Protection de vos droits de propriété intellectuelle : pensez aux douanes !
Lutte contre la contrefaçon : demandez l’intervention de la douane !
La demande d’intervention de la douane est une faculté offerte à tout titulaire d’un droit de propriété intellectuelle protégé. Ce mécanisme, gratuit et valable un an renouvelable, permet d’attirer l’attention de la douane sur des produits suspects et facilite leur interception.
Notez que cette démarche est réservée aux personnes ayant protégé leurs droits de propriété intellectuelle au niveau national ou européen.
Retenez également que cette procédure peut être préventive, c’est-à-dire que vous n’avez pas besoin de justifier d’une atteinte ou d’une menace préalables à vos droits.
Peuvent bénéficier de cette protection tous les titulaires des droits de propriété intellectuelle suivants :
- marques ;
- dessins et modèles ;
- droits d’auteur et droits voisins ;
- brevets ;
- topographies de produits semi-conducteurs ;
- modèles d’utilité ;
- certificats complémentaires de protection relatifs aux médicaments et aux produits phytopharmaceutiques ;
- obtentions végétales ;
- appellations d’origine, indications géographiques et dénominations géographiques.
Il existe 2 types de demandes d’intervention : une fondée sur le droit de l’Union européenne et une autre fondée sur le droit français.
-
La demande fondée sur le droit de l’Union européenne
Cette demande permet de mettre en place une surveillance douanière en frontière tierce. La retenue porte alors sur des marchandises non dédouanées, c’est-à-dire des marchandises qui n’ont pas encore fait l’objet de déclaration et, le cas échéant, de paiement de taxes. 2 types de demandes sont possibles :
- la demande nationale, adressée aux autorités douanières d’un seul État membre : par conséquent la surveillance douanière ne portera que sur cet État membre ;
- la demande au niveau de l’Union européenne, adressée à plusieurs États membres qui correspondent aux choix de surveillance formulés par le demandeur. Attention, cette demande ne peut être présentée que sur les droits de propriété intellectuelle fondés sur le droit de l’Union produisant des effets dans l’ensemble de l’Union.
-
La demande fondée sur le droit français
Ici, la surveillance des marchandises se fait sur le territoire national et potentiellement sur des marchandises dédouanées et en libre circulation.
-
Les suites de la demande
Retenez que les 2 types de demandes ne sont pas exclusives. Autrement dit, vous pouvez tout à fait choisir de bénéficier des 2 en même temps !
Une fois la ou les demandes choisies et déposées, quels sont leurs effets ?
En cas de soupçons de contrefaçon sur une marchandise, les douanes peuvent la retenir durant 10 jours (délai raccourci à 3 jours en cas de denrées périssables).
Elles contactent ensuite l’entreprise protégée qui devra leur fournir son expertise pour déterminer s’il y a, ou non, contrefaçon.
S’il y a contrefaçon, 2 solutions sont possibles :
- l’entreprise peut, sans intervention du juge, obtenir la destruction des marchandises, toutes conditions par ailleurs remplies (notamment obtenir l’accord du propriétaire des marchandises problématiques) ;
- l’entreprise peut saisir le juge.
Si elle indique qu’il ne s’agit pas d’une contrefaçon, les marchandises sont restituées à leurs propriétaires.
Pour déposer ce type de demande, le demandeur et son représentant, le cas échéant, doivent être titulaires d’un numéro EORI. Vous pouvez demander ce numéro ici.
Pour en savoir plus sur les modalités de dépôt (formulaires, pièces justificatives, adresses d’envoi), rendez-vous sur le site des douanes, ici.
À vos claviers !
- Article economie.gouv.fr du 5 juillet 2023 : « Protégez-vous de la contrefaçon avec la demande d’intervention de la douane »
- Article douane.gouv.fr : « Déposer une demande d’intervention auprès des services douaniers »
- Article douane.gouv.fr mis à jour le 4 janvier 2023 : « Retenue et demande d'intervention »
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Hausse des indices locatifs : toujours bloquée ?
