Aléas climatiques : un dispositif pour (r)assurer les agriculteurs !
Assurance récolte : une meilleure protection contre les aléas climatiques
Pour rappel, à compter du 1er janvier 2023, un dispositif d’assurance récolte verra le jour, qui comprendra 3 niveaux de couverture des pertes :
- les aléas courants, qui seront assumés par les agriculteurs ;
- les aléas significatifs, qui seront pris en charge par l’assurance subventionnée pour les agriculteurs qui ont fait le choix de s'assurer ;
- les aléas exceptionnels, qui déclencheront une intervention de l’État, y compris pour les agriculteurs non-assurés.
Ces différents niveaux de couvertures se feront dans le respect des paramètres suivants (révisables dans 3 ans) :
- un seuil et une franchise minimale pour l’assurance de 20 % et un taux de subvention de 70 % pour toutes les cultures ;
- un taux d’indemnisation par l’État pour les assurés de toutes les cultures de 90 % et un taux d’indemnisation par l’État pour les non-assurés fixé à 45 % en 2023, 40 % en 2024 et 35 % en 2025 ;
- un seuil de déclenchement de la solidarité nationale fixé à 50 % pour les groupes « grandes cultures, cultures industrielles et légumes » et « viticulture », et à 30 % pour les autres productions (arboriculture, prairies, etc.).
- Communiqué de presse n° 181 du ministère de l’Agriculture du 30 septembre 2022 :« Assurance récolte : Un dispositif assurantiel pour protéger tous les agriculteurs des aléas climatiques »
Plan de résilience : prolongement et adaptation de l’aide « gaz et électricité »
Une aide prolongée jusqu’au 31 décembre 2022 !
Pour mémoire, une aide a été mise en place à l’été 2022 par le Gouvernement afin d’aider les entreprises grandes consommatrices de gaz naturel et d’électricité à faire face à l’augmentation des prix en raison, notamment, de la guerre en Ukraine.
Cette aide, qui devait prendre fin le 31 août 2022, est finalement prolongée jusqu’au 31 décembre 2022, comme l’avait annoncé le Gouvernement.
Outre ce prolongement, des adaptations ont également été réalisées concernant les conditions d’octroi de l’aide, cette dernière variant selon la situation de l’entreprise. Ainsi :
- pour les entreprises subissant une baisse d'excédent brut d'exploitation (EBE) ou ayant un EBE négatif, une aide égale à 30 % des coûts éligibles, plafonnée à 2 millions d'euros est octroyée. La baisse de l’EBE est désormais calculée sur une base mensuelle par rapport à 2021 (il n’est plus nécessaire d’avoir une baisse d’EBE de 30 %) ;
- pour les entreprises dont l'EBE est négatif et dont le montant des pertes est égal à deux fois ces coûts éligibles, une aide égale à 50 % des coûts éligibles, plafonnée à 25 millions d'euros, peut être octroyée, cette aide étant désormais plafonnée à 80 % du montant des pertes ;
- pour les entreprises respectant les critères de l'aide plafonnée à 25 millions d'euros et qui exercent dans l'un des secteurs les plus exposés à la concurrence internationale, une aide égale à 70 % des coûts éligibles, plafonnée à 50 millions d'euros et à 80 % du montant des pertes peut être octroyée.
Toutes les conditions d’éligibilité que doivent remplir les entreprises pour prétendre à cette aide sont consultables ici.
- Décret n° 2022-1279 du 30 septembre 2022 modifiant le décret n° 2022-967 du 1er juillet 2022 instituant une aide visant à compenser la hausse des coûts d'approvisionnement de gaz naturel et d'électricité des entreprises particulièrement affectées par les conséquences économiques et financières de la guerre en Ukraine
Élargissement des zones interdites de pêche
Zones de protection : une interdiction de pêche pour les navires équipés d’engins de fond
Pour rappel, les navires équipés d'engins de fond (chaluts de fond, dragues, filets maillants de fond, palangres de fond, casiers et pièges) ont l’interdiction de pêcher dans certaines zones pour protéger les écosystèmes marins situés au-dessous de 400 mètres de profondeur.
Depuis le 10 octobre 2022, 87 nouvelles zones sont interdites de pêche en eau profonde, aux larges des côtes du Portugal, de l'Espagne, de la France et de l'Irlande.
Cette interdiction concerne tous les navires des États membres de l'Union européenne (UE) et des pays tiers opérant dans les eaux de l'UE.
- Actualité de Vie-publique.fr du 1er octobre 2022 : « Protection des écosystèmes marins : 87 zones interdites à la pêche en eau profonde dans l'Atlantique »
Crise énergétique : comment les fournisseurs d’énergie peuvent-ils aider leurs clients ?
Crise énergétique : signature d’une charte par les fournisseurs d’énergie
Les fournisseurs d’énergie ont signé une charte comportant 25 engagements pour soutenir les consommateurs durant la crise énergétique.
