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Prêt Touch : pour qui ? Pour quoi ?

Date de mise à jour : 09/07/2021 Date de vérification le : 08/11/2023 5 minutes

Bpifrance propose divers dispositifs de soutien, dont certains sont dédiés aux entreprises dont l’activité relève des secteurs du cinéma et de l’audiovisuel. Parmi ceux-ci figure le prêt Touch : de quoi s’agit-il ? Quelles sont ses modalités d’octroi ?

Rédigé par l'équipe WebLex.
Prêt Touch : pour qui ? Pour quoi ?

Prêt Touch : pour qui ?

De quoi s’agit-il ? Le prêt Touch est un prêt accordé par la Bpifrance aux PME créées depuis plus d’1 an qui sont dites financièrement saines.

Le saviez-vous ?

Il vise à soutenir les entreprises relevant du secteur des industries créatives qui remplissent certains critères alternatifs, parmi lesquels figurent :

  • un code NAF spécifique (dont le détail est disponible ici en fin de page) ;
  • l’obtention d’un prix ou d’un label associé aux industries créatives et culturelles, et notamment le label Entreprise du Patrimoine Vivant ;
  • le bénéfice de crédits d’impôt et taxes liés aux industries créatives et culturelles.

À noter. La dernière phase de cette aide est le prêt Touch 3.


Prêt Touch : pour quelles dépenses ?

Dépenses visées. Le prêt Touch doit servir à financer diverses dépenses immatérielles supportées par l’entreprise, dont :

  • les besoins de trésorerie et l’augmentation exceptionnelle du besoin en fonds de roulement générés par des difficultés conjoncturelles dans l'attente d'un retour à des conditions normales d'exploitation ;
  • les dépenses de développement (comme la création d’une collection ou d’un prototype) et les investissements immatériels ;
  • les équipements, mobiliers, matériels, équipements numériques liés à ces développements ;
  • le financement du Besoin en Fonds de Roulement (BFR) lié au cycle de création ;
  • les dépenses de recrutement de personnes clés pour développer l’activité ;
  • la protection des marques ;
  • les dépenses liées à la relation client (site internet, logiciel CRM, etc.) et au lancement/soutien de la marque ;
  • les réponses aux appels d’offre ;
  • les dépenses de communication et marketing, campagnes, défilés, expositions, réseaux sociaux, etc.


Prêt Touch : combien ? Combien de temps ?

Montant du prêt. Le montant du prêt oscille entre 50 000 € et 2 Mds d’€, dans la limite des fonds propres et quasi-fonds propres de l’entreprise.

Le saviez-vous ?

Il est prioritairement associé à un financement extérieur, à raison de 1 pour 1, qui peut notamment prendre la forme :

  • d’apports en capital des actionnaires et/ou de sociétés de capital-investissement ;
  • d’un concours bancaire d’une durée de 5 ans minimum ;
  • d’un financement participatif, de type crowdfunding.

Prêt Touch : combien de temps ? La durée du prêt s’étale sur une durée de 10 ans, dont 2 ans de différé d’amortissement en capital.

En détails. En pratique, le remboursement du prêt prend la forme d’échéances trimestrielles à terme échu.


Prêt Touch : comment ?

Point important, l’octroi du prêt ne nécessite aucune sûreté sur les actifs de l’entreprise ou sur le patrimoine du dirigeant.

Mais… Bpifrance peut demander la mise en place d’une assurance décès-invalidité sur la tête du dirigeant de l’entreprise (ce que l’on appelle généralement une « assurance homme-clé »).

Comment l’obtenir ? Contactez l’antenne de Bpifrance la plus proche de chez vous, via le lien suivant : https://www.bpifrance.fr/Contactez-nous.

À retenir

Si l’activité de votre entreprise relève des industries créatives et culturelles, elle a peut-être la possibilité d’obtenir un prêt Touch octroyé par Bpifrance. Attention toutefois à remplir l’ensemble des conditions nécessaires pour cela !

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Le point sur le prêt d’honneur « Renfort »

Date de mise à jour : 09/03/2021 Date de vérification le : 10/11/2023 5 minutes

Dans le cadre du plan de relance mis en place par le Gouvernement, la Bpifrance vient de lancer un nouveau prêt d’honneur « Renfort », destiné aux jeunes entreprises désireuses de consolider leurs fonds propres. Que faut-il savoir à son sujet ?

Rédigé par l'équipe WebLex.
Le point sur le prêt d’honneur « Renfort »

Prêt d’honneur « Renfort » : pour quoi ? Pour qui ?

Le contexte. Bpifrance vient de lancer un nouveau dispositif de prêt d’honneur, destiné à renforcer les fonds propres ou quasi-fonds propres (c’est-à-dire les capitaux à disposition) des jeunes entreprises.

Le saviez-vous ?

Les prêts d’honneur sont des formes de prêts sans intérêts ni garanties, que l’emprunteur s’engage à rembourser « sur l’honneur ». Ils sont principalement destinés aux entrepreneurs qui ne disposent pas d’un apport personnel suffisant pour obtenir un emprunt bancaire.

Pour qui ? Le prêt d’honneur « Renfort » est destiné aux personnes physiques qui résident fiscalement en France et qui ont besoin de renforcer les fonds propres de leur entreprise.

Quelles conditions pour l’entrepreneur ? Pour prétendre au prêt, le demandeur doit remplir l’ensemble des conditions suivantes :

  • il est le représentant légal actionnaire ou actionnaire majoritaire de l’entreprise ;
  • il a bénéficié d’un financement ou d’une garantie par un réseau de financement de la création (tels que les prêts d’honneur, la garantie France Active, ou encore le microcrédit Adie) entre le 1er juin 2016 et le 31 décembre 2020 ;
  • il n’est pas inscrit au Fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers (FICP).

Quelles conditions pour l’entreprise ? L’entreprise doit également remplir les conditions suivantes :

  • elle constitue une entreprise avec capitaux propres (SARL, EURL, SAS ou SA) : sont donc exclues les entreprises individuelles, les sociétés en nom collectif (SNC), les associations, les fondations ou les sociétés civiles immobilières (SCI) ;
  • elle a été créée avant le 1er mars 2020 et a moins de 5 ans ;
  • son activité ne relève pas des secteurs de l'exportation, l’agriculture, la pêche et aquaculture, la promotion et location immobilière ou l’intermédiation financière ;
  • elle ne fait pas ou n’est pas susceptible de faire l’objet d’une procédure collective d’insolvabilité.


Prêt d’honneur « Renfort » : combien ? Comment ?

Quelles caractéristiques ? Le prêt d’honneur « Renfort » est à taux zéro, et ne nécessite pas l’octroi de garantie sur les actifs de l’entreprise ou de son dirigeant.

Quelle durée ? Sa durée peut varier entre 1 et 7 ans, avec un différé d’amortissement qui peut aller de 0 à 24 mois.

Combien ? Son montant est compris entre 1 000 € et 30 000 €.

Comment ? Le demandeur doit obligatoirement être accompagné par un opérateur désigné par la région du porteur de projet, et être en cofinancement bancaire ou assimilé d’un montant au moins égal au prêt accordé.

Attention ! Notez que ce cofinancement peut avoir été obtenu à compter du 1er mars 2020, et constitue une condition suspensive à l’octroi du prêt.

Bon à savoir. Point important, l’octroi du prêt d’honneur n’occasionne aucun frais de dossier.

Qui contacter ? Le demandeur doit contacter l’un des réseaux d’accompagnement et de financement suivants :

  • Adie ;
  • Initiative France ;
  • France Active ;
  • Réseau Entreprendre.

À retenir

Le prêt d’honneur Renfort peut vous permettre de renforcer les fonds propres de votre entreprise. Attention toutefois à remplir les conditions nécessaires pour l’obtenir !

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Bénéficier du microcrédit professionnel

Date de mise à jour : 15/12/2021 Date de vérification le : 10/11/2023 3 minutes

Il est possible de bénéficier d’une aide financière appelée « microcrédit professionnel ». Quelles sont les conditions à remplir pour en bénéficier ? Quel est le montant de l’aide financière ? Quelles sont les opérations éligibles à cette aide ?

Rédigé par l'équipe WebLex.
Bénéficier du microcrédit professionnel

Microcrédit professionnel : pour qui ?

