Taux de l’impôt sur les sociétés et de la contribution additionnelle - exercice 2023
Taux de l'impôt sur les sociétés
• Taux de droit commun
Pour les entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur à 10M€ :
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Bénéfices imposables |
Exercice 2023 |
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0 à 42 500 € |
15 % |
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au-delà de 42 500 € |
25 % |
Pour les entreprises dont le chiffre d’affaires est d’au moins 10 M€, le taux unique de l’IS est de 25 %.
• Taux spécifiques
- 19 % pour les titres de participation dans des sociétés à prépondérance immobilière cotées détenus depuis au moins 2 ans ;
- 10 % (depuis le 1er janvier 2019) pour les produits nets tirés de la sous-concession ou de la concession de licences d'exploitation de brevets, d'inventions brevetables, de procédés de fabrication et de perfectionnements, si l’option pour le nouveau régime d’imposition des brevets est formulée. A défaut d’option, le taux d’imposition est fixé à 15 % ;
- 15 % pour les plus-values de cession de parts de fonds commun de placement à risques et d'actions de sociétés de capital-risque.
Taux de la contribution additionnelle
Contribution sociale de 3,3 % sur la part de l'impôt sur les sociétés qui excède 763 000 €
- Article 219 du Code Général des Impôts (taux de l’impôt sur les sociétés)
- Article 235 ter ZC du Code Général des Impôts (contribution sociale de 3,3 %)
Frais supplémentaires de repas - année 2023
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Frais de repas |
Montant |
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Valeur du repas pris à domicile |
5,20 € TTC |
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Montant au-delà duquel la valeur du repas n’est plus considérée comme raisonnable |
20,20 € TTC |
1/ Bénéfices industriels et commerciaux
Par principe, les frais supplémentaires de repas sont déductibles du résultat imposable, pour les titulaires de bénéfices industriels et commerciaux, dès lors qu’ils sont nécessités par l’exercice de la profession, justifiés et d’un montant raisonnable.
Seuls les frais supplémentaires de repas sont réputés nécessités par l’exercice de la profession : la fraction de la dépense qui correspond aux frais que vous auriez engagés si vous aviez pris votre repas à votre domicile constitue une dépense d’ordre personnel qui ne peut être prise en compte pour la détermination du bénéfice imposable. Pour les exercices clos en 2023, le prix du repas à domicile est fixé forfaitairement à 5,20 € pour un repas (montant TTC).
Exemple : un commerçant dont le magasin et le domicile sont situés sur la même commune effectue un déplacement l’obligeant à exposer des frais de restaurant pour un montant de 15,90 €, régulièrement justifiés. Les frais qu’il peut déduire s’élèvent à 15,90 € - 5,20 € = 10,70 €.
Par ailleurs, le repas pris en dehors du domicile doit avoir un coût raisonnable sous peine de ne plus être considéré comme une dépense professionnelle. Pour apprécier ce montant, sera considéré comme raisonnable un repas dont le prix n’excède pas la limite d’exonération des indemnités pour frais de repas retenue lorsqu’un salarié est en déplacement professionnel et empêché de regagner sa résidence ou le lieu habituel de son travail, soit 20,20 € pour l’année 2023 (montant TTC). La fraction qui excède ce seuil constitue une dépense d’ordre personnel qui ne peut être admise en déduction, à moins de justifier ce dépassement par des circonstances exceptionnelles nécessaires pour l’exercice de l’activité ou de démontrer qu’il n’existe pas de possibilité de déjeuner à moindre coût dans les environs.
Exemple : si, dans l’exemple précédent, les frais supplémentaires de repas s’élèvent à 25 €, les frais de repas déductibles s’élèvent, par principe, à 20,20 € - 5,20 € = 15 €.
2/ Bénéfices non commerciaux
Les frais supplémentaires de repas exposés régulièrement sur les lieux d'exercice de leur activité professionnelle par les titulaires de bénéfices non commerciaux sont considérés, sous certaines conditions, comme des dépenses nécessitées par l'exercice de la profession et sont donc pris en compte pour la détermination du bénéfice non commercial imposable. Pour cela, les dépenses exposées doivent résulter de l’exercice normal de la profession et non de convenances personnelles et correspondre à une charge effective et justifiée.
