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Souscrire au capital d’une « société foncière solidaire » et bénéficier d’une réduction d’impôt

Date de mise à jour : 09/07/2024 Date de vérification le : 17/07/2024 19 minutes
Attention, cet article a plus d'un an

Depuis le 1er janvier 2020, si vous faîtes le choix d’investir dans une « société foncière solidaire », vous pourrez bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu, sous réserve de respecter de (très) nombreuses conditions. Revue de détail…

Rédigé par l'équipe WebLex.
Souscrire au capital d’une « société foncière solidaire » et bénéficier d’une réduction d’impôt

Vous réalisez un apport et bénéficiez d’une réduction d’impôt

Un apport en « numéraire » … Pour bénéficier de la réduction d’impôt sur le revenu, votre apport doit être fait en « numéraire ». Concrètement, votre apport doit consister en un dépôt de fonds au profit d’une société, apport qui viendra former ou augmenter son capital social. Vous ne pourrez donc pas bénéficier de cet avantage en cas d’apport en nature.

Un avantage fiscal non négligeable… La réduction d’impôt est égale à 18 % du montant versé, retenu dans la limite maximale de 50 000 € (pour les personnes seules) ou 100 000 € (si vous êtes mariés ou pacsés, et soumis à imposition commune), diminuée du montant des versements ouvrant droit à la réduction d’impôt sur le revenu pour souscription au capital de PME.

En cas d’excèdent. Si vos versements excèdent ces plafonds, l’excédent pourra être reporté l’année suivante et ouvrir à nouveau droit à la réduction d’impôt dans les mêmes conditions (ce report n’est admis qu’au titre des 4 années suivantes au maximum).

Un taux exceptionnel de 25 %. Pour les versements effectués jusqu'au 31 décembre 2025, le taux de la réduction d'impôt est fixé à 25 %.

A noter. La réduction d'impôt ne s'applique pas aux titres figurant dans un plan d'épargne en actions, dans un plan d'épargne retraite ou dans un plan d'épargne salariale, ni à la fraction des versements effectués au titre de souscriptions ayant ouvert droit aux réductions d'impôt dites « Madelin » ou « Girardin ».

Quand ? Cette réduction d’impôt est accordée au titre de l’année de la clôture de l’exercice de l’entreprise.


Des conditions à respecter pour l’entreprise bénéficiaire

Concernant les entreprises bénéficiaires. La société bénéficiaire de l’apport doit être agréée « entreprise solidaire d’utilité sociale ».

Une entreprise solidaire d’utilité sociale ? Depuis le 10 août 2020, pour être qualifiée « d’entreprise solidaire d’utilité sociale », la société bénéficiaire des versements doit remplir au moins l’une des conditions suivantes au moment de l’investissement initial :

  • elle doit n’exercer aucune activité ;
  • elle doit exercer son activité sur un marché quel qu’il soit depuis moins de 10 ans après sa 1ère vente commerciale ;
  • elle a besoin d’un investissement qui, sur la base d'un plan d'entreprise établi en vue d'intégrer un nouveau marché géographique ou de produits, est supérieur à 50 % de son chiffre d'affaires annuel moyen des 5 années précédentes.

Seuil de chiffre d’affaires. Le seuil de chiffre d’affaires (CA) qui caractérise la 1ère vente commerciale est fixé à 250 000 € hors TVA, et doit être constaté à la clôture de l’exercice.

A noter. La durée de 10 ans court à compter de la date d’ouverture de l’exercice suivant celui au titre duquel le CA de l’entreprise excède pour la 1ère fois le seuil de 250 000 €.

Exercice de certaines activités. Outre cet agrément, la société doit exercer, à titre principal :

  • soit une activité de promotion immobilière ou de gestion locative ;
  • soit, à compter du 1er janvier 2021, une activité d'acquisition et de gestion par bail rural de tous biens ruraux bâtis et non bâtis, dans le respect des conditions suivantes :
    • l'activité répond aux objectifs de préservation des espaces agricoles, naturels et forestiers et l'entreprise n'exerce pas d'activité d'exploitation ;
    • les baux ruraux sont conclus avec des personnes en situation de fragilité du fait de leur situation économique ou sociale et comportent des clauses visant au respect par le preneur de pratiques ayant pour objet la préservation de la ressource en eau, de la biodiversité, des paysages, de la qualité des produits, des sols et de l'air, la prévention des risques naturels et la lutte contre l'érosion, y compris des obligations de maintien d'un taux minimal d'infrastructures écologiques ;
    • l'entreprise s'engage dans ses statuts à ne pas céder à titre onéreux les biens ruraux acquis pour l'exercice de son activité pendant une durée minimale de 20 ans, sauf à titre exceptionnel, lorsque le bien se révèle impropre à la culture ou doit être cédé dans le cadre d'un aménagement foncier ou pour faire face à de graves difficultés économiques conjoncturelles, après information du ministère de l'agriculture et pour un prix de cession n'excédant pas la valeur nette comptable dudit bien.

Exercice d’une activité en faveur de certaines personnes. La société doit exercer son activité en faveur de personnes en situation de fragilité du fait de leur situation économique et sociale, dans le secteur des :

  • services sociaux et d’insertion relatifs au logement social ;
  • services sociaux relatifs à l’hébergement social de personnes âgées, dépendantes ou en perte d’autonomie ;
  • services visant à installer ou maintenir des agriculteurs respectant les exigences des systèmes de production agroécologiques ;

Des personnes en situation de fragilité ? La définition de la notion de « personne en situation de fragilité », qui varie selon les différents secteurs, est disponible ici.

Un service d’intérêt économique général. La société doit rendre à ces personnes en situation de fragilité un service d'intérêt économique général en mettant à leur disposition les biens et services fonciers pour un tarif inférieur à celui du marché de référence dans lequel elle intervient et en favorisant l'accès de ses bénéficiaires en situation de fragilité économique ou sociale à ces biens et services fonciers, par un accompagnement spécifique.

Un marché de référence. La définition du « marché de référence », qui varie selon les différents secteurs, est disponible ici.

Une convention. Les missions effectuées par l'entreprise bénéficiaire pour l'exécution du service, ainsi que les obligations correspondantes, sont décrites par une convention de mandat de service d’intérêt économique général (SIEG) conclue pour une durée n'excédant pas 10 ans et reconductible par période de 10 ans, comportant les éléments suivants :

  • une description détaillée des missions effectuées par l'entreprise bénéficiaire pour l'exécution du service d'intérêt économique général, ainsi que des obligations correspondantes ;
  • toute précision utile au calcul et à la justification du respect par l'entreprise du plafond de collecte de souscriptions ;
  • en cas de surcompensation, des précisions sur :
    • les modalités de calcul, spécifiques à l'entreprise, de cette surcompensation ;
    • les modalités de constatation, au titre d'un exercice annuel donné, de l'existence d'une surcompensation ainsi que, le cas échéant, de restitution par l'entreprise ou de récupération par la puissance publique de cette surcompensation ;
  • les obligations de l'entreprise au titre des contrôles effectués par les autorités ;
  • les conditions de conservation des documents produits par l'entreprise.

Un plafond global. Le montant total des souscriptions ne doit pas excéder un montant :

  • de 40 M€, s'agissant des entreprises qui exercent l'activité de promotion immobilière ou de gestion locative ;
  • de 15 M€, s'agissant des entreprises qui exercent l'activité d'acquisition et de gestion par bail rural de tous biens ruraux bâtis et non bâtis.


Des conditions à respecter pour l’investisseur

Une obligation de conservation. Les titres reçus en contrepartie de la souscription au capital de l'entreprise sont conservés jusqu'au 31 décembre de la 5ème année suivant celle de la souscription.

Des sanctions. Le non-respect de cette obligation de conservation entraîne la remise en cause de la réduction d’impôt au titre de l’année au cours de laquelle le contribuable a cessé de respecter cette condition, sauf cas de licenciement, d’invalidité, de décès du souscripteur ou de son conjoint ou partenaire de Pacs. Notez toutefois qu’en cas de non-respect de cette condition de conservation suite :

  • à une fusion ou une scission, l’avantage fiscal ne sera pas remis en cause si les titres reçus en contrepartie sont conservés jusqu’au même terme ;
  • à une annulation des titres pour cause de pertes ou de liquidation judiciaire, ou par suite d’une vente réalisée dans le cadre d’une procédure de redressement ou de liquidation judiciaire, l’avantage fiscal ne sera pas remis en cause ;
  • à une donation à un particulier des titres reçus en contrepartie de la souscription au capital de l’entreprise, l’avantage fiscal ne sera pas remis en cause si le donataire reprend l’obligation de conservation des titres.

Un remboursement ? Les apports ne sont pas remboursés à l’investisseur avant le 31 décembre de la 7ème année suivant celle de la souscription, sauf si le remboursement fait suite à la liquidation judiciaire de l'entreprise. A défaut, l’avantage fiscal sera remis en cause au titre de l’année au cours de laquelle le contribuable cesse de respecter cette condition.

Quel avantage ? L’investissement réalisé confère aux souscripteurs les seuls droits résultant de la qualité d'actionnaire ou d'associé, à l'exclusion de toute autre contrepartie notamment sous la forme de garantie en capital, de tarifs préférentiels ou d'accès prioritaire aux biens produits ou aux services rendus par la société.

Conditions propres aux titres reçus en contrepartie de la souscription. Les titres financiers ou parts sociales ayant fait l'objet des souscriptions ouvrant droit à la réduction d'impôt sont soumis aux exigences suivantes :

  • l'entreprise ne distribue pas de dividendes ;
  • les titres ou parts sont incessibles à un prix excédant leur valeur d'acquisition, majorée d'un taux de rendement annuel qui ne peut être supérieur à un plafond défini comme la somme entre :
    • le taux du livret A en vigueur au premier jour du mois de la date de la cession ;
    • et, le cas échéant, une majoration fixée à 0,75 % ;
  • les statuts de l'entreprise prévoient, à compter du 1er janvier 2021 et si de telles modalités existent, les modalités de revalorisation de ces titres ou parts.


Des formalités administratives

Un récépissé fournit par l’entreprise. L’entreprise doit délivrer au souscripteur qui lui en fait la demande un récépissé. Elle doit également tenir un registre des souscriptions ayant donné lieu à la délivrance d'un récépissé dont le contenu et les modalités de conservation sont précisés par un arrêté non encore paru à ce jour.

Un document d’information. Avant chaque souscription, l'entreprise doit communiquer à chaque souscripteur un document d'information précisant notamment la période de conservation à respecter pour bénéficier de la réduction d'impôt, les conditions de revente des titres ou parts au terme de la période de conservation, les conditions de remboursement des apports, les risques engendrés par l'opération, les règles d'organisation et de prévention des conflits d'intérêts, ainsi que les modalités de calcul et la décomposition de tous les frais et commissions, directs et indirects.

Un récépissé fournit par le souscripteur. Le souscripteur doit pouvoir présenter, à la demande de l'administration fiscale, un récépissé de sa souscription attestant de son montant, de la date du versement et du respect, par l'entreprise au capital de laquelle il est souscrit, des conditions mentionnées plus haut pour l'exercice au cours duquel est effectuée la souscription.

A retenir

Vous pourrez bénéficier d’une réduction d’impôt de 18 % (25 % pour les versements effectués jusqu’au 31 décembre 2025) calculée sur le montant de votre apport en capital, retenu dans la limite de 50 000 € (si vous êtes célibataire, veuf ou divorcé) ou 100 000 € (si vous êtes marié ou pacsé, et soumis à imposition commune). Pour éviter toute remise en cause de cet avantage fiscal, conservez vos titres reçus en échange pendant au moins 5 ans.
 

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Bénéficier du crédit d’impôt pour la transition énergétique (depuis le 1er janvier 2020)

Date de mise à jour : 29/07/2021 Date de vérification le : 29/07/2021 15 minutes
Attention, cet article a plus d'un an

Depuis le 1er janvier 2020, si vous réalisez des travaux dans votre logement, vous pouvez bénéficier du crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) « modifié ». A quelles conditions, pour quels types de travaux et pour quel avantage fiscal ?

Rédigé par l'équipe WebLex.
Bénéficier du crédit d’impôt pour la transition énergétique (depuis le 1er janvier 2020)


Un crédit d’impôt : pour quoi ?

Un avantage fiscal. La réalisation de travaux dans votre logement, du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2020, peut vous faire bénéficier du crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) « modifié ». Cela suppose de réaliser certaines dépenses dans votre logement visant à améliorer sa qualité énergétique.