IRL et ILC : le « bouclier loyer » est prolongé
Pour mémoire, afin de limiter les effets de l’inflation sur les loyers, la loi pour la protection du pouvoir d’achat a limité la hausse de l’indice de référence des loyers (IRL) pour les révisions faites du 3e trimestre 2022 au 2e trimestre 2023.
Cette mesure fait l’objet d’une prolongation en raison de l’inflation qui reste élevée. Le dispositif est donc applicable jusqu’à la fin du 1er trimestre 2024.
Dans ce contexte, la hausse de l’IRL est plafonnée à :
- 3,5 % en métropole ;
- de 2 % à 3,5 % en Corse ;
- 2,5 % en Outre-mer.
L’indice des loyers commerciaux (ILC) est également concerné par cette prolongation : pour mémoire, il s’agit de l’indice de référence permettant de réviser le loyer dû par le locataire (commerçant ou artisan) d’un local commercial. Le « bouclier loyers commerciaux » ne concerne que les petites et moyennes entreprises (PME) employant moins de 250 personnes et dont le chiffre d’affaires annuel n’excède pas 50 M€ ou dont le total du bilan annuel ne dépasse pas 43 M€.
De fait, la variation ne pourra excéder 3,5 % pour les trimestres compris entre le 2e trimestre 2022 et le 1er trimestre 2024.
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Prévention et lutte contre les incendies : renforcement de la réglementation
Lutte contre les incendies : la réglementation évolue
En raison du risque accru de feux de forêt, une nouvelle loi visant à renforcer la prévention et la lutte contre les incendies vient d’être publiée.
Elle est axée autour de 8 points clés :
- l’élaboration d’une stratégie visant à renforcer la prévention, la protection et la lutte contre les incendies ;
- la régulation améliorée des espaces de différentes natures afin de réduire les départs de feux ;
- la gestion de la forêt au regard du risque incendie ;
- l’amélioration de l’aménagement et la valorisation des forêts, en appréhendant la défense des forêts contre les incendies à l’échelle du massif ;
- la mobilisation du monde agricole ;
- la sensibilisation des populations au risque incendie ;
- l’équipement, pour lutter contre l’incendie à la hauteur du risque ;
- après un incendie, le financement de la reconstitution de nouvelles forêts plus résilientes.
Le premier axe met concrètement à la charge du Gouvernement et des acteurs concernés une mission d’élaboration d’une stratégie nationale de défense des forêts et des surfaces non boisées contre les incendies. Celle-ci devra être élaborée avant le 10 juillet 2024.
Le deuxième renforce les obligations légales de débroussaillement qui, bien qu’existantes, restent peu appliquées. Ainsi, le périmètre de ces obligations devra être compris dans le plan local d’urbanisme afin d’être plus accessible. De plus, les obligations légales de débroussaillement sont étendues concernant les abords des sites Seveso situés à moins de 200 mètres des bois et forêts (à savoir les sites industriels présentant des risques d’accidents majeurs).
Le troisième acte notamment la prolongation du dispositif DEFI forêt jusqu’en 2027. Pour mémoire, il s’agit d’un dispositif d’encouragement fiscal à l’investissement forestier.
Le quatrième point permet de renforcer les actions de prévention sur l’ensemble du territoire national, notamment dans les massifs forestiers : ainsi, en cas de vente d'une propriété classée en nature de bois et forêt au cadastre, qui n'est pas dotée d'un document de gestion, et qui est située dans un massif forestier inclus dans le périmètre d'un plan départemental ou interdépartemental de protection des forêts contre les incendies, la commune sur le territoire de laquelle se trouve cette propriété bénéficie d'un droit de préemption.
Le monde agricole est aussi mis à contribution : il est prévu que les préfets pourront prendre des mesures de nature à assurer la prévention des incendies de forêt, de surfaces agricoles et de végétation proches des massifs forestiers, à faciliter la lutte contre ces incendies et à en limiter les conséquences.
Les citoyens sont également visés par cette nouvelle loi avec la création d’une journée nationale de la résilience visant à assurer la préparation de la population face aux risques naturels ou technologiques. Le Gouvernement apportera ultérieurement des précisions sur ce point.
