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C’est l’histoire d’un employeur qui réclame le remboursement d’une formation à un salarié tout juste licencié…

12 septembre 2022

Un salarié ayant un comportement insultant vis-à-vis de ses collègues est licencié pour faute grave. Parce qu’il a bénéficié d’une formation, son employeur lui en demande le remboursement, conformément à ce qui est prévu dans son contrat de travail…

Son contrat contient, en effet, une clause de dédit-formation prévoyant un remboursement proportionnel des sommes engagées par l’entreprise pour sa formation en cas de démission et de licenciement pour faute grave. Sauf qu’une telle clause est exclue lorsque c’est l’employeur qui est à l’initiative de la rupture du contrat, estime le salarié. Sauf que c’est le comportement fautif du salarié qui l’a contraint à procéder au licenciement, rétorque l’employeur…

Peu importe, conclut le juge : la clause de dédit-formation ne s’applique que lorsque le salarié est directement à l’initiative de la rupture, même si son comportement est indirectement à l’origine de la rupture décidée par l’employeur. Aucun remboursement ne peut donc lui être réclamé…


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Sources
Arrêt de la Cour d’appel de Paris, du 22 juin 2022, n° 19/11399 (NP)
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C’est l’histoire d’un employeur face à un salarié aux méthodes managériales discutables… et discutées…

05 septembre 2022

Un employeur reproche à un salarié des méthodes managériales qui confinent au harcèlement moral, particulièrement vis-à-vis d’une de ses collègues qui s’en plaint. Il décide de le licencier pour faute grave, ce que conteste le salarié : pour lui, l’employeur approuvait ses méthodes…

Sauf que la situation est particulièrement grave, rétorque l’employeur : le salarié a volontairement placé sa collègue dans un état proche de la dépression et adopté un comportement irrespectueux à l’égard de plusieurs autres collègues. Sauf que ses méthodes managériales n’étaient ni inconnues, ni réprouvées par l’employeur, rétorque à son tour le salarié, employeur qui l’avait d’ailleurs défendu face à la salariée qui s’était plainte de harcèlement…

Ce que constate aussi le juge : pour lui, l’employeur a encouragé le comportement du salarié. Dans ces conditions, on ne peut pas considérer que le maintien du salarié dans l’entreprise est impossible, selon lui. De sorte que son licenciement n’est pas justifié…


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C’est l’histoire d’un employeur face à un salarié attentif à tous les détails…

29 août 2022

Un employeur, contraint de procéder à un licenciement économique collectif, met en place un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). Mais un salarié, concerné par ce licenciement, reproche à l’employeur de ne pas avoir respecté son obligation de reclassement…

Parce qu’aucune précision relative à la rémunération n’a été donnée dans les offres de reclassement reçues, elles ne sont pas valables pour le salarié… « Faux » répond l’employeur qui rappelle que le PSE prévoit clairement, en cas de reclassement sur un poste équivalent, le maintien de la rémunération fixe, et, en cas de reclassement sur un poste dont la rémunération est inférieure, le paiement d’une indemnité différentielle.

Sauf que les offres ne comportent, en effet, aucune indication relative au salaire et le PSE ne précise pas que le maintien de la rémunération vaut quel que soit le reclassement proposé, relève le juge : le salarié ne peut donc pas utilement se prononcer sur les offres reçues, d’où son licenciement injustifié…


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C’est l’histoire d’un employeur face à un salarié particulièrement entreprenant avec la salariée d’un client…

25 juillet 2022

Un salarié envoie des messages à connotation sexuelle à la salariée d’un client. Apprenant cette attitude, son employeur le licencie immédiatement pour faute grave. Ce que conteste le salarié qui se demande en quoi cela regarde son employeur…

Parce que son comportement a causé un trouble dans l’entreprise et a porté atteinte à son image, estime l’employeur : le salarié s’est tout de même vu interdire l’accès aux locaux du client… Certes, rétorque le salarié, mais cela reste du domaine de sa vie privée, et rien ne peut lui être reproché à ce propos par son employeur… Certes, répond l’employeur, mais il a tout de même utilisé les coordonnées professionnelles de la salariée pour lui envoyer ces messages…

Ce qui confirme un manquement à son obligation contractuelle, estime le juge : se servir des coordonnées professionnelles de la salariée d’un client obtenues dans le cadre de son travail et les utiliser pour lui adresser des messages à caractère obscène n’a rien à voir avec la vie privée !


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C’est l’histoire d’un employeur face à un salarié un peu (trop ?) sûr de lui…

18 juillet 2022

Un salarié, directeur d’une société filiale d’un groupe, envoie un courrier au président du directoire dans lequel il remet en cause le management de l’ancien directeur et les choix stratégiques du groupe... Une faute grave, selon l’employeur, qui finit par le licencier…

« Pourquoi ? », s’étonne le salarié qui rappelle qu’il n’a fait que dénoncer la gestion, désastreuse selon lui, de la filiale. Une dénonciation justifiée par l’absence de réaction de sa hiérarchie, qu’il avait alertée auparavant sur les conséquences, majeures pour le salarié, de l’ancienne gestion. Mais multiplier les accusations, graves selon lui, sur les agissements de l’ancienne direction dépasse largement le cadre de la liberté d’expression, estime l’employeur qui maintient que le licenciement est ici justifié…

« A tort ! », selon le juge qui relève que les propos tenus par le salarié ne sont ni injurieux, ni excessifs, ni diffamatoires : aucun abus de sa liberté d’expression ne peut donc lui être reproché !