… pour certains travaux… Le bénéfice du crédit d’impôt suppose la réalisation d’une des dépenses éligibles suivantes :

  • achat et pose de matériaux d'isolation thermique des parois vitrées à la condition que les matériaux achetés viennent en remplacement de parois en simple vitrage ;
  • achat et pose de matériaux d'isolation thermique des parois opaques ;
  • achat et pose d’équipements de chauffage ou de fourniture d'eau chaude sanitaire fonctionnant au bois ou autres biomasses, ou à l’énergie solaire thermique, y compris les poêles de masse artisanaux ou à accumulation de chaleur ;
  • pour les équipements fonctionnant à l’énergie solaire thermique, le CITE ne s’appliquera qu’ à condition que l’équipement intègre une surface minimale de capteurs solaires : la surface minimale en question sera fixée par arrêté (non encore paru à ce jour) ;
  • achat et pose de pompes à chaleur, autres que air/ air, dont la finalité essentielle est la production de chaleur ou d'eau chaude sanitaire ;
  • pose d’un échangeur de chaleur souterrain pour les pompes à chaleur géothermiques ;
  • achat et pose d’ équipements de raccordement à un réseau de chaleur, alimenté majoritairement par des énergies renouvelables ou par une installation de cogénération ;
  • achat et pose d’équipement de raccordement à un réseau de froid, alimenté majoritairement par du froid d'origine renouvelable ou de récupération ;
  • achat et pose d’un système de charge pour les véhicules électriques ;
  • achat et pose d’équipement ou de matériaux de protection des parois vitrées ou opaques contre les rayonnements solaires, uniquement dans les départements d’Outre-mer ;
  • frais de réalisation d’un audit énergétique qui propose des travaux permettant d’améliorer les performances énergétiques de l’habitation, à l’exception des situations dans lesquelles la réalisation d’un tel audit est obligatoire ;
  • frais de dépose d’une cuve à fioul ;
  • achat d’équipements de ventilation mécanique contrôlée à double flux.

    => Pour plus d’information sur les caractéristiques techniques des équipements éligibles, consultez notre annexe

… et pas pour d’autres. Pour les dépenses engagées depuis le 1er janvier 2020, les dépenses suivantes ne permettent plus, en principe, de bénéficier du CITE :

  • achat de chaudière à très haute performance énergétique ;
  • achat de matériaux de calorifugeage de tout ou partie d’une installation de production (ou de distribution) de chaleur ou d’eau chaude sanitaire ;
  • réalisation d’un diagnostic de performance énergétique, à l’exception des situations dans lesquelles la réalisation d’un tel audit est obligatoire ;
  • achat d’appareils de régulation de chauffage ;
  • achat d’équipements de chauffage ou de fourniture d'eau chaude sanitaire utilisant une source d'énergie renouvelable (autre que ceux fonctionnant au bois ou autres biomasses, ou à l’énergie solaire thermique) ;
  • achat de systèmes de fourniture d'électricité à partir de l'énergie hydraulique ou à partir de la biomasse ;
  • achat de chaudières à micro-cogénération gaz ;
  • achat d’appareils permettant d’individualiser les frais de chauffage ou d’eau chaude sanitaire dans un bâtiment équipé d’une installation centrale ou alimenté par un réseau de chaleur (compteurs individuels de chauffage et d’eau chaude sanitaire installés dans les copropriétés) ;
  • achat d’équipements ou de matériaux visant à optimiser la ventilation naturelle (notamment les brasseurs d'air) dans les départements d’Outre-mer (La Réunion, Guyane, Martinique, Guadeloupe, Mayotte).

Un régime transitoire. Le CITE pourra continuer à s’appliquer dans sa version antérieure à la Loi de Finances pour 2020, pour les dépenses payées en 2020 dès lors que vous pouvez justifier :

  • de l’acceptation d’un devis ;
  • et du versement d’un acompte entre le 1er janvier 2018 et le 31 décembre 2019.

Un deuxième régime transitoire. Le CITE, dans sa version applicable en 2020 pourra, sur demande du contribuable, s’appliquer aux dépenses payées en 2021, dès lors qu’il est justifié de l’acceptation d’un devis et du versement d’un acompte entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2020.

Cas particulier du remplacement des portes de garage. Le Gouvernement a confirmé, à l’occasion d’une question qui lui était posée, que le remplacement des portes de garage n’ouvrait pas droit au bénéfice du CITE.

Une entreprise qualifiée. Pour le bénéfice du crédit d’impôt, et pour certains travaux, il est impératif que l’entreprise qui installe et pose les équipements, matériels et appareils concernés respecte des critères de qualification, conformes au label « reconnu garant de l’environnement – RGE ». Il est, à cet égard, impératif que figure sur la facture la mention du signe de qualité conforme à ce label RGE dont bénéficie l’entreprise (indication du nom de l’organisme de qualification et numéro de certification).

Un annuaire en ligne. Sur www.renovation-info-service.gouv.fr/trouvez-un-professionnel, un annuaire en ligne est disponible pour vous permettre de trouver rapidement un professionnel RGE proche de chez vous.

    => Pour en savoir plus sur la qualification des professionnels, vous pouvez consulter notre fiche : Travaux immobiliers, éco-prêt à taux 0, crédit d’impôt : quelles obligations pour les artisans ?

Une expérimentation. Pour développer les travaux de rénovation énergétique, le Gouvernement a lancé sur le territoire métropolitain, depuis le 1er janvier 2021 et pour une durée de 2 ans, une expérimentation afin de permettre aux entreprises ne disposant pas aujourd’hui des critères de qualification exigés dans le cadre du crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE) ou de l’éco prêt à taux zéro (éco-PTZ) d’obtenir une qualification alternative (la qualification chantier).

Et pour l’Outre-mer ? Cette même expérimentation va être menée en Guadeloupe, en Martinique, en Guyane, à La Réunion et à Mayotte, à compter du 1er septembre 2021 et pour une durée de 2 ans. Précisons que pour les travaux catégorisés n°2 à 6, la qualification-chantier ne pourra être obtenue qu’à compter du 1er septembre 2021 (au lieu du 1er avril 2021 en métropole).

Le saviez-vous ?

Les factures des entreprises doivent notamment comporter les normes et les critères techniques de performance, ainsi que les critères de qualification de l’entreprise qui a réalisé les travaux.Il a été jugé qu’un couple ne produisant que des factures incomplètes, ne précisant pas les caractéristiques des fenêtres posées, ne pouvait pas bénéficier du crédit d’impôt.

Même chose pour un propriétaire qui, parce que les factures produites ne mentionnaient ni le lieu de réalisation des travaux, ni la puissance en kilowatt-crête des équipements de production d'électricité utilisant l'énergie du soleil, s’est vu refuser le bénéfice du crédit d’impôt.


Un crédit d’impôt : pour qui ?

Pour les propriétaires… Pour les dépenses engagées entre le 1er janvier et le 31 décembre 2020, le CITE profite uniquement aux propriétaires qui font réaliser certains travaux dans leur habitation principale. Sont donc exclus du bénéfice de l’avantage fiscal les propriétaires bailleurs (pour les logements qu’ils donnent en location), les locataires et les personnes occupant des logements à titre gratuit.

… sous condition de ressources. Le bénéfice du CITE est soumis à condition de ressources, quelle que soit la nature des dépenses engagées.

Un seuil minimum… Le revenu fiscal de référence du contribuable résidant en métropole devra être au moins égal à l’un des seuils suivants :

Nombre de personnes composant le foyer

Ile de France

Autres régions

1

25 068 €

19 074 €

2

36 792 €

27 896 €

3

44 188 €

33 547 €

4

51 597 €

39 192 €

5

59 026 €

44 860 €

Par personne supplémentaire

+ 7 422 €

+ 5 651 €

Un calcul. Pour la détermination de ces seuils, il est tenu compte du revenu fiscal de l’avant dernière année précédant celle du paiement de la dépense, ou du revenu fiscal de la dernière année qui précède celle du paiement s’il est inférieur à ces seuils.

… et un plafond de ressources. A ce seuil « minimum » de revenus s’ajoute un plafond de revenus à ne pas dépasser : le contribuable doit disposer d’un revenu fiscal de référence inférieur à 27 706 € pour la première part de quotient familial, majorée de 8 209 € pour chacune des deux demi-parts suivantes et de 6 157 € pour chaque demi-part supplémentaire à compter de la troisième.

Un calcul. Là encore, pour la détermination de ce plafond, il est tenu compte du revenu fiscal de l’avant dernière année précédant celle du paiement de la dépense, ou du revenu fiscal de la dernière année qui précède celle du paiement s’il est inférieur à ces seuils.

Outre-mer. Les seuils minimums et le plafond de ressources à respecter pour les contribuables résidant en Outre-mer devront être fixés par un Décret à paraître (non encore paru).

A noter. Les personnes dont les revenus sont inférieurs à ces seuils pourront bénéficier, toutes conditions remplies, de la prime transition énergétique.

En cas de dépassement des plafonds de ressources. En principe, les personnes dont les revenus excèdent ces plafonds de ressources ne pourront bénéficier ni de la prime transition énergétique, ni du CITE, pour les dépenses engagées en 2020 à l’exception de celles portant sur l’achat et la pose :

  • de systèmes de charge pour véhicule électriques, dans la limite de 300 € ;
  • de matériaux d’isolation des parois opaques, dans la limite de :
  • ○ pour les logements individuels :
  •           •  10 € par m² pour l’isolation des murs en façade ou des pignons par l’intérieur, des rampants de toiture et des plafonds de combles aménagés ou aménageables ;
  •           •   25 € par m² pour l’isolation des murs en façade ou des pignons par l’extérieur et des toitures terrasses ;
  • pour les parties communes d’un immeuble collectif :
  •           •   10*q € par mètre carré pour l'isolation des murs en façade ou pignon par l'intérieur, des rampants de toiture et plafonds de combles aménagés ou aménageables (« q » représente la quote-part correspondant au logement du propriétaire) ;
  •           •   25*q € par mètre carré pour l'isolation des murs en façade ou pignon par l'extérieur, des toitures-terrasses.

     => Pour en savoir plus, consultez la fiche Bénéficier de la prime énergie


Un crédit d’impôt : combien ?

Une suppression. Pour les dépenses engagées depuis le 1er janvier 2020, les 3 taux du crédit d’impôt (15 %, 30 % et 50 %) sont supprimés.

Un montant forfaitaire. Désormais, chaque dépense se voit attribuer un montant forfaitaire de crédit d’impôt, sachant que le montant de l’avantage fiscal ne pourra pas dépasser 75 % de la dépense effectivement supportée par le contribuable.

Pour plus de lisibilité, reportez-vous aux tableaux ci-dessous :

  • Pour les logements individuels (ou les parties privatives des logements situés dans un immeuble collectif)
  • Nature de la dépense

    Montant

    Matériaux d’isolation thermique des parois vitrées à la condition que ces mêmes matériaux viennent en remplacement de parois en simple vitrage

    40 € / équipement

    Matériaux d’isolation thermique des parois opaques

    15 € / m² pour l’isolation des murs en façade ou pignon par l’intérieur, des rampants de toiture et plafonds de combles aménagés ou aménageables et 50 € / m² pour l’isolation des murs en façade ou pignon par l’extérieur, des toitures terrasses

    Équipements de chauffage ou de fourniture d’eau chaude sanitaire fonctionnant au bois ou autres biomasses ou à l’énergie solaire thermique

    4 000 € pour les chaudières à alimentation

    automatique fonctionnant au bois ou autres

    biomasse

    3 000 € pour les systèmes solaires combinés

    3 000 € pour les chaudières à alimentation

    manuelle fonctionnant au bois ou autres

    biomasses

    1 500 € pour les poêles à granulés et

    cuisinières à granulés

    2 000 € pour les chauffe-eau solaires

    individuels

    1 000 € pour les poêles à bûches et

    cuisinières à bûches

    1 000 € pour les équipements de chauffage ou

    de production d’eau chaude fonctionnant avec

    des capteurs solaires hybrides thermiques et

    électriques à circulation de liquide

    600 € pour les achats et poses de foyers fermés et inserts à bûches ou granulés, payés en 2020, ainsi que ceux payés en 2021 au titre d’une mesures transitoire

    Pompes à chaleur, autres que air / air, dont la finalité essentielle est la production de chaleur ou d’eau chaude sanitaire

    4 000 € pour les pompes à chaleur

    géothermiques

    2 000 € pour les pompes à chaleur air/eau

    400 € pour les pompes à chaleur dédiées à la

    production d’eau chaude sanitaire

    Équipements de raccordement à un réseau de chaleur et/ou de froid, et droits et frais de raccordement

    400 €

    Système de charge pour véhicule électrique

    300 €

    Équipements ou matériaux de protection des parois vitrées ou opaques contre les rayonnements solaires

    15 € / m²

    Audit énergétique

    300 €

    Dépose de cuve à fioul

    400 €

    Équipements de ventilation mécanique contrôlée à double flux mentionnés

    2 000 €

  • Pour les parties communes d’un immeuble collectif

Nature de la dépense

Montant

Matériaux d’isolation thermique des parois opaques

15*q € / m² pour l’isolation des murs en façade ou pignon par l’intérieur, des rampants de toiture et plafonds de combles aménagés ou aménageables et 50*q € / m² pour l’isolation des murs en façade ou pignon par l’extérieur, des toitures terrasses

Équipements de chauffage ou de fourniture d’eau chaude sanitaire fonctionnant au bois ou autres biomasses ou à l’énergie solaire thermique

1 000 € par logement pour les chaudières fonctionnant au bois ou autres biomasses 350 € par logement pour les équipements de fourniture d’eau chaude sanitaire seule fonctionnant à l’énergie solaire thermique

Pompes à chaleur, autres que air / air, dont la finalité essentielle est la production de chaleur ou d’eau chaude sanitaire

1 000 € par logement pour les pompes à chaleur géothermiques et les pompes à chaleur air/eau 150 € par logement pour les pompes à chaleur dédiées à la production d’eau chaude sanitaire

Équipements de raccordement à un réseau de chaleur et/ou de froid, et droits et frais de raccordement

150 € par logement

Système de charge pour véhicule électrique

300 €

Équipements ou matériaux de protection des parois vitrées ou opaques contre les rayonnements solaires

15*q € / m²

Audit énergétique

150 € par logement

Dépose de cuve à fioul

150 € par logement

Équipements de ventilation mécanique contrôlée à double flux mentionnés

1 000 € par logement

« q » représente la quote-part correspondant au logement du propriétaire

Un plafond de dépenses. Outre la suppression des 3 taux du crédit d’impôt, le montant du plafond de dépenses ouvrant droit au bénéfice de l’avantage fiscal est revu à la baisse.

