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Voiture immobilisée = pas de taxe à payer ?

16 février 2023
Voiture immobilisée = pas de taxe à payer ?
Une société est propriétaire d'une voiture pour laquelle l'administration fiscale lui réclame le paiement de la taxe sur les véhicules de société.

Une taxe qu'elle n'a pas à payer, selon elle, parce que la voiture est immobilisée depuis 2 ans dans les locaux d'un garagiste à la suite d'un différend portant sur le règlement d'une facture.

A tort ou à raison ?

La bonne réponse est... A raison


Le fait que la voiture soit immobilisée n'a aucune incidence sur la question de la taxation.

Dès lors que la société est propriétaire d'une voiture particulière immatriculée à son nom, elle doit payer la taxe sur les véhicules de société, toutes conditions par ailleurs remplies.

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Emploi d'un salarié hors domicile = crédit d'impôt ?

16 février 2023
Emploi d'un salarié hors domicile = crédit d'impôt ?
Un particulier emploie une nourrice à domicile pour garder son enfant de 2 ans et pour l'accompagner dans diverses sorties à l'extérieur (parc, zoo, etc.).

Au titre des frais de garde, il bénéficie, comme la loi l'y autorise, d'un crédit d'impôt sur le revenu.

Mais peut-il aussi y prétendre pour les dépenses liées à l'accompagnement de son enfant dans ses déplacements hors du domicile ?

La bonne réponse est... Non


En principe, le crédit d'impôt pour l'emploi d'un salarié à domicile ne vise que les services à la personne réalisés au domicile.

Toutefois, dès l'imposition des revenus 2021, cet avantage fiscal englobe les prestations réalisées à l'extérieur de la résidence, lorsqu'elles sont comprises dans un ensemble de services incluant des activités effectuées au domicile.

En conséquence, parce qu'ici la prestation d'accompagnement de l'enfant dans ses déplacements hors du domicile est liée à la prestation de garde à domicile, les dépenses correspondantes pourront ouvrir droit, toutes conditions remplies, au bénéfice du crédit d'impôt.

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Soldes : « ni repris, ni échangé » ?

16 février 2023
Soldes : « ni repris, ni échangé » ?
Un client vient voir un commerçant chez qui il a acheté un article soldé pour réclamer un échange ou un remboursement, en raison d'un défaut de fabrication qu'il vient de découvrir.

« Non », refuse le commerçant, puisqu'il était clairement indiqué que le produit n'était « ni repris ni échangé ».

Ce que refuse d'admettre le client, mais a-t-il raison de contester ?

La bonne réponse est... Non


Comme le rappelle souvent la DGCCRF, un produit soldé bénéficie des mêmes garanties qu'un produit non soldé.

Ainsi, l’annonce « ni repris ni échangé » parfois pratiquée par certains commerçants en période de soldes ne les dispense pas, en réalité, d’échanger ou de rembourser le produit en cas de défaut de fabrication non apparent.

Ici, le commerçant doit donc accepter de reprendre ou d'échanger le produit, si le défaut de fabrication non apparent est bien réel.

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Ouverture des messages des salariés : voyeurisme ou moyen de preuve ?

16 février 2023
Ouverture des messages des salariés : voyeurisme ou moyen de preuve ?
Un salarié échange des propos confidentiels avec un autre de ses collègues, en utilisant la messagerie officielle de l'entreprise, sans pour autant indiquer dans ses mails le caractère personnel et confidentiel de cet échange.

A la suite d'un conflit, l'employeur décide de vérifier la messagerie de ce salarié, consulte ses mails et s'en sert comme preuve contre le salarié.

Mais est-ce possible ?

La bonne réponse est... Non


Les mails échangés via une messagerie professionnelle mise à disposition par l'employeur sont présumés être à caractère professionnel.

Ainsi, si l'employeur n'est pas autorisé à consulter les mails à caractère personnel envoyés depuis cette messagerie professionnelle, il peut toutefois les ouvrir lorsque ces messages ne présentent aucun signe distinctif lui permettant de les identifier comme étant personnels.

Dès lors, il peut se servir de ces messages comme moyen de preuve.

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Erreur sur le bulletin de salaire : à qui la faute ?

16 février 2023
Erreur sur le bulletin de salaire : à qui la faute ?
Après lecture de son bulletin de salaire de janvier 2022, un salarié constate que le taux de prélèvement à la source qui lui est appliqué n'est pas le bon.

Il demande donc à son employeur de le modifier… Ce qu'il refuse.

Selon lui, en effet, parce qu'il applique le taux qui lui a été fourni par l'administration, le salarié doit directement la contacter pour tenter de régler son problème.

A tort ou à raison ?

La bonne réponse est... A raison


Dans le cadre du prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu, c'est l'administration fiscale qui détermine le taux de prélèvement applicable au salarié.

L'employeur n'assume qu'un simple rôle de collecteur : il est chargé d'appliquer le taux fixé par l'administration, de prélever la somme correspondante, puis de la reverser aux impôts.

En conséquence, si le salarié n'est pas d'accord avec le taux de prélèvement qui lui est appliqué, il doit directement prendre contact avec l'administration fiscale.

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Données personnelles des dirigeants : quels sont vos droits ?

