Pêcheur à quai = pêcheur aidé ?
Pêcheurs contraints de rester à quai : une compensation financière à venir
Pour soutenir les pêcheurs contraints de rester à quai du fait de la réduction du quota de pêche de soles dans le Golfe de Gascogne, le gouvernement a décidé de leur permettre de bénéficier d’une aide financière.
L’ensemble des conditions à remplir pour obtenir cette aide est consultable ici.
Les interlocuteurs instruisant les demandes d’aide financière sont la Direction interrégionale de la Mer Nord-Atlantique Manche-Ouest (DIRM NAMO) et la Direction interrégionale de la Mer Sud-Atlantique (DIRM SA).
- Communiqué de presse du ministère de la Mer du 6 janvier 2022
Coronavirus (COVID-19) : ce qui change pour les tests et les autotests
Coronavirus (COVID-19) : faciliter la délivrance des autotests
Actuellement, les boîtes contiennent 5 ou 10 autotests selon leur conditionnement. Or, les pharmaciens ont l’obligation de délivrer 2 autotests par personne contact ayant un schéma vaccinal complet ou âgée de moins de 12 ans, ayant réalisé un test négatif.
Pour faciliter la délivrance des autotests, les pharmaciens sont autorisés, depuis le 8 janvier 2022, à ouvrir les boîtes pour en prendre seulement 2, afin de les délivrer à la personne qui en est bénéficiaire.
Ce déconditionnement doit respecter des modalités techniques consultables ici.
Coronavirus (COVID-19) : augmenter les capacités de tests
Dans un contexte de forte circulation de la covid-19, le nombre de tests réalisés est très important, ce qui met à mal les ressources humaines déjà engagées.
Depuis le 9 janvier 2022, pour remédier à cette difficulté :
- lorsque les laboratoires ne disposent pas du nombre de techniciens nécessaire à l’examen des tests, ils peuvent faire appel aux étudiants en master « biologie moléculaire et cellulaire » ou « biochimie, biologie moléculaire » ;
- la réalisation des tests est ouverte à un nombre de personnes plus important (titulaires d'un diplôme dans le domaine de la biologie moléculaire ou justifiant d'une expérience professionnelle d'au moins 1 an dans ce domaine, étudiants de 3e et 4e années de 3e cycle du DES de biologie médicale et les étudiants en master « biologie moléculaire et cellulaire » ou « biochimie, biologie moléculaire »).
- Arrêté du 7 janvier 2022 modifiant l'arrêté du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire
- Arrêté du 8 janvier 2022 modifiant l'arrêté du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire
Coronavirus (COVID-19) : bas les masques en extérieur ?
Coronavirus (COVID-19) : un port du masque en extérieur sous conditions
Le juge vient de se prononcer sur la légalité de l’imposition du port du masque en extérieur.
Selon lui, cette obligation est tout à fait légale, sous réserve que :
- le port du masque soit limité aux lieux et aux heures de forte circulation de population quand la distanciation physique n’est pas possible, tels que les marchés, les rassemblements sur la voie publique ou les centres-villes commerçants ;
- la situation épidémiologique locale le justifie.
Il précise tout de même que le préfet peut délimiter des zones suffisamment larges pour que la règle soit compréhensible et son application cohérente.
- Arrêt du Conseil d’Etat du 11 janvier 2022, n° 460002
Pollution par la chlordécone : une aide financière pour les marins
Une aide financière pour les marins depuis le 1er janvier 2022
Il est créé, au profit des marins-pêcheurs embarqués à bord des navires basés dans les ports de Guadeloupe et de Martinique et armés à la petite pêche, une aide financière visant à compenser temporairement les pertes de revenus dues à la pollution des eaux marines par la chlordécone.
Cette aide est versée aux salariés et non-salariés à compter du 1er janvier 2022, pour une durée maximale de 3 ans. Pour en bénéficier, vous devez remplir certaines conditions, consultables ici.