Ces 25 engagements sont regroupés autour de 7 axes que voici :
- Axe 1 : informer les consommateurs sur les enjeux de sobriété, les mesures mises en place par le Gouvernement et les répercuter rapidement ;
- Axe 2 : jouer un rôle actif auprès des clients individuels pour réduire leur consommation et pour trouver une offre adaptée ;
- Axe 3 : jouer un rôle actif auprès des clients professionnels pour réduire leur consommation ;
- Axe 4 : améliorer la lisibilité du processus de renouvellement des contrats professionnels ;
- Axe 5 : permettre à chaque consommateur professionnel de trouver un contrat adapté ;
- Axe 6 : accompagner les clients professionnels les plus vulnérables ;
- Axe 7 : préserver la soutenabilité financière de la fourniture d’énergie.
À titre d’exemple, concernant les clients professionnels, les fournisseurs d’énergie s’engagent à :
- les informer sur la conjoncture des prix de l’énergie de manière adaptée à chaque segment de clientèle, notamment sur les écarts de prix de marché entre heure creuse/heure pleine et semaine vs week-end, ainsi que sur le panel de contrats-type disponibles ;
- les encourager à mettre en place un outil de suivi et de pilotage de leur consommation d’énergie ;
- éviter toute mesure les incitant à la consommation d’énergie, y compris par le biais d’une incitation financière.
- Dossier de presse du ministère de l’Économie du 5 octobre 2022 : « Charte des fournisseurs d’énergie – 25 engagements pour aider les consommateurs à faire face à la crise énergétique »
Produits fertilisants : un secteur sous contrôle
Matières fertilisantes et supports de culture : la DGCCRF enquête
La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a enquêté sur le respect de la réglementation qui concerne les matières fertilisantes et supports de culture (MFSC) utilisés par les agriculteurs.
Elle a noté des améliorations par rapport aux contrôles précédents, malgré la persistance de quelques anomalies, à savoir :
- l’absence d’autorisation pour commercialiser tel ou tel produit en France ;
- l’absence de correspondance entre la composition des produits et les mentions sur l’étiquette ;
- l’absence d’étiquetage conforme ;
- le recours à des mentions valorisantes infondées ;
- l’absence d’efficacité des mesures d’autocontrôle par les fabricants.
Finalement, notez que 79 % des établissements contrôlés présentaient au moins 1 anomalie. Pour cette raison, la DGCCRF a annoncé le maintien des enquêtes dans ce secteur…
- Actualité de la DGCCRF du 6 octobre 2022 : « Les fertilisants et supports de culture passés au crible »
Plan sobriété énergétique : quelles sont les mesures pour les entreprises ?
Plan sobriété énergétique : les mesures phares pour les entreprises
Voici les mesures phares à retenir pour les entreprises, dans le cadre du Plan sobriété énergétique (dont l’application, pour rappel, n’est pas obligatoire) :
- la température maximale de chauffe dans les bureaux est de 19°C le jour, de 16°C la nuit et de 8°C lorsque le bâtiment est fermé plus de 3 jours ;
- le début et la fin de la période de chauffe doivent être décalées de 15 jours, si la température extérieure le permet ;
- l’éclairage intérieur des bâtiments doit être éteint dès leur inoccupation. L’éclairage extérieur doit être réduit, notamment publicitaire, et il faut l’éteindre au plus tard à 1 heure du matin ; dans les bureaux, il faut moderniser l’éclairage et l’associer à des automatismes de détection de présence et d’asservissement à la lumière du jour ;
- l’utilisation de l’eau chaude sanitaire dans les bureaux doit être réduite ;
- des dispositifs de chauffage autonome ou de récupération de chaleur doivent être mis en place ;
- le covoiturage est favorisé grâce à un bonus financier en cas d’inscription sur une plateforme spécifique (non encore créée) ;
- le train doit être privilégié pour les trajets professionnels de moins de 4 heures ;
- le train et les transports en commun doivent être privilégiés à la voiture ;
- dans chaque établissement, il faut désigner un ambassadeur ou un référent de la sobriété énergétique ;
- en cas de tension particulière sur le réseau (signal ÉcoWatt rouge), les entreprises doivent mettre en place une organisation en télétravail adaptée.
Certaines mesures visant les collectivités publiques vont intéresser le secteur sportif. Ainsi, il est prévu que :
- le chauffage des équipements sportifs publics doit être réduit ;
- le temps d’éclairage avant et après les matchs pour les compétitions se déroulant en journée doit être réduit de près de 50 % et de plus de 30 % pour les matchs en soirée.
D’autres mesures ciblent les Français, de manière générale :
- mise en place d’un bonus sobriété pour valoriser les économies d’énergie et faire baisser les factures ;
- le montant de MaPrimeRénov peut atteindre 9 000 € pour passer d’une chaudière au gaz à une pompe à chaleur en logement individuel ;
- mise en place d’aides permettant un reste à charge de 250 € en moyenne par appartement pour raccorder un bâtiment de logement collectif à un réseau de chaleur.
