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Produits phytosanitaires : un conseil stratégique et un conseil spécifique

Date de mise à jour : 09/03/2023 Date de vérification le : 09/03/2023 5 minutes
Attention, cet article a plus d'un an

Les professionnels qui exercent une activité de conseil dans l’utilisation de pesticides délivrent 2 types de conseil : le conseil stratégique et le conseil spécifique. Faisons le point sur ces 2 conseils.

Rédigé par l'équipe WebLex.
Produits phytosanitaires : un conseil stratégique et un conseil spécifique

Activité de conseil en produits phytosanitaires : focus sur le conseil stratégique

Le conseil stratégique. Il s’appuie sur un diagnostic des contraintes liées à l'environnement dans lequel opère l'utilisateur, afin d'intégrer les enjeux spécifiques de santé publique et d'environnement.

Utilisateur agricole. Lorsque le conseil porte sur une exploitation agricole, le diagnostic comprend un bilan de l'utilisation des pesticides et des méthodes alternatives à l'utilisation de ces produits. Ce bilan prend en compte notamment :

  • l'évolution des quantités utilisées par type de produits ;
  • l'indice de fréquence de traitement des principales cultures lorsque celui-ci peut être calculé, pour des parcelles, unités de cultures ou itinéraires techniques considérés comme représentatifs de l'exploitation, son évolution dans le temps et son positionnement par rapport à l'indice de fréquence de traitement régional lorsque celui-ci est disponible ;
  • le cahier d'enregistrement des traitements phytosanitaires.

Attestation. La réalisation du diagnostic donne lieu à la délivrance d’une attestation.

Mise à jour du diagnostic. Le diagnostic est actualisé au moins tous les 6 ans.

Combien de conseils stratégiques ? 2 conseils stratégiques doivent être délivrés par période de 5 ans, à intervalle de 2 à 3 ans. Notez qu’un conseil stratégique est obligatoirement dispensé 3 mois au plus tard après l'établissement ou l'actualisation d'un diagnostic.

Par dérogation, un seul conseil stratégique est délivré par période de 5 ans :

  • pour les exploitations agricoles satisfaisant aux 2 conditions suivantes :
  • ○ leurs surfaces affectées à l'arboriculture, la viticulture, l'horticulture ou aux cultures maraîchères, susceptibles d'être traitées, représentent au total moins de 2 hectares ;
  • ○ leurs surfaces portant d'autres cultures, susceptibles d'être traitées, représentent au total moins de 10 hectares ;
  • pour les utilisateurs professionnels dont les terrains susceptibles d'être traités correspondent à l'emprise d'une infrastructure linéaire d'une longueur de moins de 10 kilomètres ;
  • pour les autres utilisateurs professionnels dont les terrains susceptibles d'être traités ont une superficie de moins de 10 hectares.

Par dérogation (bis). La délivrance du conseil n'est pas requise :

  • lorsque l'entreprise n'utilise que des produits de biocontrôle ;
  • lorsque l'exploitation agricole est engagée, pour la totalité des surfaces d'exploitation, dans une démarche ou une pratique ayant des incidences favorables sur la réduction de l'usage et des impacts des pesticides, à savoir :
  • ○ l'agriculture biologique ou la conversion vers l'agriculture biologique ;
  • ○ la certification environnementale de 3e niveau, qualifiée de « Haute valeur environnementale ».

Conservation des documents. Le conseil stratégique à l'utilisation de pesticides ainsi que le diagnostic sur lequel il est fondé sont conservés par l'utilisateur et par la personne qui les a établis pendant une durée de 6 ans.


Activité de conseil en produits phytosanitaires : focus sur le conseil spécifique

Le conseil spécifique. C’est une préconisation écrite de produits phytopharmaceutiques ou de substance active pour faire face à un bioagresseur donné, notamment en cours de campagne. Il est délivré à la demande des exploitants agricoles.

Un écrit obligatoire. Il est formalisé par écrit et précise la substance active ou la spécialité recommandée, la cible, la ou les parcelles concernées, la superficie à traiter, la dose recommandée et les conditions d'utilisation.

Conservation du conseil écrit. Ce document est conservé par l'utilisateur et par la personne qui l'a délivré pendant une durée de 3 ans.

À noter. Il doit recommander en priorité les produits ou substances qui ont le moins d'impact sur la santé publique et l'environnement.

Le saviez-vous ?

Ces conseils doivent privilégier des méthodes alternatives et recommander, le cas échéant, l’utilisation de pesticides adaptés. Ils promeuvent, également, les certificats d'économie des produits phytopharmaceutiques (CEPP).

 
A retenir

L’activité de conseil pour l’utilisation de pesticides donne lieu à un double conseil : un conseil stratégique et un conseil spécifique. Chacun des conseils doit donner lieu à un écrit.

Sources
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Distributeurs : ce qu’il faut savoir sur l’obligation de reprise des déchets

Date de mise à jour : 13/03/2023 Date de vérification le : 13/03/2023 7 minutes
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Les distributeurs sont tenus par une obligation de reprise de certains déchets. Lesquels ? Que doivent-ils faire pour respecter cette obligation de reprise ? Peuvent-ils facturer leurs clients lorsqu’ils reprennent un déchet ?

Rédigé par l'équipe WebLex.
Distributeurs : ce qu’il faut savoir sur l’obligation de reprise des déchets

Obligation de reprise des déchets : pour qui ?

Un constat. Compte tenu de la durée de vie limitée de certains produits, leur renouvellement régulier est nécessaire. Ce qui pose le problème des équipements devenus défectueux ou usagés...

Une solution. Pour permettre aux ménages de se débarrasser de leurs déchets facilement, et dans un but de protection de l’environnement (les déchets sont recyclés), la Loi a mis en place la responsabilité élargie des producteurs (REP). La REP comporte un certain nombre d’obligations, dont l’obligation de reprise des déchets par les distributeurs.

Quels déchets ? L’obligation de reprise des distributeurs vaut pour les décehets suivants :

  • équipements électriques et électroniques ;
  • contenus et contenants de produits chimiques ménagers pouvant présenter un risque significatif pour la santé et l’environnement et aux déchets issus de ces produits ;
  • éléments d’ameublement, aux produits rembourrés d’assise ou de couchage et aux éléments de décoration textile ;
  • cartouches de gaz combustible à usage unique ;
  • jouets, aux articles de sport et de loisirs et aux articles de jardin et de bricolage ;
  • produits ou matériaux de construction du secteur du bâtiment (depuis le 1er janvier 2023 et la prise en charge de ces déchets par les éco-organismes).

Sanctions. Le distributeur qui ne respecte pas ses obligations de reprise des déchets ou d’information en la matière peut être condamné au paiement d’une amende de 1 500 €.


Obligation de reprise des déchets : comment ça marche ?

2 types de reprise. L’obligation de reprise des déchets prend 2 formes : la reprise « 1 pour 1 » et la reprise « 1 pour 0 ».

Reprise 1 pour 1. Les distributeurs doivent reprendre sans frais les produits usagés de même type quand ils vendent un produit neuf, dans la limite du nombre de produits vendus (dispositif de reprise dit « un pour un »). En cas de vente à distance, le produit doit être repris sur le lieu de livraison.

