte suivant le code du travail.

Le principe : calcul de l’effectif suivant les règles du code de la sécurité sociale. Par principe, les règles de décompte des effectifs prévues par le code de la sécurité sociale s’appliquent aux seuils prévus par ce code. Il s’agit notamment :

  • des dates de paiement des cotisations sociales ;
  • de la souscription de la DSN ;
  • de la tarification des cotisations d’accidents du travail et des maladies professionnelles ;
  • du bénéfice de la déduction forfaitaire au titre des heures supplémentaires ;
  • de la possibilité de procéder à un contrôle sur pièces dans les locaux de l’organisme de recouvrement, etc.

Application du décompte de la sécurité sociale aux seuils d’autres codes. Les règles de décompte de la sécurité sociale s’appliquent également pour des seuils relevant d’autres codes, tels que :

  • la mise en place d’un local de restaurant, prévue par le code du travail ;
  • l’obligation d’emploi de travailleurs handicapés, prévue par le code du travail ;
  • la contrepartie en repos à la suite des heures supplémentaires, prévue par le code du travail ;
  • l’assujettissement au versement mobilité, prévu par le code général des collectivités territoriales ;
  • l’assujettissement à la contribution supplémentaire à l’apprentissage, prévu par le code général des impôts ; etc.

Le saviez-vous ?

Depuis le 1er janvier 2020, certaines obligations issues du code du travail sont soumises aux règles de décompte de l’effectif prévues par le code de la sécurité sociale.


Comment se compose votre effectif ?

Des salariés… En principe, les salariés titulaires d’un contrat de travail comptent dans votre effectif (sont donc exclus les stagiaires), de même que les salariés du secteur public relevant du régime d’assurance chômage.

Le saviez-vous ?

Les entreprises de travail temporaire doivent tenir compte non seulement de leurs salariés permanents mais aussi des salariés qui ont exécuté une mission, au cours de la période considérée.

Des personnes exclues. Sont exclus, en revanche, de l’effectif annuel moyen (sauf en ce qui concerne la tarification des risques d’accidents du travail et des maladies professionnelles) :

  • les apprentis ;
  • les titulaires d'un contrat initiative-emploi ou d’un contrat d’accompagnement dans l’emploi pendant la durée d'attribution de l'aide financière ;
  • les titulaires d'un contrat de professionnalisation jusqu'au terme prévu par le contrat lorsque celui-ci est à durée déterminée ou jusqu'à la fin de l'action de professionnalisation lorsque le contrat est à durée indéterminée ;
  • les salariés mis à disposition par une entreprise extérieure, y compris les salariés temporaires ;
  • les salariés titulaires d’un CDD conclu pour remplacer un salarié absent ou dont le contrat de travail est suspendu, notamment du fait d’un congé de maternité, d’un congé d’adoption ou d’un congé parental d’éducation ;
  • les dirigeants non titulaires d’un contrat de travail

Le saviez-vous ?

Un changement est intervenu au 1er janvier 2020 pour les dirigeants. Depuis cette date, les dirigeants sont exclus du décompte de l’effectif sécurité sociale, et ce, même s’ils sont affiliés de plein droit au régime général de la sécurité sociale ou au régime des salariés agricoles.


Comment calculer l’effectif selon le code de la sécurité sociale ?

Un effectif calculé au niveau de l’entreprise. L’effectif s’apprécie au niveau de l’entreprise (tous établissements confondus), bien que la DSN (déclaration sociale nominative) soit à adresser par établissement, en tenant compte de chaque salarié qui lui est rattaché. Ce dernier figure, dans ce cas, sur le registre unique du personnel de l’établissement concerné.

L’effectif annuel moyen. L’effectif annuel moyen correspond à la moyenne du nombre de salariés employés au cours de chacun des mois de l’année civile précédente (même lorsque l’entreprise comporte plusieurs établissements). Si aucun salarié n’a été employé au cours de certains mois, ces mois ne sont pas pris en compte pour établir la moyenne.

Le saviez-vous ?

Si l’effectif obtenu correspond à un nombre décimal, il faudra l’arrondir au centième. On ne tient pas compte des 3èmes chiffres (et suivants) après la virgule.

Les modalités de décompte pour les temps plein. Les salariés à temps plein sont intégralement pris en compte dans l’effectif de l’entreprise au cours du mois.

Les temps partiels. Si votre entreprise comporte des salariés (ou assimilés) à temps partiel, ils sont pris en compte dans l’effectif de l’entreprise à due proportion de leurs de présence au cours des 12 mois précédents. Donc, ils sont pris en compte en divisant la somme totale des horaires inscrits dans leurs contrats de travail par la durée légale ou la durée conventionnelle du travail.

Les mois incomplets. En cas d’arrivée ou de départ en cours de mois, les salariés (ou assimilés) concernés sont pris en compte dans l'effectif de l'entreprise à due proportion du nombre de jours du mois travaillé.

Création du 1er emploi. Si vous venez de créer votre 1er emploi cette année, l’effectif à prendre en compte pour l’année de création de ce 1er emploi, correspond à l’effectif présent le dernier jour du mois au cours duquel a été réalisée cette 1ère embauche.

Cas de la reprise d’entreprise. Si vous venez de reprendre une entreprise, l'effectif à prendre en compte pour l'année de reprise correspond à l'effectif présent le dernier jour du mois au cours duquel a été réalisé le transfert des contrats de travail.

Tarification AT/MP. S’agissant de la tarification du risque accidents du travail et maladies professionnelles, l’effectif pris en compte est celui de la dernière année connue.


Que faire en cas de variation d’effectif ?

Le gel des effets de seuil. Un mécanisme de franchissement de seuils a été créé par la loi, selon lequel l’employeur ne sera soumis à certaines obligations que si le seuil d’effectif est atteint ou dépassé pendant 5 années civiles consécutives. Il s’agit d’une neutralisation pendant une durée limitée (5 ans) des obligations auxquelles serait tenu l’employeur en raison du franchissement des seuils fixés.

Explication. Le franchissement d’un seuil d’effectif est pris en compte de la façon suivante :

  • le franchissement à la hausse d'un seuil d'effectif salarié est pris en compte lorsque ce seuil a été atteint ou dépassé pendant 5 années civiles consécutives ;
  • le franchissement à la baisse d'un seuil d'effectif sur une année civile a pour effet de faire repartir à 0 le délai de 5 ans.

Exemple 1. Un employeur dépasse à la hausse le seuil d’effectif de 50 salariés au 1er janvier 2022 (effectif calculé au regard des données de l’année 2021). Cet employeur ne sera soumis aux obligations liées au franchissement de seuil que si l’effectif est atteint ou dépassé pendant 5 années civiles consécutives, soit pour les années 2023, 2024, 2025 et 2026 (effectifs respectivement calculés par rapport à l’année N-1). Les obligations liées au franchissement de seuil seront alors applicables à compter de 2027.

Exemple 2. Prenons le même exemple avec un effectif qui diminue : si l’effectif de l’employeur passe en dessous du seuil de 50 salariés pendant l’une des 4 années (par exemple en 2026, calculé sur l’effectif de 2025), l’employeur ne sera soumis aux obligations liées à ce franchissement de seuil que si le seuil de 50 salariés est de nouveau atteint pendant 5 années consécutives, à compter de 2026.


Quels sont les seuils d’effectif ?

11,50 et 250 salariés… Actuellement, il existe 3 principaux seuils d’effectifs prévus par la loi. Ces seuils d’effectifs sont à la fois prévus dans le code du travail et dans le code de la Sécurité sociale, et vont déterminer les obligations applicables aux employeurs dès lors qu’ils dépassent un seuil pendant une durée déterminée.

Mais pas seulement. Il existe d’autres seuils. Ainsi, il existe également un seuil de 20 salariés (par exemple, pour la tarification des cotisations d’accidents du travail et des maladies professionnelles ; pour le recouvrement et le contrôle des cotisations, etc.) ; également un seuil de 150 salariés, 500 salariés et même 5000 salariés (pour la détermination des groupes d’entreprises pouvant opérer un prêt de main d’œuvre présumé sans but lucratif). Vous trouverez ici des tableaux présentant les principaux dispositifs prévus par le code de la sécurité sociale pour lesquels les règles de décompte de l’effectif de la Sécurité sociale s’appliquent.

A retenir

La moyenne des salariés employés (et/ou des dirigeants ayant un contrat de travail) chaque mois de l’année révèle votre effectif annuel moyen. Tous les salariés seront impérativement pris en compte dans le calcul de l’effectif pour vous soumettre à la tarification des risques d’accidents du travail et des maladies professionnelles, ou autres obligations découlant du décompte d’effectif « sécurité sociale ».

