Aller au contenu principal
Visuel de l'activité
Code Nethelium
ASSO
Tout secteur
Actu Sociale

Contrat de travail, salaires, etc. : « To have or not to have » ?

24 octobre 2023 - 2 minutes
Attention, cette actualité a plus d'un an

En principe, tous les documents professionnels qui créent des obligations vis-à-vis des salariés doivent nécessairement être rédigés en français. Mais est-ce aussi valable pour le document définissant les objectifs à réaliser nécessaires au calcul de la part variable d’une rémunération ? Réponse du juge…

Rédigé par l'équipe WebLex.

Les objectifs rédigés en anglais doivent être traduits !

Le chef de projet d’une société française, filiale d’une société américaine, bénéficie d’une rémunération variable calculée en fonction d’objectifs consignés dans un « Practice Bonus Plan » qui lui a été transmis.

Problème ? Les objectifs fixés par ce document sont rédigés en anglais…

Ils ne sont donc pas valables, selon le salarié, qui demande alors un rappel de salaires correspondant à la somme maximale prévue en cas d’atteinte des objectifs.

Au soutien de sa demande, il rappelle que la loi impose que les documents professionnels nécessaires à la bonne exécution du contrat et / ou générant des obligations soient rédigés en français. Dans le cas contraire, ils sont inapplicables !

« Non ! », se défend l’employeur : la langue anglaise est couramment utilisée au sein de l’entreprise. Dès lors, il doit être admis que les objectifs servant au calcul de la rémunération variable puissent être rédigés en anglais.

« Faux ! », tranche le juge, qui donne raison au salarié : le document fixant les objectifs d’un salarié pour le calcul de la part variable de sa rémunération fait partie des documents professionnels nécessaires à la bonne exécution du contrat et doit, de ce fait, être traduit en français lorsqu’il est rédigé dans une langue étrangère.

Par exception, seuls les documents professionnels reçus par des étrangers ou établis à destination de salariés étrangers peuvent être rédigés dans une autre langue, ce qui n’était pas le cas ici.

Pour un contenu personnalisé, inscrivez-vous gratuitement !
Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pour aller plus loin…

Conclure un contrat à durée indéterminée : ce qu'il faut savoir
Embaucher en CDI
Conclure un contrat à durée indéterminée : ce qu'il faut savoir
Voir les sources
Tout secteur
Actu Sociale

On connaît (déjà) le montant du plafond de la Sécurité sociale au 1er janvier 2024 !

23 octobre 2023 - 1 minute
Attention, cette actualité a plus d'un an

Le plafond de la Sécurité sociale est le montant maximum en euros des rémunérations ou gains à prendre en compte pour le calcul de certaines cotisations. Il est fonction de la périodicité de la paie (mensuelle, trimestrielle, par quinzaine, etc.). Quelles sont les valeurs fixées pour l’année 2024 ?

Rédigé par l'équipe WebLex.

Plafond de la Sécurité sociale : une augmentation de 5,4 % au 1er janvier 2024

L’administration sociale indique, dans sa documentation, une revalorisation du plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS) à hauteur de 5,4 %, soit 46 368 € au 1er janvier 2024 contre 43 992 € en 2023.

Pour rappel, le PASS est parfois décliné en plafond mensuel, hebdomadaire, journalier, voire horaire. Il constitue un outil utile pour :

  • connaître le montant maximal des rémunérations et / ou des gains à prendre en compte pour le calcul du versement de certaines cotisations ;
  • définir l’assiette de certaines contributions ;
  • calculer les droits sociaux des assurés.

À noter que ce communiqué est publié avant tout vote de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2024. Affaire à suivre…

Pour un contenu personnalisé, inscrivez-vous gratuitement !
Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pour aller plus loin…

Mettre en place une rupture conventionnelle individuelle : quelles conditions ?
Gérer la rupture conventionnelle
Mettre en place une rupture conventionnelle individuelle : quelles conditions ?
Voir les sources
Gérer mon entreprise
Conseils pratiques pour la gestion de mon activité

Comment les petites entreprises peuvent simplifier leurs processus de facturation ?

