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Tableau des cotisations sociales dues par les travailleurs indépendants non-agricoles d’outre-mer - Année 2026

01 juillet 2026

1/ Assiette et taux des cotisations

Tableau récapitulatif des cotisations sociales applicables au 1er janvier 2026 aux artisans, commerçants et professionnels libéraux non réglementés établis en Outre-mer, hors Mayotte.

À compter de la régularisation des cotisations dues au titre des revenus 2025, effectuée en 2026, les cotisations sociales et la CSG-CRDS sont calculées à partir d'une assiette issue du revenu brut social. Hors régime micro-fiscal, un abattement forfaitaire de 26 % est appliqué en remplacement de la déduction des cotisations sociales. Des ajustements propres à la CSG-CRDS et à certains revenus peuvent s'appliquer.

Cotisation

Base de calcul

Taux 2026

Maladie-maternité 1

Revenus inférieurs ou égaux à 144 180 € (3 PASS)

8,50 %

Part des revenus supérieure à 144 180 € (3 PASS)

6,50 %

Maladie 2 – indemnités journalières

Revenus dans la limite de 240 300 € (5 PASS)

0,50 %

Allocations familiales

Revenu d'activité dans sa totalité

3,10 %

Retraite de base

Revenus dans la limite de 48 060 € (1 PASS)

17,87 %

Part des revenus supérieure à 48 060 €

0,72 %

Retraite complémentaire

Revenus dans la limite de 48 060 € (1 PASS)

8,10 %

Part des revenus comprise entre 48 060 € et 192 240 € (1 à 4 PASS)

9,10 %

Invalidité-décès

Revenus dans la limite de 48 060 € (1 PASS)

1,30 %

CSG-CRDS

Revenus d'activité – assiette CSG-CRDS

9,70 %
CSG 9,20 % + CRDS 0,50 %

Revenus de remplacement

6,70 %
CSG 6,20 % + CRDS 0,50 %

Contribution à la formation professionnelle (CFP)

48 060 € (1 PASS)

0,25 % – chef d'entreprise seul, soit 120 €

0,29 % – artisan, soit 139 €

0,34 % – chef d'entreprise avec conjoint collaborateur, soit 163 €

La CFP est due au titre de 2026 et payable à l'échéance de novembre 2026. PASS 2026 : 48 060 €.

2/ Exonérations en début d'activité en Outre-mer

Pendant les 24 premiers mois suivant la création de l'entreprise, une exonération peut s'appliquer aux cotisations maladie 1, maladie 2, retraite de base, invalidité-décès, allocations familiales et à la CSG-CRDS. La retraite complémentaire et la CFP restent dues.

Revenu d'activité annualisé

Exonération pendant les 24 premiers mois

Revenu inférieur ou égal à 52 866 € (110 % du PASS)

Exonération totale des cotisations et contributions concernées.

Revenu supérieur à 52 866 € et inférieur à 72 090 € (110 % à 150 % du PASS)

Exonération plafonnée au montant calculé pour un revenu égal à 110 % du PASS.

Revenu compris entre 72 090 € et 120 150 € (150 % à 250 % du PASS)

Exonération dégressive.

Revenu supérieur ou égal à 120 150 € (250 % du PASS)

Pas d'exonération.

Après les 24 premiers mois, un abattement spécifique peut continuer de s'appliquer sur la fraction du revenu n'excédant pas un PASS. Il ne concerne pas la retraite complémentaire, l'invalidité-décès ni la CFP.

Revenu annuel

Troisième année civile

À compter de la quatrième année civile

Revenu inférieur à 72 090 € (150 % du PASS)

Abattement de 75 % dans la limite d'un PASS.

Abattement de 50 % dans la limite d'un PASS.

Revenu compris entre 72 090 € et 120 150 € (150 % à 250 % du PASS)

Abattement dégressif.

Abattement dégressif.

Revenu supérieur ou égal à 120 150 € (250 % du PASS)

Pas d'abattement.

Pas d'abattement.

3/ Exonération des faibles revenus

Revenu annuel

Exonération

Revenu inférieur à 6 248 € (13 % du PASS 2026)

Exonération des cotisations d'assurance maladie.