Seuls les frais supplémentaires de repas sont réputés nécessités par l’exercice de la profession : la fraction de la dépense qui correspond aux frais que vous auriez engagés si vous aviez pris votre repas à votre domicile constitue une dépense d’ordre personnel qui ne peut être prise en compte pour la détermination du bénéfice imposable. Pour les exercices clos en 2023, le prix du repas à domicile est fixé forfaitairement à 5,20 € pour un repas (montant TTC).
Le coût du repas pris en dehors du domicile ne doit pas être anormalement élevé, auquel cas la dépense présenterait un caractère exagéré. A titre de règle pratique, il faut considérer comme normaux les frais supplémentaires de repas lorsque la dépense payée n’excède pas la limite d'exonération des indemnités pour frais de repas retenue lorsqu'un salarié est en déplacement professionnel et empêché de regagner sa résidence ou le lieu habituel de son travail. En cas de dépassement de ce montant, vous devez, pour pouvoir déduire la totalité des frais supplémentaires de repas, être en mesure de justifier de circonstances exceptionnelles, notamment au regard des nécessités de votre activité et des possibilités de restauration offertes à proximité de votre lieu d’activité, justifiant l’engagement d’une dépense plus élevée. A défaut, la différence constatée entre la dépense payée et la limite au-delà de laquelle la dépense est considérée comme excessive constitue une dépense d’ordre personnel qui ne peut être admise en déduction pour la détermination du bénéfice imposable.
Le montant déductible des frais supplémentaires de repas exposés par les titulaires de bénéfices non commerciaux correspond donc à la différence existant entre :
- le montant forfaitaire représentatif de la valeur du repas pris à domicile, fixé à 5,20 € TTC pour l’année 2023 ;
- et la limite d'exonération des indemnités pour frais de repas retenue lorsqu'un salarié est en déplacement professionnel et empêché de regagner sa résidence ou le lieu habituel de son travail, fixée à 20,20 € TTC pour l’année 2023.
Exemple : un architecte dont le cabinet et le domicile sont situés sur la même commune se rend sur un chantier dans un autre département. Il expose à cette occasion des frais de restaurant d’un montant de 25 €, dûment justifiés. Les frais qu’il peut déduire s’élèvent donc, par principe, à 20,20 € - 5,20 € = 15 €.
Taux des droits d’enregistrement en matière de vente immobilière - barème 2023
1/ Taux de droit commun : en principe, le taux de droit commun est de 5,70 % dans la plupart des départements.
Il se décompose de la façon suivante :
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Nature de la taxation |
Taux |
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Droit départemental |
4,50 % sauf dans l’Indre, Mayotte et le Morbihan où le taux est de 3,80 % ** |
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Taxe communale additionnelle |
1,20 % |
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Prélèvement pour frais d’assiette et de recouvrement |
2,37 %*** |
** En principe, le taux du droit départemental est fixé à 3,80 %, mais la Loi permet aux départements de le moduler à la hausse (taux maximum 4,50 %) ou à la baisse (taux minimum 1,20 %).
***Ce prélèvement est calculé sur le montant du droit départemental.
2/ Taux réduit :
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Nature de la taxation |
Taux |
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Droit départemental |
0,70 % |
|
Prélèvement pour frais d’assiette et de recouvrement du droit départemental |
2,14 %*** |
***Ce prélèvement est calculé sur le montant du droit départemental.
3 / Taxe additionnelle sur les ventes de bureaux en Ile de France : le taux est de 0,6 %.
Attention : il existe un certain nombre de ventes immobilières bénéficiant d’un régime de faveur.
