Comptes bancaires ouverts à l’étranger : à déclarer sous peine de sanction(s)
Comptes bancaires ouverts à l’étranger : comment les déclarer ?
Les comptes qui doivent être impérativement déclarés depuis le 1er janvier 2019 sont ceux ouverts, détenus, utilisés ou clos au cours de l’année ou de l’exercice fiscal hors de France, auprès de toute personne qui reçoit habituellement en dépôt des valeurs mobilières, des titres ou des fonds.
Sont donc concernés les comptes ouverts auprès d’établissements bancaires, mais aussi ceux ouverts auprès de prestataires de services d’investissement, d’administrations publiques, de notaires, d’agents de change, etc.
La déclaration doit contenir des éléments relatifs à l’identification :
- des comptes :
- ○ désignation et adresse (numéro, rue, commune et pays) de la personne auprès de laquelle le compte est ouvert ;
- ○ désignation précise du compte : intitulé, numéro, nature (compte ordinaire, compte épargne, compte à long terme), usage (utilisation à titre privé et/ou professionnel), type (compte simple, compte joint entre époux, compte collectif ouvert au nom de plusieurs personnes, compte de succession, etc.) ;
- ○ date d’ouverture et/ou de clôture de compte au cours de la période au titre de laquelle la déclaration est effectuée ;
- du déclarant :
- ○ nom patronymique, nom d’usage, prénoms ;
- ○ date et lieu de naissance ;
- ○ domicile ;
- ○ qualité de la personne qui souscrit la déclaration, lorsque le déclarant, bénéficiaire d’une procuration, agit pour le compte d’un tiers ;
- du titulaire du compte et, le cas échéant, du bénéficiaire de la procuration :
- ○ pour les particuliers qui agissent en leur nom propre ou comme représentant du titulaire du compte ou du bénéficiaire d’une procuration : noms, prénoms, date et lieu de naissance, adresse ;
- ○ pour les particuliers qui agissent en qualité d’exploitant d’une activité donnant lieu à une déclaration de résultats spécifique : noms, prénoms, date et lieu de naissance, adresse, forme juridique de l’entreprise, adresse du lieu d’activité, numéro de SIRET ou identifiant de l’entreprise, appellation sous laquelle l’activité est exercée ;
- ○ pour les sociétés, entreprises, etc. : dénomination ou raison sociale, forme juridique, numéro de SIRET, adresse du siège social ou du principal établissement.
Comptes bancaires ouverts à l’étranger non déclarés : quelles « sanctions » ?
Les personnes qui ne respectent pas leur obligation de déclaration des comptes ouverts, détenus, utilisés ou clos à l’étranger au moins une fois pendant les 10 années précédentes s’exposent, tout d’abord, à un contrôle fiscal.
Ensuite, l’administration fiscale pourra, indépendamment de ce contrôle, demander à la personne soumise à l’obligation de déclaration de lui fournir, dans un délai de 60 jours, toutes informations ou justifications sur l’origine et les modalités d’acquisition des avoirs qui figurent sur le compte.
En cas d’insuffisance de réponse à cette demande, l’administration adressera à cette même personne une mise en demeure de compléter sa réponse dans un délai de 30 jours.
En l’absence de réponse ou à défaut de réponse suffisante, la personne sera taxée d’office et se verra appliquer, le cas échéant, les majorations et pénalités correspondantes.
Notez également qu’en l’absence de justification sur l’origine des avoirs, les sommes en question seront réputées, jusqu’à preuve du contraire, constituer un patrimoine acquis à titre gratuit et seront donc soumises aux droits d’enregistrement.
Dans cette hypothèse, le montant des droits dû sera calculé sur la base de la valeur la plus élevée, connue de l’administration, des avoirs figurant sur le compte au cours des 10 années précédant l’envoi de la demande d’informations ou de justifications.
- Actualité BOFIP-Impôts du 26 mai 2021
RGPD : comment protéger les données personnelles des mineurs ?
