Impôt sur le revenu : vérifiez vos coordonnées bancaires !
Impôt sur le revenu : pourquoi faut-il vérifier ses coordonnées bancaires ?
Actuellement, l’administration fiscale calcule le montant définitif de votre impôt sur le revenu.
3 cas de figure peuvent se présenter :
- vous ne devez plus rien au titre de vos revenus 2020 et vous n’avez aucune démarche à réaliser, le montant de votre impôt étant égal aux sommes déjà prélevées à la source en 2020 ;
- vous pouvez bénéficier d’un remboursement, le montant prélevé en 2020 étant supérieur au montant final de votre impôt ; ce remboursement sera effectué par virement sur votre compte bancaire, soit le 20 juillet 2021, soit le 6 août 2021 ;
- vous avez un reste à payer, le montant prélevé en 2020 n’ayant pas permis de couvrir l’intégralité de votre impôt ; dans ce cas :
- ○ si la somme à payer est inférieure ou égale à 300 €, elle sera prélevée en une seule fois sur votre compte bancaire le 27 septembre 2021 ;
- ○ si la somme à payer est supérieure à 300 €, elle sera prélevée en 4 fois, les 27 septembre 2021, 25 octobre 2021, 25 novembre 2021 et 27 décembre 2021.
Pour s’assurer du bon déroulement de ces opérations (remboursement ou prélèvement), vous devez vous assurer, au plus tard le 1er juillet 2021, que le compte bancaire connu de l’administration fiscale est le bon.
Pour cela, vous pouvez :
- vous connecter à votre espace particulier sur le site Internet des impôts (impots.gouv.fr), service « Gérer mon prélèvement à la source », rubrique « Mettre à jour vos coordonnées bancaires » ;
- contacter les services fiscaux par téléphone au 0 809 401 401 (appel non surtaxé) du lundi au vendredi du 8h30 à 19h.
- Communiqué de presse du ministère de l’économie, des finances et de la relance du 23 juin 2021, n°1141
Mariage et épargne salariale : quand demander le déblocage anticipé de sa participation ?
Mariage et épargne salariale : un délai de 6 mois à partir de quand ?
Par principe, les sommes qui sont placées sur un plan d’épargne entreprise (PEE) sont légalement bloquées pendant les 5 premières années.
Néanmoins, dans les situations suivantes, le salarié détenteur du plan peut demander le déblocage anticipé de sa participation :
- mariage, conclusion d’un Pacs ;
- naissance ou adoption d’un enfant, à partir du 3e ;
- invalidité du salarié, de son époux/épouse ou de son partenaire de Pacs ;
- décès du salarié, de son époux/épouse ou de son partenaire de Pacs ;
- cessation du contrat de travail (licenciement, démission ou départ en retraite) ;
- surendettement ;
- création ou reprise d’entreprise ;
- acquisition d’une résidence principale, travaux d’agrandissement ou remise en état à la suite d’une catastrophe naturelle ;
- victime de violences conjugales.
La demande de déblocage anticipé pour cause de mariage est enfermée dans un délai de 6 mois, décompté à partir :
- de la célébration du mariage, si ce dernier a lieu en France ;
- de la transcription sur les registres d’état civil français du mariage célébré à l’étranger, dès lors que ce mariage n’aura de véritable existence juridique en France qu’à compter de cette transcription.
- Journal de bord du médiateur de l’autorité des marchés financiers, 3 mai 2021
Assurance chômage : du nouveau concernant l’allocation chômage
Assurance chômage : pas de nouvelles règles de calcul au 1er juillet 2021
Pour rappel, les nouvelles règles de calcul de l’assurance chômage devaient s’appliquer à partir du 1er juillet 2021, le gouvernement souhaitant :
- rendre l’indemnisation chômage des salariés alternant périodes d’emploi et d’inactivité moins favorable dès le 1er juillet 2021 ;
- mettre en place un système de bonus-malus sur les cotisations chômages, afin d’inciter les employeurs à proposer des contrats longs, dès le 1er septembre 2022.
Toutefois, des syndicats ont demandé la suspension de ces nouvelles règles, la situation économique des entreprises qui recourent largement aux contrats courts pour des besoins temporaires étant aujourd’hui incertaine du fait de la crise sanitaire.
Saisi de cette demande, le juge commence par rappeler que la mise en œuvre du système de bonus-malus à destination des employeurs a d’ores et déjà été différé au 1er septembre 2022, justement en raison de l’incertitude de la situation économique.
Dès lors, l’application immédiate de la réforme pour les salariés constitue une erreur manifeste d’appréciation de la part du gouvernement.
Le juge estime donc nécessaire de suspendre l’application des nouvelles règles de calcul des allocations chômages.
Prenant acte de cette décision, le gouvernement précise que la suspension porte uniquement sur la date d’entrée en vigueur des nouvelles règles de calcul de l’assurance chômage. Les modalités de mise en œuvre de la réforme seront quant à elles précisées ultérieurement.
En attendant, les règles actuelles continueront de s’appliquer au-delà du 1er juillet 2021.
- Arrêts du Conseil d'Etat du 22 juin 2021 n° 452210 et suivants (NP)
- Conseil d’Etat, Actualité du 22 juin 2021, Assurance-chômage : les nouvelles règles de calcul de l’allocation sont suspendues
- Communiqué de presse du Ministère du travail, du 22 juin 2021 : Décision du Conseil d’État : la réforme de l’assurance chômage n’est pas remise en cause
