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Le coin du dirigeant

Achat immobilier dans certains quartiers = TVA à 5,5 % ?

23 juin 2021 - 2 minutes
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Les particuliers qui, dans le cadre d’une opération d’accession à la propriété, achètent un bien immobilier situé dans certains quartiers peuvent bénéficier du taux réduit de TVA à 5,5 %, sous réserve, notamment, de satisfaire à des conditions de ressources. Mais à quel moment faut-il se placer pour apprécier ces conditions de ressources ?

Rédigé par l'équipe WebLex.


Achat immobilier dans certains quartiers et TVA à 5,5 % : focus sur les conditions de ressources

Dans le cadre d’une opération d’accession à la propriété, les particuliers qui achètent un immeuble situé dans un quartier prioritaire de la politique de la ville peuvent bénéficier du taux réduit de TVA à 5,5 %, sous réserve :

  • que l’immeuble constitue sa résidence principale ;
  • et de satisfaire à certaines conditions de ressources.

Le respect de ces conditions de ressources est examiné :

  • à la date de la signature de l’avant-contrat ou du contrat préliminaire ;
  • à défaut, à la date du contrat de vente ou du contrat ayant pour objet la construction du logement.

En pratique, le montant des ressources à prendre en compte correspond au revenu fiscal de référence qui figure sur les avis d’imposition de chaque personne composant le ménage établis au titre de l’avant-dernière année précédant celle de la signature :

  • de l’avant-contrat ou du contrat préliminaire ;
  • à défaut, du contrat de vente ou du contrat ayant pour objet la construction du logement.

A titre dérogatoire, le particulier peut demander la prise en compte de ses revenus imposables perçus au titre de la dernière année civile précédant celle au cours de laquelle le contrat a été signé ou de ses revenus imposables perçus au cours des 12 mois précédant la date de la signature du contrat, sous réserve qu’ils soient inférieurs d’au moins 10 % aux revenus de l’avant-dernière année.

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Sources
  • Rescrit BOFIP-Impôts du 9 juin 2021, BOI-RES-TVA-000003
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Le coin du dirigeant

Découverte d’un trésor : à qui appartient-il ?

24 juin 2021 - 2 minutes
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2 ouvriers qui travaillent sur un chantier découvrent, par hasard, un trésor. Se pose alors l’épineuse question de savoir à qui celui-ci appartient… ou pas…

Rédigé par l'équipe WebLex.


Découverte d’un trésor : le point sur les règles applicables

Alors qu’ils travaillent sur un chantier, 2 ouvriers découvrent, par hasard, 34 lingots d’or.

7 jours plus tard, un accord qui acte du partage (inégal ?) de la valeur des lingots est signé entre :

  • le propriétaire du site sur lequel ils ont été découverts ;
  • les 2 salariés qui ont découvert le trésor (appelés « co-inventeurs » du trésor) ;
  • leur employeur.

Mais à la suite de la vente des lingots, les 2 salariés réclament l’annulation de l’accord signé…

Ils précisent, en effet, que la Loi prévoit que lorsqu’un trésor est découvert par hasard sur le terrain d’autrui, sa valeur doit être divisée entre celui qui le découvre et le propriétaire du terrain. Ce qui exclut donc leur employeur de l’équation !

Il est certes possible de déroger à cette règle par le biais d’un accord (appelé « transaction »), mais pour être valide, celui-ci doit contenir des concessions réciproques des parties.

Or ici, l’employeur n’a fait aucune concession puisqu’au départ, il n’avait aucun droit sur les lingots… ce qui rend nul l’accord signé.

Ce que confirme le juge qui accède, par conséquent, à la demande des salariés…

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Sources
  • Arrêt de la Cour de cassation, 1ère chambre civile, du 16 juin 2021, n° 19-21567
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Le coin du dirigeant

Voyages en train : et si votre train est annulé ou retardé ?

28 juin 2021 - 4 minutes
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Vous avez décidé d’entreprendre un voyage en train, mais mauvaise nouvelle, celui-ci est retardé voire annulé. Quels sont vos droits dans ce cas ?

Rédigé par l'équipe WebLex.


Retard ou annulation de train : à quoi avez-vous droit ?

  • Que contient la règlementation européenne ?

Tout voyageur qui effectue un voyage en train en France ou dans un autre pays de l’Union européenne a le droit de percevoir une indemnisation si son train est annulé ou retardé.

Les modalités de celle-ci sont définies par la règlementation européenne, qui prévoit notamment que dans le cas d’un retard de train, l’indemnisation minimale du voyageur lésé est de :

  • 25 % du prix du billet si la durée du retard est comprise entre 60 et 119 minutes ;
  • 50 % du prix du billet si cette durée est égale ou supérieure à 120 minutes.