Date de mise à jour : 22/10/2023 Date de vérification le : 22/10/2023 3 minutes

En tant qu’entrepreneur, il est généralement difficile de trouver le temps nécessaire pour s’occuper des tâches administratives, d’autant plus en l’absence de personnel dédié. Heureusement, grâce à la numérisation des données, les petites entreprises disposent désormais de solutions complètes pour effectuer toutes les étapes de la facturation facilement et rapidement.

 

Rédigé par Publi-rédactionnel
Comment les petites entreprises peuvent simplifier leurs processus de facturation ?

Pourquoi opter pour une solution de dématérialisation ?

L’évolution de la législation en France amène désormais les entreprises de toutes tailles à réfléchir à des solutions afin de rendre leurs factures disponibles au format digital. Les factures doivent non seulement être accessibles par voie informatisée, mais disposer également d’un certificat d’authenticité pour lutter contre les arnaques et le vol d'identité. Qui plus est, chaque entreprise doit par ailleurs pouvoir réceptionner et lire les factures envoyées de l’extérieur. Ces nouvelles obligations rendent les solutions de numérisation particulièrement utiles. Elles permettent de n’avoir besoin que d’un seul outil pour gérer l’intégralité de la facturation. La dématérialisation de facture avec Kolecto, un logiciel de référence en la matière, devient accessible à tous, y compris à ceux qui n’ont pas de formation dans la gestion administrative. 

Les étapes de la facturation numérique

La facture est tout d’abord produite directement par l’intermédiaire du logiciel de facturation. La création d’une facture est grandement simplifiée grâce aux modèles pré-enregistrés. Il suffit alors de renseigner les informations liées à la commande pour obtenir une facture qui respecte les mentions obligatoires. 

La facture est alors prête à être envoyée directement au client par le canal de son choix, le plus souvent par mail. Un logiciel de facturation comme Kolecto propose de renseigner en amont les informations principales de ses partenaires commerciaux (coordonnées, informations bancaires, etc.), permettant d’automatiser l’envoi et la réception de documents importants.

Une fois la facture envoyée à son destinataire, celle-ci est prête à être classifiée dans l’archivage électronique. La situation de paiement de chaque facture est enregistrée, ce qui permet à l’entrepreneur de suivre facilement l’état de paiement de chacune de ses factures. Le logiciel prévoit par ailleurs de notifier l’utilisateur lorsqu’une facture arrive à sa date limite de paiement, que ce soit en achat ou en vente. De cette manière, l’entreprise s’assure de ne pas subir des retards qui pourraient impacter sa trésorerie.

Passer à la facturation numérique : quels avantages ?

Faire le choix d’une plateforme de dématérialisation permet de répondre à bien plus de besoins que la seule obligation légale. D’une part, l’entreprise réalise un gain financier en comparaison de la production de documents en format papier. Les petits entrepreneurs gagnent également un temps précieux en automatisant des tâches administratives redondantes, ce qui leur permet de se concentrer sur leur activité. Enfin, les documents étant authentifiés par le logiciel, les microentreprises sont bien plus protégées contre les tentatives d’escroquerie en ligne, qui sont de plus en plus fréquentes.

Faire le choix de la facturation en ligne est donc plus qu’une simple obligation administrative. Cette solution permet à la fois de gagner en souplesse et en rapidité, tout en vous permettant de réaliser des économies et de vous protéger contre les escroqueries. Les possibilités d’automatisation donnent l’opportunité aux entrepreneurs de se concentrer pleinement sur leur travail sans avoir à passer des heures à produire et archiver des factures.

