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C’est l’histoire d’un couple qui pensait (à tort ?) trouver le calme à la campagne…

10 mars 2021

Décidé à vivre à la campagne, un couple achète une longère. Mais il s’aperçoit, peu de temps après son achat, que l’élevage de poules situé à proximité occasionne de véritables nuisances (mauvaises odeurs, prolifération de mouches, etc.) …

Une mauvaise surprise que le vendeur a cachée, estime le couple, faute de l’avoir informé sur l’importance de ces nuisances dont il avait nécessairement connaissance. Ce qui mérite indemnisation pour le couple… « Non ! », estime le vendeur, qui rappelle qu’il a quitté la longère 4 ans avant la vente et qu’à son départ, la situation s’était nettement améliorée. Celle-ci n’ayant véritablement empiré qu’après son départ, il n’a pas, selon lui, à indemniser le couple…

« Non ! », rétorque à son tour le juge, qui estime que le vendeur, qui avait parfaitement connaissance (et conscience) des nuisances gênant l’occupation des lieux, a volontairement caché une information essentielle au couple, pourtant déterminante pour son achat. Ce qui mérite indemnisation…


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C’est l’histoire d’un assuré qui pense que son courtier est (doit être ?) un devin…

03 mars 2021

Une assurance verse une indemnisation à l’un de ses clients pour rembourser le vol de ses objets précieux, comme le prévoit son contrat conclu quelques années auparavant par l’intermédiaire d’un courtier…

…« Indemnisation trop faible ! », à cause du courtier qui ne l’a pas suffisamment conseillé, selon le client : il considère que le courtier aurait dû vérifier plus souvent l’évolution de son patrimoine et actualiser la valeur des objets assurés. Mais puisqu’il ne l’a pas fait, il n’a pas pu augmenter l’indemnisation prévue pour vol d’objets précieux, suite à l’achat de bijoux effectué après la souscription de son contrat. Le courtier doit donc lui rembourser ce que l’assurance ne lui a pas versé, réclame le client…

A tort, estime le juge pour qui l’assuré est seul responsable de la situation : c’est à lui de prévenir son courtier en cas de modification de la valeur de ses biens à assurer, d’autant que l’assurance lui avait envoyé une lettre 5 ans avant le conseillant en ce sens…


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C’est l’histoire d’un colis qui n’est jamais arrivé jusqu’à son destinataire…

24 février 2021

Après avoir sollicité un transporteur pour la livraison de colis, une société découvre qu’ils ne sont jamais arrivés jusqu’à leur destinataire. Mieux, ils auraient été réceptionnés, à l’accueil de l’entreprise cliente, par une personne qui n’y est pas salariée…

Compte tenu de la valeur des colis, en définitive volés, elle en réclame le remboursement intégral au transporteur qui a, selon elle, manqué de vigilance et n’a pris aucune précaution pour s’assurer de livrer à la bonne personne. Sauf que le contrat de transport plafonne l’indemnisation due en cas de vol et que, faute d’avoir été dûment informé, avant la livraison, de la valeur des colis expédiés, il n’a pas pris de précautions particulières, rétorque le transporteur…

Ce qui suffit au juge pour lui donner raison : seule la commission d’une faute délibérée, qui implique ici, selon lui, que le transporteur ait eu conscience d’un vol probable d’une marchandise sensible, peut permettre une indemnisation intégrale des colis volés.


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C’est l’histoire d’un dirigeant qui s’estime inexpérimenté…

17 février 2021

Un dirigeant se porte caution d’un prêt consenti à sa société qui est malheureusement mise en liquidation judiciaire. La banque réclame alors au dirigeant l’exécution de son engagement…

… qui n’est pas valable, selon lui, faute pour la banque de ne pas l’avoir mis en garde alors qu’elle est pourtant tenue d’alerter toute personne qui se porte caution et qui n’est pas à même d’apprécier la portée de son engagement si celui-ci s’avère, lors de sa conclusion, inadapté à ses capacités financières. Ce qui était son cas, estime le dirigeant... « Non », rétorque la banque qui précise que lorsqu’il s’est porté caution, le dirigeant était à la tête de la société depuis 4 ans, ce qui le rendait parfaitement capable d’évaluer la portée de son engagement…

Ce que confirme le juge, pour qui le dirigeant doit honorer sa dette : au-delà de sa qualité de dirigeant, son expérience professionnelle faisait bel et bien de lui une caution « avertie » au jour de l’acte, qui n’avait pas à être mise en garde.


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C’est l’histoire d’une entreprise qui voit sa salariée (et ses clients) la quitter…

10 février 2021

Après avoir démissionné de son emploi d’agent d’entretien, une ex-salariée monte sa propre entreprise de nettoyage, ce qui attire plusieurs clients de son ex-entreprise qui décident de la suivre. De quoi justifier une indemnisation, réclame son ex-employeur…

… pour concurrence déloyale ! Tout salarié, rappelle-t-il, doit s’abstenir de commettre des actes déloyaux à l’égard de son employeur. Or, ici, la salariée a immatriculé son entreprise 2 mois avant sa démission et sciemment détourné sa clientèle. Ce qui constitue une faute indemnisable ! « Quelle faute ? », s’indigne l’ex-salariée qui rappelle que son entreprise, certes immatriculée avant la fin de son contrat de travail, n’a toutefois débuté son activité qu’après celui-ci. En outre, la fidélité des clients qui l’ont suivie n’est due qu’à sa seule compétence, et non à des manœuvres de sa part…

Ce que confirme le juge : l’ex-employeur, qui ne prouve pas en quoi le comportement de son ex-salariée a été fautif, voit sa demande rejetée…


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C'est l'histoire d'un professionnel qui rend (seulement ?) visite à ses clients...