Au-delà de ce seuil plancher, il est aussi possible que les entreprises ferroviaires nationales prévoient des règles d’indemnisation plus favorable.

  • Conditions d’indemnisation prévues par la SNCF

En France, les conditions d’indemnisation prévues par la SNCF diffèrent selon la nature du trajet retardé.

Si celui-ci est effectué :

  • par un TGV ou un Intercité, le montant de l’indemnisation oscille entre 25 % et 75 % du prix d’achat du billet, selon que le retard varie entre 30 minutes et 3 heures ou plus à l’arrivée du train ;
  • par un train SNCF sur un parcours international, l’indemnisation balance entre 25 % et 50 % du prix d’achat du billet, selon que le retard est de 30 minutes ou de 2 heures ou plus à l’arrivée du train ;
  • par un iDTGC ou un OUIGO, l’indemnisation varie entre 25 % et 50 % du prix d’achat du billet, selon que le retard est de 1 ou 2 heures (ou plus) de retard à l’arrivée du train en gare ;
  • par un train Eurostar, l’indemnisation peut atteindre 75 % du prix d’achat si le train enregistre 3 heures de retard ou plus à l’arrivée ;
  • par un train Thalys, le montant de l’indemnisation peut atteindre 100 % du prix d’achat à partir de 2 heures de retard à l’arrivée du train en gare.

Si le trajet est effectué par un TER, aucune indemnisation particulière n’est prévue.

Notez par ailleurs que les voyageurs titulaires d’une carte de transport ou d’un abonnement qui subissent des retards ou des annulations de train de manière récurrente peuvent également prétendre à une indemnisation.

Pour plus de détails concernant l’ensemble de ces dispositions, cliquez ici.

  • Demande d’indemnisation

Si vous êtes éligible à une indemnisation à la suite du retard ou de l’annulation de votre train, vous pouvez en faire la demande à la SNCF en ligne (par le biais d’un formulaire) ou par courrier.

Le modèle du formulaire à utiliser et l’adresse postale à laquelle faire parvenir votre courrier varient selon la nature du trajet en train effectué.

Point important, vous devez impérativement joindre à votre demande la liste des documents suivants :

  • la référence de votre dossier figurant sur le billet (matérialisé par une référence à 6 lettres) ;
  • la date de votre voyage ;
  • le numéro de votre train ;
  • vos nom(s) et prénom(s) ;
  • vos coordonnées postales ;
  • votre billet de train original ;
  • votre bulletin de retard original remis en gare à l’arrivée du train.

Pour plus d’informations sur les modalités spécifiques de remboursement à chaque catégorie de train ou de transporteurs, cliquez ici.

  • Assistance aux voyageurs

Tout voyageur dont le train est retardé a le droit d’être informé au plus vite de la situation et des heures de départ et d’arrivée prévues du train, dès lors que celles-ci sont fixées.

Dans le cas où le retard du train excède 1 heure, le voyageur doit recevoir de manière gratuite et dans la mesure du possible :

  • des repas et des rafraîchissements ;
  • un hébergement à l’hôtel (et une prise en charge du transport entre le lieu où se trouve le train et la gare) si le séjour d’une ou de plusieurs nuits est nécessaire ;
  • le transport entre le lieu où se trouve le train et la gare et l’autre point de départ ou la destination finale du service, si le train est bloqué sur la voie.

Si le trajet fait l’objet d’une annulation ou d’un report de plus d’une heure au départ du train, il est obligatoire que le voyageur ait le choix entre :

  • poursuivre son voyage avec le train initial (avec le bénéfice ultérieur d’une indemnisation si les conditions requises sont remplies) ou avec un autre train partant dans les 48 heures sans frais supplémentaires ;
  • annuler son voyage, et recevoir le remboursement intégral du billet.
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Sources
  • Actualité du site du Ministère de l’Economie, des Finances et de la Relance du 8 juin 2021
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Impôt sur le revenu : vérifiez vos coordonnées bancaires !

28 juin 2021 - 2 minutes
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Suite au dépôt de votre déclaration d’impôt sur le revenu 2021, il est possible que l’administration fiscale vous rembourse un trop-versé ou vous réclame un supplément d’impôt… Ce qui nécessite que vos coordonnées bancaires soient à jour. Comment vous en assurez ?

Rédigé par l'équipe WebLex.


Impôt sur le revenu : pourquoi faut-il vérifier ses coordonnées bancaires ?