Pour un contenu personnalisé, inscrivez-vous gratuitement !
Déjà inscrit ? Connectez-vous
Sources

Publi-rédactionnel

Voir plus Voir moins
Voir les sources

C’est l’histoire d’une société redressée… à tort (?)…

23 octobre 2023

À la suite d’un contrôle Urssaf, une société se voit notifier un redressement. « Redressement irrégulier ! », selon la société, qui réclame son annulation : l’inspecteur n’a pas respecté la procédure de contrôle sur 2 points…

D’abord, dans sa lettre d’observations, le contrôleur fonde son redressement sur un mail qui ne figure pas dans la liste des documents consultés, alors même que la loi l’impose. Ensuite, le contrôleur a sollicité l’envoi de documents auprès du salarié comptable de la société n’ayant pourtant pas reçu délégation à cet effet ; or la loi l’impose aussi… « Non ! », pour l’Urssaf : la lettre d'observations est régulière même si ce mail ne figure pas formellement dans la liste des documents consultés. Concernant le salarié comptable, il n’est pas un tiers par rapport à l’employeur. Le redressement est donc régulier…

« Pas du tout ! », tranche le juge, qui donne raison à la société : les opérations de contrôle sont ici irrégulières, le redressement doit donc être annulé !

Pour un contenu personnalisé, inscrivez-vous gratuitement !
Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pour aller plus loin…

Gérer mes collaborateurs Contrôle Urssaf : quels sont les pouvoirs de l'inspecteur(trice) ?
Gérer le contrôle URSSAF
Contrôle Urssaf : quels sont les pouvoirs de l'inspecteur(trice) ?
Voir les sources
Tout secteur
Le coin du dirigeant

Notification de l’administration fiscale : « Viens chez moi, j’habite chez ma société… »

20 octobre 2023 - 2 minutes
Attention, cette actualité a plus d'un an

Parce qu’il n’a pas déposé sa déclaration de succession dans le délai légal, un héritier est taxé d’office par l’administration fiscale et reçoit une proposition de rectification… qu’il conteste, faute, selon lui d’une notification régulière : le pli n’aurait pas été envoyé à la bonne adresse… À tort ou à raison ?

Rédigé par l'équipe WebLex.

Lettre recommandée : une adresse, une boîte aux lettres, 2 personnes…

Pour rappel, sauf exceptions, lorsqu’une personne reçoit un héritage, elle doit envoyer aux services fiscaux une déclaration de succession.

Ce document permet à l’administration fiscale de calculer les droits de succession qui seront dus. En l’absence de déclaration conforme ou déposée dans les délais légaux, l’administration fiscale pourra décider de taxer d’office le « contrevenant » ce qui, en définitive, peut l’obliger à supporter non seulement le montant de l’impôt dû, mais également des majorations et / ou pénalités.

Dans une affaire récente, une personne, désignée par testament comme légataire universel, reçoit un héritage… Et ne dépose pas de déclaration de succession !

Informée, l’administration fiscale décide de le taxer d’office et lui adresse une proposition de rectification, puis un avis de mise en recouvrement.

Sauf que le légataire ne l’entend pas de cette oreille…

« Procédure irrégulière ! », conteste-t-il. Pourquoi ? Parce que la proposition de rectification, notifiée par lettre recommandée avec accusé de réception, a été envoyée à l’adresse de sa société ! C’est d’ailleurs un salarié qui a signé l’accusé de réception…

« Et alors ? », se défend l’administration : le légataire est domicilié à la même adresse que le siège de la société dont il est gérant et associé à 50 %.

« Certes », se défend le légataire, mais son domicile est bien distinct des locaux de sa société, ce qui montre bien que la notification est irrégulière…

« Non ! », tranche le juge en faveur de l’administration fiscale. Parce que son domicile est à la même adresse que le siège social de son entreprise et qu’il n’y a qu’une seule boîte aux lettres pour l’ensemble du courrier, la proposition de rectification a été valablement notifiée.

Et le fait que ce soit un salarié qui ait signé le pli est sans incidence : on pouvait valablement penser, selon le juge, qu’au regard de la relation professionnelle avec son supérieur, le salarié ferait le nécessaire pour lui remettre son courrier…

Pour un contenu personnalisé, inscrivez-vous gratuitement !
Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pour aller plus loin…

Recevoir une proposition de rectifications fiscales : ce que vous devez vérifier
Gérer le contrôle fiscal de l'entreprise
Recevoir une proposition de rectifications fiscales : ce que vous devez vérifier
Voir les sources
Tout secteur
Le coin du dirigeant

Témoin de maltraitance animale : comment le signaler ?

