Suppression du ticket de caisse : des précisions bienvenues…
Suppression du ticket de caisse au 1er janvier 2023 : des précisions attendues
La disparition annoncée du ticket de caisse au 1er janvier 2023 suscite de nombreuses questions quant aux risques d’inexactitudes ou de fraudes du fait de cette suppression.
C’est pourquoi le ministère de l’Économie a rappelé la réglementation à ce sujet et apporté des précisions sur les modalités d’application de cette mesure.
Ainsi, l’impression et la distribution systématique des tickets de caisse, de carte bancaire, des tickets d’automates, de bons d’achat et autres seront interdites au plus tard à compter du 1er janvier 2023, sauf demande contraire du client, dans les surfaces de vente et dans les établissements recevant du public.
Selon le ministère, l’application de ce nouveau principe doit prendre en compte 2 axes principaux :
- assurer la protection du consommateur (afin de permettre la traçabilité adéquate des transactions pour la mise en œuvre des garanties par exemple) ;
- respecter les objectifs de la politique de transition écologique (lutte contre le gaspillage et la production inutile de déchets).
Pour cela, il indique que la réglementation à venir précisera, notamment, que le consommateur sera informé, à l’endroit où s’effectue le paiement, par voie d'affichage et de manière lisible et compréhensible, que, sauf exception légale, l'impression et la remise des tickets de caisse et de carte bancaire ne seront réalisées qu'à sa demande, ou que ces mêmes tickets seront envoyés par courriel.
Il est par ailleurs rappelé que l’envoi d’un ticket de caisse par courriel ne peut pas être utilisé à d’autres fins par le commerçant, comme de la prospection commerciale, sans le consentement explicite du consommateur.
- Réponse ministérielle Meizonnet du 20 septembre 2022, Assemblée nationale, no 442 : « Disparition du ticket de caisse : craintes des consommateurs »
Allégations nutritionnelles, de santé et thérapeutiques : rappel du mode d’emploi
Allégations nutritionnelles, de santé et thérapeutiques : de quoi parle-t-on ?
La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a enquêté en 2020 afin de vérifier l’utilisation des allégations nutritionnelles, de santé et thérapeutiques accompagnant les compléments alimentaires vendus sur les places de marché sur internet.
La DGCCRF rappelle qu’il existe différentes catégories d’allégations. On trouve ainsi :
- les allégations nutritionnelles, qui sont des messages ou des représentations qui affirment, suggèrent ou impliquent qu’un aliment possède un certain nombre de calories, de nutriments ou équivalents ayant un effet nutritionnel, comme « pauvre en matières grasses » ou encore « riche en vitamine C » ;
- les allégations de santé, qui sont les messages qui avancent l’existence d’une relation entre une catégorie d’aliment et la santé, comme « la vitamine D est nécessaire à une croissance et un développement osseux normaux des enfants » ;
- les allégations thérapeutiques, qui sont les messages qui affirment qu’une denrée alimentaire a des propriétés particulières de prévention, de traitement ou de guérison d’une maladie humaine, comme « réduit la douleur arthritique ».
L’utilisation de ces allégations est réglementée depuis le 1er juillet 2007. Ainsi, seules certaines allégations nutritionnelles et de santé sont autorisées. Les allégations thérapeutiques sont, quant à elles, interdites.
Des allégations encore mal utilisées
La DGCCRF a décelé, lors de son enquête, un taux d’anomalie de 60 % (75 opérateurs ont été contrôlés). Les non-conformités relevées portent sur tous les types d’allégations.
Ainsi, concernant :
- les allégations nutritionnelles, il a été détecté, par exemple, que l’allégation « source de » a été utilisée à tort en raison d’une teneur en vitamine trop faible ;
- les allégations de santé, il a été détecté des allégations non autorisées, comme « L’ananas est un actif minceur naturel », chez 33 des 75 opérateurs contrôlés ;
- les allégations thérapeutiques, il a été détecté au moins une allégation interdite chez 38 des opérateurs contrôlés.
La DGCCRF indique également avoir relevé l’absence de certaines mentions, pourtant obligatoires.
Un nouvel outil est mis à disposition des professionnels permettant de retrouver plus facilement les allégations de santé qu’ils peuvent utiliser.
- Actualité de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) du 19 septembre 2022 : « Allégations nutritionnelles et de santé : une réglementation encore trop souvent méconnue »
Étiquetage des vins : quelle réglementation ?