Actuellement, l’administration fiscale calcule le montant définitif de votre impôt sur le revenu.

3 cas de figure peuvent se présenter :

  • vous ne devez plus rien au titre de vos revenus 2020 et vous n’avez aucune démarche à réaliser, le montant de votre impôt étant égal aux sommes déjà prélevées à la source en 2020 ;
  • vous pouvez bénéficier d’un remboursement, le montant prélevé en 2020 étant supérieur au montant final de votre impôt ; ce remboursement sera effectué par virement sur votre compte bancaire, soit le 20 juillet 2021, soit le 6 août 2021 ;
  • vous avez un reste à payer, le montant prélevé en 2020 n’ayant pas permis de couvrir l’intégralité de votre impôt ; dans ce cas :
  • ○ si la somme à payer est inférieure ou égale à 300 €, elle sera prélevée en une seule fois sur votre compte bancaire le 27 septembre 2021 ;
  • ○ si la somme à payer est supérieure à 300 €, elle sera prélevée en 4 fois, les 27 septembre 2021, 25 octobre 2021, 25 novembre 2021 et 27 décembre 2021.

Pour s’assurer du bon déroulement de ces opérations (remboursement ou prélèvement), vous devez vous assurer, au plus tard le 1er juillet 2021, que le compte bancaire connu de l’administration fiscale est le bon.

Pour cela, vous pouvez :

  • vous connecter à votre espace particulier sur le site Internet des impôts (impots.gouv.fr), service « Gérer mon prélèvement à la source », rubrique « Mettre à jour vos coordonnées bancaires » ;
  • contacter les services fiscaux par téléphone au 0 809 401 401 (appel non surtaxé) du lundi au vendredi du 8h30 à 19h.
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Sources
  • Communiqué de presse du ministère de l’économie, des finances et de la relance du 23 juin 2021, n°1141
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Mariage et épargne salariale : quand demander le déblocage anticipé de sa participation ?

29 juin 2021 - 2 minutes
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La demande de déblocage anticipé des sommes placées sur un plan d’épargne entreprise (PEE) pour cause de mariage est enfermée dans un délai de 6 mois. Mais quel est le point de départ de ce délai ?

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Mariage et épargne salariale : un délai de 6 mois à partir de quand ?

Par principe, les sommes qui sont placées sur un plan d’épargne entreprise (PEE) sont légalement bloquées pendant les 5 premières années.

Néanmoins, dans les situations suivantes, le salarié détenteur du plan peut demander le déblocage anticipé de sa participation :

  • mariage, conclusion d’un Pacs ;
  • naissance ou adoption d’un enfant, à partir du 3e ;
  • invalidité du salarié, de son époux/épouse ou de son partenaire de Pacs ;
  • décès du salarié, de son époux/épouse ou de son partenaire de Pacs ;
  • cessation du contrat de travail (licenciement, démission ou départ en retraite) ;
  • surendettement ;
  • création ou reprise d’entreprise ;
  • acquisition d’une résidence principale, travaux d’agrandissement ou remise en état à la suite d’une catastrophe naturelle ;
  • victime de violences conjugales.

La demande de déblocage anticipé pour cause de mariage est enfermée dans un délai de 6 mois, décompté à partir :

  • de la célébration du mariage, si ce dernier a lieu en France ;
  • de la transcription sur les registres d’état civil français du mariage célébré à l’étranger, dès lors que ce mariage n’aura de véritable existence juridique en France qu’à compter de cette transcription.
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Sources
  • Journal de bord du médiateur de l’autorité des marchés financiers, 3 mai 2021
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Assurance chômage : du nouveau concernant l’allocation chômage

29 juin 2021 - 2 minutes
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De nouvelles règles de calcul du montant de l’allocation chômage devaient entrer en vigueur le 1er juillet 2021. Mais la crise sanitaire et les difficultés économiques entrainées par cette dernière, n’étant pas encore passées, cette mesure vient d’être suspendue…

Rédigé par l'équipe WebLex.


Assurance chômage : pas de nouvelles règles de calcul au 1er juillet 2021

Pour rappel, les nouvelles règles de calcul de l’assurance chômage devaient s’appliquer à partir du 1er juillet 2021, le gouvernement souhaitant :

  • rendre l’indemnisation chômage des salariés alternant périodes d’emploi et d’inactivité moins favorable dès le 1er juillet 2021 ;
  • mettre en place un système de bonus-malus sur les cotisations chômages, afin d’inciter les employeurs à proposer des contrats longs, dès le 1er septembre 2022.