Dorénavant, pour le calcul du crédit d’impôt 2020, le plafond de dépenses, apprécié sur une période de 5 années consécutives (donc pour les dépenses engagées du 1er janvier 2016 au 31 décembre 2020) est égal à 2 400 € pour une personne seule (célibataire, veuve ou divorcée) ou 4 800 € pour un couple (couple marié ou liés par un Pacs, soumis à imposition commune). Cette somme est majorée de 120 € par personne à charge (60 € pour les enfants en résidence alternée).

Attention. Pour une même dépense, le contribuable ne pourra pas cumuler le bénéfice de la prime transition énergétique ou du crédit d’impôt pour acquisition et pose de systèmes de charge pour véhicule électrique et du CITE. En cas de cumul, il s’expose au paiement d’une amende égale à 50 % de l’avantage fiscal obtenu, sans pouvoir être inférieure à 1 500 €.

     => Pour en savoir plus, consultez la fiche Bénéficier de la prime énergie

Un crédit d’impôt pour les « bouquets de travaux »

Un crédit d’impôt exclusif du CITE. Il s’agit d’un avantage fiscal qui concerne les dépenses de rénovation globale, payées entre le 1er janvier et le 31 décembre 2020, sous réserve que ces dépenses :

  • concernent des travaux réalisés dans une maison individuelle au titre d’un bouquet de travaux ;
  • permettent de limiter la consommation conventionnelle annuelle en énergie primaire du logement.

    => Pour plus d’information sur les caractéristiques techniques des équipements éligibles, consultez notre annexe

Une consommation d’énergie définie. Pour pouvoir bénéficier de cet avantage fiscal, outre le respect des conditions de ressources mentionnées plus haut, la consommation conventionnelle annuelle en énergie primaire du logement (rapportée à la surface habitable) pour le chauffage, le refroidissement et l’eau chaude sanitaire doit être :

  • supérieure à 331 kWh/m² avant travaux ;
  • inférieure ou égale à 150 kWh/m² après travaux.

Des mentions supplémentaires sur les factures de travaux. Pour bénéficier de cet avantage, les factures devront comporter les mentions suivantes :

  • la surface habitable du logement ;
  • dans des conditions qui seront prévues par un arrêté à paraître, la consommation conventionnelle annuelle en énergie primaire du logement pour le chauffage, le refroidissement et l’eau chaude sanitaire, avant et après travaux.

Combien ? Le montant de ce crédit d’impôt est égal à 150 € par m² de surface habitable.

A noter. Au titre d’une même dépense, ce crédit d’impôt « bouquet de travaux » est exclusif de tout autre crédit d’impôt.

Un professionnel RGE. Depuis le 6 juin, les travaux d’installation ou de pose d’équipements et de matériaux au titre d’un bouquet de travaux permettant de limiter la consommation conventionnelle annuelle en énergie primaire du logement doivent être réalisés par un professionnel RGE.

Une précision. Cette obligation de qualification ne s’applique pas aux dépenses payées depuis le 6 juin 2020 pour lesquelles l’acceptation d’un devis et le versement d’un acompte sont intervenus avant cette date.

    => Pour en savoir plus sur la qualification des professionnels, vous pouvez consulter notre fiche : Travaux immobiliers, éco-prêt à taux 0, crédit d’impôt : quelles obligations pour les artisans ?

Une expérimentation. Pour développer les travaux de rénovation énergétique, le Gouvernement a lancé, depuis le 1er janvier 2021 et pour une durée de 2 ans, une expérimentation afin de permettre aux entreprises ne disposant pas aujourd’hui des critères de qualification exigés dans le cadre du crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE) ou de l’éco prêt à taux zéro (éco-PTZ) d’obtenir une qualification alternative (la qualification chantier).

A retenir

Pour les dépenses engagées depuis 2020, le nouveau crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) est réservé aux propriétaires, sous condition de ressources, et pour certains travaux limitativement énumérés.

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Bénéficier de la prime forfaitaire de transition énergétique (MaPrimeRénov)

Date de mise à jour : 21/02/2024 Date de vérification le : 21/02/2024 14 minutes
Attention, cet article a plus d'un an

Si vous avez réalisé des travaux dans votre logement depuis le 1er janvier 2020, vous pouvez bénéficier d’un avantage financier : la prime forfaitaire de transition énergétique, dite « MaPrimeRénov ». De quoi s’agit-il ?

Rédigé par l'équipe WebLex.
Bénéficier de la prime forfaitaire de transition énergétique (MaPrimeRénov)

Une prime : pour quoi ?

MaPrimeRénov. La prime forfaitaire de transition énergétique (dite « MaPrimeRénov ») profite aux personnes qui font réaliser des travaux destinés à améliorer la performance énergétique de leurs logements.

Des dépenses éligibles… Le bénéfice de cette prime suppose la réalisation d’une dépense éligible. À titre d’exemple, sont éligibles les dépenses suivantes :

  • équipements de chauffage ou de fourniture d'eau chaude sanitaire fonctionnant au bois ou autres biomasses :
    • chaudières à alimentation automatique fonctionnant au bois ou autre biomasse ;
    • chaudières à alimentation manuelle fonctionnant au bois ou autres biomasses ;
    • équipements de chauffage ou de fourniture d'eau chaude sanitaire indépendants fonctionnant au bois ou autres biomasses, y compris les poêles de masse artisanaux ou à accumulation de chaleur ;
  • isolation thermique des parois vitrées, à la condition que les matériaux installés viennent en remplacement de parois en simple vitrage ;
  • isolation des rampants de toiture et plafonds de combles ;
  • etc.

… réalisées par une entreprise… Les dépenses d’achat ou de pose de ces équipements ne pourront ouvrir droit au bénéfice de la prime qu’à condition d’être facturées :

  • par l'entreprise qui procède à la fourniture et à l'installation des équipements, des matériaux ou des appareils ;
  • ou par l'entreprise qui, pour l'installation des équipements, des matériaux ou des appareils qu'elle fournit ou pour la fourniture et l'installation de ces mêmes équipements, matériaux ou appareils, recourt à une autre entreprise dans le cadre d'un contrat de sous-traitance.

… titulaire du label RGE. Notez que dans tous les cas, l’entreprise en question doit être titulaire du label « reconnu garant de l’environnement » (RGE).

Les audits énergétiques, à l’exception des situations dans lesquelles la réalisation d’un tel audit est obligatoire, doivent être réalisés par un auditeur qualifié pour pouvoir ouvrir droit au bénéfice de la prime de transition énergétique. Ainsi, l’auditeur doit :

  • soit être titulaire d'un signe de qualité qui répond à un référentiel d'exigences, de moyens et de compétences ;
  • soit être titulaire de la qualité d’architecte et avoir accompli une formation dont les objectifs sont définis ici ;
  • soit être une société d’architecture dont au moins un des architectes associés a accompli une formation dont les objectifs sont définis ici.

Mais aussi… Sont également éligibles à MaPrimeRénov certains forfaits et bonus :

  • forfait rénovation globale ;
  • forfait assistance à maîtrise d'ouvrage (AMO) ;
  • bonus sortie de passoire énergétique ;
  • bonus basse consommation.


Une prime : pour qui ?

Pour les propriétaires. La prime forfaitaire de transition énergétique peut être attribuée aux propriétaires pour financer les dépenses en faveur de la rénovation énergétique du logement qu’ils occupent eux-mêmes, dès lors que :

  • le logement est occupé à titre de résidence principale par le ou les propriétaires dans un délai maximum d’un an suivant la date de demande du solde de la prime ;
  • le logement ou l'immeuble concerné est achevé depuis au moins 15 ans à la date de la décision d’octroi de la prime, à l’exception des demandes de prime réalisées dans le cadre d’un changement de chaudière fonctionnant au fioul, qui peuvent concerner les logements achevés depuis plus de 2 ans à la date de notification de la décision d’octroi de la prime, sous condition.

Pour mémoire, une « résidence principale » est un logement effectivement occupé au moins 8 mois par an, sauf obligation professionnelle, raison de santé affectant le bénéficiaire de la prime ou cas de force majeure.

Pour les titulaires de droits réels. Elle peut également être accordée, dans les mêmes conditions, aux titulaires d’un droit réel immobilier conférant l’usage du logement.

Pour les propriétaires bailleurs. Les propriétaires bailleurs pourront aussi bénéficier de cette prime, sous réserve que :

  • le logement soit loué à titre de résidence principale dans un délai d’un an suivant la date de demande du solde de la prime ;
  • le logement soit loué à titre de résidence principale pendant une durée minimale de 5 ans à compter de la date du paiement du solde de la prime et non pas de la date de la prise d'effet du bail ;
  • le logement ou l'immeuble concerné soit achevé depuis au moins 15 ans à la date de la décision d’octroi de la prime, à l’exception des demandes de prime réalisées dans le cadre d’un changement de chaudière fonctionnant au fioul, qui peuvent concerner les logements achevés depuis plus de 2 ans à la date de notification de la décision d’octroi de la prime, sous condition ;
  • le propriétaire s’engage à informer son locataire de la réalisation de travaux financés par la prime ;
  • le propriétaire s’engage, dans l’hypothèse d’une réévaluation du montant du loyer, à déduire le montant de la prime du montant des travaux d’amélioration ou de mise en conformité qui justifient cette réévaluation et à en informer son locataire.

Une attestation sur l’honneur. Dans le cadre du dépôt d’un dossier de demande de prime, le bailleur devra fournir une attestation sur l’honneur dans laquelle il s’engage à remplir les conditions requises.

Pour les copropriétés. La prime peut profiter aux copropriétés et sera versée au syndicat des copropriétaires : elle sera indépendante de celle éventuellement perçue par les copropriétaires (occupants ou bailleurs) eux-mêmes. Pour pouvoir en bénéficier, les copropriétés doivent réaliser des travaux permettant un gain énergétique de 35 %, et être essentiellement composées de résidences principales (75 % au minimum).

Pour les logements d’Outre-mer, la condition tenant à l’ancienneté des logements a été assouplie : le logement ou l’immeuble concerné par les travaux, doit donc être achevé depuis 2 ans à la date de notification de la décision d'octroi de la prime, contre 15 ans en métropole.

À retenir

La prime forfaitaire de transition énergétique est versée aux propriétaires occupants, aux propriétaires bailleurs et aux copropriétés pour la réalisation de certains travaux (limitativement énumérés) destinés à améliorer la performance énergétique de leurs logements.

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Pour aller plus loin…

Le coin du dirigeant Bénéficier du crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) jusqu’au 31 décembre 2019
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Dispositif Défi-forêt : acheter une forêt pour réduire votre impôt ?

Date de mise à jour : 25/05/2023 Date de vérification le : 25/05/2023 21 minutes
Attention, cet article a plus d'un an

Investir, c’est bien... Pouvoir bénéficier d’un avantage fiscal en plus, c’est mieux ! Et ce sera le cas si vous investissez dans une forêt, grâce au dispositif d’encouragement fiscal à l’investissement forestier, dit « Défi forêt » ? Qui peut en bénéficier ? Sous quelles conditions ? Réponses !