Revenu égal ou inférieur à 390 €

Exonération des cotisations de retraite de base et de retraite complémentaire. L'exonération maladie s'applique également lorsque le revenu reste inférieur à 13 % du PASS.

4/ Taux de cotisations des micro-entrepreneurs en Outre-mer

Les micro-entrepreneurs établis dans les Drom, hors Mayotte, bénéficient de taux réduits selon l'ancienneté de l'activité. Les taux ci-dessous n'incluent pas la CFP ni, le cas échéant, le versement fiscal libératoire.

Artisans, commerçants et professionnels libéraux non réglementés

Activité

Période 1
Jusqu'à la fin du 7e trimestre civil suivant celui du début d'activité

Période 2
Du 8e trimestre jusqu'à la fin de la 3e année civile

Régime de croisière
À compter de la 4e année civile

Vente de marchandises, objets, fournitures et denrées – BIC

2,1 %

6,2 %

8,2 %

Prestations de services commerciales ou artisanales – BIC

3,6 %

10,6 %

14,2 %

Autres prestations de services – BNC, profession libérale non réglementée

4,4 %

13,1 %

17,4 %

Location de meublés de tourisme classés

1,0 %

3,0 %

4,0 %

Professionnels libéraux réglementés relevant de la Cipav

Activité

Période 1
Jusqu'à la fin du 7e trimestre civil suivant celui du début d'activité

Période 2
Du 8e trimestre jusqu'à la fin de la 3e année civile

Régime de croisière
À compter de la 4e année civile

Activités BIC ou BNC relevant de la Cipav

7,8 %

11,6 %

15,5 %

Location de meublés de tourisme classés

2,0 %

3,0 %

4,0 %

Ce récapitulatif présente les règles générales applicables en 2026 en Outre-mer, hors Mayotte. La situation exacte peut varier selon la caisse de retraite, l'activité exercée, la date de création et les exonérations cumulables.

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Tableau des cotisations sociales dues par les travailleurs indépendants - Année 2026

01 juillet 2026

1/ Assiette et taux des cotisations

Tableau récapitulatif des cotisations sociales applicables en 2026

Important : la réforme de l’assiette sociale des travailleurs indépendants s’applique à compter de la régularisation des cotisations dues au titre de 2025, effectuée après la déclaration des revenus en 2026. Les cotisations et contributions sociales sont désormais calculées sur une assiette commune constituée à partir du revenu brut social, après application d’un abattement forfaitaire de 26 % (sous réserve des règles propres au régime micro-fiscal).

Cotisation

Base de calcul

Taux / montant

Maladie-maternité 1

Revenus inférieurs à 9 612 € (20 % du PASS)

0 %

Revenus compris entre 9 612 € et 19 224 € (entre 20 % et 40 % du PASS)

Taux progressif de 0 % à 1,50 %

Revenus compris entre 19 224 € et 28 836 € (entre 40 % et 60 % du PASS)

Taux progressif de 1,50 % à 4 %

Revenus compris entre 28 836 € et 52 866 € (entre 60 % et 110 % du PASS)

Taux progressif de 4 % à 6,50 %

Revenus compris entre 52 866 € et 96 120 € (entre 110 % et 200 % du PASS)

Taux progressif de 6,50 % à 7,70 %

Revenus compris entre 96 120 € et 144 180 € (entre 200 % et 300 % du PASS)

Taux progressif de 7,70 % à 8,50 %

Part des revenus supérieure à 144 180 € (300 % du PASS)

6,50 %

Maladie 2 (indemnités journalières maladie)

Revenus dans la limite de 240 300 € (5 PASS)

0,50 %

Allocations familiales

Revenus inférieurs à 52 866 € (110 % du PASS)

0 %

Revenus compris entre 52 866 € et 67 284 € (entre 110 % et 140 % du PASS)

Taux progressif de 0 % à 3,10 %

Revenus supérieurs à 67 284 € (140 % du PASS)

3,10 %

Retraite de base

Revenus dans la limite de 48 060 € (1 PASS)

17,87 %

Part des revenus supérieure à 48 060 € (1 PASS)