Reprise 1 pour 0. Ils sont aussi tenus par une obligation de reprise sans frais des déchets issus des produits du même type que ceux qu’ils commercialisent, sans que cette possibilité soit conditionnée à une obligation d’achat (dispositif de reprise dit « un pour zéro »). Cette obligation s’applique dans la limite des produits de nature et de dimensions équivalentes qu’ils proposent à la vente. Et lorsqu’ils proposent temporairement des produits à la vente, ils ne sont pas tenus d'assurer leur reprise, en dehors des périodes de vente.


Obligation de reprise des déchets : comment ça marche ?

2 critères à retenir. Les distributeurs doivent respecter l'obligation de reprise si des critères de seuil de surface et/ou de chiffre d’affaires sont remplis, variables selon les déchets en question.

Pour les équipements électriques et électroniques :

  • reprise dite « un pour un » : il n’existe pas de critère à respecter ;
  • reprise dite « un pour zéro » : la surface de vente consacrée aux équipements électriques et électroniques est d'au moins 400 m².

Pour les contenus et contenants de produits chimiques (à l'exception des produits pyrotechniques et des extincteurs) :

  • reprise dite « un pour un » et « un pour zéro : la surface de vente consacrée à ces produits est d’au moins 200 m² ;
  • reprise dite « un pour un » : pour les produits en vente en livraison, il faut un chiffre d’affaires annuel associé supérieur à 100 000 €.

Pour les produits pyrotechniques et des extincteurs : les reprises dites « un pour un » et « un pour zéro » s’appliquent sans seuil.

Pour les éléments d’ameublement :

  • reprise dite « un pour un » : la surface de vente consacrée à ces produits est d’au moins 200 m² ; pour les produits en vente en livraison, il faut un chiffre d’affaires annuel associé supérieur à 100 000 € ;
  • reprise dite « un pour zéro » : la surface de vente consacrée à ces produits est d’au moins 1 000 m².

Pour les cartouches de gaz combustible à usage unique :

  • les reprises dites « un pour un » et « un pour zéro » s’appliquent dès lors que la surface de vente consacrée à ces produits est d’au moins 1 m² en tenant compte de chacune des étagères utilisées pour proposer les produits à la vente ;
  • reprise dite « un pour un » : il n’y a pas de seuil à respecter pour ceux dont la distribution s’effectue par livraison.

Pour les jouets, les articles de sport et de loisir, ainsi que des articles de bricolage et de jardin :

  • reprise dite « un pour un » : la surface de vente consacrée à ces produits est d’au moins 200 m² ; pour les produits en vente en livraison, il faut un chiffre d’affaires annuel associé supérieur à 100 000 € ;
  • reprise dite « un pour zéro » : la surface de vente consacrée à ces produits est d’au moins 400 m² ; cette obligation est toutefois limitée, pour les magasins dont la surface de vente reste inférieure à 1 000 m², aux produits usagés dont toutes les dimensions extérieures sont inférieures à 160 cm et dont le transport ne nécessite aucun équipement.

Pour les produits ou matériaux de construction du secteur du bâtiment :

  • reprise « un pour zéro » : la surface de vente doit être supérieure à 4 000 m² (la surface de vente est définie comme l'ensemble des surfaces dédiées à la vente de produits et de matériaux de construction du secteur du bâtiment, y compris les surfaces de stockages attenantes ou à proximité immédiate destinées à la fourniture de ces produits et matériaux aux clients).

Pour les déchets pneumatiques (à compter du 1er janvier 2024) :

  • pour la reprise « un pour zéro » : la surface de vente consacrée à la vente de pneus destinés pour la reprise « un pour un » : sans seuil (pour rappel, dans les autres filières, pour que la REP soit applicable, des seuils sont requis) ;
  • aux véhicules légers et aux motos est d’au moins 250 m², dans la limite de 8 pneus usagés par an et par personne (hors professionnel).

Lorsque la vente s'effectue en magasin et sans livraison, la reprise des produits usagés s'effectue sur le lieu de vente ou à proximité immédiate.

Lorsque la vente s'effectue avec une livraison, la reprise des produits usagés s'effectue :

  • au point de livraison ;
  • ou auprès d'un point de collecte de proximité que le distributeur finance et organise ou fait organiser lorsqu'il s'agit de produits transportables sans équipement ;
  • ou par la mise à disposition d'une solution de renvoi sans frais pour le détenteur telle qu'un service postal ou équivalent lorsque les caractéristiques des produits usagés le permettent ;
  • ou auprès d’un opérateur de la prévention ou de la gestion des déchets en contrat avec un éco-organisme agréé sur cette catégorie de produit lorsque celui-ci le propose.

Information de l’acheteur. L’acheteur est informé dans le lieu de vente des conditions de reprise mises à sa disposition de manière visible, lisible et facilement accessible, et avant que la vente ne soit conclue.

En cas de vente à distance, le distributeur doit s'assurer que cette information est fournie à l'acheteur de manière visible, lisible et facilement accessible préalablement à la conclusion de la vente.

Les distributeurs et les points de collecte de proximité doivent mettre gratuitement à disposition des conteneurs ou bennes adaptés à la collecte des produits usagés, ainsi que les équipements de protection individuels associés.


Obligation de reprise des déchets : est-il possible de refuser ?

Refus du distributeur. Le distributeur peut refuser de reprendre le produit usagé qui, à la suite d'une contamination ou d'une mauvaise manipulation, présente un risque pour la sécurité et la santé du personnel chargé de la reprise. Il faut toutefois que les équipements de protection individuels conventionnels ou les moyens de conditionnement courants mis à disposition par les producteurs ou leur éco-organisme en ne permettent pas d'éviter ce risque.

Dans ce cas, le distributeur est tenu d'informer le détenteur du produit usagé refusé des solutions alternatives de reprise.

A retenir

Les distributeurs sont tenus de reprendre gratuitement certains déchets, notamment les équipements électriques et électroniques (cette obligation vaut pour les sites web). Dans le cadre de cette obligation, un distributeur doit informer clairement ses clients de ses droits et des modalités pratiques de reprise de ces déchets.

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CHR : mettre en place des animations musicales

Date de mise à jour : 02/03/2023 Date de vérification le : 02/03/2023 3 minutes
Attention, cet article a plus d'un an

Pour attirer une nouvelle clientèle dans votre établissement, vous pouvez recourir à des animations musicales (blind test, concert, karaoké, etc.). La mise en place de celles-ci n’est pas sans incidence juridique : vous devez, en effet, obtenir l’autorisation de diffuser de la musique. Explications.

Rédigé par l'équipe WebLex.
CHR : mettre en place des animations musicales

Animations musicales : le principe de redevance

Mettre en place des animations musicales… Mettre en place des blind tests, des karaokés, des concerts, etc. dans votre établissement participe à l’attrait de votre clientèle pour votre établissement et à sa fidélisation.

…ce n’est pas gratuit ! Lors de ces animations, la diffusion de la musique, à des fins commerciales, n’est pas gratuite : il faut rémunérer l’artiste-interprète et les producteurs, la rémunération étant répartie par moitié et calculée par rapport aux recettes de l’exploitation, ou bien évaluée forfaitairement.

