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C’est l’histoire d’une grande surface qui tente de faire de la publicité comparative… humoristique…

22 juin 2022
C’est l’histoire d’une grande surface qui tente de faire de la publicité comparative… humoristique…

Désireuse de s’implanter à Paris, une grande surface crée un service de livraison de courses à domicile et lance une campagne publicitaire destinée à promouvoir cette nouvelle prestation. Mais la publicité affichée dans le cadre de la campagne suscite l’indignation de ses concurrents…

Et pour cause : la publicité, qui compare les prix des produits livrés à domicile de la grande surface avec ceux pratiqués par ses concurrents, représente ceux-ci sous les traits de « pigeons », plus ou moins gros selon la différence de prix établie, qui « plument » leurs clients. « Une insulte ! », s’insurgent les concurrents qui réclament une indemnisation… « Un simple trait d’humour », rétorque l’enseigne, qui refuse toute indemnisation…

« Un dénigrement », tranche le juge : parce que cette campagne publicitaire signifie expressément que les clients des concurrents se font « plumer comme des pigeons » en raison des prix pratiqués, celle-ci constitue bien un acte de dénigrement commercial… indemnisable !


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Sources
Arrêt de la Cour d’appel de Paris, du 15 avril 2022, n° 20/15209 (NP)
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C’est l’histoire d’un dirigeant pour qui « travailler plus » rime avec « gagner plus »…

15 juin 2022

Lors d’une assemblée générale (AG), les associés d’une société augmentent d’un tiers la rémunération de son dirigeant. Ce qui n’est pas du goût des associés minoritaires, qui demandent l’annulation de la décision d’AG…

Ils s’estiment victimes d’un abus de majorité qui dessert l’intérêt social de la société, et leur propre intérêt accessoirement… Ce que conteste le dirigeant : il assume diverses fonctions (comptable, administrative, commerciale et technique) au sein de la société, ce qui permet à celle-ci de faire l’économie d’autant de postes salariés. De plus, la majoration de sa rémunération suit l’évolution du chiffre d’affaires de la société, qui a continuellement augmenté depuis 10 ans. Ce qui la rend donc légitime…

Ce que confirme le juge, qui ajoute que la majoration de la rémunération du dirigeant vise aussi à le motiver dans la conduite du développement de la société. Parce qu’elle est conforme à l’intérêt de la société, cette décision ne constitue donc pas un abus de majorité.


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Sources
Arrêt de la Cour d’appel de Lyon du 17 février 2022, n° 18/07114 (NP)
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C’est l’histoire d’un loueur qui loue une voiture… que son client refuse de rendre…

08 juin 2022

Un loueur de voiture conclut un contrat de location avec option d’achat avec un particulier. Au terme du contrat, le client ne lève pas l’option d’achat, mais continue d’utiliser la voiture. Le loueur finit par réagir et lui demande donc de restituer ce véhicule…

Plus de 2 ans après la fin du contrat, donc bien trop tard, fait tout de même remarquer le client, qui considère qu’il peut alors conserver le véhicule : il rappelle que le loueur, en qualité de professionnel, dispose justement d’un délai de 2 ans au maximum pour demander la restitution du véhicule à un client particulier (un « consommateur » en l’occurrence). Sauf que ce délai ne s’applique pas dans le cadre d’une location de voiture avec option d’achat non levée, rappelle le loueur. Et ils sont précisément dans ce cas-là, fait-il remarquer à son tour au client récalcitrant…

A raison, confirme le juge qui rappelle alors au client qu’il n’est pas dans son droit : il est ici dans l’obligation de restituer la voiture au loueur.


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C’est l’histoire d’un propriétaire dont l’amitié est partie en fumée…

01 juin 2022

Le propriétaire d’une maison fait appel à un ami pour l’aider à réaliser des travaux. Travaux qui provoquent un incendie de la toiture en lien avec l’utilisation d’un fer à souder… que manipulait son ami à ce moment-là, et à qui il réclame alors une indemnisation…

« Pourquoi ? », s’étonne et conteste son ami qui, selon lui, n’a commis qu’une simple imprudence lors de l’utilisation de la lampe à souder. Il rappelle qu’il est venu aider son ami gratuitement et ajoute qu’il appartenait au propriétaire de garantir la sécurité de sa propre maison. Il refuse donc de payer. « Faux ! », rétorque le propriétaire : même bénévole, il devait tout mettre en œuvre pour éviter un départ de feu avant l’utilisation de la lampe à souder. Puisqu’il ne l’a pas fait, il est responsable des dégâts causés par l’incendie…

… et doit l’indemniser, confirme le juge ! Une personne qui en aide une autre, même bénévolement, engage sa responsabilité lorsqu’elle commet une faute causant un dommage, même par imprudence.


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C’est l’histoire d’un bailleur qui aimerait que son locataire parte… vite…

25 mai 2022

Un bailleur loue son local à un locataire dans le cadre d’un bail d’une durée d’un an, reconductible tous les ans dans la limite de 3 ans. 2 ans plus tard, il donne son congé au locataire, qui refuse toutefois de partir : le bailleur ne peut pas le priver comme ça de son local, estime-t-il…

« Pourtant si », maintient le bailleur qui lui réclame alors des indemnités pour ne pas avoir libéré le local : il rappelle que le local est loué dans le cadre d’un « bail dérogatoire » qui l’autorise à donner son congé au locataire comme il l’a fait. « Non ! », conteste le locataire : parce qu’il est resté dans les lieux loués au-delà du 1er terme d’un an, le bail « dérogatoire » s’est transformé en « bail commercial » ; un nouveau statut, plus protecteur, qui impose au bailleur des règles précises pour donner son congé au locataire… qu’il n’a pas respectées ici, relève le locataire…

« Non ! », tranche le juge qui donne raison au bailleur… et lui octroie des indemnités que devra verser le locataire !