0,72 %

Retraite complémentaire

Revenus dans la limite de 48 060 € (1 PASS)

8,10 %

Part des revenus comprise entre 48 060 € et 192 240 € (entre 1 et 4 PASS)

9,10 %

Invalidité – décès

Revenus dans la limite de 48 060 € (1 PASS)

1,30 %

CSG / CRDS

Revenus d’activité soumis à la nouvelle assiette sociale

9,70 %

Revenus de remplacement

6,70 %

Contribution à la formation professionnelle*

Sur la base de 48 060 € (1 PASS)

  • 0,25 % pour le commerçant ou le professionnel libéral non réglementé, soit 120 €

  • 0,34 % en présence d’un conjoint collaborateur, soit 163 €

  • 0,29 % pour l’artisan, soit 139 €

*Contribution due au titre de 2026 et payable en novembre 2026.

2/ Assiette et cotisations minimales

En cas de revenus déficitaires ou inférieurs à certains seuils, des cotisations minimales peuvent être dues. Elles ne s’appliquent notamment pas aux bénéficiaires du RSA ou de la prime d’activité, sauf demande contraire.

Cotisation

Assiette minimale

Montant annuel minimal

Maladie 2 (indemnités journalières maladie)

19 224 € (40 % du PASS)

0,50 %, soit 96 €

Retraite de base

5 409 € (450 heures de Smic)

17,87 %, soit 967 €

Invalidité – décès

5 527 € (11,5 % du PASS)

1,30 %, soit 72 €

Contribution à la formation professionnelle*

48 060 € (1 PASS)

120 € pour le commerçant ou le professionnel libéral non réglementé
139 € pour l’artisan
163 € en présence d’un conjoint collaborateur

* Due au titre de 2026 et payable en novembre 2026.

Il n’existe pas de cotisation minimale pour la maladie-maternité 1, la retraite complémentaire, les allocations familiales ou la CSG-CRDS.

3/ Début d’activité : cotisations et assiettes 2026

En cas de création d’entreprise en 2026, l’exonération Acre peut être accordée, sous conditions, pendant 12 mois.

Exonération Acre selon les revenus

Montant du revenu

Nature de l’exonération

Revenu inférieur ou égal à 36 045 € (75 % du PASS)

Exonération égale au quart du montant des cotisations maladie-maternité, indemnités journalières, allocations familiales, retraite de base et invalidité-décès

Revenu supérieur à 36 045 € et inférieur à 48 060 €

Exonération dégressive

Revenu supérieur ou égal à 48 060 € (1 PASS)

Pas d’exonération

Durant cette période, les cotisations non exonérées sont calculées sur une base forfaitaire, proratisée en cas de début d’activité en cours d’année, à l’exception de la contribution à la formation professionnelle qui demeure forfaitaire.

Cotisations non exonérées calculées sur une base forfaitaire

Cotisation

Assiette

Taux / montant annuel

Retraite complémentaire

9 131 € (19 % du PASS)

8,10 %, soit 740 €

CSG / CRDS

9 131 € (19 % du PASS)

9,70 %, soit 886 €

Formation professionnelle (CFP)

48 060 € (1 PASS)

120 € : commerçant ou professionnel libéral non réglementé
139 € : artisan
163 € : commerçant ou professionnel libéral non réglementé avec conjoint collaborateur

Un complément de cotisations peut être réclamé en 2027 lors de la régularisation effectuée sur la base des revenus définitifs de 2026.

Montant des cotisations de 1re année d’activité en 2026 sans exonération Acre

Cotisation

Règles et base de calcul

Montant de la cotisation

Retraite de base

9 131 € (19 % du PASS) au taux de 17,87 %

1 632 €

Retraite complémentaire

9 131 € (19 % du PASS) au taux de 8,10 %

740 €

Invalidité – décès

9 131 € (19 % du PASS) au taux de 1,30 %

119 €

Maladie 1

9 131 € (19 % du PASS)

0 €

Maladie 2 (indemnités journalières)

19 224 € (40 % du PASS) au taux de 0,50 %

96 €

Allocations familiales

9 131 € (19 % du PASS)

0 €

CSG / CRDS

9 131 € (19 % du PASS) au taux de 9,70 %

886 €

Montant total des cotisations
(hors contribution à la formation professionnelle)

3 473 €
(+ CFP)

Au titre de 2026, la contribution à la formation professionnelle est assise sur 48 060 € et payable en novembre 2026 : 120 € pour le commerçant ou le professionnel libéral non réglementé, 139 € pour l’artisan et 163 € en présence d’un conjoint collaborateur.

