Divorce : quand un remboursement de prêt vaut pension alimentaire…
Remboursement de prêt = pension alimentaire ?
Pendant une procédure de divorce, le devoir de secours subsiste entre les futurs ex-époux. Il est généralement exécuté sous la forme d’une pension alimentaire versée entre époux.
Les modalités du versement de cette pension sont fixées par le juge, dans l’ordonnance de non-conciliation.
Il peut arriver, parfois, que le juge décide qu’un seul des époux assume seul la charge du remboursement de l’emprunt contracté en commun pour acheter le logement conjugal.
Dans cette situation, le gouvernement indique que le remboursement, par un époux, de la quote-part du prêt qui incombe normalement à son conjoint équivaut au paiement d’une pension alimentaire.
S’agissant d’une pension alimentaire, ce remboursement est déductible du revenu imposable de l’époux qui assume la charge de l’emprunt, mais seulement à hauteur de la quote-part prise en charge pour le compte de son conjoint.
Quant au conjoint, il devra soumettre le montant correspondant à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des pensions.
- Réponse ministérielle Vidal du 3 mai 2022, Assemblée nationale, n°11918
Numérique et écologie : les bons réflexes !
Comment réduire l’impact écologique du numérique ?
Afin de réduire l’impact environnemental du numérique et de sensibiliser le plus grand nombre, l’Agence de la transition écologique (ADEME) vient de publier un guide à destination des utilisateurs.
Dans un premier temps, celui-ci effectue un rappel sur les conséquences d’une utilisation massive des nouvelles technologies et précise la répartition des émissions de gaz à effet de serre en fonction des activités (fabrication des appareils, transport, utilisation, etc.).
De plus, ce guide donne les bons réflexes à adopter pour réduire cet impact, tels que :
- limiter les renouvellements trop fréquents : s’équiper d’appareils d’occasion ou reconditionnés, s’assurer d’une véritable utilité avant l’achat, privilégier les produits porteurs d’un label éco-responsable, faire réparer ses équipements au lieu de les changer, etc. ;
- effectuer un bon entretien des appareils : éviter d’utiliser les appareils quand ils surchauffent, nettoyer son ordinateur, protéger son système d’exploitation pour éviter les virus, etc. ;
- éviter la sur-connexion : couper la connexion et débrancher la box en cas d’inutilité, débrancher les appareils et ne pas les laisser en veille, etc. ;
- limiter le poids et le parcours des données : privilégier le téléchargement au streaming, optimiser l’envoi des mails, trier régulièrement sa messagerie, rentrer directement l’adresse d’un site et créer des favoris, etc.
Vous pouvez retrouver le détail de ces conseils ici.
- Actualité du site service-public.fr du 24 mai 2022
Salariés détachés à l’étranger : prospection commerciale = exonération d’impôt ?
Prospection commerciale à l’étranger : quelle condition pour l’exonération d’IR sur les salaires ?
Le salarié d’une entreprise française a pour mission de prospecter le marché commercial des locations d’avions auprès des compagnies aériennes du Moyen-Orient, d’Afrique et de Russie.
Son travail vise à développer le marché de la société-mère américaine de l’entreprise française, qui est spécialisée dans la location d’avions. La filiale française facture les différentes missions d’assistance à la prospection commerciale réalisées à l’étranger pour le compte de sa société-mère américaine.
Dans ce contexte, le salarié de l’entreprise française estime que les salaires qu’il a perçus dans le cadre de sa mission de prospection doivent être exonérés d’impôt sur le revenu.
Il rappelle, en effet, que la règlementation fiscale française prévoit que les salariés résidant en France qui sont détachés à l’étranger par leur employeur français sont exonérés d’impôt sur le revenu (IR) pour les salaires qu’ils ont perçus dans le cadre de ces missions. Ce qui est son cas…
Sauf, rétorque l’administration fiscale, que le bénéfice de cette exonération d’IR est notamment réservé aux salariés qui, quel que soit le domaine dont relève leur employeur, exercent une activité de prospection commerciale pour le compte de celui-ci… ce qui n’est pas le cas ici.
Les fonctions de prospection du salarié de l’entreprise française ont effectivement pour seul but le développement de marchés à l’étranger de la société-mère américaine, dont l’activité principale est la location d’avions.
Puisqu’elles ne visent pas à implanter ou à développer des marchés à l’étranger pour son propre employeur (c’est-à-dire la société française), l’exonération d’IR réclamée par le salarié doit être refusée. Ce que confirme le juge.
