Start-up : création d’une charte « Fintech » !
L’ACPR publie une charte « Fintech »
Pour rappel, la « Fintech » désigne l’utilisation des technologies pour réinventer les services bancaires et financiers. Son objectif est de proposer des solutions et des services financiers moins coûteux et surtout, de meilleure qualité.
Pour faciliter le parcours d’agrément des start-ups du secteur financier, l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR) a élaboré une charte Fintech qui décrit, notamment, ses attentes. Elle est accompagnée de documents pédagogiques expliquant la réglementation applicable.
- Actualité de l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution du 24 mars 2022
Copie privée et indemnisation des auteurs : quid du cloud ?
Copie d’une œuvre sur le Cloud et rémunération pour copie privée
Une partie du prix d’achat des supports de stockage (disque dur, lecteur mp3, etc.) est destinée à indemniser les titulaires de droits d’auteur dans le cadre de l’exception de copie privée, permettant aux consommateurs d’effectuer la copie d’une œuvre, acquise à partir d’une source licite, pour un usage strictement privé.
Dans une affaire récente, la question s’est posée de savoir si cette rémunération s’applique également aux fournisseurs d’espace de stockage sur les plateformes « cloud ».
A cette occasion, le juge rappelle que la réalisation d’une copie de sauvegarde d’une œuvre sur un espace de stockage « cloud » constitue bien une reproduction de celle-ci. De plus, la règlementation prévoie que l’exception de copie privée s’applique aux reproductions effectuées sur tout support, ce qui inclus donc le « cloud ».
Enfin, notez qu’en principe le paiement de cette compensation est dû par la personne qui effectue la copie privée et donc ici, par l’utilisateur du « cloud ».
Toutefois, lorsque celui-ci n’est pas identifiable, les Etats membres de l’Union européenne (UE) peuvent mettre en place une redevance à la charge du producteur ou de l’importateur des serveurs utilisés dans le cadre de ce type de stockage, qui peut ensuite la répercuter sur le prix payé finalement par l’utilisateur.
- Communiqué de presse de la CJUE, n°50/22, du 24 mars 2022
- Arrêt de la CJUE, du 24 mars 2022 C-433/20
Plan de résilience : prolongation du dispositif Cap Francexport
Prolongation de Cap Francexport au-delà du 31 mars 2022
Pour rappel, l’objectif du dispositif Cap Francexport est de maintenir et de renforcer les couvertures d’assurance-crédit privées des entreprises françaises exportatrices pour les opérations dont les assureurs privés souhaitent se désengager.
Pour soutenir les exportations et garantir la disponibilité de couvertures d’assurance-crédit des échanges commerciaux dans un contexte de montée du risque politique lié à la guerre en Ukraine, le gouvernement a confirmé la prolongation du dispositif Cap Francexport au-delà du 31 mars 2022.
- Communiqué de presse du ministère de l’Economie du 1er avril 2022, n° 2223
Commercialiser des crédits de faible montant = agrément ?
Pas de tolérance pour les crédits de faible montant
L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) rappelle que seuls les professionnels disposant d’un agrément sont autorisés à commercialiser des crédits, même de faible montant.
Les entreprises agréées sont listées dans un registre consultable ici.
- Actualité de l’ACPR du 31 mars 2022
Intelligence artificielle et RGPD : la CNIL vous accompagne
Intelligence artificielle : documentez-vous…
L’intelligence artificielle (IA) se développe de plus en plus et s’insère aujourd’hui dans de nombreuses technologies.
Pour accompagner les différents acteurs de ce secteur et leur permettre de développer des solutions qui respectent la vie privée des utilisateurs, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) leur propose plusieurs ressources pour se documenter.
Parmi celles-ci, l’une d’entre elles leur donne les étapes à suivre pour se mettre en conformité avec le Règlement général sur la protection des données (RGPD) :
- définir une finalité, un objectif au système d’IA qu’ils souhaitent développer ;
- établir une base légale pour justifier légalement le traitement de données personnelles par le système d’IA (mission d’intérêt public, sauvegarde des intérêts vitaux, recueil du consentement, etc.) ;
- constituer une base de données qui servira pour l’entrainement du système d’IA ;
- minimiser les données pour ne récolter que les données personnelles adéquates et pertinentes ;
- etc.
En outre, un guide est également mis à leur disposition, pour leur permettre d’effectuer une auto-évaluation, afin de déterminer si leur système d’IA est conforme ou non au RGPD.
Vous pouvez consulter l’intégralité de ces ressources ici.