Le septième axe vise, entre autres, les employeurs privés qui rendent plus aisée la disponibilité de leurs salariés sapeurs-pompiers volontaires au profit des services départementaux d’incendie et de secours : une réduction de cotisations patronales est instaurée, toutes conditions par ailleurs remplies, de 2024 à 2026.
Enfin, le bénéfice des aides publiques destinées à la mise en valeur et à la protection des bois et forêts est davantage encadré.
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Guichet d’aide au paiement des factures de gaz et d’électricité : l’aventure continue…
Guichet d’aide au paiement des factures de gaz et d’électricité : des nouveaux délais
Le délai pour déposer les demandes d’aide au paiement des factures de gaz et d’électricité au titre du début de l’année 2023 est prolongé de 2 mois supplémentaires :
- les demandes concernant les mois de janvier et février 2023 pourront être déposées jusqu’au 31 août 2023 (au lieu du 30 juin 2023) ;
- les demandes concernant les mois de mars et avril 2023 pourront être déposées jusqu’au 30 septembre 2023 (au lieu du 31 août 2023).
Concernant la régularisation des dépenses d’énergie, 2 situations sont à distinguer. Ainsi, le guichet de régularisation :
- est déjà ouvert depuis le 16 janvier 2023, et le sera jusqu’au 31 décembre 2023, pour la période de mars à décembre 2022 ;
- sera ouvert du 18 septembre 2023 au 30 avril 2024 pour l’année complète 2023.
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Femmes victimes de fausse couche : quelle prise en charge ?
Des IJSS sans délai de carence
Il est désormais prévu qu’en cas de constat d’une incapacité de travail faisant suite à une interruption spontanée de grossesse (fausse couche) ayant eu lieu avant la 22e semaine d’aménorrhée, les indemnités journalières de sécurité sociale (IJSS) sont accordées sans délai de carence.
Cette suppression du délai de carence est applicable aux arrêts de travail prescrits à compter d’une date prévue par décret (à venir) et, au plus tard, du 1er janvier 2024.
Cette mesure s’applique également aux professionnelles indépendantes et aux non-salariées des professions agricoles.
Une protection contre le licenciement
Depuis le 9 juillet 2023, il est interdit à l’employeur de rompre le contrat de travail d’une salariée pendant les 10 semaines suivant une fausse couche médicalement constatée ayant eu lieu entre la 14e et la 21e semaine d’aménorrhée incluses.
Notez toutefois qu’en cas de faute grave de l’intéressée, ou s’il est impossible de maintenir le contrat de travail pour un motif étranger à l’interruption spontanée de grossesse, l’employeur retrouvera la possibilité de rompre le contrat (toutes conditions par ailleurs remplies).
Un soutien psychologique
Les agences régionales de santé (ARS) ont également un rôle à jouer dans l’accompagnement des femmes victimes de fausse couche.
Ainsi, chaque agence régionale de santé (ARS) devra mettre en place un parcours associant des professionnels médicaux et des psychologues hospitaliers et libéraux, dans le cadre d'une approche pluridisciplinaire visant à mieux accompagner les femmes et, le cas échéant, leur partenaire, confrontés à une interruption spontanée de grossesse.
Ce parcours a pour objectifs, notamment :
- de développer la formation des professionnels médicaux sur les conséquences psychologiques des interruptions spontanées de grossesse ;
- d'améliorer l'orientation des femmes et, le cas échéant, de leur partenaire qui y sont confrontés ;
- de faciliter leur accès à un suivi psychologique et d'améliorer le suivi médical des femmes qui ont subi une fausse couche ;
- etc.