La SACEM. Pour rémunérer l’artiste-interprète et les producteurs, il y a un acteur incontournable que vous devez contacter : la société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (SACEM), organisme qui gère un répertoire important d’artistes-interprètes. C’est, en effet, à la SACEM qu’il faut verser les redevances.

La SPRE. En plus de la rémunération due à la SACEM, il faut verser une rémunération à la société pour la perception de la rémunération équitable (SPRE) au titre du droit à une rémunération équitable.

Le saviez-vous ?

Lorsque la diffusion n’a pas de but commercial et n’est pas susceptible d’attirer de nouveaux clients comme un cabinet dentaire, par exemple, la diffusion ne donne pas lieu à rémunération.

Déclarez la sonorisation ! Vous devez vous rendre sur le site internet de la SACEM et y faire une demande d’autorisation de diffusion de musique, à l’adresse suivante : https://clients.sacem.fr/autorisations/animations-musicales-dans-les-cafes-hotels-et-restaurants.


Animations musicales : quels tarifs ?

Un forfait spécial. La SACEM a créé un forfait spécial qui permet aux professionnels du CHR (cafés, hôtels, restaurants) d’organiser des animations musicales. Son montant dépend du nombre d'animations organisées annuellement. En souscrivant ce forfait, il n’y a pas à effectuer de déclarations ou de démarches supplémentaires.

Conditions. Pour relever de ce forfait :

  • les animations musicales doivent être en libre accès (pas de billetterie) ;
  • les prix pratiqués habituellement ne doivent pas être majorés ;
  • les animations musicales ne doivent pas être organisées pour le compte d'un tiers (privatisation par une entreprise ou évènement professionnel) ;
  • le budget artistique ne doit pas excéder 650 € par animation (salaires / cachets des artistes et du personnel technique) ;
  • les animations musicales doivent être réalisées sans le soutien d’une structure scénique fixe ;
  • le nombre d’animations musicales ne peut pas dépasser 50 par an ; au-delà, c’est un autre tarif qui s’applique.
Le saviez-vous ?

Les animations organisées à l'occasion des réveillons des 24 et 31 décembre relèvent d'une tarification spécifique.

Quel est le montant du forfait ? Le montant du tarif est le suivant :

FORFAIT ANNUEL EN € HT (2022-2023)

Nombre d’animations par an

Tarif général

Tarif réduit

Jusqu’à 6

546,77

437,42

Jusqu’à 12

984,19

787,35

Jusqu’à 18

1 405,98

1 124,78

Jusqu’à 24

1 718,42

1 374,74

Jusqu’à 30

2 265,19

1 812,15

Jusqu’à 36 + 1 offertes

2 702,60

2 162,08

Jusqu’à 42 + 1 offerte

3 124,40

2 499,52

Jusqu’à 48 + 2 offertes

3 436,83

2 749,46

Tarif réduit. Il s’agit d’un tarif obtenu en effectuant sa demande d'autorisation à l'avance.

Bon à savoir. Les établissements réalisant, au titre de leur exercice écoulé, un chiffre d’affaires HT inférieur ou égal à 100 000 € et situés dans une commune jusqu’à 2 000 habitants bénéficient, sous réserve d’en apporter la justification à l’aide des documents comptables appropriés, d’une réduction de 10%.

A retenir

Si vous souhaitez organiser des animations musicales dans votre établissement, vous devez contacter la SACEM à qui vous verserez une redevance (qui va varier selon le nombre d’animations musicales organisées durant l’année).

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Classement des campings : ce qu'il faut savoir

Date de mise à jour : 02/03/2023 Date de vérification le : 02/03/2023 6 minutes
Attention, cet article a plus d'un an

Quels sont les critères d’attribution des étoiles décernées aux campings ? Pour quelle durée le classement est-il attribué ? Quelles sont les modalités pour obtenir et valider le nombre d’étoiles d’un camping ? Réponses…

Rédigé par l'équipe WebLex.
Classement des campings : ce qu'il faut savoir

Classement des campings : quels critères ?

Un nouveau classement. Depuis 2009 le nouveau classement des hébergements touristiques marchands (et notamment celui des campings) est entré en application. L’objectif affiché est de moderniser les critères de classement et de refondre la procédure permettant d'obtenir les étoiles. Voyons cela de plus près, à propos des campings...

Tableau de classement. Les nouvelles normes de classement, résolument tournées vers la satisfaction des clients, comportent 5 catégories (de 1 à 5 étoiles). Elles ont pour objectif de faire bénéficier à la clientèle d’une garantie sur les engagements suivants :

  • un accueil soigné dans un établissement bien entretenu ;
  • une information fidèle et complète sur les services proposés ;
  • le traitement et le suivi de la satisfaction et des réclamations ;
  • une équipe sensibilisée à l'accueil des clients en situation de handicap ;
  • une équipe sensibilisée au développement durable.

204 critères. Pour procéder aux classements des hôtels de tourisme, 204 critères sont retenus, répartis en 3 grands chapitres :

  • un chapitre consacré aux équipements et aménagements : sont visés l’accès du camping, la densité d’occupation, la délimitation des emplacements, les terrains de jeux et activités, l’espace baignade, les équipements sanitaires, etc. ;
  • un chapitre consacré aux services aux clients : fiabilité et qualité de l'information client, traitement de la réservation, réception et accueil, service de restauration, etc. ;
  • un chapitre consacré à l'accessibilité et au développement durable : accessibilité aux personnes handicapées et/ou à mobilité réduite, environnement et développement durable.

S'agissant spécifiquement des campings, consultez le tableau de classement complet

Depuis le 1er avril 2022, il est tenu compte du partage d’équipements ou de services entre des hébergements touristiques, dès lors que ceux-ci se situent dans un même bâtiment, à proximité ou au sein d'un même domaine. Les conditions à respecter sont consultables ici.

Valable 5 ans. Le classement attribué est valable 5 ans.


Classement des campings : un site internet dédié

Atout France. L'agence de développement touristique de la France, Atout France, a pour mission d'animer, de gérer et de promouvoir ce nouveau classement, à la fois auprès des professionnels du secteur et du grand public. Atout France est responsable de la procédure et des décisions de classement des hébergements touristiques marchands (hôtels, terrains de camping, résidences de tourisme, villages résidentiels de tourisme, villages de vacances, à l'exception des meublés de tourisme). Les demandes doivent donc être adressées, par voie électronique, à Atout France, via le site www.classement.atout-france.fr.

www.classement.atout-france.fr. Vous trouverez sur ce site dédié au nouveau classement des hébergements touristiques l'ensemble des informations utiles, que ce soit la procédure pour l'obtention du classement, la liste des cabinets de contrôle, les nouveaux panonceaux, etc.

Une visite de contrôle. Tout d’abord, vous devez commander une visite de contrôle auprès d'un organisme évaluateur, accrédité par le Comité Français d'accréditation (COFRAC). Cet organisme vous remettra un certificat de visite qui comprendra un rapport de contrôle attestant la conformité au tableau de classement dans la catégorie demandée. Ce certificat comportera, en outre, mention de l'avis de l'organisme sur le classement dans cette catégorie : attention, ce rapport étant valable 3 mois, vous devez faire en sorte que cette visite intervienne dans les 3 mois précédant la transmission de la demande. Ce certificat de visite vous est transmis, sous forme numérique, dans les 15 jours à compter de la date à laquelle s'est achevée la visite de votre établissement.