Protection des données personnelles des mineurs : les recommandations de la CNIL
Les mineurs sont d’importants utilisateurs du monde numérique qui leur apporte de nombreuses opportunités, que ce soit pour leur divertissement, leurs études, l’accès à l’information ou même pour tisser et maintenir des liens familiaux et amicaux.
Toutefois, cela les expose également à certains risques tels que le harcèlement, les contenus choquants ou une collecte massive d’informations sur leurs préférences, leur identité ou encore leurs habitudes de vie.
Il est donc nécessaire de garantir au mieux leur protection et notamment celle de leurs données personnelles et de leur vie privée.
Pour accompagner les professionnels et organismes qui souhaitent mettre en place des environnements numériques respectueux de leurs droits et de leurs intérêts tout en permettant aux jeunes et à leurs parents d’être mieux informés, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a publié 8 recommandations.
Ainsi, elle préconise :
- d’encadrer la capacité d’agir des mineurs en ligne en leur permettant par exemple de conclure certains contrats lorsqu’ils ont plus de 15 ans (inscription aux réseaux sociaux ou à un site de jeux en ligne, à l’exception des jeux d’argent qui restent réservés aux majeurs, etc.) ;
- d’encourager les mineurs à exercer directement leurs droits (droit d’opposition, droit à l’effacement, etc.) ;
- d’accompagner les parents dans l’éducation au numérique (sensibilisation des parents, information sur les dispositifs de protection des droits de leurs enfants en ligne, etc.) ;
- de rechercher le consentement d’un parent pour les mineurs de moins de 15 ans ;
- de promouvoir des outils de contrôle parental respectueux de la vie privée et de l’intérêt de l’enfant ;
- de renforcer l’information et les droits des mineurs par le design (information compréhensible et adaptée aux publics concernés, « designer » des interfaces qui leur parlent, qu’ils comprennent et qu’ils utilisent, etc.) ;
- de vérifier l’âge de l’enfant et l’accord des parents dans le respect de sa vie privée ;
- de prévoir des garanties spécifiques pour protéger l’intérêt de l’enfant.
L’objectif de ces recommandations est d’encourager et développer l’éducation citoyenne au numérique, tout en préservant l’autonomie des mineurs.
- Communiqué de presse de la CNIL du 9 juin 2021
Démarches administratives au décès d’un proche : un guide pour vous aider
Un guide pour aider les proches du défunt
Le gouvernement a publié un guide pour rappeler aux proches d’une personne décédée les démarches à effectuer suite au décès d’une personne.
Ce guide, qui est consultable à l’adresse suivante https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A14974, récapitule les démarches à réaliser par les proches du défunt :
- dans les 24h qui suivent le décès : obtention d’un certificat médical de décès et déclaration du décès en mairie ;
- dans les 48h qui suivent le décès : vérification de l’existence ou non d’un contrat obsèques, choix de l’organisme de pompes funèbres ;
- dans les 6 jours qui suivent le décès : déroulement des obsèques ;
- dans les 10 jours qui suivent le décès : information des organismes payeurs du décès du défunt (employeur, pôle emploi, caisses de retraite, caf, département, etc.) ;
- après les 10 jours qui suivent le décès : contacter la banque, les organismes de prévoyance, le notaire, le centre des impôts et le bailleur.
- Actualité de service-public du 15 juin 2021
Vente immobilière : illustration d’une tentative (ratée ?) d’optimisation fiscale…
Vente immobilière et optimisation du prix de cession : la loi, c’est la loi !
Une SCI vend un immeuble commercial.
Dans le cadre de cette vente, elle verse à l’acquéreur une importante indemnité de rendement, destinée à compenser le manque à gagner résultant de la diminution temporaire des loyers perçus à la suite de la renégociation du bail commercial en cours sur l’immeuble.
Et pour le calcul du montant imposable du gain réalisé (ce que l’on appelle aussi une plus-value imposable), la SCI demande à déduire cette indemnité de rendement du prix de vente de l’immeuble.
A toutes fins utiles, rappelons qu’une plus-value se calcule en retranchant le prix d’achat du prix de vente.