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C’est l’histoire d’un investisseur qui ne fait pas que perdre son travail…

31 juillet 2026

Un couple a acheté un logement qu’il s’est engagé à louer pendant 9 ans pour bénéficier, toutes conditions ici remplies, de l’avantage fiscal prévu dans une telle situation. Mais, parce que l’époux a perdu son travail, le couple vend le logement, 3 ans après son achat…

Une vente qui rompt l’engagement de location pris par le couple et remet en cause le bénéfice de l’avantage fiscal, estime l’administration fiscale... « Non ! », rétorque le couple : le licenciement est un motif légal de rupture de l’engagement de location qui ne remet pas en cause l’avantage fiscal... Sauf qu’il ne s’agit pas ici d’un licenciement, mais d’une résiliation amiable du contrat de travail, conteste l’administration : la rupture du contrat de travail de l’époux est intervenue dans le cadre d’un plan de départs volontaires, auquel il a adhéré, intégré à un plan de sauvegarde de l’emploi…

Ce que confirme le juge : il y a bien ici une rupture de l’engagement de location, laquelle remet en cause l’avantage fiscal.

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Cotisations sociales des salariés - Année 2026

01 juin 2026

Tableau récapitulatif des principaux taux de cotisations et contributions sociales applicables en 2026 aux salariés du secteur privé. 

Ce tableau présente les taux de droit commun applicables en métropole. Des règles particulières peuvent s’appliquer selon l’activité, la localisation, l’effectif, le statut du salarié, la convention collective ou les exonérations dont bénéficie l’employeur.

Cotisation ou contribution

Employeur

Salarié

Total

Base de calcul

CSG et CRDS

CSG non déductible

2,40 %

2,40 %

98,25 % du salaire brut dans la limite de 4 plafonds annuels de la Sécurité sociale, soit 192 240 € en 2026.

L’abattement de 1,75 % ne s’applique plus au-delà de cette limite. Certaines contributions patronales de prévoyance ou de complémentaire santé sont intégrées sans abattement.

CSG déductible

6,80 %

6,80 %

CRDS

0,50 %

0,50 %

Cotisations de Sécurité sociale

Maladie, maternité, invalidité et décès (1)

13 %
7 % dans certains cas particuliers


hors régime local et situations particulières

13 %
ou 7 %

Montant total du salaire brut

Contribution solidarité autonomie — CSA

0,30 %

0,30 %

Montant total du salaire brut

Allocations familiales (1)

5,25 %
3,45 % dans certains cas particuliers

5,25 %
ou 3,45 %

Montant total du salaire brut

Assurance vieillesse plafonnée

8,55 %

6,90 %

15,45 %

Dans la limite du plafond de la Sécurité sociale : 4 005 € par mois et 48 060 € par an

Assurance vieillesse déplafonnée

2,11 %

0,40 %

2,51 %

Montant total du salaire brut

Accidents du travail et maladies professionnelles

Variable

Variable

Montant total du salaire brut.
Taux notifié à l’établissement par la Carsat, la Cramif ou la CGSS.