19 octobre 2023 - 2 minutes
Attention, cette actualité a plus d'un an

12 000 ! C’est le nombre d’infractions à l’encontre d’animaux domestiques, apprivoisés ou tenus en captivité enregistrées par la police et la gendarmerie en 2021. Mais comment réagir si vous êtes témoin d’une situation de maltraitance animale ? Plusieurs actions sont possibles… Faisons le point.

Rédigé par l'équipe WebLex.

Internet = nouveau moyen de lutte contre les maltraitances animales

Pour rappel, les mauvais traitements à l’encontre d’un animal domestique, sauvage apprivoisé ou tenu en captivité sont interdits. Autrement dit, sont concernés tous les animaux, et pas uniquement les animaux de compagnie, à l’exception des animaux sauvages en liberté.

Les maltraitances animales regroupent différentes catégories de comportements punis par la loi, en fonction de leur gravité :

  • les mauvais traitements, qui sont notamment le fait :
    • de priver un animal de nourriture et d’eau ;
    • de priver de soins un animal malade ou blessé ;
    • de placer un animal et de le maintenir dans un habitat source de souffrances, de blessures ou d’accidents ;
    • d’utiliser des moyens de détention inadaptés ou provoquant des blessures ou souffrances ;
    • etc.
  • les abandons ;
  • les sévices graves et les actes de cruauté ;
  • les atteintes sexuelles ;
  • les atteintes volontaires à la vie d’un animal ;
  • les atteintes involontaires à la vie ou à l’intégrité d’un animal.

En fonction du degré d’urgence, vous pouvez alerter directement la police, la gendarmerie, les services vétérinaires de la direction départementale de la protection des populations (DDPP) ou les associations de protection animale, elles-mêmes en lien avec les autorités compétentes.

En complément, le ministère de l’Intérieur a mis en place une procédure permettant de signaler à la gendarmerie ou à la police un mauvais traitement. Concrètement, il s’agit d’un formulaire, à retrouver ici, à remplir en donnant le plus d’informations possibles. Le signalement est anonyme et confidentiel.

Enfin, si vous voyez du contenu relayant des maltraitances animales sur internet, vous pouvez le signalez en ligne sur le site Pharos, disponible ici. Notez que ce site, géré par la police et la gendarmerie, traite tous les contenus illégaux sur internet.

Pour un contenu personnalisé, inscrivez-vous gratuitement !
Déjà inscrit ? Connectez-vous
Voir les sources
Santé
Actu Juridique

Prévention des chutes des seniors : « bouger, bouger ! »

19 octobre 2023 - 1 minute
Attention, cette actualité a plus d'un an

Chaque année, une personne sur trois de plus de 65 ans et une personne sur deux de plus de 80 ans chutent. Des chutes qui coûtent environ 2 milliards € à la collectivité. Un chiffre qui a amené le Gouvernement à publier un guide sur la prévention des chutes chez les seniors à destination des professionnels…

Rédigé par l'équipe WebLex.

Prévention des chutes chez les seniors : suivez le guide…

Le Gouvernement a publié un guide pratique sur la prévention des chutes intitulé « Travail de l’équilibre chez les seniors et les personnes âgées » à destination des professionnels au contact de ce public particulier.

Une publication utile au regard :

  • des conséquences des chutes pour les personnes âgées ;
  • du coût des chutes pour l’économie ;
  • du vieillissement de la population.

Ce guide est notamment axé sur les exercices physiques à faire réaliser aux seniors. Les exercices proposés sont adaptés à l’âge des patients et des clés sont données aux professionnels pour leur permettre d’expliquer leur action pédagogique.

Le guide propose également un focus sur quelques pathologies fréquemment rencontrées avec l’âge et sur leurs conséquences quotidiennes.

Pour un contenu personnalisé, inscrivez-vous gratuitement !
Déjà inscrit ? Connectez-vous
Voir les sources
Tout secteur
Actu Sociale

Mode d’emploi pour la gestion des données de vos salariés

18 octobre 2023 - 3 minutes
Attention, cette actualité a plus d'un an

Dans le cadre de la gestion de votre activité, vous collectez régulièrement des données personnelles. Que ce soit celles d’un salarié ou d’un candidat, quelle est la marche à suivre pour leur traitement ? Mode d’emploi.