- Décret n° 2021-1713 du 20 décembre 2021 portant création d'une aide exceptionnelle en soutien au secteur de la petite pêche Antilles, dans le cadre de la pollution des eaux marines par la chlordécone
Secteur maritime : ce qui change au 1er janvier 2022
Un guichet unique de la fiscalité de la plaisance
Afin de simplifier les démarches des usagers de la mer (professionnel et non professionnel), un guichet unique de la fiscalité de la plaisance est ouvert, depuis le 1er janvier 2022, à Saint-Malo.
Interdiction (partielle) des « scrubbers »
La lutte contre la pollution des navires passe par une diminution des émissions de particules et notamment de la teneur en soufre de leur combustible. En 2020, ce taux a été baissé de 3,5 % à 0,5 % au niveau mondial.
Toutefois, des filtres spéciaux placés dans les cheminées des navires, appelés « scrubbers », permettent à certaines compagnies d’utiliser des combustibles plus soufrés que ce que permet la réglementation, tout en atteignant des taux d’émissions polluantes équivalents à l’utilisation de carburants réduits en soufre.
Pour contrer cette pratique, depuis le 1er janvier 2022, les rejets de ces scrubbers sont interdits sur l’ensemble du littoral français, dans les ports et jusqu’aux 3 milles marins.
Evolution du régime d’inspection des navires
Depuis le 1er janvier 2022, les permis de navigation délivrés aux armateurs après le bon déroulement de la visite périodique de leur navire n’ont plus de limite de validité.
En revanche, dans le cas où une prescription nécessite de revoir le navire, un permis à durée limitée est délivré.
Les navires continuent à faire l’objet d’inspections par les centres de sécurité des navires (CSN), mais sur la base d’un régime d’inspection qui ne dépend plus de la validité du permis de navigation : la périodicité des visites des navires est adaptée à leur accidentologie, au nombre de prescriptions émises lors des visites, au type d’exploitation ou de navire, etc. Retrouvez tous les détails nécessaires ici.
- Communiqué de presse du ministère de la Mer du 29 décembre 2021
- Communiqué de presse du ministère de la Mer du 23 décembre 2021
Grippe aviaire : mobilisation des étudiants !
Grippe aviaire : les étudiants des écoles vétérinaires en renfort !
En raison de la circulation active de la grippe aviaire, le gouvernement a décidé de faire appel aux services d’étudiants volontaires des écoles vétérinaires pour effectuer les missions suivantes :
- visites sanitaires en élevage ;
- prélèvements en abattoir ou en élevage ;
- enquêtes épidémiologiques et de traçabilité ;
- participation aux opérations de dépeuplement ;
- rédaction de comptes-rendus ou documents administratifs relatifs à ces missions.
Cette mobilisation des étudiants est possible jusqu’au 31 mai 2022.
- Arrêté du 10 janvier 2022 relatif à l'appel aux services d'élèves des écoles vétérinaires françaises remplissant les conditions prévues à l'article L. 241-6 pour lutter contre l'influenza aviaire hautement pathogène
Services en ligne : simplifier la vie des entrepreneurs
Regroupement des services en ligne pour les entrepreneurs
En 2022, 3 nouveaux sites Web regroupant l’ensemble des services en ligne vont voir le jour, permettant aux entreprises :
- de s’informer et d’être orientées avec le nouveau site « entreprendre.service-public.fr » qui sera le centre d’information et d’orientation de référence dédié aux créateurs et chefs d’entreprises ;
- de réaliser leurs formalités avec le nouveau site « formalites.entreprises.gouv.fr » qui centralisera l’ensemble des formalités administratives à accomplir pour immatriculer, modifier ou cesser son activité ou encore déposer ses comptes, quel que soit son secteur ;
- de déclarer et payer avec le nouveau site « portailpro.gouv.fr » qui simplifiera et unifiera les démarches de déclaration et de paiement des professionnels en leur permettant d’accéder, au sein d’un seul et même espace, aux services proposés à la fois par les impôts, les Urssaf et la Douane.