Rédigé par l'équipe WebLex.
Dispositif Défi-forêt : acheter une forêt pour réduire votre impôt ?

Un avantage fiscal pour qui ?

Encourager l’investissement. Le dispositif « Défi-Forêt » a été créé pour encourager l’investissement forestier, tout en permettant aux investisseurs de bénéficier d’un avantage fiscal : son but est d’inciter les propriétaires forestiers à investir, afin de contribuer à une gestion durable des espaces forestiers.

Pour qui ? Jusqu’au 31 décembre 2022, vous pouvez bénéficier de ce dispositif sous réserve d’être domicilié fiscalement en France et d’être soumis à l’impôt sur le revenu (IR). Pour information, vous avez votre domicile fiscal en France si votre foyer est en France, si vous travaillez en France ou si « le centre de vos intérêts économiques se trouve en France ».

Attention. Cet avantage fiscal est réservé aux particuliers. Les entreprises ou sociétés ne peuvent donc pas en bénéficier. De même, si vous n’avez pas votre domicile fiscal en France, vous ne pouvez pas bénéficier du dispositif Défi-forêt et ce, même si vous êtes soumis à l’IR pour vos revenus français. Tel sera malheureusement le cas si vous êtes domicilié fiscalement en Polynésie française, à Saint-Pierre et Miquelon en Nouvelle Calédonie, dans les îles Wallis et Futuna, dans les terres australes et antarctiques françaises ainsi qu'à Saint-Martin et à Saint-Barthélemy.

Quel avantage fiscal : réduction ou crédit d’impôt ? Les deux sont prévus par le dispositif Défi-forêt ! Tout va dépendre de l’opération que vous réalisez. Par exemple, si vous achetez un terrain à boiser, vous aurez le droit à une réduction d’impôt, alors que si vous réalisez des travaux forestiers sur votre propriété, vous pourrez bénéficier d’un crédit d’impôt, toutes conditions par ailleurs remplies.

Le saviez-vous ?

La réduction et le crédit d’impôt vous permettent tous deux de réduire le montant de votre impôt sur le revenu. Toutefois, si le montant de votre impôt sur le revenu est insuffisant pour absorber le montant du crédit d’impôt, le surplus pourra être soit reporté, soit remboursé. A l’inverse, si votre impôt est insuffisant pour absorber la réduction d’impôt, le surplus sera perdu.


Une réduction d’impôt…

Pour certaines opérations seulement. Vous pourrez bénéficier d’une réduction d’impôt pour certaines opérations seulement.

Lesquelles ? Cet avantage fiscal concerne :

  • les achats de bois et forêts ou de terrains nus à boiser ;
  • les achats ou souscriptions (en numéraire) de parts de groupements forestiers ;
  • les achats ou souscriptions de parts de sociétés d’épargne forestière ;
  • certaines cotisations d’assurance : si vous versez, ou si le groupement forestier ou la société d’épargne forestière dont vous êtes associé verse des cotisations à une assurance couvrant les bois et forêts notamment contre le risque de tempête, vous pouvez bénéficier, toutes conditions remplies, d’une réduction d’impôt sur les cotisations versées.

Des conditions à respecter. Que vous achetiez une forêt, un terrain à boiser, ou des parts de groupement ou de société forestière, vous devez, pour bénéficier de la réduction d’impôt, respecter certaines conditions :

  • pour les achats de bois et forêts ou de terrains nus à boiser :
  • ○ la superficie de la propriété achetée ne doit pas être supérieure à 4 ha et doit vous permettre d’agrandir le terrain boisé déjà en votre possession, pour que sa superficie dépasse 4 ha ;

Prenons un exemple. Vous êtes propriétaire d’une forêt de 3 ha. Vous achetez un terrain boisé de 3 ha (inférieur au seuil de 4 ha), ce qui vous permet d’agrandir votre propriété forestière, qui mesure dorénavant 7 ha (supérieure au seuil de 4 ha) : vous pourrez donc, toutes conditions par ailleurs remplies, bénéficier de la réduction d’impôt.

  • ○ si vous achetez un bois ou une forêt : vous devez prendre l’engagement de conserver les surfaces boisées pendant 15 ans à compter de l’achat, et vous devez appliquer, pendant la même durée, un plan simple de gestion agréé par le centre régional de la propriété forestière. Retenez que vous avez 3 ans à compter de l’achat pour faire agréer votre plan de gestion ;
  • ○ si vous achetez un terrain nu à boiser : vous devez vous engager à le reboiser dans les 3 ans qui suivent l’achat, et vous devez ensuite le conserver pendant 15 ans, en appliquant, sur la même durée, un plan simple de gestion agréé ;
  • pour les achats ou souscriptions de parts de groupements forestiers ou de sociétés d’épargne forestière :
  • ○ le groupement ou la société dont vous achetez les parts doit avoir pris l’engagement de gérer pendant 15 ans les bois et forêts dont il est propriétaire en respectant un plan simple de gestion agréé ou à un règlement type de gestion approuvée. A défaut, il doit faire agréer un plan de gestion dans les 3 ans qui suivent votre souscription et doit ensuite l’appliquer pendant 15 ans ;
  • ○ vous devrez conserver les parts jusqu’au 31 décembre de la huitième année suivant la date achat.

     =>  Consultez les différents modèles de lettre d’engagement


… ou un crédit d’impôt ?

Pour certaines opérations seulement. Vous pourrez bénéficier d’un crédit d’impôt pour certaines opérations seulement.

Lesquelles ? Cet avantage fiscal concerne :

  • les travaux forestiers, c’est-à-dire les travaux de plantation, de reconstitution, de renouvellement, de sauvegarde et d’amélioration des peuplements, et les travaux de création et d’amélioration des dessertes, que vous les réalisiez vous-même, ou qu’ils soient réalisés, depuis le 1er janvier 2016, par un groupement d’intérêt économique et environnemental forestier (GIEEF) dont vous êtes membre par l’intermédiaire d’un groupement ou d’une société forestière dont vous détenez les parts ;
  • les rémunérations versées à un professionnel pour la réalisation d'un contrat de gestion de bois et forêts.

Des conditions à respecter. Les conditions varient selon la nature de l’opération réalisée :

  • pour les travaux forestiers :
  • ○ ils doivent être réalisés sur une propriété qui présente des garanties de gestion durable ;
  • ○ la propriété doit avoir une surface d’au moins 10 ha d’un seul tenant ou, il doit s’agir d’une propriété regroupée au sein d’une organisation de producteurs : dans cette seconde hypothèse, et depuis le 1er janvier 2018, il n’existe plus de surface plancher minimum à respecter ;
  • ○ les dépenses doivent être justifiées.
  • les rémunérations versées à un professionnel pour la réalisation d'un contrat de gestion de bois et forêts :
  • ○ le terrain concerné par le contrat de gestion doit avoir une surface inférieure à 25 ha ;
  • ○ le professionnel chargé du contrat de gestion doit être un gestionnaire forestier professionnel, un expert forestier, une coopérative forestière, une organisation de producteur ou l’Office national des forêts.
  • ○ le contrat que vous avez conclu doit prévoir la réalisation de programmes de travaux et de coupes sur les terrains boisés, tout en respectant le plan de gestion durable ;
  • ○ les coupes de bois doivent être vendues soit dans le cadre d’un mandat de vente avec un gestionnaire forestier professionnel ou un expert forestier, soit en respectant un contrat d’apport conclu avec une coopérative ou une organisation de producteurs, soit dans le cadre d’une convention de vente conclue avec l’Office national des forêts ;
  • ○ les coupes de bois doivent être commercialisées (par l’intermédiaire d’un contrat d’approvisionnement annuel reconductible ou d’un contrat pluriannuel) au bénéfice d’unités de transformation du bois ou de leurs filiales d’approvisionnement.

Un engagement de conservation ? Concernant les travaux forestiers, vous allez également devoir respecter un engagement de conservation qui varie selon la qualité de la personne qui réalise lesdits travaux :

  • si vous faites réaliser les travaux vous-même : vous devez vous engager à conserver le terrain jusqu’au 31 décembre de la 8ème année suivant celle de la réalisation des travaux, et le gérer en respectant les documents de gestion applicables (plan de gestion, documents d’aménagement, etc.) ;
  • si les travaux sont réalisés par le groupement forestier ou la société d’épargne forestière dont vous êtes associé : vous devez vous engager à conserver vos parts jusqu’au 31 décembre de la 4ème année suivant celle des travaux, et le groupement ou la société doit s’engager à conserver le terrain sur lequel auront eu lieu les travaux jusqu’au 31 décembre de la 8ème année suivant celle des travaux et lui appliquer pendant toute cette durée une garantie de gestion durable ;
  • si les travaux sont réalisés par un GIEEF dont vous êtes indirectement membre par l’intermédiaire d’un groupement forestier ou d’une société d’épargne, sur un terrain appartenant à ces derniers, vous devez vous engager à conserver vos parts jusqu’au 31 décembre de la 4ème année suivant les travaux, et le groupement ou la société d’épargne forestière doit s’engager à rester membre du GIEEF jusqu’au 31 décembre de la 4ème année suivant celle des travaux. Le groupement forestier ou la société d’épargne forestière doit s’engager à conserver le terrain pendant 8 ans en lui appliquant une garantie de gestion durable ;
  • si les travaux sont réalisés par un GIEEF dont vous êtes directement membre sur un terrain lui appartenant : vous devez vous engager à rester membre du GIEEF jusqu’au 31 décembre de la 4ème année suivant celle des travaux, et le GIEEF doit s’engager à conserver le terrain pendant 8 ans en lui appliquant une garantie de gestion durable.

     =>  Consultez les différents modèles de lettre d’engagement


Dispositif Defi-forêt : combien ?

Une réduction ou un crédit d’impôt ? Le montant de l’avantage fiscal auquel vous pouvez prétendre varie selon que l’opération réalisée ouvre droit au bénéfice d’une réduction ou d’un crédit d’impôt.

Quand ? Vous pourrez bénéficier de la réduction d’impôt au titre de l’année d’acquisition du terrain ou des parts de groupement ou de sociétés. Quant au crédit d’impôt, vous pourrez en bénéficier au titre de l’année du paiement des travaux ou des rémunérations versées dans le cadre d’un contrat de gestion.

Pour les réductions d’impôt. Il est nécessaire de distinguer les achats de terrains, de parts de groupements forestiers ou de sociétés d’épargne forestière, et les cotisations d’assurance :

  • pour les achats de terrains ou de parts de groupements forestiers : vous bénéficiez d’une réduction d’impôt égale à 18 % du prix total d’achat des terrains ou des parts de groupements ;
  • pour les achats de parts de sociétés d’épargne forestière, la réduction d’impôt est égale à 18 % calculée sur la base de 60 % du prix d’achat des parts : si vous achetez par exemple des parts de société d’épargne forestière pour 20 000 €, la réduction d’impôt ne sera que de 2 160 € (soit 60/100 X 20 000 = 12 000 ; 18/100 x 12 000= 2 160) ;
  • pour les cotisations d’assurance : vous bénéficiez d’une réduction d’impôt égale à 76 % des sommes versées par vous-même ou de la fraction de la cotisation payée par le groupement forestier ou la société d’épargne forestière correspondant à vos droits.

Un plafond ? Pour les achats de terrains, de parts de groupements forestiers et de parts de sociétés d’épargne forestière, et pour le calcul de la réduction d’impôt, le prix d'acquisition de terrains ou de souscription des parts est retenu globalement dans la limite de 5 700 € pour les célibataires, veufs ou divorcés et 11 400 € pour les personnes mariées ou pacsées soumise à imposition commune.

A noter. Les cotisations d’assurances sont retenues, pour le calcul de la réduction, dans la limite de 6 € par ha assuré. Quoiqu’il en soit, elles sont globalement retenues dans la limite de 6 250 € pour les célibataires, veufs ou divorcés et 12 500 € pour les personnes mariées ou pacsées et soumises à imposition commune.

Le saviez-vous ?

La réduction d’impôt ne concerne pas les cotisations d’assurance payées par prélèvement sur un compte épargne d’assurance forestière ou sur un compte d’investissement forestier et d’assurance.

Pour les crédits d’impôt. Il faut ici distinguer les travaux forestiers des rémunérations versées à un professionnel dans le cadre d’un contrat de gestion :

  • pour les travaux : vous bénéficierez d’un crédit d’impôt égal à 18 % du montant des travaux ou de la fraction de ce montant correspondant à vos droits dans le groupement ou la société qui a réalisé les travaux. Le taux de l’avantage est porté à 25 % si vous adhérez à une organisation de producteurs ou si vous êtes membre d’un GIEEF ;
  • pour les rémunérations versées à un professionnel dans le cadre d’un contrat de gestion : le crédit d’impôt dont vous bénéficiez est égal à 18 % du montant des rémunérations ou de la fraction de ce montant correspondant à vos droits dans le groupement ou la société qui verse les rémunérations. Le taux de l’avantage est porté à 25 % si vous adhérez à une organisation de producteurs ou si vous êtes membre d’un GIEEF.