Des mentions obligatoires, d’autres facultatives
Le Gouvernement rappelle que la réglementation prévoit 2 grandes catégories de vin :
- les vins sans indication géographique ;
- les vins avec indication géographique, ces derniers étant soumis à des conditions de production strictes et étant eux-mêmes divisés en deux groupes :
- ○ ceux avec indication géographique protégée (IGP) ;
- ○ ceux avec appellation d’origine protégée (AOP).
Concernant l’étiquetage des bouteilles de vin, il existe 9 mentions obligatoires :
- la dénomination de vente ;
- le titre alcoométrique volumique acquis (pourcentage d’alcool) ;
- le volume nominal (volume de liquide) ;
- la provenance ;
- les informations relatives à l’embouteilleur ;
- la présence d’allergènes ;
- l’indication de la teneur en sucre pour les vins mousseux, les vins mousseux gazéifiés, les vins mousseux de qualité et les vins mousseux de qualité de type aromatique ;
- le numéro de lot ;
- le message sanitaire pour les boissons dont le volume nominal est supérieur à 1,2 % d’alcool (message ou pictogramme déconseillant la consommation d’alcool pour les femmes enceintes).
Notez que deux nouvelles mentions deviendront obligatoires à compter du 8 décembre 2023 : la liste des ingrédients et la déclaration nutritionnelle.
Au-delà de ces mentions obligatoires, vous pouvez retrouver sur les étiquettes certaines mentions facultatives, comme :
- le millésime (pour pouvoir faire valoir une année de millésime, le producteur doit avoir récolté au moins 85 % des raisins pendant l'année mentionnée sur la bouteille) ;
- le cépage ;
- la méthode de production (exemple : « élevé en fût de chêne » ou encore « fermentation en bouteille », « vin biologique ») ;
- l'exploitation agricole, réservée aux AOP et IGP ;
- les logos de l’Union européenne « AOP » et « IGP » ;
- la teneur en sucre pour les vins dits « tranquilles ».
- Publication du ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique du 14 septembre 2022 : « Conseils conso : quelles sont les mentions à vérifier sur les étiquettes des bouteilles de vin ? »
Ordinateurs et téléphones portables, clés USB : comment (bien) réagir en cas de vol ?
Perte ou vol de matériel informatique : protéger les données personnelles
En cas de perte ou de vol d’un téléphone portable, d’une clé USB ou encore d’un ordinateur portable appartenant à l’entreprise, la CNIL indique qu’il faut :
- prévenir le responsable de la sécurité informatique, s’il y en a un, afin d’évaluer les risques liés aux données personnelles ;
- contacter le délégué à la protection des données de l’entreprise.
Ces 2 professionnels vont ensuite se répartir les tâches pour analyser les risques d’accès aux données personnelles, réinitialiser les mots de passe, voire révoquer certains accès du salarié, etc.
Le cas échéant, s’il y a un risque élevé de violation des données personnelles, il faut contacter la CNIL dans les 72 heures.
À toutes fins utiles, cette commission vous conseille de :
- gérer le parc informatique et les ressources des utilisateurs :
- ○ être capable de déterminer la nature du matériel affecté à chaque personne ;
- ○ être capable de déterminer les profils ou les fonctions qui permettent d’accéder aux différents logiciels et ressources réseaux ;
- ○ avoir à sa disposition les outils permettant de gérer les accès et avoir la possibilité de les révoquer ;
- gérer les procédures d’authentification :
- ○ mettre en place un dispositif d’authentification robuste ;
- ○ ne pas stocker ses identifiants et mots de passe au sein de ses navigateurs ;
- ○ mettre à disposition des utilisateurs des gestionnaires de mots de passe sécurisés ;
- chiffrer les données :
- ○ sur les postes nomades ;
- ○ au repos des supports amovibles, comme les clé USB ou disques dur ;
- ○ mettre en place une procédure de gestion des clés cryptographiques ;
- effectuer des sauvegardes régulières ;
- sensibiliser les utilisateurs sur les risques liés à la perte d’un support contenant des données personnelles.
- Actualité de la CNIL du 15 septembre 2022 : « Perte ou vol de matériel informatique nomade : les bons réflexes à avoir ! »
Numérisation : où en sont les entreprises ?
77 % des entreprises ont un site Web en 2022
L’enquête menée par France Num en avril 2022 révèle que 77 % des entreprise ont désormais un site Web, contre 66 % en 2020.
14 % des dirigeants d‘entreprises qui ne disposent pas d’un tel outil ont mis en avant une problématique budgétaire. Quant aux autres, il est question :
- d’un manque de connaissance technique ;
- du choix des réseaux sociaux plutôt que d’un site Web ;
- de l’absence de pertinence d’un tel outil pour leur secteur d’activité.