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Demander des délais de paiement à l’Urssaf

Date de mise à jour : 16/06/2022 Date de vérification le : 16/06/2022 4 minutes
Attention, cet article a plus d'un an

Vous avez des difficultés financières. Pour l’instant, vous arrivez à honorer les paiements des salaires mais si vous pouviez reporter celui des cotisations sociales, cela soulagerait grandement la trésorerie de l’entreprise. Pouvez-vous obtenir des délais de paiement de l’Urssaf ? Si oui, comment procéder ?

Rédigé par l'équipe WebLex.
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Des délais de paiement, est-ce possible ?

Par principe, oui… En principe, quel que soit le créancier, il est toujours possible de solliciter des délais de paiement, des échelonnements, etc… Mais c’est au créancier qu’il appartient de décider s’il accepte ou non d’ouvrir droit à votre demande. En matière de cotisations sociales, c’est possible aussi.

… mais pas pour toutes les cotisations ! Vous pouvez solliciter un délai de paiement uniquement sur la part patronale des cotisations sociales. Il s’agit des échéances mensuelles ou trimestrielles ou des échéances estimées à venir.

Paiement de la part salariale. L’employeur devra s’engager à régulariser, s’il ne l’avait pas déjà fait, le reversement de la part salariale dès que possible et au plus tard dans le mois qui suit l’échéance impayée.

Le saviez-vous ?

Les inspecteurs chargés du recouvrement des cotisations sociales apprécient généralement que les entreprises en difficultés disposent de garanties, comme des cautions bancaires par exemple.


Des délais de paiement, comment faire ?

Formuler une demande. L’employeur doit faire une demande par courriel auprès de son URSSAF, et, si ce n’est pas possible, par courrier ou par téléphone.

Motivée ! Cette demande doit mentionner, de manière succincte :

  • l’origine des difficultés et le contexte de la demande (existence d’un plan en cours, montant des cotisations pour lesquelles le plan est sollicité, autres dettes de l’entreprise, retard de paiement de clients...) ;
  • les actions mises en œuvre à court terme pour rétablir sa situation ainsi qu’une estimation de la durée qui lui paraît nécessaire pour atteindre cet objectif (en général, inférieure à un an) ;
  • une estimation de la durée pour le rétablissement de la situation.

12 mois. Votre demande peut ainsi donner lieu à un plan d’échelonnement de votre dette, d’une durée maximale de douze mois.

Délai de réponse de l’Urssaf. SSi la demande est complète l’URSSAF s’engage à répondre dans un délai de 15 jours, ou 48 heures si la demande a été faite par courriel. Si un délai plus long est nécessaire à l’organisme, il en informe l’entreprise en difficulté et fixe un délai qui ne pourra excéder 10 jours.

Application des majorations. Même si l’Urssaf accorde à l'employeur un règlement échelonné de sa dette, elle est tenue d'appliquer des majorations de retard. Il faut donc penser à faire une demande de remise gracieuse des majorations.

Le saviez-vous ?

Si vous avez également des difficultés à payer vos dettes fiscales (TVA, taxe professionnelle, douanes etc.) vous pouvez saisir la Commission des chefs des services financiers et des représentants des organismes de sécurité sociale et de l’assurance chômage (CCSF).

Comment valider ses délais de paiement ? Sur son site internet, l’Urssaf indique que dès qu’un délai de paiement des cotisations sociales est accordé à un employeur, il appartient à ce dernier de valider ses échéances depuis son espace en ligne.

Précisions. L’employeur devra alors valider personnellement le montant de chaque échéance, afin que le prélèvement soit effectué. Son compte sera débité au plus tôt le lendemain de la date indiquée.

Des modulations ? Notez qu’il est possible, en cas de nécessité, de modifier le montant proposé par l’administration sociale, jusqu’à la veille de chacune des échéances. Seul sera pris en compte le dernier ordre de paiement enregistré.

Le saviez-vous ?

L’Urssaf met à la disposition des employeurs un certificat d’enregistrement, immédiatement disponible.

Télépaiement. L’administration met à la disposition des entreprises un mode opératoire du télépaiement.

- Consultez la fiche pratique de l’Urssaf sur le télépaiement

Prélèvement automatique. Les employeurs ayant opté, pour leurs échéanciers, pour le prélèvement automatique, n’ont aucune démarche supplémentaire à effectuer.

A retenir

Vous pouvez donc solliciter des délais de paiement auprès de l’Urssaf, à condition de motiver votre demande. L’Urssaf apprécie par elle-même l’octroi de ces délais. Le fait d’avoir des garanties, de lui proposer un plan d’échelonnement assez court… peut faire pencher la balance en votre faveur.

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Contribution au dialogue social : quelles sont vos obligations ?

Date de mise à jour : 13/06/2022 Date de vérification le : 13/06/2022 2 minutes
Attention, cet article a plus d'un an

Depuis le 1er janvier 2015, les entreprises doivent, par principe, payer une contribution spécifique destinée au financement des organisations syndicales. Qui est véritablement concerné ? Quel est le montant de cette contribution ? Sur quelle base est-elle calculée ?

Rédigé par l'équipe WebLex.
Contribution au dialogue social : quelles sont vos obligations ?


Contribution au dialogue social : pour qui ?

0,016 %. Le principe du versement de la contribution au dialogue social concerne toutes les entreprises.

Pour qui ? En pratique, toutes les entreprises sont concernées, quelle que soit l’activité exercée (même les particuliers employeurs et les associations) et quel que soit l’effectif. Même les petites entreprises employant moins de 11 salariés sont donc tenues de verser cette contribution.

Peu importe la représentation syndicale. Le paiement de cette contribution n’est pas lié à la présence d’un syndicat dans l’entreprise ou à l’adhésion par cette dernière à une organisation professionnelle (type Medef ou CPME par exemple).


Contribution au dialogue social : sur quelle base ?

Les salaires. La base de calcul de cette contribution correspond aux rémunérations versées aux salariés de l’entreprise (elle se calcule sur la totalité du salaire, sans abattement, en y appliquant le taux de 0,016 %). Mais attention, toutes les rémunérations ne supportent par cette contribution spéciale.

Sauf… S’il est exact que les rémunérations des salariés embauchés dans le cadre de CDD ou de CDI, ou encore dans le cadre d’un contrat aidé, sont soumises à cette contribution, ce ne sera pas le cas pour :

  • les salaires versés aux apprentis embauchés par une entreprise inscrite au répertoire des métiers ;
  • les salaires versés aux apprentis embauchés par une entreprise employant moins de 11 salariés au 31 décembre précédant la date de conclusion du contrat d’apprentissage ;
  • les gratifications versées aux stagiaires (un stagiaire n’est pas un « salarié » au sens juridique du terme) ;
  • les rémunérations versées au dirigeant ou à l’exploitant (ce dernier n’étant pas lui-même un salarié au sens de la réglementation sociale).

A noter. Cette contribution est à verser aux organismes sociaux en charge du recouvrement des cotisations sociales (URSSAF, MSA, etc.), selon les mêmes règles que celles s’appliquant à l’ensemble des cotisations sociales.

A retenir

Calculée sur la base des salaires versés depuis le 1er janvier (sauf ceux versés aux apprentis dans les entreprises de moins de 11 salariés ou aux stagiaires), le taux de cette contribution est fixé à 0,016 %. Elle est versée en même temps que les autres cotisations sociales.

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DSN : gérer la déclaration et le paiement des cotisations sociales

Date de mise à jour : 12/10/2021 Date de vérification le : 12/10/2021 34 minutes
Attention, cet article a plus d'un an

Chaque mois, vous devez effectuer une déclaration sociale nominative (DSN) afin de communiquer toutes les informations sociales aux différents organismes de recouvrement. Sous quel délai ? Que se passe-t-il en cas d’erreur ?

Rédigé par l'équipe WebLex.
DSN : gérer la déclaration et le paiement des cotisations sociales

Cotisations sociales : à quelle date devez-vous déclarer ?

Déclarer pour cotiser. Depuis le 1er janvier 2017, chaque entreprise doit avoir adhéré à la déclaration sociale nominative (DSN) qui permet de simplifier les démarches liées aux déclarations sociales auprès des différents organismes de prévoyance. Les déclarations permettent de récapituler le montant des cotisations que devra verser l’employeur.

Une déclaration mensuelle. La DSN doit être adressée :

  • le 5 du mois suivant la période de travail pour les entreprises employant au moins 50 salariés et dont la paie est faite au cours du même mois que la période de travail ;
  • le 15 du mois suivant la période de travail pour les entreprises employant moins de 50 salariés et pour les entreprises employant au moins 50 salariés qui pratiquent le décalage de paie.

Le saviez-vous ?

Si ces dates tombent un dimanche ou un jour férié, le délai de déclaration et de paiement est reporté au 1er jour ouvrable suivant.