Rédigé par l'équipe WebLex.

La collecte des données d’un candidat à l’embauche

Pour les besoins d’un recrutement, vous êtes autorisé à collecter les données personnelles d’un futur salarié.

La seule limite ? Ces données doivent être absolument nécessaires pour vérifier les compétences du salarié à occuper le poste proposé.

Ainsi, sont strictement interdites les collectes de données relatives :

  • au numéro de sécurité sociale et aux coordonnées bancaires (sauf pour les entreprises de travail temporaire) ;
  • aux membres de la famille ;
  • à l’apparence physique (mensurations, couleur des cheveux, poids, etc.).

Notez que cette dernière interdiction connaît des exceptions : c’est le cas, par exemple, lorsque l’une de ces informations constitue un élément essentiel du contrat conclu (comme pour un mannequin, un pilote de courses, un jockey, etc.).

L’interdiction de toute forme de discrimination à l’embauche vous interdit également de collecter et conserver des données relatives à l’origine raciale, ethnique, aux opinions politiques, philosophiques, religieuses ou encore à l’appartenance syndicale.

Idem pour les informations relatives à l’état de santé ou à la vie sexuelle du candidat dont la collecte est prohibée.

Pour prévenir toute difficulté, sachez que les données collectées ne doivent être communiquées qu’aux personnes chargées du recrutement, le cas échéant.

Si vous souhaitez conserver les données d’un candidat que vous ne retenez pas pour un poste futur (par exemple en gardant son CV ou sa lettre de motivation), assurez-vous d’obtenir son consentement. Dans ce cas, la conservation de ces données ne peut être que temporaire.

Un guide du recrutement, élaboré par la CNIL, rappelle l’ensemble des principes à respecter dans le cadre de la collecte et du traitement des données des candidats à l’embauche.

La collecte des données des salariés

S’agissant de la gestion courante de l’entreprise, vous êtes amené à collecter et traiter un certain nombre d’informations personnelles de vos salariés, parmi lesquelles :

  • la copie des diplômes ou agréments obtenus ;
  • le taux d’imposition ;
  • les coordonnées d’un proche en cas d’urgence ;
  • le relevé d’identité bancaire.

La collecte de ces informations doit être strictement limitée aux données absolument nécessaires à la bonne marche de l’entreprise.

Là encore, seuls les services concernés (paie, RH, etc.) doivent pouvoir accéder à ces données.

Les informations collectées peuvent être conservées pour une durée limitée, correspondant généralement à la durée du contrat dans l’entreprise. Une fois le contrat rompu, vous êtes autorisé à conserver ces données pendant 5 ans, notamment afin de répondre à vos obligations comptables, sociales ou fiscales.

Pour un contenu personnalisé, inscrivez-vous gratuitement !
Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pour aller plus loin…

Rédiger une offre d'emploi : des précautions à prendre
Recruter efficacement un salarié
Rédiger une offre d'emploi : des précautions à prendre
Voir les sources
Tout secteur
Actu Sociale

Contrat de sécurisation professionnelle : et s’il est accepté par une salariée enceinte ?

18 octobre 2023 - 2 minutes
Attention, cette actualité a plus d'un an

Le contrat de sécurisation professionnelle (CSP) est un dispositif proposé par l’employeur aux salariés visés par un licenciement économique qui permet d’organiser un parcours de retour à l'emploi. Récemment, le juge a rappelé les règles applicables en cas d’acceptation d’un CSP par une salariée enceinte. Quelles sont-elles ?

Rédigé par l'équipe WebLex.

L’acceptation du CSP par une salariée enceinte suffit-elle à rompre son contrat de travail ?

Un employeur envisage de licencier une salariée pour motif économique et lui propose donc un contrat de sécurisation professionnelle (CSP). Au terme du délai de réflexion dont elle disposait, la salariée accepte le bénéfice du CSP...