Quel est l’objectif du microcrédit professionnel ? L’objectif du microcrédit professionnel est de soutenir les créateurs et les développeurs d’entreprises n’ayant pas accès au crédit bancaire.

Qui peut en bénéficier ? Peuvent bénéficier du microcrédit professionnel les structures n’ayant pas accès au crédit bancaire :

  • peu importe le type d’activité : vente sur les marchés, prestations de service, artisanat, BTP, commerçant, CHR, etc. ;
  • peu importe le statut ou le régime de l’entreprise : autoentrepreneur, entreprise individuelle, SARL, etc.

Nécessité d’un garant. Il faut qu’une personne se porte garante à hauteur de 50% du montant emprunté.


Microcrédit professionnel : pour quoi ?

Quel est le montant de l’aide ? Le montant de l’aide est au maximum de 12 000 €. La durée maximale du remboursement est de 5 ans.

Qui délivre le prêt ? Le prêt est délivré par un organisme habilité, à savoir :

  • l’Adie et Créa-Sol ;
  • des réseaux bancaires agréés ;
  • des réseaux spécialisés dans le financement et l’accompagnement de la création d’entreprise : France active, Initiative France, Réseau Entreprendre ou encore BGE ;
  • des structures associatives locales : Familles rurales, Secours Catholique, Croix rouge française, les missions locales, etc.,

Quelles sont les opérations éligibles ? Sont éligibles au microcrédit professionnel les créations d’entreprises et les développements d’entreprises.

À retenir

À l’occasion d’une création ou d’un développement d’entreprise, il est possible de bénéficier d’un microcrédit professionnel dont le montant maximal est de 10 000 €. Il est délivré par l’ADIE et doit être remboursé sous 2 ans au maximum.

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Bénéficier du « Nouvel accompagnement pour la création et la reprise d’entreprise » (NACRE)

Date de mise à jour : 25/01/2022 Date de vérification le : 25/01/2022 7 minutes

A l’occasion de la création ou de la reprise d’une entreprise, un dirigeant peut bénéficier d’une aide financière : le Nacre. Qui peut en bénéficier ? Quel est le montant de l’aide ? Quelles sont les conditions qu’il faut respecter ?

Rédigé par l'équipe WebLex.
Bénéficier du « Nouvel accompagnement pour la création et la reprise d’entreprise » (NACRE)

NACRE : pour qui, pour quoi ?

Un « nacr… onyme ». L’acronyme « Nacre » signifie Nouvel accompagnement pour la création et la reprise d’entreprise. Il permet à son bénéficiaire de profiter d’une aide au montage du projet de création ou de reprise, à la structuration financière et au démarrage de l'activité.

Qui peut en bénéficier ? Sont éligibles au Nacre :

  • les demandeurs d'emploi bénéficiaires de l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) ou de l'allocation de sécurisation professionnelle (ASP) ;
  • les demandeurs d'emploi non indemnisés, inscrits depuis 6 mois sur la liste des demandeurs d'emploi au cours des 18 derniers mois ;
  • les bénéficiaires du RSA, de l'allocation de solidarité spécifique (ASS) ou de l'allocation temporaire d'attente (Ata) ;
  • les personnes de 18 à 25 ans révolus ;
  • les personnes de moins de 30 ans non indemnisées par l'assurance chômage ou reconnues handicapées ;
  • les personnes salariées ou licenciées d’une entreprise en sauvegarde de justice, en redressement judiciaire ou en liquidation judiciaire ;
  • les personnes sans emploi titulaire d’un contrat d’appui au projet d’entreprise (CAPE) ;
  • les personnes qui créent ou reprennent une entreprise dans un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPPV) ;
  • les personnes qui perçoivent la prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE);
  • les personnes de 50 ans et plus inscrites sur la liste des demandeurs d'emploi ;

Quelles sont les opérations éligibles ? Pour bénéficier du Nacre, il faut créer ou reprendre une entreprise.

Une aide financière. Dans le cadre du Nacre, le dirigeant peut obtenir un prêt à taux zéro d’un montant de 1 000 € à 10 000 €, d’une durée de 5 ans maximum.

Le saviez-vous ?

Le prêt est attribué après un audit du projet du dirigeant. Il doit être couplé avec un prêt bancaire dont le montant et la durée sont supérieurs ou égaux au montant et à la durée du prêt à taux zéro.


NACRE : comment bénéficier de l’aide ?

Faire la demande. Pour demander le bénéfice du dispositif NACRE, le demandeur doit faire sa demande auprès de l’opérateur conventionné qu’il choisit sur une liste proposée par la Direccte.

3 phases à connaître. L’obtention et le bénéfice du Nacre se déroulent en 3 phases. S’il existe des conditions spécifiques pour chacune des phases, des conditions générales sont tout de même à respecter.

Conditions générales. Pour bénéficier du Nacre, le bénéficiaire doit :

  • montrer qu'il maîtrise déjà en partie les grands équilibres économiques et financiers du projet dont une préfiguration suffisante en termes de produit(s), clients, fournisseurs, et besoins d'équipement, d'investissement, de financement, etc.je pense que la phrase n’est pas finie… ;
  • passer d'une phase à l'autre de l'accompagnement dans un délai de 4 semaines maximum ;
  • prendre contact lui-même avec l’opérateur d’accompagnement ;
  • ne pas dépasser un délai de 9 mois entre l'entrée en phase 1 et l'immatriculation de l'entreprise.

Contenu de la phase 1. La phase 1 comporte une aide au montage pour permettre au dirigeant de finaliser techniquement son projet de création ou de reprise d’entreprise. Cette phase dure 4 mois pour un projet de création et 6 mois pour un projet de reprise.

Contenu de la phase 2. La phase 2 comporte une aide à la structuration financière du projet pour aider le dirigeant à présenter son projet à une banque. Cette phase dure 4 mois pour un projet de création et 6 mois pour projet de reprise.

Contenu de la phase 3. La phase 3 comporte une aide au démarrage et au développement pour permettre au dirigeant d’anticiper les difficultés de démarrage. Cette phase dure 36 mois au total, décomposés en 3 périodes de 12 mois, à compter de l’immatriculation de l’entreprise.

Le saviez-vous ?

Depuis le 1er janvier 2017, le Nacre est une compétence régionale. Auparavant, c’était l’Etat qui délivrait cette aide. Ce transfert de compétence a une conséquence qu’il ne faut pas négliger :

  • les personnes bénéficiant d’un accompagnement au 31 décembre 2016 continuent d’être accompagnées par l’Etat jusqu’à la fin de la phase en question ;
  • à compter de la phase suivante, les bénéficiaires du Nacre doivent s’adresser aux services compétents du Conseil régional dont ils dépendent.

A retenir

Si vous êtres créateur ou repreneur d’une entreprise, vous pouvez être éligible au Nacre. Il s’agit notamment d’une aide financière se matérialisant par un prêt à taux zéro d’un montant de 1 000 € à 10 000 €, d’une durée de 5 ans maximum. La délivrance de cette aide relève désormais de la compétence du Conseil régional.

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Sources
  • Articles L5141-1 et suivants du Code du travail
  • Articles R5141-1 et suivants du Code du travail
  • www.aides-entreprises.fr
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Bénéficier de « l’investissement d’avenir : fonds impact création »

Date de mise à jour : 15/04/2021 Date de vérification le : 15/04/2021 3 minutes

Il est possible de bénéficier d’une aide financière appelée « investissement d’avenir : fonds impact création ». Quelles sont les conditions à remplir pour en bénéficier ? Quel est le montant de l’aide financière ? Quelles sont les opérations éligibles à ce prêt ?

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Bénéficier de « l’investissement d’avenir : fonds impact création »

Fonds impact création : pour qui ?

Quel est l’objectif du fonds impact création ? L’objectif du « fonds impact création » est de soutenir la création d’entreprises franchisées dans les quartiers populaires de la politique de la ville par l’octroi d’un prêt bancaire.

Qui peut en bénéficier ? Pour bénéficier du « fonds impact création », il est nécessaire que le franchiseur soit membre de ce programme d’investissement. Pour le savoir, rendez-vous sur le site www.montetafranchise.com.