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Plafonds de loyers et de ressources retenus pour l’application du dispositif de défiscalisation immobilière « Scellier » - barème 2023
Plafonds de loyer
Pour les baux conclus ou renouvelés en 2023, les plafonds au m² (charges non comprises) sont les suivants :
- Dispositif « Scellier classique » :
|
Investissements réalisés avant 2011 |
Investissements réalisés à partir de 2011 |
|
zone A : 25,08 € zone B1 : 17,44 € zone B2 : 14,27 €
|
zone A bis : 24,94 € zone A : 18,49 € zone B1 : 14,91 € zone B2 : 12,17 € zone C : 8,46 € |
- Dispositif « Scellier intermédiaire » :
|
Investissements réalisés avant 2011 |
Investissements réalisés à partir de 2011 |
|
zone A : 20,06 € zone B1 : 13,95 € zone B2 : 11,42 €
|
zone A bis : 19,95 €, zone A : 14,79 €, zone B1 : 11,93 €, zone B2 : 9,74 €, zone C : 6,77 € |
- Dispositif « Scellier Outre-mer » (Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion, Saint Martin, Saint Barthélémy) pour les investissements réalisés à compter du 27 mai 2009 :
|
Secteur libre |
Secteur intermédiaire |
|
14,39 € |
11,65 € |
- Dispositif « Scellier Outre-mer » (Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, Saint Pierre-et-Miquelon, Iles Wallis-et-Futuna) pour les investissements réalisés à compter du 27 mai 2009 :
|
Secteur libre |
Secteur intermédiaire |
|
17,99 € |
15 € |
Plafonds de ressources du locataire
Les plafonds de ressources sont appréciés à la date de conclusion du bail.
Les ressources du locataire s'entendent du revenu fiscal de référence figurant sur l'avis d'impôt sur le revenu établi au titre de l'avant-dernière année précédant celle de la signature du contrat de location.
Ces plafonds sont révisés au 1er janvier de chaque année en fonction de la variation annuelle de l’indice de référence des loyers.
Pour les baux conclus, reconduits ou renouvelés en 2023, les plafonds annuels de ressources des locataires sont les suivants.
- Dispositif « Scellier intermédiaire Métropole »
|
COMPOSITION DU FOYER LOCATAIRE |
LIEU DE SITUATION DU LOGEMENT |
|||
|
Zone A (en €) |
Zone B1 (en €) |
Zone B2 (en €) |
Zone C (en €) |
|
|
Personne seule |
52 991 |
39 363 |
36 082 |
35 836 |
|
Couple |
79 196 |
57 803 |
52 986 |
48 167 |
|
Personne seule ou couple ayant une personne à charge |
95 197 |
69 197 |
63 433 |
57 665 |
|
Personne seule ou couple ayant deux personnes à charge |
114 030 |
83 743 |
76 768 |
69 789 |
|
Personne seule ou couple ayant trois personnes à charge |
134 993 |
98 290 |
90 102 |
81 907 |
|
Personne seule ou couple ayant quatre personnes à charge |
151 901 |
110 873 |
101 634 |
92 393 |
|
Majoration par personne à charge supplémentaire à partir de la cinquième |
16 932 |
12 594 |
11 545 |
10 495 |
- Dispositif « Scellier intermédiaire Outre-mer » pour les investissements réalisés à compter du 27 mai 2009
|
COMPOSITION DU FOYER LOCATAIRE |
LIEU DE SITUATION DU LOGEMENT |
|
|
Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion, Saint Martin, Saint Barthélémy (en €) |
Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, Saint Pierre-et-Miquelon, Iles Wallis-et-Futuna (en €) |
|
|
Personne seule |
31 372 |
26 847 |
|
Couple |
41 892 |
49 647 |
|
Personne seule ou couple ayant une personne à charge |