S’agissant des motivations qui ont amené les entreprises à créer un site Web, il a été avancé :
- les opportunités commerciales offertes ;
- l’agrandissement de l’entreprise ;
- le fait que la concurrence possède un site Web.
En ce qui concerne le budget de création, il se situe le plus souvent entre 1 000 € et 5 000 €.
L’enquête précise également que la création du site Web est faite à 50 % par un salarié de l’entreprise.
À propos de l’influence de la création d’un site sur les dépenses marketing et numériques de l’entreprise, 64 % des entrepreneurs estiment qu’après avoir créé leurs sites Web, ils ont investi davantage dans le marketing.
Il est à noter que les problématiques liées au fait d’avoir un site Web adapté aux téléphones (« responsive ») et à l’amélioration de la sécurité du site sont très peu prises en compte par les entreprises.
Pour finir, sachez que dans le cadre du plan Destination France, 10 000 petites entreprises contribuant à l’attractivité touristique du territoire peuvent bénéficier d’un diagnostic individuel de maturité numérique gratuit, accompagné d’un plan d’action pour développer leur activité avec le numérique. Si cela vous intéresse, cliquez ici.
- Actualité de Francenum.gouv.fr du 24 août 2022 : « Sites internet : où en sont les TPE et PME en France en 2022 ? », à jour au 1er septembre 2022
- Actualité de Francenum.gouv.fr du 20 septembre 2022 : « Destination France : numérisation des entreprises pour le tourisme », à jour au 21 septembre 2022
Aide au tonnage de canne : les montants 2021 sont connus !
Campagne de récolte de canne 2021 : mise à jour des montants de l’aide au tonnage
Pour mémoire, l’aide au tonnage de canne livré dans les centres de réception est un dispositif permettant aux agriculteurs d’être indemnisés pour la production des quantités de tonnes de marchandises (tonnages) de cannes livrées aux industriels des usines sucrières et aux distilleries.
Cette aide est octroyée dans la limite de certaines enveloppes départementales qui viennent d’être modifiées.
Ainsi, pour la campagne de récolte 2021, ces enveloppes sont les suivantes :
- Guadeloupe : 2 467 841,47 € ;
- Guyane : 23 703,91 € ;
- Martinique : 523 697,32 € ;
- La Réunion : 6 944 757,30 €.
- Arrêté du 15 septembre 2022 modifiant l'arrêté du 12 octobre 2018 modifié portant modalité de calcul de l'aide au tonnage de canne livré dans les centres de réception
Entreprises en difficultés économiques : pensez à la Médiation du crédit
Médiation du crédit : un soutien aux entreprises
La Banque de France rappelle que les entreprises qui rencontrent des difficultés avec des établissements bancaires, notamment pour rembourser un prêt garanti par l’État (PGE) ou obtenir un prêt bancaire, peuvent faire appel à la Médiation du crédit.
Pour mémoire, la Médiation du crédit est un dispositif gratuit et confidentiel qui vient en aide à toute entreprise qui rencontre des difficultés avec un ou plusieurs établissements financiers (banques, crédits-bailleurs, sociétés d'affacturage, assureurs-crédits, etc.).
Enfin, sachez que la procédure de médiation se déroule de la façon suivante :
- déclenchement de la procédure du fait de la saisine complète et validée du dossier de médiation en ligne ;
- dans les 48 heures, le médiateur contacte l’entrepreneur et vérifie la recevabilité de sa demande ;
- les établissements financiers disposent de 5 jours ouvrés pour revoir leurs positions ;
- si les difficultés perdurent, le médiateur intervient pour résoudre les points de blocage ;
- le médiateur propose une solution aux parties (dirigeant, actionnaires, créanciers, etc.).
- Communiqué de presse de la Banque de France du 27 septembre 2022 : « Face aux tensions et incertitudes économiques, la Médiation du crédit se tient à la disposition des entreprises en difficulté »
Euro numérique : bientôt le top départ ?
Euro numérique : une arrivée en 2026 au plus tôt
Pour rappel, l’euro numérique ou monnaie numérique de banque centrale (MNBC) est l’équivalent dématérialisé de la monnaie de la zone euro. Cette monnaie électronique est en préparation et sera émise par l’Eurosystème (Banque Centrale européenne et banques centrales nationales de la zone euro).
Le Comité européen de la protection des données (CEPD) s’est déjà prononcé sur l’importance, à ses yeux, du respect de la vie privée et de la protection des données dès la conception de cet euro numérique.