Quelles sont les conditions à remplir ? Le franchisé doit fournir un apport personnel limité.


Fonds impact création : pour quoi ?

Qui finance le fonds impact création ? Le prêt est financé par Bpifrance, l’Union européenne et des financeurs privés.

Qui délivre le prêt ? Le prêt est délivré par « Impact Partenaires ».

Quelles sont les opérations éligibles ? Sont éligibles au « fonds impact création » les coûts d’investissement à la création d’un commerce franchisé.

A retenir

A l’occasion de la création d’une entreprise franchisée dans un quartier populaire de la Politique de la ville, il est possible de bénéficier d’un prêt délivré par Impact Partenaires. Le montant de ce prêt est compris entre 50 000 € et 500 000 €.
 

J'ai entendu dire

Comment savoir si l’entreprise que je veux créer se trouve dans un quartier prioritaire de la politique de la ville ?

Pour savoir si le lieu où se situe votre entreprise lui permet d’être éligible au « fonds impact création », vous pouvez vous rendre sur le site web : « https://sig.ville.gouv.fr/adresses/recherche ».
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Sources
  • www.aides-entreprises.fr
  • www.bpifrance.fr
  • www.impact.fr
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Bénéficier de l’aide à la création ou à la reprise d’entreprise

Date de mise à jour : 11/03/2021 Date de vérification le : 11/03/2021 19 minutes

Les personnes qui souhaitent créer ou reprendre une entreprise peuvent bénéficier d’une aide, l’Acre. Elle se traduit essentiellement par une exonération de charges sociales pendant la première année d’activité. Exonération totale ou partielle ? Quelles sont les conditions pour en bénéficier ?

Rédigé par l'équipe WebLex.
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Conditions d’attribution de l’Acre

L’ac…ronyme. L’acronyme « Acre » signifie Aide à la Création ou à la Reprise d'Entreprise. Cette aide a longtemps été destinée aux chômeurs.

Quels bénéficiaires ? Jusqu’au 1er janvier 2019, pouvaient être éligibles à l’Acre :

  • les chômeurs indemnisés par Pôle Emploi (bénéficiaires de l’ARE, de l’ATA, de l’ASS ou de l’allocation de sécurisation professionnelle) ;
  • les bénéficiaires du RSA, leur conjoint ou concubin ;
  • les demandeurs d’emploi non indemnisés inscrits depuis plus de 6 mois au cours des 18 derniers mois ;
  • les personnes âgées de 18 ans à 25 ans révolus ;
  • les personnes handicapées de moins de 30 ans ;
  • les salariés ou personnes licenciées d'une entreprise soumise à une procédure collective qui reprennent une entreprise ;
  • les personnes ayant conclu un contrat d'appui au projet d'entreprise ;
  • les personnes physiques créant ou reprenant une entreprise implantée au sein d'un quartier prioritaire de la politique de la ville ;
  • les bénéficiaires de la prestation partagée d'éducation de l'enfant ou du complément libre choix d’activité (pour les enfants nés ou adoptés avant le 1er janvier 2015).

La liste des bénéficiaires étendue en 2019… … Entre le 1er janvier et le 31 décembre 2019, le bénéfice de l’ACRE était étendu à tous les entrepreneurs créant ou reprenant une entreprise, sans distinction.

… puis de nouveau restreinte en 2020. Afin de lutter contre certains abus découlant de ce champ d’application étendu, la Loi de Finances pour 2020 a restreint, à compter du 1er janvier 2020, la liste des bénéficiaires de l’ACRE aux seuls demandeurs d’emplois ou assimilés, soit :

  • ceux qui ont choisi le régime micro-social et appartiennent à l’une des catégories suivantes : 
    • demandeur d’emploi indemnisé par Pôle Emploi ;
    • demandeur d'emploi non indemnisé inscrit à Pôle emploi depuis plus de 6 mois au cours des 18 derniers mois ;
    • bénéficiaire de l'allocation de solidarité spécifique (ASS) ou du revenu de solidarité active (RSA);
    • âgé de plus de 18 ans et de moins de 26 ans ;
    • âgé de moins de 30 ans et reconnu handicapé ;
    • âgé de moins de 30 ans et non indemnisé par l’assurance chômage, à défaut de remplir la condition de durée d’activité antérieure pour ouvrir des droits à l’assurance chômage ;
    • salarié ou personne licenciée d'une entreprise soumise à une procédure collective, et vous reprenez tout ou partie d’une entreprise ;
    • qui a conclu un contrat d'appui au projet d'entreprise (Cape) ;
    • qui a créé ou repris une entreprise implantée au sein d'un quartier prioritaire de la ville (QPV) ;
    • bénéficiaire de la prestation partagée d'éducation de l’enfant (PreParE) (ancien complément de libre choix d’activité).
  • ceux qui ne relèvent ni du micro-social, ni du régime de règlement simplifié des cotisations et contributions propres aux médecins.

Et le conjoint collaborateur ? A compter du 1er janvier 2020, le dispositif d’exonération s’applique aux conjoints collaborateurs des travailleurs indépendants qui ne relèvent pas du régime micro-social et qui bénéficient eux-mêmes de l’exonération au titre de l’ACRE.

Quelle entreprise créer ou reprendre ? Pour bénéficier de l’Acre, les personnes éligibles doivent créer ou reprendre une activité économique, industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale, soit à titre individuel, soit sous la forme d'une société (peu importe sa forme juridique) à condition d'en exercer effectivement le contrôle pendant au moins 2 ans, ou entreprendre l'exercice d'une autre profession non salariée.

Conditions d’exercice du contrôle de la société. Si vous créez ou reprenez une société, vous devez :

  • détenir plus de 50 % du capital seul ou avec votre conjoint(e), ou concubin(e), ou partenaire de Pacs, ou vos ascendants et descendants, avec au moins 35 % détenus à titre personnel ;
  • ou diriger la société et détenir au moins 1/3 du capital, seul ou avec votre conjoint(e), concubin(e) ou partenaire de Pacs, vos ascendants et descendants, avec au moins 25 % détenus à titre personnel, sous réserve qu'aucun associé ne détienne directement ou indirectement plus de 50 % du capital ;
  • détenir avec d’autres demandeurs de l’aide (pour le même projet) plus de 50 % du capital de la société si l’un de vous a la qualité de dirigeant de celle-ci et si chaque demandeur détient au moins une part du capital au moins égale à 1/10ème de la part détenue par le principal actionnaire.

Comment bénéficier du dispositif ? Avant le 1er janvier 2019, la personne éligible à l’Acre qui souhaitait en bénéficier devait remplir le formulaire de demande d'aide à la création et à la reprise d'une entreprise (Acre) et le déposer au centre de formalités des entreprises (CFE), au moment du dépôt de la déclaration de création ou de reprise d'entreprise ou, au plus tard, le 45ème jour qui suivait ce dépôt. Elle devait, en outre, joindre un justificatif de son appartenance à l’une des catégories de bénéficiaires. Puis, l’Urssaf se prononçait ensuite sur l’octroi de l’aide. Elle disposait alors d’un délai d’un mois pour répondre. Si sa réponse était favorable, elle délivrait une attestation d'admission. Si elle rejetait la demande, elle devait motiver et notifier sa décision. Le défaut de réponse, dans le délai d'un mois, valait acceptation.

Pas de demande entre le 1er janvier et le 31 décembre 2019. Aucune demande n’était à déposer car l’exonération était ouverte à tout créateur ou repreneur d’entreprise.

A compter du 1er janvier 2020, la demande du bénéfice du dispositif doit être faite auprès de l’URSSAF, lors de la création ou de la reprise de l’activité, avec le formulaire « demande de l’aide à la création et à la reprise d’une entreprise (Acre) pour les autoentrepreneurs ».


Exonérations permises par l’Acre

Plusieurs aides. L’Acre permet à son bénéficiaire de profiter d’un accompagnement et d’une aide financière. Mais sa caractéristique essentielle est l’exonération de charges sociales pour son bénéficiaire pendant la première année d’activité.

Quelles charges sociales ? Les charges concernées par l’exonération sont les cotisations correspondant à l'assurance maladie, maternité, invalidité, décès, aux prestations familiales et à l'assurance vieillesse de base.

