Coronavirus (COVID-19) : création d’une aide financière dite « nouvelle entreprise novembre »
Coronavirus (COVID-19) : les conditions d’éligibilité à l’aide « nouvelle entreprise novembre »
Une nouvelle aide financière dite « nouvelle entreprise novembre » vient de voir le jour : elle vise à compenser les charges fixes non couvertes des entreprises dont l'activité est particulièrement affectée par l'épidémie de la covid-19.
Cette aide est accessible aux entreprises créées entre le 1er janvier 2019 et le 31 octobre 2021 et remplissant, pour la période éligible comprise entre le 1er novembre 2021 et le 30 novembre 2021, les conditions suivantes :
- être domiciliées dans un territoire ayant été soumis entre le 1er novembre 2021 et le 30 novembre 2021 à l'état d'urgence sanitaire et ayant fait l'objet de confinement ou de couvre-feu pendant au moins 8 jours au cours du mois novembre 2021 ;
- exercer leur activité principale dans un secteur S1 ou S1 bis (selon la liste en vigueur au 30 juin 2021 dans le cadre du fonds de solidarité) ;
- avoir subi une perte de chiffre d'affaires d'au moins 50 % au cours de la période éligible ;
- avoir un excédent brut d'exploitation (EBE) coûts fixes consolidation au cours de la période éligible négatif.
L’EBE coûts fixes consolidation est calculé ou vérifié, pour la période éligible, par un expert-comptable ou par un commissaire aux comptes.
Les demandes d'aide sont déposées par voie dématérialisée sur le site impots.gouv.fr avant le 30 avril 2022. Toutefois, pour les entreprises ayant bénéficié du fonds de solidarité pour le mois de novembre 2021, la demande devra être déposée dans les 45 jours suivant le versement de cette aide.
La demande est accompagnée des justificatifs suivants :
- une déclaration sur l'honneur attestant que l'entreprise remplit les conditions prévues par la réglementation et l'exactitude des informations déclarées ;
- une attestation d'un expert-comptable, délivrée à la suite d'une mission d'assurance de niveau raisonnable portant sur les chiffres d'affaires de l'année 2019 et 2021, mentionnant pour la période éligible au titre de laquelle l'aide est demandée :
- ○ l’EBE coûts fixes consolidation ;
- ○ le chiffre d'affaires ;
- ○ le chiffre d'affaires de référence ;
- ○ le numéro professionnel de l'expert-comptable.
Notez qu’un modèle de déclaration sur l'honneur et d’attestation sont disponibles sur le site impots.gouv.fr.
Par dérogation, pour les entreprises dont les comptes sont certifiés par un commissaire aux comptes, l'attestation de l'expert-comptable peut être remplacée par une attestation de l'entreprise et par une attestation du commissaire aux comptes.
Vous pouvez retrouver le détail des modalités de cette aide ici, notamment son montant.
- Décret n° 2022-349 du 12 mars 2022 instituant au titre du mois de novembre 2021 une aide dite « nouvelle entreprise novembre » visant à compenser les charges fixes non couvertes des entreprises dont l'activité est particulièrement affectée par les mesures sanitaires de lutte contre l'épidémie de covid-19
Coronavirus (COVID-19) : du nouveau concernant l’aide « nouvelle entreprise rebond »
Coronavirus (COVID-19) et aide « nouvelle entreprise rebond » : quoi de neuf ?
Pour rappel, pour soutenir les entreprises créées entre le 1er janvier 2019 et le 31 janvier 2021, il a été mis en place une aide « nouvelle entreprise rebond », destinée à compenser leurs coûts fixes non couverts sur la période de janvier 2021 à octobre 2021.
Il vient d’être précisé que le chiffre d'affaires à prendre en compte pour les entreprises créées entre le 1er février 2020 et le 30 septembre 2020, est le chiffre d'affaires mensuel moyen réalisé entre le 1er juillet 2020, ou, à défaut, la date de création de l'entreprise, et le 31 octobre 2020.
- Décret n° 2022-348 du 12 mars 2022 relatif à l'adaptation au titre des mois de janvier et février 2022 du fonds de solidarité à destination des entreprises particulièrement touchées par les conséquences de l'épidémie de covid-19 et des mesures prises pour limiter cette propagation
Coronavirus (COVID-19) et fonds de solidarité : toujours en vigueur pour janvier et février 2022 ?