Un plafond ? Pour le calcul de l’avantage fiscal, les dépenses de travaux sont retenues dans la limite d’un plafond fixé à 6 250 € pour les célibataires, veufs ou divorcés, et 12 500 € pour les personnes mariées ou pacsées soumises à imposition commune.

Le saviez-vous ?

La portion des dépenses supérieure au plafond annuel du crédit d’impôt de 6 250 ou 12 500 euros (selon votre situation familiale) peut être reportée, dans les mêmes conditions, sur les 4 années suivant celle du paiement des travaux.

En cas de sinistre forestier ayant justifié la réalisation des travaux, le report de la fraction excédentaire est possible au titre des 8 années suivant celle du paiement des travaux.

A noter. Pour le calcul du crédit d’impôt, les rémunérations versées à un professionnel dans le cadre d’un contrat de gestion sont retenues dans la limite d’un plafond fixé à 2 000 € pour les célibataires, veufs ou divorcés, et 4 000 € pour les personnes mariées ou pacsées et soumises à imposition commune.

A retenir

Investir dans le patrimoine forestier (sous forme d’achat de terrains, de parts de groupements, de sociétés d’épargne forestière, de réalisation de travaux forestiers, de conclusion d’un contrat de gestion ou de paiement de cotisations d’assurance contre le risque tempête) peut vous permettre, toutes conditions remplies, de bénéficier d’une réduction ou d’un crédit d’impôt dont le montant varie selon la nature de l’opération réalisée.
 

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Bénéficier du crédit d’impôt pour les dépenses en faveur de l’aide aux personnes

Date de mise à jour : 13/02/2024 Date de vérification le : 13/02/2024 13 minutes
Attention, cet article a plus d'un an

Depuis le 1er janvier 2005, si vous réalisez certaines dépenses, comme celles liées à l’installation ou au remplacement d’équipements permettant l'adaptation des logements à la perte d'autonomie ou au handicap, vous pouvez bénéficier d’un crédit d’impôt sur le revenu spécifique : le crédit d’impôt afférent aux dépenses en faveur de l’aide aux personnes. À quelles conditions, pour quels types de travaux et pour quel avantage fiscal ?

Rédigé par l'équipe WebLex.
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Dépenses en faveur de l’aide aux personnes : un crédit d’impôt…

Un avantage fiscal…La réalisation de certaines dépenses, à compter du 1er janvier 2005 et jusqu’au 31 décembre 2025, peut vous permettre, toutes conditions remplies, de bénéficier du crédit d’impôt pour les dépenses en faveur de l’aide aux personnes.

Depuis le 1er janvier 2024, le crédit d’impôt porte uniquement sur les dépenses d’installation ou de remplacement d’équipements permettant l’adaptation des logements à la perte d’autonomie ou au handicap.

Comment prouver la perte d’autonomie ou la situation de handicap ? La perte d’autonomie ou la situation de handicap sera réputée acquise pour le bénéfice du crédit d’impôt, dès lors que le particulier (ou l’un des membres de son foyer fiscal) justifie :

  • soit être âgé de 60 ans ou plus et souffrir d’une perte d’autonomie entraînant son classement dans l’un des groupes 1 à 4 de la grille nationale de classement ; 
  • soit présenter un taux d’incapacité supérieur ou égal à 50 %.. 

…des conditions de ressources. Les dépenses d’installation ou de remplacement d’équipements permettant l’adaptation des logements à la perte d’autonomie ou au handicap ouvrent droit au bénéfice de l’avantage fiscal lorsque les revenus du ménage au titre de l’avant-dernière année précédant celle du paiement de la dépense sont : 

  • supérieurs aux seuils annuels suivants : 

Nombre de personnes composant le ménage

Île-de-France

Autres régions

1

28 657

21 805

2

42 058

31 889

3

50 513

38 349

4

58 981

44 802

5

67 473

51 281

Par personne supplémentaire

8 486

6 462

Lorsque les revenus du ménage au titre de l’avant-dernière année précédant celle du paiement de la dépense sont inférieurs ou égaux à ces seuils, il faut retenir les revenus de l’année précédant celle du paiement de la dépense.  

  • inférieurs à un montant de 31 094 € pour la première part de quotient familial, majoré de 9  212  € pour chacune des deux demi-parts suivantes et de 6 909 € pour chaque demi-part supplémentaire à compter de la 3e. 

Lorsque les revenus du ménage au titre de l’avant-dernière année précédant celle du paiement de la dépense sont supérieurs ou égaux à ces seuils, il faut retenir les revenus de l’année précédant celle du paiement de la dépense.  

…dans certains logements. Le crédit d’impôt ne s’applique qu’aux dépenses réalisées dans les logements situés en France et affectés à l’habitation principale.

Attention. Pour les dépenses d’équipements en faveur des personnes âgées ou handicapées, aucune condition d’ancienneté du logement n’est requise. Ainsi, que vous les réalisiez dans le cadre d’un logement acheté neuf ou en VEFA, dans le cadre d’un logement que vous faites construire, ou dans le cadre de simples travaux réalisés dans le logement dont vous êtes déjà propriétaire, vous pourrez bénéficier, toutes conditions remplies, de l’avantage fiscal.

Dépenses en faveur de l’aide aux personnes : quel avantage fiscal ?

Un crédit d’impôt. L’avantage fiscal résultant de la réalisation de certaines dépenses permet de bénéficier d’un crédit d’impôt imputable sur le montant de son impôt sur le revenu, après imputation des autres réductions et crédits d’impôt. Si le montant de votre impôt n’est pas suffisant pour absorber l’avantage fiscal, le surplus vous sera restitué d’office.

À noter. Le surplus de crédit d’impôt ne sera pas restitué si son montant est inférieur à 8 €.

Un taux. Le taux du crédit d’impôt est fixé à 25 % du montant des dépenses d’équipements en faveur des personnes âgées ou handicapées.

Une base d’imposition. Le taux de l’avantage fiscal s’applique au montant (main d’œuvre incluse) toutes taxes comprises des dépenses réalisées et effectivement supportées par le particulier : dès lors, les aides ou subventions perçues pour la réalisation des travaux ne doivent pas être prises en compte pour le calcul des dépenses ouvrant droit au crédit d’impôt.

À noter. Les travaux doivent toujours être effectués par une entreprise et donner lieu à l'établissement d'une facture. De même, lorsque les dépenses portent sur l’installation d’équipements en faveur des personnes âgées ou handicapées, les équipements en question doivent être fournis et posés par la même entreprise.

Un plafond de dépenses. Les dépenses permettant de bénéficier du crédit d’impôt sont soumises à un plafonnement dont le montant dépend de la nature des travaux réalisés. Le plafond applicable pour ce type de dépenses est fixé, par particulier et par habitation, à :

  • 5 000 € pour une personne célibataire, veuve ou divorcée ;
  • 10 000 € pour un couple ou pour des partenaires de Pacs, soumis à imposition commune.

Une majoration ? Ces plafonds de 5 000 € et 10 000 € sont majorés, le cas échéant, de 400 € par personne fiscalement à charge.

Attention. Ce plafond s’apprécie sur une période de 5 années consécutives comprises entre le 1er janvier 2005 et le 31 décembre 2025.

A retenir

Jusqu’au 31 décembre 2025, si vous engagez des dépenses d’équipements en faveur des personnes âgées ou handicapées, vous pouvez bénéficier, toutes conditions remplies, du crédit d’impôt pour les dépenses en faveur de l’aide aux personnes.

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Crédit d’impôt emploi d’un salarié à domicile : pour qui ?

Date de mise à jour : 25/10/2023 Date de vérification le : 02/11/2023 14 minutes
Attention, cet article a plus d'un an

L’emploi d’un salarié à domicile peut vous permettre d’obtenir un crédit d’impôt, sous réserve du respect de diverses conditions. Lesquelles exactement ?

Rédigé par l'équipe WebLex.
Crédit d’impôt emploi d’un salarié à domicile : pour qui ?

Le crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile : qui peut en bénéficier ?

Des conditions. Comme tout avantage fiscal, pour en bénéficier, encore faut-il respecter l’ensemble des conditions nécessaires.

Qui ? Pour bénéficier du crédit d’impôt, vous devez :

  • soit être employeur direct d’un salarié intervenant à votre domicile (via la signature d'un contrat comme le CDD ou le CDI ou via le CESU.) ;
  • soit employer une association, une entreprise ou un organisme déclaré proposant des services à la personne, ou un organisme à but non lucratif ayant pour objet l'aide à domicile et habilité au titre de l'aide sociale ou conventionné par un organisme de sécurité sociale, pour que des travaux soient faits à votre domicile.


Le crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile : pour quelles dépenses ?

Où ? Les dépenses prises en compte pour le calcul de l’avantage fiscal doivent concerner des travaux exécutés dans votre résidence principale ou secondaire (que vous en soyez ou non propriétaire), ou au domicile d’un ascendant, à la condition que celui-ci remplisse les conditions pour bénéficier de l’aide aux personnes âgées (APA).

Et pour les prestations réalisées à l’extérieur ? Dès l'imposition des revenus de l'année 2021, le champ du crédit d’impôt englobe également des prestations réalisées à l’extérieur de la résidence, lorsqu’elles sont comprises dans un ensemble de services souscrit par le contribuable incluant des activités effectuées à résidence (« offre globale »). À titre d'exemple, l'accompagnement des enfants sur le lieu d'une activité périscolaire est donc éligible au crédit d'impôt à partir du moment où il est lié à la garde d'enfants à domicile.

Une précision. Les services de téléassistance et de visio-assistance souscrits par des personnes âgées, handicapées ou qui ont besoin d’une aide personnelle à leur domicile ou d'une aide à la mobilité dans l'environnement de proximité favorisant leur maintien à domicile, qui se matérialisent par la détection d’un accident potentiel ou avéré à domicile et son signalement à une tierce personne ou au corps médical sont considérés comme des services fournis à la résidence et ce, même s’ils ne sont pas compris dans un ensemble de services incluant des activités effectuées à résidence.

Cas particulier des « domiciles partagés ». Les « domiciles partagés » sont généralement des maisons ou des appartements dans lesquels les seniors se réunissent pour vivre, chacun disposant d’une chambre privative, les autres pièces (cuisine, salon, etc.) étant partagées par tous. La plupart du temps, les personnes qui résident dans ces domiciles partagés sont assistés par des sociétés spécialisées dans le service à la personne, qui s’occupent de la gestion de la vie quotidienne (cuisine, ménage, gestion du linge, assistance administrative, etc.).

Cas particulier des sépultures. A l’occasion d’une question posée au Gouvernement, il a été demandé s’il était envisageable d’accorder le bénéfice du crédit d’impôt pour les dépenses liées à l’entretien de sépulture qui, bien que non effectuées à domicile, pourraient s’assimiler à des « travaux de jardinage, y compris de débroussaillage ».

Une réponse négative. La réponse est négative. Pour pouvoir bénéficier de l’avantage fiscal, les travaux doivent être réalisés au domicile de la personne, c’est-à-dire dans le lieu où il est susceptible d’habiter : il ne s’étend aux autres biens qui lui appartiennent, comme les sépultures.

Quid de l’avantage fiscal ? Dans l’hypothèse d’un domicile partagé il faut distinguer les parties privatives du domicile des parties communes. Etant donné que la personne âgée ne dispose personnellement que de sa chambre, le reste du domicile étant partagé par tous, elle ne pourra prétendre au bénéfice du crédit d’impôt que pour les prestations réalisées dans sa propre chambre.