03 février 2021

A la suite de l’appel, puis de la visite à son domicile d’un professionnel, un couple souscrit un contrat de vente de panneaux photovoltaïques. Mais, suite à des dysfonctionnements importants, le couple demande l’annulation du contrat…

Il souligne en effet que celui-ci ne comporte ni l’adresse précise du lieu de sa conclusion, ni ses modalités d’exécution. Or, rappelle-t-il, ces mentions doivent obligatoirement figurer sur un contrat conclu dans le cadre d’un démarchage à domicile… « Quel démarchage ? », rétorque le professionnel, qui précise que s’il a bien rendu visite au couple dans le cadre de l’établissement du devis, celui-ci n’a toutefois été signé que 3 jours après son passage, en dehors de sa présence. Les règles relatives au démarchage à domicile ne sont donc pas applicables…

Ce que confirme le juge : faute d’avoir été signé en présence du professionnel, le contrat n’est pas soumis aux règles protectrices prévues en cas de démarchage à domicile. Il est donc parfaitement valide…


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C’est l’histoire d’un couple qui vend un appartement… dans des conditions « électriques »…

27 janvier 2021

A la suite de la vente de son appartement, un couple se voit réclamer une indemnisation par l’acheteur. La raison ? L’installation électrique n’est pas conforme à ce qui est écrit dans le contrat de vente…

L’acheteur souligne, en effet, qu’une attestation faite par un professionnel, et jointe à l’acte de vente, précise que l’installation électrique a moins de 15 ans. Ce qui est faux ! Si le tableau électrique a bien été installé moins de 3 ans avant la vente, ce n’est pas le cas des autres éléments de l’installation, dont certains datent des années 60. Ce qui mérite, selon l’acheteur, une indemnisation… « Pas par nous », rétorque le couple qui rappelle que l’attestation de diagnostic erronée, sur laquelle s’est basé l’acte de vente, a été faite par un professionnel. Le couple s’estime donc hors de cause…

« Non », tranche le juge pour qui c’est bien au couple d’indemniser l’acheteur, dès lors que l’installation électrique n’est pas conforme à ce qui est écrit dans l’acte de vente…


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C'est l'histoire d'une entreprise qui achète un fonds de commerce… inexploitable…

20 janvier 2021

Une société achète un restaurant exploité dans un local situé au pied d’un immeuble collectif d’habitation, et découvre que les règles de la copropriété l’empêchent, en réalité, d’exercer son activité...

Le règlement de copropriété interdit, en effet, les commerces susceptibles de gêner les autres copropriétaires par le bruit ou l’odeur ; en outre, une décision d'assemblée générale subordonne l'exercice de l’activité de restauration dans l’immeuble à la condition qu'aucun client ne soit reçu sur place après 20 heures. Or, ces éléments n’ont pas été portés à sa connaissance, constate la société qui s’estime trompée par le vendeur. Lequel rétorque qu’elle aurait dû se renseigner à ce sujet, notamment en consultant les documents en question…

Sauf que ne pas informer l’acheteur d’éléments importants qui ont pourtant une incidence directe sur les conditions d’exploitation du fonds contrevient à l’obligation de loyauté dont est redevable le vendeur, estime le juge… qui annule donc la vente…


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C’est l’histoire d’un club de football qui tente de dribbler un agent de joueurs…

12 janvier 2021

Un club de football français transfère un de ses joueurs à un club allemand. Estimant avoir joué un rôle décisif dans l’opération, l’agent du joueur réclame alors la commission prévue par son mandat. Commission que refuse de lui verser le club…

… puisque le mandat, dématérialisé, n’est pas signé ! Faute de signature électronique authentique, il n’est pas valable, ce qui prive l’agent de sa commission. « Payez-moi », persiste l’agent pour qui, malgré l’absence de signature, le club a bien exécuté le mandat qu’il lui a confié : celui-ci a, en effet, été dûment transmis à la Fédération Française de Football et les mails échangés entre l’agent et le club attestent de leurs diligences pour finaliser le transfert.

« Exact » confirme le juge : le contrat dématérialisé et dépourvu de la signature authentique d’un agent de footballeurs reste valable s’il est exécuté volontairement par les parties, en toute connaissance de cause. Ce qui est le cas ici : l’agent a donc droit à sa commission…


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C’est l’histoire d’un professionnel qui achète un logiciel de comptabilité… qui présente un « léger » défaut…

10 juin 2014

Un huissier de justice achète, pour ses besoins professionnels, un logiciel de comptabilité spécialement adapté à son activité et conclut avec son fournisseur des prestations de formation et de maintenance. Alors qu’il a l’habitude de régler toutes les échéances de paiement, il cesse brutalement de payer…

Ce que le fournisseur conteste, lequel réclame son dû, arguant qu’il n’a pas dénoncé le contrat dans les formes et délais contractuellement prévus. « Peu importe », répond l’huissier qui lui rétorque avoir appris fortuitement que ce logiciel n’était pas conforme aux obligations de sa profession, pourtant réglementée. Parce que le fournisseur n’a pas respecté son obligation de délivrance conforme, il estime ne pas avoir à payer pour un logiciel qui n’est pas conforme à la réglementation des logiciels de comptabilité des offices d'huissiers de justice…

Ce que confirme le juge qui donne ainsi raison à l’huissier, le logiciel vendu n’étant pas conforme à l'usage auquel il est destiné…


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