Contribution au Fonds national d’aide au logement — Fnal (2)

Fnal — employeur de moins de 50 salariés

0,10 %

0,10 %

Dans la limite du plafond de la Sécurité sociale

Fnal — employeur de 50 salariés et plus

0,50 %

0,50 %

Montant total du salaire brut

Assurance chômage, AGS et Apec

Contribution d’assurance chômage (3)

4,00 %

4,00 %

Dans la limite de 4 plafonds de la Sécurité sociale, soit 16 020 € par mois et 192 240 € par an

Cotisation AGS (4)

0,25 %

0,25 %

Dans la limite de 4 plafonds de la Sécurité sociale, soit 192 240 € par an

Apec — salariés cadres

0,036 %

0,024 %

0,060 %

Rémunération des cadres dans la limite de 4 plafonds de la Sécurité sociale

Retraite complémentaire Agirc-Arrco — taux effectifs d’appel

Agirc-Arrco — tranche 1

4,72 %

3,15 %

7,87 %

Rémunération comprise entre 0 et 1 plafond de la Sécurité sociale

Agirc-Arrco — tranche 2

12,95 %

8,64 %

21,59 %

Fraction de rémunération comprise entre 1 et 8 plafonds de la Sécurité sociale

Contribution d’équilibre général — CEG tranche 1

1,29 %

0,86 %

2,15 %

Tranche 1

Contribution d’équilibre général — CEG tranche 2

1,62 %

1,08 %

2,70 %

Tranche 2

Contribution d’équilibre technique — CET (5)

0,21 %

0,14 %

0,35 %

Tranches 1 et 2 lorsque la rémunération excède 1 plafond de la Sécurité sociale

Autres cotisations et contributions patronales

Forfait social sur les contributions patronales de prévoyance complémentaire (6)

8,00 %

8,00 %

Contributions patronales de prévoyance complémentaire exonérées de cotisations de Sécurité sociale mais assujetties à la CSG

Versement mobilité, versement mobilité additionnel et, le cas échéant, versement mobilité régional et rural

Variable

Variable

Montant total du salaire brut.
Contribution susceptible d’être due par les employeurs de 11 salariés et plus selon la zone géographique.

Contribution patronale au dialogue social

0,016 %

0,016 %

Montant total du salaire brut

Formation, apprentissage et logement

Taxe d’apprentissage — part principale (7)

0,59 %

0,59 %

Masse salariale soumise à la taxe d’apprentissage

Taxe d’apprentissage — solde (8)

0,09 %

0,09 %

Masse salariale soumise à la taxe d’apprentissage

Contribution à la formation professionnelle — employeur de moins de 11 salariés

0,55 %

0,55 %

Montant total du salaire brut

Contribution à la formation professionnelle — employeur de 11 salariés et plus

1,00 %

1,00 %

Montant total du salaire brut

Contribution CPF-CDD (9)

1,00 %

1,00 %

Rémunérations versées aux salariés en CDD concernés

Participation des employeurs à l’effort de construction — PEEC

0,45 %

0,45 %

Rémunérations versées par les employeurs assujettis d’au moins 50 salariés

Taxe sur les salaires — métropole (10)

Taxe sur les salaires — taux normal

4,25 %

4,25 %

Fraction de rémunération individuelle annuelle jusqu’à 9 229 €

Taxe sur les salaires — premier taux majoré

8,50 %

8,50 %

Fraction comprise entre 9 229 € et 18 423 €

Taxe sur les salaires — second taux majoré

13,60 %

13,60 %

Fraction excédant 18 423 €

Notes et cas particuliers

  1. Maladie et allocations familiales : depuis le 1er janvier 2026, les réductions générales des taux maladie et allocations familiales sont, pour l’essentiel, intégrées à la réduction générale dégressive unique — RGDU. Les taux réduits de 7 % et 3,45 % restent notamment applicables à certaines rémunérations bénéficiant d’exonérations spécifiques ou à certains régimes particuliers.
  2. Le franchissement à la hausse du seuil de 50 salariés produit en principe ses effets lorsque ce seuil a été atteint ou dépassé pendant cinq années civiles consécutives.
  3. Le taux de la contribution d’assurance chômage peut être modulé dans les entreprises relevant du dispositif de bonus-malus. Le taux effectivement applicable peut alors différer du taux de droit commun de 4 %.
  4. Le taux de l’AGS est fixé à 0,25 %. Pour les entreprises de travail temporaire, le taux applicable aux salariés intérimaires est fixé à 0,03 %.
  5. La CET est due dès lors que la rémunération du salarié excède le plafond de la Sécurité sociale. Elle est alors calculée sur la totalité des tranches 1 et 2.
  6. Le forfait social de 8 % sur les contributions patronales de prévoyance complémentaire est dû par les entreprises de 11 salariés et plus.
  7. Pour les établissements situés dans le Bas-Rhin, le Haut-Rhin ou la Moselle, le taux de la part principale de la taxe d’apprentissage est fixé à 0,44 %.
  8. Le solde de 0,09 % de la taxe d’apprentissage n’est pas dû par les établissements situés dans le Bas-Rhin, le Haut-Rhin ou la Moselle.
  9. Certains contrats à durée déterminée sont exclus de l’assiette de la contribution CPF-CDD.
  10. La taxe sur les salaires concerne principalement les employeurs qui ne sont pas assujettis à la TVA ou qui ne l’ont pas été sur au moins 90 % de leur chiffre d’affaires.