Coronavirus (COVID-19) et fonds de solidarité : quoi de neuf ?
Pour les mois de janvier et février 2022, sont éligibles au fonds de solidarité :
- les entreprises qui ont subi une interdiction d'accueil du public sans interruption au cours de la période mensuelle considérée sous réserve d'avoir subi une perte de chiffre d'affaires (CA) d'au moins 20 % : elles bénéficient d'une aide mensuelle égale à 20 % du CA de référence (dans la limite de 200 000 €) ;
- les entreprises qui ont fait l'objet au cours de la période mensuelle considérée d'une interdiction d'accueil du public partielle d'au moins 21 jours sous réserve d'avoir subi une perte de CA d'au moins 50 % : elles bénéficient d'une aide égale à 20 % du CA de référence (dans la limite de 200 000 €) ;
- les entreprises qui ont fait l'objet d'une interdiction d'accueil du public, qui sont domiciliées dans un territoire soumis à un confinement pendant au moins 8 jours au cours de la période mensuelle considérée et qui ont subi une perte de CA d'au moins 20 % : elles bénéficient d'une aide égale au montant de la perte de CA dans la limite de 1 500 € ;
- les entreprises des secteurs protégés (S1, S1 bis et assimilés), sous réserve d'avoir subi une perte de CA de 10 %, d'avoir touché le fonds de solidarité au moins 1 mois entre janvier 2021 et mai 2021, d'avoir réalisé 15 % du CA de référence, d'être domiciliées dans un territoire soumis à l'état d'urgence sanitaire et ayant fait l'objet d'un confinement ou d’un couvre-feu pendant au moins 19 jours au cours de la période mensuelle considérée ; elles bénéficient d'une aide égale à 40 % de la perte de CA (dans la limite de 20 % du CA de référence, ou de 200 000 €) ;
- les entreprises de moins de 50 salariés, domiciliées dans un territoire soumis à un confinement pendant au moins 8 jours au cours de la période mensuelle considérée et ayant perdu 50 % de leur CA : elles bénéficient d’une aide compensant la perte de CA dans la limite de 1 500 €.
Notez que les demandes d’aide doivent être réalisées par voie dématérialisée, sur le site Internet des impôts (impots.gouv.fr), au plus tard le 30 avril 2022.
Par ailleurs, il est toujours précisé que le fonds de solidarité ne peut pas être cumulé avec « l’aide renfort ».
Enfin, sachez que la durée d'intervention du fonds de solidarité est prolongée jusqu'au 30 juin 2022.
- Décret n° 2022-348 du 12 mars 2022 relatif à l'adaptation au titre des mois de janvier et février 2022 du fonds de solidarité à destination des entreprises particulièrement touchées par les conséquences de l'épidémie de covid-19 et des mesures prises pour limiter cette propagation
Aides PAC : focus sur la conditionnalité pour 2022
Aides PAC : le tableau des non-conformités pour 2022 est paru !
Pour rappel, la « conditionnalité des aides » est un ensemble de règles à respecter pour tout agriculteur qui bénéficie d’une ou plusieurs des aides de la PAC (politique agricole commune).
En cas de non-conformité, une procédure dite « système d’avertissement précoce » peut être mise en œuvre, avec un délai de remise en conformité à respecter ou une sanction immédiate prenant la forme d’une réduction de l’aide.
Ces points de non-conformité sont prévus dans une grille qui vient de paraître pour l’année 2022.
- Arrêté du 15 février 2022 relatif à la mise en œuvre de la conditionnalité au titre de l'année 2022
Cryptomonnaies : comment les encadrer ?
Cryptomonnaies : un équilibre entre croissance et régulation
Pour mémoire, une cryptomonnaie est une monnaie virtuelle fonctionnant via un système informatique de transactions cryptées et décentralisées dit « blockchain ».
Les cryptomonnaies connaissent une croissance importante ces dernières années. Si elles peuvent apparaitre comme une bonne opportunité de développement économique, il faut nécessairement les encadrer pour éviter les abus tels que :
- le blanchiment de capitaux ;
- le piratage informatique ;
- le risque de création d’une bulle spéculative (risque de pertes financières importantes).
