Bornes de recharges : bientôt 100 000 ?
Augmenter le nombre de bornes de recharge des véhicules électriques : comment ?
Afin d’accélérer le déploiement des bornes de recharge des véhicules électriques, le Gouvernement a annoncé la mise œuvre des mesures suivantes :
- prise en charge jusqu’à 60 % du coût des bornes ouvertes au public, soit une aide allant de 2 000 € à 9 000 € : jusqu’à présent, le montant de cette aide était compris entre 1 000 € et 2 000 € ;
- remise à niveau d’une partie du réseau déjà existant ;
- création d’une enveloppe de 100 M€ pour installer des bornes de recharge rapide sur les autoroutes et le réseau routier national ;
- mise en place d’un bonus de 1 000 € pour les véhicules électriques d'occasion et augmentation de 1 000 € des bonus à l’achat de véhicules électriques neufs dans les DOM ;
- suppression des véhicules Crit'Air 2 de la prime à la conversion à partir du 1er janvier 2021 ;
- mise en place d'un dispositif de micro-crédit avec garantie de l'Etat, pour les ménages les plus modestes, pour l’achat ou la location de véhicules peu émetteurs.
Source : Communiqué de presse du Ministère des Transports du 12 octobre 2020
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Délais de paiement : quel bilan pour l’année 2019 ?
Délais de paiement : une évolution en demi-teinte
Comme chaque année, l’Observatoire des délais de paiement fait le point sur les pratiques de paiement et leurs évolutions sur la période 2018-2019.
Concernant les paiements interentreprises, le bilan est relativement positif : ceux-ci sont aujourd’hui inférieurs à 60 jours, avec 44 jours pour les délais clients et 51 jours pour les délais fournisseurs en 2018.
Les comportements de paiement par secteur d’activité demeurent globalement stables, même s’il faut relever que la situation de l’industrie et des transports s’est améliorée, tandis que celle du secteur de la construction reste entachée de mauvaises pratiques.
Point négatif, les retards de paiement ne semblent plus se réduire : ainsi près d’1/3 des entreprises paient leurs fournisseurs avec une moyenne de 11 jours de retard.
Les conséquences liées à ces retards ne doivent pas être minimisées : en l’absence de retard, les PME pourraient récupérer 19 Mds €, et les entreprises de taille intermédiaires (ETI) 7 Mds €.
La lutte engagée pour faire respecter les délais de paiement demeure donc d’actualité : à ce titre, la politique de contrôle menée par la DGCCRF reste prioritaire.
Sur l’année 2019, plus de 1 500 établissements ont été contrôlés avec un taux d’anomalie de 31 %, et 209 sanctions ont été prononcées pour un montant total d’amende de 22,4 M€.
Fait notable, 4 amendes supérieures à 1 M€ ont été prononcées sur l’année 2019.
Du point de vue des services de l’Etat, le délai moyen de paiement s’est réduit de 2 jours, et se situe désormais en moyenne à 19,4 jours.
Pour les collectivités locales et les établissements publics locaux et hospitaliers, le constat est légèrement négatif : le délai moyen de paiement est passé de 26,8 jours à 27,4 jours en 2019.
L’Observatoire souligne en outre le comportement des collectivités de grandes tailles, dont plus d’un quart exécutent leurs paiements dans un délai supérieur au délai règlementaire de 30 jours.
Source : Communiqué de presse du Ministère chargé des petites et moyennes entreprises, du 8 octobre 2020, n° 259
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Vente d’un logement loué : le locataire doit (toujours) passer avant les autres…
Vente d’un logement loué = droit de préemption du locataire
Une société décide de louer l’un des logements qu’elle possède à un couple.
En cours de bail, la société est placée en liquidation judiciaire. Décidé à vendre le logement sans occupants, le liquidateur judiciaire de la société décide de demander, avant toute mise en vente, la résiliation du contrat de bail.
Sauf, rappelle le couple, que le bailleur qui décide de vendre le logement d’habitation qu’il loue est tenu de délivrer, 6 mois avant la fin du bail, un congé pour vendre à son locataire, qui doit préciser le prix et les conditions de la vente.
L’accomplissement de cette formalité vaut offre de vente adressée au locataire, qui a alors la possibilité d’exercer son droit de préemption, c’est-à-dire d’acheter le logement en priorité par rapport aux autres acheteurs.
Une obligation qui s’impose également au liquidateur judiciaire du bailleur : et faute de l’avoir accomplie, celui-ci ne peut ici obtenir la résiliation du bail…
Ce que confirme le juge : dès lors qu’il souhaite vendre un logement mis en location, le liquidateur judiciaire d’un bailleur est tenu de délivrer un congé pour vendre au locataire.
A défaut d’avoir respecté cette formalité, sa demande en résiliation du bail ne peut qu’être rejetée.