Liste des Etats ayant conclu avec la France une convention d’assistance administrative en vue de lutter contre la fraude et l’évasion fiscales qui permet l’accès aux renseignements bancaires – à jour au 1er juin 2021
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Afrique-du-Sud |
Curaçao |
Kenya |
Pologne |
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Albanie |
Chypre |
Kirghizistan |
Polynésie française |
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Algérie |
Danemark |
Kosovo |
Portugal |
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Allemagne |
Dominique |
Koweït |
Qatar |
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Andorre |
Egypte |
Lettonie |
République Dominicaine |
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Anguilla |
Équateur |
Liban |
Tchéquie |
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Antigua-et-Barbuda |
Émirats arabes unis |
Libéria |
Roumanie |
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Antilles néerlandaises |
Espagne |
Libye |
Royaume-Uni |
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Arabie saoudite |
Estonie |
Liechtenstein |
Russie |
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Argentine |
Etats-Unis |
Lituanie |
Saint-Barthélemy |
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Arménie |
Ethiopie |
Luxembourg |
Saint-Christophe-et-Niévès |
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Aruba |
Finlande |
Macao |
Sainte-Lucie |
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Australie |
Gabon |
Macédoine du Nord |
Saint-Martin |
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Autriche |
Géorgie |
Madagascar |
Saint-Pierre-et-Miquelon |
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Azerbaïdjan |
Ghana |
Malaisie |
Saint-Vincent-et-les-Grenadines |
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Bahamas |
Gibraltar |
Malawi |
Salvador |
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Bahreïn |
Grèce |
Mali |
Samoa |
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Bangladesh |
Groenland |
Malte |
Saint-Marin |
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Barbade |
Grenade |
Maurice |
Sénégal |
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Belgique |
Guatemala |
Mauritanie |
Seychelles |
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Belize |
Guernesey |
Mexique |
Serbie |
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Bénin |
Guinée (République de) |
Moldavie |
Singapour |
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Bermudes |
Hong Kong |
Monaco |
Sint-Maarten |
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Biélorussie |
Hongrie |
Mongolie |
Slovaquie |
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Bolivie |
Île-de-Man |
Monténégro |
Slovénie |
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Bosnie-Herzégovine |
Îles Caïmans |
Montserrat |
Sri Lanka |
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Botswana |
Îles Cook |
Maroc |
Suède |
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Brésil |
Îles Féroé |
Namibie |
Suisse |
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Brunei |
Iles Marshall |
Nauru |
Syrie |
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Bulgarie |
Îles turques-et-caïques |
Niger |
Taiwan |
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Burkina-Faso |
Îles vierges britanniques |
Nigeria |
Thaïlande |
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Cameroun |
Inde |
Niue |
Togo |
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Canada |
Indonésie |
Norvège |
Trinité-et-Tobago |
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Cap-Vert |
Iran |
Nouvelle-Calédonie |
Tunisie |
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Centrafrique |
Irlande |
Nouvelle-Zélande |
Turkménistan |
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Chili |
Islande |
Oman |
Turquie |
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Chine (République populaire de) |
Israël |
Ouganda |
Ukraine |
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Colombie |
Italie |
Ouzbékistan |
Uruguay |
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Congo (République du) |
Jamaïque |
Pakistan |
Vanuatu |
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Corée du Sud |
Japon |
Panama |
Venezuela |
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Costa-Rica |
Jersey |
Pays-Bas |
Vietnam |
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Côte-d’Ivoire |
Jordanie |
Pérou |
Zambie |
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Croatie |
Kazakhstan |
Philippines |
Zimbabwe |
Accidents routiers du travail : comment les éviter ?
Prévention des accidents routiers du travail : des informations utiles…
La conduite constitue, pour de nombreuses entreprises, l’essence même de leur activité (transport, livraison, BTP, etc.) et s’avère donc être un facteur de risques professionnels pour les travailleurs qui prennent la route (risques physiques, chimiques et psychosociaux).
Mais ce ne sont pas les seules ! Pour les entreprises où les déplacements sont ponctuels, le risque d’accident de trajet reste à prendre en considération.
L’institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS) rappelle que l’employeur doit évaluer ce risque et l’intégrer au document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP).
À cet effet, il donne les étapes fondamentales de l’évaluation du risque routier, lesquelles consistent à :
- réaliser un état des lieux et une analyse des déplacements, en tenant compte des conditions réelles de conduite (durée de déplacement, amplitudes horaires de travail, types et caractéristiques des véhicules, état du trafic, conditions météos, etc.) ;
- identifier les salariés exposés ;
- examiner les motifs et les caractéristiques des déplacements ;
- analyser les accidents de mission survenus au cours des dernières années.
Qui dit DUERP, dit plan de prévention ! L’INRS propose ainsi de cibler les actions à mener selon 4 axes :
- déplacements : prévoir une organisation en amont ;
- véhicules : maintenance des véhicules, véhicules appropriés et en bon état, avec une traçabilité du suivi et de l’entretien ;
- communications lors des déplacements : instauration d’un protocole, notamment sur l’usage du téléphone portable ;
- compétences : formations des salariés.