Attention. La Loi de Finances pour 2020 prévoit que le dispositif ACRE ne peut pas porter sur les cotisations de retraite complémentaire. Par conséquent, à compter du 1er janvier 2020, le versement forfaitaire libératoire, qui doit être acquitté par les micros-entrepreneurs relevant du régime micro-social et qui regroupe plusieurs cotisations et contributions, ne peut pas être inférieur à la somme des taux de CSG, CRDS, et des taux des cotisations de retraite complémentaire.

Le saviez-vous ?

Restent dues la CSG-CRDS, la contribution à la formation professionnelle et, pour les commerçants et artisans, la retraite complémentaire obligatoire. Sont dus également les cotisations au Fonds national d'aide au logement (Fnal) et le versement transport.

Une 1ère date importante. Le montant de l’exonération au titre de l’Acre ne sera pas nécessairement le même selon que vous avez créé ou repris votre entreprise avant ou à partir du 1er janvier 2017 : dans ce dernier cas, tout dépendra du montant de vos revenus annuels.

Entreprises créées ou reprises avant le 1er janvier 2017. Peu importe le montant des revenus ou de rémunération du bénéficiaire de l’Acre, l’exonération de charges sociales porte sur la fraction des revenus n’excédant pas 120 % du Smic en vigueur au 1er janvier de l’année au cours de laquelle l’exonération s’applique. La part des revenus excédant 120 % du Smic reste soumise aux cotisations.

Entreprises créées ou reprises à partir du 1er janvier 2017. A partir de cette date, l’exonération devient dégressive et dépend alors des revenus du bénéficiaire :

  • pour des revenus ou une rémunération inférieur(e)s ou égaux/égale aux ¾ du plafond annuel de la sécurité sociale (soit 34776 € en 2024) : l’exonération est totale ;
  • pour des revenus ou rémunérations supérieur(e)s aux ¾ mais inférieur(e)s au plafond annuel de la sécurité sociale (c’est-à-dire pour des revenus supérieurs à 34776 €, mais inférieurs à 46368 €, pour 2024) : l’exonération décroît progressivement ;
  • pour des revenus égaux ou supérieurs au plafond annuel de la sécurité sociale (soit 46368 € en 2024) : il n’y a aucune exonération.

Le saviez-vous ?

Pour déterminer le montant de votre exonération de charges sociales lorsque votre revenu est supérieur aux ¾ du plafond annuel de la sécurité sociale mais inférieur à ce dernier, vous pouvez appliquer la formule suivante :

E ÷ 0,25 PASS × (PASS ­ revenu annuel d’activité)

E = montant total des cotisations d’assurance maladie, maternité, vieillesse, invalidité et décès et d’allocations familiales dues pour un revenu égal aux ¾ du plafond annuel de la sécurité sociale.

PASS = plafond annuel de la sécurité sociale.

Cas spécifique d’une durée d’affiliation courte. En cas de période d'affiliation inférieure à une année, cette valeur est réduite au prorata de la durée d'affiliation.

Une 2ème date importante. Depuis le 1er janvier 2019, l’Acre a laissé place à une exonération de début d’activité de création ou de reprise d’entreprise intervenant à compter de cette même date. Cette exonération totale de cotisations profite, pendant 12 mois, aux entrepreneurs dont le revenu annuel net est inférieur ou égal aux ¾ du PASS (soit 32994 € en 2023). Le principe de dégressivité pour les entrepreneurs dont les revenus sont inférieurs au PASS est maintenu.

Cas des microentrepreneurs. Cette exonération dégressive des cotisations sociales est prolongée de 24 mois pour les travailleurs soumis au régime « micro ». Depuis le 1er janvier 2019, cette prolongation est également permise aux exploitants agricoles au régime du micro-BA.

... relevant du micro-fiscal. Pour les travailleurs relevant du régime fiscal de la micro-entreprise, mais pas du régime micro-social, la durée d’exonération était prolongée pendant 24 mois à hauteur des 2/3 du montant de l’exonération au titre des 12 mois qui suivent la période initiale de 12 mois, à hauteur d’1/3 du montant de l’exonération au titre des 12 mois suivants.

A compter du 1er janvier 2020, la durée d’exonération devient fixe…. Pour les travailleurs indépendants qui débutent leur activité à compter du 1er janvier 2020, cette prolongation de l’exonération pendant 24 mois est supprimée (elle demeure applicable à ceux qui ont débuté leur activité avant le 1er janvier 2020). Ainsi, les taux de droit commun sont réduits de 50 % pendant uniquement 12 mois.

... et le taux d’exonération est abaissé pour les bénéficiaires relevant du micro-social. Pour les bénéficiaires de l’Acre qui relèvent du régime micro-social, es taux de cotisations sont réduits et correspondent à :

  • 25 % du taux normal de cotisations jusqu’à la fin du 3ème trimestre civil qui suit celui au cours duquel intervient la date d’effet d’affiliation ;
  • 50 % du taux normal pour les 4 trimestres civils qui suivent ;
  • 75 % du taux normal pour les 4 trimestres civils suivants.

Période transitoire. Pour les travailleurs indépendants ayant débuté leur activité avant le 1er janvier 2020, les réductions de taux de cotisations sociales sont aménagées : ils ne pourront donc plus bénéficier de la réduction de taux dégressive pendant 3 ans. Ils continueront de bénéficier de la réduction applicable à la période en cours jusqu’à son expiration (25 %, 50 % ou 75 %, selon le cas). Par ailleurs, à partir du 4ème trimestre suivant celui d’affiliation, le taux de cotisation sera :

  • de 75 % pour les 4 trimestres civils suivants ;
  • de 90 % pour les 4 trimestres civiles suivants.

Attention ! Ce nouveau dispositif ne se cumule pas avec un autre dispositif de réduction ou d'abattement applicable à ces cotisations, sauf :

  • les réductions de cotisations d’allocations familiales et d’assurance maladie accordées sous condition de revenus aux travailleurs indépendants ;
  • l’exonération des jeunes chefs d'exploitation ou d'entreprise agricole.

Le saviez-vous ?

Il ne sera possible de bénéficier une nouvelle fois de ce dispositif d’exonération de charges de début d’activité qu’après l’expiration d’un délai de 3 ans à compter de la date à laquelle l’entrepreneur a cessé de bénéficier du dispositif au titre d'une activité antérieure.

A retenir

Si vous êtes éligible à l’Acre, vous pouvez bénéficier d’une exonération de charges sociales en reprenant ou créant une entreprise. Depuis le 1er janvier 2017, le montant de cette exonération dépend de vos revenus d’activité.

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Créateurs d’entreprise : pensez à la garantie création de Bpifrance !

Date de mise à jour : 15/12/2021 Date de vérification le : 10/11/2023 4 minutes

Il existe une aide financière à la création d’entreprise dite « garantie création de Bpifrance ». De quoi s’agit-il ? Quelles sont les conditions pour en bénéficier ?

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Créateurs d’entreprise : pensez à la garantie création de Bpifrance !

Garantie création : pour qui ?

Pour qui ? Peuvent bénéficier de cette aide les créateurs d’entreprise eux-mêmes, c’est-à-dire les personnes qui s’endettent à titre personnel pour financer leur projet et réaliser un apport dans leur entreprise. Mais les PME peuvent aussi profiter de cette aide.

Les PME ? Peuvent effectivement profiter de cette garantie création les entreprises créées depuis moins de 3 ans qui emploient moins de 250 salariés et réalisent un chiffre d’affaires inférieur à 50 M€ ou font état d’un total de bilan inférieur à 43 M€ (cette société ne doit pas être détenue à plus de 25 % par une ou plusieurs entreprises qui ne répondent pas à cette définition).

Pour quoi ? La garantie création consiste en une aide apportée par Bpifrance au porteur d’un projet d’entreprise : il pourra donc s’agir d’une création pure portée par un nouvel entrepreneur, mais aussi de la reprise d’un fonds de commerce ou de la création d’une société par des entrepreneurs déjà installés qui développent des activités ou des produits nouveaux.

Le saviez-vous ?

BpiFrance Création a lancé un outil d’accompagnement des créateurs d’entreprise : le Pass’entrepreneur. Pour l’utiliser, il faut créer un compte sur le site web de BpiFrance Création (https://bpifrance-creation.fr).