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C’est l’histoire d’un employeur face à un salarié qui n’aime pas ce qui est temporaire…

11 juillet 2022

Pour anticiper les commandes de fin d’année d’une chocolaterie, un employeur conclut un contrat de mission temporaire avec un salarié. Peu de temps après la fin de cette mission, il est embauché en CDI. Pour occuper quasiment le même poste, constate le salarié…

D’où sa demande de requalification de son contrat de mission en CDI, et des indemnités qui vont avec : pour lui, sa première embauche dans le cadre de cette mission visait à occuper un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise, caractéristique essentielle du CDI. Sauf que ce contrat de mission a été conclu à une période de forte demande, cause d’un véritable surcroît temporaire d’activité pour la chocolaterie, rétorque l’employeur…

Ce que relève aussi le juge : la corrélation entre le pic d’activité connu par la chocolaterie lors de cette période de forte activité et le recours à un contrat temporaire suffit à valider ce type d’embauche… et justifier ce contrat de mission qui n’a pas à être requalifié en CDI !


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C’est l’histoire d’un employeur qui n’aime pas (trop) entrer dans les détails…

04 juillet 2022

Un employeur ferme son magasin et notifie à sa salariée, responsable du magasin, son licenciement pour motif économique. Un motif économique qui n’apparait pas clairement dans sa lettre de licenciement, constate la salariée… qui conteste son licenciement…

A la lecture de la lettre, elle constate que l’employeur n’évoque que la fermeture du magasin : or, selon elle, la fermeture du magasin ne peut constituer une cause économique que si elle est justifiée par des difficultés économiques ou par la nécessité de sauvegarder la compétitivité de l’entreprise. Ce que l’employeur ne précise pas dans la lettre… Sauf que le magasin a bien subi une perte significative de chiffre d'affaires, caractérisant des difficultés économiques, maintient l’employeur…

Mais encore eût-il fallu le préciser, constate le juge : ne parler que de la fermeture du magasin sans en expliquer les causes, à savoir les difficultés économiques, est insuffisant pour motiver le licenciement économique… qui est ici injustifié !


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C’est l’histoire d’un employeur face à une salariée qui a un avis sur tout… et sur tout le monde…

27 juin 2022

Une salariée, employée dans une entreprise de peinture, déclare un soir à l’un de ses collègues qu’il est, selon son patron, « le pire peintre de l’entreprise ». Des propos dénigrants, accusateurs, et surtout faux, rétorque l’employeur… qui licencie la salariée pour faute grave…

« Impossible ! », conteste la salariée qui rappelle qu’elle a tenu ces propos dans un cadre privé, en dehors du travail : l’employeur ne peut donc pas s’en servir comme motif pour la licencier. D’autant qu’elle n’a fait qu’user de sa liberté d’expression… « Certainement pas ! », conteste à son tour l’employeur pour qui ces propos, même tenus en dehors du travail, sont diffamatoires et peuvent alors être utilisés à l’appui du licenciement de la salariée…

A raison, confirme le juge : par ces propos, la salariée a ici véhiculé une mauvaise image de l’employeur et a créé un malaise entre lui et le salarié concerné, manquant ainsi à son obligation de loyauté… ce qui justifie son licenciement pour faute grave !


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C’est l’histoire d’un employeur face à une salariée pour qui tout n’est pas cadré…

20 juin 2022

Une salariée réclame le paiement d’heures supplémentaires après avoir été licenciée. « Impossible ! », rétorque l’employeur : parce qu’elle était cadre dirigeante, elle ne peut pas prétendre à une indemnisation au titre de prétendues heures supplémentaires…

Cadre dirigeante, sur le papier peut-être, mais pas dans les faits, réplique l’ex-salariée : en réalité, elle ne pouvait, entre autres, ni recruter des collaborateurs, ni engager des dépenses importantes et ne disposait d'aucune délégation de pouvoir, rappelle-t-elle. Autant de faits qui, selon elle, empêchent qu’elle puisse être considérée comme une cadre dirigeante. Sauf qu’elle avait la 2e rémunération la plus élevée de l’entreprise, disposait d’une large autonomie dans sa prise de décisions et d’une réelle indépendance dans l’organisation de son emploi du temps, réplique l’employeur...

Ce qui confirme, pour le juge, que l’ex salariée était bien « cadre dirigeante »… et ne peut pas prétendre au paiement d’heures supplémentaires.


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C’est l’histoire d’un employeur qui n’aime pas la bagarre…

13 juin 2022

Une salariée perd l’équilibre et se cogne la jambe à la suite d’un geste agressif de la part de l’un de ses collègues. Prenant sa défense, une troisième salariée frappe à la tête son agresseur tout en le menaçant, ce qui lui vaut son licenciement pour faute grave, décide l’employeur…

Ce que ne comprend pas, et conteste la salariée : elle n’a fait que prendre la défense de la salariée agressée. Une réaction qu’il faut aussi mettre en rapport avec l’ambiance de travail caractérisée par un environnement d’extrême tension psychologique, rappelle la salariée… Mais qui n’excuse pas pour autant son comportement lui-même agressif, rétorque l’employeur qui rappelle que cela a choqué les autres salariés présents, allant jusqu’à en faire pleurer certains, provoquant une interruption du service…

Une réaction pourtant compréhensible, tranche le juge pour qui, compte tenu des circonstances, aucune faute grave ne peut ici être retenue contre la salariée qui ne peut donc être licenciée pour ce motif !


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