Le Gouverneur de la Banque de France vient de préciser que cette monnaie devrait être lancée en 2026 au plus tôt ou, plus probablement, en 2027. En outre, il précise qu’il faut, en réalité, distinguer 2 MNBC :
- le MNBC de détail, qui jouera un rôle d’ancrage dans le monde numérique, similaire à celui du billet dans le monde physique ;
- le MNBC de gros, qui permettra d’améliorer les paiements transfrontières et en devises, et d’accompagner la tokenisation des titres en servant d’actif de règlement sûr.
- Discours du Gouverneur de la Banque de France du 27 septembre 2022 : « Ancres et catalyseurs : le double rôle des banques centrales en matière d’innovation »
Vol de données personnelles : vigilance et réactivité sont de mise !
Convoitises autour des données personnelles : savoir se protéger
La DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) se fait le relais de la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) en rappelant que parmi les diverses arnaques qui existent autour des données personnelles, il en existe une qui se démarque dans sa manière de faire.
Il s’agit des arnaques dans lesquelles des personnes malveillantes se font passer pour la CNIL elle-même pour semer la confusion et profiter de la situation.
Les professionnels visés par ce type d’escroquerie reçoivent généralement des mails, courriers, faxes et appels téléphoniques supposément adressés par des agents de la CNIL et leur proposant des services pour les aider, contre rémunération, à se mettre en conformité avec le Règlement général sur la protection des données (RGPD).
Les particuliers ne sont pas épargnés ! Les escrocs visent, en effet, les personnes victimes d’une première arnaque et leur proposent une indemnisation en leur qualité « d’agent » de la CNIL… À cette occasion, ils parviennent à soutirer de nouveaux fonds aux victimes.
Attention, il est également indiqué que les arnaqueurs parviennent parfois à usurper le numéro de téléphone officiel de la CNIL pour joindre les potentielles victimes (01 53 73 22 22).
Rappelons que la CNIL ne propose jamais, elle-même ou par l’intermédiaire de sous-traitants, de services payants.
Le plus souvent, retenez que les arnaques liées au RGPD et aux données personnelles ne visent pas soutirer de l’argent mais les données elles-mêmes. Que ce soit en les obtenant directement auprès de la personne concernée ou en piratant une base exploitée par un tiers, les dangers sont importants.
Si la violation de données présente des risques qualifiés d’importants pour la personne concernée, elle est normalement avertie directement par l’entité qui gère ces données.
Mais il est également possible que la personne concernée soit elle-même à l’origine de la fuite de données, notamment lorsqu’elle est victime d’hameçonnage ou phishing. Peu de chance alors d’être alerté sur la situation !
Pour mémoire, le phishing (ou hameçonnage en français) est une technique qui consiste, pour un escroc, à se faire passer pour une entreprise ou une administration dans le but de recueillir des données personnelles (numéro de compte bancaire, identité, etc.) lui permettant de détourner des fonds.
Après une violation de données, la vigilance est de rigueur, les risques étant nombreux, usurpation d’identité, nouvel hameçonnage, etc.
En cas de doutes ou de certitude sur une arnaque, vous pouvez vous rapprocher de la DGCCRF ou de la CNIL afin d’être accompagné voire, le cas échéant, déposer une plainte.
- Actualité de la DGCCRF du 26 septembre 2022 : « Arnaques au RGPD : comment les reconnaître et que faire ? »
- Actualité de la CNIL du 26 septembre 2022 : « Diffusion de données piratées à la suite d’une cyberattaque : quels sont les risques et les précautions à prendre ? »
Performances énergétiques et réparabilité de l’électroménager : la DGCCRF enquête !
Performances énergétiques et réparabilité de certains équipements : des clients (mal) informés
En 2021, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a vérifié que les informations communiquées aux consommateurs de produits électriques et électroniques étaient fiables et conformes aux exigences règlementaires relatives à l’étiquetage énergétique et à l’indice de réparabilité.
Concernant les performances énergétiques, la DGCCRF a principalement contrôlé les appareils de réfrigération, les dispositifs d’affichage électroniques, les lave-linges et lave-linges séchants, les lave-vaisselles et les sources lumineuses.
S’agissant de l’indice de réparabilité, elle a ciblé les lave-linges frontaux, les ordinateurs portables, les smartphones et les téléviseurs.
Et le bilan de ces contrôles est négatif : elle a, en effet, relevé que 63 % des entreprises n’étaient pas en conformité avec la réglementation.
Un résultat qui a amené la DGCCRF a annoncé qu’elle allait poursuivre ses contrôles en 2022… À suivre…
- Actualité de la DGCCRF du 27 septembre 2022 : « Une information sur les performances énergétiques et sur la réparabilité des équipements électriques et électroniques encore largement à améliorer »