Garantie création : quelle aide ?

Une garantie. L’aide de Bpifrance consiste en une garantie apportée aux prêts bancaires souscrits dans le cadre de la création d’entreprise. Cette garantie est de 60 % lorsqu’il s’agit d’aider un nouvel entrepreneur qui s’installe pour la 1re fois ou de 50 % pour les autres projets.

Le saviez-vous ?

La garantie sera de 60 %, quel que soit le projet, s’il est prévu une intervention conjointe entre Bpifrance et la région.

Pour quels financements ? Peuvent bénéficier de cette garantie les financements bancaires destinés aux investissements matériels et immatériels, à l’achat du fonds de commerce, au besoin en fonds de roulement, au découvert ou encore à la délivrance de cautions sur les marchés France et export.

À retenir

À l’appui d’un concours bancaire, Bpifrance peut accorder une garantie de 50 % ou 60 % selon les types de projet. Une aide à ne pas négliger…

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  • www.bpifrance.fr
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Étude de marché : validez la faisabilité commerciale de votre projet !

Date de mise à jour : 15/12/2021 Date de vérification le : 10/11/2023 12 minutes

L’étude de marché doit être votre premier investissement ! Vous devez savoir que personne ne vous attend, à commencer par vos (futurs) clients et, à moins d’avoir une idée particulièrement originale et novatrice, le marché dans lequel vous allez vous lancer est peut-être occupé par des concurrents déjà installés. Pour éviter d’éventuelles déconvenues, faites une « étude de marché » : connaissez-vous réellement vos prospects et clients ? Votre produit est-il adapté à leurs attentes ? Le marché n’est-il pas déjà saturé ?

Rédigé par l'équipe WebLex. En collaboration avec Julien Daumas, Conseiller en financement, Directeur Développement, FINANCE CONSEIL
Étude de marché : validez la faisabilité commerciale de votre projet !

Faire une étude de marché : pourquoi ?

Un impératif… ! C’est devenu une obligation, souvent réclamée par les banques : lancer une nouvelle activité sans s’être au préalable renseigné sur le marché, les attentes clients et l’adéquation du produit ou du service que vous projetez de commercialiser est pour le moins risqué. Il ne s’agit pas de se rendre compte, une fois les investissements réalisés, que le marché est saturé, que le prix proposé est inadapté, etc. 

... pour 3 objectifs principaux. L’étude de marché est une étape que vous devez anticiper suffisamment tôt pour concrétiser, tant sur le plan commercial que financier, votre projet. Elle vous permettra :

  • de valider votre « marché » : en définissant l’étendue de votre marché, vous affinerez, voire vous confirmerez votre connaissance des clients et de leurs attentes, de la concurrence et autres acteurs clés de votre projet ;
  • de définir au mieux votre politique « prix / produit ou services / distribution », et donc de valider, par la suite, vos hypothèses de chiffre d’affaires, vos perspectives de pénétration et d’évolution ;
  • d’ajouter du crédit à votre projet : vous démontrez, grâce à cette étude, que vous maîtrisez l’environnement économique et commercial de votre projet (dans le cadre des discussions avec votre banquier, nul doute qu’une étude de marché détaillée et structurée, en appui d’un business plan qui valide les hypothèses relevées, sera perçue positivement).

Le saviez-vous ?

De très nombreux créateurs d’entreprises négligent l’étude de marché, pensant maîtriser leur projet et les moyens de le lancer et de le développer. Même si vous avez une idée très précise de ce que vous allez vendre ou réaliser, ne négligez et ne bâclez pas cette étape : au mieux, vous allez faire des découvertes qui vous permettront d’affiner votre projet, au pire vous confirmerez votre sentiment perçu sur le marché visé. Mettez toutes les chances de votre côté…


Faire une étude de marché : ce que vous devez analyser…

Définissez votre produit et/ou service. Vous avez normalement une idée bien précise du produit ou du service que vous envisagez de commercialiser, mais qu’est-ce qui fera la différence entre votre produit, votre service et ceux commercialisés par vos concurrents ?

  • analysez les produits et services déjà existants sur le marché ;
  • faites une étude comparative avec vos produits ou services : insistez sur les éléments différenciants à valeur ajoutée ;
  • faites le point sur la règlementation de l’activité envisagée ;
  • validez votre positionnement : vous situez-vous sur une niche ou vous orientez-vous sur un produit ou service de masse ?

Analysez les besoins des clients (et leurs évolutions).

  • définissez avec précision la clientèle visée : vous adresserez-vous majoritairement à des particuliers, à une catégorie précise de personnes, exclusivement à des professionnels ?
  • analysez leurs besoins : on peut, ici, imaginer de faire une étude par échantillonnage (d’abord une étude dite « qualitative », sur un panel de clients représentatifs de votre cible, qui permettra de cibler les besoins et leur adéquation au produit ou service proposé, puis une étude « quantitative » sur un panel plus large en vue de confirmer les éléments de réponse fournis par l’étude qualitative), votre objectif étant de valider si votre produit ou service répond aux besoins identifiés ;
  • analysez les évolutions possibles des besoins de votre clientèle, afin d’être en mesure d’anticiper au mieux le développement de votre affaire.

Analysez le marché.

  • validez votre « zone de chalandise » : vous attaquerez-vous à un marché local, régional, national ?
  • analysez votre marché cible : est-il jeune, mature, saturé, en développement (que représente-t-il en potentiel « chiffre d’affaires »), innovant ? Existe-t-il des conditions et contraintes d’accès au marché (coût d’une implantation en centre-ville par exemple) ;
  • étudiez la concurrence présente sur le marché cible, qu’elle soit directe ou indirecte (entendez par là les entreprises qui proposent des produits ou services connexes ou complémentaires au vôtre) : étudiez leur nombre, analysez leur offre, leur politique tarifaire, leur politique commerciale, leur évolution, etc. ; faites (ou faites faire) une étude financière des entreprises concurrentes (procurez-vous leurs comptes sociaux des dernières années), de leur produit ou service.

Définissez le prix. Il s’agit là d’une étape essentielle : vous validez votre potentiel commercial et la faisabilité financière du projet. Cette étape est importante car elle permettra de valider votre business plan :

  • validez votre politique tarifaire, en tenant compte de vos contraintes liées au coût de revient : est-elle en adéquation avec les attentes de vos clients, avec le positionnement de la concurrence, etc. ?
  • en fonction des perspectives et de l’état du marché, faites des projections de chiffre d’affaires prévisionnel ;
  • estimez les coûts de commercialisation et de distribution.

Le saviez-vous ?

On parle souvent de « mix marketing » : il s’agit de définir les actions que vous mettrez en œuvre pour mieux vendre votre produit ou votre service. Cela supposera, pour vous :

  • de définir votre gamme de produits et de services et d’être capable de valider son cycle pour asseoir le développement de l’entreprise, son évolution et le renouvellement de votre offre ;
  • de fixer le prix de vente en vous appuyant sur votre étude de marché : ne vous fiez pas uniquement au coût de revient pour fixer votre prix, mais référez-vous aussi aux attentes de votre clientèle et aux prix pratiqués par la concurrence (n’oubliez jamais que le prix proposé est un élément majeur de différenciation par rapport à vos concurrents et permet de positionner vos produits et services dans la gamme présente sur le marché) ;
  • de valider vos canaux de distribution et votre politique de communication et de commercialisation.


Faites-vous aider !

Des compétences, que vous n’avez peut-être pas ! Réaliser une étude de marché n’est pas aussi simple qu’il y paraît sur le papier. Si vous devez appréhender cette étape en effectuant vous-même certaines démarches, vous pourriez être bien inspiré de faire appel à un professionnel qui pourra vous aider dans cette démarche, notamment en analysant les résultats obtenus au regard de votre projet.