Or, l’un des moyens permettant de diminuer le montant du gain imposable et donc de l’impôt, consiste à diminuer le prix de vente de certains frais ou de certaines charges limitativement prévu(e)s par la loi, tels que, par exemple, le coût des certificats et diagnostics obligatoires, l’éventuel indemnité d’éviction versée au locataire sortant, etc.
L’indemnité de rendement ne faisant pas partie de la liste des frais ou charges légalement déductibles du prix de vente, l’administration fiscale, puis le juge de l’impôt rejettent la demande de la SCI.
Le redressement fiscal est donc maintenu.
- Arrêt de la Cour administrative d’appel de Douai du 2 juin 2021, n°21DA00829
Achat immobilier dans certains quartiers = TVA à 5,5 % ?
Achat immobilier dans certains quartiers et TVA à 5,5 % : focus sur les conditions de ressources
Dans le cadre d’une opération d’accession à la propriété, les particuliers qui achètent un immeuble situé dans un quartier prioritaire de la politique de la ville peuvent bénéficier du taux réduit de TVA à 5,5 %, sous réserve :
- que l’immeuble constitue sa résidence principale ;
- et de satisfaire à certaines conditions de ressources.
Le respect de ces conditions de ressources est examiné :
- à la date de la signature de l’avant-contrat ou du contrat préliminaire ;
- à défaut, à la date du contrat de vente ou du contrat ayant pour objet la construction du logement.
En pratique, le montant des ressources à prendre en compte correspond au revenu fiscal de référence qui figure sur les avis d’imposition de chaque personne composant le ménage établis au titre de l’avant-dernière année précédant celle de la signature :
- de l’avant-contrat ou du contrat préliminaire ;
- à défaut, du contrat de vente ou du contrat ayant pour objet la construction du logement.
A titre dérogatoire, le particulier peut demander la prise en compte de ses revenus imposables perçus au titre de la dernière année civile précédant celle au cours de laquelle le contrat a été signé ou de ses revenus imposables perçus au cours des 12 mois précédant la date de la signature du contrat, sous réserve qu’ils soient inférieurs d’au moins 10 % aux revenus de l’avant-dernière année.
- Rescrit BOFIP-Impôts du 9 juin 2021, BOI-RES-TVA-000003
Professions libérales : du nouveau concernant les indemnités journalières au 1er juillet 2021
Focus sur la « nouvelle » prestation versée aux professionnels libéraux
Pour rappel, les professionnels libéraux relevant de la CNAV-PL ne bénéficient pas, en principe, d'indemnités journalières en cas de maladie avant le 91e jour d'arrêt, sauf à ce qu’ils souscrivent une assurance privée.
Toutefois, ils ont pu bénéficier, à titre exceptionnel pendant l'épidémie de covid-19, d'indemnités journalières dérogatoires dès le 4e jour d’arrêt, en contrepartie du paiement d’une cotisation spécifique.
A partir du 1er juillet 2021, ce dispositif exceptionnel sera pérennisé pour tous les professionnels libéraux relevant de la CNAV-PL : les avocats ne sont donc pas concernés, dès lors qu’ils relèvent non pas de cette caisse mais de la CNB (caisse nationale des barreaux).
Par exception, il sera mis en place seulement à compter du 1er janvier 2022 pour :
- les conjoints collaborateurs de ces professionnels libéraux ;
- les médecins ayant opté pour la simplification.
Le gouvernement vient de préciser que cette cotisation sera calculée sur les revenus d’activités des professionnels libéraux dans la limite d’un plafond égal à 3 fois le plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS), soit 123 408 € pour 2021.
Il indique également :
- le montant de la cotisation minimale due par ces professionnels libéraux ;
- le taux et le plafond de cette cotisation supplémentaire ;
- les modalités de paiement des indemnités journalières (délai de carence, limite des revenus servant de base pour le calcul de l’indemnité journalière, durée maximale de versement de l’indemnité journalière pour une même incapacité de travail).
- Taux et base de calcul de cette cotisation spécifique
Pour l’année 2021, le taux de cette cotisation est fixé à 0,15 % des revenus annuels d’activités des professionnels libéraux concernés, pour la part de ces revenus ne dépassant pas 3 fois le PASS.