Toutefois, des syndicats ont demandé la suspension de ces nouvelles règles, la situation économique des entreprises qui recourent largement aux contrats courts pour des besoins temporaires étant aujourd’hui incertaine du fait de la crise sanitaire.

Saisi de cette demande, le juge commence par rappeler que la mise en œuvre du système de bonus-malus à destination des employeurs a d’ores et déjà été différé au 1er septembre 2022, justement en raison de l’incertitude de la situation économique.

Dès lors, l’application immédiate de la réforme pour les salariés constitue une erreur manifeste d’appréciation de la part du gouvernement.

Le juge estime donc nécessaire de suspendre l’application des nouvelles règles de calcul des allocations chômages.

Prenant acte de cette décision, le gouvernement précise que la suspension porte uniquement sur la date d’entrée en vigueur des nouvelles règles de calcul de l’assurance chômage. Les modalités de mise en œuvre de la réforme seront quant à elles précisées ultérieurement.

En attendant, les règles actuelles continueront de s’appliquer au-delà du 1er juillet 2021.

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Sources
  • Arrêts du Conseil d'Etat du 22 juin 2021 n° 452210 et suivants (NP)
  • Conseil d’Etat, Actualité du 22 juin 2021, Assurance-chômage : les nouvelles règles de calcul de l’allocation sont suspendues
  • Communiqué de presse du Ministère du travail, du 22 juin 2021 : Décision du Conseil d’État : la réforme de l’assurance chômage n’est pas remise en cause
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Petit rappel (utile) sur la responsabilité des associés de SCI…

02 juillet 2021 - 2 minutes
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A la suite d’impayés, une banque décide de réclamer le remboursement du prêt qu’elle a consenti à une société civile immobilière (SCI) à ses associés. Mais sa demande arrive-t-elle « à point » ?

Rédigé par l'équipe WebLex.


Associés de SCI : une responsabilité… sous conditions

Une banque consent un prêt à une société civile immobilière (SCI).

A la suite de mensualités impayées, la banque fait procéder à la saisie du (seul) bien immobilier de la SCI financé par le prêt, dont le prix de vente ne lui permet toutefois d’apurer qu’une partie de sa créance.

Bien décidée à obtenir le remboursement total de celle-ci, elle décide alors de saisir le juge afin que celui-ci condamne les associés de la SCI à solder la dette…

Pour mémoire, les associés d’une SCI répondent indéfiniment des dettes sociales à proportion de leur part dans le capital social, ce qui signifie que tout créancier peut, s’il voit sa dette impayée, leur en réclamer le paiement sur leurs biens personnels.

Mais dans cette affaire, les associés s’opposent à la demande de la banque : ils rappellent, en effet, que celle-ci ne peut les poursuivre en paiement des dettes de la société qu’à la condition de prouver qu’elle a préalablement poursuivi la SCI sans succès (on parle d’exercice de « vaines poursuites » à l’encontre de la société).

Or, ici, la banque a prélevé des sommes sur le compte bancaire de la SCI après les avoir assignés devant le juge. Ce qui prouve bien, selon les associés, que la banque pouvait encore poursuivre la SCI en vue du paiement de ses dettes…

« Faux », rétorque la banque qui souligne que les 2 prélèvements en cause, qui correspondaient au paiement du prix de la vente de l’immeuble et à un virement EDF, n’étaient pas de nature à remettre en cause l’insolvabilité de la SCI… qui avait été établie avant l’assignation délivrée aux associés.

Ce que confirme le juge, qui estime par conséquent l’action de la banque à l’encontre des associés de la SCI parfaitement recevable…

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Sources
  • Arrêt de la Cour de cassation, 3ème chambre civile, du 24 juin 2021, n° 19-25193
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Droits de succession : qui peut bénéficier de l’abattement en faveur des personnes handicapées ?

02 juillet 2021 - 2 minutes
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Parce qu’il souffre d’un handicap depuis son enfance, un héritier demande l’application d’un abattement spécifique dans le cadre du calcul des droits de succession dont il est redevable à la suite du décès de sa sœur. Mais sa demande est-elle (vraiment) recevable ?

Rédigé par l'équipe WebLex.


Abattement en faveur des personnes handicapées : si, et seulement si…

Un particulier hérite de sa sœur.

Pour réduire les droits de succession dont il est redevable, il décide d’appliquer un abattement réservé aux personnes incapables de travailler dans des conditions normales de rentabilité en raison de leur handicap.