Evénements spécifiques… Vous devez déclarer les suspensions de contrat de travail et leur terme (arrêts maladie, congés maternité, d’adoption ou de paternité et d’accueil de l’enfant), ainsi que les fins de contrats qui surviennent au cours du mois considéré.

… = délai spécifique ? La déclaration de ces événements doit intervenir au plus tard en même temps que la DSN relative à la paie du mois au cours duquel est survenu l’événement (c’est-à dire avant le 15 du mois). Cependant, lorsque l’événement survient après la date de la DSN, il peut arriver qu’il doive être déclaré dans les 5 jours ouvrés qui le suivent. Ce sera le cas :

  • pour les arrêts maladie, congés maternité, d’adoption ou de paternité et d’accueil de l’enfant, si l’employeur n’avance pas lui-même les indemnités journalières de sécurité sociale au salarié (on dit alors que l’employeur n’est pas subrogé dans les droits de l’assuré, ce dernier étant alors le salarié) ;
  • la fin de contrat.

Le saviez-vous ?

Sauf demande du salarié, il n’est pas utile de respecter ce délai de 5 jours lorsque l’événement à déclarer correspond à :

  • la fin de contrat de mission d’intérim des salariés des entreprises de travail temporaire,
  • la fin de CDD des salariés des associations intermédiaires,
  • la fin de CDD saisonnier ou d'usage.

Concrètement, concernant les arrêts de travail… Si vous avancez les indemnités journalières de sécurité sociale (qu’elle vous rembourse ensuite), vous pouvez déclarer son arrêt de travail, le cas échéant, lors de la DSN mensuelle. Ce sera également le cas à l’occasion de la fin de mission des salariés des entreprises de travail temporaire, de la fin du CDD des salariés des associations intermédiaires, de la fin du CDD saisonnier ou d'usage, à moins que le salarié vous demande de la faire dans les 5 jours ouvrés.

L’envoi d’une DADS en plus de la DSN. Certains employeurs devront produire une DADS auprès de certains organismes en 2018, malgré la généralisation de la DSN, selon le tableau ci-dessous.

Votre situation

Votre action à mener

Vous avez déposé la DSN Phase 3 du mois principal déclaré janvier 2017 (ou décembre 2016 en cas de décalage de paie), et toutes les données transmises s’avèrent suffisantes pour que les organismes puissent garantir les droits des salariés.

Vous n’avez pas à transmettre une DADS

Les données transmises en DSN n’ont pas été reçues par l’AGIRC-ARRCO, l’IRCANTEC ou la CRPNPAC (ex. code OPS erroné)

Transmettez une DADS pour les salariés concernés :

-       « 07 » pour l’AGIRC-ARRCO,

-       « 02 » pour l’IRCANTEC et la CRPNPAC.

A défaut, une DADS-U complète « 01 » pour tous les salariés pourra être transmise

Certains éléments des données DSN transmises s’avèrent insuffisants pour qu’au moins un des organismes suivants puisse garantir les droits des salariés : AGIRC-ARRCO, IRCANTEC, CRPNPAC, OC

Corrigez les données dans les DSN qui suivent, ou à défaut transmettez pour les salariés concernés une DADS :

-       « 07 » pour l’AGIRC-ARRCO,

-       « 02 » pour IRCANTEC et CRPNPAC,

-       « 08 » ou votre procédure annuelle pour les OC ;

-       à défaut, une DADS-U complète « 01 » pour tous vos salariés

Vous n’avez pas transmis de données Organismes Complémentaires dans les DSN, ou vous les avez transmises avec code OPS erroné

Vos OC se rapprocheront de vous pour le maintien de la DADS-U ou de la procédure annuelle en bilatéral

Votre établissement emploie des populations « particulières », rattachées à des organismes hors DSN (CNFPT, CNRACL, RAFP, FSPOEIE, FNC, SRE, RAEP, CNBF, CAVIMAC)

Transmettez une DADS complète « 01 » pour les seuls salariés concernés.

Votre établissement a été créé en 2017 mais vous n’avez pas produit de DSN phase 3 dès sa création.

Transmettez une DADS complète « 01 » pour l’ensemble des salariés.

Votre établissement a cessé son activité en 2017 et vous n’avez pas produit de DSN phase 3 jusqu’à la date de cessation de l’activité.

Mise en place du prélèvement à la source (PAS). A partir du 1er janvier 2019, les entreprises collecteront l’impôt sur les rémunérations qu’elles versent à leur salarié. Pour cela, l’administration fiscale leur communiquera le taux applicable pour chaque salarié, chaque mois, en retour de DSN. Chaque taux est valable jusqu'à la fin du 2ème mois civil suivant le mois de la mise à disposition. Par exemple, un taux communiqué le 10 février sera valable jusqu’au 30 avril suivant.

Pour les employeurs qui pratiquent le décalage de paie. Le taux communiqué le 10 du mois M, par exemple, reste valide dans les mêmes conditions, c’est-à-dire jusqu'au 30 (ou 31) du mois M+2, sur les revenus versés pour la période déclarée du Mois Principal Déclaré M+2. Peu importe que le mois de versement ne corresponde pas.

A noter. Une entreprise qui pratique le décalage de paie devra nécessairement appliquer les règles liées au PAS (déclaration comprenant les données PAS, information sur le bulletin de paie, notamment) sur les rémunérations versées à compter du 1er janvier 2018, même si elles portent sur le mois travaillé de décembre.

Attention ! Le défaut de communication du taux par l’administration fiscale ne vous libère pas de votre obligation, en tant qu’employeur, de collecter l’impôt. Vous devrez, dans ce cas, appliquer le dernier taux communiqué s’il est encore valide (moins de 2 mois civils) ou, s’il ne l’est plus, le taux par défaut (qui dépend du montant de la rémunération versée).

Le saviez-vous ?

Lorsque le taux neutre doit s’appliquer, l’administration fiscale n’a pas à vous communiquer le taux (neutre) du salarié. Il vous appartient de vous référer aux grilles de taux neutres, applicables selon la domiciliation du salarié et selon la rémunération que vous lui versez.

     =>  Vous pouvez consulter les grilles de taux neutres sur notre fiche : « Le prélèvement à la source de l’IR : mode d’emploi pour les salariés et assimilés »


Cotisations sociales : à quelle date devez-vous payer ?

Une mise en place progressive. Un nouveau calendrier de recouvrement des cotisations doit être mis en application de manière progressive. Il est applicable depuis le 1er janvier 2017 (pour les périodes d’emploi débutant à partir du 24 novembre 2016) dans certaines entreprises, l’est depuis le 1er janvier 2018 dans d’autres entreprises, et au 1er janvier 2021 pour les entreprises restantes.

Un changement important. Actuellement, la date de recouvrement de ces cotisations sociales dépend de la date à laquelle vous effectuez le paiement des salaires dus au titre d’une période de travail. Le nouveau calendrier de recouvrement a été calqué sur le calendrier de déclaration sociale nominative (le 5 ou le 15 du mois) : le but étant que le paiement des cotisations intervienne au moment de la déclaration. En pratique, d’une manière générale, le versement des cotisations sociales est effectué :

  • le 5 du mois suivant la période de travail pour les entreprises employant au moins 50 salariés et dont la paie est faite au cours du même mois que la période de travail ;
  • le 15 du mois suivant la période de travail pour les entreprises employant moins de 50 salariés et pour les entreprises employant au moins 50 salariés qui pratiquent le décalage de paie.

Le saviez-vous ?

Si ces dates tombent un dimanche ou un jour férié, le délai de déclaration et de paiement est reporté au 1er jour ouvrable suivant.

Modifier la DSN avant l’échéance. Si vous avez envoyé votre DSN avant l’échéance et qu’une rectification de la paie entraîne une modification de cette DSN, vous devez effectuer une DSN « annule et remplace ». Mais vous ne pourrez la rectifier que jusqu’à minuit, la veille du jour de l’échéances (sommairement, les 4 ou 14 du mois).

Mais… Des règles particulières sont susceptibles de s’appliquer pour les employeurs qui pratiquaient déjà le décalage de paie avant le 24 novembre 2016.

Vous employez au moins 50 salariés. Vous trouverez en annexe un tableau récapitulatif des délais à respecter pour les entreprises de plus de 50 salariés.

     =>  Consulter notre annexe pour connaître les délais de paiement des cotisations des entreprises employant 50 salariés et plus

Vous employez moins de 50 salariés. Vous trouverez un tableau récapitulatif des délais à respecter pour les entreprises employant moins de 50 salariés.