Une demande de classement. Par la suite, vous effectuez votre demande de classement auprès d’ATOUT France : cette demande doit être transmise par voie électronique, accompagnée du certificat de visite délivré par un organisme évaluateur accrédité. Atout France doit prendre la décision de classement dans la catégorie pour laquelle l'organisme évaluateur a émis un avis favorable dans le mois qui suit la réception du dossier complet de demande de classement.

Perdre son classement ? Atout France peut abroger sa décision de classement ou la modifier pour la durée restant à courir de la décision initiale. Pour cela, il faut préalablement mener une procédure contradictoire devant établir que votre établissement n’est pas conforme à votre tableau de classement. Pour prendre cette décision d’abrogation ou de modification de la décision initiale de classement :

  • Atout France doit vous demander d’évaluer votre pratique professionnelle par lettre recommandée avec accusé de réception ou par lettre recommandée électronique ;
  • Atout France doit mettre en avant un écart de conformité réel et sérieux entre la réalité de la situation de votre hébergement par rapport à la décision initiale de classement ;
  • à défaut d’évaluation ou si l’évaluation est insuffisante, Atout France doit vous demander de mettre en œuvre un plan d’actions avec des mesures correctrices ;
  • ensuite, une contre-visite de l’établissement sera effectuée ; un certificat de contre-visite précisant la catégorie de classement à laquelle l’établissement doit appartenir vous sera remis ; vous devrez le transmettre à Atout France ;
  • en cas de changement de catégorie, Atout France doit prononcer une décision modificative de classement, valant pour la durée restant à courir de la décision initiale de classement :
  • en l’absence de transmission du certificat de contre-visite, Atout France doit abroger sa décision initiale de classement de l’établissement

La procédure de déclassement d’un camping

Réclamation d’un organisme de contrôle. À la suite d’une visite de contrôle, un organisme évaluateur peut émettre une réclamation auprès d’Atout France, s’il estime que l’établissement visité doit être déclassé.

Auto-évaluation. Atout France va alors accorder un délai à l’exploitant afin qu’il évalue sa pratique professionnelle au regard des critères de classement.

Mise en œuvre de mesures correctrices. En l'absence de réponse dans le délai imparti ou lorsque les informations fournies ne permettent pas de confirmer la conformité des prestations aux critères du classement obtenu, Atout France va ensuite demander à l’exploitant de mettre en œuvre un plan d'actions avec des mesures correctrices.

Contre-visite. Par la suite, un organise évaluateur procède à une contre-visite, à l’issue de laquelle un certificat est remis au gérant du camping, précisant la catégorie dans laquelle l'établissement peut être classé. Dans les 15 jours qui suivent la transmission du certificat à Atout France, celle-ci prononce le déclassement du camping, si nécessaire. Cette décision vaut pour la durée restant à courir de la décision initiale de classement.

Attention ! Si le certificat de contre-visite n’est pas transmis, la décision de classement est purement et simplement abrogée !

A retenir

Pour obtenir une étoile, il faut valider la conformité de l’établissement par rapport au tableau de classement actuellement en vigueur, demander une visite de contrôle et solliciter la demande de classement auprès d’Atout France.

Sources

CHR : rappels utiles sur l’étiquetage des bières

Date de mise à jour : 02/03/2023 Date de vérification le : 02/03/2023 5 minutes
Attention, cet article a plus d'un an

Dans le cadre de votre activité de brasserie, vous vendez des bières à vos clients. Ces bières sont soumises à une réglementation stricte, via un étiquetage, dont l’objectif est d’informer le client. Que devez-vous savoir sur cette réglementation ?

Rédigé par l'équipe WebLex.
CHR : rappels utiles sur l’étiquetage des bières

Étiquetage des bières : une double réglementation

2 réglementations. La bière est soumise à 2 réglementations relatives à son étiquetage : l’une peut être qualifiée de « générale », l’autre de « spécifique ».

Un étiquetage « général ». À l’instar de toutes les « denrées alimentaires », l’étiquette apposée sur la bière doit comporter les mentions suivantes :

  • la dénomination de la bière ;
  • la liste des ingrédients ;
  • les produits allergènes contenus ;
  • la quantité de certains ingrédients ou catégories d’ingrédients ;
  • la quantité nette de bière ;
  • la date de durabilité minimale ou la date limite de consommation ;
  • les conditions particulières de conservation et/ou d’utilisation ;
  • le nom ou la raison sociale et l’adresse de l’exploitant ;
  • le cas échéant, le pays d’origine ou le lieu de provenance ;
  • le mode d’emploi, lorsque son absence rend difficile un usage approprié de la bière ;
  • le titre alcoométrique volumique acquis.

Faut-il mentionner la déclaration nutritionnelle ? Obligatoire pour la plupart des denrées alimentaires, il existe toutefois une dérogation pour la vente de bière (et plus généralement pour les boissons alcoolisées) qui permet de ne pas faire figurer la déclaration nutritionnelle sur l’étiquetage.

Une réglementation « spécifique ». Pour pouvoir appeler une boisson « bière », il est nécessaire que la boisson remplisse des critères fixés par la Loi.

« Bière ». La dénomination « bière » est réservée à la boisson obtenue par fermentation alcoolique d'un moût préparé à partir de malt de céréales, de matières premières issues de céréales, de sucres alimentaires et de houblon, de substances conférant de l'amertume provenant du houblon et d'eau potable.

Attention ! Le malt de céréales représente au moins 50 % du poids des matières amylacées ou sucrées mises en œuvre. L'extrait sec représente au moins 2 % du poids du moût primitif.

Le saviez-vous ?

Des herbes aromatiques ou des épices naturelles peuvent être ajoutées à la bière si l'adjonction de ces ingrédients ne confère pas au produit final de manière perceptible les caractéristiques aromatiques typiques de ces ingrédients. Les ingrédients ajoutés sont mentionnés dans l'étiquetage du produit.

Des dénominations spécifiques. À côté de la dénomination générale « bière », il existe des appellations spécifiques. Elles aussi nécessitent que des critères soient remplis pour s’en prévaloir.

« Bière de fermentation lactique » ou « Gueuze ». La dénomination « bière de fermentation lactique » ou « Gueuze » est réservée à la bière qui fait l'objet d'une fermentation lactique au cours de son processus d'élaboration.

« Bière sans alcool ». La dénomination « bière sans alcool » est réservée à la bière qui présente un titre alcoométrique acquis inférieur ou égal à 1,2 % en volume, à la suite d'une désalcoolisation ou d'un début de fermentation.

« Bière à… ». La dénomination « bière à ... » complétée par la nature de l'ingrédient mis en œuvre, est réservée à la bière élaborée par addition ou macération de matières végétales ou d'origine végétale ou de boissons alcoolisées ou de miel. Ces ingrédients ne doivent pas excéder 10 % du volume du produit fini. L'ajout de boissons alcoolisées ne peut entraîner une augmentation du titre alcoométrique acquis final supérieure à 0,5 % en volume.

« Bière aromatisée à… ». La dénomination « bière aromatisée à ... » est réservée à la bière aromatisée par des arômes.

« Panaché ». La dénomination « panaché » est réservée à la boisson présentant un litre alcoométrique inférieur ou égal à 1,2 % en volume et exclusivement constituée d'un mélange de bière et de boisson gazeuse aromatisée sans alcool.

