Bail commercial : l’épouse est-elle (aussi) titulaire du bail ?
Copropriété du fonds ≠ cotitularité du bail
Le régime matrimonial des époux a de nombreuses conséquences juridiques : des époux mariés sous un régime de communauté détiennent ensemble de nombreux biens communs, parmi lesquels peut figurer un fonds de commerce.
Pour autant, les époux copropriétaires du fonds de commerce ne sont pas forcément cotitulaires du bail du local dans lequel est exploité ce fonds.
C’est ce que vient de rappeler récemment le juge dans une affaire. Pour lui, en effet, l’épouse copropriétaire d’un fonds de commerce avec son conjoint n’est pas cotitulaire du bail du local dans lequel est exploité le fonds, dès lors que le bail en question n’a été consenti qu’à son seul époux.
Peu importe, à cet égard, que l’épouse ait le statut de conjoint collaborateur.
Source : Arrêt de la Cour de cassation, 3ème chambre civile, du 17 septembre 2020 n° 19-18435
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Coronavirus (COVID-19) : que prévoit le protocole sanitaire renforcé pour les commerces ?
Coronavirus (COVID-19) et protocole sanitaire renforcé : de nouvelles obligations pour les commerces
- La jauge concernant le nombre de clients est renforcée à 8m2
À compter du 28 novembre 2020, les commerces ne peuvent pas accueillir plus d’un client pour 8 m² de surface de vente ou de surface du local accueillant du public, avec une tolérance pour les personnes accompagnées (familles par exemple), ou nécessitant un accompagnement (personne âgée, adulte handicapé, etc.).
S’agissant des centres commerciaux, la jauge s’applique à la fois pour l’ensemble du centre et pour chacun des magasins ou boutiques qui le composent.
Cette jauge s’apprécie sur l’ensemble de la surface de vente, sans déduction des rayonnages, présentoirs ou meubles.
- L'information du client est renforcée
La capacité maximale de l’accueil de l’établissement doit être affichée et visible depuis l’extérieur, conformément à la réglementation en vigueur.
Les commerçants doivent s’engager, en outre, à afficher à l’entrée du magasin des consignes pour faciliter la régulation des flux :
- consignes sanitaires (distanciation physique et port obligatoire du masque dès l’âge de 11 ans, et pour les enfants de 6 à 10 ans dans la mesure du possible) ;
- conditions d’accès au magasin ;
- horaires d’ouverture et fermeture ;
- heures d’affluence ;
- modalités de retrait des marchandises spécifiques ;
- modalités de précommande et de « click and collect », le cas échéant ;
- recommandations aux clients de venir avec leurs sacs pour éviter la manipulation des emballages ;
- limitation du temps de présence souhaitable dans le commerce, le cas échéant ;
- incitation au paiement électronique.
Les commerçants doivent s’engager aussi, au moyen d’un affichage, à inviter les clients à télécharger l’application « Tous AntiCovid » et encourager son activation lors de l’entrée en magasin. :
- Les mesures à mettre en œuvre pour le respect de la jauge et des principes de distanciation physique et d’hygiène
L’ensemble des mesures suivantes doit être mis en œuvre :
- un référent « COVID-19 » doit être désignée dans chaque magasin ;
- la présence de produit hydroalcoolique à l'entrée du magasin est obligatoire ;
- le port du masque doit être permanent ;
- cas particulier des magasins à partir de 400m² : pour ces magasins, le respect de la jauge doit se matérialiser par la présence d’une personne à l’entrée pour le comptage ou par la mise en place d’un dispositif de comptage ;
- respect de l’hygiène des mains à l’entrée et du contrôle du port du masque ;
- recommandation d’un sens de circulation unique à l’entrée et dans le magasin ;
- en cas de risque de constitution d’une file d’attente à l’entrée du magasin, un marquage au sol est recommandé à l’extérieur, pour faciliter le respect de la distanciation physique entre clients ;
- mise en place de dispositifs pour lutter contre les points de regroupement ;
- réduction des surfaces de contact ;
- ventilation régulière des magasins, soit de façon naturelle, soit par une aération mécanique ;
- mise en place d’un système de rendez-vous ou de réservation de créneau horaire, pour éviter les files d'attente ;
- proposer des créneaux horaires de faibles affluences pour les personnes vulnérables.
Source : Protocole sanitaire renforcé pour les commerces, communication du Ministère de l’Economie du 26 novembre 2020
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Coronavirus (COVID-19) et transporteurs : des restrictions de circulation exceptionnellement levées
Coronavirus (COVID-19) et transporteurs : circuler le dimanche est autorisé !
