Professionnel du secteur animal : la simplification de certaines démarches
Déclaration d’activité et suppression de présentation d’un extrait K Bis
Pour mémoire, l’obligation de présentation d’un extrait d’immatriculation au registre du commerce et des sociétés (RCS), appelé extrait K Bis, est progressivement supprimée dans le cadre de certaines démarches administratives.
Tel est le cas, depuis le 12 février 2022, pour les démarches suivantes :
- la demande d’un agrément ou d’une autorisation d’exercice pour les établissements du secteur des sous-produits animaux ou des produits dérivés (produits d’origine animale ou obtenus à partir d’animaux non destinés à la consommation humaine, embryons, etc.) ;
- la déclaration d’activité d’opérateur commercial dans le cadre d'échanges d'animaux vivants, de semences et embryons, etc.
- Arrêté du 3 février 2022 portant suppression de l'obligation de fourniture d'un extrait K bis dans plusieurs arrêtés relatifs à l'agrément ou l'autorisation d'activités de production animale et d'échange d'animaux
Pollution sonore sous-marine : comment la réduire ?
Pollution sous-marine : quelques recommandations…
Les bruits sous-marins d’origine humaine sont une source de pollution et peuvent avoir de nombreuses conséquences néfastes sur les différentes espèces qui peuplent les mers et océans :
- retard de croissance, stress, augmentation du rythme respiratoire ;
- masquage acoustique et communication plus difficile entre les individus ;
- changements de trajets migratoires ;
- etc.
S’il n’existe pas encore de règlementation contraignante, certains dispositifs permettent d’accompagner les professionnels du secteur vers une réduction de cette pollution, tels que :
- des lignes directrices pour réduire les bruits sous-marin, publiées en 2014 par l’Organisation maritime internationale (OMI) ;
- une directive-cadre européenne, qui fixe des objectifs de diminution d’impact du bruit sur les populations d’animaux marins ;
- une Communauté sur le bruit sous-marin, créée sur l’impulsion de plusieurs ministères (ministère de la mer, de la transition écologique, etc.), qui a publié un guide pour limiter l’impact des émissions acoustiques sur la faune marine à destination des professionnels du secteur maritime.
De plus, concernant la construction des bateaux, certaines pistes peuvent être creusées par les armateurs :
- abaissement de la vitesse de quelques nœuds ;
- optimisation de la forme des coques pour limiter la turbulence des flux ;
- utilisation des hélices innovantes pour empêcher la cavitation (formation et éclatement brutale de bulles) ;
- réduction de la transmission des vibrations en isolant les moteurs.
- Communiqué de presse du ministère de la mer, du 17/02/2022
Grippe aviaire : pas de confinement pour les petites exploitations ?
Grippe aviaire : une souplesse réglementaire pour les petits éleveurs
Pour le gouvernement, la mise à l'abri des volailles lors des épisodes de grippe aviaire est un élément clé de la prévention sanitaire.
Dans ce cadre, la mise à l'abri en bâtiment est imposée, mais seulement aux élevages qui disposent des moyens structurels et techniques suffisants.
Dès lors, pour les élevages de taille modeste qui disposent souvent de bâtiments de petite taille, la mise à l'abri peut être réalisée sur des parcours de surface réduite (couverts ou non de filets selon les espèces).
Quant aux volailles habituellement élevées en plein air, la sortie sur parcours est également autorisée en cas de problème constaté par le vétérinaire sanitaire.
- Réponse ministérielle Favennec-Bécot, Assemblée Nationale, du 22 février 2022, n° 43192
Loi 3DS : que faut-il retenir ?