Différents dispositifs à votre disposition. On le sait, faire une étude de marché, c’est du temps, ça peut être aussi de l’argent. Sachez qu’il existe des dispositifs d’aide à la création d’entreprise qui intègrent la dimension marketing : sans compter les formations et accompagnement proposés par les chambres consulaires (chambre de commerce et d’industrie, chambre des métiers et de l’artisanat) et les réseaux d’accompagnement, vous pouvez, par exemple, solliciter un CAPE (contrat d’appui au projet d’entreprise) par lequel une société ou une association s’engage à vous fournir aide et assistance pendant la phase préparatoire et éventuellement le début de l’activité ; dans le même ordre d’idée, les chômeurs inscrits dans une démarche de création ou de reprise d’entreprise, peuvent obtenir auprès des services de Pôle Emploi une « évaluation préalable à la création ou reprise d’entreprise (EPCRE) » qui permet notamment de déterminer les points forts et les points faibles du projet, d’étudier la faisabilité du projet, d’identifier les actions nécessaires à la poursuite du projet.

À retenir

Ne sous-estimez pas l’importance de l’étude de marché : cette étude validera, sécurisera, crédibilisera votre projet.

Prenez le temps d’étudier votre marché, la concurrence et votre clientèle cible ; en fonction des éléments ainsi récupérés, validez votre positionnement produit et/ou service sur le marché cible et votre politique tarifaire, clé de voûte de votre projet.

 

J'ai entendu dire

J’ai entendu parler des Juniors Entreprises ? De quoi s’agit-il ?

Les Juniors Entreprises sont des associations d’étudiants (bien souvent en écoles de commerce) qui proposent la réalisation d’études, et notamment d’études de marché au bénéfice des entreprises. Sachez que le recours à ces Juniors Entreprises a un coût (sollicitez systématiquement un devis).

Vous pouvez consulter la liste sur le site de Confédération Nationale des Juniors Entreprises (CNJE) : www.junior-entreprises.com.
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Bénéficier d’un « coup de pouce » financier

Date de mise à jour : 11/03/2021 Date de vérification le : 11/03/2021 16 minutes

La création ou la reprise d’entreprise nécessite, dans une très large majorité des cas, le recours à des aides financières, au premier rang desquelles figure, bien entendu, le partenaire bancaire. Si ce dernier est le recours à privilégier pour financer votre projet, vous pouvez aussi vous tourner vers d’autres « sources ». Voyons les exemples des prêts familiaux, des prêts d’honneur, du crowdfunding…

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Une aide familiale à optimiser : un prêt, un don, un apport ?

La famille peut aider… Au démarrage d’un projet de création, il n’est pas rare que la famille vienne en aide au porteur de projet (on constate ces dernières années une solidarité familiale de plus en plus fréquente : on évoque souvent le nom de « love money ») : quelle forme peut prendre cette aide familiale ? Y en a-t-il une à privilégier plus que d’autres ?

Un prêt ? Tout d’abord, un membre de votre famille peut vous aider en prêtant tout simplement de l’argent. Le recours au prêt familial, simple de prime abord, nécessite tout de même de s’entourer de quelques précautions.

Précautions. Ainsi, il est vivement conseillé de rédiger un contrat écrit, ce qui permettra d'en définir clairement le contenu et de valider les clauses et conditions, notamment de remboursement, du prêt ainsi consenti : soit vous concluez un acte « sous seing privé » (rédigé entre vous, sans recourir aux services d’un notaire) ; soit vous privilégiez l’acte « authentique » (acte rédigé par un notaire) ; vous pouvez aussi rédiger une simple reconnaissance de dette signée par vous, en qualité d’emprunteur.

Le saviez-vous ?

Les prêts dont le montant principal excède 5 000 € sont à déclarer à l’administration fiscale : il faut, à cet effet, remplir une déclaration spéciale (déclaration n° 2062), qu’il s’agisse d’un contrat de prêt verbal ou écrit, productif ou non d’intérêts. Et si le prêt a été conclu avec intérêts, il faut déclarer les revenus correspondants sur l’imprimé n° 2561.

En tout état de cause, enregistrer le contrat auprès de l’administration fiscale, contre un coût fixe de 125 €, permettra non seulement de lui donner date certaine mais aussi de justifier l’origine des fonds en cas de contrôle (on peut ainsi éviter la requalification du prêt en libéralité, éventuellement source de droits de mutation).

Un don ? Un parent peut aussi vous donner de l’argent : il réalise à votre bénéfice une libéralité (un « don ») qui se caractérise par une absence totale de contrepartie. Par principe, ce don est soumis aux droits de mutation, mais un certain nombre de mesures permet d’éviter d’avoir à payer tout ou partie de ces droits d’enregistrement :

  • tout d’abord, un dispositif favorise le don de somme d’argent (par chèque, virement…) au profit des enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants (ou, à défaut d’une telle descendance, les neveux et nièces) : aucun impôt n’est dû dès lors que le donateur est âgé de moins de 80 ans, le bénéficiaire est majeur ou émancipé et que le don n’excède pas 31 865 € (ce plafond s’applique aux donations consenties par un même donateur à un même bénéficiaire et ce don exonéré est renouvelable tous les 15 ans) ;
  • ensuite, les droits de donation sont calculés en appliquant, au préalable, un abattement sur le montant de la donation (un abattement est ainsi prévu en cas de donation entre époux ou partenaires de PACS, aux donations aux enfants, entre frères et sœurs, aux petits-enfants, aux neveux et nièces, etc.). Par exemple, il est pratiqué un abattement de    100 000 € (depuis le 18 août 2012) sur une donation faite par un père à son enfant et sur celle faite par une mère à son enfant.

Un apport ? Un membre de la famille peut aussi décider d’apporter une aide financière directement dans l’entreprise : il s’agira alors de faire un apport au capital de la société que vous aurez constituée, puis, éventuellement, d’apporter des fonds en compte courant, en qualité d’associé. Cette modalité suppose toutefois d’accepter d’avoir, en qualité d’associé, un membre de la famille.

Le saviez-vous ?

Un apport en capital pourra permettre de bénéficier d’une réduction d’impôt, dont le montant est égal à 25 % de la souscription réalisée, retenue dans la limite de 50 000 € pour les personnes seules et 100 000 € pour les personnes mariées ou Pacsées, soumises à imposition commune.

Des conditions précises doivent être respectées : notamment, la société bénéficiaire de l’apport doit être soumise à l’IS, constituée depuis moins de 7 ans, compter au moins 2 salariés à la clôture de l’exercice qui suit celui de la souscription (1 salarié si l’entreprise est inscrite à la chambre des métiers et de l’artisanat), etc.


Pensez aux « prêts d’honneur »

Un moyen de compléter votre apport personnel. Un « prêt d’honneur » pourra vous aider à financer votre projet : en complément de votre apport personnel, ce type de prêt vous aidera à obtenir un concours bancaire pour financer votre projet. Il vise à financer les investissements de départ ou les besoins en fonds de roulement.

Ce n’est pas automatique… L’obtention d’un prêt d’honneur est soumise à des conditions d’accès qui diffèrent selon l’organisme qui l’octroie. D’une manière générale, il est réservé aux créateurs d’entreprise ou aux jeunes entreprises de moins de 3 ans et s’adresse plutôt aux petites entreprises.

Quelles sont les modalités pratiques de ce type d’aide ? L’aide pourra prendre la forme d’un prêt au créateur ou d’une avance remboursable faite directement à l’entreprise. En règle générale, le montant de l’aide varie selon les prêteurs de 2 000 € à 50 000 € en général (le montant moyen des prêts d’honneur accordés en 2018 par Réseau Entreprendre était de 29 000 €) sur une durée de 2 à 5 ans, sans intérêt (ou éventuellement en retenant un taux inférieur à ceux du marché) et sans garantie.

En pratique. Vous prenez contact avec un réseau qui vous accompagnera dans le montage de votre projet de création. Une fois votre dossier complété, vous êtes auditionné par un jury (composé de professionnels, d’avocats, d’experts-comptables, de banquiers, etc.) qui décidera, après délibération, de vous octroyer ou non le prêt d’honneur sollicité.

A qui s’adresser ? Plusieurs organismes ou réseaux sont susceptibles d’accorder, sur dossier, des prêts d’honneurs. Par exemple, nous pouvons citer les principaux réseaux : le Réseau Entreprendre (www.reseau-entreprendre.org), le réseau Initiative France (ww.initiative-france.fr), le réseau France Active (www.franceactive.org), l’ADIE (www.adie.org), etc.