Ce qui est son cas, selon lui, puisqu’il souffre d’un handicap depuis son enfance qui l’a limité dans ses choix professionnels en l’empêchant de se lancer dans une carrière au sein la marine nationale, l’a contraint à rester au même poste de dessinateur, au sein de la même entreprise, pendant 26 ans et a provoqué sa mise à la retraite anticipée.

Mais son argumentation ne convainc pas l’administration fiscale, qui décide de remettre en cause l’application de l’abattement puisque, selon elle, rien ne prouve :

  • que le handicap de l’héritier l’a empêché de poursuivre ses études supérieures ou l’a bloqué dans son avancement professionnel ;
  • que le plan de départ en retraite anticipée dont il a bénéficié et qui était propre à son entreprise a eu un impact négatif sur ses revenus ;
  • que la carrière au sein de la marine nationale à laquelle il a été contraint de renoncer aurait offert des perspectives économiques plus favorables durant sa vie active et sa retraite.

Une position partagée par le juge, qui estime qu’ici, l’héritier ne démontre pas que son handicap l’a empêché de travailler dans des conditions normales de rentabilité.

Dès lors, il ne peut bénéficier de l’abattement en question…

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Sources
  • Arrêt de la Cour de cassation, chambre commerciale, du 23 juin 2021, n° 19-16680
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Brexit : quid des permis de conduire ?

02 juillet 2021 - 2 minutes
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Le Brexit soulève de nombreuses questions, notamment en ce qui concerne la validité des permis de conduire britanniques et français en France et au Royaume-Uni. Un accord a été trouvé à ce sujet. Que prévoit-il ?

Rédigé par l'équipe WebLex.


Brexit : validité des permis de conduire en France et au Royaume-Uni

Dans le cadre du Brexit, un accord entre le Royaume-Uni et la France a été trouvé pour assurer une continuité de la reconnaissance mutuelle des permis de conduire obtenus sur les territoires français et britannique.

Ainsi, les titulaires de permis de conduire délivrés avant le 1er janvier 2021 et en cours de validité, peuvent continuer de circuler en France et au Royaume-Uni, sans avoir besoin de l’échanger contre un permis de conduire du pays dans lequel ils résident.

Cet échange devra toutefois être effectué à l’expiration du permis ou en cas de perte ou de vol.

En outre, les titulaires d’un permis de conduire délivré après le 1er janvier 2021 qui souhaitent résider plus d’une année en France, disposent d’un délai d’un an après leur installation pour échanger leur permis britannique contre un permis français.

Notez, que cette demande d’échange se fait par le biais de la plateforme : https://permisdeconduire.ants.gouv.fr/.

Enfin, ces dispositions ne s’appliquent pas dans le cadre d’un court séjour touristique. Les personnes titulaires d’un permis britannique venant en France pour les vacances pourront donc librement circuler.

Il en est de même pour les conducteurs français partant au Royaume-Uni.

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Sources
  • Communiqué de presse du gouvernement du 25 juin 2021
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Déclaration des dons manuels : en ligne ?

05 juillet 2021 - 2 minutes
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Pour simplifier les démarches administratives des usagers, un nouveau service d’enregistrement en ligne des déclarations de dons manuels est disponible sur le site internet des impôts depuis le 30 juin 2021. Comment l’utiliser ?

Rédigé par l'équipe WebLex.


Déclaration des dons manuels en ligne : possible depuis le 30 juin 2021

Depuis le 30 juin 2021, les déclarations de dons manuels de sommes d’argent, d’actions, d’obligations et d’objets d’art, doivent s’effectuer en ligne, sur le site internet impots.gouv.fr, en suivant le chemin suivant : Votre espace particulier / Déclarer / Vous avez reçu un don ? / Déclarez le.

Une foire aux questions, disponible ici, ainsi qu’un « pas-à-pas », consultable ici, ont été mis en ligne pour vous accompagner.

Ce service de déclaration en ligne sera progressivement enrichi :

  • le paiement en ligne des droits de donation par carte bancaire ou autorisation de prélèvement sera disponible en septembre 2021 ;
  • la démarche en ligne sera ouverte :
  • ○ aux déclarations de dons qui intègrent des donations antérieures, dès janvier 2022 ;
  • ○ aux déclarations de ventes de droits sociaux non constatées par un acte pour les particuliers, en janvier 2022 ;
  • ○ aux déclarations de ventes de droits sociaux non constatées par un acte pour les professionnels, en septembre 2022 ;
  • ○ aux déclarations de succession transmises par les notaires, entre 2022 et 2024.
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Sources
  • Communiqué de presse du ministère de l’économie, des finances et de la relance du 29 juin 2021, n°1150
  • Actualité du site Internet impots.gouv.fr du 30 juin 2021
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