     =>  Consulter notre annexe pour connaître les délais de paiement des cotisations des entreprises employant moins de 50 salariés

Vous employez moins de 11 salariés. Depuis le 1er janvier 2018, c’est le paiement mensuel qui s’applique par principe. Mais vous pouvez, si vous le souhaitez, opter pour un paiement trimestriel, avant le 31 décembre de l’année en cours pour une application l’année suivante. Cette option vaut aussi pour le PAS. En cas de paiement trimestriel des cotisations sociales, la DSN doit être renseignée au 15 du mois M+1, les paiements devant être opérés avant les échéances suivantes :

  • 15 avril ;
  • 15 juillet ;
  • 15 octobre ;
  • 15 janvier.

En cas de retard dans le paiement des cotisations. En cas de retard dans le paiement de vos cotisations sociales, vous encourez une majoration de retard de 5 %. A cette majoration s'ajoute une majoration complémentaire par mois ou fraction de mois écoulé, à compter de la date d'exigibilité des cotisations.

Taux de la majoration complémentaire. Jusqu’à présent, cette majoration correspondait à un taux de 0, 4 % du montant des cotisations dues. Pour les périodes d’activité postérieures au 1er janvier 2018, ce taux est abaissé à 0,2 %. Dans le cadre d’un contrôle de l’administration sociale, le taux de cette majoration complémentaire est abaissé à 0,1 % en cas de paiement des cotisations et contributions visées par le redressement dans les 30 jours suivant l'émission de la mise en demeure.

Attention ! Dans le cadre d’un redressement suite à contrôle, ces nouveaux taux de majoration (0,2 % ou 0,1 % en cas de paiement dans les 30 jours) s’appliquent à l’ensemble des sommes rendues exigibles par une mise en demeure envoyée par l’administration sociale à partir du 1er avril 2018, quelle que soit la période d’activité, antérieure ou postérieure au 1er janvier 2018.

Une remise gracieuse. Notez que les majorations complémentaires (au taux de 0,2 ou 0,1 %) peuvent faire l'objet d’une remise gracieuse lorsque les cotisations ont été acquittées dans le délai de 30 jours qui suit la date limite d'exigibilité ou à titre exceptionnel, en cas d'événements présentant un caractère irrésistible et extérieur.

Comment payer ? A partir du 1er janvier 2020, tous les employeurs auront l’obligation de payer leurs cotisations et contributions sociales par voie dématérialisée.

En cas de paiement partiel. A partir du 1er janvier 2021, en cas de paiements partiels de cotisations, à l’instar des règles fiscales, le paiement doit être prioritairement imputé sur la dette principale, puis le cas échéant sur les majorations de retard et pénalités restant dues et sur les frais de justice. Pour l’affectation de ce paiement aux sommes dues à titre principal, les cotisations seront prélevées par priorité et dans des proportions identiques sur les sommes recouvrées. L’affectation du solde éventuel restant aux autres cotisations sera faites dans des conditions prévues par Décret à paraître.

Cas des employeurs embauchant des marins… Net-entreprise rappelle que la DSN est obligatoire pour les employeurs de marins salariés depuis le 1er janvier 2021 et que, bien qu’une tolérance soit admise, cette dernière prendra fin le 15 juillet 2021.

Comment ? La marche à suivre pour les employeurs n’ayant pas encore effectué leur 1e déclaration en DSN est la suivante :

  • s’ils réalisent eux même la paie de leurs marins : ils doivent acquérir un logiciel de paie compatible avec le dispositif DSN ;
  • s’ils souhaitent passer par un tier déclarant (comme un expert-comptable) : ils doivent procéder aux démarches d’adhésion.

Des professionnels habilités ? Pour ce faire, l’Urssaf tient à leur disposition une liste de professionnels habilités en matière de paies des marins, intervenant sur l’ensemble du territoire, y compris en Outre-mer.

Une aide financière ? Le régime social des gens de mer, l’ENIM, met en place une aide financière à la transition vers la DSN, pouvant aller jusqu’à 720 € pour l’année 2021, au profit des employeurs remplissant les conditions suivantes :

  • employer au maximum 4 marins ;
  • souscrire un contrat avec un tiers déclarant référencé par l’Urssaf.

Prévenir les sanctions… Notez que le fait pour ces employeurs de ne pas respecter leurs obligations sociales les exposent à des sanctions. Dans le cas où ces derniers ne seraient pas en mesure de mettre en place la DSN au 15 juillet 2021, ils sont encouragés à contacter l’Urssaf Poitou-Charentes afin de faire part de leurs difficultés et de se faire accompagner :

  • via une enquête en ligne, disponible ici ;
  • en écrivant à l’adresse suivante : dsn.poitou-charentes@urssaf.fr.

Cas des employeurs embauchant des salariés expatriés et intermittents du spectacle… La déclaration en DSN devient obligatoire pour le recouvrement des cotisations AGS et des contributions d’assurance chômage des salariés expatriés et des intermittents du spectacle, à compter de la période d’octobre 2021. Par mesure de tolérance, vous avez jusqu’à la période d’emploi de janvier 2022 pour vous mettre en conformité. Vous pouvez retrouver plus d’informations à ce sujet ici.


Déclaration sociale nominative : quels sont les risques en cas d’erreur ?

Evitez les erreurs ! Depuis le 1er janvier 2017, le défaut de production de la DSN, l’omission d’un salarié ou assimilé, l’inexactitude des rémunérations déclarées ou une erreur de donnée d’identification pourra entraîner une pénalité pécuniaire qui viendra s’ajouter à la cotisation due initialement.

J’ai oublié de déclarer… Le défaut de production de la déclaration mensuelle (en tout ou partie) dans les délais légaux (le 5 ou le 15 du mois) entraîne l’application d’une pénalité de 1,5 % du plafond mensuel de la sécurité sociale par salarié (soit 57.96 € pour l’année 2024). Cette pénalité sera appliquée pour chaque mois, et chaque fraction de mois, de retard. La pénalité totale est calculée selon le dernier effectif connu de l’entreprise.

Le saviez-vous ?

Un défaut de production de la DSN ne vous empêchera pas d’avoir à payer les cotisations sociales. Dans ce cas, elles seront calculées à titre provisoire, sur la base des dernières rémunérations connues, et seront majorées de 25 %.

Si aucune rémunération antérieure n’est connue, les cotisations seront basées sur le produit de la valeur du plafond mensuel de la sécurité sociale (soit 3864 € pour l’année 2024) par le nombre de salariés connus, majoré de 150 %. Une notification de la valeur des cotisations dues vous sera communiquée.

Si vous effectuez votre déclaration moins d’un mois après avoir reçu cette notification, le montant des cotisations sera régularisé. Cependant une majoration de 8 % sera appliquée au montant de vos cotisations.

Mais j’ai rectifié ! Dans le cas où vous transmettriez la déclaration, ou la partie de déclaration, manquante dans les 5 jours, la pénalité sera plafonnée à 150 % du plafond mensuel de la sécurité sociale (soit 5796 € pour l’année 2024). Attention toutefois, en cas de récidive, ce plafond ne vous sera plus appliqué !

Erreur sur le temps de travail de vos salariés. L’Urssaf invite les employeurs à porter une attention particulière sur la quotité de travail en DSN. En effet, chaque mois, de nombreuses erreurs sont constatées, portant le plus souvent sur la cohérence entre les modalités de l’exercice du temps de travail et sur les quotités de travail.

Quelles erreurs ? Les erreurs les plus fréquentes sont les suivantes :

  • la modalité de l’exercice du temps de travail indiquée est celle d’un temps plein mais les quotités de travail renseignées indiquent un temps partiel ;
  • la modalité de l’exercice du temps de travail indiqué est celle d’un temps partiel mais les quotités de travail indiquent un temps plein.

Rectification. L’Urssaf précise que les employeurs peuvent corriger ces données au sein de la DSN suivante par le biais d’un bloc de changement et d’une modification de paramétrage.

J’ai fait une erreur en ma faveur… Si vous faites une erreur ayant pour effet de diminuer le montant des cotisations que vous auriez dû payer, vous serez tenu d’une pénalité de 1 % du plafond mensuel de la sécurité sociale par salarié, soit 38.64 € pour l’année 2024.

Le cas échéant. Pour toute erreur autre qu’un défaut de déclaration dans les délais, qu’une omission de salariés ou qu’une inexactitude des rémunérations déclarées (ayant pour effet de minorer le montant des cotisations dues), vous serez tenu de payer une pénalité égale au tiers des pénalités précédemment citées (0,5 % ou 0,33 % du plafond mensuel de la sécurité sociale (soit 19.32 €, ou 12.7512 € pour l’année 2024), selon le cas, sauf si vous régularisez la situation dans les 30 jours.

Obtenir une remise des pénalités : c’est possible ! Vous pouvez demander une remise automatique ou une remise gracieuse des pénalités et des majorations qui vous ont été appliquées. La remise gracieuse n’est possible que si vous avez réglé la totalité des cotisations sur lesquelles la pénalité ou la majoration a été appliquée.