16 février 2023
Données personnelles des dirigeants : quels sont vos droits ?
Après avoir effectué les démarches administratives pour constituer sa société, un créateur d'entreprise s'aperçoit que des informations le concernant sont accessibles gratuitement sur certaines plateformes internet.

Estimant que cela ne respecte pas le Règlement général sur la protection des données (RGPD), il souhaite que ces informations ne soient plus accessibles aussi facilement.

La bonne réponse est... Pas possible ?


Les dirigeants ne peuvent s’opposer à la publication de leurs informations personnelles lorsque celle-ci intervient à la suite de formalités de création, de modification ou de cessation d’une activité, dans le cadre du respect de certaines obligations légales.

Ils peuvent toutefois, toutes conditions remplies, et notamment en cas d'abus constaté :

- déposer une réclamation auprès de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) s’ils estiment que leurs droits ne sont pas respectés ;

- s’opposer à la réutilisation de leurs données ;

- s’opposer à la diffusion de leurs données dans le cadre des traitements réalisés par l’Insee lorsqu’ils sont entrepreneurs individuels.

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Revenus fonciers : le mieux est l'ennemi du bien ?

16 février 2023
Revenus fonciers : le mieux est l'ennemi du bien ?
Un propriétaire bailleur fait installer un nouveau système de chauffage dans la maison qu'il donne en location. Un nouveau système qui nécessite la construction d'un petit local attenant à la maison...

Dans cette situation, le propriétaire peut-il déduire de ses revenus fonciers toutes ces dépenses liées à l'installation du système de chauffage ?

La bonne réponse est... Non


Lorsque l'installation de nouveaux équipements nécessite l'édification ou l'aménagement d'une construction isolée de l'habitation, mais accessoire à celle-ci et destinée à abriter ces équipements, l'administration fiscale admet que les frais correspondant aux équipements soient déductibles.

Ici, donc, le propriétaire pourra bien déduire de ses revenus fonciers les dépenses d’installation et de raccordement du chauffage. En revanche, il ne pourra pas déduire les dépenses de construction du local attenant à la maison.

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Souscrire au capital de votre entreprise : chaque jour compte…

16 février 2023
Souscrire au capital de votre entreprise : chaque jour compte…
En janvier 2022, à l'occasion de la constitution de sa société, un dirigeant verse un apport en capital et demande à bénéficier de la réduction d'impôt sur le revenu dite "IR-PME" ou "Madelin", calculée au taux de 25 %.

Mais l'administration fiscale refuse : pour un investissement réalisé en janvier 2022, le taux de la réduction d'impôt est fixé à 18 % et non pas à 25 %.

Qui a raison ?

La bonne réponse est... L'administration fiscale


En principe, le taux de la réduction d'impôt dite "IR-PME" est fixé à 18 %. A titre exceptionnel, ce taux est porté à 25 % pour les investissements réalisés :

- entre le 10 août 2020 et le 31 décembre 2020 ;

- entre le 9 mai 2021 et le 31 décembre 2021 ;

- entre le 18 mars 2022 et le 31 décembre 2022.

Ici, le dirigeant ayant réalisé son investissement en janvier 2022, il pourra bénéficier de la réduction d'impôt sur le revenu "Madelin", toutes conditions par ailleurs remplies, calculée au taux de 18 % (et non pas au taux de 25 %).

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Occupation d'une terrasse : "j'y suis, j'y reste ?"

16 février 2023
Occupation d'une terrasse : "j'y suis, j'y reste ?"
Un restaurant bénéficie d’une convention d'occupation du domaine public qui l’autorise à installer une terrasse pendant une durée déterminée.

A l’expiration de cette convention, la commune ne l’informe pas de son non-renouvellement et ne lui demande pas de quitter les lieux. Il pense donc qu’il peut continuer à exploiter sa terrasse.

A raison ?

La bonne réponse est... Non


Une convention d’occupation du domaine public est conclue pour une durée déterminée et ne peut être reconduite tacitement.

Ainsi, à l’expiration de celle-ci le restaurateur doit donc quitter les lieux, sans que la commune ait besoin de l’avertir du non-renouvellement de la convention ou de lui demander de partir.

A défaut, il s’agit d’une occupation sans titre du domaine public.

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Congés payés : qui ne dit mot consent ?

16 février 2023
Congés payés : qui ne dit mot consent ?
Un salarié, qui a pris une journée de congé payé sans avoir obtenu l’autorisation préalable de son employeur, est sanctionné par un avertissement.

Avertissement qu’il conteste, rappelant qu’il avait bien formulé oralement une demande préalable de congé pour ce jour-là, d'autant qu'aucune procédure interne n'impose un accord exprès préalable de l'employeur, qui n’a d'ailleurs pas répondu à sa demande d’absence.

Pour le salarié, sa demande a donc été tacitement acceptée...

A tort ou à raison ?

La bonne réponse est... A raison


Par principe, l’autorisation de l’employeur à la prise de congés payés par un salarié peut être tacite s’il n’existe pas de consigne dans l’entreprise exigeant son accord préalable exprès.

Ici, l’entreprise ne justifiait d’aucune consigne imposant la nécessité d’obtenir un accord exprès préalable à la prise de congé et l’employeur n’avait pas expressément formulé de refus.

Par conséquent, son silence vaut acceptation de cette demande de congé payé formulée par le salarié. Ainsi, il ne pouvait pas notifier un avertissement à son encontre.

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