- Arrêt de la Cour administrative d’appel de Bordeaux, 5ème chambre, du 22 mars 2022, 19BX04991
Prélèvement à la source : quelle information pour les retraités ?
Prélèvement à la source et information des retraités : pas de changement en vue !
Pour mémoire, les personnes qui perçoivent une pension de retraite font, en principe, l’objet d’un prélèvement à la source de leur impôt sur le revenu.
Mais si les salariés ont chaque mois connaissance du montant prélevé sur leur salaire via leur fiche de paie, les retraités n’ont pas cette chance : sauf à consulter le site internet de leur caisse de retraite, il leur est actuellement impossible d’obtenir cette information de manière mensuelle.
Or, nombre de retraités n’ont pas internet, ou sont domiciliés en « zones blanches » dans lesquelles tout accès Internet est impossible.
Récemment interrogé sur ce point, le Gouvernement indique qu’il n’entend pas obliger les caisses de retraite à fournir un bulletin de pension explicatif mensuel à chaque bénéficiaire d’une pension soumise à l’impôt sur le revenu.
A l’appui de son propos, il rappelle qu’outre une consultation internet, d’autres outils peuvent être mis à disposition : par exemple, il est possible, pour les retraités dépendant de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV), de demander, par téléphone, l’envoi des documents mentionnant le prélèvement à la source sous format papier.
- Réponse ministérielle Hugonet n° 14707, Sénat, du 2 juin 2022
Permis bateau : ça évolue…
Permis bateau : du nouveau depuis le 1er juin 2022
Depuis le 1er juin 2022, l’organisation et la surveillance de l’examen théorique du permis bateau est confié à 4 prestataires :
Notez que seules les épreuves avec l’option de base « côtière » pour la navigation en mer, et l’option de base « eaux intérieures » pour la navigation fluviale, sont concernées.
L’Etat continue d’organiser les sessions d’examen théorique pour les options « hauturière » et « grande plaisance eaux intérieures ».
Par ailleurs, sachez que le code passe de 30 à 40 questions avec une tolérance de 5 erreurs.
Enfin, les frais restent identiques mais sont ventilés différemment :
- 30 € de frais d’inscription à régler auprès du prestataire qui organise la session d’examen (contre 38 € auparavant) ;
- 78 € de timbre de délivrance (contre 70 € auparavant).
- Actualité du ministère de la Mer du 1er juin 2022
Du carburant moins cher grâce à un boitier bioéthanol
Conversion d’une voiture au bioéthanol : une aide financière régionale
Certaines régions (Hauts-de-France, Grand Est, PACA, Ile-de-France) proposent une aide forfaitaire allant jusqu’à 550 € pour financer l'achat, ainsi que l'installation d'un boîtier bioéthanol homologué sur des véhicules thermiques.
L’objectif est de convertir le plus de véhicules possibles au bioéthanol, dont le prix au litre est presque deux fois moins cher que le diesel ou le sans-plomb.
Pour rappel, un boîtier bioéthanol coûte actuellement entre 700 € et 1 600 € (pose et assurance comprises), selon la complexité du moteur.
Enfin, notez que des aides départementales ayant le même objet existe également. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à vous rapprocher de votre mairie ou de votre conseil départemental.
- Actualité de service-public.fr du 31 mai 2022
Numérique au travail : des outils pour réduire votre impact environnemental
Des conseils pour réduire son impact environnemental au travail
Les appareils numériques sont bien souvent nécessaires dans le cadre du travail. Cependant, leur utilisation a des impacts sur l’environnement.
Afin de limiter ces impacts, des conseils sont donnés aux salariés, par exemple :
- éviter le suréquipement : limiter le nombre d’écrans pour travailler, opter si possible pour une double sim plutôt que d’avoir 2 smartphones ;
- prendre soin des appareils en ménageant les batteries ;
- privilégier le bon mode de connexion : le wifi à la 4G ;
- trier, archiver les fichiers devenus inutiles et obsolètes sur le réseau, etc.
Une page dédiée à l’écoresponsabilité au travail a ainsi été créée, vous pouvez la consulter ici.
- Ecologie.gouv.fr « Numérique responsable au travail : relance de la campagne de sensibilisation à destination des salariés »
Succession et clôture du PEA : une procédure accélérée ?