« Bière de garde ». La mention « bière de garde » est réservée à la bière qui, après sa fermentation primaire, a subi une période de garde d'une durée de 21 jours minimum.

« Pur malt ». La mention « pur malt » est réservée à la bière obtenue par fermentation alcoolique d'un moût préparé uniquement à partir de malt de céréales.


Étiquetage des bières : sous le contrôle de la DGCCRF

La DGCCRF. La DGCCRF est chargée du contrôle du respect de la réglementation relative à l’étiquetage des bières.

Contrôler quoi ? La DGCCRF peut vérifier la présence, l’exactitude, la visibilité et la lisibilité des mentions obligatoires. Elle veille également à la loyauté de l’information délivrée aux clients (présentation générale du produit, emploi de mentions valorisantes telles que le terme « artisanal », etc.).

À noter. En dehors de l’étiquetage, la DGCCRF peut également contrôler les publicités, les sites internet, mais aussi les conditions de production de la bière (hygiène, intrants, autocontrôles, traçabilité, etc.), les relations commerciales entre fournisseurs et distributeurs, etc.

Contrôle négatif. En cas de non-respect des dispositions réglementaires, et en fonction des circonstances, la DGCCRF peut enjoindre le fabricant à modifier l’étiquetage. Elle peut aussi signaler l’infraction au Procureur de la République.

A retenir

Vendre de la bière suppose de respecter une obligation d’étiquetage afin d’informer votre clientèle. Outre des mentions obligatoires, communes à toutes les denrées alimentaires, il existe des mentions spécifiques, qui vont dépendre de la nature de la bière vendue.

Le respect de cette réglementation est contrôlé par la DGCCRF.

J'ai entendu direExiste-t-il une réglementation à respecter pour employer le terme « bière artisanale » ?

Oui, pour appeler une bière « bière artisanale », il faut être immatriculé (au répertoire des métiers si vous n’employez pas plus de 10 salariés, au registre du commerce et des sociétés au-delà) et respecter les exigences de qualification professionnelle pour le métier de brasseur. Notez que ces critères sont également à respecter pour employer le terme « brasserie artisanale ».
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CHR : rappels utiles sur la gestion des déchets alimentaires

Date de mise à jour : 02/03/2023 Date de vérification le : 02/03/2023 3 minutes
Attention, cet article a plus d'un an

L’activité dans le secteur café-hôtel-restaurant (CHR) entraîne nécessairement la production de déchets, et notamment de déchets alimentaires, qui occasionnent un coût financier et environnemental certain. C’est pourquoi la Loi encadre (strictement) la gestion des déchets alimentaires…

Rédigé par l'équipe WebLex.
CHR : rappels utiles sur la gestion des déchets alimentaires

Déchets alimentaires : un coût financier et environnemental

Des déchets… Toute activité de restauration donne lieu à l’émission de déchets alimentaires. Ces déchets peuvent provenir de la cuisine (denrées périmées, restes de préparation, etc.), de la table du client (restes de plats), de la difficulté d’estimer les commandes en amont, des minimas de commande imposés par certains fournisseurs, etc.

… qui ont un coût ! Un déchet alimentaire a un coût financier pour un restaurant car c’est un investissement qui n’est pas rentabilisé. Mais il a également un coup environnemental : le Gouvernement estime, en effet, que, dans le secteur de la restauration, le gaspillage alimentaire est en moyenne de 230 grammes par personne et par repas.


Déchets alimentaires : réduire le coût financier et environnemental

2 solutions. Pour réduire les coûts financiers et environnementaux causés par les déchets alimentaires, il existe 2 solutions : trier les déchets et prendre des initiatives personnelles.

Triez les déchets : une obligation légale ! L’obligation de trier les déchets à la source s’impose à vous dès lors que vous produisez plus de 10 tonnes de déchets par an (ce qui correspond à environ 275 couverts par jour sur 260 jours dans l’année).

Sanctions. En cas de non-respect de l’obligation de tri à la source des déchets alimentaires, vous encourez la condamnation au paiement d’une amende de 75 000 € et 2 ans de prison.

Prenez des initiatives ! Au-delà de votre obligation légale de tri des déchets alimentaires à la source, vous pouvez vous-même prendre des initiatives plus importantes que les obligations légales. Voici quelques exemples de bonnes pratiques.

Doggy bag. Vous pouvez proposer à vos clients d’emporter les restes de leur repas dans un « doggy bag » ou un « wine bag ». Notez que depuis le 1er juillet 2021, les restaurants et les débits de boissons à consommer sur place doivent obligatoirement proposer des doggy bags à leur client, à l’exception de ceux mis à disposition sous forme d’offre à volonté. En outre, vos clients peuvent aussi apporter eux-mêmes un « doggy bag » ou un « wine bag ». Vous pouvez toutefois refuser de les utiliser s’ils sont manifestement sales ou inadaptés.

Attention ! L’obligation de proposer des doggy bags ne concerne pas les boissons dont le contenant est soumis à un système de consigne.

Le saviez-vous ?

Proposer des tailles de plats différentes peut également être une bonne idée. Le client va alors commander un plat qui correspondra à sa faim. Il y a donc moins de risques que le plat revienne en cuisine avec des restes !

Communiquez ! Une démarche de tri des déchets alimentaires est un atout qu’il peut être opportun de communiquer auprès de la clientèle. Cela permet, en effet, de valoriser l’image du restaurant auprès du public et d’attirer une nouvelle clientèle.

Formez vos salariés ! Il est important de former vos salariés aux gestes simples qui permettent de limiter l’accumulation des déchets.

A retenir

Pour réduire le coût financier et environnemental des déchets alimentaires, au-delà de votre obligation légale de tri à la source, il est conseillé de prendre des initiatives personnelles (formation des salariés, recours au « doggy bag », varier les portions des repas, etc.).

Sources
  • Loi n° 2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l'environnement (article 204)
  • Loi n° 2018-938 du 30 octobre 2018 pour l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous (article 62)
  • Loi n° 2020-105 du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l'économie circulaire
  • Arrêté du 12 juillet 2011 fixant les seuils définis à l'article R. 543-225 du code de l'environnement
  • Circulaire du 10 janvier 2012 relative aux modalités d’application de l’obligation de tri à la source des biodéchets par les gros producteurs (article L 541-21-1 du code de l’environnement)
  • agriculture.gouv.fr
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Travaux dans un hôtel : des règles particulières

Date de mise à jour : 02/03/2023 Date de vérification le : 02/03/2023 4 minutes
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Si l’hôtel que vous exploitez nécessite un rafraîchissement, sachez que l’exécution de travaux dans un hôtel, alors que vous n’êtes pas propriétaire des lieux, obéit à des règles spécifiques. Cette dérogation aux règles générales qui gouvernent les baux commerciaux est due à la nature même de l’activité d’hôtelier. Que devez-vous savoir ?

Rédigé par l'équipe WebLex.
Travaux dans un hôtel : des règles particulières

Travaux dans un hôtel : le propriétaire ne peut pas s’y opposer

Les travaux durant le bail. Par principe, le propriétaire de l’immeuble dans lequel vous exploitez un hôtel ne peut pas s’opposer, et ce malgré l’existence de clauses contraires dans le bail, « à l'exécution des travaux d'équipement et d'amélioration » que vous réalisez à vos frais et sous votre responsabilité.

