C’est l’histoire d’un gérant… qui ne l’est pas vraiment…
Un dirigeant qui vend ses titres et réclame un abattement fiscal… Un abattement réservé aux dirigeants, rappelle le fisc… C’est le cas, puisqu’il est gérant, relève ce dernier… Pas si on relit les statuts, fait remarquer le fisc...
Verdict ?
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C’est l’histoire d’un propriétaire qui espère bénéficier d’un avantage fiscal grâce à des tickets de caisse…
Un propriétaire qui entretient les immeubles qu’il loue… qui fournit des tickets de caisse prouvant l’achat de matériaux… et qui demande à déduire ces dépenses de ses revenus fonciers…
Suffisant pour obtenir satisfaction ?
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C’est l’histoire d’un employeur à qui une salariée reproche d’être un peu (trop ?) curieux…
Un employeur découvre des mails d’une salariée insultant un collègue… Ce qui est inacceptable pour l’employeur qui la licencie… Ce qui est inacceptable pour la salariée qui voit là une violation de sa vie privée…
Qui a raison de se plaindre ?
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C’est l’histoire d’une société qui fait l’objet d’un contrôle fiscal… un peu trop long à son goût…
Un contrôle fiscal dans une société qui se poursuit chez un de ses fournisseurs… Au final, un contrôle qui dure plus de 6 mois… En contradiction avec la règle qui impose un délai maximum de contrôle, conteste la société…
Vraiment ?
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C’est l’histoire d’un agent commercial pour qui, avec son partenaire, c’est « œil pour œil, dent pour dent »…
Une société conclut un contrat exclusif avec un agent commercial... L'agent qui, faute d’être payé de ses commissions, s’engage avec un concurrent… La société qui rompt le contrat…
Avec ou sans indemnité ? Tout dépend qui a fauté le premier…
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C’est l’histoire d’un dirigeant qui s’estime « responsable mais pas coupable »…
Une entreprise mise en liquidation judiciaire après la perte de son seul et unique client… Ce qui est bien le problème pour le liquidateur qui met en cause le dirigeant qui n’a pas su, selon lui, pérenniser l’activité…
Mais est-ce une « faute » ?
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C’est l’histoire d’un employeur qui surprend un salarié en train de fumer dans l’entreprise…
Un salarié qui fume dans un atelier où sont stockés des produits dangereux… Son employeur qui le licencie… Le salarié riposte : rien n’indique que cet atelier est concerné par l’interdiction de fumer…
Un argument qui va convaincre le juge ?
- Arrêt de la cour d’appel de Douai, du 25 mars 2022, n° 19/01513 (NP)
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C’est l’histoire d’un entrepreneur face à une administration fiscale particulièrement indécise…
À l’issue d’un contrôle fiscal, un entrepreneur, enseignant dans un cours de théâtre privé, se voit opposer un rappel de TVA par l’administration. Alors même qu’il est enseignant et, à ce titre, normalement exonéré de TVA…
Comme le lui a d’ailleurs déjà précisé l’administration fiscale elle-même : pour les besoins de son activité professionnelle, il avait, en effet, pris soin de solliciter l’avis de l’administration fiscale sur sa situation au regard de la TVA. Et l’administration lui avait répondu qu’il n’était pas soumis à la TVA du fait de son activité de professeur de théâtre… Elle ne peut donc pas revenir de la sorte sur sa position et prendre la décision de l’imposer à la TVA, en contradiction avec sa réponse précédente…
Une réponse qui constitue, ici, une « prise de position formelle », constate le juge, qui donne raison à l’entrepreneur : en lui précisant qu’il n’est pas soumis à TVA, l’administration a bien pris position sur sa situation… qui n’a pas changé depuis sa demande…
C’est l’histoire d’un entrepreneur qui se fait contrôler chez sa mère…
Un entrepreneur est soupçonné par l’Autorité des marchés financiers (AMF) d’avoir commis un délit d’initié. Pour le prouver, l’AMF réclame et obtient en justice le droit de saisir des documents… dont certains se trouvent dans l’appartement de la mère du suspect…
Ce qui rend leurs saisies illicites, selon l’entrepreneur : une saisie ne doit concerner, selon lui, que des documents appartenant à la personne occupant effectivement les lieux. Or, il se trouve qu’il n’était que de passage chez sa mère. N’étant pas un « occupant du logement », la saisie n’est donc pas licite ! « Si ! », conteste l’AMF, pour qui rien n’impose que les documents saisis appartiennent ou soient à la disposition de l’occupant des lieux…
Ce que confirme le juge : pour être valable, la saisie doit concerner des documents en lien avec le contrôle et se trouvant dans les lieux désignés par la justice. Ce qui est le cas des documents saisis chez la mère de l’entrepreneur… Leur saisie est donc ici parfaitement valable !
Contrôle Urssaf : des améliorations en vue pour les cotisants
L’allongement du délai de prévenance du passage de l’agent de contrôle
Par principe, avant de procéder à un contrôle, l’agent de l’Urssaf doit envoyer au cotisant un avis de contrôle.
Jusqu’à présent, cet avis de contrôle devait être envoyé au moins 15 jours avant la date de la première visite de l’agent. Depuis le 14 avril 2023, ce délai passe à 30 jours.
Notez que la Charte du cotisant contrôlé prévoit déjà ce délai minimum de 30 jours entre la transmission de l’avis de contrôle et la première visite de l’agent chargé du contrôle. Il s’agit donc d’une mise en conformité des dispositions légales.
La proposition d’un entretien de fin de contrôle
Depuis le 1er mai 2023, en fin de contrôle, l’agent vérificateur peut proposer à la personne contrôlée (ou à son représentant légal) une information sous la forme d’un entretien, dont le but est de présenter les constats susceptibles de faire l’objet d’une observation ou d’un redressement.
S’il est proposé, l’entretien aura lieu avant l’envoi de la lettre d’observations.
Notez toutefois qu’il ne pourra pas avoir lieu lorsque le contrôle est réalisé pour rechercher des infractions relatives au travail dissimulé, ou lorsqu’est constatée une situation d’obstacle à contrôle.
Notez que cet entretien de fin de contrôle était déjà prévu par la Charte du cotisant contrôlé…
La réduction du délai de remboursement maximal
À l’issue d’un contrôle, lorsqu’il apparaît un trop-versé, l’organisme doit le notifier à la personne contrôlée et la rembourser dans un délai maximum d’un mois (et non plus de 4 mois) suivant cette notification.
Pour les employeurs relevant du régime général, ce délai s’applique aux contrôles engagés par les Urssaf depuis le 1er mai 2023.
Pour les employeurs relevant du régime agricole, ce délai s’appliquera à compter d’une date fixée par arrêté, et au plus tard au 1er janvier 2024.
Notez que la Charte du cotisant contrôlé applique déjà cette réduction du délai de remboursement maximal pour les contrôles ayant débutés depuis le 1er juillet 2022.
Autres modifications
Notez que d’autres dispositions ont fait l’objet de précisions et/ou d’améliorations. À titre d’exemple, on peut citer :
- les modalités d’appréciation de la réitération d’une erreur ;
- la procédure permettant les traitements automatisés de données et de documents, afin de limiter l’intervention des agents chargés du contrôle sur le matériel de l’entreprise ;
- les règles relatives au contrôle des administrations de l’agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss) et celles applicables au contrôle des administrateurs des caisses locales et de la caisse centrale de la MSA.