Source : Arrêt de la Cour de cassation, chambre commerciale, du 7 octobre 2020, n° 19-10685
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Transport en commun : plus d’arrêt à la demande ?
Transport : vive les arrêts à la demande !
Afin de lutter contre le sentiment d’insécurité dans l’espace public, en particulier de la part des femmes, le Gouvernement acte la possibilité de mettre en place, dans les transports en commun, le service de « descente à la demande ».
Pour rappel, cela consiste à offrir la possibilité à toute personne voyageant seule et exprimant son besoin auprès du conducteur de descendre entre deux arrêts de bus afin d'être rapprochée de sa destination.
Source : Décret n° 2020-1276 du 19 octobre 2020 relatif aux dispositifs de descente à la demande et modifiant diverses dispositions du code des transports en matière de sûreté dans les transports
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Coronavirus (COVID-19) : StopCovid devient TousAntiCovid !
Coronavirus (COVID-19) : les nouveautés de l’appli « TousAntiCovid »
Afin de remonter les chaînes de contamination, le Gouvernement incite les Français à télécharger, depuis le 22 octobre 2020, la nouvelle application mobile « TousAntiCovid ». Notez que les personnes ayant déjà « StopCovid » n’ont rien à faire, la mise à jour vers l’appli « TousAntiCovid » étant automatique.
Concrètement, « TousAntiCovid » est une version enrichie de la première application « StopCovid » qui comporte les évolutions suivantes :
- un environnement visuel et une ergonomie optimisés avec un accès instantané à toutes les fonctionnalités de l'application ;
- un centre d'informations qui propose des indicateurs sur la situation épidémiologique en France ainsi que des actualités en lien avec la lutte contre l'épidémie (par exemple, les mesures mises en place par les autorités nationales et locales) ;
- une plus grande transparence avec la publication automatique et régulière des chiffres sur l'utilisation de l'application ;
- l'accès à « DépistageCovid », la carte des centres de dépistages actualisée avec des informations sur les temps d'attente remontées par les utilisateurs ;
- l'accès à « MesConseilsCovid » pour avoir des conseils personnalisés ;
- l'accès facilité à l'attestation dérogatoire de déplacement pour les zones concernées par le couvre-feu.
Notez que de nouvelles fonctionnalités devraient être disponibles prochainement.
Source : https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A14069?xtor=EPR-100
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Coronavirus (COVID-19) et couvre-feu : qui est concerné au 24 octobre 2020 ?
Coronavirus (COVID-19) et couvre-feu : pour qui, avec quelles conséquences ?
Depuis le 17 octobre 2020, dans certains départements et dans les zones qu’il définit, le Préfet doit mettre en place un couvre-feu afin de lutter contre la propagation de la covid-19.
Ces départements étaient jusqu’à présent les suivants :
- Bouches-du-Rhône ;
- Haute-Garonne ;
- Hérault ;
- Isère ;
- Loire ;
- Nord ;
- Rhône ;
- Seine-Maritime ;
- Paris ;
- Seine-et-Marne ;
- Yvelines ;
- Essonne ;
- Hauts-de-Seine ;
- Seine-Saint-Denis ;
- Val-de-Marne ;
- Val-d'Oise.
Concrètement, ce couvre-feu avait été instauré en Ile de France et pour 8 métropoles : Grenoble, Lille, Lyon, Aix Marseille, Saint-Etienne, Rouen, Montpellier et Toulouse.
Depuis le 24 octobre 2020, le couvre-feu a été élargi à tous les départements précités et plus aux seules métropoles qui y sont situées.
Par ailleurs, le couvre-feu est étendu, à la même date, aux départements suivants :
- Ain ;
- Hautes-Alpes ;
- Alpes-Maritimes ;
- Ardèche ;
- Ardennes ;
- Ariège ;
- Aube ;
- Aveyron ;
- Calvados ;
- Corse-du-Sud ;
- Haute-Corse ;
- Côte-d’Or ;
- Drôme ;
- Gard ;
- Ille-et-Vilaine ;
- Indre-et-Loire ;
- Jura ;
- Haute-Loire ;
- Loiret ;
- Lozère ;
- Maine-et-Loire ;
- Marne ;
- Meurthe-et-Moselle ;
- Oise ;
- Pas-de-Calais ;
- Puy-de-Dôme ;
- Pyrénées-Atlantiques ;
- Hautes-Pyrénées ;
- Pyrénées-Orientales ;
- Bas-Rhin ;
- Saône-et-Loire ;
- Savoie ;
- Haute-Savoie ;
- Tarn ;
- Tarn-et-Garonne ;
- Var ;
- Vaucluse ;
- Haute-Vienne.