50 378 |
52 516 |
|
Personne seule ou couple ayant deux personnes à charge |
60 810 |
55 387 |
|
Personne seule ou couple ayant trois personnes à charge |
71 540 |
59 224 |
|
Personne seule ou couple ayant quatre personnes à charge |
80 624 |
63 064 |
|
Majoration par personne à charge supplémentaire à partir de la cinquième |
9 000 |
4 033 |
C’est l’histoire d’un couple contraint de vivre d’amour sans eau fraîche…
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Dispositif Loc’Avantages – plafonds de ressources – 2023
Pour les logements donnés en location intermédiaire :
Pour les baux conclus en 2023, les plafonds annuels de ressources des locataires sont les suivants :
|
|
|||||
|
|
|
|
|
|
|
|
|
41 855 |
41 855 |
34 115 |
30 704 |
|
|
|
62 555 |
62 555 |
45 558 |
41 001 |
|
|
|
82 002 |
75 194 |
54 785 |
49 307 |
|
|
|
97 904 |
90 070 |
66 139 |
59 526 |
|
|
|
116 487 |
106 627 |
77 805 |
70 025 |
|
|
|
131 078 |
119 897 |
87 685 |
78 917 |
|
|
|
14 603 |
13 369 |
9 782 |
8 801 |
|
Pour les logements situés en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à La Réunion ou à Mayotte :
|
Composition du foyer locataire |
Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion, Mayotte (en €) |
|
|
30 338 |
|
|
40 516 |
|
|
48 722 |
|
|
58 818 |
|
|
69 192 |
|
|
77 978 |
|
|
8 704 |
Pour les logements affectés à la location sociale :
|
COMPOSITION DU FOYER LOCATAIRE |
|
|
||||
|
Zone A bis |
Reste de la zone A (en €) |
Zone B1 |
Zone B1 |
Zone B2 et C |
|
|
|
Personne seule |
30 641 |
30 641 |
24 975 |
24 505 |
22 477 |
|
|
Couple |
45 798 |
45 798 |
33 354 |
32 726 |
30 018 |
|
|
Personne seule ou couple ayant une personne à charge |
60 034 |
55 050 |
40 109 |
39 355 |
36 098 |
|
|
Personne seule ou couple ayant deux personnes à charge |
71 677 |
65 942 |
48 422 |
47 511 |
43 579 |
|
|
Personne seule ou couple ayant trois personnes à charge |
85 281 |
78 062 |
56 962 |
55 891 |
51 266 |
|
|
Personne seule ou couple ayant quatre personnes à charge |
95 967 |
87 847 |
64 198 |
62 990 |
57 778 |
|
|
Majoration par personne à charge supplémentaire à partir de la cinquième |
10 694 |
9 789 |
7 162 |
7 028 |
6 445 |
|
Pour les logements affectés à la location très sociale :
|
COMPOSITION DU FOYER LOCATAIRE |
LIEU DE SITUATION DU LOGEMENT |
||||
|
Zone A bis |
Reste de la zone A (en €) |
Zone B1 |
Zone B1 |
Zone B2 et C |
|
|
Personne seule |
16 852 |
16 852 |
13 736 |
13 478 |
12 362 |
|
Couple |
27 480 |
27 480 |
20 013 |
19 637 |
18 011 |
|
Personne seule ou couple ayant une personne à charge |
36 021 |
33 031 |
24 066 |
23 613 |
21 659 |
|
Personne seule ou couple ayant deux personnes à charge |
39 638 |
36 466 |
26 777 |
26 274 |
24 100 |
|
Personne seule ou couple ayant trois personnes à charge |
46 906 |
42 936 |
31 331 |
30 742 |
28 198 |
|
Personne seule ou couple ayant quatre personnes à charge |
52 782 |
48 316 |
35 309 |
34 645 |
31 778 |
|
Majoration par personne à charge supplémentaire à partir de la cinquième |
5 880 |
5 383 |
3 938 |
3 865 |
3 544 |
Plafonds de loyer et de ressources retenus pour l’application du dispositif « conventionnement Anah » - barème 2023
1- Plafonds de loyer
Le loyer mensuel doit respecter un plafond au m².