Loi 3DS : les mesures juridiques
Afin d’accroitre la proximité des services publics locaux et d’adapter leurs actions aux spécificités des territoires, la loi met en place diverses dispositions concernant notamment :
- la vie des affaires locales : dérogation possible, toutes conditions remplies, aux règles sur l’encadrement des jours et des heures d’ouverture au public de certains établissements commerciaux ; modification de la procédure de délivrance des autorisations d’exploitations commerciales dans les territoires ayant signé une convention d’opération de revitalisation de territoire ; extension des cas et modalités d’intervention des commissaires aux comptes dans le cadre des contrôles des entreprises publiques locales, etc. ;
- l’urbanisme : délimitation de secteurs dans lesquels l’implantation d’éoliennes est soumise à conditions dans un plan local d’urbanisme ; possibilité de déroger à ce même plan pour les projets contribuant à la revitalisation du territoire ; transformation des zones déjà urbanisées et lutte contre la consommation des espaces naturels, agricoles et forestiers, etc. ;
- les associations : favoriser et faciliter les dons de biens mobiliers par les collectivités territoriales (notamment pour les associations reconnues d’utilité publique), possibilité de mise à disposition de fonctionnaires de l’Etat (expérimentation) ;
- le secteur médical et les vétérinaires : les professionnels de santé qui exercent au sein des centres de santé gérés par les collectivités territoriales ou leurs groupements peuvent être des agents de ces collectivités ou groupements ; fin du critère de zonage géographique dans l’attribution des aides pour les vétérinaires qui contribuent à la protection de la santé publique et qui assurent la continuité et la permanence des soins aux animaux d’élevage ;
- les mesures diverses : accès aux données acquises par les services numériques d’assistance au déplacement (aide à la navigation, etc.) par les autorités organisatrices de la mobilité ; création possible d’infrastructures de recharge pour les véhicules électriques par les communes lorsqu’elles n’en n’ont pas suffisamment ; subvention pour les entreprises exploitant des salles de cinéma faisant moins de 7 500 entrées par semaines ou labellisées art et essai, etc.
De plus, certaines dispositions intéressent spécifiquement le secteur de l’immobilier et prévoient des aménagements concernant :
- les logements sociaux : autorisation de la sous-location et de la location ; modulation permise des hausses de loyer ; interdiction de vendre des logements sociaux dans les communes faisant l’objet d’un arrêté de carence sauf au bénéfice d’un autre organisme HLM ;
- le droit de préemption : délégation du droit de préemption urbain aux organismes de foncier solidaire (OFS) ; un porteur de projet d’intérêt général peut faire jouer un droit de préemption et passer en priorité sur celui du locataire commercial, etc. ;
- l’encadrement des loyers : le dispositif expérimentant l’encadrement des loyers créé par la loi Elan durera 8 ans au lieu des 5 initialement prévus ; le montant de la somme des loyers perçus des colocataires ne peut être supérieur au montant du loyer encadré, etc. ;
- les chemins ruraux : autorisation d’échange de terrains comportant des chemins ruraux ; la contribution en cas de dégradation d’un chemin rural est désormais due dans tous les cas, quelle que soit la cause de la dégradation ;
- les mesures en cas de négligence ou abandon d’un bien par son propriétaire : réduction du délai de mise en œuvre de la procédure d’acquisition d’un bien sans maitre qui peut être déclenchée après un abandon de 10 ans (au lieu de 30 auparavant) ; le droit de priorité offert aux locataires professionnels lors de la mise en vente d’un meublé de tourisme peut être cédé gratuitement à d’autres organismes (exploitants de résidence de tourisme, établissements publics, etc.), etc. ;
- des mesures diverses : ajout de mentions obligatoires dans les annonces de mise en location de certains logements ; en raison de la crise sanitaire, les copropriétés ont désormais 6 ans pour se mettre en conformité avec les mesures contenues dans leur règlement (au lieu de 3 ans) ; le versement d’une avance sur indemnité d’expropriation ou d’éviction est étendue à tous les locataires, etc.
Loi 3DS : les mesures fiscales
Actuellement, les particuliers peuvent être exonérés d’impôt sur les plus-values, toutes conditions par ailleurs remplies, pour les ventes de biens immobiliers réalisées au profit d’organismes en charge du logement social jusqu’au 31 décembre 2022.
Depuis le 1er janvier 2022, s’ajoutent à la liste des organismes de logement social visés (organismes HLM, Association foncière logement, etc.) les organismes de foncier solidaire.
Loi 3DS : les mesures sociales
Enfin, la loi apporte également des modifications sur le plan social. Parmi ces mesures on peut notamment citer :
- la modification des modalités d’accueil en établissement ou service d'aide par le travail (ESAT), mais également des modalités de passage, pour les travailleurs handicapés, des ESAT vers le milieu ordinaire ;
- une précision sur la qualité de travailleur handicapé ;
- une prolongation, jusqu’au 31 décembre 2023, de l’expérimentation permettant aux entreprises utilisatrices de faire travailler une personne en situation de handicap sans avoir à justifier d’un motif de recours (ex : accroissement temporaire de son activité) ;
- la création d’un apprentissage transfrontalier et la mise en place de la réglementation qui lui est applicable.