Conditions à la remise automatique. La remise automatique des pénalités et des majorations qui vous ont été appliquées ne peut être autorisée que si :

  • aucune infraction n’a été constatée au cours des 20 derniers mois ;
  • le montant des majorations et des pénalités est inférieur au montant mensuel du plafond de la sécurité sociale de l’année en cours ;
  • vous avez réglé vos cotisations et effectué votre DSN.

Un droit à l’erreur ? Depuis le 11 août 2018, il est admis qu’une entreprise qui se trompe pour la 1ère fois en remplissant une déclaration sociale, soit parce qu’elle a méconnu une règle applicable à sa situation, soit parce qu’elle a commis une simple erreur matérielle (par exemple en se trompant dans les cases à cocher), ne soit pas pécuniairement sanctionné.

Une généralité ? Le droit à l’erreur ne s’applique ni au défaut ou au retard de déclaration, ni au défaut ou au retard de paiement.

Une régularisation. Cette absence de sanction pécuniaire suppose toutefois que la personne régularise sa situation, donc qu’elle corrige son erreur, soit spontanément, soit après avoir été invitée à le faire par l’administration et dans le délai qui lui a été imparti. Mais attention ! L’absence de sanction pécuniaire n’implique pas systématiquement l’absence de majoration ou d’intérêts de retard…

A noter. Ce « droit à l’erreur » ne concerne que les personnes qui commettent une erreur de bonne foi : si la personne est de mauvaise foi, ou si elle a délibérément tenté de commettre une fraude, les sanctions pécuniaires pourront toujours être prononcées et ce, sans même que le contrevenant n’ait été invité à régulariser sa situation.

Une preuve qui incombe à l’administration. En cas de contestation, il appartiendra à l’administration de prouver que le contrevenant est effectivement de mauvaise foi.

Attention. Il sera impossible de se prévaloir du droit à l’erreur pour certaines sanctions :

  • celles requises pour la mise en œuvre du droit de l’Union européenne,
  • celles prononcées par les autorités de régulation à l’égard des professionnels soumis à leur contrôle.

Erreur sur la rémunération nette fiscale. En cas d’erreur sur la rémunération nette fiscale de l’un de ses salariés en DSN, il est nécessaire de corriger cette information dans la déclaration suivante. L’employeur doit alors effectuer cette correction dans le bloc 56 « Régularisation du prélèvement à la source – S21.G00.56 ». Cette correction doit être datée du mois de l’erreur.

Précisions. Notez que le bloc 50 sert uniquement à déclarer une rémunération nette fiscale en mois de paie courant. Ce bloc ne peut pas service à corriger une rémunération nette fiscale déclarée précédemment. Néanmoins, dans de rares situations, il peut arriver que le bloc 50 soit daté d’un mois antérieur, notamment lorsque l’employeur a oublié de le déclarer (qui était alors manquant) le mois précédent.

A retenir

Depuis le 1er janvier 2017, puis progressivement jusqu’en 2021, le paiement des cotisations sera effectué le 5 ou le 15 du mois suivant la période de travail, selon l’effectif de votre entreprise (plus ou moins de 50 salariés). Les entreprises de moins de 11 salariés pourront continuer à opter pour un paiement trimestriel. En cas d’erreur sur la DSN, (une omission ou un retard par exemple, vous serez soumis à une pénalité pécuniaire.
 

J'ai entendu dire

Puis-je signer un seul mandat avec mon expert-comptable afin qu’il procède à toutes mes déclarations et formalités sociales ?

Oui, depuis le 1er janvier 2019, un seul mandat suffit mais vous devez en informer l’Urssaf par vous-même ou par délégation au tiers déclarant que vous aurez choisi. Il devra alors réaliser, pour votre compte du cotisant délégataire, vos déclarations et formalités sociales et sera le principal interlocuteur de l’Urssaf pour les déclarations et formalités entrant dans le cadre de sa mission. Attention, même en ayant recours à un tiers déclarant, l’entreprise reste responsable des déclarations sociales et du versement des cotisations sociales, au risque de se voir appliquer des pénalités et majorations.
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Cotisation sociales : appliquer la réduction générale sur les cotisations patronales (ex réduction Fillon)

Date de mise à jour : 30/01/2023 Date de vérification le : 30/01/2023 17 minutes
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Depuis le 1er janvier 2015, le dispositif « zéro charges sociales » associé au Pacte de responsabilité est entré en vigueur. Plus qu’un dispositif « zéro charges », il s’agit d’une modification de la réduction générale de cotisations patronales de sécurité sociale dégressive. Qui peut en bénéficier ? Pour quel montant ?

Rédigé par l'équipe WebLex.
Cotisation sociales : appliquer la réduction générale sur les cotisations patronales (ex réduction Fillon)


Réduction générale de cotisations patronales : pour qui ?

Toutes les entreprises ? Par principe, toutes les entreprises peuvent bénéficier du dispositif de la réduction générale, qu’il s’agisse d’employeurs du secteur privé ou public (sauf l’Etat, les chambres consulaires et les particuliers employeurs) employant des salariés ou encore des employeurs de salariés agricoles. Mais quelques particularités sont tout de même à signaler…

Oui, en principe… Outre le fait que cette réduction ne s’applique qu’aux salaires inférieurs à 1,6 SMIC (soit 1766.92 € pour l’année 2024), il faut noter les particularités suivantes :

  • la réduction générale ne s’applique qu’aux rémunérations des salariés titulaires d’un contrat de travail au titre desquelles vous êtes tenu à l’obligation d’assurance contre le chômage (qu’il s’agisse d’un CDD ou d’un CDI, à temps partiel ou à temps complet) ;
  • cela signifie donc que cette réduction ne s’applique pas aux rémunérations des personnes non titulaires d’un contrat de travail, au titre desquelles vous n’êtes pas tenu à l’obligation d’assurance contre le chômage (sont, en pratique, visés les dirigeants salariés) ;
  • les stagiaires non titulaires d’un contrat de travail sont exclus du dispositif de la réduction générale.

Le saviez-vous ?

A condition de justifier de la régularité d’un cumul mandat social / contrat de travail, la réduction générale de cotisations patronales peut s’appliquer à la rémunération du dirigeant calculée au titre du contrat de travail (toutes autres conditions devant par ailleurs être remplies).

Une condition toutefois. Toute entreprise, d’au moins 50 salariés et disposant d’au moins une section syndicale représentative, est tenue de négocier sur les salaires (au moins une fois tous les 4 ans). Elle ne peut appliquer la réduction générale sur une période qu’à la condition d’avoir effectivement négocié sur les salaires sur cette période. En tout état de cause, elle doit avoir ouvert les négociations avant réception d’un éventuel avis de contrôle de l’Urssaf.

Dispositif applicable en outre-mer… La réduction générale de cotisations patronales est, en effet, applicable en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à La Réunion, ou encore à Saint-Barthélemy et à Saint-Martin. Néanmoins, il existe un dispositif d’exonération de cotisations sociales spécifique à l’outre-mer qui n’est pas cumulable avec la réduction générale.


Réduction générale de cotisations patronales : un cumul ?

Un principe de non-cumul. En principe, la réduction Fillon ne peut pas être cumulée :

  • avec une autre exonération (totale ou partielle) de cotisations patronales ;
  • avec l’application de taux spécifiques ou de montants forfaitaires de cotisations.

Par exception toutefois, elle peut se cumuler avec certains dispositifs de réductions de cotisations :

  • la déduction patronale forfaitaire applicable au titre des heures supplémentaires, applicable aux employeurs de moins de 20 salariés ;
  • l’exonération prévue au titre de l’aide à domicile pour les employés des structures concernées sous certaines conditions : au titre d’un même mois, le cumul est possible pour un même salarié lorsque celui-ci intervient alternativement auprès d’un public fragile et auprès d’un autre public ; en revanche, les deux dispositifs ne sont pas cumulables au titre d’une même partie de la rémunération. ;
  • le taux réduit de cotisations d’allocations familiales (pour les rémunérations inférieures ou égales à 3,5 Smic);
  • le taux réduit de cotisation maladie (pour les rémunérations inférieures ou égales à 2,5 Smic) ;
  • les taux réduits de cotisations aux assurances vieillesse appliqués aux journalistes professionnels, pigistes et assimilés, aux VRP à cartes multiples et aux membres des professions médicales ;
  • la déduction spécifique pour frais professionnels, applicable pour certaines professions.

=> Vous pouvez retrouver la liste des professions concernées en annexe.


Réduction générale de cotisations patronales : un choix définitif ?

Un choix… Auparavant, l’option l’application de la réduction Fillon était irrévocable. Ce n’est désormais plus le cas.

… révocable ? L’administration sociale a précisé dans sa documentation, le 1er avril 2021, qu’un employeur pouvait dorénavant décider de changer de régime d’exonération en cours d’année pour un même contrat de travail. Dans ce cas, chacune des périodes d’emploi correspondantes donnera lieu à l’application d’un régime d’exonération, comme s’il s’agissait de contrats différents.