Pour cela, différentes dispositions ont été mises en place pour les réguler, tout en permettant leur croissance. Celles-ci prévoient par exemple :
- une régulation des acteurs en cryptoactifs, notamment pour les services permettant l’échange de cryptomonnaie contre une monnaie classique (euro, dollar, etc.) ;
- des obligations importantes pour ces services concernant la prévention du blanchiment et du financement du terrorisme.
En outre, un projet en cours d’élaboration a pour objectif d’élaborer un encadrement juridique à l’échelle européenne, pour éviter aux émetteurs de cryptomonnaies d’effectuer de la création monétaire et ainsi, garantir une protection efficace des consommateurs. Affaire à suivre…
- Réponse ministérielle Renson du 8 mars 2022, Assemblée nationale, n°39694
Agriculteurs : l’indemnisation des aléas climatiques
Un nouveau régime universel d’indemnisation
Pour aider les entreprises du secteur agricole à faire face aux risques climatiques de plus en plus fréquents (grêle, sécheresse, gel tardif, etc.) une série de mesures vient de voir le jour.
Ainsi, à partir du 1er janvier 2023, le système d’accompagnement actuel fondé sur 2 régimes distincts, l’assurance multirisque climatiques des récoltes et le régime des calamités agricoles, est abandonné au profit d’un régime universel d’indemnisation des pertes de récoltes causées par les évènements climatiques dont l’objectif est :
- d’assurer une répartition équilibrée de la prise en charge entre les différents acteurs intervenants dans la gestion des risques en agriculture ;
- de développer un système de prise en charge adapté à toutes les cultures ;
- de diffuser des produits d’assurance efficaces et complémentaires entre eux ;
- de permettre l’intervention de la solidarité nationale en cas de gros risques climatiques.
La prise en charge des pertes sera variable en fonction de la nature des productions, du contrat d’assurance souscrit par le professionnel et de 3 niveaux de risques, dont les seuils seront précisés ultérieurement par le gouvernement :
- les risques de faible intensité, pris en charge par l’agriculteur ;
- les risques d’intensité moyenne, pris en charge par les territoires et les filières via un contrat d’assurance récolte ;
- les risques « catastrophiques », garantis par le fonds national de gestion des risques en agriculture. Notez que l’indemnisation sera moins élevée pour les agriculteurs n’ayant pas de contrat d’assurance récolte.
De plus, ce dispositif prévoit également :
- la possibilité pour les jeunes agriculteurs de moduler leur aide à l’installation en fonction de la souscription d’une assurance ou de la réalisation d’un diagnostic des risques ;
- la possibilité pour les coopératives agricoles d’inscrire une provision comptable déblocable en cas d’aléas climatiques ou agricoles ;
- la création d’une nouvelle instance de dialogue au sein du Comité national de gestion des risques en agriculture : la commission chargée de l’orientation et du développement des assurances garantissant les dommages causés aux récoltes (CODAR) ;
- la possibilité pour les assureurs de jouer le rôle de guichet unique, car ils pourront verser les indemnités dues au titre du contrat d’assurance et au titre de la solidarité nationale à leurs clients ;
- Loi n° 2022-298 du 2 mars 2022 d'orientation relative à une meilleure diffusion de l'assurance récolte en agriculture et portant réforme des outils de gestion des risques climatiques en agriculture
Plan de résilience : quelles mesures comporte-t-il ?
Plan de résilience : un panorama des mesures à connaître
- Source : Actualité du gouvernement, du 16 mars 2022
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Agriculteurs : vive le biométhane !
Coût du raccordement aux réseaux de gaz naturel : quelle prise en charge ?
Le gouvernement a décidé d’alléger les coûts de raccordement des installations de méthanisation aux réseaux de gaz naturel, en renforçant leur prise en charge par la collectivité (60 % contre 40 % auparavant).
Cette mesure doit permettre de faciliter la réalisation des projets liés à la filière biométhane en ne faisant pas du coût de raccordement un aspect dissuasif, alors que ces projets doivent déjà répondre à des règles environnementales importantes.