Focus sur le « crowdfunding »

Un mode de financement… à la mode. Face à la difficulté d’obtenir des concours bancaires aujourd’hui, le crowdfunding (ou « financement participatif ») a tendance à se développer, notamment via des plates-formes web dédiées. De quoi s’agit-il ?

Un financement participatif. Le crowdfunding consiste, d’une manière générale, à mettre en relation un épargnant qui souhaite investir dans un projet d’entreprise et un créateur ou repreneur d’entreprise qui souhaite lever des fonds pour financer le démarrage de son activité. Ce mode de financement est porté par une plateforme dédiée sur laquelle seront présentés les projets à financer.

A noter. De multiples plateformes de crowdfunding existent aujourd’hui, de plus en plus spécialisées en fonction de thématiques : innovation, projets culturels, environnement, etc.

Différentes modalités. Le financement peut se faire sous forme de don, par un apport (avec une rémunération qui sera fonction des dividendes et de la valorisation de l’entreprise financée au moment de la revente des titres) ou par un prêt.

Le saviez-vous ?

Depuis le 31 octobre 2016, les particuliers peuvent, dans le cadre du financement participatif, octroyer des prêts avec intérêt dans la limite de 2 000 € par projet (sur une durée maximale de 7 ans) et des prêts sans intérêt dans la limite de 5 000 €.

A noter. Notez que les conseillers en investissements participatifs gestionnaires de plates-formes de crowdfunding peuvent proposer des actions de préférence et des obligations convertibles ainsi que, sous certaines conditions, des titres participatifs.


Le point sur les financements européens

Le contexte. L’Union Européenne verse de nombreuses aides financières aux porteurs de projets et aux entreprises.

Comment y prétendre ? Pour savoir si vous ou votre entreprise y êtes éligibles, divers outils sont à votre disposition, parmi lesquels :

  • un guide, intitulé « Fonds européens, financez votre projet », qui présente le fonctionnement des divers financements européens et regroupe informations et conseils aux éventuels candidats ; disponible sur ce lien https://www.touteleurope.eu/actualite/financements-europeens-mode-d-emploi.html, il classe les aides en 3 catégories selon l’envergure du projet ou la nature de l’activité envisagé(e), à savoir :
    • les fonds structurels, destinés au financement des projets locaux ;
    • les programmes sectoriels, qui sont destinés au financement d’un secteur en particulier, pour des projets dont l’envergure dépasse l’échelon local ;
    • les fonds pour l’action extérieure, dédiés au financement de projets qui concernent les problématiques de développement dans les pays hors UE ;
  • un moteur de recherche dédié, sur le site dénommé « l’Europe est à vous », qui détaille les prêts et autres prises de participations supplémentaires proposés en complément de ceux apportés par les banques ou les investisseurs locaux à l’ensemble des entreprises, quel que soit leur secteur d’activité ;
  • la base de données sur les aides européennes via le moteur de recherche aides-entreprises.fr.

A noter. En cas de questions, notez que vous avez la possibilité de vous rapprocher :

  • de votre Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (DIRECCTE) ;
  • de votre Conseil régional ;
  • ou de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) dont vous dépendez.

A retenir

En complément d’un concours bancaire, ou pour faciliter son obtention, vous pouvez demander à bénéficier d’un prêt d’honneur.

L’aide familiale n’est pas non plus à négliger : prêt d’une somme d’argent, don, etc. Formalisez cette aide pour valider les conditions et modalités d’intervention de votre famille.

 

J'ai entendu dire

Le don de somme d’argent nécessite-t-il des formalités particulières ?

Une obligation déclarative est attachée à ce don : vous devez compléter une déclaration n° 2731 (disponible uniquement sur le site www.impôts.gouv.fr, rubrique « formulaires »). Si le don excède ce montant, vous devez alors compléter une autre déclaration (le formulaire n° 2735) en précisant que vous sollicitez l’exonération à hauteur de la somme de 31 865 €. Une autre solution consiste à faire rédiger et enregistrer un acte de donation.
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Réaliser un business plan : comment faire ?

Date de mise à jour : 14/12/2021 Date de vérification le : 30/07/2024 18 minutes

Vous avez une idée de projet de création d’entreprise, vous envisagez de racheter un fonds de commerce ou des parts de société… Quelle que soit la nature exacte de votre projet, vous allez devoir chercher des financements et, pour vous aider dans cette démarche, et parce qu’il faut vous assurer de la faisabilité et de la viabilité financière de votre projet, vous allez devoir réaliser un « business plan » : concrètement, comment faire ?

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1er réflexe : ne le faites pas tout seul !

Le 1er conseil que l’on peut vous donner. Parce que vous n’êtes peut-être pas un expert de la gestion d’entreprise, parce que vous ne pensez peut-être pas à toutes les données financières nécessaires à la sécurisation de votre projet d’entreprise, parce qu’il est toujours utile (et conseillé !) de se faire accompagner, ne faites pas votre « business plan » tout seul dans votre coin.

Vers qui se tourner ? Vous pouvez vous adresser à différents experts de la gestion d’entreprise qui auront, en outre, idéalement, une expérience des acquisitions et transmissions d’entreprises : on pense, bien entendu, aux avocats et experts comptables, mais aussi aux partenaires financiers (courtiers en financement d’entreprises par exemple), aux réseaux d’accompagnement dans la création et la reprise d’entreprise (le Réseau Entreprendre, l’association CRA-Cédants et Repreneurs d’Affaires, le réseau France Active, le réseau Initiative France, etc.). Contactez également votre chambre de commerce et d’industrie ou votre chambre des métiers et de l’artisanat.

Le saviez-vous ?

BpiFrance Création a lancé un outil d’accompagnement des créateurs d’entreprise qui permet notamment de construire en ligne votre business plan : le Pass’entrepreneur. Pour l’utiliser, il faut créer un compte sur le site web de BpiFrance Création (https://bpifrance-creation.fr).

C’est toujours un « plus »… Le business plan est un document essentiel, une étape primordiale dans la construction du projet : à l’appui de ce document, le banquier appréciera la qualité de votre projet et donc sa participation au financement que vous ne manquerez pas de solliciter. En faisant appel à un professionnel, non seulement vous bénéficierez de ses conseils et de son expérience, mais, en plus, vous sécuriserez votre dossier et ajouterez du crédit à votre démarche. En pratique, les banques exigent de plus en plus souvent que les dossiers de demande de financement soient accompagnés de prévisionnels réalisés par des professionnels.

Un point à valider… En fonction de l’intervenant, le coût de réalisation du business plan peut varier. Si certains intervenants le font gracieusement, d’autres se rémunéreront sur la prestation réalisée (la réalisation « gratuite » du business plan, sous conditions de conclure un contrat d’accompagnement par la suite, est une pratique que l’on peut aussi rencontrer).

Cela étant, faire appel à un conseil ne doit pas vous empêcher d’appréhender et de vous familiariser avec toutes ces techniques de gestion : au-delà de la maîtrise de l’idée, du concept, de la technique entourant votre projet, maîtriser les différents aspects liés à la gestion et à la prévision financière est tout aussi important dans la construction et la réussite de votre projet. En tout état de cause, ce conseil vous demandera un certain nombre d’éléments que vous seul pourrez lui amener : cette fiche va vous aider à décrypter le « business plan » et recensera les éléments que vous devez réunir pour optimiser la relation avec votre conseil.

Le « business plan », c’est une traduction financière de votre projet. Le business plan a pour objectif principal de valider la faisabilité financière du projet et sécuriser sa viabilité à moyen terme. Il s’agira donc de traduire, en termes financiers, votre projet de création ou de reprise d’entreprise : calculer le montant du financement et des apports nécessaires, estimer le potentiel de chiffre d’affaires et les différents coûts nécessaires à la réalisation de ce chiffre d’affaires (investissements, constitution des stocks, recrutement de salariés, etc.), déterminer le fameux « point mort » (en combien de temps pensez-vous que votre projet soit rentable ?), analyser le besoin en fonds de roulement (BFR), etc.

Le saviez-vous ?

Il existe autant de business plan qu’il y a de projets : même si, sur un plan strictement formel, les business plan peuvent se ressembler, sur le fond, il ne peut y avoir de modèles préétablis, même s’il est possible de s’inspirer de ce qui se pratique à l’intérieur d’un même secteur d’activité.