- Dossier de presse du ministère de la Transition écologique du 6 octobre 2022 : « Plan sobriété énergétique : une mobilisation générale »
- Actualité du ministère de l’Économie du 6 octobre 2022 : « Les entreprises s’engagent en faveur de la sobriété énergétique »
Tracteurs agricoles : la sécurité avant tout
Tracteurs agricoles : le dispositif anti-retournement amélioré
Pour des raisons évidentes de sécurité, les tracteurs agricoles doivent être équipés d’un dispositif anti-retournement.
Ces dispositifs doivent respecter des prescriptions techniques mises en place… en 2006. Mais, en une quinzaine d’années, un certain nombre d’entre elles sont devenues obsolètes, tandis que des innovations ont vu le jour.
C’est pourquoi ces prescriptions techniques font l’objet d’une mise à jour, applicable à partir du 1er janvier 2023.
Notez toutefois que les fabricants peuvent d’ores et déjà les respecter, s’ils le souhaitent.
- Arrêté du 4 octobre 2022 fixant les prescriptions techniques relatives aux structures de sécurité anti-retournement équipant les tracteurs agricoles ou forestiers en service
Déplacements à l’étranger : un guide pour protéger ses données
De simples précautions qui font une différence
Que cela soit pour les données personnelles du salarié ou des données sensibles de l’entreprise, un déplacement professionnel à l’étranger représente un risque tout particulier d’exposition des données.
C’est pourquoi, le gouvernement propose quelques comportements préventifs à adopter pour limiter les risques et les graves conséquences d’une violation de données.
- Source : Actualité de economie.gouv.fr du 10 octobre 2022 : « Entreprises : comment protéger vos données sensibles lors de vos déplacements à l’étranger ? »
Voyages d’affaires et piraterie : quelques précautions à prendre… © Copyright WebLex - 2022
Filière méthanisation : tenir compte du voisinage
Filière méthanisation : quelle réglementation ?
La filière méthanisation relève du régime des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE). À ce titre, les prescriptions spécifiques applicables à cette filière ont été mises à jour en 2021.
Il est ainsi désormais prévu que la distance minimale entre le méthaniseur et les habitations est de 100 mètres (au lieu de 50 mètres) pour les installations soumises à déclaration, et de 200 mètres pour les installations soumises à enregistrement ou autorisation.
Concernant la problématique des odeurs, il a été mis en place l’obligation de :
- couverture des stockages de digestats ;
- tenir à jour un registre des plaintes concernant les odeurs ;
- remédier à toute situation donnant lieu à plainte.
Pour limiter les risques de pollution des eaux par déversement accidentel, il est dorénavant prévu que le professionnel doit obligatoirement disposer de capacités de rétention suffisantes et assurer une surveillance renforcée de l'installation.
La présence d'une torchère est également obligatoire, afin d'éviter tout relargage de méthane dans l'atmosphère.
Notez que selon la taille des méthaniseurs, des études d'impacts ou d'incidences peuvent devoir être réalisées.
Enfin, il faut rappeler que l’Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) diffuse gratuitement un kit citoyen grand public « La méthanisation en dix questions », ainsi qu'un guide à l'attention des agriculteurs porteurs de projets.
- Réponse ministérielle Odoul du 11 octobre 2022, Assemblée Nationale, n° 1130 : « dérives de la méthanisation »
Crise énergétique : soutenir les entreprises en difficultés
Un panorama des dispositifs d’aide pour soutenir les entreprises
Pour rappel, en raison de la hausse des prix de l’énergie, le Gouvernement a mis en place les dispositifs suivants pour soutenir les entreprises :
- l’aide « gaz et électricité » pour les entreprises « énergivores » : cette aide comprend plusieurs volets dont les plafonds, fixés respectivement à 2, 25 et 50 M€, varient selon les spécificités de l’entreprise demandeuse ;
- l’appel à projets « industrie Zéro fossile », pour décarboner l’industrie ;
- le PGE (prêt garanti par l’État) résilience, qui permet de couvrir jusqu’à 15 % du chiffre d’affaires annuel moyen au cours des 3 dernières années ;
- le prêt à taux bonifié résilience, qui est un prêt direct de l’État visant à soutenir la trésorerie des entreprises qui ont été fragilisées par la crise puis impactées par les tensions d’approvisionnement.
En outre, le Gouvernement rappelle qu’une charte de 25 engagements a été signée par les fournisseurs d’énergie pour soutenir les consommateurs durant la crise énergétique.
De plus, il annonce une prolongation du bouclier tarifaire jusqu’en 2023, ainsi qu’une extension du dispositif aux petites entreprises. Pour le moment, retenez qu’il ne s’agit que d’une annonce et que des précisions formelles sont attendues.
Enfin, d’autres mesures sont actuellement à l’étude, comme :
- l’extension en 2023 et la simplification à venir des aides au paiement des factures d’électricité et de gaz pour les entreprises grandes consommatrices d’énergie ;
- la mise en place d’une garantie de l’État pour réduire le risque de défaut de l’entreprise cliente d’un fournisseur.
- Actualité du ministère de l’Économie du 6 octobre 2022 : « Hausse des prix de l’énergie : les dispositifs d’aide aux entreprises »