- Loi n° 2022-217 du 21 février 2022 relative à la différenciation, la décentralisation, la déconcentration et portant diverses mesures de simplification de l'action publique locale
Loi 3DS : quelles nouveautés pour l’Outre-mer ?
Concernant les entreprises
Pour rappel, certains salariés sont désignés par l’employeur pour s'occuper des activités de protection et de prévention des risques professionnels de l'entreprise. Désormais, en Outre-mer, ils sont également chargés d’informer les travailleurs qui sont exposés aux risques naturels (inondations, mouvements de terrain, avalanches, etc.) sur la prévention existante en la matière.
Ces salariés désignés doivent recevoir une formation sur la prévention de ces risques naturels.
De son côté, l’employeur doit veiller à ce que les travailleurs exposés à ces risques reçoivent régulièrement une information appropriée, notamment sur les mesures de prévention mises en place. Un décret, non encore paru à ce jour, doit venir préciser les modalités d’application de cette mesure.
Concernant l’expérimentation relative à l’état de calamité naturelle exceptionnelle
Depuis le 21 février 2022 et pour une durée de 5 ans, une expérimentation relative à l’état de calamité naturelle exceptionnelle est mise en place dans certains territoires. Cet état peut être déclaré, via un décret, dès lors qu’un aléa naturel d'une ampleur exceptionnelle est constaté et qu’il a des conséquences de nature à gravement compromettre le fonctionnement des institutions.
Il doit par ailleurs présenter un danger grave et imminent pour l'ordre public, la sécurité des populations, l'approvisionnement en biens de première nécessité ou la santé publique.
Notez que l’étendue géographique et la durée de cet état, qui ne peut excéder 1 mois, sont déterminées par ce même décret. De plus, il est possible de déclencher une procédure de catastrophe naturelle pour cette même étendue géographique, en parallèle de la déclaration de l’état de calamité naturelle exceptionnelle.
Cette expérimentation a pour but de suspendre certains délais de procédure administrative et de faire présumer la condition de force majeure ou d'urgence.
Concernant Mayotte
Des dispositions spécifiques pour Mayotte ont également été adoptées. Vous pouvez les retrouver ici et ici.
- Loi n° 2022-217 du 21 février 2022 relative à la différenciation, la décentralisation, la déconcentration et portant diverses mesures de simplification de l'action publique locale (articles 123, 239, 241 et 262)
Coronavirus (COVID-19) et sortie de crise : accompagner les entreprises
Un plan d’accompagnement opérationnel jusqu’à fin juin 2022
Le plan national d’accompagnement des entreprises à la sortie de crise, annoncé par le gouvernement en juin 2021, a été pleinement déployé sur le territoire à l’automne 2021.
Dans le cadre de ce plan, les entreprises qui en ont besoin peuvent se voir proposer une solution adaptée à leur situation. Il s’articule autour de 3 axes :
- détection anticipée des difficultés ;
- orientation des entreprises en situation de fragilité ;
- proposition d’une solution adaptée.
Dans un contexte de reprise économique, et parce que de nombreuses entreprises ont encore besoin de soutien, le gouvernement vient d’annoncer qu’il maintenait opérationnel ce plan jusqu’à la fin juin 2022.
- Communiqué de presse du Gouvernement du 23 février 2022, n°2063
Cultiver du cannabis à usage médical : mode d’emploi
Cultiver du cannabis à usage médical : un cadre juridique
Pour créer une filière allant de la culture au médicament à base de cannabis à usage médical en France, un cadre juridique visant la culture et la production de ce produit, applicable à partir du 1er mars 2022, est mis en place.
Des modalités techniques sont attendues pour préciser ce cadre juridique.
Notez qu’il est d’ores et déjà prévu que les intrusions, les détériorations et tout incident de sûreté devront être signalés sans délai aux autorités de police, à l'agence régionale de santé (ARS) et à l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).
- Décret n° 2022-194 du 17 février 2022 relatif au cannabis à usage médical
Transfert de siège social : une simplification (ou pas) des formalités ?
Transfert de siège social : quelques simplifications à venir
Lorsque l’adresse du siège social d’une société change à la suite d’un déménagement, celle-ci doit obligatoirement effectuer un transfert de siège social, par le biais de formalités effectuées auprès des autorités compétentes (Greffe du tribunal de commerce (GTC), journal d’annonces légales, service des impôts, etc.)