Quels sont les travaux autorisés ? Les travaux qui sont concernés par l’absence d’autorisation du propriétaire concernent :

  • la distribution de l'eau, du gaz et de l'électricité ;
  • l'installation du téléphone, d'appareils récepteurs de radiodiffusion et de télévision ;
  • l'équipement sanitaire ;
  • le déversement à l'égout ;
  • l'installation du chauffage central ou de distribution d'air chaud ou climatisé ;
  • l'installation d'ascenseurs, monte-charges et monte-plats ;
  • l'aménagement des cuisines et offices ;
  • la construction de piscines.

À noter. Si les travaux envisagés ci-dessus affectent le gros-œuvre, il vous faut, à défaut d’accord du propriétaire, un avis favorable d’une commission dans laquelle sont représentés les hôteliers et les propriétaires d’immeubles.

Notifiez votre intention de procéder à des travaux ! Même si vous n’avez pas besoin de l’accord du propriétaire pour procéder aux travaux, vous devez lui notifier votre intention par lettre recommandée avec AR. Dans cette notification, vous devez joindre un plan d’exécution et un devis descriptif et estimatif des travaux projetés.

Travaux sur le gros-œuvre. Si les travaux affectent le gros-œuvre, le propriétaire doit vous rendre sa décision dans un délai de 2 mois. À défaut de réponse, il est considéré comme ayant accepté les travaux. En cas de refus, vous pouvez vous rendre devant la commission évoquée ci-dessus.

Pour les autres travaux. Vous pouvez commencer les travaux dès la notification faite auprès du bailleur.

À défaut. Si vous ne notifiez pas votre intention de procéder à des travaux, vous ne pouvez bénéficier de l’abattement pour travaux hôtelier (voir ci-dessous).

Que se passe-t-il à la fin du bail ? Lorsque vous quittez le local, les lieux sont restitués dans l’état où ils se trouvent. Le propriétaire ne peut pas demander la remise des lieux dans leur état antérieur. En cas de refus de renouvellement du bail, les travaux sont pris en compte dans le calcul du montant de l’indemnité d’éviction.

          Le saviez-vous ?

L’interdiction du propriétaire de demander la remise en état des lieux loués ne vise que les travaux d’amélioration. Il est bien entendu qu’une remise en état pourra être demandée et imposée par le propriétaire si le locataire ne s’acquitte pas correctement de ses obligations découlant du bail, notamment en ce qui concerne l’entretien des lieux.


Travaux dans un hôtel : une influence sur le montant du loyer

Pas de majoration de loyer. Lorsque vous effectuez des travaux, sachez que le propriétaire ne peut pas, pendant la durée du bail ou lorsque ce dernier est renouvelé, dans une durée de 12 ans maximum à compter du délai d’exécution des travaux, augmenter le loyer que vous lui versez du fait de l’incorporation des travaux à l’immeuble.

À partir de quand ? Comme les juges ont eu à le rappeler, le point de départ du délai de 12 ans est la date à laquelle les travaux sont exécutés et non celle à laquelle le propriétaire accepte les travaux.

Application d’un abattement. Pour déterminer la valeur locative de l’hôtel, il est appliqué un abattement sur la valeur locative actuelle, afin de neutraliser la valeur des travaux. Cet abattement varie selon l’importance des travaux.

Exception. Si vous ne procédez pas à la notification de votre intention des travaux auprès du propriétaire, vous ne pouvez prétendre à l’application d’un abattement.

A retenir

Même si vous n’avez pas besoin de l’accord du propriétaire pour effectuer des travaux, vous devez lui notifier votre intention de procéder à des travaux. Si les travaux touchent au gros-œuvre, vous devez avoir l’autorisation du propriétaire (ou à défaut, celle d’une commission spéciale). Le propriétaire ne peut augmenter le loyer pendant 12 ans suivant l’exécution des travaux du fait de leur incorporation à l’immeuble.

Sources
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Hôtelier : votre responsabilité en question

Date de mise à jour : 02/03/2023 Date de vérification le : 02/03/2023 5 minutes
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Un client vous informe qu’il vient d’être victime d’un vol dans la voiture stationnée dans le parking de l’hôtel que vous mettez à la disposition de la clientèle. Il vous somme d’agir et vous réclame des dédommagements, vous considérant comme responsable de ce préjudice. Mais est-ce le cas ?

Rédigé par l'équipe WebLex.
Hôtelier : votre responsabilité en question

Vols et destructions des bagages : l’hôtel est responsable

Pourquoi êtes-vous responsable ? Vous êtes responsable, en tant qu’hôtelier, des vêtements, bagages et objets divers apportés dans votre établissement par votre client (vous êtes considéré comme dépositaire de ces biens). C’est pourquoi, vous êtes responsable du vol ou du dommage de ces vêtements, bagages et objets divers, lorsque le vol et/ou le dommage est causé ou commis au sein de votre hôtel.

Etendue de la responsabilité. Par principe, votre responsabilité est :

  • équivalente à 100 fois le prix de location du logement par journée ;
  • illimitée, lorsque le client démontre une faute de l’exploitant ou des salariés de l’hôtel.

À noter. La notion de faute de l’hôtelier est seulement prise en compte pour la fixation de l’indemnité due au client volé. Elle n’est pas prise en compte pour l’exonérer de sa responsabilité.

Bon à savoir. Vous êtes responsable des objets laissés dans les véhicules stationnés sur les lieux dont l’hôtel a la jouissance privative à concurrence de 50 fois le prix de location du logement par journée. Si le véhicule stationne dans un parking qui n’est pas clôturé et est utilisable par n’importe quel automobiliste, vous n’êtes pas considéré comme ayant une jouissance privative du parking. Votre responsabilité ne peut donc être retenue.

          Le saviez-vous ?

Lorsque le client dépose ses bagages dans l’hôtel, cela s’appelle un « dépôt nécessaire », c’est-à-dire qu’il s’agit d’un dépôt forcé. À l’inverse, du « dépôt volontaire », qui se forme par le consentement réciproque de la personne qui dépose et de celle qui reçoit.

Exclusion de responsabilité. Votre responsabilité est exclue lorsque les vols ou dommages surviennent par force majeure ou que la perte résulte de la nature même du bien ou d'un vice susceptible de l’affecter.

Exemple. Votre responsabilité peut être limitée lorsque le client a commis une faute ayant concouru à la réalisation du préjudice subi. Ce sera notamment le cas s’il ne respecte pas les consignes de sécurité qui sont affichées dans les chambres. Il faut également que le client prouve qu’il avait bien l’objet disparu en sa possession.

À rappeler à votre clientèle. Vous n’avez aucune obligation d'installer un système de vidéosurveillance, ni de sceller un coffre-fort au mur, ni d'avertir les clients de la possibilité de disposer d'un coffre de plus grande dimension sous la surveillance de la direction de l’hôtel.

          Le saviez-vous ?

Vérifiez le contenu de vos conditions générales de vente sur la question de la responsabilité en cas de vol dans votre hôtel. Au besoin, faites le point avec votre conseil sur ce sujet.


