Remise carburant : c’est fini ?
Prolongation de la remise carburant jusqu’au 31 août 2022 !
Pour rappel, pour faire face à la hausse exceptionnelle des prix des carburants, une remise de 15 centimes d’euro hors taxes par litre a été mise en place par le gouvernement.
Concrètement, avec la TVA, la réduction effective du prix à la pompe atteint :
- 18 centimes d’euro par litre en France continentale ;
- 17 centimes d’euro par litre en Corse ;
- 15 centimes d’euro par litre en Outre-mer.
Cette réduction, qui s'applique à tous les carburants, prendra fin le 31 août 2022 (au lieu du 31 juillet 2022).
Notez qu’elle sera remplacée à partir du 1er septembre 2022 par un autre dispositif, actuellement discuté dans le cadre du projet de loi sur le pouvoir d’achat.
Par ailleurs, les petites stations-services indépendantes (qui vendent moins de 50 m3 par mois de carburants et qui sont propriétaires de leur fonds de commerce) qui étaient susceptibles de ne pas avoir de carburant remisé au 1er avril 2022 et qui, de ce fait, ont bénéficié d’une avance forfaitaire de 3 000 € ou de 6 000 € versée par l’Agence de services et de paiement (ASP) ont désormais jusqu’au 16 octobre 2022 pour la rembourser (contre le 16 septembre 2022 initialement).
- Décret n° 2022-1042 du 23 juillet 2022 modifiant le décret n° 2022-423 du 25 mars 2022 relatif à l’aide exceptionnelle à l’acquisition de carburants
- Actualité de service-public.fr du 25 juillet 2022
Incendies en Gironde : une aide d’urgence pour les travailleurs indépendants
Une aide financière exceptionnelle pour les travailleurs indépendants
Grâce au plan « catastrophe et intempéries », les travailleurs indépendants actifs ayant subi des dommages en raison des incendies (que cela concerne leurs locaux professionnels, leurs outils de production et/ou leur domicile principal) peuvent demander une aide financière exceptionnelle pour répondre à leurs besoins les plus urgents.
A toutes fins utiles, retenez :
- qu’il n’est pas nécessaire que l’événement soit qualifié de « catastrophe naturelle » pour prétendre à cette aide ;
- que le chef d’entreprise doit cotiser en qualité d’indépendant.
Pour en bénéficier, il suffira de :
- vous connecter à votre espace personnel urssaf.fr ;
- transmettre votre demande par messagerie : Nouveau message → Un autre sujet (informations, documents ou justificatifs) → Solliciter l’action sociale du Conseil de la Protection Sociale des Travailleurs Indépendants (CPSTI).
Vous retrouverez ici les détails de cette aide, ainsi que le formulaire de demande.
- Actualité de l’Urssaf : Incendies en Gironde en juillet 2022 : aide de l’action sociale pour les travailleurs indépendants
Rémunération d’un dirigeant de société : quelle fiscalité ?
Dirigeant de société : qu’est-ce qu’un « complément de rémunération » ?
Le dirigeant de plusieurs sociétés membres d’un même groupe achète des actions de la société mère à titre préférentiel. Cet avantage lui est consenti par une société membre du groupe dont il n’est pas salarié, ainsi que par une actionnaire « de référence » contrôlant la société mère.
A la suite d’un contrôle fiscal, l’administration estime que cet avantage constitue, en réalité, un complément de rémunération du dirigeant, imposable par conséquent dans la catégorie des traitements et salaires (TS).
Mais ce n’est pas l’avis du dirigeant : il rappelle, en effet, qu’il n’est salarié ni de la société qui lui a consenti cet avantage, ni de la société mère elle-même. Dès lors, l’acquisition à titre préférentiel d’actions de celle-ci ne constitue pas un complément de rémunération…
« Faux », tranche le juge : ici, l’avantage consenti, c’est-à-dire la possibilité d’acheter des actions de la société mère à titre préférentiel, vise à rétribuer le dirigeant pour les fonctions qu’il exerce au sein du groupe.
Dès lors, il constitue bien un « complément de rémunération » imposable à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des TS.
- Arrêt du Conseil d’Etat du 19 juillet 2022, n° 456671
Loi pouvoir d’achat : fin de la prise en compte des revenus du conjoint pour le calcul de l’AAH
Jusqu’à présent, les personnes éligibles au versement de cette aide pouvaient être amenées à devoir déclarer les ressources de leur conjoint, en plus de leurs propres ressources.
Une obligation qui, dans certains cas, pouvaient entraîner une baisse importante, voire une suppression des aides sociales.
Pour mettre fin à cette situation, et au plus tard le 1er octobre 2023, les revenus du conjoint de la personne éligible ne seront plus pris en compte pour le calcul de l’AAH.
Notez que pour les personnes bénéficiant de l’AAH à la date d’entrée en vigueur de cette nouveauté, les anciennes règles pourront continuer à s’appliquer (prise en compte des revenus du conjoint dans le calcul de l’allocation), dès lors que cela leur est plus favorable et ce, jusqu’à l’expiration de leur droit.
Un décret (non encore paru à ce jour) devrait prochainement apporter des précisions à ce sujet.
- Loi n° 2022-1158 du 16 août 2022 portant mesures d'urgence pour la protection du pouvoir d'achat