Quoi ? Vous ne pourrez bénéficier du crédit d’impôt que pour les dépenses suivantes :

  • garde d'enfants de plus de 6 ans à domicile ;
  • accompagnement des enfants dans leurs déplacements en dehors de leur domicile (promenades, transport, actes de la vie courante) ;
  • assistance dans les actes quotidiens de la vie ou aide à l'insertion sociale aux personnes âgées et aux personnes handicapées ou atteintes de pathologies chroniques qui ont besoin de telles prestations à domicile ;
  • prestation de conduite du véhicule personnel des personnes âgées, des personnes handicapées ou atteintes de pathologies chroniques du domicile au travail, sur le lieu de vacances, pour les démarches administratives ;
  • accompagnement des personnes âgées, des personnes handicapées ou atteintes de pathologies chroniques, dans leurs déplacements en dehors de leur domicile (promenades, aide à la mobilité et au transport, actes de la vie courante) ;
  • entretien de la maison et travaux ménagers ;
  • petits travaux de jardinage, y compris les travaux de débroussaillage ;
  • travaux de petit bricolage dits ' homme toutes mains ' ;
  • soutien scolaire à domicile ou cours à domicile ;
  • soins d'esthétique à domicile pour les personnes dépendantes ;
  • préparation de repas à domicile, y compris le temps passé aux courses ;
  • livraison de repas à domicile ;
  • collecte et livraison à domicile de linge repassé ;
  • livraison de courses à domicile ;
  • assistance informatique à domicile ;
  • soins et promenades d'animaux de compagnie, à l'exception des soins vétérinaires et du toilettage, pour les personnes dépendantes ;
  • maintenance, entretien et vigilance temporaires, à domicile, de la résidence principale et secondaire ;
  • assistance administrative à domicile ;
  • téléassistance et visio assistance ;
  • interprète en langue des signes, technicien de l'écrit et codeur en langage parlé complété ;
  • assistance aux personnes qui ont besoin temporairement d'une aide personnelle à leur domicile, à l'exclusion des soins relevant d'actes médicaux.

Le saviez-vous ?

Si vous employez une personne « au pair » qui exerce son activité dans le cadre d’un contrat de travail relevant de la convention collective nationale des salariés du particulier employeur, vous pourrez bénéficier du crédit d’impôt pour les rémunérations versées.

En revanche, si vous avez chez vous des jeunes gens placés « au pair », c’est-à-dire accueillis chez vous en contrepartie de services, et qui exercent leur activité dans le cadre d’un simple accord de placement au pair, vous n’êtes pas considéré comme un employeur par l’administration. Vous ne pouvez donc pas prétendre au crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile.

En cas de décès : le point sur les salaires. Par principe, le décès de l'employeur met automatiquement fin au contrat de travail. Sont donc dus au salarié son dernier salaire, les indemnités de préavis et de licenciement auxquelles le salarié peut prétendre compte-tenu de son, ainsi que l'indemnité de congés payés. Les montants dus au salarié sont payés au nom de l'employeur décédé par la succession ou par les héritiers (ou les légataires) qui l'ont acceptée en proportion de leur part de succession. Ceux-ci paient également à l'Urssaf, et à due proportion le cas échéant, les cotisations afférentes à l'emploi, au nom de l'employeur décédé. L'Urssaf émet alors une attestation fiscale au nom du défunt.

En cas de décès : le point sur la réduction d’impôt. Dès lors que le dernier salaire et l'indemnité de congés payés (même payés après le décès) se rapportent à l’activité exercée avant le décès de l'employeur, ils sont pris en compte pour le calcul du crédit d’impôt qui viendra imputer l'impôt sur le revenu dû au nom du défunt (pour la période du 1er janvier à la date du décès). Ces frais ne donneront donc pas lieu à une réduction d'impôt pour les héritiers, mais seront intégrés à la succession.

A retenir

L’obtention du crédit d’impôt lié à l’emploi à domicile d’un salarié ne concerne qu’une certaine catégorie d’employeur, et que certains postes de dépenses. Attention à vous renseigner en amont !

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Employer un salarié à domicile et réduire le montant de votre impôt ?

Date de mise à jour : 28/06/2022 Date de vérification le : 28/06/2022 5 minutes
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Si vous employez un salarié à domicile (jardinier, nourrice, etc.), vous pouvez bénéficier d’un avantage fiscal pour le calcul de votre impôt sur le revenu (IR) : le crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile. De quoi s’agit-il ? Quelles sont les conditions pour en bénéficier ?

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Le crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile : quel avantage fiscal ?

Un crédit d’impôt. Si vous décidez d’employer un salarié à domicile, toutes conditions remplies, vous pourrez bénéficier d’un crédit d’impôt, imputable sur le montant de votre impôt sur le revenu (IR), à hauteur de 50 % des dépenses que vous avez effectivement payées.

Des dépenses effectivement payées. L’avantage fiscal ne s’applique que sur les dépenses que vous avez effectivement payées. En conséquence, les allocations ou les aides (aide aux personnes âgées, aide de la PAJE, etc.) que vous avez reçues, le cas échéant, pour aider au paiement du salarié à domicile ne sont pas prises en compte pour le calcul du crédit d’impôt.


Le crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile : quelles modalités ?

Un plafonnement initial… Le montant du crédit d’impôt octroyé ne peut pas dépasser un montant maximum fixé à :

  • 15 000 € pour la 1ère année d’emploi du salarié à domicile ;
  • 12 000 € pour les années suivantes.

…qui peut être majoré. Le plafond du crédit d’impôt (12 000 € ou 15 000 €) peut être majoré de 1 500 € :

  • par enfant à charge ;
  • par membre de votre foyer fiscal âgé de plus de 65 ans ;
  • par ascendant (parents, grands-parents, etc.) âgé de plus de 65 ans, à condition que les frais que vous supportez, et pour lesquels vous demandez à bénéficier de l’avantage fiscal concernent l’emploi d'un salarié travaillant dans la résidence d'un ascendant.

A noter. La notion d’« ascendant » couvre non seulement vos parents, vos grands parents, vos arrière grands-parents, mais aussi vos beaux-pères et belles-mères, si vous êtes mariés ou pacsés avec leur enfant, ou si ce dernier est décédé, si vous avez eu des enfants avec lui.

A noter bis. Si vos enfants à charge font l’objet d’une mesure de garde alternée, vous ne pourrez prétendre qu’à 50 % de la majoration prévue pour enfant à charge, soit 750 €.

Exemple. Prenons l’exemple d’une personne, avec 1 enfant à charge qui, pour la première fois, engage un salarié à domicile. La première année le montant maximum de son crédit d'impôt s’élèvera à 16 500 € (15 000 € pour le plafond applicable la première année + 1 500 € pour 1 enfant à charge). La seconde année, le montant de l’avantage fiscal sera plafonné à 13 500 € (12 000 € pour le plafond initial + 1 500 € pour 1 enfant à charge).

Une majoration elle-même limitée ! Il est important de noter que la majoration elle-même est limitée à 3 000 € par année. Ainsi, pour la 1ère année d’emploi d’un salarié à domicile par exemple, vous pourrez prétendre à un avantage fiscal correspondant à 50 % des dépenses engagées dans la limite d’un plafond maximal de 18 000 € (15 000 € + un maximum de 3 000 € de majorations le cas échéant).

Le saviez-vous ?

Le montant maximum du plafond s’élève à 20 000 € (au lieu de 12 000 € ou 15 000 €), si :

  • vous êtes invalide, titulaire d’une carte d’invalidité ou percevant une pension d’invalidité de 3ème catégorie, et dans l'obligation de recourir à une personne pour les actes de la vie courante ;
  • vous avez à charge une personne invalide, titulaire d’une carte d’invalidité ou percevant une pension d’invalidité de 3ème catégorie, qui vit chez vous ;
  • vous avez à charge un enfant ayant droit au complément d'allocation d'éducation spéciale.

Notez toutefois que ce plafond de 20 000 € est fixe : aucune majoration ne peut être appliquée.

Un plafonnement spécifique pour certaines dépenses. Outre le plafonnement initial (éventuellement majoré), retenez qu’il existe des plafonds spécifiques à certaines catégories de dépenses.

Dépenses concernées. Sont concernées par des plafonds spécifiques, les dépenses suivantes :

  • les interventions de petit bricolage dits « hommes toutes mains » pour lesquels la durée d’intervention est de 2 heures maximum : il est fait application d’un plafond de 500 € ;
  • les travaux d’assistance informatique et d’internet à domicile : il est fait application d’un plafond de 3 000 € ;
  • les petits travaux de jardinage : il est fait application d’un plafond de 5 000 €.

Fonctionnement des 2 plafonds. Les plafonds spécifiques à certains travaux ne viennent pas s’ajouter au plafonnement initial, au contraire…ils sont à soustraire du plafond initial.

Exemple. Prenons l’exemple d’une personne invalide qui, pour l’emploi d’un salarié à domicile, bénéficie d’un avantage fiscal fixé à 50 % du montant des dépenses engagées dans la limite de 20 000 € par an. Cette personne emploie, outre une femme de ménage, un salarié pour la réalisation de petits travaux de jardinage qu’elle rémunère à hauteur de 3 000 € par an. Soustraction faite du paiement accordé au jardinier, elle pourra prétendre à un crédit d’impôt maximum de 18 500 € pour les dépenses liées à l’emploi de la femme de ménage (20 000 € - (3 000 € / 50 %)).

A retenir

Toutes conditions remplies, vous pouvez bénéficier d’un crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile égal à 50 % du montant des dépenses engagées, dans la limite d’un plafond qui varie selon votre situation personnelle et selon la nature des travaux réalisés.

J'ai entendu dire

Pour le calcul de mon impôt sur le revenu, j’ai entendu dire que je ne pouvais pas cumuler le crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié au domicile de mon ascendant et la déduction de la pension alimentaire que je lui verse ?

C’est vrai, si vous versez une pension alimentaire à votre ascendant et qu’elle fait l’objet d’une déduction de votre revenu imposable, vous ne pourrez pas cumuler en plus le bénéfice du crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié au domicile de cet ascendant. Vous devrez alors choisir entre l'un ou l'autre.
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Sources
  • Article 199 sexdecies du Code général des impôts
  • Article D7231-1 du Code du travail (Liste des services rendus à domicile permettant de bénéficier du dispositif)
  • Article D7233-5 du Code du travail (Plafonds spécifiques pour les dépenses liées à certaines prestations)
  • BOFIP-impôts n°BOI-IR-RICI-150
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Acheter et revendre des cryptomonnaies : quelle imposition ?

Date de mise à jour : 13/05/2024 Date de vérification le : 13/05/2024 10 minutes
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Vous détenez des bitcoins, des moneros, des ripples, des ethereums, etc., bref des crypto monnaies que vous envisagez de revendre. À cette occasion, vous allez réaliser un gain certain. Devez-vous le soumettre à l’impôt ?

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Les cryptomonnaies : de quoi s’agit-il ?

Des cryptomonnaies ? Par définition les crypto monnaies sont « des unités de compte virtuelles stockées sur un support électronique ». Plus simplement, il s’agit de monnaies virtuelles qui permettent à des personnes d’échanger entre elles des biens ou des services, sans se servir d’une monnaie ayant un cours légal.

Un achat ? Vous pouvez vous procurer des cryptomonnaies de 2 façons :

  • soit en les achetant auprès de plateformes Internet créées spécifiquement pour procéder à des opérations d’achat-revente de bitcoins ;
  • soit en les obtenant en contrepartie de votre participation au fonctionnement du système : ce que l’on appelle « le minage ».

Du minage. Pour information, le minage de bitcoin consiste, pour une personne, à mettre à disposition son ordinateur ou son serveur, 24h/24 pour tenir le registre de la « blockchain », c’est-à-dire pour vérifier instantanément les milliers de transactions qui sont réalisées à l’aide de cette crypto monnaie. En échange de cette mise à disposition, le « mineur » reçoit des bitcoins.

Une revente ? En cas de revente de vos bitcoins, le gain réalisé (la plus-value) devra être soumis à l’impôt.

Un calcul. Pour le calcul de l’impôt dû, la plus-value brute est égale à la différence entre le prix de vente (qui peut, le cas échéant, être minoré par le montant des frais de cession engagés par le vendeur) et le produit du prix d’achat total de l’ensemble des bitcoins détenus par le contribuable par le quotient du prix de vente sur la valeur globale de ces actifs.

Schématiquement, il faudra appliquer la formule de calcul suivante :

Prix de vente – (prix d’achat de l’ensemble des actifs x [prix de vente /valeur globale des actifs])

Une perte ? Si la vente de bitcoins débouche sur une perte (moins-value), le vendeur pourra imputer cette moins-value sur les plus-values de même nature réalisées au cours de la même année d’imposition.


Achat-revente de cryptomonnaies : quelle imposition ?

Un principe... Les gains réalisés à l’occasion de la vente de bitcoins par un particulier domicilié en France sont soumis à l’impôt sur le revenu au titre du prélèvement forfaitaire unique (aussi appelé « flat tax ») au taux de 12,8 % auquel s’ajoutent les prélèvements sociaux au taux de 17,2 %, soit une imposition globale au taux de 30 %. Notez toutefois que pour les cessions réalisées à compter du 1er janvier 2023 il est possible d’opter pour l’imposition au titre du barème progressif de l'impôt sur le revenu. Cette option est expresse et irrévocable.

Une exonération. La plus-value réalisée dans l'année est soumise à l'impôt sur le revenu si le total des ventes est supérieur à 305 €. Donc, si le total des ventes annuelles est inférieur à ce seuil, le gain réalisé sera exonéré d’impôt.