… avant de saisir le juge pour obtenir la nullité de son licenciement en raison de son état de grossesse.

Elle rappelle, en effet, qu’elle devait bénéficier de la protection contre le licenciement puisque à la date d’expiration du délai de réflexion, sa grossesse était médicalement constatée.

Rappelons que l’employeur ne peut pas rompre le contrat de travail d’une salariée dont l’état de grossesse est médicalement constaté, sauf à justifier d’une faute grave de la salariée ou de l’impossibilité de maintenir son contrat pour un motif étranger à la grossesse.

Or ici, l’employeur n’a pas justifié d’une telle impossibilité.

Mais l’employeur n’est pas du même avis : dès lors que la salariée a accepté le CSP, son contrat de travail a été rompu d’un commun accord et ce, même si l’acceptation est intervenue alors qu’elle était enceinte.

Il n’avait donc pas à justifier de l’existence d’une faute grave commise par la salariée ou de son impossibilité de maintenir le contrat de travail !

« Non ! », tranche le juge, qui rappelle que l’adhésion au CSP ne constitue pas une rupture conventionnelle, mais est une modalité de licenciement pour motif économique.

La salariée, dont l’état de grossesse était médicalement constaté à la date d’expiration du délai de réflexion, bénéficiait donc bien de la protection contre le licenciement.

S’il souhaitait la licencier, l’employeur devait nécessairement justifier de l'impossibilité de maintenir son contrat de travail pour un motif étranger à la grossesse, ce qu’il n’a pas fait ici…

Par conséquent, le licenciement est nul !

Pour un contenu personnalisé, inscrivez-vous gratuitement !
Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pour aller plus loin…

Proposer un contrat de sécurisation professionnelle : une obligation ?
Licencier un salarié pour motif économique
Proposer un contrat de sécurisation professionnelle : une obligation ?
Voir les sources
Tout secteur
Actu Sociale

Ordre du jour du CSE : vous pouvez reformuler la question ?

18 octobre 2023 - 2 minutes
Attention, cette actualité a plus d'un an

L’ordre du jour fixant le contenu des réunions du CSE est co-établi par son président, à savoir l’employeur, et par le secrétaire, membre élu de l’instance. Mais que se passe-t-il si au moment d’établir cet ordre du jour, l’employeur reformule une question transmise par les élus ? S’expose-t-il à une condamnation ? Réponse du juge.

Rédigé par l'équipe WebLex.

Ordre du jour du CSE : quand les élus pensent avoir trouvé la faille…

Un employeur est condamné pour avoir reformulé lors de l’élaboration de l’ordre du jour d’une réunion du CSE d’établissement (CSEE) une question préalablement transmise par les élus.

Pour eux, cette reformulation constitue une atteinte à leur liberté d’expression et n’est permise que lorsqu’elle concerne l’une des attributions de la commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT)… Ce qui n’est pas le cas ici.

L’employeur était donc obligé de retranscrire fidèlement et sans aucune reformulation, anonymisation ou regroupement les questions adressées par les membres, ce qu’il n’a manifestement pas fait !

Une condamnation que l’employeur s’empresse de contester. Pour lui, le règlement intérieur du CSEE prévoit une élaboration conjointe de l’ordre du jour entre les membres de l’instance (représentés par la secrétaire du CSEE) et la direction de l’entreprise.

Le caractère conjoint de cette élaboration doit permettre à l’employeur, président de l’instance, de reformuler librement une question posée !

« Tout à fait ! », confirme le juge : l’ordre du jour est établi et signé conjointement par la direction et par la secrétaire, membre de la représentation du personnel du CSEE. Dès lors, rien ne s’oppose à ce que l’employeur reformule une question posée par les membres de l’instance.

Pour un contenu personnalisé, inscrivez-vous gratuitement !
Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pour aller plus loin…

Comité social et économique des entreprises d’au moins 50 salariés : ses attributions économiques
Le comité social et économique
Comité social et économique des entreprises d’au moins 50 salariés : ses attributions économiques
Voir les sources
Abonnez vous à la newsletter
Accéder à WebLexPro
Accéder à WeblexPro