Afin de limiter les risques, l’INRS préconise également :
- d’éviter au maximum les déplacements en regroupant les rendez-vous ou réunions hors entreprises, ou bien en préférant des rencontres en visioconférence, par exemple ;
- recourir aux transports collectifs ;
- limiter les distances quotidiennes à parcourir, etc.
Enfin, pour considérer et prévenir les risques dans leur ensemble, l’institut recommande aux entreprises de mettre en place un plan de mobilité, permettant d’améliorer les conditions de déplacements du personnel et de favoriser les modes alternatifs à la voiture individuelle.
Un tel plan présente les avantages de prévenir le risque routier, mais aussi d’agir pour le bien-être au travail et de s’inscrire dans une démarche environnementale.
Data Privacy Officer : dans l’œil des autorités !
DPO : des contrôles dans toute l’Union européenne
La commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) avait annoncé en début d’année 2023 les différentes thématiques qui seraient au cœur de ses contrôles pour l’année en cours.
En cohérence avec ces annonces, une série de vérifications va être lancée auprès d’établissements publics, de collectivités territoriales et d’entreprises privées concernant la désignation et les modalités d’exercice de leur Data Privacy Officer (DPO).
La particularité de cette campagne de vérification est qu’elle se fera de façon coordonnée avec le comité européen de la protection des données (CEPD) et les autorités nationales des autres États-membres.
Pour rappel, un Data Privacy Officer (DPO), ou Délégué à la protection des données, doit obligatoirement être désigné au sein :
- des autorités et organismes publics ;
- des organismes assurant un suivi régulier, systématique et à grande échelle de données personnelles ;
- des organismes traitant à grande échelle des données à caractère sensible.
Son rôle est de veiller à la conformité de son organisme aux dispositions du règlement général sur la protection des données (RGPD) et de s’assurer que les droits des personnes concernées par les données traitées sont respectés.
Par ces contrôles, les autorités cherchent à vérifier que des DPO sont bien désignés dans les organismes où leur présence est obligatoire et que ceux-ci disposent de moyens suffisants pour mener à bien leurs missions.
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RGPD : le droit à réparation, c’est automatique ?
Violation du RGPD : le droit à réparation n’est pas automatique !
Pour rappel, le règlement général sur la protection des données (RGPD) vise, depuis 2018, à protéger les données personnelles à l’échelle de l’Union européenne.
Ce règlement prévoit, notamment, un droit à réparation qui permet à toute personne ayant subi un dommage matériel ou moral du fait d'une violation du RGPD d'obtenir du responsable du traitement de données (ou du sous-traitant) une réparation pour le préjudice subi.
Récemment, la question s’est posée de savoir si ce droit s’applique systématiquement, dès qu’une violation du RGPD est constatée.
Interrogé sur ce point, le juge européen vient de répondre par la négative…
Il rappelle, en effet, que pour bénéficier de ce droit à réparation, il faut nécessairement que 3 conditions soient réunies :
- une violation du RGPD ;
- un dommage matériel ou moral résultant de cette violation ;
- un lien de causalité entre le dommage et la violation.
À toutes fins utiles, notez que le fait de ne pas pouvoir engager une action en réparation n’interdit pas d’utiliser d’autres voies de recours prévues par le RGPD, notamment celles permettant d’infliger des amendes administratives, pour lesquelles l’existence d’un dommage individuel n’a pas à être démontrée.
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C’est l’histoire d’un gérant… qui ne l’est pas vraiment…
Un dirigeant qui vend ses titres et réclame un abattement fiscal… Un abattement réservé aux dirigeants, rappelle le fisc… C’est le cas, puisqu’il est gérant, relève ce dernier… Pas si on relit les statuts, fait remarquer le fisc...
Verdict ?
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C’est l’histoire d’un propriétaire qui espère bénéficier d’un avantage fiscal grâce à des tickets de caisse…
Un propriétaire qui entretient les immeubles qu’il loue… qui fournit des tickets de caisse prouvant l’achat de matériaux… et qui demande à déduire ces dépenses de ses revenus fonciers…
Suffisant pour obtenir satisfaction ?
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C’est l’histoire d’un employeur à qui une salariée reproche d’être un peu (trop ?) curieux…
Un employeur découvre des mails d’une salariée insultant un collègue… Ce qui est inacceptable pour l’employeur qui la licencie… Ce qui est inacceptable pour la salariée qui voit là une violation de sa vie privée…
Qui a raison de se plaindre ?