Pour les baux conclus ou renouvelés en 2023, les plafonds (charges non comprises) sont les suivants :
- pour les conventions à loyer intermédiaire :
- 18,25 € en zone A bis
- 13,56 € en zone A
- 10,93 € en zone B1
- 9,50 € en zone B2
- 9,50 € en zone C
- pour les conventions à loyer intermédiaire dans les DOM (Guyane, Guadeloupe, Martinique, Réunion, Mayotte) : 11,19 €
- pour les conventions à loyer social :
|
Dispositif Borloo-Ancien (convention conclue avant le 1er janvier 2012) |
Dispositif Borloo-Ancien (convention conclue à compter du 1er janvier 2012) |
Dispositif Cosse-Ancien |
|
- |
7,19 € en zone A bis |
12,76 € dans les zones A bis ; |
|
7,24 € en zone A |
7,19 € en zone A |
9,82 € dans les zones A ; |
|
6,58 € en zone B1 |
6,54 € en zone B1 |
8,45 € dans les zones B1 ; |
|
6,58 € en zone B2 |
6,54 € en zone B2 |
8,12 € dans les zones B2 ; |
|
5,92 € en zone C |
5,85 € en zone C |
7,54 € dans les zones C. |
- pour les conventions à loyer très social :
|
Dispositif Borloo-Ancien (convention conclue avant le 1er janvier 2012) |
Dispositif Borloo-Ancien (convention conclue à compter du 1er janvier 2012) |
Dispositif Cosse-Ancien |
|
- |
6,81 € en zone A bis |
9,94 € dans les zones A bis ; |
|
6,85 € en zone A |
6,81 € en zone A |
7,65 € dans les zones A ; |
|
6,38 en zone B1 |
6,34 € en zone B1 |
6,59 € dans les zones B1 ; |
|
6,38 en zone B2 |
6,34 € en zone B2 |
6,31 € dans les zones B2 ; |
|
5,70 € en zone C |
5,66 € en zone C |
5,85 € dans les zones C. |
2- Plafonds de ressources du locataire
Les ressources du locataire s'entendent du revenu fiscal de référence figurant sur l'avis d'impôt sur le revenu établi au titre de l'avant-dernière année précédant celle de la signature du contrat de location.
Ces plafonds sont révisés au 1er janvier de chaque année en fonction de la variation annuelle de l’indice de référence des loyers.
Pour les baux conclus ou renouvelés en 2023, les plafonds annuels de ressources des locataires sont les suivants (en euros) :
Pour les conventions à loyer intermédiaire
|
COMPOSITION DU FOYER LOCATAIRE |
LIEU DE SITUATION DU LOGEMENT (en €) |
|||
|
Zone A bis |
Zone A |
Zone B1 |
Zone B2 et Zone C |
|
|
Personne seule |
41 855 |
41 855 |
34 115 |
30 704 |
|
Couple |
62 555 |
62 555 |
45 558 |
41 001 |
|
Personne seule ou couple ayant une personne à charge |
82 002 |
75 194 |
54 785 |
49 307 |
|
Personne seule ou couple ayant deux personnes à charge |
97 904 |
90 070 |
66 139 |
59 526 |
|
Personne seule ou couple ayant trois personnes à charge |
116 487 |
106 627 |
77 805 |
70 025 |
|
Personne seule ou couple ayant quatre personnes à charge |
131 078 |
119 897 |
87 685 |
78 917 |
|
Majoration par personne à charge supplémentaire à partir de la cinquième |
14 603 |
13 369 |
9 782 |
8 801 |
|
COMPOSITION DU FOYER LOCATAIRE |
LIEU DE SITUATION DU LOGEMENT (en €) |
||
|
Guadeloupe, Guyane, Martinique La Réunion Mayotte |
Nouvelle-Calédonie, Polynésie Française, îles Wallis et Futuna |
Saint-Martin ou Saint-Pierre et Miquelon |
|
|
Personne seule |
30 338 |
32 872 |
30 338 |
|
Couple |
40 516 |
43 896 |
40 516 |
|
Personne seule ou couple ayant une personne à charge |
48 722 |
52 788 |
48 722 |
|
Personne seule ou couple ayant deux personnes à charge |
58 818 |
63 727 |
58 818 |
|
Personne seule ou couple ayant trois personnes à charge |
69 192 |
74 966 |
69 192 |
|
Personne seule ou couple ayant quatre personnes à charge |
77 978 |
84 485 |
77 978 |
|
Majoration par personne à charge supplémentaire à partir de la cinquième |
8 704 |
9 429 |
8 704 |
Pour les conventions à loyer social
|
Catégorie de ménage |
Paris et communes limitrophes en € |
Ile-de-France hors Paris et communes limitrophes en € |
Autres régions en € |
|
Personne seule |
25 165 |
25 165 |
21 878 |
|