- Communiqué de presse du site de la CNIL du 5 avril 2022
Coronavirus (COVID-19) : du changement pour certaines aides financières
Coronavirus (COVID-19) : concernant l’aide « renfort »
Pour mémoire, une aide dite « renfort » a été mise en place début janvier 2022 pour accompagner les entreprises ayant été interdites d’accueil du public à la suite des restrictions sanitaires. Désormais, il est prévu que cette aide concerne les entreprises qui :
- ont fait l'objet d'une interdiction d'accueil du public au cours de la période éligible (comprise entre le 1er décembre 2021 et le 31 janvier 2022) : en pratique les salles de danse (ERP de type P) et les restaurants et débits de boisson accueillant des activités de danse (ERP de type N) ;
- ont subi une perte de chiffre d'affaires d'au moins 30 % durant la période éligible (contre 50% auparavant), c’est-à-dire durant le mois au titre duquel l’aide est demandée ;
- ont été créées avant le 31 octobre 2021.
La perte de chiffre d’affaires (CA) au titre d’une période éligible est égale à la différence entre le CA constaté au cours du mois et le CA de référence, déterminé conformément à ce qui est prévu ici.
En outre, notez que l’échéance pour déposer la demande d’aide pour le mois de décembre 2021 est repoussée au 30 avril 2022 (au lieu du 6 mars 2022). Quant à la demande d’aide pour le mois de janvier 2022, elle doit également être déposée avant le 30 avril 2022 (au lieu du 31 mars 2022).
Enfin, pour compléter ce dispositif, les entreprises bénéficiant de l’aide pour le mois de décembre 2021, vont recevoir une subvention complémentaire dont le montant est égal à 50 % du montant de l’aide reçue. Le versement se fera automatiquement par la direction générale des finances publiques.
Coronavirus (COVID-19) : concernant l’aide « nouvelle entreprise consolidation »
Une aide dite « nouvelle entreprise consolidation » a été mise en place pour aider les entreprises créées entre le 1er janvier 2019 et le 31 octobre 2021 à payer leurs charges fixes (loyers, assurances, etc.) malgré une baisse de leur activité due à la crise sanitaire.
Désormais, il est prévu que le montant de cette aide ne peut excéder la perte du chiffre d’affaires de l’entreprise. Pour rappel, cette perte correspond à la différence entre le chiffre d'affaires du mois concerné et le chiffre d'affaires de référence défini comme :
- le chiffre d'affaires mensuel moyen de l'année 2019, pour les entreprises créées entre le 1er janvier 2019 et le 31 mai 2019 ;
- le chiffre d'affaires mensuel moyen sur la période comprise entre la date de création de l'entreprise et le 29 février 2020, pour les entreprises créées entre le 1er juin 2019 et le 29 février 2020 ;
- le chiffre d'affaires mensuel moyen réalisé entre le 1er août 2021 ou, si elle est postérieure, la date de création de l'entreprise, et le 30 novembre 2021, pour les entreprises créées entre le 1er mars 2020 et le 31 octobre 2021.
- Décret n° 2022-523 du 11 avril 2022 relatif à l'adaptation au titre du mois de février 2022 de l'aide « renfort » visant à compenser certaines charges pour les entreprises dont l'activité est interdite d'accueil du public à la suite des restrictions sanitaires mises en place pour faire face à l'épidémie de covid-19
Artistes-interprètes : une rémunération équitable ?
Artistes-interprètes : diffusion des œuvres et rémunération
La multiplication des modes de diffusion des œuvres musicales par le biais des nouvelles technologies peut parfois soulever la question d’une juste rémunération des artistes-interprètes et des producteurs.
Le gouvernement a récemment eu l’occasion de rappeler les différents dispositifs mis en place pour assurer une rémunération appropriée à ces derniers. Parmi eux, on trouve notamment :
- un renforcement des obligations de transparence : le bénéficiaire d’un contrat d’exploitation doit pouvoir bénéficier d’une reddition des comptes, au minimum tous les ans, pour lui permettre de connaître les réels résultats de l’exploitation de son œuvre ;
- un mécanisme de réajustement de la rémunération : les contrats liant les artistes et les exploitants de leurs œuvres doivent prévoir ce mécanisme en cas de rémunération exagérément faible au regard des revenus générés ou une possibilité de résiliation en cas d’absence totale de l’exploitation de l’œuvre.
En outre, le gouvernement rappelle le principe de la licence légale, qui prévoit que lorsqu’un phonogramme (un enregistrement sur tout support d’une musique ou de sons créés et composés par un auteur) a été publié à des fins commerciales, l’artiste-interprète ou le producteur ne peuvent plus s’opposer à sa diffusion sur les radios, télévision, lieux publics, etc.
En contrepartie, ils perçoivent une rémunération appelée « rémunération équitable », qui est en principe proportionnelle aux recettes d’exploitation des diffuseurs.
Toutefois, cette licence légale ne s’applique pas aux plateformes d’écoute ou de téléchargement à la demande en raison d’un risque d’atteintes disproportionnées au droit de propriété, à la liberté d’entreprendre et à la liberté contractuelle. L’application de la licence légale dans ce contexte, empêcherait donc les artistes et producteurs de négocier librement leur rémunération.