Notez que l’adresse du siège social est importante car elle détermine, par exemple :
- la juridiction territorialement compétente en cas de litige ;
- le GTC auprès duquel effectuer ses démarches et obligations d'immatriculation.
Ces formalités peuvent être lourdes et engendrer des coûts importants pour la société, notamment lorsqu’elle change de département. Dans ce cas, 2 annonces légales doivent être publiées, l’une pour le département de départ et l’autre pour celui d’arrivée.
Toutefois, certains assouplissements ont déjà été mis en place. Ainsi, il est prévu que :
- le transfert de siège d’une société anonyme qui reste en France, puisse être décidé par le conseil d’administration ou de surveillance, puis ratifié par une simple assemblée générale ordinaire (habituellement cette décision doit être prise en assemblée générale extraordinaire des actionnaires) ;
- le transfert réalisé dans le ressort du même tribunal de commerce permette de réaliser des formalités de publicité allégées.
De plus, une règlementation européenne prévoit d’harmoniser la procédure d’ici 2023, pour les transferts qui ont lieu entre les Etats membres de l’Union européenne, permettant ainsi de simplifier les démarches lorsqu’une société entre ou sort du territoire français.
Enfin, à compter du 1er janvier 2023, la mise en place du guichet unique des formalités d’entreprise permettra de déclarer un transfert de siège par le biais d’une plateforme internet.
- Réponse ministérielle Rilhac du 22 février 2022, Assemblée nationale, n°35158
Importation de viande : une nouvelle interdiction !
Une interdiction sous conditions…
L’importation de denrées alimentaires fait l’objet d’une règlementation stricte, afin de garantir la sécurité des consommateurs et de préserver leur santé.
Depuis le 23 février 2022, il est interdit d’importer ou de mettre sur le marché français, des viandes et des produits à base de viande issus d’animaux provenant de pays situés hors de l’Union européenne (UE) et ayant reçu des antimicrobiens pour favoriser la croissance ou augmenter le rendement.
Pour s’assurer du respect de cette obligation, les professionnels doivent :
- collecter des informations concernant la provenance des animaux à l’origine de la viande ou des produits à base de viande qu’ils importent ou mettent sur le marché ;
- évaluer le risque que les animaux aient reçu des médicaments antimicrobiens pour favoriser la croissance ou augmenter le rendement ;
- mettre en œuvre des mesures permettant d'atténuer ce risque lorsqu’il n'est pas négligeable, comme obtenir des exportateurs tous les éléments garantissant que les produits concernés respectent bien ces exigences.
Notez toutefois que ces dispositions ne concernent pas les exploitants ayant acquis ce type de viandes ou produits avant le 23 avril 2022.
- Arrêté du 21 février 2022 portant suspension d'introduction, d'importation et de mise sur le marché en France de viandes et produits à base de viande issus d'animaux provenant de pays tiers à l'Union européenne ayant reçu des médicaments antimicrobiens pour favoriser la croissance ou augmenter le rendement
Crise ukrainienne : l’impact sur les entreprises
Crise ukrainienne : des points de contact pour les entreprises
En raison de la guerre entre la Russie et l’Ukraine, le gouvernement a créé plusieurs points de contact dédiés aux entreprises pour les informer et répondre à leurs préoccupations, en fonction de la problématique rencontrée :
- pour répondre aux questions sur les sanctions économiques et financières contre la Russie : sanctions-russie@dgtresor.gouv.fr ;
- concernant l’impact des sanctions sur les biens à double usage plus spécifiquement : doublusage-sanctions.russie@finances.gouv.fr ;
- concernant les tensions sur les approvisionnements des entreprises : tensions-approvisionnements.russie@finances.gouv.fr ;
- pour permettre aux entreprises mises en difficulté du fait de la guerre de se rapprocher des Commissaires aux Restructurations et à la Prévention : https://www.entreprises.gouv.fr/fr/industriepolitique-industrielle/commissaires-aux-restructurations-et-prevention-des-difficultes-des ;
- concernant l’évolution des prix de l’énergie : https://www.energie-info.fr/pro/ et https://www.energie-info.fr/pro/fiche_pratique/jai-une-reclamation-concernant-mon-fournisseur-ou-le-gestionnaire-de-reseau/ ;
- concernant la cybersécurité : cert-fr.cossi@ssi.gouv.fr et +33 (0)1 71 75 84 68.
- Actualité du ministère de l’Economie du 28 février 2022