Régime local d’Alsace-Moselle : une cotisation salariale maladie supplémentaire de 1,30 % est susceptible d’être due par les salariés relevant du régime local.

Salariés non fiscalement domiciliés en France : des cotisations salariales maladie particulières peuvent être dues lorsque les conditions d’assujettissement à la CSG et à la CRDS ne sont pas remplies.

La contribution supplémentaire à l’apprentissage peut être due par les entreprises d’au moins 250 salariés qui n’atteignent pas le seuil requis de salariés en contrat favorisant l’insertion professionnelle. Son taux dépend du ratio d’alternants atteint par l’entreprise.

Plafonds et tranches applicables en 2026

  • Plafond mensuel de la Sécurité sociale — PMSS : 4 005 €.
  • Plafond annuel de la Sécurité sociale — PASS : 48 060 €.
  • 4 plafonds mensuels : 16 020 €.
  • 4 plafonds annuels : 192 240 €.
  • 8 plafonds mensuels : 32 040 €.
  • 8 plafonds annuels : 384 480 €.
  • Tranche 1 Agirc-Arrco : de 0 à 4 005 € par mois, soit de 0 à 48 060 € par an.
  • Tranche 2 Agirc-Arrco : fraction comprise entre 4 005 € et 32 040 € par mois, soit entre 48 060 € et 384 480 € par an.

Réduction générale dégressive unique - RGDU

Depuis le 1er janvier 2026, la réduction générale des cotisations patronales et les réductions générales des taux maladie et allocations familiales sont regroupées dans la réduction générale dégressive unique (dite RGDU)

La RGDU est maximale au niveau du Smic, diminue progressivement lorsque la rémunération augmente et cesse de s’appliquer lorsque la rémunération atteint trois fois le Smic de référence.

Pour le calcul de la RGDU au titre de l’année 2026, la valeur du Smic retenue est celle applicable au 1er janvier 2026, soit :

  • Smic horaire brut : 12,02 € ;
  • Smic mensuel brut pour 35 heures hebdomadaires : 1 823,03 € ;
  • Smic annuel brut de référence pour un salarié à temps plein : environ 21 876,40 €, sous réserve des règles d’ajustement propres à la durée du travail et aux absences.

La formule générale du coefficient est la suivante :

Coefficient = Tmin + Tdelta × [0,5 × ((3 × Smic annuel de référence / rémunération annuelle brute) − 1)] 1,75

Le coefficient est plafonné à sa valeur maximale. La réduction est nulle lorsque la rémunération atteint ou dépasse trois fois le Smic annuel de référence.

Effectif de l’entreprise

Tmin

Tdelta

Coefficient maximal

Moins de 50 salariés

0,0200

0,3781

0,3981

50 salariés et plus

0,0200

0,3821

0,4021

Les paramètres de la RGDU doivent être adaptés lorsque les taux de cotisations effectivement dus par l’employeur sont inférieurs aux taux de droit commun, notamment pour certaines professions, exonérations ou régimes spéciaux.

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Tout secteur
Actu Fiscale

ZRR : un peu plus de souplesse pour les entreprises encore exonérées

29 juillet 2026 - 2 minutes

Les anciennes zones de revitalisation rurale (ZRR) ont disparu depuis le 1er juillet 2024, remplacées par les zones France ruralités revitalisation (ZFRR). Pour autant, les entreprises qui bénéficient encore des exonérations accordées au titre des anciennes ZRR ne sont pas oubliées. Elles profitent désormais d'un assouplissement de leurs conditions d'application. Explications…

Rédigé par l'équipe WebLex.