Succession et clôture d’un PEA : faire appel au médiateur de l’AMF
Pour rappel, lorsque le titulaire d’un plan épargne en actions (PEA) décède, la banque doit immédiatement clôturer le plan et transférer les titres afférents à celui-ci sur un compte-titres succession, dans l’attente des instructions des héritiers.
Ces derniers peuvent alors choisir de conserver les titres transmis ou de les vendre.
Toutefois, il arrive souvent que les délais de traitement des instructions des héritiers soient particulièrement longs. Or, ce retard peut être à l’origine d’un préjudice pour les héritiers, par exemple :
- une dévalorisation des titres du PEA, entre la date de demande de traitement de la situation des héritiers et la date de vente effective des titres ;
- une perte de chance de disposer du produit de la vente des titres dans un délai raisonnable.
Pour parvenir à un règlement rapide de la situation, les héritiers qui prouvent l’existence d’un préjudice lié à la longueur de traitement de leurs instructions peuvent, gratuitement, faire appel au médiateur de l’AMF (autorité des marchés financiers).
- Actualité de l’AMF du 1er juin 2022
Dirigeant de société : engagement de caution = baisse de votre impôt ?
Cautionnement du dirigeant et impôt sur le revenu : pas de « double-peine » !
Le dirigeant d’une société se porte caution solidaire d’une dette de sa société à hauteur de 150 000 €. 5 ans plus tard, son engagement de caution est mis à exécution et il doit régler la somme de 80 000 €… ce qu’il accepte de faire.
Il décide alors de déduire cette somme du montant total de ses salaires retenus pour le calcul de son impôt sur le revenu (IR).
A tort, selon l’administration fiscale, qui estime que l’engagement de caution du dirigeant n’est pas déductible de ses salaires et ce, pour une raison toute simple : la dette de la société n’était pas nécessaire à son fonctionnement.
Dès lors, l’engagement de caution du dirigeant n’a pas été souscrit dans le but de conserver ses salaires et n’est donc, par conséquent, pas déductible pour le calcul de son impôt.
Un raisonnement que ne partage pas le juge.
Il rappelle, en effet, que pour savoir si l’engagement de caution d’un dirigeant qui a été mis à exécution est déductible dans le cadre de son IR, il faut déterminer si cet engagement :
- se rattache directement à sa qualité de dirigeant ;
- a été pris en vue de servir les intérêts de la société ;
- n’était pas disproportionné au vu des rémunérations perçues ou escomptées par le dirigeant au moment où il l’a contracté.
Ici, le cautionnement du dirigeant remplit ces 3 conditions cumulatives. Par conséquent, les 80 000 € réglés par lui en exécution de son engagement de caution sont bien déductibles des salaires pris en compte pour le calcul de son IR.
- Arrêt du Conseil d’Etat, 9ème chambre, du 2 juin 2022, n°450870
Abonnement à un journal = crédit d’impôt ?
Une prolongation jusqu’au 31 décembre 2023
Pour mémoire, les particuliers qui souscrivent un 1er abonnement à une publication de périodicité trimestrielle au maximum ou à un service de presse en ligne d'information politique et générale peuvent, toutes conditions remplies, bénéficier d’un crédit d’impôt égal à 30 % de leurs dépenses.
Initialement, cet avantage fiscal devait prendre fin au 31 décembre 2022. Finalement, il a été décidé de le prolonger jusqu’au 31 décembre 2023, sous réserve de l’obtention de l’accord de la Commission européenne…
Ce qui est désormais chose faite : cette prolongation est donc pleinement effective et ce, depuis le 13 juin 2022.
Pour finir, notez que pour les abonnements souscrits depuis le 13 juin 2022, parmi toutes les conditions à remplir pour bénéficier de ce crédit d’impôt, vous devrez respecter une condition de ressources.
Ainsi, le montant du revenu fiscal du foyer ne doit pas dépasser, au titre de l'avant-dernière année précédant celle du premier abonnement, 24 000 € pour une part de quotient familial (une limite majorée de 25 % par demi-part supplémentaire).
- Décret n° 2022-879 du 10 juin 2022 fixant la date d'entrée en vigueur des dispositions relatives au crédit d'impôt sur le revenu pour le premier abonnement à un journal, à une publication périodique ou à un service de presse en ligne d'information politique et générale issues de l'article 78 de la loi n° 2021-1900 du 30 décembre 2021 de finances pour 2022
