Rémunération d’un dirigeant de société : quelle fiscalité ?
Dirigeant de société : qu’est-ce qu’un « complément de rémunération » ?
Le dirigeant de plusieurs sociétés membres d’un même groupe achète des actions de la société mère à titre préférentiel. Cet avantage lui est consenti par une société membre du groupe dont il n’est pas salarié, ainsi que par une actionnaire « de référence » contrôlant la société mère.
A la suite d’un contrôle fiscal, l’administration estime que cet avantage constitue, en réalité, un complément de rémunération du dirigeant, imposable par conséquent dans la catégorie des traitements et salaires (TS).
Mais ce n’est pas l’avis du dirigeant : il rappelle, en effet, qu’il n’est salarié ni de la société qui lui a consenti cet avantage, ni de la société mère elle-même. Dès lors, l’acquisition à titre préférentiel d’actions de celle-ci ne constitue pas un complément de rémunération…
« Faux », tranche le juge : ici, l’avantage consenti, c’est-à-dire la possibilité d’acheter des actions de la société mère à titre préférentiel, vise à rétribuer le dirigeant pour les fonctions qu’il exerce au sein du groupe.
Dès lors, il constitue bien un « complément de rémunération » imposable à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des TS.
- Arrêt du Conseil d’Etat du 19 juillet 2022, n° 456671
Loi pouvoir d’achat : fin de la prise en compte des revenus du conjoint pour le calcul de l’AAH
Jusqu’à présent, les personnes éligibles au versement de cette aide pouvaient être amenées à devoir déclarer les ressources de leur conjoint, en plus de leurs propres ressources.
Une obligation qui, dans certains cas, pouvaient entraîner une baisse importante, voire une suppression des aides sociales.
Pour mettre fin à cette situation, et au plus tard le 1er octobre 2023, les revenus du conjoint de la personne éligible ne seront plus pris en compte pour le calcul de l’AAH.
Notez que pour les personnes bénéficiant de l’AAH à la date d’entrée en vigueur de cette nouveauté, les anciennes règles pourront continuer à s’appliquer (prise en compte des revenus du conjoint dans le calcul de l’allocation), dès lors que cela leur est plus favorable et ce, jusqu’à l’expiration de leur droit.
Un décret (non encore paru à ce jour) devrait prochainement apporter des précisions à ce sujet.
- Loi n° 2022-1158 du 16 août 2022 portant mesures d'urgence pour la protection du pouvoir d'achat