A partir du 1er janvier 2022, il sera fixé à 0,30 % des revenus annuels d’activités des professionnels libéraux concernés, pour la part de ces revenus ne dépassant pas 3 fois le PASS. Cette cotisation annuelle, y compris celle due au titre des 2 premières années d’activité, ne pourra pas être calculée sur une base de calcul inférieure à 40 % du plafond annuel de la Sécurité sociale.
Notez que pour les conjoints collaborateurs, ce taux de cotisation est fixé à 0,30 % à partir du 1er janvier 2022, calculé sur la base de 40 % du PASS.
- Pour les titulaires d’une pension d’invalidité / pension de retraite
Pour information, les personnes titulaires d’une pension d’invalidité ou d’une pension de retraite restent tenues de verser cette cotisation maladie.
Cependant, les professionnels libéraux bénéficiaires d’une pension d’invalidité, peuvent demander à en être exonérés. Dans ce cas, ils n’auront pas le droit au versement d’indemnités journalière maladie.
Pour se faire, ils doivent en faire la demande auprès de l’Urssaf dans les 3 mois suivant la date de prise d’effet de la pension.
Notez que cette demande sera renouvelée de manière tacite tous les ans, sauf renonciation adressée à l’Urssaf par le bénéficiaire avant le 31 octobre de l’année précédant celle au titre de laquelle la cotisation est due.
Cette renonciation prendra alors effet au 1er janvier de l’année suivante.
- Pour les médecins remplaçants ayant opté pour la simplification
Par exception, le taux de cotisation maladie est calculée d’une manière différente pour les médecins et étudiants en médecine remplaçants qui ont opté pour la simplification de la déclaration de revenus.
Ces derniers bénéficient d’un taux de versement forfaitaire qui sera fixé, à compter du 1er janvier 2022, à :
- 13,5 % (contre 13,3 % en 2021) pour l’ensemble des recettes tirées de leur activité de remplacement qui, avant l’application de l’abattement forfaitaire prévue dans le cadre du régime micro-BNC (bénéfices non commerciaux), n’excède pas 19 000 € ;
- 21,2 % (contre 21 % en 2021) pour leur revenu excédant ce seuil.
- Pour les personnes exerçant une activité libérale et relevant du régime microsocial
Le taux de cotisation maladie est également calculée d’une manière différente pour les professionnels libéraux relevant du régime de la micro-entreprise.
Ces derniers bénéficient d’un taux de versement forfaitaire qui est fixé, depuis le 1er janvier 2021, à 22,2 % de l’ensemble de leurs revenus (contre 22 % en 2021).
- Dispositions relatives au calcul de l’indemnité journalière
Le montant de l'indemnité journalière versé aux professionnels libéraux est égal à 1/ 730e de la moyenne des revenus pris en compte pour le calcul de leurs cotisations d'assurance maladie des 3 années civiles précédant la date de la constatation médicale de l'incapacité de travail, dans la limite de 3 fois le PASS.
Pour les travailleurs indépendants ne relevant pas du régime libéral, cette indemnité est calculée dans la limite d’un seul PASS.
- Dispositions relatives au versement de l’indemnité journalière
Pour rappel, le professionnel libéral doit exercer sa profession depuis au moins un an à la date du constat médical de l’incapacité de travail pour bénéficier d’une indemnité journalière.
A compter du 1er juillet 2021, l’indemnité journalière sera versée à partir du 4e jour de l’incapacité de travail du professionnel libéral et pourra être servie durant 87 jours consécutifs pour une même incapacité de travail.
Notez que pour une période de 3 ans, ce délai ne s’applique, en cas d’affection longue durée, qu’au premier des arrêts de travail dus à une même affection.
Les professionnels reprenant le travail à temps partiel dans le cadre d’un aménagement thérapeutique pourront également bénéficier de ces indemnités, dans la limite de 90 jours.
- Décret n° 2021-755 du 12 juin 2021 relatif aux prestations maladie en espèces des professionnels libéraux
- Décret n° 2021-755 du 12 juin 2021 relatif aux prestations maladie en espèces des professionnels libéraux (rectificatif)