Exceptionnellement, en raison de la crise économique liée à la covid-19, les interdictions de circulation sont levées pour les véhicules transportant des colis de messagerie (de type Colissimo, par exemple), pour les périodes suivantes :
- du samedi 28 novembre 2020 à 22 heures jusqu'au dimanche 29 novembre 2020 à 22 heures ;
- du samedi 5 décembre 2020 à 22 heures jusqu'au dimanche 6 décembre 2020 à 22 heures ;
- du samedi 12 décembre 2020 à 22 heures jusqu'au dimanche 13 décembre 2020 à 22 heures ;
- du samedi 19 décembre 2020 à 22 heures jusqu'au dimanche 20 décembre 2020 à 22 heures ;
- du samedi 26 décembre 2020 à 22 heures jusqu'au dimanche 27 décembre 2020 à 12 heures.
Le retour à vide de ces véhicules est autorisé durant les périodes de levée d'interdiction, et jusqu'à 22 heures le 27 décembre 2020.
Source : Arrêté du 26 novembre 2020 portant levée de l'interdiction de circulation de certains types de véhicules de transport de marchandises pour les activités de transport de colis de messagerie dans le cadre de la crise épidémique du coronavirus « covid-19 »
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Coronavirus (COVID-19) : de nouveaux motifs de déplacement au 28 novembre 2020
Coronavirus (COVID-19) : de nouveaux motifs de déplacement et une nouvelle attestation de déplacement !
Depuis le 28 novembre 2020, tout déplacement de personne hors de son lieu de résidence est interdit à l'exception des déplacements pour les motifs suivants en évitant tout regroupement de personnes :
- déplacements à destination ou en provenance :
- ○ du lieu d'exercice ou de recherche d'une activité professionnelle et déplacements professionnels ne pouvant être différés ;
- ○ des établissements ou services d'accueil de mineurs, d'enseignement ou de formation pour adultes ;
- ○ du lieu d'organisation d'un examen ou d'un concours ;
- déplacements pour effectuer des achats de biens ou pour les besoins de prestations de services qui ne sont pas interdits ;
- déplacements pour effectuer des consultations, examens et soins ne pouvant être assurés à distance et pour l'achat de médicaments ;
- déplacements pour motif familial impérieux, pour l'assistance aux personnes vulnérables et précaires, pour la garde d'enfants, ainsi que pour les déménagements ;
- déplacements des personnes en situation de handicap, le cas échéant accompagnées de leur accompagnant ;
- déplacements, sans changement du lieu de résidence, dans la limite de trois heures quotidiennes et dans un rayon maximal de 20 kilomètres autour du domicile, liés aux activités de plein air suivantes :
- ○ activité physique ou loisirs individuels, à l'exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d'autres personnes ;
- ○ promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile ;
- ○ besoins des animaux de compagnie ;
- déplacements pour répondre à une convocation judiciaire ou administrative ou pour se rendre dans un service public ou chez un professionnel du droit, pour un acte ou une démarche qui ne peuvent être réalisés à distance ;
- participation à des missions d'intérêt général sur demande de l'autorité administrative ;
- déplacements à destination ou en provenance d'un établissement culturel pour les activités qui ne sont pas interdites ;
- déplacements à destination ou en provenance d'un lieu de culte ;
- participation à des rassemblements, réunions ou activités sur la voie publique ou dans un lieu ouvert au public qui ne sont pas interdits.
Notez que lorsque le lieu d'exercice de l'activité professionnelle est le domicile du client, les déplacements ne sont, sauf intervention urgente, autorisés qu'entre 6 heures et 21 heures.
En conséquence des nouvelles autorisations de déplacement, le modèle de l’attestation dérogatoire de déplacement a été mis à jour. Il est consultable à l’adresse suivante : https://media.interieur.gouv.fr/deplacement-covid-19/.
Pour rappel, le non-respect du confinement entraîne :
- en cas de première sanction : une amende de 135 €, majorée à 375 € (en cas de non-paiement ou de non-contestation dans le délai indiqué sur l'avis de contravention) ;
- en cas de récidive dans les 15 jours : une amende de 200 €, majorée à 450 € (en cas de non-paiement ou de non-contestation dans le délai indiqué sur l'avis de contravention) ;
- après 3 infractions en 30 jours : une amende de 3750 € et 6 mois d'emprisonnement.
- Décret n° 2020-1454 du 27 novembre 2020 modifiant le décret n° 2020-1310 du 29 octobre 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de covid-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire