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C’est l’histoire d’un artisan avec qui cela ne « colle » pas trop avec son client…

18 mai 2022

Une entreprise de travaux intervient sur un chantier de construction de pavillons, à la demande d’un client, maître d’ouvrage, pour poser des revêtements. Pour cela, elle utilise une colle qui jaunit très vite. Trop vite, au goût du client qui réclame une indemnité à l’entreprise de travaux…

A tort, pour l’entreprise de travaux qui estime qu’il faut plutôt rechercher la responsabilité du côté du fabricant de la colle. « Non ! », maintient le client : non seulement l’entreprise n’a pas respecté l’obligation d’utiliser une colle acrylique (qui lui a pourtant été imposée par le cahier des clauses techniques particulières), mais, en plus, elle a utilisé une colle néoprène qu’elle a posée sans même respecter la notice d’utilisation. D’où le jaunissement accéléré du revêtement des sols, indemnisable, selon le client…

Une méthode de travail qui peut lui être effectivement reprochée, confirme le juge pour qui l’entreprise de travaux, ici fautive, doit donc indemniser le maître d’ouvrage !


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C’est l’histoire d’un gérant pour qui il est interdit de trop interdire…

11 mai 2022

Le gérant d’une société, condamné pour des fautes commises dans la gestion de son entreprise, se voit interdire de diriger, gérer ou contrôler la moindre entreprise, commerciale ou artisanale, pendant 5 ans. Une interdiction qui va trop loin, selon lui…

Il estime que si la loi autorise la justice à interdire au gérant fautif, en raison de fautes commises, de diriger une entreprise « commerciale » ou « industrielle », elle ne prévoit pas d’interdiction de diriger une entreprise « artisanale ». Pourtant, il a fait l’objet d’une telle interdiction, qui est donc irrégulière, selon lui ! « Régulière ! », maintient le procureur de la République, qui considère que les interdictions prononcées contre le gérant, au vu des abus de biens sociaux qu'il a commis, sont tout à fait justifiées…

« Irrégulière ! », tranche le juge, qui rappelle que la peine d’interdiction de diriger une entreprise artisanale n’existe pas... et qui lève l’interdiction pour le gérant de gérer ce type d’entreprise !


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C’est l’histoire d’un restaurateur qui « s’incruste » sur une place publique…

04 mai 2022

Un restaurateur installe une terrasse après avoir obtenu une autorisation d’occuper le domaine public par la commune. Une fois cette autorisation expirée, il ne libère pas les lieux et continue d’exploiter sa terrasse…

« Une exploitation interdite ! », estiment ses 2 concurrents, qui soulignent qu’il ne pouvait occuper ces lieux que pour une durée déterminée et qu’il devait obligatoirement quitter les lieux lorsque l’autorisation est arrivée à son terme. Puisqu’il ne l’a pas fait, il a commis un acte de concurrence déloyale qui mérite indemnisation selon eux. « Faux ! », rétorque le restaurateur qui précise que la commune ne l’ayant pas averti du non-renouvellement de l’autorisation, il ne pouvait donc pas savoir qu’il devait libérer les lieux…

« Faux ! », selon le juge : l’autorisation ne prévoyant aucune reconduction tacite, le restaurateur devait libérer les lieux sans que la commune n’ait besoin de l’avertir. Il doit donc indemniser ses concurrents victimes de concurrence déloyale.


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C’est l’histoire d’une société qui découvre qu’il pleut dans ses locaux…

27 avril 2022

Le système d’extinction incendie d’une société se déclenche par erreur en raison d’une défaillance du système de télétransmission de l’alarme, provoquant l’écoulement des eaux d’extinction pendant plusieurs heures…

Une défaillance que la société reproche à l’installateur du système de télétransmission qui n’a pas bien fonctionné. Sauf que l’installation s’est parfaitement déroulée, rétorque l’installateur, les tests réalisés le jour de l’installation révélant le bon fonctionnement du système. Il n’est donc pas responsable, d’autant plus qu’il a été missionné pour installer ce matériel et non pour entretenir ou assurer la maintenance du système… qu’il n’a d’ailleurs plus touché depuis son installation…

Des arguments qui vont convaincre le juge : l’installateur a rempli la seule obligation qui lui incombait, à savoir mettre en service le système de télétransmission ; il n’est donc pas responsable de la défaillance survenue ultérieurement… et n’a donc pas à indemniser la société !


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C’est l’histoire d’un agent commercial mécontent du retard de paiement de ses honoraires…

20 avril 2022

Un agent commercial reproche à la société immobilière qu’il représente de lui verser ses honoraires avec retard, et des erreurs de calcul dans le montant des honoraires versés (à son désavantage). De quoi justifier, selon lui, la rupture du contrat et le paiement d’une indemnité…

D’accord pour la rupture, mais pas pour l’indemnité, conteste la société : si elle reconnaît des retards de paiement occasionnels, il n’existe selon elle aucun motif empêchant l’agent commercial de poursuivre l'exécution du contrat. Puisqu’elle n’a commis aucune faute grave, l’agent commercial ne peut pas obtenir d’indemnité de rupture de contrat. Un raisonnement que conteste l’agent commercial : pour lui, le retard de paiement de certains honoraires (2 ans parfois !) justifie le paiement d’une indemnité…

Ce que confirme le juge : même en l’absence de faute grave de la société, le retard de paiement des honoraires justifie, à l’occasion de la rupture du contrat, le versement d’une indemnité à l’agent commercial.


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