Cela veut donc dire que vous devez systématiquement affiner votre business plan en fonction des caractéristiques propres à votre projet : certains projets nécessitent des investissements lourds qu’il faut estimer, alors que d’autres pourront démarrer avec un minimum de charges ; certains nécessiteront de procéder à des recrutements de personnel dès le début de l’activité, alors que d’autres pourront attendre de monter en puissance avant de recruter, etc.


Combien va « coûter » votre projet ?

Réalisez un plan de financement initial. Ici, il s’agit de savoir « combien il faut mettre sur la table pour lancer l’activité ». Pour répondre à cette question, vous devez établir un plan de financement initial.

Ce que vous devez faire… En fonction des différents investissements à réaliser pour lancer votre entreprise (achat du fonds de commerce, achat de matériel et de mobilier, dépôt de marques, acquisition d’un droit au bail, cautionnement, agencement du local d’exploitation ou des bureaux, le besoin en fonds de roulement, etc.), vous allez déterminer vos « ressources financières » : quel est le montant de l’emprunt à solliciter et, par voie de conséquence, quel est le montant de votre propre apport personnel ? Dans le cadre d’une société, quel sera le montant apporté en capital et le montant déposé en compte courant d’associé ? À ce niveau, il vous appartient donc d’estimer le montant des investissements à réaliser (analysez vos besoins, faites des devis, etc.).

Le saviez-vous ?

Il est ici impératif que les « ressources financières » couvrent vos « besoins financiers » : si tel n’est pas le cas, il faut impérativement revoir les solutions de financement de votre projet.

Par la suite… Il faudra également s’assurer de la pérennité de votre activité : en fonction de l’accroissement de votre chiffre d’affaires, vous devrez être assuré de bénéficier des ressources financières suffisantes. On dit toujours « qu’aller chercher du chiffre d’affaires coûte de l’argent »… On parle, ici, de réaliser un plan de financement à au moins 3 ans, ce qui vous permettra de projeter l’évolution de vos besoins financiers et, par voie de conséquence, de vos ressources financières.

Prévoir votre « BFR ». Il va, en outre, falloir analyser votre besoin en fonds de roulement (BFR), notamment au démarrage de votre activité. Concrètement, vous allez devoir engager des dépenses avant même de pouvoir encaisser du chiffre d’affaires : c’est ce décalage de trésorerie qui va constituer le besoin en fonds de roulement.

Comment ? Prévoir le BFR n’est pas évident et dépendra, comme toujours, de la nature de votre activité. Il faut donc avoir une connaissance suffisamment précise des conditions de gestion d’entreprises exerçant une activité similaire à celle que vous envisagez de créer. C’est aussi à ce niveau qu’un conseil (avocat, expert-comptable, etc.) vous sera d’une grande utilité.

Exemple. Voici un exemple de calcul d’un BFR pour une entreprise de vente de marchandises auprès d’une clientèle de professionnels :

  • Chiffre d’affaires estimé : 200 000 € HT, soit 240 000 € TTC
  • Les achats de marchandises représentent 40 % du CA HT (soit 80 000 € HT ou 96 000 € TTC)
  • Conditions de règlement prévues pour les fournisseurs : 30 jours
  • Conditions de règlement prévues pour les clients : 60 jours
  • Stocks de marchandises : 2 mois d’achat HT

Méthode. Le BFR se calculera au moyen des éléments suivants :

  • Créances clients : (240 000 x 60) / 365 = 39 452 €
  • Stocks de marchandises : (80 000 x 2)/12 = 13 334 €
  • Crédits fournisseurs : (96 000 x 30) / 365 = 7 890 €

Résultat. Le BFR dans cet exemple est égal à 44 896 € (39 452 + 13 334 – 7 890).


Quel est votre « point mort » ?

Déterminer le « seuil de rentabilité ». Vous devez être capable de déterminer votre seuil de rentabilité et le délai nécessaire pour l’atteindre.

Au préalable, vous devez établir un « compte de résultat prévisionnel » sur au moins 3 ans. Il s’agit, ici, de retranscrire le déroulement de la vie de l’entreprise, sur le plan financier. Vous devez donc estimer exercice par exercice en étant le plus réaliste possible, l’ensemble de vos charges et l’ensemble de vos produits, la différence entre ces deux termes vous donnant le bénéfice dégagé par l’activité :

  • exemples de charges : charges d’exploitation (achat de matières premières, de stocks, etc.), charges externes (loyer, charges locatives, téléphone, électricité, entretien, petits matériels et fournitures, honoraires, etc.), rémunérations et charges sociales, impôts et taxes (contribution économique territoriale notamment), amortissements des investissements, charges financières (coût des emprunts), etc.
  • exemples de produits : montant des ventes à réaliser, produits financiers, subventions éventuelles, etc.

Conseils. Pensez à assortir votre prévisionnel de commentaires afin d’expliquer les hypothèses retenues. N’hésitez pas à moduler vos projections en fonction d’hypothèses plus ou moins optimistes, la qualité d’un bon gestionnaire étant la résultante d’un savant équilibre entre le prise de risque et une nécessaire prudence de « bon père de famille »…

Ensuite, vous calculerez votre « seuil de rentabilité ». Il s’agit, ici, de déterminer le niveau minimum de chiffre d’affaires que vous devez réaliser pour commercer à « faire du bénéfice ». C’est aussi le niveau de marge que vous devez réaliser de couvrir les charges fixes (charges que vous devez payer, quel que soit le chiffre d’affaires réalisé : exemple, vous devrez payer votre loyer même si vous ne vendez rien au cours du mois). Voici la méthode à appliquer pour calculer ce « point mort » :

  • calculez la marge sur coûts variables : montant de vos ventes – charges variables (qui sont les charges directement liées à vos ventes : matières premières, stocks, coût du transport etc.) ;
  • calculez le taux de marge sur coûts variables : (marge sur coûts variables / chiffre d’affaires) x 100 ;
  • vous connaissez votre « seuil de rentabilité », qui est alors égal au montant des charges fixes par le taux de marge.

Le saviez-vous ?

Vous pouvez convertir votre point mort en nombre de jours, en nombre d’heures nécessaires à facturer, en nombre de produits ou d’articles à vendre… Ces données seront pour vous riches d’enseignement.


Pourrez-vous faire face à toutes vos dépenses ?

Pensez à faire un plan de trésorerie. Il s’agit, ici, d’estimer votre trésorerie sur l’exercice à venir. Concrètement, vous estimez, mois par mois, le montant de vos encaissements (votre chiffre d’affaires) et celui de vos décaissements (toutes vos dépenses mensuelles… n’oubliez pas le montant de la TVA à reverser). Cet outil vous permettra d’estimer si, mois par mois, vous êtes capable de faire face à vos échéances et s’il y a un risque d’impasse.

Un outil de gestion indispensable. « La trésorerie, c’est le nerf de la guerre ! ». Beaucoup (trop ?) d’entreprises échouent les premières années, non pas parce qu’elles n’ont pas nécessairement un manque d’activité, mais parce qu’elles ont un manque de trésorerie que la banque ne veut pas ou plus couvrir par manque de prévisions.

À retenir

C’est grâce au « business plan » que vous saurez si votre projet est financièrement viable. Il s’agit là d’une étape essentielle dans la construction de votre projet (il sera demandé par le banquier). Même s’il est conseillé de s’entourer pour réaliser ce business plan, vous devez être capable de maîtriser quelques principes de gestion : créer une entreprise, c’est aussi être capable de la gérer.

J'ai entendu dire

J’entends souvent parler du « besoin en fonds de roulement » : pouvez-vous m’expliquer ce que cela signifie concrètement ?

Pour faire simple, raisonnons à partir d’un exemple. Vous envisagez de créer une activité de négoce : vous achetez et revendez des vêtements par exemple. Avant de vendre les vêtements, vous devez vous fournir auprès d’un fournisseur, ce qui signifie que vous allez devoir, bien souvent, payer votre fournisseur avant de vendre les produits achetés (on fera ici une digression pour préciser que la gestion des délais de paiement, tant fournisseurs que clients, doit être rigoureuse) : le besoin en fonds de roulement (BFR) correspond à ce décalage entre vos décaissements et vos encaissements.
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