- Communiqué de presse du ministère de la Transition Ecologique du 15 mars 2022
- Arrêté du 2 mars 2022 relatif au niveau de prise en charge des coûts de raccordement des installations de production de biogaz aux réseaux de transport de gaz naturel et à certains réseaux publics de distribution de gaz naturel
Congé pour reprise d’un bail rural : une procédure trop stricte ?
Assouplissement de la procédure de notification d’un congé pour reprise
Actuellement, la réglementation prévoit qu’un bailleur rural qui a valablement délivré un congé pour reprise, auquel l’agriculteur s'est opposé en raison de son âge proche de la retraite pour obtenir la prorogation de son bail, doit délivrer un nouveau congé pour pouvoir effectivement reprendre son bien à l'issue de cette prorogation.
Pour être valable, ce nouveau congé doit être délivré au moins 18 mois avant l’expiration du bail prorogé.
Or, lorsque l’agriculteur s'oppose à la reprise moins de 18 mois avant l'expiration de la période de prorogation, le bailleur est placé dans l'impossibilité de notifier un nouveau congé dans le délai imparti.
Un point de la réglementation qui est illicite, selon le juge, mais qui va continuer à s’appliquer jusqu’au 31 décembre 2022 afin de sécuriser les baux en cours.
Notez que jusqu’à l’entrée en vigueur d’une nouvelle loi changeant cette réglementation, ou jusqu’au 31 décembre 2022 au plus tard, en cas d’opposition de l’agriculteur à la reprise du bail, le bailleur n’est pas tenu de délivrer un nouveau congé si la durée de la prorogation du bail résultant de cette opposition est inférieure à 18 mois.
- Décision du Conseil Constitutionnel, du 11 mars 2022, n° 2021-978
Coronavirus (COVID-19) : une aide financière pour les exposants de foires et salons
Coronavirus (COVID-19), salons et foires : l’essentiel sur la nouvelle aide financière
Pour en pouvoir en bénéficier, l’entreprise doit :
- être une PME, c’est-à-dire avoir un chiffre d’affaires inférieur ou égal à 50 M€ ou un total de bilan inférieur ou égal à 43 M€, ainsi qu’un effectif de moins de 250 salariés ;
- être considérée comme une entreprise, c’est-à-dire une entité exerçant une activité économique, peu importe sa forme juridique (société de personne, associations qui exercent régulièrement une activité économique, etc.) ;
- disposer d'un établissement ou d'une succursale en France au moment du versement de l'aide ;
- être exposante d'un salon ou d'une foire éligible, dont la liste est disponible ici ;
- ne pas avoir été exposante du même salon ou de la même foire lors de sa précédente session.
Notez que le montant de l’aide est calculé par la Chambre du commerce et de l’industrie (CCI) du lieu où se situe l’évènement et correspond à 50 % des coûts supportés pour la location de surfaces d'exposition et les frais d'inscription, dans la limite de :
- 12 500 € HT par entreprise bénéficiaire ;
- 1 300 000 € HT par événement.
Enfin, les professionnels souhaitant obtenir cette aide doivent déposer leur demande par voie dématérialisée avant le 31 décembre 2022 sur le site https://les-aides.fr/soutien-salons-et-foires, accompagnée de certaines pièces justificatives :
- une déclaration sur l’honneur attestant que l’entreprise répond aux conditions d’éligibilité ;
- un avis de situation de l’entreprise de moins de 3 mois avec le numéro SIRET (extrait K Bis, fiche INSEE, etc.) ;
- une attestation d’un expert-comptable prouvant que l’entreprise est une PME et qu’elle ne dépasse pas le plafond d'aide de 2 M€ au cours de l'exercice fiscal en cours ;
- la facture faisant apparaitre clairement les coûts supportés pour la location de surfaces d'exposition et les frais d'inscription ;
- une attestation justifiant de la non-participation du bénéficiaire à la précédente session du salon ou de la foire ;
- une copie de la pièce d'identité en cours de validité du représentant légal de l'entreprise qui demande l'aide ;
- les coordonnées bancaires de l'entreprise.
- Décret n° 2022-370 du 16 mars 2022 instituant une aide visant à favoriser l'attractivité des principaux salons et foires français dans le contexte de la crise de la covid-19