- Réponse ministérielle Muschotti du 5 avril 2022, Assemblée nationale, n°416124
Plan de résilience : une extension du PGE ?
Création d’un « PGE Résilience »
Le conflit en Ukraine entraîne des conséquences importantes sur l’économie mondiale : perte de contrats à l’export vers la Russie, la Biélorussie et l’Ukraine, hausse du coût de l’énergie et des matières premières, ou difficultés d’approvisionnement.
Afin de soutenir les entreprises, le gouvernement a mis en place un Plan de résilience qui comporte désormais un nouveau volet : « le PGE Résilience ». Il s’agit d’un dispositif similaire au prêt garanti par l’Etat (PGE) mis en place dans le cadre de la crise sanitaire.
Ce PGE Résilience couvre jusqu’à 15 % du chiffre d’affaires annuel moyen au cours des 3 dernières années de l’entreprise.
Pour en bénéficier, les entreprises doivent certifier auprès de leur banque, sur une base déclarative, que leur trésorerie est pénalisée, de manière directe ou indirecte, par les conséquences économiques du conflit en Ukraine.
Notez que dans le cadre du PGE Résilience, il n’est prévu aucun critère d’éligibilité fondé sur la forme juridique de l’entreprise (hors établissements de crédit et sociétés de financement), sa taille ou son secteur d’activité.
Les bénéficiaires du PGE Résilience pourront choisir les règles de remboursement et d’amortissement de leur prêt.
Les demandes de PGE Résilience peuvent être adressées aux banques, depuis le 6 avril 2022 et jusqu’à la fin du mois de juin 2022 (pour le moment).
- Arrêté du 7 avril 2022 portant modification de l'arrêté du 23 mars 2020 accordant la garantie de l'Etat aux établissements de crédit et sociétés de financement en application de l'article 6 de la loi n° 2020-289 de finances rectificative pour 2020
- Communiqué de presse du ministère de l’Economie du 7 avril 2022, n° 2236
E-commerce : ne soyez pas ambigu !
E-commerce : les conditions de validité du bouton de commande
Dans une affaire récente, le juge rappelle que lors de la conclusion d’un contrat à distance par voie électronique, via un processus de commande s’accompagnant d’une obligation de paiement pour le consommateur, la règlementation impose que le professionnel :
- fournisse au consommateur les informations essentielles relatives au contrat, juste avant la passation de la commande ;
- informe le consommateur qu’en passant la commande, il devra effectuer un paiement. Cette information doit être délivrée de manière explicite.
A cette occasion, il précise également que le bouton de commande (ou toute fonction similaire) doit comporter une mention lisible et sans ambiguïté, permettant au consommateur de comprendre qu’en cliquant dessus il devra effectuer un paiement, telle que « commande avec obligation de paiement ».
Toutefois, il est admis que les professionnels puissent recourir à une mention analogue, tant qu’elle respecte cette obligation d’information et qu’il n’en ressort aucune incertitude quant à sa signification.
Enfin, notez qu’en cas de litige, seule la mention figurant sur ce bouton de commande sera prise en compte pour savoir si le professionnel a, ou non, respecté cette obligation d’information.
- Arrêt de la CJUE, du 7 avril 2022, n° C-249/21
- Communiqué de presse n°60/22 de la CJUE du 7 avril 2022
Coronavirus (COVID-19) et éditeurs de presse : du nouveau pour l’aide exceptionnelle
Coronavirus (COVID-19) et éditeurs de presse : qui peut bénéficier de l’aide exceptionnelle ?
Pour mémoire, une aide exceptionnelle a été mise en place, au titre de l’année 2020, pour accompagner certaines entreprises éditrices de publication de presse impactées par la mise en redressement judiciaire du principal distributeur de presse en France.
A l’origine, les entreprises souhaitant bénéficier de ce dispositif devaient remplir les conditions suivantes :
- éditer des publications de presse d’information politique et générale dont la distribution groupée était confiée à la société PRESSTALIS au 12 mars 2020 ;
- éditer des publications éligibles à certaines aides versées aux publications nationales d’information politique et générale à faibles ressources publicitaires ou dont le total des ventes en montant fort pour l’année 2019 est inférieur à 5 M€ ;
- être à jour de leurs obligations fiscales et sociales.
Ces conditions viennent de faire l’objet de modifications pour étendre ce dispositif aux entreprises éditrices de publications d’information politique et générale confiant leur distribution groupée à une filiale régionale de PRESSTALIS, sans adhérer à une société coopérative de groupage de presse, au 12 mars 2020.
Pour tenir compte de ces modifications, ces entreprises pourront déposer leur dossier de demande d’aide jusqu’au 1er juillet 2022 auprès de la direction générale des médias et des industries culturelles.
- Décret n° 2022-530 du 11 avril 2022 modifiant le décret n° 2020-1384 du 13 novembre 2020 instituant une aide exceptionnelle au bénéfice de certains éditeurs de presse