Réduction générale de cotisations patronales : combien ?

Une réduction de cotisations sociales. La réduction générale a pour effet, comme son nom l’indique, de réduire le montant des cotisations et contributions patronales calculées sur les rémunérations perçues par les salariés dont la rémunération est inférieure à 1,6 Smic.

Lesquelles ? La réduction générale s’applique sur :

  • les cotisations patronales d’assurance maladie (maladie, maternité, invalidité, décès et vieillesse) et d’allocations familiales,
  • la cotisation FNAL,
  • la contribution autonomie solidarité,
  • et, dès lors que le montant de la réduction est supérieur au montant des cotisations précitées, la cotisation due au titre des accidents du travail et de maladies professionnelles, sans pouvoir excéder 0,59 % de la rémunération.
  • les cotisations patronales de retraite complémentaire obligatoire (depuis le 1er janvier 2019);
  • les cotisations patronales d’assurance chômage (depuis le 1er octobre 2019).


Smic ? Le montant du Smic à prendre en compte est égal à 1 820 fois le Smic horaire (soit 21203 € pour l’année 2024). Le montant du Smic à prendre en compte est calculé sur la base de la durée légale augmentée, le cas échéant, du nombre d’heures supplémentaires sans prise en compte des majorations auxquelles elles donnent lieu. Pour les salariés à temps partiel, le montant du Smic doit être corrigé à proportion de la durée de travail.

Le saviez-vous ?

Pour le calcul de la réduction générale des salariés bénéficiant d’une convention de forfait en heures sur l’année, le SMIC annuel est corrigé en référence à la durée légale du travail sur l’année, soit 1 607 heures.

Combien ? La réduction générale est calculée, par année civile et pour chaque contrat de travail, en appliquant à la rémunération brute un coefficient déterminé au par application de la formule suivante :            

Coefficient = (T / 0,6) x [(1,6 x Smic annuel brut / Rémunération annuelle brute) – 1]

Quel taux ?Le paramètre T dépend du taux du FNAL applicable à l’entreprise, en fonction de son effectif (moins de 50 salariés ou au moins 50 salariés), selon le tableau suivant :

Taux du FNAL applicable

2022

2023

FNAL au taux de 0,10 % (effectif inférieur à 50 salariés) dans la limite du plafond

0,3195

0,3191

FNAL au taux de 0,50 % (effectif d’au moins 50 salariés) sur le total brut

0,3235

0,3231


A noter. La valeur du paramètre T est ajustée, le cas échéant, pour correspondre à la somme des taux de chaque cotisation effectivement à la charge de l’employeur :

  • assurances sociales (maladie, maternité, invalidité, décès) ;
  • allocations familiales ;
  • cotisations AT/MP dans la limite de 0,59 % de la rémunération ;
  • contribution Fnal (au taux de 0,10 % ou 0,50 % selon l’effectif de l’entreprise).
  • cotisations de retraite complémentaire à la charge de l'employeur, comprenant la contribution d’équilibre général ;
  • contribution solidarité autonomie ;
  • contributions d’'assurance chômage.

Un coefficient majoré. Pour certaines catégories, le coefficient de la réduction générale est majoré :

  • pour les travailleurs temporaires, il est majoré d’un coefficient de 1,1 ;
  • pour les salariés du secteur du bâtiment et des travaux publics, les salariés des entreprises de manutention des ports et les dockers, les intermittents du spectacle, les personnels intermittents des entreprises de transport, il est majoré d’un coefficient de 100/90.

Des cas particuliers. Le calcul de la réduction générale de cotisations patronales est différent pour certains salariés soumis à un régime d’heures d’équivalences payées à un taux majoré en application d’une convention ou d’un accord collectif étendu en vigueur au 1er janvier 2010. Sont visés spécifiquement les personnels roulants des entreprises de transport. La formule de calcul est alors la suivante :

  • pour les personnels roulants marchandises « longue distance », pour une durée hebdomadaire de 43 heures :
  •        o C = (T / 0,6) x [(1,6 x 45/35 x Smic annuel / Rémunération annuelle brute) – 1]
  • pour les autres personnels roulants marchandises (hors conducteurs de messagerie et transporteurs de fonds), pour une durée de 39 heures hebdomadaires :
  •        o C = (T / 0,6) x [(1,6 x 40/35 x Smic annuel / Rémunération annuelle brute) – 1]

Sur quelle base ? Le calcul se fait sur la base de la rémunération brute. Il faut savoir, à cet égard, que depuis le 1er janvier 2015, les rémunérations versées au titre des temps de pause, d’habillage et de déshabillage doivent être intégrées à la rémunération brute pour le calcul de la réduction générale.

Depuis le 1er janvier 2020. Pour les employeurs qui appliquent la déduction forfaitaire spécifique, la rémunération prise en compte dans la formule de calcul du coefficient de cette réduction ne tient compte de la déduction forfaitaire spécifique que dans une certaine limite. Ainsi, pour les employeurs des salariés bénéficiant d'une déduction forfaitaire spécifique pour frais professionnels, l'application du calcul relatif à la détermination du coefficient des allègements généraux ( réduction générale) ne doit pas leur procurer, sur une année donnée, un gain monétaire supérieur à 130 % du gain perçu par un employeur dont le salarié ne bénéficie pas de la déduction forfaitaire spécifique à rémunération identique.

En pratique. Comme nous l’indiquions précédemment, cette réduction est calculée par année civile pour chaque contrat de travail. En pratique, il faut appliquer ce dispositif au mois le mois (calcul mensuel par anticipation), une régularisation annuelle étant effectuée par l’entreprise (une régularisation progressive est possible).

A retenir

La réduction générale de cotisations patronales est calculée en appliquant à la rémunération brute le coefficient suivant : Coefficient = (T / 0,6) x [(1,6 x Smic annuel brut / Rémunération annuelle brute) – 1], le paramètre T dépendant du taux du FNAL applicable à l’entreprise.

Notez que les rémunérations versées au titre des temps de pause, d’habillage et de déshabillage, de coupure ou d’amplitude doivent être intégrées à la rémunération brute pour le calcul de la réduction générale.

 

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Contribution d’assurance chômage : quelles sont vos obligations ?

Date de mise à jour : 19/02/2024 Date de vérification le : 19/02/2024 18 minutes
Attention, cet article a plus d'un an

Tous les employeurs ont l’obligation d’assurer leurs salariés contre le risque de privation d’emploi : il s’agit là d’une obligation à laquelle vous ne pouvez, par principe, pas déroger. Sur quelle base est-elle calculée ? Quel est le taux effectivement appliqué ? Bénéficiez-vous d’exonérations spécifiques pour certaines catégories de salariés ?

Rédigé par l'équipe WebLex.
Contribution d’assurance chômage : quelles sont vos obligations ?

Contribution d’assurance chômage : qui est vraiment concerné ?

Tous les employeurs ? Toutes les entreprises situées en France sont, par principe, tenues à une obligation d’assurance de leurs salariés contre le risque de chômage, réserve faite toutefois, pour information, des employeurs du secteur public qui sont soumis à des dispositions particulières en la matière.

Pour tous les salariés ? L’ensemble des salariés, titulaires d’un contrat de travail de droit commun (CDI, CDD…) ou d’un contrat de travail particulier (apprentissage, contrat de professionnalisation…), est concerné par la contribution d’assurance chômage, y compris pour les travailleurs salariés détachés à l’étranger et les travailleurs salariés expatriés.

Sauf… Il faut ici évoquer la situation des dirigeants de société : le régime de l’assurance chômage concerne les titulaires d’un contrat de travail, ce qui explique que, par principe, en qualité de dirigeant, mandataire social, vous ne pouvez pas en bénéficier. Une exception subsiste toutefois si vous êtes en mesure de justifier d’un cumul de votre mandat social avec un contrat de travail : dans cette hypothèse, vous pourrez bénéficier d’une couverture du régime de l’assurance chômage géré par l’Unédic, au titre toutefois des seules rémunérations correspondant au contrat de travail. Encore faut-il que les conditions de ce cumul soient remplies, à savoir que votre contrat de travail doit avoir pour objet l’exercice effectif de fonctions techniques, distinctes du mandat social, exercées dans un lien de subordination vis-à-vis de la société et donnant lieu à une rémunération propre.

Le saviez-vous ?

Cette exception particulière, et conditionnée par la validité du cumul de votre mandat social avec un contrat de travail, ne peut concerner, en pratique, que les dirigeants relevant du régime des travailleurs salariés, et notamment les gérants associés minoritaires ou égalitaires de SARL et les dirigeants de SA et de SAS.


Contribution d’assurance chômage : comment est-elle calculée ?