Votre responsabilité en cas d’accident du client

Vous êtes responsable. Vous êtes bien sûr responsable de la sécurité de vos clients. Afin que votre client bénéficie de la meilleure sécurité possible, prévenez-le de tous les éventuels dangers possibles et prévisibles.

Responsabilité exclue. Tout comme pour les vols et les dommages commis sur les biens du client, en cas de force majeure (foudre par exemple), votre responsabilité est écartée et diminuée si votre client commet une faute.

Les risques d’incendie. Il existe une norme spécifique que votre établissement doit impérativement respecter : il s’agit des normes de sécurité contre les risques d’incendie et de panique dans les établissements recevant du public. Les normes à respecter sont notamment :

  • l’encloisonnement des cages d’escaliers ;
  • la mise en place de blocs-portes coupe-feu et d’un deuxième escalier, le cas échéant ;
  • un système de sécurité incendie (détection de fumée) et d’éclairage de sécurité ;
  • la mise en conformité des installations électriques ;
  • la formation du personnel à la sécurité 2 fois par an, etc.

Attention. Pour mémoire, vous devez afficher dans chaque chambre les consignes en cas d’incendie en Français. Vous pouvez également les rédiger en langues étrangères.

Sanctions. En cas de non-respect de la réglementation, vous risquez 5 ans de prison et 45 000 € d’amende.

Ce que doit faire le client victime d’un dommage… Si un client est victime d’un préjudice, il doit vous en informer immédiatement et vous adresser une demande d’indemnisation, accompagnée de justificatifs prouvant son dommage (preuves d’achat, bons de réparation, attestation du médecin suite à une blessure) par lettre recommandée avec AR.

A retenir

L’hôtelier sera toujours responsable lorsqu’un vol ou un dommage sur les biens des clients est causé ou commis dans l’hôtel. Il sera également responsable en cas d’accident. Il ne peut limiter sa responsabilité que si le client est fautif ou si le dommage survient à cause d’un cas de force majeure.

Sources
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Artisan, sous-traitance et obligation de vigilance vis-à-vis des entreprises étrangères

Date de mise à jour : 07/06/2022 Date de vérification le : 27/10/2023 11 minutes
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Entrepreneur principal d’une opération de construction, vous avez recours à un ou plusieurs sous-traitants qui ne sont pas domiciliés en France. Il faut savoir que dans ce cas, vous êtes tenu d’une obligation de vigilance vis-à-vis des salariés étrangers de votre ou vos sous-traitant(s). Que recouvre cette obligation ?

Rédigé par l'équipe WebLex.
Artisan, sous-traitance et obligation de vigilance vis-à-vis des entreprises étrangères

L’obligation de vigilance vis-à-vis du sous-traitant étranger

La déclaration de détachement. Si vous engagez une entreprise domiciliée hors de France détachant ses salariés vers la France, vous devez vous assurer qu’elle a :

  • établi une déclaration de détachement, préalable au détachement, qui est envoyée à l’inspection du travail du lieu où se trouve l’opération de construction ; si tel n’est pas le cas (du moins, si vous n’en obtenez pas une copie), vous devrez remplir une attestation subsidiaire par internet, transmise à l’inspection du travail dans les 48 heures qui suivent le début du détachement (cette formalité ne vaut pas pour autant présomption du caractère régulier du détachement) ;
  • pour les entreprises de l’Union européenne, rempli le formulaire attestant que le salarié reste soumis à son régime de sécurité sociale (formulaire qui ne peut pas être contesté par l’Urssaf ou le juge français, si l’État membre émetteur n’a pas remis en cause sa validité) ;
  • désigné un représentant de l’entreprise en France qui assurera les relations entre l’entreprise et les agents de contrôle.

Pour cela… Vous devez demander à votre cocontractant, avant le début de chaque détachement d'un ou de plusieurs salariés :

  • l’accusé réception de la déclaration de détachement ;
  • une attestation sur l’honneur certifiant que l’employeur s’est acquitté du paiement des éventuelles amendes administratives, comportant les nom, prénom et raison sociale du cocontractant ainsi que la signature de son représentant légal.

Attention ! Notez qu’au cas où l’entreprise établie hors de France détachant ses salariés en France ne vous aurait pas fourni l’accusé de réception de la déclaration de détachement, vous restez tenu d’effectuer cette déclaration. Depuis le 1er juillet 2019, il n’est plus nécessaire, dans cette déclaration, d’indiquer votre numéro SIRET.

La déclaration subsidiaire. Si l’entreprise étrangère ne vous a pas remis l’accusé de réception de la déclaration de détachement, vous devez adresser - dans les 48 heures suivant le début du détachement - une déclaration à l’inspection du travail du lieu où débute la prestation.

Le saviez-vous ?

La loi vous impose également d’informer l’entreprise prestataire située dans un autre Etat membre de l’Union Européenne des règles que vous appliquez en matière de conditions de travail et d’emploi (notamment en termes de rémunération) car le travailleur détaché bénéficie d’une garantie d’égalité de traitement avec les autres salariés de l’entreprise d’accueil.

Notez également que l’ensemble de la règlementation française est applicable au travailleur étranger si la durée de détachement est supérieure à 12 mois, voire 18 en cas de déclaration motivée de l’employeur à l’administration.

Bon à savoir. En cas de détachement européen, l’institution de sécurité sociale compétente est en principe celle de l’État membre dans lequel l’employeur exerce normalement son activité. Lorsque le détachement s’effectue dans 2 ou plusieurs État membres de l’Union européenne, l’institution compétente est celle désignée par l’autorité compétente de l’État membre de résidence. En l'absence de certificat A1 résultant d'un refus de délivrance ou d'un retrait par l'institution compétente, seule trouve à s'appliquer la législation de l'État membre où est exercée l'activité salariée.


L’obligation de vigilance vis-à-vis des sous-traitants du cocontractant étranger

Une obligation identique. Avant le début du détachement, vous devez vérifier que chacun des sous-traitants directs ou indirects de votre ou vos cocontractant(s), que vous acceptez en application de la loi relative à la sous-traitance, et que chacune des entreprises de travail temporaire avec laquelle un contrat a été conclu se sont acquittés de l’obligation de déclaration de détachement.

Concrètement. Vous devrez demandez aux sous-traitants de votre ou vos cocontractant(s), l’accusé de réception de la déclaration de détachement avant le début de chaque détachement.

Pas de déclaration subsidiaire. La loi ne fait pas état d’une obligation pour vous de faire une déclaration subsidiaire si les sous-traitants de votre ou vos cocontractant(s) n’ont pas remis cet accusé de réception.


Les sanctions

Conséquence. Si vous avez connaissance d’un retrait du certificat, vous devez immédiatement enjoindre à votre sous-traitant de faire cesser sans délai cette situation. À défaut, vous pourriez être tenu, solidairement avec lui, au paiement des impôts, taxes, cotisations, rémunérations, charges et indemnités de travail dissimulé.

À faire. Vous devez annexer la déclaration préalable de détachement à votre registre unique du personnel.

