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C’est l’histoire d’un couple qui investit dans un immeuble locatif…

06 mai 2014
C’est l’histoire d’un couple qui investit dans un immeuble locatif…

Il souscrit un 1er emprunt, puis, 2 ans plus tard, souscrit un nouvel emprunt en remplacement du prêt initial. Même si la conclusion de ce nouvel emprunt lui permet d’obtenir des conditions plus avantageuses, le couple a tout de même dû payer une indemnité de résiliation du 1er emprunt et des frais de souscription au titre du 2nd prêt. Sommes qu’il a portées en déduction de ses revenus fonciers pour le calcul de son impôt…

L’administration lui a refusé cette déduction fiscale, mais le juge a tout de même donné raison au couple dans cette affaire : le 2nd emprunt a bien pour objet le financement du même bien immobilier que celui qui a motivé le 1er emprunt ; en outre, ce 2nd prêt a permis au couple, grâce à un taux d’intérêt moins élevé, de proposer des tarifs de location conformes au prix du marché, et donc de préserver ses revenus fonciers. Les frais de souscription et l’indemnité de résiliation sont donc déductibles.


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Sources
Source : Arrêt du Conseil d’Etat du 5 juillet 2010, n° 301044
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C’est l’histoire d’un employeur qui est condamné à verser une indemnité à un ancien salarié…

29 avril 2014
C’est l’histoire d’un employeur qui est condamné à verser une indemnité à un ancien salarié…

Il a embauché, via plusieurs contrats à durée déterminée, un salarié en qualité de directeur de mission senior, dans le cadre de son activité de conseil en stratégie et organisation. Ce salarié l’a assigné devant le Conseil des Prud’hommes en vue d’obtenir la requalification de ces CDD en CDI et, par voie de conséquence, le paiement de diverses sommes dont une indemnité de requalification..

Et le juge lui a donné raison ! Le montant de cette indemnité ne peut pas être inférieur à un mois de salaire. Or, chaque contrat prévoyait une rémunération mensuelle de 6 667 €, somme qui doit donc correspondre au montant minimum de l’indemnité à verser au salarié.


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Sources
Source : Arrêt de la Cour de Cassation, chambre sociale, du 19 mars 2014, n° 12-28326
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C’est l’histoire d’un couple qui a vendu les titres d’une société…

22 avril 2014
C’est l’histoire d’un couple qui a vendu les titres d’une société…

L’administration contrôle cette vente, qui a eu lieu en 1999 : elle remet en cause le prix de vente et rectifie l’impôt dû par le couple. Pour que cette rectification soit valable, elle doit remettre sa proposition de redressements au couple avant le 31 décembre 2002 : un courrier est donc envoyé au domicile du couple le 20 décembre 2002.

Mais le couple, parti en vacances à Mayotte, a donné un ordre de réexpédition de son courrier à l’adresse de leur hôtel sur place. Compte tenu des délais d’acheminement, le courrier réexpédié ne lui a été remis que le 8 janvier 2003. Trop tard, selon le couple, qui conteste donc la validité du redressement. Mais l’administration maintient que le courrier a été expédié en temps utile.

Le juge n’est pas de cet avis : parce que le couple a pris les précautions nécessaires pour faire suivre son courrier, le pli n’a été valablement remis qu’en janvier 2003, effectivement trop tard…


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Source : Arrêt du Conseil d’Etat du 7 novembre 2012, n° 343169
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C’est l’histoire d’un dirigeant qui s’est porté caution pour sa société…

15 avril 2014
C’est l’histoire d’un dirigeant qui s’est porté caution pour sa société…

La société ayant été mise en liquidation judiciaire, la banque a assigné le dirigeant, caution solidaire, en paiement des sommes restant dues. Sauf que pour le dirigeant, son engagement de caution n’est pas valable, sa signature n’étant pas placée au bon endroit : elle est placée avant les mentions manuscrites obligatoires, et non pas après comme cela doit être obligatoirement le cas pour formaliser un engagement en toute connaissance de cause.

Pour la banque, il s’agit d’une simple erreur matérielle qui n’a aucune d’incidence : le dirigeant était parfaitement au courant des conséquences de son engagement, à propos d’un prêt accordé à sa société qu’il a lui-même sollicité.

Mais le juge a été très clair dans sa décision évidemment favorable au dirigeant : à peine de nullité, l’engagement manuscrit de la caution doit précéder sa signature. Ce qui n’est tout simplement pas le cas dans cette affaire…


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Source : Arrêt de la Cour de Cassation, chambre commerciale, du 1er avril 2014, n° 13-15735
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C’est l’histoire d’une société qui conclut avec un salarié une rupture conventionnelle…

08 avril 2014
C’est l’histoire d’une société qui conclut avec un salarié une rupture conventionnelle…

Pour sécuriser cette rupture conventionnelle, conclue avec un salarié, délégué syndical, elle a mis en place une transaction, une fois la rupture conventionnelle dûment autorisée par l’inspecteur du travail : aux termes de cette transaction, le salarié renonçait, contre une indemnité, à toutes actions et prétentions dont il pourrait bénéficier au titre de cette rupture du contrat de travail.

Contestant les conditions de la rupture de son contrat, le salarié réclame la nullité de la transaction et le juge lui a donné raison : pour qu’elle soit valable, la transaction doit intervenir après l’homologation de la rupture conventionnelle (ou son autorisation par l’inspecteur du travail pour les salariés protégés) et ne doit pas porter sur un différend lié à la rupture du contrat (ce qui pourrait notamment laisser alors supposer que la rupture conventionnelle ne résulte pas d’un commun accord…).