Une base de calcul. Le calcul de la contribution d’assurance chômage a pour base les rémunérations entrant dans l’assiette de calcul des cotisations de sécurité sociale. Cela signifie que des éléments de rémunération qui seraient exclus du calcul des cotisations sociales le seraient également du calcul de la contribution d’assurance chômage (on pense ici, par exemple, au remboursement de frais professionnels, aux indemnités de licenciement, etc.).

Des exonérations, des exclusions… Sachez que la tranche des rémunérations qui excède 4 fois le plafond de la sécurité sociale est exclue de la base de calcul de la contribution d’assurance chômage, étant précisé que les assiettes forfaitaires ne sont pas applicables en ce qui concerne les apprentis.

Un taux. Le taux de la contribution d’assurance chômage est fixé à 4,05 %. Cette contribution pèse uniquement sur l'employeur.

Une cotisation AGS. En plus de la cotisation d’assurance chômage, il est prévu une cotisation AGS, perçue au profit du régime de garantie des salariés, et qui a pour objet d’assurer les salariés contre le risque de non-paiement des sommes qui leur sont dues en exécution du contrat de travail en cas de procédure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire : cette contribution, calculée au taux de 0,15 % depuis le 1er juillet 2017 (contre 0,20 % avant cette date) sur la même base que la contribution au régime d'assurance chômage, est à la charge exclusive de l’employeur.

Un taux spécifique pour les intermittents du spectacle. Une cotisation supplémentaire vient s’ajouter à ce taux. La part patronale de la contribution est ainsi fixée à 7,40 % depuis le 1er janvier 2019. En raison de la spécificité du régime d’indemnisation du chômage dans ce secteur d’activité, les salariés y contribuent également. La part salariale, quant à elle, est fixée à 2,40 %.

Les contrats à durée déterminée dits d’usage. Pour ces contrats, l’employeur est redevable d’une taxe forfaitaire de 10 € pour chaque contrat conclu, sauf dans certains secteurs (les dockers, les professions de la production cinématographique, de l'audiovisuel ou du spectacle, etc.).

La modulation de la contribution patronale. Depuis le 1er septembre 2022, le taux de votre contribution patronale d'assurance chômage peut, éventuellement, être minoré ou majoré en fonction :

  • du nombre de fins de contrat de travail et de contrats de mise à disposition (entre une ETT et une entreprise utilisatrice), à l’exclusion des démissions, et sous réserve de l’inscription des personnes concernées par ces fins de contrat sur la liste des demandeurs d’emploi ;
  • de la nature du contrat de travail (CDD ou intérim, CDI), de sa durée ou du motif de recours à un contrat d’une telle nature ;
  • de l’âge du salarié ;
  • de la taille de l’entreprise ;
  • du secteur d’activité de l’entreprise.

Exemple. Une entreprise d’un secteur d’activité déterminé qui recourrait davantage aux contrats courts qu'une autre du même secteur pourrait subir une majoration.

Exception. Les intermittents du spectacle ne sont pas concernés par cette éventuelle fluctuation du taux.

Entreprises visées. Le système de bonus-malus applicable à la contribution chômage s'applique aux entreprises d'au moins 11 salariés des secteurs d'activité dans lesquels ce qui est appelé « le taux de séparation moyen » est supérieur à 150 % qui relèvent d’un de ces secteurs :

  • fabrication de denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac ;
  • transports et entreposage ;
  • hébergement et restauration ;
  • production et distribution d'eau, assainissement, gestion des déchets et dépollution ;
  • fabrication de produits en caoutchouc et en plastique ainsi que d'autres produits minéraux non métalliques ;
  • travail du bois, industries du papier et imprimerie ;
  • autres activités spécialisées, scientifiques et techniques.

Précisions pour 2022-2023. Il faut savoir que les entreprises les plus touchées par la crise sanitaire ont été temporairement exclues du dispositif du bonus-malus pour la 1re modulation, soit du 1er septembre 2022 au 31 août 2023. Cependant, elles ont été incluses dans le champ d’application de la 2de modulation, soit du 1er septembre 2023 au 31 août 2024. Il s’agissait des secteurs suivants :

  • hébergement et restauration ;
  • transports et entreposage ;
  • fabrication des denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac ;
  • autres activités spécialisées, scientifiques et techniques.

Détermination du bonus/malus. La minoration ou la majoration du taux de référence (de 4,05 %), en d’autres termes le bonus-malus, est déterminée par employeur en fonction de la comparaison entre le taux de séparation de l'entreprise et le taux de séparation médian calculé dans le secteur d'activité de l'entreprise.

Le taux de séparation médian est fixé par arrêté et dépend du secteur d’activité.

Quelle fluctuation ? Le taux de contribution de l'entreprise pourra varier de 3 % à 5,05 %.

Simulateur. Depuis juillet 2021, un simulateur bonus-malus est mis à la disposition des entreprises concernées pour les aider à anticiper leur taux modulé de contribution. Pour l'utiliser, il suffit de renseigner les informations suivantes :

  • le secteur d’activité de l'entreprise ;
  • son effectif ;
  • le nombre de fins de contrat de travail susceptibles d’intervenir dans l’entreprise.

À noter. Les résultats obtenus à l’aide de ce simulateur sont indicatifs.

Une prolongation. Ce dispositif qui devait prendre fin au 1er novembre 2022 est prolongé jusqu’au 31 août 2024.


Contribution d’assurance chômage : à qui la verser ?

Comme les cotisations sociales… Les contributions d’assurance chômage et d’AGS sont dues à compter de l’embauche de votre salarié et sont à verser à l’URSSAF auprès de laquelle vous versez vos cotisations de sécurité sociale.

Attention. Si vous ne versez pas vos contributions aux dates d’échéance qui vous sont applicables, vous encourez une majoration de retard, fixée à 5 % du montant des cotisations (25 % en cas de travail dissimulé, voire 40 % en cas de travail dissimulé avec circonstances aggravantes), assortie d’une majoration complémentaire de 0,4 % par mois ou fraction de mois écoulé, à compter de la date d'exigibilité.

Le saviez-vous ?

Il faut rappeler que vous pouvez bénéficier d’une remise automatique des majorations de retard si leur montant est inférieur au plafond mensuel de sécurité sociale, si aucune infraction n'a été constatée au cours des 24 mois précédents, si dans le mois suivant la date d'exigibilité des cotisations vous réglez ces cotisations, et si les majorations ne font pas suite à un redressement lié à une infraction au titre du travail dissimulé ou à un contrôle au cours duquel l'absence de bonne foi a été constatée.

Attention (bis). Pour information, sachez que si vous ne vous affiliez pas au régime de l’assurance chômage, si vous ne payez pas vos contributions d’assurance chômage, si vous ne déclarez pas les rémunérations servant au calcul de ces contributions, vous risquez une amende pénale correspondant aux contraventions de la 5ème classe (soit 7 500 € au maximum).

À retenir

Le taux de la contribution d’assurance chômage est supporté, par principe, par l’employeur, la part salariale ayant été supprimée au 1er octobre 2018. En plus de la contribution chômage, l’entreprise doit s’acquitter d’une contribution AGS au taux de 0,15 % (à la charge exclusive de l’employeur).

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Pour aller plus loin…

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Heures supplémentaires : quel coût social ?

Date de mise à jour : 05/01/2023 Date de vérification le : 05/01/2023 9 minutes
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Vos salariés effectuent des heures supplémentaires et face aux récents changements législatifs, vous vous interrogez sur les modalités d’exonération des cotisations sociales. Pour répondre à cette question, il faut désormais distinguer les entreprises de plus ou de moins de 20 salariés…

Rédigé par l'équipe WebLex.
Heures supplémentaires : quel coût social ?


Votre entreprise : plus ou moins de 20 salariés ?

Une réduction de cotisations sociales ? Le régime social appliqué aux heures supplémentaires a été modifié depuis le 1er septembre 2012. Selon que votre entreprise emploie moins de 20 ou au moins 20 salariés, vous bénéficierez, ou non, d’une réduction de cotisations sociales patronales sur les heures supplémentaires effectuées par vos collaborateurs.

Comment apprécier le seuil d’effectifs ? La question est, en effet, primordiale, particulièrement pour les entreprises qui flirtent avec le seuil de 20 salariés. L’effectif annuel moyen correspond à la moyenne du nombre de salariés employés au cours de chacun des mois de l’année civile précédente (même lorsque l’entreprise comporte plusieurs établissements). Si aucun salarié n’a été employé au cours de certains mois, ces mois ne sont pas pris en compte pour établir la moyenne. Si l’effectif obtenu correspond à un nombre décimal, il faudra l’arrondir au centième. On ne tient pas compte des 3ème chiffres (et suivants) après la virgule.