- Couple (à l'exclusion des jeunes ménages) ou - Personne seule en situation de handicap |
37 611 |
37 611 |
29 217 |
|
- Personne seule ou couple ayant une personne à charge ou - Jeune ménage sans personne à charge ou - Couple dont au moins un des membres est en situation de handicap |
49 303 |
45 210 |
35 135 |
|
- Personne seule ou couple ayant deux personnes à charge ou - Couple ayant une personne à charge dont au moins un des trois membres est en situation de handicap |
58 865 |
54 154 |
42 417 |
|
- Personne seule ou couple ayant trois personnes à charge ou - Couple ayant deux personnes à charge dont au moins un des quatre membres est en situation de handicap |
70 036 |
64 108 |
49 898 |
|
- Personne seule ou couple ayant quatre personnes à charge ou - Couple ayant trois personnes à charge dont au moins un des cinq membres est en situation de handicap |
78 809 |
72 142 |
56 236 |
|
Majoration par personne à charge à partir de la cinquième |
8 782 |
8 038 |
6 273 |
Pour les conventions à loyer très social
|
Catégorie de ménage |
Paris et communes limitrophes (en €) |
Ile-de-France hors Paris et communes limitrophes (en €) |
Autres régions (en €) |
|
Personne seule |
13 845 |
13 845 |
12 032 |
|
- Couple (à l'exclusion des jeunes ménages) ou - Personne seule en situation de handicap |
22 567 |
22 567 |
17 531 |
|
- Personne seule ou couple ayant une personne à charge ou - Jeune ménage sans personne à charge) ou - Couple dont au moins un des membres est en situation de handicap |
29 581 |
27 126 |
21 082 |
|
Personne seule ou couple ayant deux personnes à charge ou - Couple ayant une personne à charge dont au moins un des trois membres est en situation de handicap |
32 380 |
29 784 |
23 457 |
|
- Personne seule ou couple ayant trois personnes à charge ou - Couple ayant deux personnes à charge dont au moins un des quatre membres est en situation de handicap |
38 518 |
35 261 |
27 445 |
|
- Personne seule ou couple ayant quatre personnes à charge ou - Couple ayant trois personnes à charge dont au moins un des cinq membres est en situation de handicap |
43 347 |
39 678 |
30 930 |
|
Majoration par personne à charge à partir de la cinquième |
4 829 |
4 419 |
3 449 |
Dirigeant de société = créancier professionnel ?
Engagement de caution : c’est quoi un créancier professionnel ?
Le dirigeant et associé d’une société vend ses actions à une autre société. Il est convenu qu’une partie du prix de vente est versée immédiatement et que l’autre sera payée par mensualités. Dans le cadre de ce « crédit-vendeur » et pour garantir le paiement, le représentant de la société acheteuse se porte caution.
À la suite d’un conflit entre le vendeur et la société acheteuse, cette dernière refuse de payer le solde du prix de vente. Le vendeur se tourne alors vers la caution…
…qui refuse à son tour de payer ! Selon elle, le cautionnement est disproportionné par rapport à ses facultés financières.
Sauf que ce mécanisme, qui permet de protéger les cautions, n’est applicable, comme le fait remarquer le vendeur, que lorsque le créancier est « professionnel », c’est-à-dire lorsque sa créance :
- est née dans l’exercice de sa profession ;
- ou se trouve en rapport direct avec l’une de ses activités professionnelles.
« Ce qui n’est pas le cas ici ! », se défend le vendeur.
« Si ! », argumente la caution : parce que la créance détenue par le vendeur est née de la vente des actions d’une société qu’il dirigeait, cela fait nécessairement de lui un créancier professionnel.
« Faux ! », tranche le juge en faveur du vendeur : ce dernier a bien vendu les actions d’une société qu’il dirigeait. Pour autant, la créance n’est ni liée à l’exercice de sa profession ni en rapport direct avec l’une de ses activités. Il ne peut donc pas être considéré comme un créancier professionnel.