ZRR : des exonérations qui continuent… sous conditions

La disparition des ZRR au 1er juillet 2024 n'a pas remis en cause les avantages accordés aux entreprises qui s'y étaient installées ou qui y avaient repris une activité avant cette date.

Ces entreprises peuvent donc continuer à bénéficier, selon leur situation, de l'exonération d'impôt sur les bénéfices dont elles disposent, ainsi que, le cas échéant, des exonérations de fiscalité locale qui leur ont été accordées, jusqu'au terme prévu.

Une activité partiellement exercée hors zone désormais admise

Jusqu'à présent, les entreprises exerçant une activité sédentaire devaient, en principe, exercer l'ensemble de leur activité en ZRR pour conserver le bénéfice de leur exonération d'impôt sur les bénéfices.

Désormais, elles pourront réaliser jusqu'à 25 % de leur chiffre d'affaires en dehors d'une ZRR ou d'une ZFRR sans perdre entièrement cet avantage.

Dans cette hypothèse, seule la fraction des bénéfices correspondant au chiffre d'affaires réalisé hors de ces zones sera imposée dans les conditions de droit commun, le reste continuant de bénéficier de l'exonération.

Cette mesure d’assouplissement s’applique à l’impôt sur le revenu dû à compter de l’année 2026 et à l’impôt sur les sociétés dû au titre des exercices clos à compter du 21 février 2026.

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Logement intermédiaire, TVA et VEFA : des précisions utiles

29 juillet 2026 - 2 minutes

La cession d'un contrat de vente en l'état futur d'achèvement (VEFA) pouvait susciter des interrogations lorsque l'opération bénéficiait du taux réduit de TVA de 10 % applicable au logement intermédiaire. Il vient d’être confirmé que ce transfert n'entraîne pas, à lui seul, la remise en cause de cet avantage, sous certaines conditions : lesquelles ?

Rédigé par l'équipe WebLex.

Transfert d’un contrat de VEFA : pas d’interruption du bénéfice du taux réduit de TVA, sous conditions

Dans le cadre d'une opération de logement intermédiaire, les livraisons de logements neufs peuvent, sous conditions, bénéficier du taux réduit de TVA de 10 %.

Mais qu'en est-il lorsque l'acquéreur cède son contrat de VEFA avant l'achèvement de l'immeuble ?

L'administration confirme que ce transfert n'a pas pour effet de remettre en cause le taux réduit déjà appliqué sur les appels de fonds réglés au promoteur, à condition que le nouvel acheteur continue lui-même à remplir les conditions requises pour bénéficier de ce dispositif.

Il est également précisé que le vendeur peut déduire, dans les conditions de droit commun, la TVA à 10 % acquittée sur les appels de fonds déjà versés au promoteur. En effet, cette taxe constitue la TVA ayant grevé une opération imposable réalisée lors de la cession du contrat de VEFA.

Enfin, l'administration confirme que le promoteur peut poursuivre l'application du taux réduit de TVA de 10 % sur les appels de fonds restant à émettre après la cession du contrat.

Là encore, cette possibilité est subordonnée au respect, par le nouvel acquéreur, de l'ensemble des conditions ouvrant droit au dispositif applicable au logement intermédiaire.

En résumé, la cession d'un contrat de VEFA n'entraîne pas automatiquement la perte du bénéfice du taux réduit de TVA applicable au logement intermédiaire.

Si le nouvel acheteur remplit toujours les conditions du dispositif, le taux réduit est maintenu pour les échéances déjà réglées comme pour celles restant à payer, et le vendeur conserve son droit à déduction de la TVA supportée.

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Facturation électronique : quel sort pour les factures reçues plusieurs fois ?

29 juillet 2026 - 2 minutes

Au démarrage de la facturation électronique, une même facture pourra exceptionnellement être reçue par plusieurs canaux (plateforme agréée, mail, PDF, etc.). Comment éviter les erreurs de traitement ? Voici les bons réflexes à adopter…

Rédigé par l'équipe WebLex.