Temps partiels. Si votre entreprise comporte des salariés (ou assimilés) à temps partiel, ces derniers sont pris en compte en divisant la somme totale des horaires inscrits dans leurs contrats de travail par la durée légale ou la durée conventionnelle du travail.

Mois incomplets. En cas d’arrivée ou de départ en cours de mois, les salariés (ou assimilés) concernés sont pris en compte dans l'effectif de l'entreprise à due proportion du nombre de jours du mois travaillé.

Si vous dépassez ce seuil à compter de 2020… Depuis 2020, si votre effectif atteint le seuil de 20 salariés ou plus, votre entreprise pourra continuer à bénéficier de la déduction forfaitaire de cotisations patronales pendant 5 ans suivant le dépassement de seuil.

Le saviez-vous ?

Cette réduction de cotisations sociales est applicable en France métropolitaine, mais aussi en outre-mer et à Saint-Pierre-et-Miquelon.


Vous employez moins de 20 salariés…

Une réduction des cotisations patronales. Vous bénéficiez d’une réduction de cotisations patronales fixée à 1,50 € par heure supplémentaire (montant porté à 10,50 € par jour de repos auquel les salariés sous convention de forfait-jours ont renoncé), quel que soit le montant de la rémunération perçue par le salarié. Ne sont concernés par ce dispositif que les salariés employés à temps complet. Cette réduction de cotisations suppose toutefois :

  • que vous respectiez les dispositions légales et conventionnelles relatives à la durée du travail ;
  • que la rémunération de l’heure supplémentaire soit au moins égale à celle d’une heure normale non majorée ;
  • que les salaires ou éléments de rémunération bénéficiant de la réduction ne se substituent pas à d'autres éléments de rémunération (à moins qu'un délai de douze mois ne se soit écoulé entre le dernier versement de l'élément de rémunération en tout ou partie supprimé et le premier versement des salaires ou éléments de rémunération ouvrant droit à l'avantage social) ;
  • que vous mettiez à la disposition des agents de l’Urssaf tous documents utiles au contrôle de ce dispositif.

Pour quelles heures supplémentaires ? Il s'agit notamment des heures supplémentaires classiques (accomplies au-delà de la durée légale du travail), des heures effectuées au-delà de 1 607 heures par les salariés relevant d'un forfait annuel décompté en heures, des heures supplémentaires effectuées par les salariés qui bénéficient d'une réduction de la durée du travail en raison des besoins de la vie familiale, des jours de repos auxquels les salariés relevant d'un forfait annuel décompté en jours ont renoncé (au-delà du plafond de 218 jours), etc.

A noter. Cette déduction forfaitaire ne s’applique pas pour les salariés à temps partiel, à raison de leurs heures complémentaires.

Des heures réellement effectuées. Seules les heures supplémentaires réellement effectuées ouvrent droit à la déduction forfaitaire. Notez que les heures supplémentaires intégrées dans une convention de forfait ouvrent droit intégralement à la déduction, y compris en cas d’absence du salarié donnant lieu à maintien de salaire.

Le saviez-vous ?

Cette déduction forfaitaire se cumule avec la réduction Fillon, les exonérations en faveur des jeunes entreprises innovantes et des dispositifs d’allègement en matière d’aménagement du territoire (zone franche urbaine, zone de redynamisation urbaine et de revitalisation rurale, etc.), les exonérations propres au contrat de professionnalisation, etc.

Et pour les salariés ?Ces derniers, pour leurs heures supplémentaires (salariés à temps complet) ou complémentaires (salariés à temps partiel) bénéficient, à partir du 1er janvier 2019, d'une réduction de cotisations salariales d’assurance vieillesse et veuvage, dans la limite d'un taux de 11,31 %. Cela a pour effet d'augmenter le net versé au salarié, à salaire brut égal.

Rappel. Le temps d’intervention résultant d’une période d’astreinte constitue du temps de travail effectif. S’il a pour effet de porter la durée de travail au-delà de la durée légale, la rémunération afférant à ce temps de travail bénéficie de cette réduction.


Vous employez au moins 20 salariés…

Depuis le 1er octobre 2022, dans les entreprises de 20 à 249 salariés, les heures supplémentaires effectuées par les salariés ouvrent droit à une réduction forfaitaire de cotisations patronales, pour l’employeur, dont le montant est de 0,50 € par heure supplémentaire.

A noter que cette déduction s’applique au titre :

  • des heures supplémentaires de travail « classiques » dépassant la durée légale hebdomadaire du travail, fixée en principe à 35 heures, et pour les salariés ayant conclu une convention de forfait en heures sur l'année, des heures effectuées au-delà de 1 607 heures ;
  • des heures accomplies au cours d’une semaine au-delà de la durée légale de travail (35h) ou, le cas échéant, au-delà des limites fixées par un accord collectif pour les salariés qui bénéficient d’une réduction de la durée du travail sous forme d’une ou plusieurs périodes d’au moins une semaine pour les besoins de leur vie personnelle ;
  • des heures supplémentaires effectuées dans le cadre d’un dispositif d'aménagement du temps de travail sur une période de référence supérieure à la semaine (sauf pour les heures effectuées en-deçà de 1 607 heures lorsque la durée annuelle fixée par l'accord est inférieure à ce niveau).

Une seconde déduction. Sous certaines conditions, ces entreprises bénéficient également d’une seconde déduction forfaitaire égale à 3,5 €. Cette déduction forfaitaire s’appliquera, sous conditions, pour chaque jour de repos auquel renonce un salarié en forfait annuel en jours, au-delà de la limite de 218 jours.

Sachez que ces déductions peuvent se cumuler avec certaines exonérations de cotisations patronales de sécurité sociale dans la limite d’un certain montant.

Des conditions. Pour bénéficier de ces deux déductions, vous devez :

  • respecter les règles légales et conventionnelles relatives à la durée du travail ;
  • rémunérer l’heure supplémentaire effectuée d’un montant au moins égal à celui d’une heure non majorée ;
  • respecter le principe de non-substitution des salaires ou éléments concernés par d’autres éléments de rémunération ;
  • transmettre aux agents de l’URSSAF un document leur permettant de contrôler la bonne application de l’ensemble de ces mesures.

Et pour les salariés ?Pour les cotisations dues pour les périodes courant à partir du 1er janvier 2019, il est prévu une réduction des cotisations salariales d'assurance vieillesse et veuvage sur les heures supplémentaires et heures complémentaires dans la limite d'un taux de 11,31 %.

Rappel. Le temps d’intervention résultant d’une période d’astreinte constitue du temps de travail effectif. S’il a pour effet de porter la durée de travail au-delà de la durée légale, la rémunération afférant à ce temps de travail bénéficie de cette réduction.

Le saviez-vous ?

Le calcul de la réduction générale des cotisations patronales, connue sous le nom de « réduction Fillon », n’est pas modifié suite aux nouvelles règles applicables depuis le 1er septembre 2012 : la valeur du SMIC à inscrire au numérateur de la formule de calcul de cette exonération reste majorée, le cas échéant, des heures supplémentaires et complémentaires.

A retenir

Seules les entreprises employant moins de 20 salariés bénéficient d’une réduction des cotisations patronales à raison des heures supplémentaires effectuées par les salariés employés à temps complet.

J'ai entendu dire

Nous confirmez-vous que les heures supplémentaires effectuées par les salariés sont désormais exonérées d'impôt sur le revenu ?

Effectivement. En plus de l’avantage lié à la réduction de la cotisation salariale d’assurance vieillesse et veuvage, depuis le 1er janvier 2022, la rémunération des heures supplémentaires ou complémentaires effectuées par les salariés est exonérée d’impôt sur le revenu dans la limite d’un plafond fixé à 7 500 € par an. Ce plafond s’apprécie au regard de la rémunération nette imposable afférente aux heures supplémentaires exonérées perçues par les salariés au cours de l’année.

Concrètement, pour son application en paie, le calcul de l’exonération doit être effectué en retenant un plafond brut fixé à 5 358 €. Aucune proratisation en fonction de la durée d’activité n’est à réaliser (temps partiel notamment, ou contrats sur une période inférieure à l’année entière).

En cas de salariés travaillant pour de multiples employeurs, il est admis que chaque employeur applique ce plafond sans tenir compte des éventuelles rémunérations d’heures supplémentaires ou complémentaires perçues par le salarié auprès d’autres employeurs.

La CSG et la CRDS appliquées aux heures supplémentaires et complémentaires exonérées d’impôt sur le revenu sont intégralement non-déductibles du revenu imposable dans la mesure où ces heures supplémentaires et complémentaires sont à la fois exonérées d’impôt sur le revenu et, en pratique, de cotisations sociales salariales.

Vérifiez que les récapitulatifs des salaires imposables figurant sur les bulletins de salaires tiennent compte de cette défiscalisation des heures supplémentaires et complémentaires.

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