Attention. L’imposition au titre de la flat tax ou du barème progressif de l’IR ne s’applique qu’aux cessions qui interviennent à titre « occasionnel ».

Pour les cessions réalisées à compter du 1er janvier 2023, les profits réalisés à l'occasion de l'achat, de la vente ou de l'échange de cryptomonnaies seront qualifiés de "professionnels" et imposés dans la catégorie des bénéfices non commerciaux, dès lors que ces opérations sont effectuées dans des conditions analogues à celles qui caractérisent une activité exercée par une personne se livrant à titre professionnel à ce type d'opérations.

A retenir

Si vous réalisez un gain annuel supérieur à 305 € à l’occasion d’une opération d’achat-revente de bitcoins, ce gain sera nécessairement soumis à l’impôt sur le revenu.

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Plan d’épargne en actions (PEA) : comment ça marche ?

Date de mise à jour : 13/12/2023 Date de vérification le : 13/12/2023 17 minutes
Attention, cet article a plus d'un an

Vous souhaitez diversifier vos investissements et, pour répondre à vos attentes, votre banquier vous a proposé d’ouvrir un plan d’épargne en actions (PEA). De quoi s’agit-il ? Quel est l’avantage fiscal et comment en bénéficier ?

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Plan d’épargne en actions (PEA) : comment ça marche ?

PEA : qui peut en ouvrir un ?

Un investissement. Un plan d’épargne en actions (PEA) est un plan qui permet aux particuliers d’investir en actions, tout en bénéficiant d’avantages fiscaux. Concrètement, il s’agit de placer de l’argent qui sera ensuite investi en achat d’actions, souvent de sociétés cotées.

Plusieurs choix possibles. Il existe trois types de PEA :

  • le PEA dit « classique bancaire » ;
  • le PEA dit « classique assurance », souscrit auprès d'une compagnie d'assurance ;
  • le PEA-PME, dédié aux investissements dans les petites et moyennes entreprises et de taille intermédiaire.

Un particulier. L’ouverture d’un PEA est réservée aux seuls particuliers qui résident en France, et qui, de fait, y ont fixé leur domicile fiscal.

Un seul plan. Chaque particulier ne peut être titulaire que d’un seul plan. Retenez que la sanction en cas d’ouverture de plusieurs plans est la clôture immédiate de tous les PEA !

Mais…Notez que vous pouvez, en revanche, avoir à la fois un PEA et un PEA-PME.

À noter. Les conjoints, membres d’un même foyer fiscal et soumis à imposition commune, peuvent, chacun, ouvrir un PEA. De même, depuis août 2019, le PEA est ouvert aux enfants majeurs rattachés au foyer fiscal de leurs parents, on parle alors de « PEA jeunes ».


PEA : comment en ouvrir un ?

Une ouverture. Pour ouvrir un PEA, il faut conclure un contrat en ce sens avec un organisme gestionnaire habilité.

Organisme gestionnaire habilité. Sont des organismes gestionnaires habilités :

  • la Caisse des dépôts et consignations ;
  • la Banque de France ;
  • la Banque Postale ;
  • les banques et établissements de crédit ;
  • les entreprises d’investissements établies en France ;
  • les entreprises d’investissements établies dans un autre État membre de l’UE (Union Européenne) ou dans un État partie à l’accord sur l’espace économique européen, et qui sont habilitées à gérer des PEA ;
  • les entreprises d’assurance qui sont agréées pour se livrer à ce type d’opérations.

À quelle date ? Le PEA est considéré comme ouvert à la date du 1er versement et non à la date de signature du contrat avec l’organisme gestionnaire.

Des versements plafonnés. Les versements sont opérés en numéraire (espèces, chèque ou virement). Le plafond dépend du type de PEA : 

  • pour le PEA classique bancaire : 150 000 € ;
  • pour le PEA classique assurance : 150 000 € ;
  • pour le PEA-PME : 225 000 €. 

Un plafond pour les enfants majeurs. Pour les enfants majeurs titulaires d’un PEA qui sont rattachés au foyer fiscal de leurs parents, le plafond de versements est fixé, depuis le 25 août 2019, à 20 000 €.

Un plafond global. Il est important de préciser que le plafond global PEA/PEA-PME reste fixé à 225 000 € : cela signifie que détenir 225 000 € sur un PEA-PME empêche l’ouverture d’un PEA classique.

Le saviez-vous ?

La loi n’impose pas le respect d’un rythme de versements, tout comme elle n’impose pas de versement minimum.

Des frais à l’ouverture du plan. À l’occasion de l’ouverture du plan, l’organisme gestionnaire pourra vous facturer des frais dont le montant ne pourra excéder 10 €.

Des frais pour la tenue du PEA avant le 15 juillet 2021. Les frais relatifs à la tenue du PEA ne pouvaient pas excéder, par an, 0,4 % de la valeur des titres détenus dans le plan ou de la valeur de rachat du contrat. À ces frais « proportionnels » pouvaient s’ajouter des frais fixes ne pouvant pas excéder :

  • 5 € par ligne de titres ou par unité de compte ;
  • ou 25 € par ligne de titres ou par unité de compte qui correspondent à des titres ne pouvant pas être admis aux négociations sur une plateforme de négociation.

Des frais pour la tenue du PEA depuis le 15 juillet 2021. Les frais relatifs à la tenue du PEA ne peuvent pas excéder, par an, 0,4 % de la valeur des titres détenus dans le plan ou de la valeur de rachat du contrat, et de 5 € par ligne de titres détenus ou par unité de compte, ou 25 € par ligne de titres ou par unité de compte qui correspondent à des titres ne pouvant pas être admis aux négociations sur une plateforme de négociation.


PEA : quels sont les titres pouvant faire partie du plan ?

Titres éligibles. Les fonds placés dans le PEA doivent servir à acquérir :

  • des actions, à l’exclusion des actions de préférence ;
  • des certificats d’investissement de sociétés ;
  • des certificats coopératifs d’investissement ;
  • des certificats paritaires ou mutualistes ;
  • des parts de sociétés à responsabilité limitée (SARL) ou des parts de société ayant un statut équivalent.

Conditions. Pour être éligibles, les titres doivent être émis par des sociétés qui sont soumises à l’impôt sur les sociétés (ou à un impôt équivalent), et qui sont établies en France ou dans un État membre de l’UE ou de l’espace économique européen (EEE).

Attention. Le critère de l’imposition à l’IS n’est pas applicable lorsque la société, émettrice des titres, est une entreprise nouvelle ou une société de capital-risque (SCR).

Exclusions. De nombreux titres ne sont pas éligibles au régime des PEA, soit pour éviter un cumul d’avantages fiscaux, soit en raison de l’importance de la participation détenue par le particulier dans la société émettrice, soit en raison de la nature même des titres. Ainsi, sont exclus :

  • les parts de fonds communs de placement constituées pour l’application de la législation sur la participation des salariés aux résultats de l’entreprise ;
  • les plans d’épargne entreprise ;
  • les titres acquis par le salarié au moment de la levée d’une option d’achat ;
  • les parts ou actions de « carried interest » qui sont attribuées par la société, en fonction de la qualité de la personne ;
  • les actions de préférence ;
  • les droits ou bons de souscription (ou d’attribution) ;
  • les titres qui font l’objet d’un démembrement de propriété ;
  • les titres qui font l’objet d’un emprunt, d’une prise en pension ou d’un achat à réméré (vente d’un bien avec option de rachat possible durant un laps de temps donné).

Participation détenue. Certains titres ne sont pas éligibles au régime des PEA en raison de l’importance de la participation du particulier dans la société émettrice. Ainsi, le titulaire du plan (ainsi que son conjoint, leurs ascendants et descendants) ne doit pas détenir ensemble plus de 25 % du capital de la société dont les titres sont inscrits au plan. Ce seuil de participation doit être respecté pendant toute la durée du plan.

Exemple. Un dirigeant, propriétaire de 50 % des titres d’une société opérationnelle créé, avec d’autres associés, une holding à laquelle il cède 25 % des titres de cette société. Dans le même temps, il inscrit les titres qu’il détient dans la holding au compte-titres de son PEA. Quelques années plus tard, il cède ses titres de holding et demande à bénéficier de l’exonération d’impôt sur la plus-value réalisée, ce que l’administration refuse.

Un montage abusif. L’administration considère en effet que la création de la holding n’est intervenue que pour permettre au dirigeant de respecter artificiellement le seuil de détention de 25 % : puisqu’il détenait 50 % des titres de sa société opérationnelle, il ne pouvait pas les inscrire directement au PEA. Le montage opéré étant constitutif d’un abus de droit, le juge n’a pas d’autre choix que de confirmer le redressement fiscal opéré.

À noter. Si la souscription de certains titres ouvre droit à d’autres avantages fiscaux (par exemple la réduction IR-PME), le particulier devra choisir de bénéficier soit de cet avantage, soit du régime fiscal attaché au PEA.

Le saviez-vous ?

Le non-respect de l’une des conditions d’application du PEA (seuil de participation dépassé, détention de plusieurs PEA par une même personne, etc.) entraîne la clôture du plan à la date du manquement, dans les mêmes conditions qu’un retrait ou un rachat, ainsi que le paiement de l’impôt qui en résulte.

Comme nous allons le voir, si le manquement intervient avant l’expiration de la 5e année qui suit l’ouverture du plan, le gain net retiré du plan depuis le jour du premier versement sera immédiatement soumis à l’IR.


PEA : comment sont taxés les gains réalisés ?

Un principe. Pour les rachats qui interviennent à compter du 1er janvier 2019, et avant l’expiration de la 5e année qui suit le 1er versement, le contribuable sera soumis à l’impôt sur le revenu au titre du prélèvement forfaitaire unique (aussi appelé « flat tax ») au taux de 12,8 % auquel s’ajoutent les prélèvements forfaitaires au taux de 17,2 %, soit une taxation au taux global de 30 %.

Des exonérations maintenues. Restent exonérés d’impôt :

  • les retraits ou rachats qui interviennent après la 5e année ;
  • les retraits ou rachats de sommes ou valeurs du PEA durant les 8 premières années (y compris avant l’expiration de la 5e) dans le but de reprendre ou de créer une entreprise, sous réserve de respecter toutes les conditions requises et notamment celle tenant à l’affectation des sommes retirées du PEA à la création ou à la reprise d’entreprise dans les 3 mois qui suivent la date du retrait ou du rachat.

Le point sur 2 nouveautés… Depuis le 23 mai 2019 :

  • les retraits ou rachats après 5 ans sont possibles sans que cela n’entraîne la clôture du plan et le blocage de nouveaux versements ;
  • les retraits ou rachats avant 5 ans sont désormais possibles, sans que cela n’entraîne la clôture du plan, s’ils sont faits en raison d’un licenciement, d’une invalidité (de 2e ou 3e classe), de la mise à la retraite du titulaire du plan, de son conjoint ou de son partenaire de Pacs.

A retenir

Les particuliers qui souhaitent diversifier leurs investissements ont la possibilité d’ouvrir un seul et unique PEA en se rapprochant d’un organisme gestionnaire habilité.

Les gains réalisés dans le cadre du PEA (produits de placement et plus-values) peuvent être, sous conditions, exonérés d’impôt sur le revenu (IR).

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Contrat d’assurance-vie : quelle imposition ?

Date de mise à jour : 25/04/2022 Date de vérification le : 25/04/2022 11 minutes
Attention, cet article a plus d'un an

Vous envisagez de souscrire un contrat d’assurance-vie dans le but de diversifier vos investissements, et vous vous interrogez sur le caractère imposable ou non des produits que vous pourriez percevoir en cas de rachat (partiel ou total) ou de dénouement du contrat. Vous avez raison ! Les règles sont nombreuses et variables, voyez plutôt…

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Contrat d’assurance-vie : quelle imposition ?


Contrat d’assurance-vie ou de capitalisation : quel montant imposable ?

Quelques définitions. Pour déterminer ce qu’est un produit imposable, il est avant tout nécessaire de définir ce qu’il faut entendre par « contrat d’assurance-vie » et « contrat de capitalisation ».

Assurance-vie. Un contrat d’assurance-vie est un placement financier qui permet d’épargner de l’argent, dans le but de le transmettre à un bénéficiaire (soi-même ou un tiers) au moment où survient un évènement particulier (décès, terme du contrat, etc.).

2 types d’assurance. Le terme « assurance-vie » recouvre en réalité 2 types de contrat :

  • les contrats d’assurance en cas de vie qui se dénouent du vivant du souscripteur (épargnant), soit au terme prévu, soit par rachat partiel ou total du contrat ;
  • les contrats d’assurance en cas de décès qui se dénouent au moment du décès du souscripteur.