Facture en double : identifier le doublon avant tout traitement

Recevoir plusieurs exemplaires d'une même facture ne signifie pas qu'il faut tous les traiter.

L'administration rappelle qu'une même facture ne doit donner lieu ni à un double paiement, ni à une double comptabilisation, ni à une double déduction de TVA.

La 1re étape consiste donc à vérifier s'il s'agit bien d'une seule et même facture transmise par plusieurs canaux.

Pour cela, il est recommandé de comparer les principales informations figurant sur les documents reçus : numéro de facture, identité du fournisseur et du client, date, montant HT, montant de TVA et montant TTC. Lorsque ces éléments concordent, il s'agit normalement d'un simple doublon.

Ne conserver qu'une seule facture de référence

Une fois le rapprochement effectué, l'entreprise a intérêt à désigner un seul exemplaire comme facture de référence et à poursuivre le circuit habituel de validation, de comptabilisation et de paiement sur cette seule base.

Les autres exemplaires pourront être identifiés comme des copies, des doublons ou des duplicatas afin d'éviter tout traitement multiple.

Lorsque ce double envoi résulte d'une régularisation ou d'un incident intervenu au démarrage de la réforme de la facturation électronique, il est conseillé de conserver une trace des vérifications effectuées. Cette traçabilité permettra de démontrer qu'une seule facture a été comptabilisée, réglée et, le cas échéant, prise en compte pour la déduction de la TVA.

En revanche, si un doute subsiste sur le fait qu'il s'agisse réellement de la même facture, l'entreprise devra se rapprocher de son fournisseur ou de sa plateforme agréée afin de clarifier la situation, sans pour autant bloquer l'ensemble de son processus de traitement.

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C’est l’histoire d’un investisseur qui ne fait pas que perdre son travail…

Durée : 02:34
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C’est l’histoire d’un propriétaire qui surveille sa boite aux lettres…

30 juillet 2026

Un propriétaire fait construire 2 maisons, mais, faute d’avoir les autorisations requises, leur destruction est réclamée par l’administration. Pour éviter d’en arriver là, il lui soumet une demande de permis de construire rectificatif, que l’administration va refuser…

Sauf qu’elle a envoyé son courrier de refus plus de 2 mois après sa demande, conteste le propriétaire qui s’estime, dès lors, titulaire d’un permis de construire tacite… Ce que conteste l’administration : elle lui a fait parvenir un courrier de refus dans le délai de 2 mois, comme le prouve le cachet de La Poste… Un cachet qui prouve que le courrier a été pris en charge par La Poste, mais pas qu’il a été présenté chez lui dans les temps, fait remarquer le propriétaire…

Ce que confirme le juge : c’est bien la présentation du courrier à l’intéressé qui doit intervenir dans les 2 mois. Le cachet attestant de la prise en charge du courrier par La Poste ne suffit pas à démontrer qu’il a bien été présenté dans les temps…

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Contrôle fiscal surprise : une mauvaise surprise pour les terminaux de paiement ?

30 juillet 2026

Le gérant d'un restaurant reçoit la visite, à l'improviste, d'un agent de l'administration fiscale. Celui-ci lui demande de lui présenter les terminaux de paiement utilisés par son établissement afin d'en relever les références, ainsi que les identifiants des comptes bancaires sur lesquels sont versés les fonds encaissés. 

Surpris, le gérant se demande si un tel contrôle inopiné est possible.

D'après vous ?

La bonne réponse est... Oui

L'administration fiscale peut désormais effectuer des contrôles inopinés portant non seulement sur les logiciels et systèmes de caisse, mais aussi sur les terminaux et systèmes de paiement électronique utilisés pour encaisser les règlements des clients, qu'ils soient ou non reliés à une caisse enregistreuse. À cette occasion, les agents peuvent notamment relever les références des équipements utilisés, ainsi que les comptes bancaires sur lesquels sont versés les paiements. 

Attention : le refus de présenter tout ou partie des terminaux ou systèmes de paiement électronique est passible d'une amende de 7 500 € par appareil non présenté.

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