Outre ces départements, le couvre-feu est également applicable en Polynésie française (entre 21 h et 4 h du matin).
Le couvre-feu implique notamment que les déplacements de personnes hors de leur lieu de résidence est interdit entre 21 heures et 6 heures du matin, à l'exception des déplacements pour les motifs suivants :
- déplacements entre le domicile et le lieu d'exercice de l'activité professionnelle ou le lieu d'enseignement et de formation ;
- déplacements pour des consultations et soins ne pouvant être assurés à distance et ne pouvant être différés ou pour l'achat de produits de santé ;
- déplacements pour motif familial impérieux, pour l'assistance aux personnes vulnérables ou précaires ou pour la garde d'enfants ;
- déplacements des personnes en situation de handicap et de leur accompagnant ;
- déplacements pour répondre à une convocation judiciaire ou administrative ;
- déplacements pour participer à des missions d'intérêt général sur demande de l'autorité administrative ;
- déplacements liés à des transferts ou transits vers ou depuis des gares ou aéroports dans le cadre de déplacements longue distance ;
- déplacements brefs, dans un rayon maximal d'un kilomètre autour du domicile pour les besoins des animaux de compagnie.
Les personnes souhaitant bénéficier de l'une de ces exceptions doivent se munir d'un document leur permettant de justifier le motif du déplacement et, s’il est professionnel, d’un justificatif fournit par l’employeur. A défaut de présentation de cette attestation, le contrevenant peut être condamné au paiement d’une amende de 135 €. Le montant de cette amende peut être porté à 3 750 € en cas de récidive.
Pour rappel, durant le couvre-feu, les établissements recevant du public (ERP) suivants ne peuvent pas accueillir du public :
- établissements de type N : débits de boissons ;
- établissements de type EF : établissements flottants, pour leur activité de débit de boissons ;
- établissements de type P : salles de jeux ;
- établissements de type T : salles d'exposition ;
- établissements de type X : salles de sport sauf pour :
- ○ les groupes scolaires et périscolaires et les activités sportives participant à la formation universitaire ;
- ○ toute activité à destination exclusive des mineurs ;
- ○ les sportifs professionnels et de haut niveau ;
- ○ les activités physiques des personnes munies d'une prescription médicale ou présentant un handicap reconnu par la maison départementale des personnes handicapées ;
- ○ les formations continues ou les entraînements obligatoires pour le maintien des compétences professionnelles ;
- ○ les épreuves de concours ou d'examens ;
- ○ les événements indispensables à la gestion d'une crise de sécurité civile ou publique et à la continuité de la vie de la Nation ;
- ○ les assemblées délibérantes des collectivités et leurs groupements et les réunions des personnes morales ayant un caractère obligatoire ;
- ○ l'accueil des populations vulnérables et la distribution de repas pour des publics en situation de précarité ;
- ○ l'organisation de dépistages sanitaires, collectes de produits sanguins et actions de vaccination.
Notez que le terme de « salles de sport » a été remplacé par celui d’« établissements sportifs couverts » et que sont désormais concernés par l’interdiction d’accueil du public les établissements de type M (magasins de vente, pour l’organisation d’activités physiques et sportives).
La réglementation du couvre-feu prévoit aussi que les autres ERP ne peuvent pas accueillir de public entre 21 heures et 6 heures du matin, sauf pour les activités suivantes :
- entretien, réparation et contrôle technique de véhicules automobiles, de véhicules, engins et matériels agricoles ;
- fourniture nécessaire aux exploitations agricoles ;
- distributions alimentaires assurées par des associations caritatives ;
- commerce de détail de carburants et combustibles en magasin spécialisé ;
- commerce de détail de produits pharmaceutiques en magasin spécialisé ;
- commerce de détail d'articles médicaux et orthopédiques en magasin spécialisé ;
- hôtels et hébergement similaire ;
- location et location-bail de véhicules automobiles ;
- location et location-bail de machines et équipements agricoles ;
- location et location-bail de machines et équipements pour la construction ;
- blanchisserie-teinturerie de gros ;
- commerce de gros fournissant les biens et services nécessaires aux activités précitées ;
- services publics de santé, de sécurité, de transports et de solidarité ouverts la nuit ;
- cliniques vétérinaires et cliniques des écoles vétérinaires ;
- laboratoires d'analyse ;
- refuges et fourrières ;
- services de transport ;
- toutes activités dans les zones réservées des aéroports.
La réglementation permet également aux boutiques associées à ces commerces pour la vente de denrées alimentaires à emporter, hors produits alcoolisés, et équipements sanitaires ouverts aux usagers de la route et aux services funéraires d’accueillir du public.
- https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus
- Décret n° 2020-1294 du 23 octobre 2020 modifiant le décret n° 2020-1262 du 16 octobre 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de covid-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire