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Source : Arrêt de la Cour de Cassation, chambre sociale, du 26 mars 2014, n° 12-21136
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C’est l’histoire d’une société qui a dû faire face à un contrôle fiscal aux conséquences difficiles

01 avril 2014
C’est l’histoire d’une société qui a dû faire face à un contrôle fiscal aux conséquences difficiles

Suite à la rectification de son résultat fiscal, l’administration lui a adressé un commandement de payer et a procédé à la saisie conservatoire de ses comptes bancaires. Privée de ses liquidités, la société a dû se déclarer en cessation de paiement et a fini par être placée en liquidation judiciaire.

Or il se trouve que les redressements ont fini par être abandonnés. Mais le mal est fait… Le dirigeant n’en reste pas là et demande à être indemnisé du préjudice subi du fait de la mise en liquidation judiciaire de sa société.

Le juge lui a accordé cette indemnisation. L’administration disposait de tous les éléments nécessaires pour porter une appréciation correcte sur la situation fiscale de la société. En maintenant le redressement et en procédant à la saisie des comptes bancaires, elle a commis une faute qui a eu pour conséquence directe la mise en liquidation judiciaire de la société.


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Source : Arrêt du Conseil d’Etat du 12 mars 2014, n°
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C’est l’histoire d’un employeur pour qui trop d’expression tue la liberté…

13 février 2023

Une salariée adresse à son directeur une lettre relatant les mauvaises conditions de travail dans l’entreprise. Mais son employeur la licencie pour faute : dans son courrier, elle tient des propos mensongers contre la direction, caractérisant un comportement dénigrant et agressif…

« À tort ! » répond la salariée : elle a simplement « usé » de sa liberté d’expression en exposant des conditions de travail difficiles et une souffrance au travail (manque de communication et de confiance de la hiérarchie, travail sous un régime qu’elle qualifie de totalitaire, etc.). « Excessif ! », conteste l’employeur : elle a « abusé » de sa liberté d’expression en tenant des accusations mensongères particulièrement dénigrantes contre son supérieur, dans le but de lui porter préjudice, et en ayant des propos agressifs envers la direction…

Ce que reconnaît ici le juge qui valide le licenciement pour faute, l’ensemble de ces faits rendant, en effet, impossible le maintien de la salariée dans l’entreprise.


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C’est l’histoire d’un employeur pour qui s’enrichir et nuire vont de pair…

06 février 2023

Un salarié, embauché comme chef d’équipe au sein d’un atelier automobile, finit par être licencié pour faute lourde : son employeur a découvert qu’il profitait de son poste pour détourner régulièrement des pièces détachées, qu’il revendait à son profit…

Ce qui ne justifie pas une faute « lourde », estime le salarié, qui conteste les conséquences financières de son licenciement : à aucun moment il n’a souhaité sciemment « nuire » à son employeur. Tout au plus peut-on lui reprocher une intention de s’enrichir… Sauf qu’il y a eu détournement de marchandises, manœuvres de dissimulation, enrichissement personnel indu, etc. Autant de faits qui illustrent bien que le salarié a agi en toute conscience, dans une intention de lui nuire, maintient l’employeur…

« Non ! », rétorque le juge, qui donne raison au salarié : les agissements frauduleux de ce dernier, même s’ils étaient répétés, ne suffisent pas à caractériser son intention de nuire à l’employeur, mais seulement, ici, de s’enrichir.


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C’est l’histoire d’un employeur dont l’erreur de plume lui coûte cher…

30 janvier 2023

Un salarié est engagé par une entreprise dans le cadre de 2 CDD qui débouchent sur un CDI. Mais, finalement licencié quelque temps plus tard, il va réclamer des rappels de salaires : il affirme ne pas avoir perçu la « rémunération nette de 1 653 € » pourtant prévue dans son contrat…

« Une simple erreur de plume dans le contrat ! », réplique l’employeur, pour qui cette somme correspond en réalité à la rémunération brute qu’il a effectivement perçue. D’ailleurs, relève-t-il, le salarié n’a jamais contesté le montant de son salaire pendant toute la durée de ses contrats… Sauf que la clause de son contrat, qui prévoit une rémunération nette de 1 653 € est suffisamment claire et précise : l’employeur ne peut donc pas se retrancher derrière une « simple erreur de plume »…

« À raison ! », confirme le juge : la rémunération est un élément essentiel du contrat de travail et ne peut être modifiée sans l’accord du salarié… qui doit donc bien percevoir la rémunération nette prévue au contrat !


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C’est l’histoire d’un employeur qui se fie à sa première impression…

23 janvier 2023

Une salariée, nouvellement embauchée, commence sa période d’essai de 2 mois par une formation avant sa prise de poste effective… que l’employeur finit par rompre au bout de 2 jours… sans lui permettre d’exercer effectivement ses fonctions, souligne la salariée qui dénonce alors une rupture abusive…

« Rupture justifiée ! », rétorque l’employeur, pour qui ces 2 jours de formation ont suffi à mettre en lumière un comportement inadapté de la salariée qui s’est montrée désinvolte, voire irrespectueuse envers la formatrice qu’elle interrompait sans cesse. Sauf qu’elle a quitté son travail précédant pour ce nouvel emploi, rappelle la salariée qui estime que cette rupture précipitée lui crée un préjudice, notamment sur le plan psychologique…

« Rupture justifiée ! », tranche le juge : non seulement la salariée ne démontre pas le préjudice qu’elle aurait subi, mais surtout, au vu des faits, l’employeur a bien pu juger pendant ces 2 jours que le comportement de la salariée était inadapté au poste !


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Arrêt de la cour d’appel de Paris du 5 octobre 2022, n° 19/11925 (NP)

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