- Communiqué de presse du ministère de l’Economie du 27 décembre 2022 n° 1848
Transport de betteraves sucrières : une circulation encadrée
Transport de betteraves sucrières : une expérimentation
Depuis le 27 décembre 2021, il est expérimenté la possibilité, exclusivement à l’intérieur du territoire national, de transporter de la betterave sucrière pour un poids total roulant supérieur à 48 tonnes.
Cette autorisation vaut pour le transport depuis les lieux de récolte jusqu'aux lieux de première transformation, à l'exclusion de toute autre activité.
L’expérimentation prendra fin le 1er mars 2023.
- Décret n° 2021-1806 du 23 décembre 2021 autorisant l'expérimentation de la circulation de véhicules de transport routier de betteraves dépassant le poids total roulant autorisé prévu par le code de la route
Vote des associés : les absents ont toujours tort ?
Vote des associés à l’unanimité = tous les associés !
Lors d’une assemblée générale (AG), des associés décident de ratifier a posteriori les décisions prises par le gérant d’une société qui excédaient ses pouvoirs.
Cette ratification est faite à l’unanimité des associés présents ou représentés : les associés absents et non représentés n’ont donc pas voté.
Une erreur, selon l’un de ces associés absents et non représentés : pour lui, cette ratification ne peut se faire qu’à l’unanimité de l’ensemble des associés… et pas seulement de l’ensemble des associés présents ou représentés.
Ce que confirme le juge : la ratification des décisions qui excèdent les pouvoirs reconnus aux gérants sont prises selon les dispositions statutaires ou, en l'absence de telles dispositions, à l'unanimité des associés, et pas seulement à l’unanimité des présents ou représentés.
- Arrêt de la Cour de cassation, 3e chambre civile, du 5 janvier 2022, n° 20-17428
Bien-être animal : un référent obligatoire dans les élevages !
Désignation d’un référent bien-être animal : comment ?
Depuis le 1er janvier 2022, les responsables d’élevage d’animaux ont l’obligation de nommer un référent bien-être animal qui est chargé de sensibiliser les personnes travaillant au sein de la structure à cet enjeu.
Sont notamment concernés par cette nouvelle règlementation :
- les élevages d’animaux domestiques ;
- les élevages d’animaux sauvages apprivoisés ou détenus en captivité ;
- les élevages d’animaux destinés à la production d'aliments, de laine, de peau, de fourrure ou à d'autres fins agricoles.
De plus, il est également instauré une obligation de formation pour les référents exerçant dans les élevages de porcs et de volailles. Celle-ci doit être entamée dans les 6 mois à compter du 1er janvier 2022 et les intéressés disposent d’un délai de 18 mois pour achever leur parcours de formation.
Elle doit être labellisée « bien-être animal » et est valable pendant une période de 7 ans à l’issue de laquelle le référent doit la renouveler pour mettre à jour ses connaissances.
Enfin, il est prévu que le contenu de la formation permette aux référents :
- de prendre connaissance de la règlementation applicable en matière de bien-être animal et des sanctions en cas de non-respect de celle-ci ;
- de connaitre leur rôle et leurs missions, par exemple veiller à ce que les animaux ne soient pas laissés sans nourriture ou sans soins, qu’ils soient placés dans un environnement approprié, etc. ;
- de comprendre les différents besoins physiologiques et psychiques des animaux ;
- de connaitre le principe du « One Welfare » selon lequel le bien-être animal, le bien-être des personnes et l’environnement sont liés.
Sources :
- Arrêté du 16 décembre 2021 définissant les modalités de désignation des référents « bien-être animal » dans tous les élevages et l'obligation et les conditions de formation au bien-être animal des personnes désignées référentes dans les élevages de porcs ou de volailles
- Communiqué de presse du ministère de l’agriculture et de l’alimentation du 29 décembre 2021
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