Capitalisation. Bien qu’ils ne s’agissent pas de contrats d’assurance, les contrats de capitalisation permettent, là encore, d’épargner de l’argent, qui sera ensuite investi dans plusieurs types de supports (actions, titres, etc…). Les contrats de capitalisation peuvent se dénouer soit à une date convenue par avance dans le contrat, soit suivant un rachat partiel ou total dudit contrat.

Le saviez-vous ?

L’entreprise d’assurance ou l’intermédiaire doivent désormais être plus transparents vis-à-vis des épargnants : ils doivent fournir une information détaillée en ce qui concerne les performances des contrats, les frais et rétrocessions de commissions et doivent publier tous les ans, sur leur site internet, le rendement garanti moyen et le taux moyen de la participation aux bénéfices attribués pour chacun des contrats d’assurance-vie.

Impôt sur le revenu. Quoiqu’il en soit, les produits perçus par un particulier résidant en France, dans le cadre d’un contrat d’assurance-vie ou d’un contrat de capitalisation souscrit auprès d’une société française, sont traités fiscalement de la même façon : s’ils sont perçus avant le 1er janvier 2018 et concernent des primes versées avant le 27 septembre 2017, ils seront soumis à l’impôt sur le revenu suivant application du barème progressif ou d’un prélèvement forfaitaire libératoire. En revanche, s’ils sont perçus après le 1er janvier 2018 et concernent des primes versées après le 27 septembre 2017, ils seront par principe soumis au prélèvement forfaitaire unique (ou « flat tax »), selon des modalités particulières.

A noter. Pour les produits correspondant à des primes versées après le 27 septembre 2017, l’option pour l’imposition des produits des contrats d'assurance-vie selon le barème progressif de l’IR demeure possible, mais cette option est globale.

Le saviez-vous ?

Notez que des règles particulières s’appliquent lorsque le contrat d’assurance ou de capitalisation est souscrit auprès d’une société étrangère, ou lorsque le bénéficiaire des produits perçus ne réside pas sur le territoire français.

En principe, si vous oubliez de déclarer un contrat d’assurance-vie que vous détenez à l’étranger, dont la valeur totale est égale ou supérieure à 50 000 € au 31 décembre de l’année au cours de laquelle vous auriez dû faire la déclaration, vous vous exposez à une amende fiscale fixée à 5 % de la valeur du contrat. Toutefois, le juge suprême vient de déclarer que cette amende, sanctionnant une simple omission de déclaration, était contraire à la Constitution.

Produit imposable. Le produit imposable résulte de la différence entre le montant des sommes versées en application du contrat d’assurance (ou de capitalisation) et le montant des primes versées.

Sommes versées. Il s’agit des sommes que le particulier (souscripteur du contrat) va percevoir soit à l’issue du contrat (s’il comporte une date de dénouement), soit à l’occasion d’un rachat total ou partiel.

Primes versées. Elles correspondent aux sommes effectivement épargnées par le souscripteur.

Dénouement du contrat... En réalité, la notion de « dénouement du contrat à son terme » ne pose pas de problème particulier puisqu’il s’agit de percevoir la somme épargnée à une date fixée dès la conclusion du contrat. La notion de « rachat partiel » peut être plus difficile à appréhender.

…rachat partiel… Il s’agit d’un mécanisme qui permet au souscripteur d’obtenir un remboursement, de façon anticipée, d’une partie du capital garanti. En contrepartie, le capital garanti par le contrat, et versé au moment de son dénouement, est réduit du montant déjà versé à l’occasion du rachat partiel.

A noter. Dans l’hypothèse d’un rachat partiel, pour le calcul du produit imposable, il convient de retenir les primes versées au prorata des sommes remboursées. Concrètement, il convient d’appliquer la formule de calcul suivante :

Produit imposable = montant du rachat partiel – [total des primes versées à la date du rachat x (montant du rachat partiel / valeur de rachat totale à la date du rachat partiel)].

…ou rachat total. A la différence du rachat partiel, le rachat total permet au souscripteur d’obtenir le remboursement, de façon anticipée, de tout le capital garanti par le contrat.

Année d’imposition. Vous l’aurez compris, les produits perçus seront imposables l’année au titre de laquelle intervient le rachat partiel ou total ou le dénouement du contrat.

Le saviez-vous ?

Au vu des caractéristiques de certains contrats d’assurance vie (montant des souscriptions, durée d’épargne, etc.), il peut arriver que le montant des primes versées par le souscripteur soit plus élevé que le montant du produit perçu. Dans ce cas, la base d’imposition à retenir pour le calcul de l’impôt sera nulle : le particulier ne supportera donc aucune imposition !

Notez que, si le contribuable perçoit un produit d’un montant inférieur à celui des primes versées, il ne pourra pas déduire cette « perte » de son revenu imposable.


Contrat d’assurance vie ou de capitalisation : quelle imposition ?

Une imposition... Comme évoqué plus haut, le particulier qui perçoit les produits d’un contrat d’assurance-vie ou d’un contrat de capitalisation sera soit imposé à l’impôt sur le revenu suivant application du barème progressif ou d’un prélèvement forfaitaire libératoire, soit suivant application du prélèvement forfaitaire unique (ou « flat tax »).

…ou une exonération… Dans certaines hypothèses, les produits perçus pourront également être exonérés d’impôt sur le revenu.

…variable. L’imposition ou l’exonération du produit, de même que la possibilité d’opter pour le barème progressif ou le prélèvement forfaitaire dépendra essentiellement de la date de souscription du contrat et du temps écoulé entre cette souscription et le versement des produits.

5 situations. Pour savoir comment seront imposés les produits perçus dans le cadre d’un contrat d’assurance-vie ou d’un contrat de capitalisation, il convient de distinguer 5 situations :

  • le contrat a été souscrit depuis le 26 septembre 1997 et les primes ont été versées après le 27 septembre 2017 :
  • ○ l'année de leur versement, les produits sont soumis à un prélèvement forfaitaire non libératoire à titre d'acompte (imputable sur l’impôt dû au titre de l’année de son paiement), au taux de 7,5 % si la durée du contrat est supérieure ou égale à huit ans et au taux de 12,8 % si la durée est inférieure (une demande de dispense est possible dans les mêmes conditions que pour les dividendes et les produits de placement à revenus fixes) ;
  • ○ l'année suivante, ils sont soumis au PFU dans les conditions suivantes : application d’un taux de 7,5 % lorsque le montant total de l'encours n'excède pas 150 000 € ; lorsque le montant de l'encours est supérieur à 150 000 €, le taux de 7,5 % s'applique au prorata de l'encours ne dépassant pas 150 000 €, la fraction excédentaire étant soumise au taux de 12,8 %. Le prorata est déterminé par application du quotient suivant : 150 000 € (réduit du montant des primes versées avant le 27-9-2017 qui n’ont pas fait l’objet d’un remboursement en capital) / montant des primes versées à compter du 27-9-2017 (net de remboursements en capital là encore).
  • le contrat a été souscrit depuis le 26 septembre 1997 et les primes ont été versées avant le 27 septembre 2017 :
  • ○ les produits résultent d’un rachat ou d’un dénouement qui intervient au moins 8 ans après la souscription : ils sont imposés, après application d’un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule (ou 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune) ; le solde restant, après application de l’abattement, est imposé à l’impôt sur le revenu suivant application du barème progressif ou, sur option, suivant application d’un prélèvement forfaitaire libératoire de 7,5 % ;
  • ○ les produits résultent d’un rachat ou d’un dénouement qui intervient moins de 8 ans après la souscription : ils sont imposés au barème progressif de l’impôt sur le revenu ou, sur option, suivant application d’un prélèvement forfaitaire libératoire au taux de 35 % si le contrat a une durée inférieure à 4 ans ou au taux de 15 % si le contrat a une durée supérieure ou égale à 4 ans.
  • le contrat a été souscrit entre le 1er janvier 1983 et le 26 septembre 1997 :
  • ○ les produits résultant des sommes épargnées avant le 1er janvier 1998 sont exonérés d’impôt sur le revenu ;
  • ○ les produits résultant des sommes épargnées depuis le 1er janvier 1998 sont imposés, après application d’un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule (ou 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune) ; le solde restant, après application de l’abattement, est imposé à l’impôt sur le revenu suivant application du barème progressif ou, sur option, suivant application d’un prélèvement forfaitaire libératoire de 7,5 %.
  • le contrat a été souscrit avant le 1er janvier 1983 et les primes ont été versées après le 10 octobre 2019 :
  • ○l’année de leur versement, les produits perçus depuis le 1er janvier 2020 sont soumis à un prélèvement forfaitaire non libératoire à titre d'acompte (imputable sur l’impôt dû au titre de l’année de son paiement), au taux de 7,5 %. Ce prélèvement est opéré à la source par l’établissement payeur ;
  • ○l’année suivante, ils sont normalement soumis au prélèvement forfaitaire unique dans les conditions suivantes : application d’un taux de 7,5 % lorsque le montant total de l'encours n'excède pas 150 000 € ; et lorsque le montant de l'encours est supérieur à 150 000 €, le taux de 7,5 % s'applique au prorata de l'encours ne dépassant pas 150 000 €, la fraction excédentaire étant soumise au taux de 12,8 % ;
  • le contrat a été souscrit avant le 1er janvier 1983 et les primes ont été versées avant le 10 octobre 2019 : les produits perçus depuis le 1er janvier 2020 sont exonérés d’impôt.

Barème ou prélèvement ? Vous l’aurez compris, les sommes perçues avant le 1er janvier 2018 suite au dénouement ou au rachat (partiel ou total) d’un contrat d’assurance-vie ou d’un contrat de capitalisation sont, par principe, imposées au barème progressif de l’impôt sur le revenu. Elles ne seront imposées suivant application d’un prélèvement forfaitaire libératoire (dont le taux rappelons-le est variable) que sur option du contribuable. Les sommes perçues après le 1er janvier 2018 sont par principe soumises au prélèvement forfaitaire unique, suivant des règles particulières, sauf option expresse pour l’application du barème progressif.

Une option… Pour pouvoir être imposé à l’impôt sur le revenu au titre du prélèvement forfaitaire libératoire, le particulier devra opter de façon expresse. L’option se formalise par le dépôt simultané de la déclaration n°2778-SD (accessible en ligne, sur le site des impôts) et du paiement correspondant au prélèvement forfaitaire.

…libératoire… Le prélèvement est dit libératoire parce qu’une fois l’option exercée, le produit est libéré de l’impôt sur le revenu, c’est-à-dire qu’il ne sera pas pris en compte dans le calcul du revenu net global soumis à l’impôt sur le revenu.

…et irrévocable. L’option pour le prélèvement forfaitaire libératoire est irrévocable : une fois formulée, le particulier ne pourra pas demander à être dégrevé du prélèvement forfaitaire pour être imposé suivant le barème progressif.

Une option pour le barème progressif. Si le particulier y a intérêt (calcul à faire en fonction de la tranche du barème applicable et du taux d’imposition qui serait retenu), et pour les produits perçus à compter du 1er janvier 2018 qui concernent des primes versées après le 27 septembre 2017, il pourra opter pour l’application du barème progressif de l’IR. S’il veut opter, il faut le faire de façon expresse au moyen d’un écrit à transmettre à l’administration fiscale en même temps que la déclaration de revenus (et au plus tard à la date limite de dépôt).

Option globale. Notez qu’il s’agit d’une option globale, qui couvre donc tous les revenus et gains du capital perçus au cours de l’année d’imposition, et surtout, qu’il s’agit d’une option irrévocable !

A noter. Dernier point important, notez qu’outre les exonérations liées à la date de souscription du contrat et/ou à la date de versement des produits, il existe des exonérations liées à la réalisation de certains évènements. Ainsi, seront exonérés d’impôt les produits versés, quelle que soit la date de souscription du contrat, suite à :

  • un jugement de liquidation judiciaire ;
  • une cessation d’activité non salariée ;
  • une invalidité de 2ème ou 3ème catégorie ;
  • une mise à la retraite anticipée ;
  • un licenciement.

Nouveauté 2019. Depuis le 23 mai 2019, les rachats destinés à alimenter l’épargne retraite sont exonérés d’impôt (sous conditions) dans la limite annuelle globale de 4 600 € pour une personne seule ou 9 200 € pour un couple.

Le saviez-vous ?

Retenez que l’ensemble des produits versés dans le cadre du dénouement ou du rachat d’un contrat d’assurance-vie ou de capitalisation, même exonérés d’impôt sur le revenu, seront soumis aux prélèvements sociaux.

A retenir

Les produits versés à un particulier suite au dénouement ou au rachat d’un contrat d’assurance-vie ou d’un contrat de capitalisation, pourront soit être imposés à l’impôt sur le revenu, soit exonérés, dépendant de la date de souscription du contrat et de la date de versement des produits.

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