Attention. Si vous ne procédez pas à ces vérifications, vous risquez une amende administrative égale à 2 000 € par salarié détaché (4 000 € en cas de récidive), sans qu’elle puisse excéder 10 000 €. Notez qu’une fermeture temporaire du site peut être prononcée par le préfet du département (ou le Préfet de Police, à Paris) si une répétition de l’infraction est constatée, en présence de faits d’une particulière gravité ou encore si la proportion de salariés discriminés est importante. Il peut arriver, dans le secteur du BTP, que le contrôle soit effectué après la fin du détachement. La suspension de l’activité de l’entreprise ne sera donc plus possible. Dans ce cas, il est possible qu’une des activités de l’entreprise sur un autre site soit arrêtée.

À noter. L’amende administrative est fixée à 4 000 € (8 000 € en cas de récidive).

 

L’injonction de payer le salaire

La procédure. Si vous êtes informé par l’administration du non-paiement partiel ou total du salaire minimum légal ou conventionnel dû au salarié détaché par son cocontractant, par un sous-traitant direct ou indirect ou par un cocontractant d'un sous-traitant, vous devez aussitôt demander à ce sous-traitant ou à ce cocontractant, ainsi qu'au donneur d'ordre immédiat de ce dernier, de faire cesser sans délai cette situation. Cette demande doit être formulée par écrit.

À défaut de paiement : la solidarité. À compter du jour de la réception de l’injonction, l’employeur détachant des salariés et, le cas échéant, le donneur d'ordre cocontractant de ce dernier informent dans un délai de 7 jours le maître d'ouvrage ou le donneur d'ordre des mesures prises pour faire cesser la situation. À défaut de régularisation de la situation, si vous ne dénoncez pas le contrat de prestation de service, vous serez alors tenu solidairement avec l'employeur du salarié au paiement des rémunérations, indemnités et charges dues au salarié détaché, ainsi que des cotisations et contributions sociales, le cas échéant.

À retenir

Vous devez vous assurer que votre sous-traitant étranger est bien en conformité avec son obligation de vigilance, de même vis-à-vis de des sous-traitants de ce dernier. À défaut, les sanctions peuvent être lourdes.

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Artisan : l’immatriculation au Répertoire des métiers (Applicable jusqu'au 31 décembre 2022)

Date de mise à jour : 07/07/2022 Date de vérification le : 07/07/2022 8 minutes
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Exercer une activité artisanale suppose de détenir le titre d’artisan, un statut qui est strictement réglementé et nécessite, entre autres, d’être immatriculé au répertoire des métiers. Qui est tenu de s’immatriculer ? Comment s’immatriculer ? Réponses… (Applicable jusqu'au 31 décembre 2022)

Rédigé par l'équipe WebLex.
Artisan : l’immatriculation au Répertoire des métiers (Applicable jusqu'au 31 décembre 2022)

Immatriculation au répertoire des métiers : pour qui ?

Pourquoi s’immatriculer ? L’immatriculation est une obligation pour les personnes physiques ou les sociétés qui emploient moins de 11 salariés et qui exercent à titre principal ou secondaire une activité professionnelle indépendante de production, de transformation, de réparation ou de prestation de services.

Mais aussi. Une entreprise artisanale :

  • peut rester immatriculée au Répertoire des métiers lorsque le nombre de salariés est inférieur à 250 salariés ;
  • peut s’immatriculer au Répertoire des métiers lorsqu’elle emploie moins de 100 salariés et qu’elle reprend un fonds précédemment exploité par une personne immatriculée).

Concrètement. L’immatriculation est obligatoire pour les personnes qui exercent une activité artisanale dont la liste est fixée ici.


Immatriculation au répertoire des métiers : comment ?

Où s’immatriculer ? Vous devez vous immatriculer au Répertoire des Métiers de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de la région dans le ressort de laquelle votre établissement (ou le siège social pour une société) se situe.

À noter. L’immatriculation au Répertoire des Métiers ne dispense pas, le cas échéant, de l’immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés. Les sociétés dont l’effectif devient supérieur à 10 salariés peuvent rester immatriculées au Répertoire des Métiers sans limitation de durée.

La demande d’immatriculation. Vous devez déposer votre demande 1 mois avant le début de votre activité. Sachez que vous pouvez déposer votre demande dans la limite d’1 mois après le début de votre activité si vous avez notifié la date de début de votre activité au plus tard à la veille de ce début d’activité par lettre recommandée avec AR.

Le saviez-vous ?

Lors du dépôt de votre demande d’immatriculation, si vous êtes marié sous un régime de communauté, vous devez justifier que votre conjoint a été informé des conséquences sur les biens communs des dettes contractées par votre activité.

Pièces justificatives. L’ensemble des pièces justificatives à fournir pour l'immatriculation, la modification d’information ou la radiation est consultable ici.

À noter. Lorsque la personne immatriculée s'est engagée à recruter un salarié qualifié pour assurer le contrôle de l’activité, une copie du contrat de travail et des pièces justifiant de la qualification du salarié doit être remise au plus tard dans un délai de 3 mois à compter de l'immatriculation de l'entreprise.

Attention. Si vous ne transmettez pas ces documents dans les 3 mois à compter de votre demande d’immatriculation, vous serez radié d’office. Ce sera également le cas si vous ne respectez pas vos obligations en matière de qualification professionnelle.

Délivrance d’un récépissé. Une fois la demande déposée, la Chambre de Métiers et de l’Artisanat vous délivre un récépissé gratuitement. Il comporte la mention « en attente d’immatriculation ».

L’immatriculation. Elle est effectuée par le Président de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat. Il dispose d’un jour ouvrable pour inscrire les personnes physiques après la réception du récépissé de dépôt de dossier de création d’entreprise par le Centre de Formalités des Entreprises. Pour les sociétés, il doit procéder à l’immatriculation un jour ouvrable après la réception de la notification de l’immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés.

À noter. Vous devez vous faire remettre gratuitement 3 extraits d’immatriculation au Répertoire des Métiers.

Le saviez-vous ?

Le défaut de notification d’une décision sur votre demande d’immatriculation dans les 15 jours du dépôt de votre dossier (complet) vaut acceptation de votre demande.


La fin de l’immatriculation au répertoire des métiers

Se faire radier. Si vous ne remplissez plus les conditions d’immatriculation, vous devez demander votre radiation dans un délai d’un mois. Toutefois, vous pouvez rester immatriculé dans les cas suivants :

  • sans limitation de durée si vous détenez les qualifications pour être artisan ; en ce qui concerne les sociétés, ces conditions de qualification doivent être remplies par le dirigeant social, son conjoint associé ou un associé prenant part personnellement et habituellement à l'activité de l'entreprise ;
  • pendant une durée de 3 ans non renouvelable, lorsque les conditions énumérées ci-dessus ne sont pas remplies ; en cas de transmission de l'entreprise, le nouvel exploitant peut, sur sa demande, être immatriculé pour cette même durée.

À noter. En cas de décès de l’artisan immatriculé, la radiation est demandée par les héritiers ou les ayants droit dans un délai de 6 mois à compter de la date du décès. Sachez qu’il est possible de demander, à compter de la date du décès et dans le même délai de 6 mois, le maintien provisoire de l'immatriculation pour une durée d’1 an renouvelable une fois. En cas de liquidation amiable d'une société immatriculée, la radiation doit être requise à la diligence du liquidateur dans les 2 mois de la publication de la clôture de la liquidation.

A retenir

Pour être artisan, il faut être immatriculé au Répertoire des métiers auprès de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat.

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